La seule
strategie :Bruler les Maisons Des FRANCAIS. Les FRAPPER
ALERTE !!! ALERTE !!!
FRAUDE EYADEMON OTAGE DES VAUTOURS
Exigeons que les vautours du pouvoir libèrent FRAUDE EYADEMON qu
ils détiennent en otage afin qu il puisse reconnaître sa défaite et la
victoire de JP FABRE.
Charlo Debabaschon
La seule
strategie :Bruler les Maisons Des FRANCAIS. Les FRAPPER
FRAUDE EYADEMON A FUI A ZINAIRE
CHEZ BLAISE COMPAORE AVEC SA FIANCEE
Pour trouver un président qui se cache après sa “brillante réelection”, il faut aller au Togo.
FRAUDE EYADEMON A FUI A ZINAIRE
CHEZ BLAISE COMPAORE AVEC SA FIANCEE LA FILLE DE JOHN KUFUOR ! IL A ETE
MIS A SA DISPOSITION UNE VILLA DE LUXE OU IL COULE DES JOURS HEUREUX !
LE RPT FAIT PRESSION SUR LUI POUR QU IL REVIENNE SUR SA DECISION MAIS
IL RESISTE ! ILS LUI ONT DEMANDE DE FAIRE AU MOINS UNE APPARITION
PUBLIQUE ET IL A REFUSE C EST LA RAISON POUR LAQUELLE ON VOIT SEULEMENT
LES MINISTRES ET C EST POUR CA QU IL N A PAS PARTICIPE A LA DERNIERE
REUNION AVEC LA MOE, SE CONTENTANT D ENVOYER BODJONA QUI NE SAIT PLUS
OU DONNER DE LA TETE ET PREPARERAIT SA FUITE EN TOUTE DISCRETION ! SI D
AVENTURE FAURE REAPPARAISSAIT, CE SERAIT UN INCROYABLE RETOURNEMENT DE
SIUATION ET A L HEURE OU JE VOUS PARLE, LES JOURS DU RPT SONT COMPTES…
Je m'adresse à vous journaliste de reupublicoftogo, et les RPTiles,
sachez bien que Obama ni Ban Ki-Moon n'ont pas encore donné son avis sur
l'élection,..,
Vous n'êtes que des menteurs, soyez un peux véridiques dans la vie.
Honte à vous. Hooooooooooooo nami, agoutooooooowo
RENDEZ VOUS LES SAMEDI.
LA LUTTE CONTINUE....
Moi, je l avais dit. Faisons comme les annees 90. C est la seule
strategie :
Bruler les stations d essence des barons
Bruler les commissariats
Bruler les maisons des barons
Bruler le CCF et L ambassade de France.
Bruler le siege du Fonds de la CEDEAO
c est le seul moyen d attirer l attention du gouvernement d Obama sur la
situation au Togo.
Dans les jours a venir .
La lutte continue
Cher compatriote ,l'heure est grave trouvez oû on vend les armes ! c est
les armes que les RPT veulent nous tous on est prêts !on va bientôt
voir de quoi ils sont capable car nul ne peut faire des omellette sans
casser les oeufs..
Une fois de plus nous devons comprendre et retenir que le Togo n a pas
de partenaires internationaux. Peuples togolais, il est temps de reagir.
Je crois que notre lutte pour la liberation nationale doit cesser d
etre pacifique.Les sanguinaires e meurtriers ne vont pas ceder á de
simple manifestations populaires pacifiques. Nous ne pouvons plus
continuer par les subir sans reagir.
Isabelle Ameganvi : "L’UFC appartient à tous ses militants et
non à une personne, fut-elle Président National. "
Entretien avec Isabelle Manavi Ameganvi, 3eme
Vice-présidente de l’Union des Forces du Changement (UFC) et membre du
FRAC. La « dame de fer » de l’UFC nous livre ses impressions sur les
récents remous au sein de l’UFC
« Dans la longue lutte que nous menons
depuis des décennies pour nous affranchir de la dictature du régime RPT,
beaucoup de combattants, et non des moindres, ont dû jeter l’éponge.
C’est leur droit. Mais de grâce, qu’ils aient la décence de ne pas
entraver les actions de ceux et celles qui restent debout face à la
tyrannie et surtout qu’ils ne cherchent pas à entraîner les autres dans
leur naufrage »
: Isabelle Ameganvi,
vous êtes la troisième vice-présidente de l’Union des Forces du
Changement (UFC). Votre parti vient d’exclure à titre provisoire son
Président National Gilchrist Olympio pour avoir signé un accord de
partage de pouvoir avec le RPT qui a permis l’entrée au gouvernement de
certains de ses proches. Que reprochez-vous au juste à M. Olympio dans
cette démarche ? L’entrée au gouvernement ou la négociation en solo ?
Isabelle Ameganvi : Les deux sont liés. Il s’agit de
démarches personnelles menées en solitaire par M. Olympio en totale
contradiction avec les orientations du Parti maintes fois exprimées par
le National, notamment celles de ne pas participer à un tel
gouvernement. M. Olympio est sanctionné pour fautes lourdes conformément
aux statuts du parti, tout comme des responsables du parti l’ont été
par le passé, pour les mêmes raisons.
: D’aucuns disent
que l’exclusion de Gilchrist Olympio de l’UFC est invalide parce qu’il
est le fondateur du parti. Est-ce que vous convenez ?
Isabelle Ameganvi : M. Olympio n’est pas le fondateur de
l’UFC. La création de l’UFC résulte de la fusion de plusieurs partis de
l’opposition togolaise du début des années 90, qui ont désigné
M. Olympio pour être le porte flambeau de la lutte contre la dictature
instaurée au Togo.
L’UFC n’a jamais eu ni président fondateur, ni guide
éclairé, ni timonier national !
L’UFC appartient à tous ses militants et non à une
personne, fut-elle Président National.
L’UFC est un grand parti, un parti structuré et
respectueux des règles de fonctionnement qui ont été définies librement
et démocratiquement. Au sein du parti comme au plan national, pour
nous, nul n’est au dessus de la loi et il ne saurait y avoir une
politique de deux poids deux mesures car nous sommes fondamentalement
respectueux du principe de l’égalité de tous devant la loi, même devant
la loi interne du parti.
: Gilchrist Olympio
dit avoir reçu l’approbation des fédérations de l’UFC avant de mener ses
négociations. N’avez-vous pas peur que Gilchrist Olympio et ses proches
se retrouveront vainqueurs de ce duel ?
Isabelle Ameganvi : Ce n’est pas vrai. M. Olympio n’a
pas l’aval des fédérations. Sur une quarantaine de fédérations que
compte l’UFC, seules deux ou trois se sont laissées abuser par Gilchrist
Olympio et ses acolytes. De plus, c’est le Bureau National et non les
fédérations, qui est habilité à se prononcer sur l’opportunité d’une
démarche politique de cette importance, engageant le parti.
Et puis, s’il vous faut à tout prix des statistiques,
honnêtes et vérifiables, vous pouvez tout aussi bien prendre comme point
de repère, le nombre de députés UFC présent à l’Assemblée Nationale ce 4
juin pour écouter la déclaration politique générale du nouveau
gouvernement . Et encore, vous compterai vraiment large car s’il fallait
vraiment compter les députés qui y étaient par conviction, alors, il
faudrait presque diviser encore ce nombre par deux.
: D’aucuns
critiquent la stratégie de la rue pour faire plier le régime. Que fera
le FRAC après les marches pacifiques pour faire triompher la victoire de
Jean-Pierre Fabre ?
Isabelle Ameganvi : Il s’agit là d’une question de
stratégie qui ne saurait être étalée sur la place publique.
: Avec les remous
actuels au sein de l’UFC Peut-on s’attendre a une transformation du FRAC
en un parti politique plus uni pour préparer les défis à venir ?
Isabelle Ameganvi : Cette question n’est pas à l’ordre
du jour. Pour l’instant le FRAC a créé une puissante dynamique de
mobilisation populaire tant au Togo que dans la diaspora, pour soutenir
la lutte du peuple togolais en quête de liberté, de justice et de
prospérité. Cette dynamique transcende toutes les entités membres du
FRAC en vue de répondre aux aspirations des populations.
Le Palmier Africain : Votre mot de fin
Isabelle Ameganvi : Dans la longue lutte que nous menons
depuis des décennies pour nous affranchir de la dictature du régime
RPT, beaucoup de combattants, et non des moindres, ont dû jeter
l’éponge. C’est leur droit. Mais de grâce, qu’ils aient la décence de ne
pas entraver les actions de ceux et celles qui restent debout face à la
tyrannie et surtout qu’ils ne cherchent pas à entraîner les autres dans
leur naufrage !
La mise à l’écart de Gilchrist Olympio a le mérite de
clarifier aux yeux de tous, la position des uns et des autres. Le combat
continue. Il est même devenu plus que jamais motivant pour tous ceux
qui souhaitent l’alternance et le changement, après tant d’années de
sacrifices atroces des populations togolaises.
Il faut se battre pour que soient engagées les réformes politiques.
Il faut se battre pour changer de méthode de gestion des affaires de la
cité.
Il faut se battre pour que nos enfants puissent vivre demain, dans un
Togo libre, apaisé et démocratique.
Il faut se battre pour mettre un terme à l’impunité et aux violations
des droits de l’homme.
Il faut se battre pour changer tout simplement de société.
Je lance donc un appel à tous mes compatriotes y compris
ceux de la diaspora pour qu’ils rejoignent l’UFC, les organisations
membres du FRAC et le Président élu Jean-Pierre Fabre, dans cette phase
critique de notre lutte.
Si M. Gilchrist Olympio veut tenter une
aventure SOLITAIRE, c’est son droit le plus absolu. Il peut reprendre la
Couleur de son Parti le MTD et quitter la coalition UFC : c’est SIMPLE.
M. Olympio n’est pas le Fondateur de l’UFC mais un des
co-fondateurs. Il n’est pas non plus le propriétaire de l’UFC mais le
plus important contributeur.
FONDATEUR DE L’UFC : NON
Voici, les membres Fondateurs de l’UFC le 1er Février 1992 :
- L’UTR de Marc Attidépé, - Le PDU de Sanvi de Tové, -
L’ATD d’Adani Ifé, - L’UDS d’Antoine Folly, - Le MTD d’OHIN
Eliott (Gilchrist Olympio) - Le SDT de LAWSON-BODY Laté Madjé -
Le PFC de Bob Akitani - Le FCDDT d’Akouété Pascal OLYMPIO
Après la création de l’UFC en 1992, Mr Gilchrist Olympio a été
désigné pour incarner l’héritage de son père donc du CUT.
L’UFC est une organisation indépendante, non affiliée à aucun
groupe économique, confessionnel, ethnique, ou autre, togolais ou
étranger.
Ce n’est pas une première à l’UFC, tous ceux qui ont voulu
retenter une aventure politique en « SOLO » ont purement et simplement
repris la « COULEUR » de leur ancien parti et ont quitté la coalition
UFC. C’est le cas de : - PDU de Sanvi de Tové, - ATD d’Adani Ifé,
- UDS d’Antoine Folly,
Ces deux attributs ne lui ouvrent pas le droit de faire tout
et n’importe quoi comme il a l’habitude d’en faire qu’à sa tête. En plus
depuis 2008, Mr Gil Olympio n’est plus le PRINCIPAL BAILLEUR DE FOND de
l’UFC mais le Parti survit grâce aux contributions des MEMBRES et
SYMPATHISANTS du Togo et de la DIASPORA.
Dans un Parti Politique qui se veut démocratique et
exemplaire, il faut que les règles de fonctionnement soient respectées
SINON TOUT VA DE TRAVERS.
En tant que Président en exercice, il a mandaté Mr Patrick
Lawson pour consulter tous les courants, toutes les Fédérations et le
Bureau Politique. Après consultation la GRANDE MAJORITÉ de ses 3 entités
avait rejeté la participation à un GUN/GLO (Gouvernement de DUPE).
Cette décision a été bel et bien notifiée à Mr Gil Olympio (qui était
jusqu’à sa chute à Washington, un démocrate convaincu).
Malgré la réponse négative à sa question, il passe outre la
décision majoritaire et va conclure un ACCORD DE CANIVEAU DE BAS ÉTAGE
avec les enfants de MALFRATS qui sont des MALHONNÊTES de première. Cet
acte est une FAUTE GRAVE EN POLITIQUE et est sanctionné par le règlement
intérieur de l’UFC.
Alors Mr Gil Olympio « CONNAIT TRES BIEN LE PRIX D’ACHAT DU
PETIT COCHON », il faut qu’il en assume les conséquences. Donc, si
aujourd’hui, Mr Gil Olympio veut tenter une aventure SOLITAIRE, c’est
son droit le plus absolu. Il peut reprendre la Couleur de son Parti le
MTD et quitter la coalition UFC : c’est SIMPLE.
Aujourd’hui, tous les togolais se rendent compte que Mr Gil
Olympio n’a plus toute sa tête, il n’est plus « FRAIS » du tout pour
incarner cette lutte politique togolaise si épuisante qui demande
beaucoup d’engagement et le don de soi.
Il multiplie bavures sur bavures, fautes graves sur fautes
graves : - En pleine campagne électorale, il quitte ses camarades
pour aller voir sa fille aux USA alors qu’en face, Nos adversaires
étaient sur le terrain. Une élection aussi importante, devrait se
préparer avec une RIGUEUR HARASSANTE ET MINUTIEUSE. - Il envoie son
dossier incomplet et demande une faveur à ses adversaires qui
cherchaient en vain une occasion pour l’écarter de la course : QUELLE
GACHIE POLITIQUE. - Pire, après la clôture des candidatures, il
envoie son Boyscout Mr JC Homawoo pour voir Mr Fraude Faux-Gnassingbé
pour avoir une dérogation afin de déposer son dossier avec le Certificat
Médical Américain : QUELLE HONTE. - « Plus pire encore », il refuse
dans un entêtement incompréhensible de soutenir son Propre Secrétaire
Général, fidèle ami et neveu malgré l’Appel Pressant de tous les
Togolais, Malgré le cri de détresse de tout un Peuple, de ceux qui se
sont sacrifié pour votre cause (les mots me manquent).
Pour la Première fois dans ce combat politique, chacun avait
fait un dépassement de soi, chacun avait abandonné son EGO, du NORD au
SUD, du PAYS à la DIASPORA, pour soutenir Mr JP FABRE (K. Yamgnane, F.
Boko, D. Péré, K. Agbéyomé, A. TCHESSA, F. GOGE), tout le monde sauf Mr
Gil Olympio qui a conservé son EGO SURDIMENSIONNÉ.
A partir de cet instant, Mr Gil Olympio a perdu toute
crédibilité politique et est devenu une RISÉE POLITIQUE : le MYTHE EST
TOMBE (double chute : Chute-USA et Chute-Politique).
Dans ce cas, il n’a plus du toute sa place dans la coalition
UFC dont il est le CO-FONDATEUR. Son Parti le MTD est bel et bien légal
et enregistré sous le N° 0121/MATS-SG-APA-PC DU 29/01/92, il peut
reprendre ce flambeau pour reprendre le BAISER DE LA MORT avec le
RPT-Malfrat.
Enquête : Comment le deal entre Fraude et Gilchristang a
échoué
La double face de Gilchrist Olympio
Une scène insolite s’est produite au dernier jour de clôture pour le
dépôt des candidatures, dans le cadre de l’élection présidentielle 2010.
Un évènement qui n’est que la suite de ce que certains ont qualifié de «
maladie diplomatique » de Gilchristang Olympiomandja et qui devrait baliser le
chemin à Fraude Eyademon, si la candidature de substitution de
Jean-Pierre Fabre, n’avait pas été déposée au dernier moment.
La candidature de Jean-Pierre Fabre, était t-elle intervenue seulement
au dernier moment pour pallier au rejet de celle de GilchristangOlympiomandja ?
Plusieurs observateurs en doutent, arguant la célérité avec laquelle, le
secrétaire général du plus grand parti de l’opposition, a accompli les
formalités de candidature. Mais l’intéressé même rassure, arguant que
Gilchristang Olympiomandja, avait été consulté et a même donné son accord en
faveur d’une candidature indépendante de Jean-Pierre Fabre, au cas où.
Mais Gilchristang Olympiomandja dément et dit avoir été « poignardé ».
Lors des tractations, Gilchristang Olympiomandja aurait même demandé à consulter
son actuel homme lige, Elliotang Ohinang. Un des embastillés du Cesal, lors de
l’opération de compilation des résultats par l’UFC, aujourd’hui
converti en « participationniste, invétéré au Gouvernement Houngbon II.
Cet opposant avait pourtant passé toute sa vie, à maudire, Edem Kodjo et
autres opposants qui à un moment, ont décidé de franchir le pas, avec
des fortunes identiques pour la suite de leur carrière politique.
L’ancien parti unique, est spécialisé en grillade de modérés.
Toute l’histoire est partie d’un mystérieux accident dont Gilchristang
Olympiomandja, en visite chez sa fille, aurait été la victime. A cinq jours de
la date de clôture du dépôt des candidatures. Bien curieux de la part
de quelqu’un qui a passé l’essentiel du ballet à Ouagadougou, pour
obtenir des modifications pour sa candidature. Ce, d’autant que le
partenaire de sa fille, ne serait selon certaines indiscrétions, autre
qu’un ami à Fraude Eyademon. Ce qui a amené certains à évoquer
l’hypothèse d’une « maladie diplomatique ».
Ainsi alité et ne pouvant se déplacer pour accomplir les formalités pour
son dossier de candidature, Gilchristang Olympiomandja, envoie tout de même son
dossier. Et c’est ici, que tout le plan va à l’eau. Au moment du dépôt
de la candidature, seuls trois membres étaient présents. Pour avoir déjà
rejeté les dossiers incomplets d’autres candidats, ces derniers
décident de faire autant pour celui, du leader de l’UFC.
Commencent alors des appellent téléphoniques de la part de certaines
autorités politiques et militaires, pour demander au président Tabiou
Taffa, d’enregistrer comme tel, le dossier. En particulier, un appel d’
un officier patron des renseignements, ainsi que celui, d’un ministre,
vont décider le président de la CENI, à se raviser et demander
l’enregistrement de tous les dossiers ; trop tard, le Bureau politique
de l’UFC décide de présenter la candidature de Jean-Pierre Fabre.
Appuyé par certains militants de la 11ème heure comme DjovinangGallyang,
Gilchristang Olympiomandja investi Jean-Luc Homawoonang (un activiste du RPT) pour
agir en son nom et assigne à son Conseiller Jean-Claude Homawoo, le rôle
de persuader Fraude Eyademon, de faire enregistrer sa candidature
incomplète, quitte à la voir rejetée plus tard, par la Cour
Constitutionnelle Ce qui priverait l’UFC, d’une candidature et ouvrirait
la voie royale, à une réélection de Fraude Eyademon. Agbéyomé Kodjo,
ayant sans doute soupçonné la manœuvre, se démarque du frac soutenant le
candidat de l’UFC et décide de maintenir sa candidature.
Le stratagème ayant lamentablement échoué du fait de la candidature de
substitution, Gilchristang Olympiomandja se met à semer la zizanie, tout le long
du processus, cherchant à démobiliser l’électorat favorable à
l’alternance et au changement. Mais très tôt, les populations aidées par
l’éclairage des médias, la ténacité, la cohésion ainsi que la
détermination des responsables du Frac, se mettent à douter de la
position de l’opposant historique. Puis à longueur des épreuves entamées
à l’issue du hold-up électoral en faveur de Fraude Eyademon, le
président national de l’UFC, se met totalement à nu et est désavoué par
les populations.
Selon certains observateurs, le deal entre Fraude Eyademon et Gilchristang
Olympiomandja, date du déplacement mystérieux et solitaire du leader de
l’UFC, au lendemain de la présidentielle d’avril 2005.
Gilchristang marchand de victoires électorales ?
Au nom de sa popularité, Gilchristang Olympiomandja a toujours insisté pour être
malgré tous les obstacles, candidat à toutes les échéances
présidentielles. Plus d’une fois, son parti a boycotté des législatives
organisées dans un cadre électoral plus favorable, pour cependant se
présenter aux présidentielles après des tripatouillages du cadre légal.
Les élections présidentielles seraient particulièrement rentables pour
le fils du premier président démocratiquement élu du Togo.
Et quand par la force des choses, il ne peut se présenter, il s’arrange
pour imposer un candidat de son choix. Celui-là, qui lui assurerait la
gestion de la période post électorale, comme s’il avait été lui-même
candidat. Puis de déclamations (guérilla politique) en ballets
diplomatiques intéressés (sans le candidat) dans certains palais
présidentiels, Gilchristang Olympiomandja disparaît pour ne réapparaître que
quand une opportunité politique pointe à l’horizon. Soit pour se
positionner, ou pour empêcher un leader de l’opposition, de prendre
l’ascendance et d’en profiter plus tard, pour lui ravir le leadership.
Chose qu’il a cependant du mal à éviter cette fois-ci, avec le parricide
politique en cours d’exécution sur sa personne par celui qu’il qualifie
de « dauphin », à lui. Un avènement légitimé par l’adhésion populaire
au leadership de celui que les populations désignent affectueusement de
l’ « Obama du Togo », Jean-Pierre Fabre.
Gouvernement Houngbo II
Des « patates
chaudes » et des « coquilles vides » aux AGO
La grande
nouveauté du gouvernement Houngbotang II rendu public vendredi dernier,
c’est la présence de ministres issus des Amis de Gilchristang Olympiomandja
(AGO). Ils sont sept (07) en tout. Cet évènement est le fruit de
discussions menées entre le « Leader historique » et Gilbertang
Houngbomandja, Fraude Eyademon et le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT),
et surtout à un accord signé par Gilchristang Olympiomandja et Essou Solitokon et
accord est qualifié d’historique et vanté par le « Leader
Charismatique » et ses sous-fifres comme le consensus du siècle au
Togo, qui viendra emporter les misères des populations. Ce sont en tout
sept (07) portefeuilles qui sont concédées aux AGO. Sept ministères à
problèmes et des coquilles vides, devrait-on plutôt dire. Décryptage !
Affaires étrangères et Coopération
C’est en ne point douter le portefeuille le plus ronflant. Selon la
hiérarchie établie, c’est le troisième poste d’importance du
gouvernement. En fait sur papier. Elliotang Ohinmandja est en plus ministre
d’Etat, et vient tout juste après Essou Solitokon qui débarque à la
Fonction publique et à la Réforme administrative. Mais dans la pratique,
lui il n’aura aucune prise sur le cours des évènements, même s’il aura
la largesse de constituer personnellement son propre cabinet. Le grand
Professeur Léopold Gnininvi est passé par là, mais il n’a rien pu faire.
La réussite à ce poste ne tient pas au niveau d’instruction, au nombre
des diplômes. Elliot Ohin n’y sera qu’un simple faire-valoir, les
grandes décisions se prendront ailleurs. Il n’y est positionné que pour
envoyer un message à la Communauté internationale et faire redorer le
blason à Faure Gnasingbé.
Urbanisme et Habitat
Ministre
l’Urbanisme et de l’Habitat. Sur le papier cela doit être quelque chose
d’énorme, il ne représente pas grand-chose dans le contexte togolais.
Pire, c’est un nid à problèmes. Le chantier qui y attend Komlantang Nunyabumandja
est gargantuesque. C’est à lui qu’il revient d’entreprendre des
initiatives pour enjoliver l’image des villes togolaises qui n’existent
que de nom. Rien qu’à voir l’aspect chaotique de la Capitale, avec ses
boulevards et avenues colonisés de nids-de-poules et replâtrés au mieux,
le manque d’infrastructures de canalisation des eaux de pluies, les
inondations qui se produisent à la moindre précipitation, les dépotoirs
un peu partout, il faudra un courage herculéen au tout nouveau préposé
pour réussir. C’est encore à lui de résorber le sempiternel problème de
bradage des réserves administratives. M. Nunyabu risque donc de s’en
sortir complètement défiguré.
Enseignements
Amadounang Brimnang
Bouraïmatang Diabatémandja et son collègue Françoising Agbéviadétang Galleymandja devront très
vite redescendre sur terre, après l’euphorie consécutive à leur
nomination. Avec ces deux ministères de l’Enseignement, ils sont loin
d’être largués dans un magasin de friandises. Ils n’auront qu’à gérer
des problèmes, surtout le préposé à l’Enseignement Supérieur. Si la
situation de son collègue de l’Enseignement technique et de la Formation
professionnelle est un peu moins grave- c’est presque un strapontin, le
titulaire n’aura qu’à s’occuper de la question des écoles de BTS et
autres problèmes mineurs-, ce n’est pas un cadeau fait à François
Galley. Il aura fort à faire à ces « rebelles » et « opposants »
d’étudiants qui sont prêts à tout quand il s’agit de leurs aides et
bourses-il n’y en a même plus. Déjà depuis quelques temps ils menacent
d’engager des actions énergiques. Et comme prémices, les étudiants de
l’Institut des Sciences de l’Information, de la Communication et des
Arts (ISICA) ont observé hier sur le campus de Lomé un mouvement
d’humeur pour dénoncer leurs conditions d’études. C’est donc dans une
poudrière qu’il est parachuté, et il doit faire tout pour contenir la
colère de l’élite de demain « affamée ».
Droits de l’Homme
Ministère des
Droits de l’Homme, de la Consolidation de la Démocratie et de la
Formation civique, voilà l’autre « patate chaude » filée à l’UFC.
Yacoubou Hamadou doit être très heureux d’avoir été débarqué de ce
ministère. Bon débarras, devrait-il crier à l’officialisation de la
nouvelle équipe. C’est à lui qu’il revenait de gérer le gros dossier
Kpatcha Gnassingbé, le député incarcéré dans une affaire d’atteinte à la
sûreté de l’Etat truffé de vices de procédure et violations des droits
des détenus. Cette affaire qui l’a même amené plusieurs fois à jouer le
mauvais rôle, lui, le défenseur des droits de l’Homme, au nom de la
cohésion gouvernementale. Il y a par ailleurs le dossier Atsustè
Agbobli, retrouvé mort le 15 août 2008 à la plage qui reste non élucidé.
La grande question de la lutte contre l’impunité est l’autre paire de
manche, avec le fumant dossier des violences électorales d’avril 2005. A
tout cela devrait s’ajouter la question des brutalités policières et
des violations délibérées des droits de l’Homme qui caractérisent
l’après-scrutin du 4 mars 2010. Du cran, Mme Léornadinang Ritatang Dorisnang
Wilsontang de Souzamandja, devrait-on lui souhaiter.
Industrie, Zone franche et Innovations techniques
Voilà
l’autre coquille vide. Qu’y a-t-il d’industrie et d’innovation
technologique au Togo ? La réponse à cette question devrait aider à
évaluer l’importance, ou plutôt le peu d’utilité de ce portefeuille.
S’il existe bien une zone franche, ce n’est qu’une somme de problèmes à
régler, des contentieux souvent liés à l’exploitation abusive des
employés togolais par ces expatriés indo-pakistanais ou libanais patrons
d’usines de fabrication de mèches, savon ou autres. Le grand Professeur
Léopold Gnininvi est passé par là, comme on passe sur un chantier, sans
laisser d’empreinte. Ce ministère n’est qu’un complément, un poste créé
juste pour abriter un prétendant au gouvernement. Et le nouveau
ministre Bakalawang Fofanamandja doit se rendre à l’évidence.
Ministère de la Communication
C’est un
département dont on pouvait même se passer. Toute l’importance de son
titulaire se résume à la lecture sur la Télévision nationale des
procès-verbaux des conseils des ministres. Me Gahountang Hegbormandja doit en
savoir quelque chose. Quand il n’y a pas conseil des ministres, le
ministre de la Communication est donc au chômage et se ronge les doigts.
C’est là un bref aperçu des portefeuilles accordés aux Amis de
Gilchristang Olympiomandja (AGO) et dont ils s’« enjaillent ». Point
n’est besoin de les comparer aux ministères de souveraineté, dont
l’Administration territoriale, la Sécurité, l’Economie et les Finances
etc. Et pourtant on crie victoire dans l’entourage de l’« opposant
historique ». Tout le souhait est que les moyens et la liberté leur
soient donnés pour qu’ils réussissent et nous donnent ainsi tort.
VENTROLOGUES: Ministre des Affaires étrangères et de la
Coopération : Elliot
Ohin (UFC)
La pitoyable capitulation d’un maréchal
Il voulait la Présidence de son Togo natal mais il a fini par se
consoler des strapontins dans le gouvernement made byEyademon fils.
Embourbé dans un vieux contentieux l’opposant aux Eyademon et ne
sachant plus où donner la tête, le vieux maréchal a rendu les armes et
s’est livré à l’ennemi en compagnie de certains de ses lieutenants.
D’autres ont refusé de le suivre dans sa chute vertigineuse et
suicidaire. Mais, ceux d’entre ses lieutenants qui avaient des tas de
problèmes de survie et qui salivaient rien qu’en voyant la table du clan
n’ont pu s’empêcher de faire le pas que d’aucuns qualifient
d’historique, du coup du siècle. Même lorsqu’on sait que dans un combat,
ses chances de l’emporter sont aussi minces que les fils d’une
boutonnière, on ne se rend pas aussi facilement comme l’a fait Gilchristang Olympiomandja.
Au lieu de faire sauter le pont pour sauver sa troupe comme l’a fait
le général Lee dans une des chansons populaires françaises, le
commandant en chef a préféré capituler. Triste fin pour un maréchal qui
se voulait brave et déterminé. C’est très ridicule quand même ce
comportement de Gilchristang Olympiomandjaaujourd’hui. Dire que pour la même chose, un
certain Amah Gnassingbé de Lama, oh, le pauvre vieux, il avait souffert
dans sa chaire d’être vilipendé et traité de tous les noms d’oiseau par
Gilchrist et ses sbires. Oh Dieu, pardonne leur tout !
Gilchristang Olympiomandja a toujours abreuvé les Togolais de sa volonté
farouche de venir à bout du régime obsolète du RPT quoi qu’il arrive.
Aujourd’hui, la symphonie a changé et le « maréchal » a aussi changé de
cadence. Nous ne sommes plus à l’heure des « guérillas » et opérations
« Togo mort » que Gilchristang Olympiomandja promettait à ses fidèles. Non, les temps
ont changé et il faut s’y adapter au risque de passer le témoin sans
avoir jamais eu à profiter au moins des miettes que laissent souvent
les Eyademon aux autres Togolais. Après tout, nous sommes dans un no
man’s land où seule la volonté du clan Eyademon passe avant toute
autre chose. Tu collabores ou tu passes de l’autre côté de la rive.
Beaucoup ont choisi la plus courte voie, celle de la collaboration
foulant aux pieds leur conviction et idéologie.
Gilchristang Olympiomandja a enfin compris que s’il doit attendre son heure, il va
espérer aussi longtemps. Il ainsi couru avec armes et bagages pour
rejoindre l’ennemi. Même si cette option du vieux leader est bien pour
la paix et la détente dans le pays, il convient de souligner qu’avant
lui, d’autres notamment, les Edem Kodjo, Zarifou Ayévanang, Yawovi Agboyibonang,
Léopold Gnininvinangavaient tenté une telle aventure suicidaire vu sous
l’angle politique, mais ils avaient été tous vilipendés et traités
d’être des vendus. Le terme approprié était la « mangeoire ». A l’UFC, Gilchristang Olympiomandja et ses lieutenants trouvaient que ceux-ci étaient allés souper
avec les Eyademon, qu’ils étaient à la « mangeoire ». Que dire
aujourd’hui de la branche du palmier Détia tombée dans le champ de maïs
pourri ?
Entre nous, avec quel projet de société les ministres UFC vont-ils
gérer les affaires publiques ? Assisterons-nous à un gouvernement dans
un gouvernement ou à un nouveau jeu de chaises musicales dont les Eyademon ont la maestria ? La politique au Togo est devenue si
dérisoire que chacun dans son coin peut s'auto-proclamer roi. Eyademon
disait qu'il est imortel. Gilchristang Olympiomandja lui vient de signifier via la
politique qu'il neigera un jour au Togo. Il reste seulement de savoir
comment sera la couleur de cette neige....
Esso Solitokon contredit l’ex-leader de l’UFC : « Il n’a jamais
été question de partage du pouvoir »
L’opposant historique au régime RPT, Gilchrist Olympio a
conclu en milieu de semaine dernière un accord politique avec le
Rassemblement du Peuple Togolais. L’accord signé à la hussarde entre M.
Gilchrist Olympio président d’alors de l’Union des Forces de Changement
et le Secrétaire Général du RPT Esso Solitoki a été rejeté en bloc par
le bureau national de l’UFC.
Instruits du double langage et du non respect des dizaines
d’accords de par le passé, ils sont nombreux les Togolais à n’accorder
aucun crédit au « pacte Gilchrist-Faure ». C’est avec raison. Pour le
désormais ex-président de l’UFC, il s’agit d’un « accord politique pour
une participation à un gouvernement de redressement national, dans un
esprit de partage du pouvoir avec le RPT ».
Faux ! Rétorque M. Esso Solitoki « Il n’a jamais été question
de partage du pouvoir. L’UFC devait rentrer au gouvernement avec sept
(07) ministres. C’est tout ! » Voilà ce qui est clair ! Le décor est
ainsi planté pour démontrer à suffisance que l’accord du 26 mai n’est
que du pipeau.
La composition du gouvernement avec 31 ministres dont sept
(07) seulement pour l’UFC montre bruyamment qu’il ne s’agit pas de
partage du pouvoir mais une compromission de Gilchrist Olympio.
Il faut rappeler, c’et bien la conclusion de cet accord bidon
qui est à l’origine de l’exclusion de Gilchrist Olympio et de ses amis
le vendredi 28 mai dernier par le Bureau National de l’UFC.
Quel intérêt a en vérité un pouvoir qui s’est fait proclamer
vainqueur d’un scrutin présidentiel à plus de 60% des suffrages à avoir
dans son gouvernement des ministres adversaires ? Quel bénéfice un parti
d’opposition a-t-il à « cohabiter » dans un gouvernement avec un parti
adverse qui ne s’imagine pas un jour hors du pouvoir ?
Voilà des questions essentielles dont les réponses conduisent à
la conclusion que l’accord du 26 mai entre le RPT et l’UFC est un
accord de plus, un marché de dupes destiné à abuser de l’ignorance des
populations. Gilchrist Olympio n’est qu’un instrument dans ce marché, un
produit d’échange. Il va servir à apaiser le sommeil du pouvoir et à
donner un visage humain à son hold-up.
Un instrument au service des intérêts du RPT Face à la
presse le jeudi dernier, M. Olympio avait fière allure. Il renvoyait
l’air d’un homme fatigué par une longue course qui arrive enfin sur la «
End line ». Avec emphase et enthousiasme, il a porté à la connaissance
des populations et des militants l’accord, « historique » qu’il a signé
avec le RPT. Des portefeuilles ministériels, des préfectures et mairies,
des ambassades et sociétés d’Etat sont à partager.
Sans qu’on soit vraiment sûr de ce qui enthousiaste le fils de
Sylvanus, on peut bien faire remarquer que l’accord politique a bien
produit meilleurs fruits que ce conclave avec Faure Gnassingbé et le
RPT. Au terme de cet accord, l’opposition, M. Olympio et son parti
compris, avait la latitude de participer au gouvernement d’union
nationale qui en était l’une des clauses. Ce gouvernement auquel le
parti de M. Olympio n’ a pas participé, comportait plusieurs ministres
du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et de la Convention
Démocratique des Peuples Africains (CDPA). Dès lors, on veut qu’on nous
montre la différence : qu’y a-t-il eu d’extraordinaire à Lomé II ? le
gouvernement d’union dirigé par Me Agboyibo avait distribué aussi les
postes de préfets : à ce jour, on peut observer encore sur le terrain un
préfet CDPA, M. Kouvahey à Vogan, et du CAR, M. Adossi, dans les Lacs.
Ces quelques éléments sont le témoignage que rien de nouveau n’est fait.
En conséquence, la vérité qu’il faut avoir le courage de dire
est que le RPT est en train de manipuler M. Olympio pour assouvir son
dessein funeste de régenter le Togo ad vitam aeternam, malgré la misère
pandémique et la désespérance morbide. Il apparaît que, pour le RPT, la
position du FRAC et de Jean-Pierre Fabre est si tranchée et dérangeante
qu’il fallait faire vite quelque chose pour les mettre hors jeu. Que
revendiqueraient encore le FRAC et son « président élu » Jean-Pierre
Fabre, si, à l’entregent du premier responsable de l’UFC, cheville
ouvrière du front, on convenait d’un accord à la hâte, pour tromper les
apparences ? La stratégie est à peine voilée dans la mesure où le
pouvoir avait mis les petits plats dans les grands pour disloquer le
FRAC à travers un « soutien » tacite aux « dissidents » et aux
contestataires de l’écurie Vidada de même que les appâts indigestes
agités devant d’autres membres du FRAC.
Dans cette logique, le meilleur allié est M. Olympio du moment
où, entre l’homme et ses lieutenants qui tiennent bon le gouvernail du
parti, le contentieux lié à la candidature de Fabre n’a jamais été
sérieusement soldé. Le pouvoir saisit alors au bon de la balle et ouvre
les drailles du piège sous les pieds de M. Olympio. Comment n’a-t-il pas
pu se rendre compte qu’en envoyant un courrier personnel à son adresse,
pour ensuite discuter avec lui au titre de président national d’un
parti, le RPT a joué un jeu, enfreignant toute procédure administrative
normale qui veut que ce soit le secrétariat qui reçoive toute
correspondance avant de la transmettre au président ? Peut-être obnubilé
par la volonté manifeste de couper l’herbe sous les pieds du FRAC qu’il
n’a jamais porté dans son cœur, oubliant malheureusement qu’au moment
où il gémissait sur le lit d’hôpital, c’est ce front qui a aidé son
parti à faire la campagne présidentielle, M. Olympio court au palais de
la présidence pour en revenir avec cet accord bancal et squelettique.
Le piège ne peut que se refermer car celui qui est attiré par
la vengeance et les mauvaises idées n’est jamais lucide pour distinguer
l’utile de l’agréable. Le gouvernement est fait : 7 ministres portent
l’étiquette du parti, non sans contestation puisqu’il se dit que
certains ne seraient pas du tout connus dans le parti. Non seulement le
pouvoir qui ne fait jamais rien qui ne lui soit profitable, comptant sur
l’argent et les forces armées, cherche à mettre entre parenthèses
Jean-Pierre Fabre et le FRAC, mais encore et surtout il ne pleurerait
pas si l’UFC se disloquait, s’affaiblissait et perdait le soutien des
populations. C’est à cela qu’on utilise le « maréchal » qui ne s’en rend
pas compte et qui croit plutôt faire une grande œuvre. Signal fort : la
machine du pouvoir organise une marche et un meeting sous la pluie
samedi à Lomé pour se féliciter de l’accord et encourager ou soutenir
«l’opposant historique » Il faut être abusivement impertinent et
irréaliste pour ne pas trouver suspect qu’un pouvoir réfractaire à
l’alternance politique organise une marche et un meeting pour soutenir
son adversaire le plus irréductible.
Pis, au moment où M. Olympio parle d’accord de partage, son
interlocuteur et co-signataire Solitoki Esso rejette vivement la
formule. « Il n’a jamais été question d’un accord de partage. L’UFC
devait entrer au gouvernement avec 7 portefeuilles, voilà tout » a
déclaré le secrétaire général du RPT aux confrères de TV5. Ce n’est que
le début de la fin des illusions.
Une démarche surprenante Les observateurs
de la politique africaine se demandent bien ce qui motive une telle
démarche de M. Olympio, minimisant les risques de dislocation de son
parti. On ne comprend pas pourquoi, au moment où il y avait une raison
d’entrer au gouvernement du clan Gnassingbé, à la signature de l’Accord
politique global d’août 2006, M. Olympio n’a pas engagé son parti dans
l’aventure. Il est surprenant ainsi qu’il le fasse en 2010, sans que
rien n’ait été posé comme préalables, sans qu’il ait demandé des comptes
au sujet de la présidentielle du 4 mars pour laquelle le candidat de
son parti revendique la victoire, M. Olympio signe en l’espace de deux
semaines, un accord avec le RPT alors que l’APG qui paraît plus sérieux,
n’ a été accouché qu’au terme de longs mois de débats. On se demande
également comment M. Olympio a-t-il pu croire qu’en six mois, on fera
les réformes institutionnelles et constitutionnelles qu’on n’a pas pu
faire en trois ans, bien qu’elles aient été recommandées par l’APG.
En outre, comment M. Olympio s’imagine que le RPT peut devenir
subitement lucide et « gentil » pour accepter que le fichier électoral
soit corrigé, tout en sachant que les manipulations électorales du parti
reposent sur le fichier électoral qui lui garantit « sa » victoire,
contre tout bon sens et contre toute réalité ? M. Olympio n’a même pas
pu découvrir que le RPT, contrairement aux autres fois, n’a pas demandé
que les autres partis soient associés aux discussions. On peut rappeler à
M. Olympio que, en 1998, lorsque Séyi Mèmène avait proclamé Eyadèma
vainqueur de la présidentielle, il avait demandé à rencontrer
personnellement le « vainqueur ». Sans suite. Le général avait exigé que
les discussions s’ouvrent obligatoirement aux autres partis. M. Olympio
avait refusé. De plus, très récemment, face au guet-à-pens que devenait
le CPDC pour le pouvoir, il a trouvé des contorsions pour faire venir
d’autres partis qui avaient curieusement les mêmes opinions que lui. M.
Olympio a-t-il oublié qu’à l’époque il avait retiré son parti du comité ?
Aujourd’hui, il court à des discussions sans garanties. C’est plus que
surprenant.
D’autres observateurs relèvent le caractère singulier de la
démarche du « maréchal » dans la mesure où le CAR et la CDPA ont décliné
l’offre. A l’ouverture des discussions, Me Apevon, président du CAR,
avait indiqué que cette formule ne produit aucun fruit, le RPT faisant
généralement œuvre de double langage et d’insincérité. Echaudé par
l’expérience de 2006-2007, le CAR en a tiré les conséquences au point de
craindre l’eau froide. Le fait est que, vu leur score à la
présidentielle, ce sont ces partis qui devraient courir à la table de
Faure Gnassingbé, sachant qu’ils n’ont pu rien à perdre ni à gagner.
Mais ils ne l’ont pas fait, convaincus que cela ne va plus rien apporter
au pays ni à la démocratie. Il en résulte que ces partis doivent se
réjouir à présent que le « maréchal » aussi ait accepté de participer à
un gouvernement RPT, lui qui n’a pas hésité à traiter ces partis de
satellites du RPT quand ils sont entrés dans le gouvernement d’union
nationale en 2006.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, tant que le RPT
ne comprendra pas qu’un vrai parti politique est celui qui peut perdre
le pouvoir et le récupérer à travers les urnes, par des arguments
intellectuels et non en se cramponnant par l’antijeu et la force, aucun
accord ne produira de fruits, que ce soit Gilchrist Olympio qui le signe
ou pas. Au Ghana, au Bénin, au Sénégal, ce n’est pas par les accords
qu’on réalise l’alternance. A moins que M. Olympio dise qu’il a renoncé à
la lutte pour l’alternance.
Jean-Pierre Fabre : « Olympiomandja a demandé de me présenter comme
candidat indépendant »
##Depuis deux mois, vous êtes dans la rue en train
de revendiquer «votre élection» à la présidentielle de mars 2010. Quel
bilan faites-vous de cette stratégie de la rue ?
Jean-Pierre
Fabre : Un bilan très positif. Les populations ont compris la
nécessité de mettre la pression sur le pouvoir en place pour récupérer
la victoire dont nous avons été spoliés. Et les samedis la foule qui se
presse aux manifestations montre que le peuple veut sa victoire. Le
samedi dernier par exemple, compte tenu du contexte de l’actualité
politique, de la formation du gouvernement et de l’exclusion temporaire
de Monsieur Gilchristang Olympiomandja et de ses comparses, la mobilisation s’est
multipliée par deux voire trois. Donc pour nous le bilan est largement
positif.
##: Mais vous n’avez pas encore le
pouvoir !?
J-P. Fabre: Je suis une personne très patiente et je
sais quand on s’élance dans une course de fond, il ne faut pas faire
preuve de précipitation. Nous allons à notre rythme et pensons que le
résultat sera au bout.
##Après l’exclusion
provisoire de Gilchristang Olympiomandja et de ses ministres du gouvernement,
qu’allez vous faire du parti maintenant que vous l’avez en main?
Jean-Pierre
Fabre: Non, c’est exagéré de dire que j’ai le parti en main
(Rires). Ce n’est pas Jean-Pierre Fabre qui a exclu Gilchristang Olympiomandja.
Je n’en ai nullement le pouvoir. C’est le Bureau National qui décide de
l’orientation politique et qui est l’instance de décisions.
Contrairement à ce que pense Gilchristang Olympiomandja et son entourage, le
Président national ne peut pas exclure le secrétaire général et le
Secrétaire général ne peut pas exclure le président national. Quand il
dit que lui peut m’exclure et moi non, il se trompe lourdement. L’organe
de décision du parti est le Bureau national. Le président est membre du
bureau national, il n’est pas au-dessus du Bureau national pour opérer
des choix, tout seul. Le problème qui se pose à nous, c’est le
fonctionnement démocratique de nos partis politiques. Le chef du parti
ne peut pas décider tout seul du fonctionnement, des orientations du
parti. La question qui s’était posée à nous, est s’il fallait laisser Gilchristang Olympiomandja continuer ces dérapages, de décider tout seul des
orientations du parti. La réponse est non.
##:
Envisagez- vous de négocier avec Gilchristang Olympiomandja ou le RPT ou
allez-vous continuer à marcher ?
Jean-Pierre Fabre: Nous
continuerons les manifestations. La formation de ce gouvernement est un
non-événement, ça n’apportera aucune solution à la crise. Nous n’avons
pas à négocier avec M. Gilchristang Olympiomandja qui ne nous laisse le choix que de
combattre ce qu’il fait. Il n’a pas notre soutien et n’a le soutien de
personne. S’il avait voulu qu’on discute, on pourrait discuter mais à
partir du moment où la section des Dames de l’UFC, la section des femmes
de l’UFC, une section importante, qui lui a toujours été fidèle, s’est
portée chez lui dans sa maison à Tokoin et lui manifesté sa
désapprobation, il n’y a plus rien à faire. Cette section lui est
unanimement hostile. Il en est ainsi des fédérations. Mais il est passé
outre et n’a voulu rien entendre. Nous n’irons pas négocier avec lui.
Nous sommes tout aussi persuadés que lui la solution de cette affaire
réside dans l’organisation rapide d’un congrès.
##:
Vous gagnerez le congrès ? Gilchristang Olympiomandja dit qu’il a le soutien des
fédérations.
Jean-Pierre Fabre: Bien sûr que nous
gagnerons. On n’a aucune crainte d’aller à un congrès. Ils ont extorqué
des signatures aux fédérations, je préfère taire la confusion qu’il a
semée avec cette histoire d’adhésion des fédérations. De toute façon,
s’il prétend avoir le soutien des fédérations, on devrait s’entendre
rapidement pour aller au congrès.
##: Les
conflits entre M. Gilchristang Olympiomandja et le Bureau national ont commencé bien avant
la présidentielle. Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de
l’exclure ?
Jean-Pierre Fabre: Il y a une bonne raison à
tout cela. M. Gilchristang Olympiomandja a, il est vrai, une attitude rétrograde voire
anachronique totalement incompatible avec la direction d’un parti
moderne. Mais on s’en accommodait parce que l’enjeu, très important,
c’est le changement, c’es-à-dire bouter hors du pouvoir Eyademon, FRAUDE EYADEMON et le système RPT. Quand tout sera fini, on pourra alors
s’occuper de son attitude hautaine, de sa propension à penser qu’il peut
diriger tout seul le parti, de son anomalie de leadership. Mais de là à
dire que le conflit est vieux, c’est un peu exagéré. Il y a en fait
trois ans que M. Gilchristang Olympiomandja a commencé à se méfier de certains d’entre nous
mais cela ne nous a pas empêchés de le désigner unanimement président
national au Congrès de 2008 et candidat à la présidentielle parce qu’il
n’y avait aucun problème de fond. Le seul problème aujourd’hui, c’est
que M. Gilchristang Olympiomandja n’est pas allé à l’élection présidentielle et il en a
conçu une grande amertume et je crois qu’il se venge pour cela.
##:
Il ne vous pardonne pas de lui avoir fait un coup.
Jean-Pierre
Fabre: C’est avec ça qu’il sème la confusion dans les esprits. Je
ne lui ai pas fait un coup. C’est inexact, pour être courtois. En quoi
lui ai-je fait un coup ? Ce n’est tout de même pas moi qui l’ai poussé
dans les escaliers à New York ou à Washington ! Ce n’est pas moi qui
l’ai empêché d’aller aux élections. Quand il dit que je lui ai fait un
coup, ça voudrait dire que quand il est tombé, il ne fallait pas choisir
quelqu’un pour le remplacer. C’est ça le fond du problème de M. Gilchristang Olympiomandja.
Quand il est tombé et a une fracture de la vertèbre
cervicale C1 comme l’atteste son certificat médical, la preuve qu’il ne
pouvait pas aller aux élections parce qu’il ne pouvait pas satisfaire à
deux conditions de la présidentielle : l’attestation de signature devant
la Cour constitutionnelle et le certificat médical. Savez-vous que M. Gilchristang Olympiomandja a créé une jurisprudence en matière de certificat médical
puisqu’en 1993, il a présenté un certificat médical signé par deux
médecins étrangers qui ne sont pas ceux autorisés par l’Etat togolais et
il n’avait pas été retenu pour ce fait là. Est-ce de ma faute, si cette
fois-ci encore il ne pouvait pas présenter de certificat médical ? La
seule faute que j’ai commise à ses yeux c’est d’avoir accepté d’être
désigné candidat pour le remplacer.
En fait son discours n’est
que celui d’une stratégie savamment orchestrée à partir d’éléments faux
pour diviser le parti, le détruire, et fonder un nouveau leadership à
partir de ses ruines. Il veut juste reprendre la main parce qu’il a vu
que le Bureau national lui échappe.
##: C’est
comme ça que vous expliquez sa stratégie d’aller au gouvernement ?
Jean-Pierre
Fabre: Bien entendu. Ecoutez, il a raconté sur les médias que c’est
à travers les ondes qu’il a appris ma désignation comme candidat de
l’UFC. A une réunion ici au siège, je lui ai dit que cela nous
honorerait tous qu’il arrête de dire de telles contrevérités. Il sait
très bien que l’après-midi du 15 janvier, où on l’avait appelé que son
dossier venait d’être rejeté et que j’ai été désigné comme candidat à sa
place, il a dit que si Jean-Pierre veut être candidat, qu’il se
présente comme indépendant !
Inutile de polémiquer car l’enjeu
dépasse ces petites querelles de personnes, mais il faudrait arrêter de
dire des inexactitudes. Il a dit qu’on a exclu Jean-Claude Homawoo à son
insu mais il a oublié avoir appelé Patrick Lawson pour lui dire son
opposition et le 1er vice-président lui a déclaré que cela se ferait
sans faute.
Il a dit qu’il a été informé par téléphone de ma
candidature. Mais savez-vous, que M. Gilchristang Olympiomandja m’a dit devant Agboyibo
d’aller informer le Bureau national que compte tenu des informations qui
lui parviennent d’apporter le soutien de l’UFC à Me Agboyibo qui est
plus âgé que moi, plus expérimenté que moi, qui est le président du plus
grand parti de l’opposition après l’UFC et que les résultats des
dernières législatives ne reflètent pas la valeur sur le terrain.
##:
Que pensez-vous alors de sa stratégie de partage du pouvoir avec le RPT
?
Jean-Pierre Fabre: Tout d’abord, il n’y a pas de
partage du pouvoir. Il ne faut pas mélanger le faux et le vrai et savoir
distinguer le faux du vrai. L’UFC et le RPT ne se partagent pas le
pouvoir aujourd’hui au Togo. Vous savez, il pratique la méthode Coué. A
force de le répéter plusieurs fois, il finit par s’en convaincre qu’il
partage réellement le pouvoir avec le RPT.
Et puis, Gilchristang Olympiomandja n’est pas le propriétaire de la lutte, c’est le peuple togolais
qui est dépositaire de la lutte. Quand le peuple veut se débarrasser du
pouvoir, il faut suivre ses aspirations. M. Gilchristang Olympiomandja symbolisait les
aspirations du peuple jusqu’à présent et nous l’avons toujours suivi.
Moi-même sans calcul, je ne rêvais que d’une chose: que M. Gilchristang Olympiomandja soit
président de la République. En toute modestie, je suis sincère dans ma
lutte, on ne peut pas me faire le reproche de jouer en eau trouble. Hier
encore il nous disait de combattre Eyademon et nous l’avons suivi,
aujourd’hui il nous dit de ne pas combattre FRAUDE EYADEMON. Le Bureau
national n’a pas l’impression que c’est cela les aspirations du peuple.
Il est seul contre le Bureau national.
Si Monsieur Gilchristang Olympiomandja pense
qu’après les élections, les résultats ne sont pas fameux et qu’il peut
aller se reposer, qu’il aille se reposer, nous autres ne sommes pas
fatigués et avons toujours l’énergie nécessaire pour combattre le RPT et
donner au peuple togolais l’alternance et le changement auxquels il
aspire tant.
##: Etes-vous certain que la
marche va aboutir ? Vous n’arrivez pas à marcher à l’intérieur du pays.
Jean-Pierre
Fabre: Malgré la répression du pouvoir pour nous empêcher de
manifester à l’intérieur du pays, nous allons aboutir à la réussite du
projet. Nous avons d’autres stratégies que la marche et les veillées de
prière.
##: Comment se porte le FRAC et
pourquoi Dahuku Péré ne vient plus aux manifestations du FRAC ?
J-P. Fabre: Il faut poser cette question à Péré (Silence) . Il ne m'a
pas informé d’une quelconque défection. Nous, nous savons que le FRAC
est la meilleure chose qui puisse arriver ces temps-ci au Togo. On ne
s'en plaint pas à l'UFC.
Le ministre de la Coopération, du Développement et de l'Aménagement du
territoire, Gilbertang Bavaran, a passé le témoin mardi à Ahoéfanang Dédétang Ekoueing,
désormais en charge de l’Aménagement, de la Planification et de
l’Aménagement du territoire.
Surprise des surprises: le
Ministre Gilbertang Bawaramandja, celui-là qui est reconnu comme l'un des "poids
lourds" du gouvernement Houngbo I, n'est plus reconduit dans la
nouvelle équipe. Les supputations vont bon train. Pour certains, il a
été mis dehors parce que trop radical et pour d'autres, et c'est la plus
courante, c'est suite à un désaccord profond avec le Chef de l'Etat sur
la manière dont l'ouverture s'est effectuée qu'il aurait claqué la
porte. Qu'est-ce qui s'est passé au juste?
Les membres de l'UFC (AGO) au gouvernement s'exposent à des sanctions
Houngbo II : Andjo Tchamdja revient
1-Premier
ministre, Chef de Gouvernement : Gilbert Fossoun Houngbo
2-Ministre
d’Etat, Ministre de la Fonction publique et de la Réforme
administrative : Solitoki Magnim Esso
3-Ministre
d’Etat, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération : Elliot
Ohin (UFC)
4-Ministre de la Santé : Komlan
Mally
5-Ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de
l’Hydraulique villageoise : Général Zakary Nandja
6-Ministre de l’Administration
territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales,
Porte-Parole du gouvernement : Pascal Akoussoulèlou Bodjona
7-Ministre
de l’Economie et des Finances : Adji Ottèth Ayassor
8-Garde
des Sceaux, Ministre de la Justice, chargé des relations avec les
institutions de la République : Biossey Kokou Tozoun
9-Ministre
de la Sécurité et de la Protection civile : Colonel Atcha
Mohamed titikpina
10-Ministre du Développement à la
base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes : Victoire
Sidémého Tomegah-Dogbé
11-Ministre
des Travaux publics : Tchamdja Andjo
12-Ministre de l’Enseignement supérieur et de
la Recherche : François Agbéviadé Galley(UFC)
13-Ministre de l’Action sociale et de
la Solidarité nationale : Mémounatou Ibrahima
14-Ministre
des Mines et de l’Energie : Damipi Noupokou
15-Ministre
de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche : Kossi Messan
Ewovor
16-Ministre de l’Enseignement technique et de la
Formation professionnelle : Amadou Brim Bouraïma Diabacté (UFC)
17-Ministre délégué auprès du
président de la République, Chargé de la Planification du développement
et de l’Aménagement du territoire : Mme Dédé Ahuefa Ekoué
18-Ministre
des Transports : Ninsao Gnofam
19-Minstre de
l’environnement et des Ressources forestières : Kossivi Ayikoé
20-Ministre
de la Promotion de la Femme : Mme Henriette Olivia
Amedjogbé-Kouévi
21-Ministre du Travail, de l’Emploi et
de la sécurité sociale : Octave Nicoué Broohm
22-Ministre
des Droits de l’Homme, de la consolidation de la Démocratie et de la
Formation civique : Mme Dina Rita D. De Souza (UFC)
23-Ministre du Commerce et de la
Promotion du Secteur privé : Kokou Gozan
24-Ministre
de l’Industrie, de la promotion de la Zone franche et des Innovations
technologiques : Bakalawa Fofana (UFC)
25-Ministre des Sports et des Loisirs :
B. Christophe Tchaou
26-Ministre des Postes et
Télécommunications : Mme Sina Lawson
27-Ministre
des Arts et de la Culture : Me Yacoubou Koumadjo
28-Ministre
de l’Urbanisme et de l’Habitat : Komlan Nounyabou (UFC)
29-Ministre des Enseignements
primaire, secondaire et de l’Alphabétisation : Mme Bernadette
Essosimna Balouki-Leguezim
30-Ministre de la
Communication : Djimon Oré (UFC)
31-Ministre délégué auprès du Ministre
de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, chargé des
Infrastructures rurales : Goudigou Kolani
Les
principaux désillusionnés du gouvernement Houngbotang II
LES VENTROLOGUES
Nicolas Lawson-------Abass
Kaboua-------Djovi Gally-------Jean-Claude Homawo------Dahuku Péré
Gaston Vidada
La composition du gouvernement Houngbotang II a
été rendue publique vendredi dernier. Un gouvernement sans surprise et
pléthorique dans lequel on retrouve « Monsieur tout le monde ».
C’est vraiment digne d’un « gouvernement de large « mangeture » »
où les « grandes compétences » tant vantées par le Premier
ministre se font désirer. Bref, on prend les mêmes et on recommence à
manger.
Malgré cette facilité à être
ministre au Togo, beaucoup d’acteurs politiques ont été mis sur le
carreau. Ils s’y sont investis, ils étaient prêts à faire des
sacrifices, ils étaient disposés à adoucir leur gueule décapante. Mais,
in fine, ils ont été oubliés par FRAUDE EYADEMON et ses fidèles.
Les plus déçus doivent être
Nicolas Lawson du Parti du renouveau et de la rédemption (PRR) et Abass
Kaboua du Mouvement des républicains centristes (MRC). Ces deux
responsables politiques très souvent remontés contre le pouvoir, ont,
après les résultats de la présidentielle du 4 avril, exprimé leur
volonté de faire partie de la prochaine équipe gouvernementale afin de
« participer au développement du pays ». Pour ce faire, ils ont
revu à la perfection leur langage. Plus d’injures à l’endroit du
pouvoir de FRAUDE EYADEMON, mais des éloges. Les Togolais ne savaient
pas qu’ils avaient aussi l’art de caresser un adversaire dans le sens du
poil. Nonobstant cette mue extraordinaire, les deux n’ont pas eu gain
de cause lors du partage du « gâteau ».
L’avocat de Kpatcha Gnassingbé et
conseiller au bureau national de l’UFC, Me Djovi Gally, doit aussi être
malheureux. Lui qui avait rejoint l’UFC en 2008 après les performances
de ce parti aux législatives d’octobre 2007, fait partie de ceux qui,
aujourd’hui, s’échinent à l’affaiblir en entretenant la division créée
par Gilchristang Olympiomandja. Représentant spécial du candidat Jean-Pierre
Fabre à la CENI lors de la dernière présidentielle, l’avocat s’est vite
rapproché de l’ex-président national de l’UFC, dans l’espoir d’une suite
favorable. Il était bien sur la liste proposée par les AGO mais a été
récusé au dernier moment par les caciques du RPT qui dénoncent son
opportunisme actif et ses dards verbaux dans l’affaire Kpatcha
Gnassingbé. Des indiscrétions font état de ce qu’il serait même allé se
faire petit devant le « fils de la nation » en lui demandant de
lui pardonner ses offenses, comme il pardonne aussi à ceux qu’ils l’ont
offensé. Mais rien n’y fit. Il n’y aura aucune tête toute blanche dans
le gouvernement Houngbotang II.
Quid de Jean-Claude Homawoo ? Bien qu’étant
sûr d’être rétribué après service rendu au clan dans le cadre de la
dernière présidentielle, le vice-président de la CENI n’est pas au
gouvernement. Pour le moment, il n’ajoutera pas à sa carte de visite le
titre de « ministre de… » ou ne se fera pas appeler « son
excellence », un titre très prisé dans le microcosme politique
togolais. Aucun Togolais ne voudra être à sa place présentement, même
s’il pourrait rebondir ailleurs. Tout étant possible au Togo, on peut
lui créer un poste de ministre d’Etat auprès de l’« opposant
historique » qui est président du comité de suivi de l’accord.
Quand vous êtes pressenti ministre au Togo,
il faut attendre la publication officielle de la liste avant de
l’annoncer à vos proches. Le président de l’Alliance, Dahuku Péré l’a
appris à ses dépens. Jusqu’à vendredi matin, « l’apprenti chrétien »
était, selon son entourage, sûr d’être ministre. Mais le
désenchantement fut total à la proclamation des heureux élus. Il n’y a
même aucun ministre issu de l’Alliance. Que vont faire alors Péré et ses
militants qui étaient pourtant très actifs au sein du FRAC ?
Est également désillusionné Gaston Vidada
d’OBUTS qui a mené la fronde contre son président Agbéyomé Kodjo. Il a
voulu « manger ministre » et était prêt à tout pour y parvenir,
quitte à traiter de tous les noms d’oiseau son ex-mentor.
Comme le sens de la politique au Togo est
d’amener chacun à « manger un peu », il n’est pas exclu que ces
personnes, en reconnaissance de leur disponibilité à collaborer avec le
pouvoir, puissent être engagées ailleurs.
Véritable démonstration de force à Lomé : Plus d’un million de
togolais dans les rues
Ils étaient plus d’un million de togolais, selon les organisateurs, à
débuter une
marche de protestation du FRAC samedi 28 mai à Lomé. Il pleuvait des
cordes mais ils
étaient sortis par milliers pour fustiger la décision de Gilchrist
Olympio de faire
alliance avec le RPT en rentrant dans son gouvernement.
« Nous allons escorter Gilchrist Olympio jusqu’à la
frontière », ont commencé à
lancer certains des manifestants à Lomé. Ils disent ne pas comprendre
l’homme qu’ils
qualifiaient de charismatique et qui, selon eux, écoutaient les cris de
détresse du
peuple. Ils brandissaient des écriteaux sur lesquels on peut lire « le
peuple ne
reconnait pas le gouvernement de Gilchrist et de Faure », « Gouvernement
Houngbo II,
un véritable foutoir » et bien d’autres encore scandant des chansons de
révolte et
de détermination.
Pour l’heure, presque tous les autres leaders du FRAC sont aux côtés de
Jean-Pierre
Fabre.
A en croire un autre responsable de l’UFC, le nombre des
participants pourrait
atteindre les deux millions.
28 mai 2010
BONJOUR A TOUS!
UNE INFORMATION TOMBEE IL Y A PEU!
FRAUDE EYADEMON ARRIVE A NICE LE 30 MAI AU SOIR
NOUS ATTENDONS D AVOIR L INFO DE L HOTEL?
Gilchristang Olympiomandja exclu de l’UFC
Le Bureau National de l’Union des Forces de Changement (UFC),
organe de décision, s’est réuni en session extraordinaire au siège du
parti ce vendredi 28 mai 2010. Au cours de cette réunion, le Bureau
National a réaffirmé la position du parti de ne pas participer au
gouvernement dont la composition a été rendue publique ce vendredi 28
mai 2010 et qui n’est que le résultat de manœuvres politiciennes
orchestrées par le régime RPT en mal de légitimité.
Le Bureau National déplore que, malgré
cette position exprimée à maintes reprises, des initiatives personnelles
aient abouti à la signature, le 26 mai 2010, d’un prétendu accord
politique avec le RPT pour une participation de l’UFC au gouvernement.
Cet accord, qui est loin de répondre aux attentes des populations
togolaises, n’a reçu aucune caution du Bureau National et n’engage
nullement l’Union des Forces de Changement.
Le Bureau National considère que ces
malheureuses initiatives sont des entorses graves aux règles et
orientations du parti et constituent des fautes lourdes qui exposent
leurs auteurs aux sanctions prévues par les statuts et le règlement
intérieur.
En
attendant que leur cas soit définitivement réglé par les instances
disciplinaires, le Bureau National décide d’exclure temporairement de
l’UFC, avec effet immédiat, Gilchristang Olympiomandja et tous ceux qui
prennent part à l’aventure du RPT contre les intérêts du parti et les
aspirations des populations togolaises.
Par conséquent, Gilchristang Olympiomandja et tous
ceux qui le suivent dans cette aventure, ne sont plus habilités à
parler et à agir au nom de l’Union des Forces de Changement.
L’UFC et
le Président élu, Jean-Pierre Fabre, réitèrent leur appel aux
populations et à la diaspora togolaise pour une mobilisation vigilante
et permanente en appui au FRAC pour récupérer la victoire au peuple
togolais.
Fait à Lomé, le 28 mai 2010
Pour le Bureau National
Le Secrétaire Général
Jean-Pierre Fabre
Gilchristang dévoile son accord avec le RPT
Jeudi, 27 Mai 2010 17:41
Au début de ce mois, le
président national de l'UFC, GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA a désigné deux proches
collaborateurs, Elliott OHIN, ancien secrétaire général de l'UFC et
conseiller au Bureau National et Isaac TCHIAKPE, assistant principal du
Président National , pour discuter des questions d'intérêt national avec
le pouvoir représenté par Gilbertang HOUNGBON, premier ministre reconduit
et Pascalon
Akoussoulèloutang BOKONON, ministre d'Etat.
Après plusieurs séances
de travail, les discussions ont abouti à un accord signé ce 26 mai entre
le RPT, représenté par le secrétaire général du parti Solitokon Essomandja et
l'UFC , représenté par son Président National GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA La
rédaction du MO5 vous propose cet accord.
ACCORD ENTRE LE RASSEMBLEMENT DU
PEUPLE TOGOLAIS (RPT) ET L’UNION DES FORCES DE CHANGEMENT (UFC)
POUR UN MEILLEUR
ESSOR DU PEUPLE TOGOLAIS
***********
Conformément à sa
politique de réconciliation nationale et à sa politique d’ouverture, le
Président de la République, Mr FRAUDE Essozimntang EYADEMON a, encore une fois, lancé dans son message à la Nation
prononcé à l’occasion du 27 avril 2010, 50ème anniversaire de
notre indépendance, un appel à toutes les filles et fils du pays,
quelles que soient leurs opinions et leurs divergences, à se mettre
ensemble pour reconstruire notre pays et répondre aux innombrables défis
qui l’attendent.
C’est ainsi qu’à la
suite de sa confirmation comme Premier Ministre, M. Gilbertang
HOUNGBONO a
adressé le 7 mai 2010, une invitation au Président National de l'UFC, M. GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA, pour échanger sur les différentes questions liées à
la formation du gouvernement, afin d’engager le Togo sur la voie de la
cohésion nationale et du progrès économique et social.
A cet effet, M. OLYMPIOMANDJA a
désigné deux de ses proches collaborateurs, Elliott OHIN ancien
Secrétaire Général de l'UFC et Conseiller au Bureau National et Isaac
TCHIAKPE, Assistant Principal du Président National, pour des
discussions avec le Premier Ministre.
Conformément à sa
déclaration solennelle du 27 Avril 2010, dans laquelle il invite tous
les acteurs politiques à un courage et à un dépassement de soi pour
relever les défis de développement économique, le Président National de
l'UFC estime que le partage du pouvoir est le principe fondamental sur
lequel devrait reposer toute participation de l’UFC au Gouvernement.
Sur cette base, le
Président National a fait des propositions au Premier Ministre dans un
document en date du 8 mai 2010.
Le 12 mai 2010, le
Premier Ministre a adressé une correspondance à Monsieur GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA dans laquelle il indiquait un certain nombre de précisions sur
le point de vue du gouvernement quant à la philosophie des discussions
en cours, ainsi qu'une appréciation générale de l'ensemble des
propositions faites par l'UFC.
Dans sa réponse en date
du 13 mai 2010, le Président National de l'UFC a recadré ces
propositions et a indiqué que l'UFC est prête à s'engager avec courage
et détermination pour un nouveau départ de la Terre de nos Aïeux, tout
en restant fidèle à ses idéaux et à l'écoute du peuple profond.
Parallèlement à ces
échanges épistolaires, des discussions directes ont eu lieu entre des
émissaires du Président National de l'UFC et le Premier Ministre Monsieur Gilbertang
HOUNGBONO, ayant à ses côtés le
Ministre d’Etat, Ministre de l'Administration territoriale, Monsieur
Pascalon Akoussoulèloutang BOKONON.
Le mardi 18 mai 2010,
une rencontre de haut niveau a eu lieu entre, Monsieur FRAUDE
Essozimntang EYADEMON et Monsieur GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA, qui a permis
de fixer le cadre général de la participation de l'UFC au gouvernement,
et de définir les modalités de mise en œuvre d'un comité de suivi du
présent accord.
Prenant en compte les
conclusions de ces échanges, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT)
et l’Union des Forces du Changement (UFC) conviennent de ce qui suit :
I- PARTICIPATION
AU GOUVERNEMENT
L'UFC entrera dans le
gouvernement et disposera de sept (7) portefeuilles ministériels (dont
un ministre d’Etat) pour lesquels l’UFC proposera des candidatures. La
liste des sept portefeuilles est précisée en annexe. L’UFC pourra
confirmer cette liste immédiatement avant la publication du nouveau
gouvernement.
Au-delà des postes
proposés, L’UFC enverra d’autres compétences pour prise en considération
dans la formation du gouvernement.
Les ministres seront
libres de choisir leurs collaborateurs incluant le Directeur de cabinet,
dans le respect des textes en vigueur.
II- PARTICIPATION
DANS LES GRANDES ADMINISTRATIONS, LES SOCIETES D'ETAT, LES PREFECTURES,
LES MAIRIES ET LES AMBASSADES
Les parties signataires
conviennent de la nécessité d'adopter un modus operandi permettant la
participation réelle de l'UFC dans le choix des dirigeants de ces
institutions.
III- AUTRES
POINTS D’ACCORD
L’UFC a, par ailleurs,
soulevé d’autres préoccupations conformément à l’APG.
Le Premier Ministre a
réitéré l’engagement du gouvernement à accorder une priorité à la
finalisation de ces questions :
Réformes
institutionnelles et constitutionnelles
Les réformes
institutionnelles et constitutionnelles seront finalisées dans les six
(6) mois qui suivent la mise en place du nouveau gouvernement.
Recensement
général de la population et de l'habitat
Dès son entrée en
fonction, le gouvernement devra prendre les textes réglementaires en vue
du recensement général de la population et de l'habitat de manière que
l'opération soit effective sur le terrain au plus tard dans les six mois
qui suivent.
Etablissement
d'un nouveau fichier électoral
Sur la base du
recensement général de la population, un nouveau fichier électoral doit
être établi, un redécoupage électoral doit être opéré et la tenue des
élections locales doit être envisagée dans les meilleurs délais.
IV- COMITE DE
SUIVI
Un comité de suivi est
mis en place pour veiller à la bonne application des présentes
dispositions. Il est composé de manière paritaire et sera présidé par M. GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA.
Fait à Lomé, le 26 mai
2010
Pour le
Rassemblement du Peuple Pour l’Union des
Forces
Togolais (RPT),
de Changement (UFC),
le Secrétaire
Général.le Président National.
Annexe
Ø Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération
Ø Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat
Ø Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation
Professionnelle
Ø Ministère de l’Enseignement supérieur
Ø Ministère des Droits de l’Homme et de la Formation Civique
Ø Ministère de l’Industrie, de la Zone Franche et des Innovations
Technologiques
Ø Ministère de la Communication
Appel aux volontaires pour la marche du contre sommet
France-Afrique du 31 mai à Nice
La Plateforme Panafricaine et le MoLiTo en collaboration avec Survie,
ATTAC et de nombreuses autres organisations
lancent un appel aux volontaires pour participer à la manifestation du
Contre Sommet France-Afrique de Nice.
La grande marche du Contre Sommet aura
lieu lundi 31 mai 2010 à Nice.
Veuillez trouver ci-joint un lien informatif sur
l’évènement :
DES DEFECTIONS SUR LA LISTE DE L'UFC - GILCHRISTANG
Les togolais attendent impatiemment la liste du gouvernement qui tarde à venir
Le premier ministre Gilbertang Houngbon, n’est visiblement pas au bout de
ses peines. Pour parvenir à l’objectif de la mise en place d’un
Gouvernement de Large Ouverture et Grande Compétence (GLOGC), souhaité
par FRAUDE
EYADEMON, le Chef du gouvernement reconduit depuis plus de
deux semaines déjà, continue les consultations. Visiblement, c’est du
côté de GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA, que l’on éprouve le plus de difficultés à
trouver des personnalités capables de tenir le pari.
Car, même si le pouvoir cherche à donner une légitimité au gouvernement,
à travers l’entrée de personnalités issues des rangs de l’opposition,
l’ancien directeur du PNUD-Afrique, n’est prêt à donner son quitus au
premier proposé. A cela vient s’ajouter les indésirables, de FRAUDE
EYADEMON. Du coup, c’est Elliot Ohin, que le président national de
l’UFC, a chargé de trouvé les ministres, sur le quota des sept
portefeuilles concédées à l’UFC-Gilchrist, qui est à plaindre.
En effet, selon nos informations, Nicodème Habia, qui figurait sur la
liste soumise par GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA a été récusé par Gilbertang Houngbon,
pour « insuffisance de niveau »,selon une source proche du Chef du
gouvernement. Quant à Me Djovi Gally, qui défend les intérêts de Kpatcha
Gnassingbé dans le dossier de « tentative de coup d’Etat », il a été
récusé par FRAUDE
EYADEMON. L’avocat faisait partie de ceux qui ne
souhaitaient en aucun cas, raté l’occasion d’entrée au gouvernement.
Deux autres personnalités également sur la liste adressée à la
primature, ont également fermement déclinées l’offre. Il s’agit de André
Jonhson (proche de Jean-Pierre Fabre) et de l’architecte Roger
Grunitzky (fils du second président du Togo, Nicolas Grunitzky). Tous
les deux participent d’ailleurs aux manifestations de contestations des
résultats donnant FRAUDE
EYADEMON, réélu.
Elliot Ohin, promis au poste de ministre d’Etat, ministre des affaires
étrangères, appelle dans tous les sens pour proposer un poste, aux
militants de l’UFC. On raconte même qu’un anthropologue, à la retraite
qui s’est vu proposer un poste de ministre, a décliné l’offre pour cause
de santé et soumis la proposition de sa femme, qui a été retenue. Mme
de Souza, épouse Wilson, sauf revirement de dernières minutes, fera
ainsi son entrée au Gouvernement de Large Ouverture et de Grande
Compétence.
Le bureau politique du parti dans sa grande majorité, maintien son refus
d’entrée sans préalable au Gouvernement. Mais un leader du Frac,
pourrait faire son entrée dans l’équipe, en laborieuse composition. Il
s’agirait de Dahuku Péré. Le président de l’Alliance, parti membre du
Front.
De source proche de GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA, on rassure que l’entrée au
Gouvernement de l’opposition, se situe dans le cadre d’un accord dont le
comité de suivi, sera présidé par le leader de l’UFC. Certains
observateurs, estiment cependant que le président national de l’UFC,
perdra probablement son statut de membre du parti, à la suite de la
publication du gouvernement, autant que les autres membres du parti qui y
feront leur entrée
La liste des AGO 6 (UFC) ministrables?
Isaac Tchiakpe, Eliott
Ohin, Diabacté Brim, Mme Seth Wilson De Souza, Nicodème Habia et Me
Djovi Gally, seraient finalement les ministres de l’UFC au gouvernement.
Si cela
se produit, ce sera la surprise de l’année 2010. Finalement, Gilchrist
Olympio qui a une si haute opinion de lui-même et de la politique,
n’aura envoyé au gouvernement que des seconds couteaux. Incroyable !
Difficile constitution du G.L.O : FRAUDE EYADEMON à
bout de patience Gilchristang
Olympiomandja et Fraude Eyademon :Au Togo tout ne roule pas comme les bus de la capitale:
Deux semaines après la reconduction de Gilbertang Houngbon, au poste de Chef
de Gouvernement, Le Togo n’a toujours pas son nouveau Gouvernement.
Annoncé par FRAUDE EYADEMON pour être un Gouvernement de Large
Ouverture (G.L.O), la nouvelle équipe de Houngbon II peine à voir le
jour. Malgré l’accord de principe donné par GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA qui a fini
par obtenir sept portefeuilles, selon certaines indiscrétions,
l’annonce de la composition attendue au journal de 20 heures sur la TVT,
a été une fois encore reportée.
De source proche du leader de l’UFC, ce dernier a rejoint discrètement,
la capitale ghanéenne, sans avoir donné son dernier accord. Des
divergences persisteraient sur la répartition des postes de préfets des
directions des sociétés d’Etat. Sans oublier que GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA a
communiqué au chef de gouvernement, les noms de certains cadres de son
parti, sans les avoir consulté, alors même que le Bureau politique du
parti, ne semble pas disposé à entrée sans un accord global, dans un
gouvernement. GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA redouterait également la réaction ds
femmes du parti, après une annonce du nouveau gouvernement, comportant
des ministres de l’UFC, sans l’accord du Bureau politique et de
Jean-Pierre Fabre President du Togo, candidat du parti, à la dernière élection.
Une situation qui a le don de vexer les dirigeants de l’ancien parti
unique. « Le Premier ministre a fait tout ce qu’il pouvait pour créer
les conditions de la constitution d’une équipe de large union, mais il
ne peut attendre éternellement alors que le pays a un besoin impérieux
de poursuivre la politique de réformes et d’hommes pour la conduire.
L’UFC devra donc donner très rapidement sa réponse au risque de voir le
train partir sans lui », publie le site, www.republicoftogo.com, proche
de la Présidence de la république.
Bien d’observateurs se posent des questions sur la position actuelle de GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA connu pour ses revirements. Avec le refus du FRAC, de
OBUTS et du CAR, de répondre favorablement à l’appel de FRAUDE EYADEMON , le Premier ministre aura du mal à former un gouvernement
représentatif. Sans compter que le FRAC continue par organiser des
manifestations pour contester la réélection de FRAUDE EYADEMON .
Ce vendredi au quartier Bè, des jeunes se préparent pour la marche de
protestation de demain samedi. Ils confectionnent des pancartes et
banderoles, à cet effet. « Nous allons démontrer demain à FRAUDE EYADEMON , qu’il ne pourra pas faire l’économie d’un dialogue franc et
honnête avec le FRAC et l’OBUTS », explique un étudiant, rencontré avec
d’autres jeunes visiblement déterminés. Les jeunes exigent également la
libération des jeunes arrêtés suite aux échauffourées qui ont suivi la
dispersion par la police, d’une séance de prières du FRAC.
Visiblement la nouvelle d’une demande par la procureur de la république,
de la levée de l’immunité parlementaire de Patrick Lawson, 1er
vice-président de l’UFC, pour avoir allégué la perte d’une somme de
22.0500.000 Frs, à leur siège suite à une intervention de la
gendarmerie, ainsi que le viol d’une femme, fait monter la tension,
auprès des jeunes de l’UFC.
Togo: Communiqué final de la conférence-débat du FRAC du 22 mai à Paris
Comité de soutien « Jean-Pierre Fabre – FRAC » Conférence –
débat Paris, Concorde Lafayette - samedi, 22 mai 2010 COMMUNIQUE
FINAL
A l’initiative du « Comité de soutien Jean-Pierre
Fabre – FRAC » de la Diaspora togolaise, une Conférence – débat s’est
tenue le samedi 22 mai 2010, à Paris, à l’hôtel Concorde Lafayette, sous
la présidence de Monsieur Eric Amouzougah, Président du Comité de
soutien, en présence de : Monsieur Kofi Yamgnane, Porte-parole du Front
Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), Maître Isabelle
Améganvi, Vice-président de l’Union des Forces de Changement (UFC),
Maître François Boko, Responsable du FRAC en Europe, Monsieur Eric
Dupuy, Responsable de la Communication à l’UFC.
S’inscrivant
dans le cadre de la lutte du peuple togolais à la suite de l’élection
présidentielle du 4 mars 2010, la Conférence a réuni plus de 400
participants résolus à apporter leur soutien au vaste mouvement de
protestation qui se déroule au Togo sous l’égide du FRAC.
De
nombreux orateurs ont pris la parole pour donner un avis motivé sur la
situation qui se développe au Togo depuis l’annonce des résultats
frauduleux de l’élection présidentielle, ainsi que sur le rôle de la
diaspora dans cette étape décisive de la lutte.
La Conférence a
entendu, avec une immense joie et avec une très grande ferveur, le
Président Jean-Pierre Fabre, qui a demandé à la diaspora de rester
toujours mobilisée pour poursuivre la lutte en vue de la restitution de
la victoire. « Nous sommes déterminés » a répété le Président
Jean-Pierre Fabre. Ainsi, après avoir salué et remercié les
honorables invités et les participants à la conférence, le Président du
comité de soutien, Monsieur Eric Amouzougah a rappelé l’investissement
sans précédent de la diaspora togolaise à travers des actions
multiformes d’appui en direction des forces démocratiques. Très apprécié
par les responsables du FRAC, le soutien doit pouvoir se poursuivre
pour permettre au FRAC de continuer son travail de mobilisation et de
revendication.
A propos du monitoring du processus électoral et
des enseignements à tirer, Monsieur Camille Lawson, président de
Synergie – Togo, une association de la société civile, a rappelé qu’en
2009, Synergie–Togo a organisé trois grandes conférences sur la trilogie
: « Mieux voter, Bien compter et Vrai restituer », afin de sensibiliser
les acteurs de la vie politique togolaise aux conditions à réunir pour
parvenir à des élections véritablement démocratiques, justes et
transparentes. Malgré l’engagement formel pris par les principaux
responsables politiques, Synergie–Togo a relevé, avec des preuves
incontestables, que les élections se sont déroulées dans un cadre vicié
tout au long du processus. Dès lors, les forces démocratiques doivent
poursuivre la lutte en apportant leur appui au FRAC.
Après avoir
présenté les différentes péripéties qui ont jalonné l’histoire récente
du FRAC, Monsieur Kofi Yamgnane, Porte-parole du FRAC, a énoncé la
stratégie actuelle en trois axes - la contestation légale, l’offensive
diplomatique et le soutien populaire -, l’objectif étant la récupération
de la victoire de Jean-Pierre Fabre. Le FRAC compte beaucoup sur la
mobilisation continue de la diaspora togolaise à travers l’appui moral
et financier, ainsi que la médiatisation et la vulgarisation des actions
du FRAC.
Concernant la « main tendue » du pouvoir pour la
constitution d’un gouvernement de « large ouverture et de compétence »
qui n’est pas une nouveauté au Togo et dont les multiples expériences
ont conduit aux crises douloureuses que traverse le pays, Maître
Isabelle Améganvi, Vice-président de l’UFC, a donné la ligne de conduite
adoptée par le FRAC. La position du FRAC est une fin de non recevoir.
Pour
sa part, Maître François Boko, Responsable du FRAC pour l’Europe, a
salué la mobilisation et la détermination du peuple togolais dans la
permanence de ses votes en faveur de l’alternance et du changement. Pour
lui, il n’y a pas d’autres alternatives que d’étendre et d’amplifier
sur le terrain la contestation afin de récupérer la victoire de
Jean-Pierre Fabre. L’émergence du FRAC sur la scène politique togolaise
constitue la nouveauté majeure et incontournable pour l’avenir du Togo.
Avec le FRAC, la recomposition du paysage politique a commencé. Monsieur
Eric Dupuy, Responsable de la communication à l’UFC a appelé à une
mobilisation encore plus importante à travers un soutien financier accru
de la Diaspora afin que la lutte engagée par le FRAC connaisse une
issue heureuse. Il insiste également sur le concours de la diaspora en
vue de l’acquisition de matériels informatiques et de sono, ainsi que la
mise sur pied d’une presse et d’une radio du FRAC. Enfin, le FRAC a
besoin de la diaspora pour relayer, au niveau international, les actions
au plan diplomatique et de la communication.
La conférence a
entendu plusieurs autres messages délivrés par des partis et
associations allant tous dans le sens d’un appui accru et permanent de
la Diaspora au FRAC. La Conférence adhéré unanimement à la position du
Frac concernant la non-participation au gouvernement dit de « large
ouverture et de compétence ». Comite de soutien de Jean-Pierre Fabre - FRAC
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SITUATION SOCIO-POLITIQUE TENDUE A LOME
Les femmes en colère devant le domicile de
Gilchrist Olympio, à Lomé
Deux mois après la proclamation définitive des résultats de l’élection
présidentielle du 04 mars, donnant FRAUDE EYADEMON vainqueur,
et deux semaines après la reconduction du premier ministre Gilbert
Houngbo, le Togo n’a toujours pas de gouvernement. Les tractations
continuent notamment entre FRAUDE EYADEMON et Gilchrist Olympio, pour
une entrée au Gouvernement de Large Ouverture (GLO), des partisans du
leader de l’Union des Forces de Changement (UFC).
En crise et divisé en deux camps depuis la substitution de la
candidature de Jean-Pierre Fabre, à celle de Gilchrist Olympio, le parti
est traversé par deux courants. Si d’un côté, Gilchrist Olympio
président du parti négocie l’entrée de certains membres au sein du GLO
annoncé par FRAUDE EYADEMON, de l’autre, le Bureau national du parti
rassemblé autour de Jean-Pierre Fabre ( le candidat) et le 1er
vice-président, Lawson Patrick, ont annoncé clairement leur refus
d’entrée dans ce Gouvernement.
Après un tour auprès du médiateur Blaise Compaoré, le leader de l’UFC a
rencontré ce matin, FRAUDE EYADEMON à Lomé. La rumeur fait état de huit
ministères qui seraient accordés aux partisans de l’ancien opposant
emblématique. Suite à ces rumeurs, le domicile de Gilchrist Olympio à
Lomé, a été assailli par des militantes du parti, aux environs de 16
heures. Devant le portail resté hermétiquement fermé et gardé par des
éléments des forces de l’ordre, les femmes crient leurs désapprobations
vis-à-vis du comportement de M. Olympio.
« Nous ne voulons pas de ce cadeau empoisonné du RPT. S’ils estiment
avoir gagné avec près de 61%, ils n’ont qu’à aller former leur
gouvernement. Nous nous continuerons par revendiquer la victoire de
notre candidat, Jean-Pierre Fabre », explique Jeanne en sueur, un pagne
solidement ceint à la taille. « Nous n’avons pas voté pour Gilchrist et
il ne lui appartient pas de prendre seul, la décision d’entrer ou non au
gouvernement de Faure Gnassingbé ».
Certaines femmes, des revendeuses du grand marché pour la plupart, ont
réussi à s’introduire dans la villa. « Il ne veut rien comprendre », a
lâché l’une d’elle au sortir des chaudes discussions avec Gilchrist
Olympio. « Il parait que son deal avec FRAUDE EYADEMON, date de 2005,
avec comme parrain Obasanjo », avance une autre. « Nous continuerons la
lutte », lance une autre. La centaine de femmes, ont un moment obligé
les forces de l’ordre à bloquer la circulation. Les taximotos, «
Zémidjans », se sont également mêlés à la foule. Vers 18 heures, les
forces de sécurité ont dispersé la foule. M. Olympio a alors fait appel
aux membres du Bureau national de l’UFC, dont Jean-Pierre Fabre et
Patrick Lawson, pour échanger sur la situation. La concertation avait
cours jusqu’à 19heures, au moment où nous quittions, les lieux.
Pendant que les femmes grognaient devant le domicile de Gilchrist
Olympio, devant le Palais de justice également, des parents de détenus
politiques manifestaient leur courroux. Alors qu’ils avaient fait le
déplacement pour assister au procès de leurs parents arrêtés suite aux
affrontements entre forces de l’ordre et des manifestants dispersés lors
d’une séance de prières, ces derniers n’ont pas été amenés de la prison
au Palais. « Mon mari était au lit. Il disait qu’il ne voulait pas de
problème. Mais ils sont rentrés et l’ont amené en caleçon. Ce n’est que
le lendemain que je lui ai apporté une culotte dans les locaux de la
police », raconte une jeune dame enceinte de cinq mois.
« Mon fils est malade, il est devenu méconnaissable. Ses pieds sont
enflés dans sa détention », déplore un vieillard qui dénonce tout comme
une autre dame, la rackette dont ils font l’objet de la part des agents
pénitenciers. « Chaque jour, il faut dépenser 6 à 800 francs Cfa, avant
de pouvoir discuter avec votre enfant », révèle une dame. Comme une
meute d’affamés, tous crient leur détresse et annoncent qu’à cette
allure, ils iront tous rejoindre leurs enfants en prison. Un avocat
contacté nous a expliqué que le procès est renvoyé sine die, aux
derniers moments. La libération de ces personnes est l’une des exigences
du Frac.
Dans l’ensemble, la situation est explosive. Tout incident dégénère en
émeute. Après celui du 08 mai, où la mort d’un taximoto, attribuée aux
policiers qui le poursuivraient, a débouché sur une émeute à
Nyékonakpoé, le dérapage d’un camion qui a échoué dans une station
d’essence, suite une à course-poursuite des policiers, a provoqué une
émeute entre jeunes et forces de l’ordre, à Tokoin-Casanblanca. Cette
tension monte avec les rumeurs sur les tractations visant à débaucher
des membres de l’opposition pour former le Gouvernement Houngbo II, au
lieu d’ouvrir un dialogue sérieux en vue d’un règlement profond et
durable de la crise, née de l’élection présidentielle 2010.
Le pouvoir use des méthodes qu’on croyait révolu. Des médias proches du
pouvoir ont récemment repris une conférence de presse donnnée par un
membre de OBUTS, fustigeant le comportement de Agbéyomé Kodjo. Selon M.
Vidada Gaston, les membres de l’instance directive du parti se sont
largement prononcés pour une entrée au Gouvernement, contrairement à la
thèse soutenue par le président du Parti. Une allégation que dément
l’ancien Premier ministre brandissant le procès-verbal d’une réunion
tenue à ce sujet. Mais dans la journée, la vice-présidente, Mme Codjie,
somme Agbéyomé Kodjo, de revoir sa position sinon, elle démissionne du
parti. Quatre autres démissions sont annoncées au sein du directoire de
OBUTS.
Ces intouchables (Tang) de la Fonction Publique Togolaise!
Ils sont les intouchables de la Fonction Publique togolaise. Ils ne
rendent compte à personne et n’ont cure des punitions administratives.
Eux, ce sont des fonctionnaires à part entière. Des individus bien nés
qui font ce qu’ils veulent et quand ils désirent. Ces fonctionnaires se
moquent de tout et sont arrogants, ils se comportent comme si Jupiter
était leur création.
Lorsque leur chef hiérarchique les affecte à un poste donné, ils font
la sourde oreille, ou refusent tout simplement de le rejoindre. Il leur
arrive même de demeurer au poste où eux ils sont. Ce genre de
fonctionnaires donne souvent du fil à retordre aux chefs de service. Ce
sont des individus qui comptent sur leurs relations pour faire plier
leur chef. Il y en a qui prennent le vilain plaisir de venir au service
quand ils veulent et comme ils veulent parce que, assurés d’une «
couverture solide ». Généralement, il s’agit d’agents qui ne savent pas
en réalité ce pour quoi ils ont été recrutés. Pour eux, être
fonctionnaire se résume à attendre seulement les fins de mois pour
percevoir son salaire. Drôle de fonctionnaires qui ponctionnent le
budget de l’Etat pour des rendements largement en deçà des attentes. Au
Togo, personne ne dirige. Le roi n’est t-il pas lui même effacé, coincé
dans ses propres bureaux ?
Dans cette catégorie d’agents, l’on dénombre des femmes de hauts
gradés de l’armée. L’exemple le plus criard est l’histoire de la femme
du général Ayeva qui a envoyé deux gardes corps de la maison pour une
banale histoire de quelques grains de riz. Des proches parents et
cousins de ministres et DG de sociétés sont au Togo des ministres et des
DG eux- aussi. A défaut d’une justice pour les faibles on a construit
une justice pour les Faure. Le guignol procureur Robert Bakaï ne se bat
t-il pas bec et ongle pour qu’on lève l’immunité parlementaire de
Patrick Lawson pour que le député tombe dans ses escarcelles pour qu’il
lui fasse une belle fête de barbarie ? Dire ainsi que l’Etat débloque à
chaque fin de mois des milliards pour des individus dont le rendement
laisse à désirer. Quel gâchis ! Dans son programme de réforme de
l’administration publique, le gouvernement doit veiller si il peut
encore veiller à ce que ce genre de comportements s’estompe. Quand on
n’est pas légitime soi même comment peut t-on booster son peuple au
travail ? En principe, aucun fonctionnaire n’est au dessus des textes de
la République. Celui qui veut se comporter comme il l’entend n’a
simplement qu’à créer sa propre société pour y régner en maître.
Au CAR, faute d’aller au gouvernement, Agoyibor Yaovi a envoyé son
colistier Me Dodji Apevon aller dire à Gilbert Houngbo te tenir un peu
compte du découpage ethnique au Togo. Rien ne peut tolérer cette manière
d’un autre âge de bâtir son pays. Il n’y a plus de place dans la
Fonction Publique au Togo de Faure quand on n’est pas paré du chapeau et
d’une chemise sur laquelle un gros épis de maïs surplombe. On ne badine
pas avec le bien commun dans les dires des autorités au Togo. Mais dans
les actes le Togo appartient à un homme et à son clan. Allez y
comprendre !
Kofi Yamgnane : « J’appelle les soldats togolais à rejoindre le
mouvement qu’ils ont initié eux aussi dans les camps... »
« J’appelle les soldats togolais à rejoindre le
mouvement qu’ils ont initié eux aussi dans les camps. Soldats togolais,
le peuple a besoin de votre soutien clair et public. N’ayez plus peur de
vous montrer, ce combat est aussi le vôtre »
Monsieur Kofi
Yamgnane, après un long temps passé au Togo pour la campagne électorale
et la mobilisation pour la restitution de la victoire du FRAC, vous
avez, contre toute attente, décidé de rentrer en Europe. Est-ce donc la
fin de votre engagement pour le changement démocratique au Togo ?
Kofi Yamgnane : Ce n’est une surprise pour personne au
Togo de me savoir parti en Europe. C’est d’autant moins surprenant que
je l’ai annoncé moi-même aux Loméens présents à la marche du samedi 8
mai à laquelle j’ai pris part avant de m’envoler le soir pour Paris. Je
l’ai fait pour couper court à toutes les manipulations, intoxications et
désinformations dont le Rpt est le champion toutes catégories.
Je veux vous rappeler, ainsi qu’à tous vos lecteurs, que
nos déplacements à l’étranger ont été programmés dès le 6 mars, jour
du vol officiel du scrutin par le Rpt. Dès ce jour, notre stratégie a
pris en compte trois axes de travail pour récupérer notre victoire : les
vérifications et contestations juridiques, l’offensive diplomatique et
l’appel au peuple souverain pour les marches, veillées et autres... Dans
le cadre de l’offensive diplomatique, Jean-Pierre Fabre et moi-même
avons déjà entrepris des démarches à l’extérieur de notre pays afin
d’expliquer à nos interlocuteurs ce qui se passe réellement au Togo. Mon
présent déplacement en Europe se situe dans le même cadre.
Je ne suis donc pas « rentré en Europe » car le combat
pour la démocratie au Togo est plus que jamais à l’ordre du jour et j’ai
le devoir d’y apporter ma contribution, même modeste. Je suis seulement
de passage...
A quelle condition
peut-on voir le FRAC, Sursaut-Togo ou Kofi Yamgnane dans le prochain
gouvernement d’union nationale dirigé par Gilbert Fossoun Houngbo ?
Kofi Yamgnane :L’entrée du Frac dans ce gouvernement
n’est pas d’actualité. La politique, c’est finalement quelque chose de
simple : c’est celui qui a la confiance du peuple qui gouverne. Le Rpt
dit avoir gagné : c’est donc à lui de gouverner ! Logique ! Seulement
voilà : le peuple togolais sait que le Rpt n’a pas gagné les élections
et le Rpt lui-même le sait. Il a triché tellement que ça s’apparente à
un vol pur et simple. Dans ces conditions, comment peut-il gouverner
tout seul pendant 5 longues années ? A cette question, seul le Rpt peut
répondre et il a répondu en nommant sans concertation le Premier
Ministre. Dès lors, que voulez-vous que le Frac, Sursaut Togo ou
moi-même allions faire dans cette galère ? Nous serions à la merci du
Rpt, incapables de mettre en œuvre notre projet de société, incapables
d’apporter la moindre amélioration à la vie quotidienne de nos
concitoyens : ce n’est pas franchement pour ça que je suis revenu au
pays !
Ceci étant, je peux comprendre ceux qui sont tentés d’aller servir de
béquille à un régime honni par tout un peuple : ils prennent leurs
responsabilités.
Après près de 4
mois de collaboration avec les partis et leaders frères du FRAC, que
pensez-vous de la stratégie de conquête du pouvoir utilisée par
l’opposition togolaise ? Qu’auriez-vous fait de différent si votre
propre candidature n’avait pas été rejetée ?
Kofi Yamgnane : Je crois très honnêtement que notre
stratégie est la mieux appropriée à la situation : offensive juridique,
offensive diplomatique et appui réel et déterminé du peuple. C’est la
stratégie gagnante dans le cas d’espèce.
Dans le cas où ma candidature aurait été retenue, je
pense que la situation aurait été complètement différente. D’abord, je
suis originaire du Nord du pays : la campagne du Rpt dans le Nord aurait
été très sérieusement perturbée et son candidat n’aurait jamais pu
faire le score qu’il se donne au Nord aujourd’hui.
Ensuite, le Rpt n’aurait jamais osé tricher comme il l’a
fait contre Jean-Pierre Fabre. En clair, c’est moi qui aurais
explicitement gagné les élections : le Rpt l’a compris et c’est pour
cela, contrairement à tout ce qu’il dit aujourd’hui, qu’il fallait
absolument m’éliminer. Les raisons invoquées par Bodjona déguisé en
porte flingue sont d’un ridicule fini aux yeux du monde entier, mais le
monde entier sait qu’au Togo, le ridicule ne tue pas...en matière
politique.
Comment
expliquez-vous la position actuelle de la France qui continue à soutenir
le RPT malgré la présence d’un ancien ministre français au sein du
FRAC ? N’est ce pas là une trahison après le long service que vous avez
rendu à ce pays ?
Kofi Yamgnane : Ce n’est pas vrai de dire que la France
soutient le Rpt ! La France a une crainte car chat échaudé craint l’eau
froide ! En voulant à tout prix continuer à mettre la main dans les
affaires de ses futures ex colonies, la France s’est mise dans une
situation qui la dépasse : depuis Léon M’ba remis prestement en selle
par de Gaulle, jusqu’au sauvetage in extremis de Déby par Sarkozy en
passant par le 13 janvier 1963 au Togo, le parachutage sur Kolwézi par
Giscard...En fait, en menant un raisonnement extrêmement simpliste, la
France pense qu’il vaut mieux un dictateur comme F. Gnassingbé que la
guerre civile : erreur grossière, car de dictateur en dictateur et de
massacres en massacres, la putative guerre civile pourrait se
transformer en génocide...et la France aurait tout à y perdre.
En ce qui me concerne, je n’attends aucune
reconnaissance particulière : j’ai fait simplement mon devoir de citoyen
français. Ce que j’ai fait en France 30 ans durant, je l’ai fait pour
mes concitoyens qui m’ont fait confiance en faisant de moi un édile de
la République.
Parlons de moyens
financiers, est-ce vrai que le FRAC et ses leaders sont financièrement
ruinés et endettés comme l’affirment les medias proches du RPT ?
Kofi Yamgnane : J’ai effectivement découvert ça dans un
« journal » du Rpt. Ce qui m’étonne le plus chez mes frères togolais, y
compris ceux des média, c’est cette crédulité qui les habite : depuis 43
ans, le Rpt vous ment chaque jour que Dieu fait. Comment croire qu’on
peut ainsi mentir à tout un peuple pendant si longtemps ?
En tous cas, moi je n’ai pas entendu parler de « ruine financière »
concernant qui que ce soit au sein du Frac !
Au vu de l’espoir
que suscite aujourd’hui le FRAC au sein de la population togolaise et
les prises de position à contre courant de Gilchrist Olympio, peut-on
s’attendre à ce que le FRAC se transforme en un parti politique sur les
cendres de l’UFC ?
Kofi Yamgnane : D’abord, l’Ufc n’est pas en cendres,
même si l’on peut déplorer un incendie dans une pièce de la maison !
J’ai confiance dans les dirigeants et les militants que j’ai croisés et
avec qui j’ai travaillé des mois durant, pour savoir leur capacité et
leur volonté d’étouffer cet incendie dans l’œuf.
D’autre part, je n’ai jamais compris l’attitude de
M. Olympio durant cet épisode : il paraît qu’il en veut à Jean Pierre
d’avoir « usurpé » sa place, mais si Jean Pierre n’avait pas été
candidat, l’Ufc n’en aurait présenté aucun : M. Olympio es-il si égoïste
au point de sacrifier 20 ans de lutte à son ego ? En tous cas, ses
déclarations n’engagent que lui...
Quant à la transformation du Frac en un parti politique,
très franchement je n’y avais pas pensé, personnellement. J’en veux
pour preuve mon souhait publiquement exprimé de transformer SURSAUT TOGO
Association en Parti politique. Mais je dois avouer que j’ai reçu des
milliers de messages allant en ce sens. Naturellement si telle est la
volonté du peuple togolais, je suis prêt à cette expérience : en tous
cas, notre pays a besoin d’un parti politique d’opposition unifié et
fort et en cela le Frac a montré un exemple éloquent. Grâce à son action
et à sa capacité de mobilisation, je crois que la politique au Togo ne
sera plus jamais la même.
Si la lutte
politique actuelle venait à échouer, quel sera l’avenir politique de
Kofi Yamgnane ? Pensez-vous pouvoir passer outre en 2015 les critères
qui vous ont écarté en 2010 ?
Kofi Yamgnane : La lutte politique est un combat
d’endurance : on peut se battre plusieurs mandats avant d’arriver aux
résultats espérés. Quand on se bat pour un peuple, l’avenir personnel
doit être relégué loin derrière.
Je serai là à toutes les échéances : les locales, les
sénatoriales, les législatives et s’il plaît à Dieu, les présidentielles
de 2015. D’ici là, les critères qui m’ont éliminé en 2010 auront été
maîtrisés, en attendant que le Rpt en invente des nouveaux, mais il lui
faudra beaucoup plus d’intelligence !
Le mois passé, à
l’issue d’une marche de protestation à New York, les organisateurs
avaient annoncé que Mr. Samuel Kowouto avait été désigné comme
Représentant du FRAC aux Etats-Unis. Quelques jours plus tard, c’est le
MO5 qui annonçait que Maitre François Boko avait été désigné pour jouer
le même rôle en Europe. Est-ce une démarche personnelle de Jean-Pierre
Fabre ? Sinon pourquoi le FRAC n’a-t-il jamais rendu ces désignations
officielles ?
Kofi Yamgnane : Ces désignations sont tout à fait
officielles. Elles ont été prises par la Conférence des Présidents, à
Lomé. Nous avons procédé à trois nominations : Samuel Kowouto aux
Etats-Unis, Koffi Nadjombé au Canada et François Boko en Europe et je
suis étonné d’apprendre que c’est MO5 qui l’aurait annoncé ! Tous les
trois ont reçu une demande du Frac qui les a ensuite nommés
« Représentant officiel et Ambassadeur Plénipotentiaire du Frac »
Kofi Yamgnane : J’appelle le peuple togolais à accentuer
la pression sur le pouvoir Rpt, car depuis que les Togolais manifestent
contre les fraudes électorales, c’est la première fois que la
contestation dure aussi longtemps dans la paix et la sérénité, du moins
du côté du peuple. Il faut donc continuer et étendre le mouvement à
l’ensemble du pays.
Votre mot de fin
J’appelle les soldats togolais à rejoindre le mouvement
qu’ils ont initié eux aussi dans les camps. Soldats togolais, le peuple a
besoin de votre soutien clair et public. N’ayez plus peur de vous
montrer, ce combat est aussi le vôtre. Refusez d’obéir aux ordres
illégaux. Refusez de commettre des crimes car un jour, ceux qui vous les
commandent aujourd’hui vous laisseront seuls devant les juridictions
internationales : prenez l’exemple sur la Guinée. Là-bas, ce sont les
lampistes qui vont payer : les donneurs d’ordre sont tous à l’abri.
UFC: GILCHRISTANG OLYMPIOMANDJA PRESIDE UNE REUNION DU BUREAU NATIONAL UFC
GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA ira-t-il jusqu’au bout de sa logique de participer au gouvernement
Houngbon II, nonobstant l’avis du bureau national majoritairement
contre ? Tant au niveau des parties composantes du FRAC et d’OBUTS, et
même du CAR, on ne cache plus que la manœuvre un peu cavalière du
président national de l’UFC risque de plomber les efforts déployés par
le FRAC depuis des semaines sur le terrain.
L’inquiétude est
d’autant plus grande que GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA préside depuis ce matin une
réunion du Bureau national de son parti, après avoir fait un tour
pendant le week-end à Ouaga, histoire de sonder le cœur de Blaise
Compaoré.
Au FRAC
l’incompréhension de la stratégie d’GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJAest totale et plusieurs
leaders sont atterrés à l’idée que GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA envoie ses
lieutenants au gouvernement. Au FRAC, l’équation est simple : en
réalité, personne ne rejette d’un revers de la main la question d’une
participation au gouvernement, ce qui importe c’est de ne pas y aller en
rangs dispersés. Or GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA ne veut pas attendre parler du
FRAC ni des autres partis et reste confiné dans sa logique de scène
politique bipartite divisée entre UFC et RPT, les autres partis étant
considérés comme des nouilles. Il l’a réitéré à plusieurs reprises en
demandant au quatuor Jean-Pierre Fabre-Patrick Lawson-Eric
Dupuis-Isabelle Ameganvi, ce que le FRAC apporte à l’UFC.
Sa stratégie est
considérée comme mortifère. Non seulement, il a l’intention de mettre de
l’ordre «physiquement» à l’UFC en éjectant du bureau ou en
affaiblissant son «neveu de secrétaire général» de Jean-Pierre Fabre et
si possible Eric Dupuis, mais aussi en mettant fin au l’alliance de son
parti avec le Front. Il veut aller au gouvernement tout seul, à ses
risques et périls, le RPT ayant déjà rejeté en bloc toutes les
conditions qu’il avait posées.
Or toute la stratégie du
FRAC est basée sur le postulat que Jean-Pierre Fabre est le candidat
élu lors du dernier scrutin présidentiel ; l’affaiblir politiquement au
sein de son parti ou l’en radier, n’entraînerait-il pas la ruine de tous
les efforts déployés jusqu’à présent ?
La crise interne qui
secoue l’UFC est tellement grave qu’elle pourrait créer un tsunami
politique pour l’opposition. L’entourage de GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJA, notamment
ses conseillers qui sont au front dans les négociations ne voient pas
la gravité de la situation, préoccupée par la seule question de la
succession du président national. Apparemment, on aurait voulu que la
succession se règle de façon naturelle à la mort du fils de Sylvanus
comme au RPT. La tentative de putsch électoral prêté à Jean-Pierre Fabre
constitue un précédent dangereux : il a mis ses doigts dans la gueule
de ses adversaires qui vont le broyer sans pitié.
L’opposition togolaise
est dans une phase critique. En 2005, elle a accepté l’inacceptable en
laissant FRAUDE EYADEMON succéder à son père après l’hécatombe de 500 à
1000 personnes. Et GILCHRISTANG
OLYMPIOMANDJAest le principal responsable de
cette démission. Il faut croire qu’en 2010, il veut récidiver en ruinant
totalement l’opposition, créant ainsi un grand boulevard pour le parti
RPT.
Le président
Amadou Toumani Touré était le mardi dernier à Lomé pour une visite
d’amitié et de travail, selon le communiqué officiel.
Accueilli à
l'aéroport international de Lomé Tokoin aux environs de 11h 15 GMT par
Faure Gnassingbé, le président malien a eu droit à un cérémonial
d’accueil « typiquement togolais » avant un entretien en tête à tête au
nouveau palais de la présidence sur les questions touchant leurs pays et
la sous-région.
Selon le
communiqué rendu public à l’issue de leur entretien, les deux chefs
d’Etat ont, au cours de cette visite, procédé à un large échange de vues
sur les questions d’intérêts communs touchant la coopération bilatérale
et à la situation dans la sous-région.
Sur la question
de la coopération bilatérale, les deux chefs d’Etat se sont félicités de
la qualité des liens d’amitié et de solidarité qui unissent leurs deux
pays et leurs peuples.
Concernant la
sous-région, Faure Gnassingbé et Amadou Toumani Touré ont réaffirmé leur
foi en l’intégration économique de la sous-région et ont convenu
d’œuvrer davantage à préserver la paix, la sécurité et la stabilité en
Afrique de l’Ouest, convaincus que sans elles, aucune politique
communautaire ne pourra être couronnée de succès.
Mais au-delà des
questions bilatérales et sous-régionales, la visite au Togo du président
malien vise à réparer son absence lors de l’investiture du présent
togolais le 03 mai dernier, puisqu’il était annoncé pour prendre part à
cette cérémonie. Il a même tenu à le préciser à la presse :
« J’avais été invité
depuis plusieurs mois par les autorités chinoises à participer à
l’exposition de Shanghaï. Comme la cérémonie coïncidait avec cet
événement, je n’ai pas pu faire le déplacement pour y assister. Je suis
venu aujourd’hui pour renouveler de vive voix mes félicitations à mon
jeune frère pour son investiture à la magistrature suprême du Togo »
a dit le président malien.
Il s’est
également prononcé sur la vague de protestations qui a suivi la
réélection de Faure Gnassingbé par des conseils qu’il a prodigués aux
acteurs politiques togolais.
« Nous
souhaitons qu’après les élections, malgré les difficultés rencontrées,
que tous les acteurs se retrouvent et se donnent la main pour faire
avancer le pays. L’essentiel étant le développement harmonieux du Togo »
a souligné ATT.
Quand le messianisme emblèmatique sabote la victoire populaire.
En effet le feuilleton politique togolais façon série américaine
"Dallas" depuis plus de 20 ans, n’arrête pas d’enfoncer et laminer les
principaux protagonnistes dans des positions de plus en plus intenables
moralement, politiquement et frise mêmele "ridicule assassin". Nous
pensons tout d’abord au plus médiatisé des opposants : Gylchrist
Olympio, le fils du père.
Le sentimentalisme et la nostalgie des Togolais ont
permis, à cet homme qui s’est drapé dans une toge bien trop grande et
trop lourde à la fois, celui de son Père Sylvanus, à lui pardonner ses
multiples bévues, approximations, manques de visions politiques,
stratégiques, historiques et trahison même ! Comme le "pacte scellé" à
Abudja en serrant la main de faure gnassingbé en présence d’obassandjo
pendant que le sang du Peuple Souverain coulait à Lomé et dans les
autres villes du Togo.
Tous ces actes malfaisants ont amené à ce fameux
"lynchage" lors du meeting du FRAC à la plage de Lomé alors que GO
escorté par des policiers arrivait en retard à ce rendez-vous de la
dernière chance avec Le PEUPLE. Suite à cet énième rendez-vous manqué il
s’affublait lui-même du sobriquet :"l’homme des occasions manquées" !
Si l’on fait le récapitulatif des derniers actes posés
de GO comme :
l’incident/accident New-Yorkais au domicile de son gendre loko donou,
gestionnaire du patrimoine des 2 familles "royales" du Togo : Olympio et
gnassingbé, pas de plan B, manque de support à la candidature de
Jean-Pierre Fabre, hostilité au FRAC,
protection aveugle de ses lieutenants fourvoyés avec l’ennemi, réception
à son domicile de la délégation de la dictature, sortie médiatique
intempestive et à contre courant de la volonté
populaire.
Jusqu’à ce jour où l’on rapporte aux oreilles de la
population que GO et ses conseillers personnels négocient une entrée au
gouvernement illégitime contre la volonté du Peuple ainsi que du bureau
politique de l’UFC et du candidat élu JPF !
Une nouvelle fois le fils du Premier Président élu
librement après l’Indépendance, s’arroge le droit de poser un acte qui
va à l’encontre de l’aspiration légitime du Peuple qui chaque semaine
telle une "marée" lamine les "côtes rpiteuses" dans des marches
pacifiques mais irréductibles dans son objectif, celui de "crever
l’abcès purulent gnass" mais aussi à l’encontre de l’Histoire où les
épopées finissent en lettre d’or dans les ouvrages retraçant cette
aventure humaine où en un même lieu géographique et temporel s’unissent
les hommes pour ce même dessein qu’est l’idéal patriotique !
Nul n’est au-dessus du Peuple Souverain !
Ces annonces de "collaboration"
sont de plus en plus précises et audibles depuis la cérémonie bâclée de
"l’invest-déconfiture" du "petit malin-assassin" qui à même oublié de
revêtir l’écharpe de "Prési" !
En 50 ans de joug, ils ont réussi à tout salir sauf "l’Esprit
d’Ablodé" !
"Ablodé" n’est pas la propriété de quelques uns, elle
appartient au Peuple Eternel, à celui qui a entamé "la marche de
d’Ablodé 2010" !
"Les recettes désuettes et les plats réchauffés" à la sauce GO et sa
suite font qu’aujourd’hui, l’heure n’est plus aux négociations en
catimini sur "le dos" du Peuple, au nez et à la barbe du Front populaire
FRAC et de son leader JPF.
Il fallait bien que se lève parmis nous quelqu’un pour
dire à
GO : "Arrête de courir après tes actes manqués qui ne reviendront
plus !
Aujourd’hui moins qu’hier, tu n’as pas les leviers qui
puissent dicter les conditions populaires ! Le Peuple et le FRAC ne
veulent pas que tu enterres l’ESPERANCE dans un énième GUN/GLO !"
Pour conclure pour le moment, il reste encore cette
hypothèse, celle de ce vieil homme usé par l’âge, par les années
interminables de lutte et les séquelles de l’attentat qui engendrerait
le basculement définitif dans la "haine aveugle" de "l’égo caillassé"
lors du meeting mémorable à la plage de Lomé où tel un vulgaire nicolas
lawson du prr, le Peuple trahi chassa avec une telle rage l’ancienne
"icône héréditaire".
GO allait cette fois-ci faire payer à ce Peuple ingrat à
ses yeux qui le voue à présent aux gémonies le fait de l’avoir
dépossédé du premier rôle ennivrant de "premier et vrai opposant" au
régime despotique famillial.
Avez-vous remarqué qu’aujourd’hui en 2010, ce sont les
Agbéyomé Kodjo, les Dahuku Péré, les Abi Tchessa, les Agboyibor qui
déclinent l’offre de collaboration avec ce régime "crypto-fachiste" !
Alors que les opposants héritiers directs de la lutte de
l’Ablodé que sont les "AGO" négocient leur entrée dans ce gouvernement
illégitime et donc prêt à remettre de manière symbolique à f.
gnassingbé, l’écharpe présidentielle celle galvaudée le jour de
l’investiture.
Nous pouvons alors comprendre que certains individus
opportunistes pourraient faire de même en prétextant d’aider le Peuple à
sortir de l’intolérable misère en collaborant avec la dictature et que
d’autant plus que GO "l’emblématique opposant"
collabore avec celui-ci !
Comme le disent certains :" Il est normal qu’après tant
d’années de luttes nous aussi nous allions à "la mangeoire" aider le
Peuple dans la souffrance !!!
Qu’en pensent les aspirants collabos, les elvis ajavon,
les eric amerding, les rodrigue kpobli et autres...
Mathieu CICHOCKI
Peuples-Observateurs 2010
[5/8/2010] Le FRAC marche ce matin à Lomé et
demain à Sokodé et Bassar
Le Front républicain
pour l’alternance et le changement (FRAC) est dans la rue depuis 9
heures. Malgré l’investiture de Faure Gnassingbé le 3 mai dernier, le
FRAC continue la contestation et attend la répandre à tout l’intérieur
du pays.
Si la contestation pacifique est éclatante à Lomé, son organisation à
l’intérieur du pays se heurte à l’interdiction du pouvoir. Les
manifestations sont soit dispersées soit étouffées dans l’œuf, comme
dimanche dernier à Sokodé où le pouvoir a déployé un impressionnant
détachement de bérets rouges qui ont assigné à résidence forcée toute la
population de cette ville, chassant les femmes du marché.
L’interdiction
du pouvoir est incompréhensible. Selon les résultats de la CENI, FRAUDE EYADEMON aurait gagné partout à l’intérieur sauf à Lomé. Comment se
fait-il que le régime a si peur que des gens qui lui ont massivement
donné leurs suffrages se révoltent contre son pouvoir, un mois après la
présidentielle ?
Le FRAC organise également des marches demain
dimanche à Sokodé et Bassar, deux bastions de l’opposition dans les
régions centrales et Kara.
Brouille diplomatique en vue entre le Togo et l’ONU : un diplomate
togolais pris en flagrant délit d’espionnage risque la déportation ou la
prison à vie
On a beau être malin, intelligent et rusée, on peut
avoir réussi des coups de maitre tout le long de sa carrière
diplomatique, mais un jour un coup de trop suffira pour déborder le
vase. C’est la triste leçon que vient d’apprendre, au prix de sa
carrière, l’Attaché de l’Ambassade du Togo à l’ONU, S.E. Norbert
Komlanvi Guidiglo. Le 23 Avril 2010 passé, les Togolais des Etats Unis
avaient organisé une marche de protestation devant le siège de l’ONU à
New York pour dénoncer les résultats de la présidentielle togolaise et
soutenir Jean-Pierre Fabre. Comme d’accoutumé, le Diplomate-espion
Togolais à l’ONU, Norbert Guidiglo, s’était pointé derrière la clôture
du bâtiment des Nations Unis avec son badge de l’ONU au cou pour
photographier les manifestants, les identifier et certainement envoyer
leurs noms au Togo pour des représailles ciblées.
Il n’est nouveau pour personne au sein de la diaspora
togolaise que le RPT possède un réseau d’espions aux Etats Unis dont la
ramification de Washington, DC est dirigée par mon ami et ancien
confrère de la TVT Innocent Pato et celle de New York par un certain
Norbert Komlanvi Guidiglo. La grosse bévue de Monsieur Guidiglo dans la
soirée du 23 Avril, c’est de s’être malhabilement pointé derrière la
clôture du siège des Nations Unis pour exécuter son forfait et de ne
s’être pas souvenu de retirer son badge de l’ONU car ignorant qu’il se
trouvait devant une camera de surveillance récemment installée par la
police de New York pour renforcer la sécurité autour du siège des
Nations Unis. Malheur pour lui, la camera prend des photos claires de
lui en train de filmer la manifestation des opposants à l’aide d’une
camera d’espionnage de type MVX qui permet d’obtenir la photo détaillée
d’une personne à des dizaines de kilomètres.
Le détective du NYPD qui assurait la sécurité de la
marche des opposants togolais aurait remis les photos en question aux
organisateurs de la marche pour s’assurer que le photographe caché avait
reçu le consentement des organisateurs pour filmer les manifestants.
CMAF-Togo a donc pu s’acquérir de ces photos par ce biais pour déposer
une plainte auprès des Nations Unis le Lundi 26 Avril 2010 pour
tentative d’intimidation, complicité de groupement de malfaiteurs et
espionnage. Dans la lettre au Tribunal Administratif des Nations Unies
rendue publique cette semaine, CMAF-Togo a demandé une enquête
indépendante pour déterminer l’utilisation finale des photos prises par
Norbert Guidiglo et rassurer les participants présents à la
manifestation qui s’inquiètent de représailles du régime togolais contre
leurs familles à Lomé.
Selon Issifou Moussa, un des responsables de CMAF-Togo
que nous avons contacté à ce propos, il s’agit d’une affaire judiciaire
et CMAF-Togo s’abstiens de tout commentaire. Nous avons appris du Bureau
de l’Ombudsman de l’ONU qu’une enquête est en cours et que si les faits
reprochés au Sieur Norbert s’avéraient vrais, il serait sous le coup de
sanctions disciplinaires voire de déportation. Selon un fonctionnaire
des Nations Unis ayant acquis l’anonymat, une enquête préliminaire des
services informatiques de l’ONU a révélé que les photos ont été envoyées
par e-mail le lendemain à une personnalité togolaise de haut niveau
résidant à Lomé dont le nom est souvent cité dans les rapports sur les
abus des droits de l’homme au Togo.
Un malheur ne venant jamais seul, Amnesty International
s’intéresse depuis la semaine passée à ce dossier très grave. CMAF-Togo
et Amnesty International ont déposé une plainte conjointe devant le
Tribunal de New York qui a aussi ouvert une enquête. «
S’il prendre des photos ordinaires dans un lieu publique n’est pas
illégal dans l’Etat de New York, l’utilisation de cameras d’espionnage
pour le compte d’un gouvernement étranger est un délit grave qui est
passible de prison à vie » nous a confié un ami juriste à
Washington. Nous avons demandé à un avocat travaillant sur le dossier
pour le compte de CMAF et Amnesty si l’immunité diplomatique de Norbert
Guidiglo ne va pas rendre la plainte irrecevable. Ce dernier nous a dit
que sur la base des preuves fournies, le tribunal va certainement se
prononcer en faveur de la gravité du délit et lever l’immunité du
diplomate pour le faire juger. Il dit avoir aussi demandé au tribunal
un mandat d’arrêt pour éviter que l’accusé ne s’envole dans la nature
avant son jugement. L’espionnage aux Etats Unis est passible de la
prison à vie. Il est donc évident que Norbert Guidiglo risque très gros
dans cette affaire diplomatico-judicaire qui fera couler beaucoup
d’encre dans les jours qui viennent.
Quelques semaines seulement après sa prestation de
sermon à l’issu d’un scrutin hautement contesté, c’est un nuage noir qui
se forme dans les relations entre FRAUDE EYADEMON et l’ONU. Le régime
togolais qui est en train de rassembler amèrement ses miettes de
soutiens diplomatiques dans le monde, va-il se risquer de saper son
honneur en venant au secours de son homme de main à New York ? Au
minimum, le régime devrait l’aider à se procurer des services d’un
avocat compétent pour se défendre et échapper à la prison à vie.
Mais, des analystes avertis prédisent que le RPT va
plutôt sacrifier Norbert et se désolidariser de son acte pour démontrer
son attachement aux droits de l’homme. Le poste de membre non-permanent
de l’ONU a été trop chèrement acquis pour être risqué à cause de
l’imprudence personnelle du quidam Norbert Guidiglo qui a simplement mal
exécuté la mission qui lui a été confiée. D’ailleurs, que change la
perte d’un seul homme de main à régime qui possède une ressource humaine
et des moyens financiers interminables. Ce n’est pas les candidats qui
manquent. Il y a beaucoup d’autres candidats tout aussi zélés qui
attendent à Lomé leur chance de venir au pays de l’Oncle Sam pour
accomplir les mêmes missions. Aujourd’hui seul et abandonné par ses
comploteurs au gré du FBI, d’Amnesty et de la cour de l’ONU, S.E.
Norbert Guidiglo se souviendra amèrement toute sa vie du prix récolté
pour son interminable zèle au service d’une dynastie qui est prête à
tout pour se garder au pouvoir. Il servira de cobaye à ceux qui, comme
lui, s’obstinent jours et nuits à espionner les opposants aux Etats
Unis.
Enquête Réalisée par Joël Yawovi Agbekponou
Ancien Reporter de Togo Presse refugié aux Etats Unis
Journaliste Indépendant,
Correspondant du Journal « Le Palmier Africain »
Washington, DC
joel.agbekpenou@gmail.com
HEURTS ENTRE POLICE ET MANIFESTANTS CE MATIN A NYEKONAKPOE
L’incident qui a conduit
à des heurts entre forces de l’ordre et jeunes du quartier de
Nyekonakpoè ce matin, a en a réalité commencé entre 5 heures et 6
heures. Deux policiers ou deux militaires à moto ont sommé un taxi-moto
transportant une jeune femme de s’arrêter.
Les deux agents ou les
deux militaires voulaient l’arrêter pour conduite d’un engin à deux
roues portant une vieille plaque d’immatriculation. Les vieilles
plaques sont interdites depuis deux ans et remplacées par de nouvelles.
Le taxi-moto refuse d’obtempérer. Les deux agents le prennent en
chasse et arrivés au niveau du restaurant Okavango, près de l’Hôtel
Ahodikpè, l’un des agents pousse le taxi-moto du pied.
Le taxi-moto fait une
roulade et tombe sur le trottoir, rentrant dans un panneau. Il a le
visage fracassé et meurt sur le coup. La dame est également rentrée dans
le panneau et a dû avoir une blessure au niveau du cou. Elle meurt sur
le chemin de l’hôpital. L’accident survenait entre 4 et 5 heures du
matin et a révolté les témoins qui ont assisté à la scène.
Peu après, une ambulance
du Samu arrive pour prendre le corps. Les témoins qui ont alerté les
autres taxi-motos refusent que les agents du Samu prennent le corps. Ils
ont fait appel aux chaînes de télévision TV7 et RTDS pour qu’ils
viennent prendre filmer le cadavre avant que les policiers ne
l’enlèvent, de peur que les policiers ne fassent disparaître le corps ou
que les médias publics produisent un reportage sur un banal accident de
la route.
Les policiers appellent
les gendarmes, qui arrivés sur les lieux, ont commencé par lancer des
gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes du quartier. Les jeunes ont
répondu avec des jets de pierre. « Les gendarmes lançaient des gaz
partout, ils en ont même jeté au sein de l’Eglise évangélique de
Nyekonakpoè où on assistait à la veillée d’un international de
basket-ball décédé il y a quelques jours », a dit un témoin de
l’incident. Les heurts furent extrêmement violents, en témoigent les
blocs de pierre laissés sur la voie. C’est après le reportage des deux
chaînes de télé privées que les jeunes ont laissé finalement les
policiers prendre le corps du taxi-moto. Selon des témoins, la
gendarmerie a entrepris à la saisie de plusieurs motos.
L’UE a Reparlé : Ce sera encore un"
gouvernement de dialogue " pour cinq ans
Autant dénommé le prochain machin du duo FRAUDE-HOUNGBON: «
gouvernement de dialogue » à défaut de « gouvernement de large ouverture
». Au Togo les termes ne manquent pas et à chaque cinq ans un terme en
vient à cacher un autre.
Devant Gilbertang Houngbon et Gilbertang Bawarran , Fraud Patrick Spirlet, le chef
de la délégation de la Commission européenne à Lomé peut fulminer. «
L’UE poursuivra son appui au Togo et l’accompagnera dans la nécessaire
étape de réconciliation et de reprise d’un dialogue basé sur la
confiance entre les différents acteurs de la scène politique", Que
veut-il insinuer ? Que cache cette phrase du blanc ? Étaient aussi
présent à la réunion ces partis qui ne représentent que leur ombre. A
leur actif ces partis ont des scores de 0 à 0,90%. Un instituteur à Lomé
ironise au Lynx : « Le score de tous ces partis représente le nombre
d’élèves du lycée de Tokoin ». Des arrivistes aux vendeuses de diplômes,
tout le beau monde était bien là : Mme Kafui Adjamagbontang-Johnsontang
de la RPT/CDPA , Nicolatang Lawsonkable du RPT/PRR et Bassabitang Gabaratang du RPT/PDP étaient
également à cette réception. L’indécrottable Bodjomandjatom Akoussoulelelouae. Bodjomandjatom était aussi de la fête. Bodjomandjatom sait que sans la politique point
d’avenir. Aucun diplôme, aucune formation, aucun métier appris ! A
entendre Fraude Patrick Spirlet on se demande si il a grandi dans la jungle ou
la loi du plus fort est la meilleure.
A l’entendre déverser des insanités comme si majorité est le
contraire de la démocratie,on tombe des nues. Cette Union Européenne est
la vraie plaie qui empêche le Togo de décoller. Quand en Grèce des
manifestants caillassent tout sur le passage parce que nous voulant pas
d’aide du FMI comme de l’UE, au Togo la voie est balisée pour la
mendicité. Le coq blanc peut même les injurier sans qu’il ne s’en
rendent même pas compte : « Par rapport à la présidentielle de 2005,
elle constitue un pas en avant, mais les difficultés encourues indiquent
que des progrès restent à faire, notamment pour parfaire le
fonctionnement effectif des institutions électorales et la gestion du
fichier électoral ». Pour Fraude Patrick Spirlet autant de fois que le Togo
n’aurait pas enterré ces citoyens lors d’une élection, toutes les
fraudes et les errements font partis du jeu des élections. Fraude Patrick
Spirlet sait que sous aucun ciel africain il ne peut dire ces
monstruosités si ce n’est au Togo. Alors pourquoi les togolais devraient
t-il être accompagnés d’une réconciliation et d’un dialogue quand le
RPT total 61% des togolais qui lui font confiance ? Le fait même de
piller à ciel ouvert le Togo n’est pas une honte pour la jeune garde du
RPT. Le fait de mettre l’argent de toute une population dans les poches
et parader après dans des voitures tout terrain est pour la jeune garde
une prouesse, un trophée comme à la guerre. Sous d’autres cieux des
éléments à enfermer dans des geôles à double tours.
Nous sommes dans un pays unique en son genre et quel homme politique a
t-il encore le temps de décortiquer ces paroles teintées de racisme de
Fraude Patrick Spirlet? Sous d’autres cieux, les scores de la RPT/CDPA , du RPT/PDP et
du RPT/PRR auraient amenés leurs leaders penser autrement . Nous sommes au
Togo et parti politique ne veut rien dire si ce n’est un creuset pour
mentir et se faire de l’argent.
Gilbo Fraude Houngbon reconduit à son poste
de Premier ministre
Le Premier ministre, Gilbo Houngbon, a présenté mercredi sa démission
au président FRAUDE EYADEMON, au surlendemain de l’investiture.
Une décision attendue et logique. Le chef de l’Etat devrait dans les
jours qui viennent choisir un nouveau locataire pour la Primature.
Selon un communiqué de la Présidence, FRAUDE EYADEMON a accepté cette
démission et félicité le Premier ministre et l’ensemble du gouvernement
pour la qualité du travail accompli.
FRAUDE EYADEMONa prêté serment
Ce lundi 3 mai 2010,
devant une cour constitutionnelle aux ordres et inféodée à son pouvoir
despotique et autoritaire marqué par un quinquennat de l’impunité et
l’incarcération toujours sans jugement de son frère, Kpatcha Gnassingbé.
La cérémonie de prestation de serment s’est également déroulée avec la
complicité de cinq Chefs d’Etat de la sous-région, Amani Toumani Touré,
John Atta Mills, Yayi Boni, Laurent Gbagbo et surtout Blaise Compaoré,
médiateur controversé et désormais disqualifié de la crise togolaise,
défenseur des intérêts de la françafrique en Afrique de l’Ouest.
La présence de John Atta Mills, dont le pays a eu
l’honneur de recevoir Barack Obama est très surprenante. Honoré et
légitimé sur le plan international par cette visite, le président
ghanéen devrait être le promoteur de la démocratisation des autres Etats
de la sous-région ouest-africaine. Il devrait se fonder sur le discours
historique de Barack Obama pour agir au sein de la CEDEAO dont la
commission est dirigée par James Victor Gbeho, un de ses proches. Quant
au malien Amani Toumani Touré, il pourrait être en quête d’un soutien
régional pour une éventuelle modification de la constitution pour
s’éterniser au pouvoir. En effet, certains partisans du président malien
n’ont pas encore épuisé toutes leurs cartes en vue d’un troisième
mandat du général ATT.
La prestation de serment d’un Chef d’Etat illégitime
issu d’un coup d’Etat électoral est une atteinte grave portée à la
vérité des urnes et au choix du peuple souverain. Cette prestation qui
dénature la valeur intrinsèque du serment est aussi une violation des
principes éthiques et moraux.
La prestation contestée de serment de l’usurpateur FRAUDE EYADEMON est le dernier acte d’un processus électoral dévoyé et très
controversé qui aura réussi grâce à la complicité de certains
observateurs internationaux et d’une partie des leaders de l’opposition
dite démocratique togolaise. Elle pose, ensuite, l’épineuse question de
l’utilité de financer à coup de milliards de FCFA des élections qui ne
répondent pas aux normes internationales et constituent en fait des
farces, mascarades électorales.
Enfin, elle traduit la perte de crédibilité de l’Union
européenne, principal bailleur de fonds de cette farce électorale du 4
mars 2010. Ailleurs, en Centrafrique, la fameuse communauté
internationale impose au putschiste François Bozizé le report des
élections présidentielles et législatives en violation des prescriptions
constitutionnelles pour organiser des scrutins consensuels et apaisés.
Au Togo, on évoque ces mêmes dispositions constitutionnelles pour
admettre la tenue d’une élection inéquitable, non transparente avec un
fichier électoral frauduleux et très contesté. Le peuple togolais est
donc victime d’un complot international qui doit être combattu de
manière stratégique avec le soutien de l’opinion nationale et
internationale. La solution internationale d’un gouvernement d’union
nationale est insusceptible de régler la grave crise politique que
connaît de nouveau le Togo.
JE NE SAVAIS PAS :
Je ne savais pas que Mr Gil Olympio est si mauvais
perdant.
Je ne savais pas que Mr Gil Olympio a si mauvais
caractère.
Je ne savais pas que Mr Gil Olympio est aussi un
Fils à Papa.
Je ne savais pas qu un homme comme lui peut
persister gravement dans l erreur politique.
Si Mr Olympio ne peut pas ou ne veut pas le faire
pour JP FABRE alors pourquoi refuse-t-il de le faire pour le PEUPLE :
- LE PEUPLE TOGOLAIS,
- LE PEUPLE QUI EST MORT A FLEAU JARDIN,
- LE PEUPLE QUI EST MORT A SOUDOU,
- LE PEUPLE QUI EST MORT A ATAKPAME, SOKODE, LOME......
- LE PEUPLE QUI EST MORT A LA LAGUNE DE BE,
- LE PEUPLE QUI EST MORT DE 1967 A 2010
- LE PEUPLE BLESSE ET MUTILE
- LES ENFANTS DE SYLVANUS OLYMPIO,
- LES ENFANTS DE TAVIO AMORIN,
- LES ENFANTS DE MARC ATTIDEPE,
- ......................................................
Pour la simple raison d occuper un poste
ministériel on sacrifie tout mais pourtant :
- en 1994 nous avions expressément averti Mr Edem
Kodjo qu il ne pourra pas gouverner au vu des conditions dans les
quelles il avait été nommé Premier Ministre. Il ne nous avait pas écouté
et il a lamentablement échoué. Bien sûr, après tout il s en fout c est
le peuple qui en a souffert et lui il a eu ses salaires.
- en 2006 nous avions vivement émis des réserves
sur la nomination de Mr Agboyibor dont les prérogatives sont inférieures
au pouvoir décisionnel d un simple Secrétaire d Etat chargé uniquement d
organiser les élections legislatives alors qu il se faisait appeler
ironiquement Premier Ministre. Les résultats sont connus de nous tous,
ils sont désastreux SURTOUT de la part d un imminent juriste. En fait,
il n avait même pas organisé ces élections, il avait été simplement
PARRAIN ou SPECTATEUR ou "CAUTIONNAIRE".
- EN 2010 NOUS NOUS OPPOSONS SOLENNELLEMENT à l
entrée dans un GUN par Mr Gil Olympio, nous sommes convaincu, au vue de
la MALHONNÊTETÉ VISCERALE du RPT-Pourri, que cela se solderait pas un
FIASCO. L appât du GUN est une illusion d optique, c est un mirage, il n
y aura aucun fleuve, aucun étang, aucune lagune dans ce DESERT DE
MALFRAT : vous allez conduire le peuple vers cette LEURRE et il mourra
de FAIM et de SOIF.
Après votre échec, ne revenez pas nous voir pour
nous dire que vous aviez été trompés, dupés, dribblés, dénigrés,
sabotés, torpillés par vos anciens amis de l opposition car vous aviez
été largement avertis, tout le monde vous a appelé à la raison, tout le
peuple vous a retenu par la main mais vous avez répondu "je sais
reconnaître la cadette des poussins" (vous savez bien ce que cela
signifie).
DICTATEUR
FACILITATEUR BLAISE COMPAORE
Blaise Compaoré, le président Dictateur du Burkina Faso, assistera le 3 mai
prochain à l’investiture du présidictateur FRAUDE EYADEMON. C’est ce
qu’indique vendredi le magazine burkinabé Fasozine. M. Dictateur Compaoré est
depuis 2006 le facilitateur du dialogue politique inter-togolais.
« Je fais de la politique pour servir mon pays, si l’on estime que j’ai
des idées qui peuvent aider à construire le Togo et qu’on me propose une
feuille de route claire, je suis prêt à prendre part au gouvernement.
Nous devons arrêter la politique de division et œuvrer ensemble pour
construire le Togo ».
C’est ce qu’a déclaré jeudi Nicomandja Lawsonrpt, le président du Parti du
renouveau et de la rédemption (PRR). Dès la proclamation définitive
des résultats de l’élection présidentielle le 18 mars par la Cour
constitutionnelle, M. Nicomandja
Lawsonrpt avait indiqué sa disponibilité à travailler
aux côtés du FRAUDE
EYADEMON pour « sortir le pays de sa situation de
misère dans lequel il se trouve ».
SECURITE INTERIEURE : POURQUOI FRAUDE GNASSINGBE A -T-IL SI PEUR
Image saisissante le 3
mai dernier lors de la cérémonie d’investiture de FRAUDE EYADEMON : une
vitre blindée barre le visage du président de la République. C’est la
troisième fois que le chef de l’Etat se mure dans cette verroterie. La
première fois s’était produite le 27 avril 2009, peu après l’arrestation
de Kpatcha Gnassingbé et de ses présumés complices. La seconde fois, le
27 avril dernier. Apparemment le président de la République devrait
avoir la phobie de la foule pendant les manifestations officielles, en
réalité de l’armée.
C’est dans cette vitre
blindée qu’il suivait la parade militaire grotesque lors de
l’investiture. Incroyable, le chef de l’Etat, à ce qu'il paraît,
n’aurait pas confiance en son armée qui le soutient et qui lui fait
acte d’allégeance. Ou carrément, il a la phobie d’un attentat. Si les
officiers sont acquis à sa cause, il n’est pas tellement des
lieutenants et autres capitaines.
Mais sa sécurité
commence à devenir un peu trop coûteuse à l’Etat. Cela a déjà coûté
plus du milliard Cfa pour l’achat d’une Mercedes Maybach blindée, et les
experts se demandent si à ce prix il s’agit d’un blindage conséquent.
L’image du chef de
l’Etat caché devant cette verrerie blindée est symbolique en réalité de
la fragilité du régime togolais. Derrière l’apparence de solidité dont
il fait montre après avoir mis ses frères en prison, écarté Rock
Gnassingbé de la Brigade des Blindés, gagné par la force la
présidentielle de mars 2010, le calme ne règne pas tout à fait dans le
cœur de FRAUDE EYADEMON (est-ce pour ça que ses cheveux blanchissement
si rapidement ?). Mieux. Le président serait otage de la camarilla au
pouvoir, à la fois des blindés et du nouvel establishment qui se met en
place. Sa vie est dans leurs mains, à moins qu’il n’ait peur des
éléments de son demi-frère Rock Gnassingbé.
Investiture de FRAUDE
EYADEMON le 3 Mai 2010
: Le virtuel et la réalité
Triste journée pour nous que celle d'aujourd'hui, le 3 mai 2010, où FRAUDE
EYADEMON se fait ré-introniser PR avec un résultat exceptionnel de 60% au
1er Tour, renouvelant l'exploit de 2005, alors que son homologue Ali
Bongo s’était contenté de recueillir, modestement, 43% au Gabon.
J'attire
votre attention particulière que ce taux de 60% semble un nombre
fétiche pour FRAUDE
EYADEMON qui est né le 6.6.66. Cela expliquerait pourquoi l’on
retrouve ce score de 60% à chacune de ses élections ! Cela nous
rappelle son père, EYADEMON, qui tenait beaucoup au chiffre"13" à figurer
dans ses heures de RDVS,...
Il faut aussi que vous sachiez
qu'à ma connaissance, aucun Président élu d'un pays démocratique
occidental n'a jamais pu enregistrer ce taux mirifique de 60%, face à 7
autres candidats chevronnés ! Même le NON au référendum français du
27 avril 1958, proposant au Peuple Togolais de demeurer dans l’Union
franco-africaine, n’avait pas atteint ce chiffre de 60%, alors qu’il
s’agissait de l’Indépendance du pays et qu’il n’y avait que 2 choix à
faire (entre le OUI ou le NON) contre 8 choix le 4 Mars 2010 (entre 8
candidats) !
Et cette performance électorale exceptionnelle de FRAUDE
EYADEMON, candidat de l’ancien parti unique RPT, se révèle d'autant plus
remarquable que la misère économique et sociale n'a fait que s'accentuer
depuis 30 ans, sous le gouvernement RPT, tant parmi les 75% de la
population qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, que parmi les 20%
de la classe moyenne ne profitant pas des redistributions claniques ou
des mannes du régime. Comment donc réfléchissent tous ces 60%
d’électeurs qui ont voté pour FRAUDE
EYADEMON ? C’est la raison pour laquelle mon
Feu ami Joachim Atutsé AGBOBLI et moi avions convenu qu’il ne faudrait
plus adopter le régime présidentiel où la plupart des votants ne
comprennent rien à la POLITIQUE qui signifie « la chose publique », et
qu’il valait mieux prôner le modèle parlementaire où le pouvoir est
exercé par le premier Ministre ou un Chancelier élu par les Députés,
laissant au Président de la République la fonction d’arbitre des
Institutions avec son arme de dissolution en cas de difficulté majeure
du Chancelier à gouverner et notamment à bien gérer les Finances
Publiques. Et nous y ajoutions le Sénat pour y recueillir des
représentants à parts égales des élus locaux, des chefs traditionnels et
des organisations professionnelles. De la sorte, l’enjeu de tout faire
pour occuper la fonction de PR deviendrait moins attrayant, et le pays
connaîtrait la véritable PAIX, fondée sur la confiance du Peuple dans la
bonne gouvernance de ses dirigeants dont les pouvoirs seraient alors
limités.
Comme nous n’en sommes pas là encore au Togo, je me
rappelle de mon vœu social émis en 1991 à la suite de la Conférence
Nationale Souveraine : celui de revoir un jour, avant de mourir, le
Peuple Togolais heureux comme en 1960 quand j'avais 16 ans. Ce Peuple
d'alors avait un sourire accueillant et naturel sur ses lèvres, avec des
yeux pleins d'espérance. A présent, 50 ans après l’Indépendance et 20
ans après avoir émis ce vœu humaniste, je constate qu'il n’est toujours
pas exaucé : Ô rage, Ô désespoir... Seigneur, ayez donc pitié de ce
Peuple qui a tant et tant souffert depuis trente ans, et qui va encore
subir ce même régime politique parce qu’il est reconnu par la coalition
internationale des gouvernements africains puis européens qui ont
entériné les résultats annoncés par la CENI et proclamés par la Cour
Constitutionnelle ! Ô miserere nobis.
Cependant, il faut que le
Président de la République investi par la Cour Constitutionnelle, sache
quand même que ce sacre officiel ne permettra pas de restaurer la
confiance des investisseurs étrangers soucieux de bonne gouvernance
publique ni celle de la Diaspora togolaise. Ils ne viendront pas
investir au Togo ni y créer les centaines de milliers d'emplois dont a
besoin la jeunesse togolaise désœuvrée à travers le pays et qui n’a donc
pas les moyens de vivre pour pouvoir se donner un sens à son existence.
Or, notre jeunesse grossit en nombre tous les jours. Elle attend de
trouver du travail, les bras croisés, car le débouché des "Zémidjans",
qui était un pis-aller jusqu'ici, est à saturation à présent. Elle sera
donc confrontée à un chômage croissant dans les années à venir si elle
demeure au pays. Et compte tenu de ses besoins de vivre dans notre monde
moderne, elle sera aux abois.
Aussi faudra-t-il s'attendre à
des tensions sociales dans les années à venir. Elles émergeront un beau
matin, sans prévenir personne, comme pour le 5 octobre 1990, en
surprenant tout le monde et en s'étalant comme une traînée de poudre à
travers toutes les villes du pays où la jeunesse est désespérée par
manque de travail et de perspectives pour son avenir. Cela surprendra le
pouvoir en place, qui ne s’y attendra pas, parce que ces tensions ne
seront pas téléguidées par l'Opposition qui est bien surveillée et
espionnée par le pouvoir.
Ces tensions surprendront donc le
pouvoir parce qu'elles n'auront rien de politique au départ, résultant
tout simplement du besoin de survie de la jeunesse désœuvrée et riche de
500.000 à 700.000 personnes à travers le pays selon les âges.
Et
c'est alors que la donne politique changera. Car le pouvoir en
place sera tellement surpris qu'il ne saura que faire, d'autant plus
qu'il ne s'est jamais préoccupé jusqu’ici du bien-être général de la
population togolaise dans son ensemble ni de sa jeunesse en particulier,
en dehors du clientélisme politique de la JRPT, devenue beaucoup moins
nombreuse depuis 1990 que les yeux de la population se sont ouverts sur
la Politique grâce à la liberté de la Presse privée.
Le risque
majeur sera alors que le pouvoir révèle sa nature en se comportant de
façon brutale, au cas où il ferait appel aux 6.000 forces de sécurité
(financées et bien équipées par l'Union Européenne pour les élections
2010) pour réprimer par la force ce bouillonnement populaire et spontané
de la très nombreuse jeunesse désœuvrée. Et la mauvaise résolution
politique de ce problème purement social risquera fort d’aggraver le
malaise social de la jeunesse désœuvrée, ce qui deviendra alors un
malaise général. C’est alors que l’Opposition, réunie au sein du FRAC,
serait amenée à réclamer la démission du gouvernement tout en réclamant,
à juste titre, de nouvelles élections générales en vue d’élire les
nouveaux gouvernants qui sauront mieux répondre aux nouvelles
aspirations populaires. C’est cela le jeu démocratique ! ET alors, ce
sera conforme aux promesses de FRAUDE
EYADEMON d’organisera des élections aussi
transparentes et crédibles qu’au Ghana voisin !
Car, il faut
bien en prendre conscience, les fusils des forces de répression ne
pourront plus imposer l'ordre si toute la jeunesse togolaise rejette la
gouvernance de ses dirigeants qui n’auront pas assuré leur bien-être en
leur procurant du travail. C'est là une loi de la Nature de toute
élection démocratique, et quiconque n’en respecte pas la logique en
subit la rigueur.
C'est pourquoi j'ai déclaré à plusieurs reprises dans mes
interviews publiques (à la risée de nombre de mes amis de l’Opposition),
que si FAURE veut réussir son 2nd mandat et laver son péché originel de
2005 et des reproches du FRAC, il devrait se rapprocher de FABRE/FRAC
pour créer un gouvernement de « RECONCILIATION POUR LA RECONSTRUCTION
NATIONALE » ou (RPRN) entre le FRAC et le RPT, où les ministères seront
équitablement partagés 50/50, sur la base d'une feuille de route de 5
ans, dont les caractéristiques seraient les suivantes : - fixer les
objectifs économiques, sociaux et culturels à atteindre au cours de ces 5
ans (notamment l'éradication de la corruption à la Douane, Justice,
Impôts, Attribution des marchés publics et Dépense publique, ainsi que
la sécurisation de la population sur tout le territoire pour faire du
Togo la première destination touristique de la Côte ouest africaine, la
gratuité des soins de santé dans tous les Dispensaires publics à créer
dans chaque quartier urbain et canton, la gratuité de l'enseignement
public à tous les degrés, …etc…) - la mise en place dans les 3 mois
d'une nouvelle Constitution à régime parlementaire et non plus
présidentiel, avec un Chancelier comme Chef de gouvernement (comme en
Allemagne), dans une structure bicamérale [avec 100 Députés représentant
env. 60.000 habitants chacun, et 100 Sénateurs composés de 30 élus des
chefs traditionnels, de 30 élus des préfectures et de 40 élus des
organisations professionnelles], ...etc... - et d'autres priorités à
définir au cours des négociations FRAUDE EYADEMON+RPT/FABRE+FRAC.
Cela permettrait de sortir ce pays du cercle vicieux dans lequel il
dépérit depuis 30 ans que la mauvaise gestion des affaires de l'Etat l’a
plongé dans un endettement infernal, creusé à partir de 1975, par la
fameuse politique d’FRAUDE
EYADEMON/Assor, dite des "Grands Travaux". De la
sorte, FAURE n’aura plus le remords d’être le candidat du RPT comme les
rumeurs avaient circulé dans tout Lomé en 2009, avant son investiture
comme candidat du RPT. Non, je n’ai pas la langue de bois …
En ce
jour d’investiture de FRAUDE
EYADEMON, à tous mes compatriotes
républicains du FRAC, je formule ce nouveau vœu : « Qu’un jour le
Peuple Togolais puisse bénir son gouvernement ! ». Ce sera alors le
signe de son bonheur, ce bonheur qu’il avait espéré le 27 avril 1960 … NMK
Nadim Michel KALIFE(obligé de rester à Paris à cause des
risques pesant sur ma vie à Lomé)
Les
détenus politiques de Kara
menacent d’entamer une grève de la faim
Les détenus politiques de Kara
menacent d’entamer une grève de la faim
Depuis le 10 mars 2010, le
pouvoir RPT a convoyé vers la prison civile de Kara plusieurs citoyens
togolais après les avoir présentés au Procureur de la République et au
doyen des juges d’instruction qui les a placés sous mandat de dépôt.
Alors que les familles des inculpés les attendaient à la prison civile
de Lomé, les véhicules dans lesquels ils ont été entassés comme des
sardines ont pris la direction du Nord du pays, les larguant à 2h du
matin à la prison civile de Kara. Accusation : tentative d’atteinte à
la sûreté de l’Etat, comme s’il n’y avait que ça pour justifier
l’arrestation des adversaires politiques. En tout cas, c’est du déjà
entendu.
Le 30 mars 2010,
le doyen des juges d’instruction Bidassa, a débarqué à Kara et
procédé à la libération de 12 des 16 détenus politiques de Kara, et ce,
après que le pouvoir et l’opposition ont convenu d’une trêve au cours de
laquelle cette dernière a exigé la libération de tous les citoyens
arrêtés pendant la période électorale. Depuis, Fulbert Attisso,
Guillaume Koko Messan, Abobi Ayawovi et Solewassi Eric sont
arbitrairement gardés dans la prison de Kara. Ce qui inquiète, ce n’est
pas tant leur détention en prison mais le calvaire qu’ils vivent dans
cette prison qui se situe à plus de 400 kilomètres du lieu de leur
résidence. Les détenus ont dépéri et maigri du fait des difficultés
qu’ils éprouvent à s’alimenter normalement. Leurs familles se trouvant à
des centaines de kilomètres d’eux, ils ont des problèmes à manger,
d’autant plus que le manger qui est servi en prison n’est pas
comestible. En tout cas, les détenus politiques de Kara n’arrivent pas à
manger les trois boules de pâte de maïs mal égrené et la sauce réduite à
l’eau, quelques feuilles d’arbres et du glutamate, dont on gratifie les
prisonniers de droit commun. Résultat : la faim et la maladie menacent
ces citoyens dont le seul mal est d’avoir eu des opinions politiques
différentes de celles des dirigeants sur les élections. Pour vivre, ils
sont obligés de faire des commandes à l’extérieur de la prison et de
s’organiser à l’intérieur pour faire à manger.
Fulbert Attisso, Guillaume Koko, Abobi
Ayawovi et Solewassi Eric boucleront deux mois, loin de leurs familles
et de leurs médecins. Pendant combien de temps pourront-ils encore
tenir ?
Des sources
dignes de foi, ils menacent d’entamer une grève de la faim si leur
transfert à Lomé n’est pas fait dans les délais raisonnables. Ils
auraient par ailleurs saisi leur conseil à la tête duquel se trouve Me
Zeus Ajavon, afin qu’il fasse la demande de leur transfert à la prison
de Lomé.
Il est anormal
qu’à l’heure où tous les Etats s’évertuent à faire du respect des
droits de l’Homme leur cheval de bataille, le pouvoir RPT ait le culot
d’envoyer des prisonniers loin de leurs familles (à4 km). Le prisonnier
(surtout politique) a des droits, il n’est pas un esclave, sa dignité,
son honneur et son intégrité physique doivent être respectés. L’époque
où on pouvait envoyer un adversaire politique à Mango pour le détruire
ou le livrer à la mort est révolue.
oute tentative d’une
participation
à un gourvernement sans une transition politique avec
le FRAC sera une cooptation du RPT
'attitude de Gilchrist Olympio toujours
préoccupante
De la dernière élection présidentielle du
04 mars au Togo, il se passe beaucoup de choses. Les
Togolais
et les observateurs avisés de la vie politique en voient
de toutes les couleurs et écoutent tous les sons qui ne
sont pas tous agréables à l'oreille. Outre les
violences inouïes faites sur les populations par les
supposées
Forces de l'ordre qui se passent pour la branche armée
du pouvoir en place et non au service du peuple, les
leaders
aussi en font à leur guise.
Du lot des leaders politiques atypiques
aujourd'hui au Togo,
M. Gilchrist Olympio, jadis leader charismatique de
l'opposition
se fait beaucoup parler de lui et négativement. En
effet,
les dernières sorties de M. Gilchrist Olympio sont plus
que décevantes à travers son communiqué et
son interview sur RFI (Radio France Internationale) à
propos
de ses relations avec Jean-Pierre Fabre, sa vision sur
le probable
futur Gouvernement d'union (la nouvelle formule
Françafricaine
pour les Etats africains qui ploient sous le joug de la
dictature).
Il faut comprendre par là que le
leader, outre son discours
plus que flou, n'a fait que jeter de l'huile sur le feu.
En mal
de sensation, Gilchrist Olympio, que ce soit dans son
communiqué pour
le cinquantenaire de l’indépendance du Togo, que
dans son interview, donne l'impression de quelqu'un qui a
mordu à l'hameçon
du pouvoir RPT (Rassemblement du Peuple Togolais, parti
au pouvoir
depuis 43 ans), connaissant les pratiques de celui-ci en
matière
de débauchage. Quelles sont les motivations réelles
de Gilchrist Olympio à travers son attitude ces derniers
temps, s'interrogent les uns et les autres.
Gilchrist Olympio,
l'incontestable et l'incontournable
vedette
Chose curieuse et incompréhensible chez celui qui,
pendant
près de deux décennies a incarné la lutte
des Togolais pour leur seconde indépendance. Au moment
où ceux-ci durcissent le ton à travers de fortes
mobilisations en vue d'arracher à tout prix leur
victoire
née de l’élection présidentielle du
04 mars dernier que le pouvoir tente de voler, M.
Gilchrist Olympio,
a bien choisi de naviguer à contre courant.
Les Togolais sont plus que hébétés
d'entendre
d'un de leurs leaders des propos difficiles à avaler en
ce moment de dures épreuves. «Dans ce contexte,
même si nous savons avoir gagné, demander à nos
enfants une résistance dans la violence est un pari
irresponsable»,
qu'a indiqué M. Gilchrist Olympio dans sa déclaration
solennelle à l'occasion du cinquantenaire de
l'indépendance
du Togo, est la pire abomination que puisse prononcer un
chef
de file en plein combat, s'indignent les Togolais dans
leur quête
de la liberté. Dur pour nombreux à accepter que
ces niaiseries viennent de la bouche de celui en qui,
depuis
très longtemps, ils ont placé toute leur confiance
pour mener à bien la lutte enclenchée depuis le
05 octobre 1990.
C'est pour eux la preuve que Gilchrist a
pactisé avec
le diable et a abusé pendant tout ce temps de la
confiance
que la majorité des compatriotes ont mis en lui. C'est
une grande déception.
Gilchrist Olympio hanté par le
désir d'une
entrée au Gouvernement d'Union
Il y a plus d'un moment que le changement comportemental
et radical
de M. Gilchrist Olympio, a permis aux Togolais de
comprendre
que, celui qu'ils croyaient être leur messie, n'est en
réalité qu'un démagogue assermenté.
Mais ils en doutaient encore jusqu'alors. Il a fallu que
ce dernier,
de lui-même le fasse à visage découvert par
ses déclarations. L'on comprendrait alors que l'homme
était
plus que ce que l'on pouvait imaginer de lui comme
étant
le vrai maître de la machine de dénigrement qui
a affaibli l'opposition.
Longtemps, personne n'aurait cru qu'il
était le vrai
déstabilisateur de l'opposition dans son incohérence
absolue qui a favorisé le pouvoir jusqu'ici. Le nouveau
visage s'apparentant à celui d'un redoutable monstre de
Gilchrist Olympio aujourd'hui, n'est qu'une confirmation
de la
thèse qui laisse croire que, c'est lui qui a
politiquement
tué ses pairs qui s'étaient aventurés dans
ce qu'on peut appeler un partage de pouvoir.
Ce n'est ni Edem Kodjo, ni Zaifou Ayéva
ou encore Me
Agboyibo ou Léopold Gnininvi qui démentiraient
cette thèse. Ils diront certainement et sans ambages
qu'ils
ont tous été victimes de l'infernale machine de
dénigrement de Gilchrist Olympio aux élections
législatives d'octobre 2007.
C'est incompréhensible que, celui qui
pendant longtemps
a été hostile à la fameuse formule de partage
du pouvoir, la nouvelle trouvaille de la Françafrique,
du jour au lendemain peut radicalement retourner sa
veste. Il
y a quelque chose qui, sûrement cloche et surtout en ce
moment où le peuple a encore l'espoir de renverser les
donnes, d'avancer des hypothèses que des observateurs
qualifient à tort ou à raison d'incongrue.
Pour M. Gilchrist Olympio dans son
revirement: «Si
un sursaut de fierté est encore possible dans les
rangs
du régime et qu'il se dit prêt à travailler à sortir
les Togolais de la misère et de l'indigence, il faut
le prendre aux mots, et accepter de prendre la place
légitime
qui nous revient pour participer de façon vigilante à
la
reconstruction économique du pays». Une
déclaration
lourde de sens et très absurde qui a retentit fort sur
des tympans tel un marteau sur l'enclume et même sur
celui des sourds à les sortir de leur handicap.
«C'est triste», disent les
Togolais qui
ne comprennent pas pourquoi «c'est en ce moment où
la
détermination est plus forte que jamais que M. Gilchrist
Olympio sort d'un semblant de sommeil pour proposer des
choses
qu'il a toujours balayé du revers de la main. Est-ce
pour
nous dire qu'après 20 ans, c'est maintenant qu'il faut
prendre aux mots ce régime de plus de 43 ans de
dictature?»,
s'indigne un citoyen très écœuré. «L'expérience
ne nous a-t-il pas montré que ce pouvoir ne connaît pas
ce qu'on appelle la parole d'honneur? Tous ces mots ne
sont qu’affabulations
mais qui ne nous duperons guère. Qu'il aille avec ses
amis au gouvernement. Il y a longtemps que nous
l'ignorons»,
a renchéri son frère plus remonté contre
le leader dans ses actes.
Aussi, les populations
s'interrogent-ils sur la place légitime
qui leur revient, qu'il faut maintenant accepter de
prendre pour,
dit-il: «participer de façon vigilante à la
reconstruction économique du pays». Tous ces
propos sont ambigus au peuple qui en lit une volonté
manifeste
de M. Gilchrist Olympio, de faire une place au soleil
pour ses
talibans du célèbre club AGO (Amis de Gilchrist
Olympio).
Rebelote dans son interview accordée à
RFI sur
une question relative à une probable entrée au
gouvernement. L'homme n'est pas passé par quatre
chemins: «il
nous faut beaucoup, beaucoup de garanties», a-t-il
souligné pour qui veut l'entendre. Il s'agit d'une
stratégie,
voire une conspiration de Gilchrist Olympio et de ses
talibans
contre le peuple togolais dans son combat pour la
liberté,
ce précieux bien indispensable à son épanouissement.
Complot contre l'UFC et le FRAC «Ça passe ou ca casse», semblerait être
la nouvelle devise de M. Gilchrist Olympio et ses
amis, partisans
de l'entrée au gouvernement d'union, l'éternelle
trouvaille du pouvoir RPT après ses hold-up électoraux
sous prétexte d'une: «politique d'ouverture
et de la réconciliation».
Cette formule est loin d'être dirigée
contre les
ennemis du peuple à en croire des indiscrétions.
Ce serait plutôt un acte de vengeance M. Gilchrist
Olympio
contre l'Union des Forces de Changement (UFC), son
propre parti
qu'il préside avec le soutien sans faille et
indéfectible
de ses nouveaux lieutenants et conseillers qui ne se
battent
que pour leurs seuls intérêts.
Il est évident que «qui se
ressemble, s'assemble».
Ainsi, M. Gilchrist Olympio dans son égo et sa rage, a
préféré s'associer aux assoiffés
et ambitieux démesurés de postes ministériels
pour régler ses comptes avec ses ex-collaborateurs qu'il
qualifie de putschistes pour avoir tout mis en œuvre
afin
de sauver les meubles alors que le pouvoir poussait
l'opposition à la
porte de sortie lors de la dernière présidentielle.
C'est aussi une guerre ouverte contre
le Front Républicain
pour l'Alternance et le Changement (FRAC) qui a soutenu
Jean-Pierre
Fabre, candidat de l'UFC à la présidentielle du
04 mars dernier.
Il faut souligner que cette structure
qui reste la pierre angulaire
de la lutte aujourd'hui, n'a pas jusqu'ici reçu
l'adhésion
de M. Gilchrist Olympio. Celui-ci à en croire ses
déclarations,
nourrit d'une haine viscérale contre le FRAC qui,
ensemble
avec une grande majorité de l'UFC, maintiennent
jusqu'alors
la pression sur le pouvoir, à travers plusieurs formes
de manifestations pour revendiquer leur victoire volée.
Nombre de Togolais trouvent dans cette
stratégie savamment
orchestrée par Gilchrist Olympio et ses complices, une
action de fragilisation de l'UFC et du FRAC en faveur du
pouvoir.
Il s'agit d'une confirmation du deal entre M. Gilchrist
Olympio
et le clan Gnassingbé à la tête duquel règne
M. Faure Gnassingbé, le prétendu vainqueur de la
dernière présidentielle controversée.
Une chose est certaine, le peuple
togolais après 20 ans
de sacrifice n'est plus dupe pour avaler à loisir les
turpitudes d'un leader politique. Alors, à voir
l'ampleur
de la mobilisation du peuple togolais aujourd'hui, M.
Gilchrist
Olympio doit reconnaître que les populations lui ont
poliment
donné une retraite dont-il peut jouir et préserver
sa dignité. Vouloir forcer le sens des choses peut lui
être
fatal. Icône de la lutte qu'il était aux yeux des
Togolais, a-t-il une fois été victime d'un renvoi à coup
de projectiles à une manifestation de l'opposition? Il
doit sincèrement mûrir une réflexion sur
son comportement à l'égard du peuple.
oute prestation de serment de Fraude EYADEMON doit être empêchée par
des manifestations spontanées. La strategie à suivre :
Manifester aux abords du "garrage" pardon, de l aéroport de Lomé pour
troubler l arrivée des invités à partir du 24-25-26 Avril. Toute
tentative de repression impactera les invités.
Manifester aux abords du lieu de prestation de serment à partir d une
heure avant la prestation du serment. Une tentative de risposte des
forces de "désodre" entrainera une bouleversement des cérémonies. Peuple
Togolais, ton destin est entre tes mains !!!! VAINQUONS OU MOURONS MAIS
DANS LA DIGNITE ! QUE VIENNENT LES TYRANS TON COEUR SOUPIRE VERS LA
LIBERTE, TOGO DEBOUT LUTTONS SANS DEFAILLANCE ! Ablodé ! Ablodé !
Nicolas Lawson chassé du grand marché par les
commerçantes
Lomé:: Ni kolo RPT Lawson (ph) a essuyé un revers de
taille ce vendredi apres midi::
La nouvelle fait énormément jaser à Lomé. Le candidat malheureux à la
dernière élection présidentielle, Lawson Nicolas, a été chassé à coups
de projectiles divers, le jeudi, du grand marché d’Adawlato.
Pourtant, le plus prolixe des hommes politiques togolais, avait été bien
accueilli à son arrivée par les commerçants que ses invectives
notamment contre le pouvoir voire également contre l’opposition amusent
énormément. Mais ce jeudi, la bonne nouvelle apportée par le président
du Parti pour le renouveau et la Rédemption (PRR), a provoqué la colère
des bonnes dames.
En effet, après avoir été le seul candidat présenté comme étant de
l’opposition, à assister aux cérémonie officielles de la commémoration
du jubilé d’or de l’accession du Togo, à la souveraineté internationale,
Lawson Nicolas, a entrepris d’aller sensibiliser les femmes du grand
marché, à ne plus participer aux marches de protestation, organisées par
le Front républicain pour l’alternance et le changement ( Frac), les
samedis, dans la capitale togolaise.
Des marches destinées à protester contre ce que le Frac considère comme
étant un hold-up électoral, en faveur de Faure Gnassingbé et qui
mobilise de plus en plus de Togolais. L’ancien conseiller du premier
ministre Joseph Koffigoh, a pris ces derniers temps, l’habitude de
vanter les actions du pouvoir et de fustiger les actions de
l’opposition, notamment de Jean-Pierre Fabre.
Récemment, Lawson Nicolas a été interpellé et gardé par la police
ghanéenne, dans une affaire d’abus de confiance qui l’opposait à une de
ses partenaires en affaire. Le président du PRR, n’a été libéré que sur
payement d’une caution, payée par FRAUDE EYADEMON, qu’il n’a pas
manqué de remercier à son retour. Ce qui ne l’a pas empêché de trouver
les moyens peu après pour payer une caution de 20 millions et de faire
campagne à l’occasion de la présidentielle.
Le jeudi dernier, Lawson Nicolas n’a eu son salut, face à la furie des
femmes du marché, que dans l’intervention d’éléments des forces de
sécurité.
Gilchrist Olympio: PM ??
Une interview de Gilbo Bawazoui ,une arrogance de Pascalon Bodjonon couplée
d'une barbarie de Yarkon Dahemanetoun le tout avec une brochette d’articles
de Charlo Debbascon alias Kofi Souza et le journaliste dans son
recoupement sait ce que fera FRAUDE EYADEMON Alors la date du 3 mai 2010 pour une
investiture qui va ressembler à une soirée de barbecue ne peut être
pour le peuple Togolais un suspens ! Les Togolais sont même étonnés de
savoir que l’investiture de celui qui a fait du mensonge au sommet de
l’Etat un model de gouvernance soit encore d’actualité. D’autres
Togolais, mieux d’africains parlent d'épiphénomène.
Du côté de FRAUDE EYADEMON
on a tiré sur la corde pour prendre les poissons dans l’opposition qui
voudront rééquilibrer un peu les finances au niveau privé. Et combien
sont-ils a avoir les dents jaunies d’impatience de peur de ne pas être
appelés pour faire main basse sur les caisses déjà vides de la cité ? Au
Togo, curieusement, c’est le politique seul qui croît en l’existence
encore de l’Etat au vrai sens du mot. Nicolas Lawson, Tchassona Mohamed,
Kagbara, le tout avec la mami de la CDPA Brigitte Adjamagbo le rituel a
été le même, la chansonnette révisée avec une répétition qui frise le
ridicule. Pour cela, ils ont même sorti un « single » qu’ils chantent en
chœur « Il faut passer à autre chose et travailler pour le peuple ».
Dans
une interview avec le confrère RFI, le politologue franco-togolais a
été on ne peut plus claire : « C’est probable l’entrée de Gilchrist
Olympio dans le gouvernement ». L'interressé sur la même radio reconnaît
« Si par hasard on doit entrer dans un gouvernement de ce genre, il
nous faut beaucoup, beaucoup de garanties » De quelles garanties parle
t-il ? Où une façon bien maligne de préparer les esprits ? Comme si cela
ne suffisait pas, Kofi Yamgnane lui profite du canal de Jeune Afrique
pour dire ce qu’il pense : J’ai un projet de société clair. Si on me dit
: « M. Yamgnane, prenez le gouvernement et appliquez votre programme,
développez le pays, on vous laisse carte blanche... ». Et depuis quand
au Togo, le RPT a t-il donné des garanties et et des cartes blanches
pour une bonne gouvernance aux méritants de la cité ? A cette question
le guru de l’UFC et le bassari seuls peuvent détenir le secret. Au
Togo,une lecture rapide entre les dires et entre les lignes peuvent
déterminer la finalité de ce que veut faire où va faire le politique.
Plusieurs indices montraient en 2005 et montrent encore en 2010 que le
pouvoir est pour Faure sa façon « d’être » et « d’exister ».
Quand il disait trois mandats suffiraient pour relever « leur Togo »,
les Togolais savaient qu’il parlait de 25 ans de pouvoir. Ingrid Awadé
l’égérie de la cour tablait en 2007 pour 35 ans de pouvoir à Bruxelles.
Le calcul est depuis longtemps fignolé avec minutie. En fait le topo à
la Wade mais fait à la sauce Togolaise ! FRAUDE EYADEMON va jongler avec les
outils juridiques. Avec 50 députés on va sortir la vieille recette de
deux mandats. Mais ce mandat débutera en 2015. Alors, le préfet des sous
bois Togolais [NDLR : FRAUDE EYADEMON ] à son quinquennat assuré. Les
deux mandats qui vont débuter en 2015 seront une autre paire de manche.
Mais il peut compter sur ce peuple amorphe et timoré. Il peut aussi
compter sur une opposition pauvre et sans moyens pour élever un sens à
la lutte.
Après 50 ans d’indépendance le Togo se cherche et
patauge encore. Les plus voyous ont pris la cité en otage. Ils savent
que même si il n’y a pas de citadelles imprenables, la cité Togolaise,
leur cité, ne sera pas prenable …faute de combattants, de vrais.
Kofi Yamgnane : "L’UFC peut se passer de Gilchrist Olympio"
Dans un entretien à jeuneafrique.com, le Franco-Togolais Kofi Yamgnane,
candidat recalé à la présidentielle du 4 mars et porte-parole du Front
républicain pour l’alternance et le changement (FRAC), livre son analyse
sur la situation de l’opposition.
jeuneafrique.com : Le 17 avril, des
militants de l’Union des forces de changement (UFC) ont jeté des pierres
sur le cortège du leader du parti, Gilchrist Olympio. Celui-ci a même
dû rebrousser chemin. Qu’en pensez-vous ?
Kofi Yamgnane : Cet acte est grave et regrettable, mais
il faut le replacer dans son contexte. Lorsque, le 6 février dernier,
nous sommes allés à Paris pour créer le Frac, nous avons rencontré
M. Olympio pour lui expliquer notre volonté de rassembler l’opposition.
Or, il n’a pas véritablement soutenu son propre candidat, Jean-Pierre
Fabre, qui est son fils « utérin » puisque c’est lui qui l’a créé. C’est
comme si vous plantiez un arbre fruitier et que vous lui interdisiez de
grandir et de porter des fruits : ça n’a pas de sens ! Il a fallu qu’on
le bouscule pour qu’il apporte son soutien à Fabre. Et il l’a fait du
bout des lèvres. Les militants ont parfaitement compris ce jeu.
L’incident du 17 avril montre que l’UFC a atteint un âge de maturité et
peut se passer d’Olympio.
Aujourd’hui, quelles sont les relations
entre Jean-Pierre Fabre et Gilchrist Olympio ?
Je ne pense pas qu’il y ait de problèmes entre eux. En
tout cas, Fabre n’a aucune animosité personnelle envers Olympio...
Simplement, il n’était pas d’accord avec lui sur le plan du combat
politique. Fabre pense que s’il n’avait pas été candidat, l’UFC n’aurait
pas été représenté à l’élection présidentielle. Ce n’était pas
admissible. Et aujourd’hui, la référence à l’UFC, c’est Jean-Pierre
Fabre.
Combien de temps la coalition
d’opposition du Frac va-t-elle manifester dans les rues contre la
réélection de FRAUDE EYADEMON ?
Nous allons manifester jusqu’à ce que le RPT
[Rassemblement du peuple togolais, au pouvoir, NDLR] accepte de se
mettre autour d’une table pour discuter avec nous. Car ce parti sait,
comme nous, qu’il n’a pas gagné l’élection présidentielle.
Après l’investiture du président FRAUDE EYADEMON, les manifestations de l’opposition seront vraisemblablement
interdites. Que ferez-vous alors ?
Nous avons une stratégie que nous ne pouvons pas encore
dévoiler.
Les documents électoraux de l’opposition
ayant été saisis, sur quelles preuves le Frac peut-il s’appuyer pour
revendiquer sa victoire à la présidentielle ?
Il faut savoir que les saisies ont été possibles car
nous sommes infiltrés, tout comme nous avons infiltré le RPT. C’est la
guerre ! Mais l’UFC n’a pas mis tous ses œufs dans le même panier et a
certainement d’autres caches... Son comportement serait irresponsable si
elle n’avait pas en sa possession des preuves de sa victoire. Et je ne
crois pas que l’UFC soit irresponsable.
Quand allez-vous brandir ces preuves ?
Au moment où l’on va changer de stratégie. Nous allons
bien voir sur quel levier nous allons appuyer.
Le RPT vous a-t-il fait des propositions
pour entrer au gouvernement ?
Non, je vais être très clair : je n’ai eu aucune
proposition en ce sens. Moi-même, je ne demande rien. Je ne suis pas du
style à me laisser débaucher. Au cas où j’aurais des propositions, on en
discutera. J’ai un projet de société clair. Si on me dit :
« M. Yamgnane, prenez le gouvernement et appliquez votre programme,
développez le pays, on vous laisse carte blanche... » Alors oui, j’irai.
Mais à aucune autre condition.
Jean-Pierre Fabre: «Les Togolais veulent se libérer de quarante ans de
dictature»
Des milliers de manifestants contestent «l’élection», le 4 mars dernier,
de FRAUDE EYADEMON, héritier du clan au pouvoir. Entretien avec
Jean-Pierre Fabre, leader de l’opposition, qui revendique la victoire.
Chaque semaine, depuis la présidentielle du 4 mars 2010, à l’issue de
laquelle a été proclamée la victoire de FRAUDE EYADEMON, des opposants
défilent dans les rues de Lomé. Que réclament ces manifestants?
Jean-Pierre Fabre: Les populations togolaises, excédées par plus de
quarante années de dictature et de mise en coupe réglée de l’économie
nationale par le régime RPT (Rassemblement du peuple togolais),
indignées et frustrées par les hold-up électoraux à répétition, se
mobilisent massivement pour réclamer leurs votes. Nos populations ne
retrouvent pas leurs votes dans les résultats proclamés par la
Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et entérinés par une
Cour constitutionnelle aux ordres. C’est le sens des manifestations qui
ont lieu actuellement dans le pays et que le pouvoir RPT s’emploie à
empêcher par une répression sauvage.
Depuis quarante-trois ans, le clan Gnassingbon et le régime RPT ont pris
en otage le peuple togolais, lui déniant le droit de choisir librement
ses dirigeants. L’absence de démocratie, l’instrumentalisation des
institutions de la République, les violations massives et répétées des
droits de l’homme et des libertés fondamentales, la pratique du
tribalisme, la gabegie, la corruption, le pillage systématique des
ressources et des richesses nationales, la paupérisation et la misère
croissantes des populations ont détruit les fondements de notre nation
et appellent le sursaut patriotique que traduisent les manifestations
actuelles.
À quoi tient la cohésion du Front républicain pour l’alternance et le
changement (Frac), dont vous étiez le candidat à l’élection
présidentielle?
Le Front républicain pour l’alternance et le changement est né de la
volonté des populations togolaises de voir l’opposition démocratique
présenter un seul candidat à l’élection présidentielle de 2010. Les
efforts déployés pour aboutir à ce choix ont créé des liens très forts
entre les membres du Frac, qui sont résolus à défendre la victoire de
leur candidat. La cohésion du Frac tient également à l’engagement de ses
membres à défendre ensemble les valeurs communes de démocratie, d’État
de droit et de bonne gouvernance.
Sur quels éléments vous basez-vous pour dénoncer l’illégitimité de ce
scrutin?
Dès le début du processus, nous avons dénoncé la préparation précipitée
et bâclée des opérations électorales par la Ceni et les nombreuses
irrégularités liées aux pratiques illicites auxquelles le régime RPT
s’est livré pour influencer le vote. En vain. La plupart des mesures de
transparence préconisées par l’opposition et appuyées par les missions
d’observation internationales, notamment celle de l’Union européenne,
sont restées lettre morte. Le processus a tourné court avec la prétendue
panne du système de transmission des résultats par satellite, ce qui a
permis à la Ceni d’organiser une parodie de compilation de résultats,
publiés en direct sur les médias, sans authentification, sans
vérification ni validation par la Ceni.
En dépit de toutes ces irrégularités, nous avons largement remporté ce
scrutin et nous étions en train de le prouver avec la compilation des
résultats des procès-verbaux des 5 930 bureaux de vote en notre
possession lorsque la soldatesque du régime RPT a pris d’assaut le
centre informatique du Frac, saisi le matériel informatique et tous les
procès-verbaux.
L’Union européenne a financé ce scrutin. Qu’attendez-vous d’elle?
Le régime RPT ne respecte ni les engagements pris avec les bailleurs de
fonds ni les lois et les règlements qu’il a lui-même imposés
unilatéralement. Ce régime s’évertue à combattre toute initiative et
toute démarche consensuelle visant à mettre fin à toute dérive et à
toute violation. Voilà pourquoi, au regard de toutes les consultations
électorales passées et qui n’ont été que des mascarades, la communauté
internationale, notamment l’Union européenne, doit arriver au constat
que le régime RPT ne peut jamais organiser des élections transparentes,
équitables et crédibles.
Quel est le bilan du régime incarné par le père, Gnassingbon Eyademon,
puis par le fils,FRAUDE EYADEMON?
Un désastre. De père en fils. C’est la perpétuation du même système
clanique, oppressif et prédateur. Un système archaïque, réfractaire au
changement, à l’excellence, aux bonnes pratiques et au progrès social.
Un système fermé à la justice et à l’équité, à la démocratie et à l’État
de droit, au respect des libertés publiques et des droits humains. Un
système adepte du double langage et de la duplicité. Un système décadent
en mal de coups politiciens. Un système responsable de la déchéance du
Togo aux plans politique, économique, social et culturel.
Quel est votre projet de société? Que changeriez-vous en priorité si
vous accédiez au pouvoir?
L’état de délabrement avancé de notre pays exige des actions courageuses
et vigoureuses dans tous les domaines, à court terme et sur la durée.
Les priorités autour desquelles les membres du Frac se mobilisent sont
axées sur des réformes politiques et institutionnelles visant
l’instauration de la démocratie, de l’État de droit et de la bonne
gouvernance, des mesures de redressement économique ainsi que de relance
de la croissance et du développement, avec un accent particulier sur
l’emploi, la réduction de la pauvreté et des inégalités, la
réhabilitation des infrastructures et des services sociaux de base, des
initiatives hardies pour la promotion et le raffermissement de la
coopération régionale et internationale.
Si la mobilisation de la société civile échoue à imposer l’alternance,
excluez-vous d’autres options?
Quand on connaît la détermination des populations togolaises à mettre un
terme au système répressif et mafieux qui régente ce pays depuis des
décennies, je puis vous assurer que la mobilisation ne peut que gagner
en ampleur et aboutir au résultat escompté.
Kofi Yamgnane :"24 avril 2010 : la marche à Lomé a dépassé toutes
nos attentes"
Kofi Yamgnagne :
« Toujours plus loin, toujours plus
haut, toujours plus fort, et toujours plus nombreux !
La marche à Lomé a dépassé toutes nos
attentes : malgré la chaleur, suivie de la poussière, suivie de la
pluie...nous étions autour de 400 000 à défier le Rpt dans les rues de
Lomé, depuis le quartier de Bè
jusqu’à la plage.
Autre nouvelle : la ville de Bassar a
décidé de marcher aussi, mais dès 05:00 ce matin, la ville a été bouclée
par des centaines de parachutistes venus de la garnison de Kara : une
démonstration de peur, pas de force !
Nous appelons tous les Togolais, où
qu’ils soient, à accentuer la pression : la victoire du peuple togolais
n’a jamais été aussi proche. Courage à tous et à toutes. »
Pour le FRAC
Kofi Yamgnane
Porte Parole
Marches du FRAC :arrêt sur une image
qui en dit long
Une, particulièrement poignante, mérite qu’on s’y arrête. Celle de
cette vieille femme, à bout de souffle et tout en sueur, mais avec un
visage déterminé, marchant côte à côte avec un jeune garçon, plusieurs
fois son grand fils. Le soleil, la pluie et les tempêtes de poussière
ne les découragent pas. Cette photo est tout un symbole. Elle en dit
long sur la marche du peuple, solidaire et inébranlable, pour la
conquête de son espace de liberté et de dignité. A moins d’avoir le
cerveau totalement renversé, aucun homme bien bâti ne peut ne pas s’en
émouvoir. Et pourtant, elle représente, à profusion, ce que veut ce
peuple oublié qu’incarne le FRAC : au Togo, la vie doit finir par avoir
un sens . Mais, il n’y a apparemment pas une autorité capable de le
comprendre.
Charlo Debabaschon A tous ceux
qui contestent encore les résultats de l’élection
présidentielle du 4 mars dernier, le ministre français des Affaires
étrangères, Renard Kochonner
(photo), vient une nouvelle fois de
confirmer l’élection de FRAUDE
EYADEMON et la validité du scrutin.
Cette utile précision, apportée à l’occasion d’une question écrite de
l’Assemblée nationale, fait suite aux très nombreux messages de
félicitations adressés au président FRAUDE
EYADEMON pour sa réélection
par l’ensemble de la communauté internationale, pape compris. Déclaration officielle de politique étrangère Réponse du ministre français des affaires étrangères et européennes, Renard Kochonner, à une question
écrite de l’Assemblée Nationales sur la
situation politique au Togo
L’élection présidentielle togolaise a eu lieu le 4 mars 2010. Les
précédents scrutins du même type au Togo se sont déroulés dans des
conditions controversées avec en particulier, en 2005, des
manifestations violemment réprimées qui ont causé plusieurs centaines de
morts. Les élections législatives d’octobre 2007 ont toutefois ouvert
un cycle de renforcement démocratique du Togo. Le gouvernement est
parvenu, notamment grâce aux efforts de la France, à renouer avec une
partie de la communauté internationale et des bailleurs de fonds.
L’élection présidentielle du 4 mars 2010 s’est déroulée dans le calme et
sans manifestations de violences.
L’action de notre pays aux côtés du Togo vise à l’approfondissement et à
l’ancrage de la démocratie dans ce pays mais également à éviter les
débordements violents qui ont eu lieu par le passé.
Pour répondre à cette préoccupation, la France, via l’Agence française
de développement (AFD) et France Coopération Internationale, est engagée
dans un projet de sécurisation des élections au Togo sur financement
européen.
Un tel appui avait déjà été mis en oeuvre en 2007, en équipant et
formant une force spéciale de la police et de la gendarmerie.
Le projet de 2010 vise à pérenniser ces efforts en les intégrant dans
une stratégie plus longue de réforme du système de sécurité. Le
comportement de la force de sécurité de l’élection présidentielle
(FOSEP), pendant la campagne, le jour du scrutin et dans la période post
électorale, a été mesuré et a permis de maintenir le calme.
En réponse à l’invitation du gouvernement de la République du Togo, la
Commission européenne avait décidé de l’envoi d’une mission
d’observation électorale de grande ampleur.
Déployée du 12 janvier au 24 mars 2010, l’équipe cadre de huit personnes
dirigée par un Français, a été accompagnée de trente observateurs de
long terme et quatre-vingt observateurs de court terme, parmi lesquels
une très forte proportion de Français (12). Outre les observateurs
internationaux de la Commission européenne et de la CEDEAO, plusieurs
milliers d’observateurs nationaux se sont déployés sur le terrain le
jour du scrutin.
Une déclaration préliminaire de la Mission d’observation électorale de
l’Union européenne a déjà été publiée et le rapport définitif de cette
mission est attendu en avril.
Ces premières conclusions ne remettent pas en cause les résultats
définitifs qui ont été proclamés par la Cour constitutionnelle le 18
mars 2010, et qui confirment la victoire du président sortant, FRAUDE EYADEMON, avec 60,88 % ??? des voix. La France, comme
l’Allemagne et
l’Union européenne ainsi que de nombreux pays africains, a pris acte de
ces résultats définitifs et continuera d’accompagner le Togo dans
l’approfondissement de la démocratie et sur la voie du développement.
En politique, il n’y a
pas de morale, dit-on. Mais cela ne doit pas être la jungle non plus. Au
pouvoir depuis 43 ans, les EYADEMON ont montré qu’ils ne respectent
aucune règle morale. Assassinats, prédations des ressources, prédations
sexuelles, mensonges et désinformations ont été la politique depuis des
décennies. Après la présidentielle de mars 2010, l’intox et la
désinformation sont devenus l’arme absolue en matière de communication.
Le site officiel du
gouvernement dirigé par Charlo Debbaschon, un escroc international
recherché par la justice, a fait passer un message soi-disant de
Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères français sur la
présidentielle togolaise.
Le message de Kouchner
sur le site du gouvernement togolais fait la part belle au Président
Fraude Eyademonconfirme la reconnaissance par le France de la
réélection du fils d’Eyademon Il dit explicitement que les élections ont
été transparentes. Le message de Debbasch est reproduit le 21 avril,
période pendant laquelle l’Assemblée française a suspendu ses travaux
pour les reprendre le 26 avril. Une visite sur le site de
l’Assemblée nationale française donne une toute autre version du message
de Kouchner ; laquelle version est totalement en déphasage avec le
texte écrit par escroc international Charlo Debbaschon lui-même. Ce escroc international conseiller de Fraude Eyademon a tellement fait usage de faux qu’il pense que tout est
permis. Son nihilisme est doublé d’un tel cynisme qu’il se croit même
permis de tronquer les textes officiels. En réalité, le 7 avril
passé, lors d’une audience à l’Assemblée nationale, le député
Jean-Pierre Kucheida, membre de la Commission Affaires étrangères, a
posé cette question à l’ancien chef de Médecins Sans Frontières. M.
Jean-Pierre Kucheida : Quelle a été votre action durant les élections au
Togo, dont un de nos anciens collègues a été écarté ? Quelle est votre
position vis-à-vis du fils Eyadéma ? Et voici la réponse du patron
du Quai d’Orsay : « Monsieur Kucheida, nous n’avons salué l’élection du
président togolais qu’une fois les résultats proclamés et la réaction de
l’Union africaine rendue publique. Notre concitoyen a effectivement été
écarté, pour un motif qui ne paraissait guère convaincant mais qu’il a
accepté. Fraude Eyademon est élu, et nous devons
maintenant travailler avec lui. Par rapport au scrutin précédent, c’est
un moindre mal. En Afrique, nous nous sommes toujours alignés sur les
positions de l’Union africaine – parfois en les précédant, comme dans le
cas de la Guinée –, sauf à propos de Madagascar, où la situation
s’arrange, grâce à l’Afrique du Sud. » Une réponse très nuancée qui
montre en réalité ce que constitue la politique togolaise et africaine
de la France aujourd’hui. C’est un tournant majeur. Pour ne pas être
taxé d’ingérence dans les affaires africaines, les puissances
occidentales préfèrent s’aligner derrière les positions partisanes de
l’Union Africaine et de la CEDEAO. C’est la nouvelle forme de
l’hypocrisie occidentale : la préférence du statu quo. Et on comprend
maintenant pourquoi une forte partie de l’opposition togolaise est dans
la rue. Mais on l'aura vu, republicoftogo n'est pas un site
d'information mais de désinformation et d'intox.
Armés de projectiles divers, ces jeunes du RPT se sont mis à lancer des
cailloux et autres projectiles faisant quatre cas de blessés dont deux graves et deux légers parmi ces
derniers. Les Miliciens du RPT ont érigé des
barricades sur certaines artères dudit quartier. Ils ont agressé et
tabassé deux individus à la hauteur du marché le Togo. I
ls ont en outre caillasse le pare-brise de la voiture du correspondant
de RFI avant de s’enfuir.
L'on ne peut pas vouloir une chose et son contraire
c'ette foule que je vient de voir était capable de
marcher sur ces petits policier mal nourient par leurs patrons IVOIRIENS ET
TOGOLAIS NE VEULENT PLUS DE COMPAORE COMME MÉDIATEUR AVCE
COMPAORE
RIEN NE MARCHE PAS.COMPAORE EST UN HOMME DE COMPLOT !!!
Wade attendu pour une médiation à Abidjan??
Du
Planificateur aux Donneurs d'Ordre en passant par les Exécutants,tous
seront un jour rattrapés par les tribunaux compétants !Nos compassions
aux victimes de la Barbarie ! Le reste est à Dieu !
Alerte ce mercredi 21 avril : les violences policières
actuellement en cours à Lomé devant la paroisse méthodiste Salem de
Hanoukopé
Les violences policières sont actuellement en cours à
Lomé sur les manifestants de l’opposition devant la paroisse méthodiste
Salem de Hanoukopé où devait se tenir ce midi la nouvelle veillée de
prière prévue par les partis de l’Alternance (FRAC,OBUTS).
En effet, des forces de sécurité ont été déployées
devant l’enceinte de la paroisse empêchant son accès aux manifestants.
Ce qui donne lieu à une opposition des jeunes notamment les conducteurs
de taxi moto (Zemidjan). Au-delà des manifestants victimes
de tirs de gaz lacrymogènes, ces tirs sont à déplorer également dans
l’enceinte de ce lieu de culte à Dieu, témoignant ainsi la logique de
profanation et le mépris
avéré des libertés constitutionnelles dont fait montre le pouvoir
sortant. Les altercations se poursuivent à l’heure actuelle et on ne
peut donner des précisions
sur le nombre de blessés pour le moment.
Ensemble, Résistons fermement et sans crainte contre
l’inacceptable au Togo !
Alertons l’opinion sur la gravité des violations
massives des droits humains au Togo par le pouvoir sortant.
Etant personnellement en ce moment sur le Terrainun TEMOIN OCULAIRE du
déchaînement sauvage des hommes du ‘commissaire’ de pacotille ASSIH, je
peux affirmer que bodjonon, bawaronazoui, debbaschon et cie ne savent plus où
donner la tête en ce moment ...
Le vilain
médiocre arriviste de Ketao pascal bodjonaon a eu hier l’outrecuidance de
convoquer les Pasteurs de l’Eglise évangélique et méthodiste pour se
livrer à un pugilat verbal avec eux à cause de la Veillée prévue par le
FRAC-OBUTS.
N’ayant pas
pu avoir raison des Dignitaires de l’Eglise méthodiste pour
l’annulation pure et simple de cette simple Veillée de Prière qui donne
tant de cauchemars à fraudevi essozissi Eyademon pascon bodjonon,
gilbier bawarazoui, charles debbaschcon, solitokon essoh, abass Monfoh, les
RPïTeux ont estimé qu’il faut plutôt faire la Veillée de ... 11 HEURES
30 à 16 HEURES environ, ce que les Pasteurs ont accepté après tout.
Quel ne fut
notre étonnement aujourd’hui quand le ‘commissaire’ de pacotille ASSIHCON
revient à charge ce matin devant notre foule pour prétendre que la
‘manifestation’ (sic !) est interdite, selon les ‘ordres’ qu’il aurait
reçus (sic !) ...
L’intransigeance de la foule venue nombreuse de manière spontanée pour
cette ‘Veillée’ déplacée a déclenché la ‘colère’ des zouaves et des
wouya wouya nationaux de YARKCON et d’ASSIHCON qui ont massivement « gazé » à
cœur joie toutes les Populations des Quartiers de Hanoukope et Amoutivé
Doulassame ainsi que de pauvres passants sur le Boulevard du 13
janvier (ancien Boulevard Circulaire) ...
Espérons que fraudevi faure gnassingbé, pascon bodjonon, gilbier bawarazoui, charles debbaschcon, atchon kplikplikplinon, damehancon yarkonet cie
seront toujours en vie et en bonne santé pour continuer de nous
« gazer » durant les 5 prochaines années ...
Saluts Fraternels et Patriotiques à Toutes et à Tous.
Merci cher amis du Togo.Dieu va te remercier pour tout ce que tu fait
pour le peuple togolais malgré le sintimidations des vampirs Reptille
De sources militaires togolaises ayant requis l anonymat,un remus menage
se passe actuellement a l etat major des FAT.Raison des elements de la
garde presidentielle chercheraient a arreter le colonel ROCK GNASSINGBE
QUI AURAIT recu du ranfort du camp FIR.La situation a l heure actuelle
echappe a la hierarchie miliaire.BRAVO LE FRAC
Qu'attendez vous pour riposter avec le peu de moyens que vous avez ?
Ripostez avec les pierres et les projecitles Non. Attendez, vous verrez
des kamikazes a Lome bientot. Nous allons sautez les verrous. Il y
aura des kamikazes a Lome.
CHERS COMPATRIOTES.
Aux derniers nouvelles les berets verts se sont joint au policiers et
gendarmes pour oppresses les jeunes du quartier HANOUKOPE ET
ENVIRONS.Cette fois ci il parait que les jeunes du FRAC RESISTENT a ces
violences par des barricades erigees ca et la.BRAVO JEUNES TOGOLAIS TU
FAIS HONNEUR A TA PATRIE.
L IMPLICATION DES BERETS DE LA G.P.FAIT DIRE A UN DIPLOMAT QUE LE REGIME
PERD LES PEDALES.
ROCKY ATTEND QUOI POUR BALAYER CES CHIENS BODJONON, BAWARAZOUI, FRAUDE ET
AUTRES ?
FIR = FORCE D INTERVENTION RAPIDE. TU PEUX NEUTRALISER
LA GARDE PRESIDENTIELLE. JE SUIS SURE QU IL Y A AUSSI DES ELEMENTS LA
DEDANS QUI TE SUPPORTENT.
ALORS ROCK FAUT PAS PERDRE LE TEMPS PASSE A L ACTION ET LE PEUPLE
TOGOLAIS TE SERA RECONNAISSANT.
MERCI
Organisez la prochaine priere de protestation dans un "mosque" et vous
verez ce qui se passera si ces criminels osent gazer les manifestants
devant le mosque.
Allah akbar !!!
Si ces criminels s hazardent a attaquer une mosquee c est la fin pour
eux car alkaida va les mettre sur la liste rouge.
Que la prochaine veillee se deroule dans un mosque et on verra si nos
imam se laisseront profaner leur lieu sacre.
Actuellement ca chauffe a lome qui est actuellement incrontrollable
Hmmmm, et pourtant il y’a plus de 20ans maintenant que les populations
togolaises implorent ce putain de Dieu Ternaire.....25janvier 1993
bougie et foulard blanc à la main (remember that ???)
Ou soit :
Il s’agit
d’un Dieu qui n’existe pas, sourd, inconséquent....
Ou soit le togolais et partant l’africain, sont de
véritables naïfs crédules qui croient à n’importe quoi même au Papa Noel
qui selon le mythe visiterait les chambres de TOUS les petits enfants
en une seule nuit.... (allez-y comprendre cette autre ânerie)
Plus que jamais il y’a nécessité de bouter ces cancres hors du Togo par
la FORCE, rien que par la force et non des prières à la con
« Nous n’avons besoin de personne pour
fixer les règles des combats que nous allons livrer. Nous devons étudier
la nature du combat en question, étudier l’ennemi, étudier ce qui se
joue contre nous, et ensuite dresser un plan de bataille et mettre au
point une stratégie. Alors, on obtiendra des résultats. Mais tant qu’on
permettra à un tiers de venir nous dire ce que nous devons faire - et
ces gens là n’ont jamais qu’un mot à la bouche : non-violence...
paix...il faut aimer tout le monde... mon dieu, pardonne leur car ils ne
savent pas ce qu’ils font. Tant qu’on aura droit à ce genre de
sornettes, on n’aboutira jamais à rien » MALCOM X, Derniers discours,
La dictature est sur le point de rendre l âme chez nous. Les recettes
qui ont permis jusqu à présent au régime dictatorial des Gnassingbé de
se maintenir, ont perdu de leurs saveurs. Combien de temps encore la
grande muette va suivre les ordres de ces fossoyeurs du Togo. Qu ils
comprennent que nous sommes arrivés à un point de non retour et que ce
ne sont plus les intimidations et les menaces qui nous feront reculer.
Nous irons jusqu au bout de notre lutte et nous ne nous arrêterons pas
avant d avoir libérer nos populations du joug de la dictature. Titikpina
ferait mieux de penser à comment assurer sa défense devant les
tribunaux, lui qui est à la base des tueries perpétrées au lendemain des
présidentielles de 2005. Seul un régime aux abois peut oser s attaquer à
un lieu de culte. Même dans les Pays en guerre, le religieux est sacré
et respecté. Loin de nous décourager, toute cette musculation nous
encourage et nous gonfle à bloc pour la victoire finale.
Je ne cyais pas que les RepPTiles pouvaient aller jusqu au pire des
pires !
Même les lieux de cultes sont utilisés pour agresser les populations.
Ils sont en train de tomber en chutte libre. Prions fort même chacun
dans sa chambre ; Dieu entend nos supplications ! que le Seigneur nous
benisse et nous delivre des demons RePTiles, AMEN ! la victoire est
proche INCHALLAH !
Gilchrist Olympio: Il a des échanges téléphoniques réguliers avec
Pascal Bodjona
Jeudi, 22 Avril 2010 00:03
« Les Togolais découvrent, peut-être
un peu tard, la véritable personnalité de Gilchrist Olympio qui est un
vrai toquard irrécupérable, le plus taré des enfants de Sylvanus
Olympio, un multiparricide et un polydestructeur de l’héritage
nationaliste. Ce qui pose la question de la nature des relations qu’il
entretenait avec son père de son vivant. Le caillassage a été une
thérapie collective salutaire: l’idole est détrônée et enterrée, le
peuple peut aller de l’avant maintenant. »
Gilchrist Olympio est actuellement en mauvaise
posture avec son ancien parti.Comment vous l’expliquez pour un homme que
Agboyibor disait avoir une carrure au Togo comme Nelson Mandela?
Comi
Toulabor : Il me semble que Yawovi Agboyibor a été très mal
inspiré pour comparer Gilchrist Olympio à Nelson Mandela. Il est le
premier à ne pas croire en ses propres propos, et quand on connaît un
peu Monsieur Bélier noir, l’homme de « retour de l’aschencheur » et de
la « cogechon », il faut dire qu’il exprime l’exact contraire de ce
qu’il pense profondément. Gilchrist Olympio est en mauvaise posture,
c’est vrai et cela arrive un peu tard. Son caillassage le 17 avril
dernier constitue le point d’orgue de ce qu’il a déclenché depuis qu’il
s’est mis volontairement hors de la compétition électorale du 4 mars
tout en essayant d’empêcher par des moyens tordus son parti, voire toute
l’opposition, de présenter un candidat face à son ami personnel Faure.
Le fait que son parti ait déjoué in extremis ses manœuvres l’a mis en
colère sorti de ses gonds, surtout qu’il n’a jamais porté son secrétaire
général Jean-Pierre Fabre dans son cœur. Les Togolais découvrent,
peut-être un peu tard, la véritable personnalité de Gilchrist Olympio
qui est un vrai toquard irrécupérable, le plus taré des enfants de
Sylvanus Olympio, un multiparricide et un polydestructeur de l’héritage
nationaliste. Ce qui pose la question de la nature des relations qu’il
entretenait avec son père de son vivant. Le caillassage a été une
thérapie collective salutaire: l’idole est détrônée et enterrée, le
peuple peut aller de l’avant maintenant. Car plus que les opposants
nomades et opportunistes, appâtés par un portefeuille ministériel ou
primatural, Gilchrist Olympio polluait la lutte jusque dans ses valeurs
les plus nobles, dans sa quintescence même. Psalmodions ensemble cette
supplique au fils de Sylvanus: Adieu vieux Dromadaire et bienvenu chez
tes cousins germains, les ânes du RPT, qui attendaient ton retour au
bercail depuis la mort de celui qui a zigouillé ton père et a voulu te
trucider à Soudou, sans compter tes nombreux amis et proches qu’il a
tués un à un sans que tu lèves ton petit doigt pour réclamer justice ni
pour toi-même ni pour eux. Adieu vieux Dromadaire !
Les risques pour le parti….
D’aucuns prévoient le
risque d’implosion de l’UFC. Les suites de la présidentielle du 4 mars
ont participé en fait à clarifier le débat politique non seulement au
niveau interne de l’UFC mais aussi au niveau de la classe politique
toute entière. Clarification entre les opposants avec conviction et les
opposants de convenance. On assiste à une redistribution de cartes de
jeu au sein de la classe politique depuis la mort du dictateur Eyadéma,
et cette recomposition est intéressante à suivre pour l’avenir. Ainsi
les relations incestueuses, consommées en cachette, entre Gilchrist
Olympio et Faure sont-elles maintenant sur la place publique. Il
appartient au bureau de l’UFC de prendre ses distances avec son débile
de patron et les irréductibles talibans qui sont à son service personnel
à travers un communiqué afin de mettre une fois pour toute les poings
sur les trois i de son nom et prénom. Depuis que la carapace de la
popularité derrière laquelle il s’abrite s’est fracturée, le bureau de
l’UFC ne peut plus se contenter de fermer les yeux sur les inclinations
pro-fauristes de son leader, de peur d’être lui-même désavoué par le
peuple.
Au RPT on semble prendre la défense
de Gilchrist Olympio. Comment expliquez-vous ce revirement ?
Plutôt
que de faire un travail de production idéologique et d’organisation
indépendamment de l’administration d’Etat et de l’armée sans lesquels il
n’existe, le RPT emploie des méthodes paresseuses à courte vue qui
consistent à débaucher ses adversaires politiques. Gilchrist Olympio a
prêté ses flancs à ce jeu pour la première fois à Abuja en avril 2005,
et il en a pris goût depuis. Il fait partie désormais des meubles de la
maison RPT. Son conseiller le plus proche et le plus écouté est Pascal
Bodjona avec qui il a des échanges téléphoniques réguliers tout en se
rendant de fréquentes visites Paris ou à Lomé. Les Togolais ignorent ces
faits et quand ils sont rapportés, ils pensent que c’est une stratégie
pour dénigrer leur icône. Gilchrist Olympio est encarté au RPT et il est
normal que ce parti le défende et fasse sa promotion sur son site :
c’est pitoyable. Mais avec le caillassage du 17 avril, l’effet
stroboscopique qui brouillait la vue de nombre de Togolais s’est
dissipé.
Comment expliquez-vous qu’avec 60%
de voix aux élections, Faure puisse s’activer à la recherche d’un
gouvernement d’union nationale ?
C’est tout le paradoxe
de sa situation. Faure sait que les 60 % de voix que ses sigisbées de
la CENI et de la Cour constitutionnelle lui ont généreusement attribuées
ne comblent pas son déficit de légitimité. Dans un système politique
normal, disposer d’une telle victoire et chercher à former un
gouvernement d’union nationale, vestige du parti unique, serait
inconcevable. Même si Gilchrist Olympio et ses talibans rentrent au
gouvernement, cela ne comblera pas le déficit de légitimité de Faure.
On ne compense pas une victoire frauduleuse par un gouvernement d’union
nationale, mais au Togo tout est possible, n’est-ce pas ! Mais Gilbert Bawara semble priviligier l’esprit d’ouverture de
Faure pour l’expliquer…
Gilbert Bawara doit avoir une
conception assez tronquée et singulière de l’esprit d’ouverture dans ce
cas. Si le perroquet ou le griot ne répète pas ou ne chante pas à
longueur de journée les louanges de son propriétaire, il perdrait son
statut et les avantages qui vont avec. Gilbert Bawara est le premier à
moquer son chef dans son salon cossu et dans les cercles intimes autour
des bouteilles aussi prestigieuses que chères du monde. L’apologie de
l’esprit d’ouverture de Faure n’a aucun sens venant d’un plaisantin qui
est prêt à se transformer en paillasson pour les chaussures de son
patron ou carrément en son PQ.
Merci
Merci à
vous qui faites un travail dangereux mais indispensable pour le Togo!
Seul les armes peuvent résoudre le problème togolais.
Finançons le FRAC! : La diaspora togolaise en Amérique du nord
au service du Président Jean-Pierre FABRE
La diaspora togolaise en Amérique du nord au service du
Président Jean-Pierre FABRE
Chers compatriotes togolaises et togolais, amis du Togo
Le Mercredi 04 Mars 2010, Mr. Jean-Pierre Fabre est
devenu le Président démocratiquement élu de la République du Togo,
garant de l’Unité et de la Prospérité de la nation Togolaise.
Au nom du Président Jean-Pierre Fabre, je vous adresse
les remerciements de l’UFC, du FRAC et du peuple Togolais, pour votre
soutien financier qui a contribué à révéler la vérité des urnes avec des
preuves à l’appui.
Grâce à vous, nous avons réussi le pari de réunir les
preuves de notre victoire électorale.
MERCI !
Pour la première fois de notre histoire nationale de
démocratisation, notre Président élu prend la responsabilité de la
destinée du Togo.
À nous, la diaspora togolaise en Amérique du Nord, de
l’aider à transformer cette marche en une nouvelle
destinée pour nos enfants et la postérité.
Soyons le nerf de la guerre que livre le peuple du
Togo !
Finançons le FRAC !
Toutes les contributions sont les bienvenues !
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America :
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begin_of_the_skype_highlighting 613-818-8669 end_of_the_skype_highlighting
& 819-771-4135
Montréal : Mrs. Raymonde Danikey - 514-234-7003
Calgary : Mr. Sena Alipui - 403-460-1344 & 905-270-2329
USA : Mr. Placide da Silva - 805-279-2791
Mr. Hyppolite Lawson - 847-772-2507
Le FRAC garantit à tous ceux qui auront apporté une
contribution à cette campagne, la protection de leur confidentialité,
ainsi qu’un reçu aux fins de justification de cotisation.
Remerciements patriotiques,
Pour le Front Républicain pour l’Alternance et le
Changement (FRAC),
Franz Adotevi-Akue
Secrétaire de UFC - Canada
Le FRAC : Le Front Républicain pour l’Alternance et le
Changement est composé des partenaires suivants : l’ADDI, l’Alliance, le
PSR,
La lutte continue.
Mais n'oublié pas aussi Gabriel AGBEYOME de L'OBUTS il joue un grand
rôle dans cet processus.Associé le toujours à toutes les
manifestations. N'oublier pas qu il est l un de ces hommes qui ont crée
le FRAC.C est un homme qui a une vision. C'est à cause du double jeux de
GIL qu il est parti dans la course et c est lui le premier à revendiquer
la victoire de Jean Pierre Fabre.Donc ce n est pas le FRAC mais tous
les Togolais épris de liberté et de démocratie.
La diaspora fait un grand boulot pour nous.Nous sommes à la veille des
indépendance de 1958.Ce qui s est passé en ces périodes et qui à conduit
à l indépendance du TOGO va se répéter et nos ennemis partiront à coup
sûr.
La lutte continue et nous vaincrons au nom de JESUS DE NAZARETH.
AMEN ! AMEN ! AMEN.
Gilchist Olympio: Il n'arrive pas comme un
ami du peuple togolais!
Des militants mécontents du Front Républicain pour l’Alternance et le
Changement (FRAC) ont chassé à coups de pierres et de sable, le
président national de l’Union des Forces du Changement (UFC), Gilchrist
Olympio, à son arrivée à leur meeting samedi à la plage de Lomé, a
constaté l’Agence Savoir News.
Ce meeting a été organisé après
une marche des militants et sympathisants du FRAC dans les rues de Lomé.
Vêtus pour la plupart de tee-shirts jaune à l’effigie de Jean Pierre
Fabre - le candidat de l’UFC, soutenu par le FRAC - des milliers de
militants et sympathisants de ce Front ont sillonné les rues de la
capitale togolaise avant de chuter à la plage pour leur meeting.
Arrivé
peu après le début de ce rassemblement, M.Olympio - escorté par des
véhicules des forces de l’ordre - a été empêché d’accès à la
manifestation par une foule "furieuse" de militants du FRAC qui
lançaient des projectiles sur son convoi, scandant des slogans hostiles.
"On ne veut plus de toi", ou encore "Traite, tu nous as déçus",
lançait la foule surexcitée, pendant que le convoi du président national
de l’UFC faisait demi-tour.
C’est la première fois que le leader
historique de l’opposition est chassé d'une manifestation du FRAC
depuis le lancement de son mouvement de contestation de la réélection de
FRAUDE EYADEMONà l’issue de l’élection présidentielle du 4 mars
dernier.
Plusieurs dirigeants du Front dont Jean-Pierre Fabre,
Kofi Yamgnane, Patrick Lawson, Dahuku Péré étaient présents à ce
meeting.
Le président de l’organisation pour Bâtir dans l’Union un
Togo Solidaire (OBUTS) Agbéyomé Kodjo, ainsi que Augustin Hospice Coco
étaient également à la plage.
"Il me semble et il semble aussi aux
militants que Gilchrist Olympio n’a pas semblé jouer un jeu très clair
ces derniers temps", a commenté Kofi Yamgnane, le porte-parole du FRAC.
"Cet
incident montre parfaitement que l’UFC est aujourd’hui un parti mature
qui a pris son autonomie par rapport à son fondateur", a ajouté
M.Yamgnane.
"Notre président national est venu avec trop de cars
de flics avec lui; c’est ce qui a énervé la foule quand on fait
référence aux incidents qui ont opposé nos militants aux forces de
l’ordre mercredi dernier", a pour sa part estimé Eric Dupuy, secrétaire
national à la communication de l’UFC.
Selon lui, les militants
étaient également furieux "parce qu’ils auraient remarqué la présence de
Jean-Claude Homawoo" dans le convoi de M.Olympio.
Pour rappel,
Jean-Claude Homawoo, l’un des principaux représentants de l’UFC à la
Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), considéré comme un
"très proche" de M.Olympio, avait été exclu par le bureau du parti, pour
"indiscipline". Mais il a été maintenu par M.Olympio dans une lettre
adressée à la CENI.
Pour M.Dupuy, les "actes" que M.Olympio a
également "posés", ces derniers temps "expliquent le déchaînement de la
foule sur lui".
Quant à Agbéyomé Kodjo, il "s’étonne que le
président de l’UFC ne puisse pas participer à une manifestation
organisée par son propre parti".
"C’est fini pour sa carrière
politique", a-t-il estimé.
M.Olympio ne s’est pas exprimé depuis
la proclamation des résultats de la Présidentielle contestés par son
parti. La présentation - à la dernière minute - de la candidature de
Jean-Pierre Fabre à cette élection, a également jeté un coup de froid
sur les relations entre les deux hommes.
Violation des droits de
l’Homme, viols sur les militants de l’UFC
Yawovi Agboyibo et Léopold Gnininvi restent muets
Me Yawovi Agboyibo, Prof. Léopold Gnininvi,
voici deux icônes du combat démocratique au Togo, deux figures
emblématiques de l’opposition. La simple évocation de leurs noms fait
remonter beaucoup de souvenirs à la mémoire. Mais ces leaders semblent
s’être résolument mis en retrait de l’actualité politique et observent
un mutisme total face aux derniers développement du contentieux
électoral faits de violations systématiques des droits de l’Homme. Assez
surprenant, quand on fait un bref retour dans leur passé politique.
Les Togolais ne se rappellent
même plus la dernière fois qu’ils ont entendu ces leaders parler. Les
toutes dernières apparitions du Prof. Léopold Gnininvi remontent dans le
temps. Il ne s’est signalé entre-temps qu’à travers une déclaration
laconique signée au nom de son parti, la Convention démocratique des
peuples africains (CDPA) au sujet des évènements de CESAL qui ont vu les
forces de l’ordre débarquer au centre de compilation des données du
Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) et emporter
le matériel informatique et les procès-verbaux. Quant au leader du
Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), les dernières images de lui
remontent à la campagne électorale. Son parti ayant un faible pour les
commérages, il s’est fendu d’un communiqué pour répliquer au confrère de
RFI qui accusait le parti tacitement entre-temps de se dissocier de la
contestation dans la rue, déclaration signée de son Secrétaire national
Jean Kissi. Depuis, plus rien de la part de ces leaders. Ce retrait
inquiétait au point que le leader de l’Organisation pour Bâtir dans
l’Union un Togo Solidaire (OBUTS) a dû les apostropher. A travers une
déclaration publique, Agbéyomé Kodjo les a récemment appelés à rejoindre
la contestation du FRAC. Mais apparemment cet appel est tombé dans les
oreilles de sourds. Plus inquiétant est le mutisme de Me Yawovi Agboyibo
et du Prof. Léopold Messan Gnininvi sur les violations systématiques
des droits de l’Homme dont sont l’objet ces derniers temps les militants
de l’Union des Forces de Changement (UFC) et du (FRAC).
Les partisans de ce parti et ce front subissent en
effet des exactions de la part des forces de l’ordre. Le dernier
scénario en date est l’intervention musclée de la Gendarmerie mercredi
dernier au siège de l’UFC lors de la veillée à la bougie. Cette
intervention était une somme de violations des droits de l’Homme. Les
éléments ont débarqué sans mandat de perquisition, défoncé portes et
fenêtres, emporté des tas d’équipements qui n’ont rien à voir avec un
projet de trouble à l’ordre public, procédé à des arrestations. Le
comble de l’ignominie a été atteint, avec des viols sur des
manifestantes arrêtées. Des femmes ont avoué avoir été l’objet de
touchers vaginaux de la part d’éléments de la Gendarmerie, entre autres
traitements indignes.
Si on peut
comprendre la réticence de Yawovi Agboyibo et Léopold Gnininvi à
rejoindre les contestataires dans la rue et la justifier par des calculs
politiciens -peut-être que toute participation de leur part ou
déclaration leur fermeraient les portes du prochain gouvernement, et
c’est un droit absolu d’aspirer y à participer-, leur mutisme face à ces
exactions des forces de l’ordre est ahurissant. Le viol fait partie des
traitements les plus inhumains et dégradants et est combattu avec
extrême rigueur par des outils internationaux. C’est un crime contre
l’humanité, au même titre que le génocide. On a toujours connu ces
leaders comme des défenseurs des droits des opprimés. Me Yawovi Agboyibo
surtout, s’est toujours illustré comme le défenseur par excellence des
droits de l’Homme. Point n’est besoin de rappeler son parcours et son
engagement sur le terrain de la lutte démocratique au Togo. Le bon sens
n’arrive donc pas à comprendre que l’avocat ferme les yeux sur ces
violations des droits humains dont sont victimes les militants de
l’Union des Forces de Changement (UFC) et du FRAC. Ces exactions
suscitent de jour en jour les dénonciations des différentes associations
nationales de défense des droits de l’Homme et de la masse
intellectuelle. A certaines voix qui réclament l’ouverture d’une enquête
judiciaire s’adjoignent d’autres qui recommandent au FRAC de saisir la
Cour pénale internationale (TPI). Mais c’est le black-out total chez Me
Yawovi Agboyibo et Léopold Gnininvi. L’opinion doit-elle concevoir ce
silence comme un consentement à ces violations ?
C’est tout de même déplorable. Au-delà de ces deux
personnalités, c’est presque toute l’opposition, à part bien sûr les
associés du FRAC qui est aphone devant ces évènements. Les autres
présidentiables de l’opposition hésitent à réagir. Sont-ils encore sous
le coup de leurs scores micro-organiques au scrutin du 4 mars ? Tout ce
beau monde semble dire : « Ils n’ont qu’à faire on va voir ».
__
Tres chers compatriotes togolais !
Je voudrais vous inviter a redoubler de vigilance.
"Quand on ne sait pas ce qu on cherche, on ne sait pas ce qu on trouve"
disait un philosophe.
Le but de notre lute est la liberation du peuple togolais des mains des
RPTists qui prennent le TOGO pour leur propriete privee.
Les RPTists font tout pour casser l opposition en faisant tomber son
leader son Excellence Gilchrist Olympio en utilisant les membres de son
propre parti a l exemple de Jean Claude Homawoo.
Notre chef est tombe, mais mes amis faisons tout pour le relever. C est
une brebis dans les mains des loups RPTists, cherchons le (Gil Olympio)
et sauvons le. Prions pour lui et jeunons pour lui pour que Dieu lui
ouvre les yeux.
Cela ira dans l avantage du peuple togolais.
Quoi qu on dise, il demeure notre chef, protegeons le et chassons autour
de lui des HOMAWOO et les autres disciples de l ennemi qui sont en
train de le pricipiter a la mort physique, spirituelle et politique.
Que Dieu vous benisse mes amis !!!
maintenant nous allons occuper la presidence ou bien le jour de son
investure nous irons la bas pour instaurer notre president elu J.P
FABRE.Nous sommes pret a sacrifier notre vie pour obtenir la victoire
cette fois ci.
BIEN FAIT POUR GILCHRIST OLYMPIO.IL APPRENDRA QUE LES 2 MILLIARDS PRIS
CHEZ FRAUDE EYADEMON VIA OBASANJO NE VALENT GUERE HONNEUR,RESPECT ET DIGNITE.BANDE
DE CRIMINEL QUI A REUSSI A SE FAIRE UNE PLACE DE POLITICIEN TOUT
SIMPLEMENT PARCE QUE PORTANT LE NOM OLYMPIO DE SYLVANUS UN AUTHENTIC
PATRIOT ET DEMOCRAT CONVAINCU.CE MONSIEUR QUI SE MOQUE DU PEUPLE AVEC
CEUX LA MEME QUI ONT FAILLI L ASSASSINER EN AOUT 1992 DOIT ETRE
PROCHAINEMENT EXCLU DE L UFC.
je vous jure que ce que noulagnon dit est vrai.
Fo Gil a eu chaud aujourd hui. si c est qu il s etait hasarde a sortir
du vehicule, c est sa fin. a l heure ou je vous envoie ce message, des
gens sont devant sa devanture en lui demandant de quitter le pays ou il
va laisser sa peau.
dans son cortege a la plage, parait-il qu il y avait Yark qui l
escortait avec Homawoo le juda et Habia le pilate.
Un fait historique s’est produit cette après-midi à la
plage de Lomé, point d’aboutissement de la longue marche du FRAC de ce
samedi : le président national de l’UFC Gilchrist Olympio a été chassé
par des jets de projectiles, des pierres et du sable par les
manifestants. - [ 4/17/2010 ]
M. Olympio est arrivée dans une voiture suivie de deux
fourgonnettes de la gendarmerie et de la police, quarante minutes après
le début du meeting. Comme d’habitude, les manifestants étaient au
cérémoniaux de prières musulmane chrétienne quand il eut un mouvement de
foule, à cent mètres de la paillotte où se trouvaient les leaders du
FRAC.
Au début la foule lui frayait le chemin jusqu’à ce qu’on
découvre que c’est lui et les projectiles ont commencé à pleuvoir sur
les voitures. Gilchrist Olympio a dû rebrousser chemin, ainsi que les
deux véhicules de police et de gendarmerie. Personne ne s’explique ce
qui s’est passé au niveau de la foule mais M. Eric Dupuis, secrétaire
national de l’UFC à la communication a donné à la presse deux raisons :
la présence des forces de l’ordre dans le convoi du président national
(les gendarmes togolais avaient saccagé le siège de l’UFC et battu
plusieurs militants, les sorties médiatiques de M. Olympio ces derniers
temps défavorables au candidat « élu » Jean-Pierre Fabre.
En réalité, la présence de Gilchrist Olympio n’était pas
prévue au meeting de ce samedi. Lors d’une réunion vendredi, le bureau
national avait convenu qu’il faille préparer l’état d’esprit à son
arrivée, compte tenu du développement de l’actualité nationale depuis un
mois.
Mais il semblerait que le leader historique de
l’opposition togolaise ait cru sa popularité intacte, remonté en cela
par Jean-Claude Homawoo et Nicodème Habia, du clan des AGO. Ce fut donc
une surprise de le voir arriver à ce meeting cornaqué par les gendarmes
et les policiers, alors qu’en principe en de telles circonstances, c’est
plutôt le service à l’organisation de l’UFC qui se charge de son
accueil.
Normalement, Gilchrist Olympio devait s’attendre à une
réaction virulente de la part de la foule des militants et sympathisants
de l’UFC et du FRAC. A son arrivée jeudi dans la capitale togolaise par
la frontière Aflao, seule une centaine de militants à qui on a
distribué des T-shirts jaunes à son effigie étaient présents à
l’accueil.
Le rejet de Gilchrist Olympio par la foule constitue un
tournant majeur dans la crise interne qui couve à l’UFC depuis janvier
2010, quand Jean-Pierre Fabre a fait valider sa candidature à la
présidentielle en lieu et place de son patron historique. M. Olympio
accuse le clan de Jean-Pierre Fabre, Patrcik Lawson et Isabelle Ameganvi
de lui avoir fait un coup et il a toujours voulu entrer dans ses droits
en montrant que c’est lui le patron de l’UFC. Il semble aujourd’hui que
ce camp qui porte la contestation dans la rue est aujourd’hui le
véritable maître du parti. Les heures qui viennent nous diront
réellement ce qui en est. Mais il y a quelqu’un qui vient de perdre un
gros point. A savoir l’estime du peuple. Le fils de l’ancien président
n’est plus le leader charismatique des Togolais. Un mythe vient de
tomber à 13H00.
C’est un tournant historique dans le combat pour la démocratie au Togo.
Je continue a demander au president elu, JP Fabre, de faire appel, de
lancer un recrutement militaire au sein des Toglais de l Exterieur et
de faire appel aux elements democratiques et patriotiques de l armee
togolaise si tous n ont pas ete decimes par les Eyademon. Les togolais
de l Exteterieur dovent se tenir prets a repondre a cet appel en biens,
en hommes et en materiel.
Aux Armes Citoyens ! Formons nos bataillons sans plus jamais avoir peur
d un titikplinon, d un yarkon, d un bodjonon ou d un debbaschien,... !
Nous voulons des
ARMES,rien que DES ARMES.Ns sommes de grands singes
oui de grands singes et aucune
communauté internationale ne va plus
nous apprendre à grimper des arbres.Nous voulons des ARMES rien
que des
ARMES. Ventre affamé n a point d
oreilles.Un peuple éprouvé
comme celui
du TOGO ne croit maintenant qu au salut des ARMES. ESSOUNENE,nous
voulons bien mourir,donnez-nous
des ARMES. Ce sera un salut rendu au
TOGO et celui qu on le lui rendra.DES ARMES,DES ARMES point final.
Ce n est
malheuresement pas la communauté Internationale qui nous viendra à l
aide.Ne soyons pas éternellement naifs.
Changeons ,bon Dieu, de stratégie et faisons crépiter aussi les armes
ainsi l équilibre sera rétabli.
FRAUDE EYADEMON ;BODJONON,
AVOUBAWARA et Gbagbalou sont des gens qu on doit TUER.
Il n y a aucune autre solution pour notre Libération.
PAR 20 points fort de faure" TROP C EST TROP.
CE VENDREDI MATIN NOUS AVONS DECIDER AU PERIL DE NOTRE VIE,DE CREER UN
GROUPEMENT ILLEGAL ET INVISIBLE DENOMME"EKOUGNOWOU"SUITE A L INCAPACITE
DE NOS OPPOSANTS A TENIR TETE RADICALEMENT AU RPT ET SES BRANCHES
ARMEES(FAT,GENDARMERIE,POLICE),
NOTRE MISSION ET OBJECTIF EST DE TRAQUER,SURVEILLER,SURPRENDRE ET
LIQUIDER PHYSIQUEMENT LES VOYOUS DU POUVOIR.NOUS NE DEVOILERONT PAS NOS
METHODES ICI MAIS VOUS EN PARLEREZ.
VOICI LA PREMIERE LISTE DES GENS RECHERCHES ET A TERMINER :
1/-TAFFA TABIOU
2/-SOLITOKI ESSO
3/-GILBERT BAWARA
4/-PASCAL BODJONA
5/-PITANG TCHALLA
6/-AWUMEY ZUNU SELEAGODJI
7/-SAM KOUIGAN
8/-CHEF D ESCADRON ANITE
9/-BARRY BARQUE MOUSSA
ET APRES ON VERRA
LU POUR VOUS
Il ne s’agit plus aujourd’hui d’aller tirer au Bazooka
quelques coups de dissuasion contre le Camp RIT à Lomé, le Camp FIR à
Lomé, le Camp Landja à Kara ou le Camp Nioukprourma à l’extrême Nord !!!
Il ne s’agit plus aujourd’hui d’aller balancer quelques grenades à
fragmentation contre un pauvre Sentinelle dans sa guérite devant le Camp
du 2e RIA à Adidogome !!! Il ne s’agit plus d’aller avec quelques
Kalachnikov prendre en otage les Journalistes de Radio Lomé et de la TVT
pour lire la Déclaration un Coup d’Etat alors que les « pions » et
« structures » du régime sont toujours en place !!! Pour toute Action
Militaire, il s’agit de se poser les Questions suivantes, entre autres :
a) Où se trouvent les Dépôts d’Armes et de Munitions (Arsenal et
Poudrière) de telle ou telle Unité Militaire clé du régime de FRAUDE EYADEMON ? Qui sont ceux qui détiennent les Clés ? Comment ces Clés
passent d’une personne à l’autre et par quel Mot de Passe ? Quels sont
les mouvements de ces personnes ? b) Où se trouvent les Dépôts de
Carburant pour le Matériel roulant de telle ou telle Unité Militaire clé
du régime de FRAUDE EYADEMON ? Qui sont ceux qui détiennent les Clés
de ces Dépôts ? Comment ces Clés passent d’une personne à l’autre et par
quel Mot de Passe ? Quels sont les mouvements de ces personnes ? c) Où
se trouvent les Entrepôts des Aéronefs militaires à la Base Chasse de
Niamtougou et des Troupes Aéroportées de Lomé ? Qui sont ceux commandent
ces Unités sur qui le régime de Faure Gnassingbé s’appuie fortement ?
Qui sont ceux qui détiennent les Clés ? Comment ces Clés passent d’une
personne à l’autre et par quel Mot de Passe ? Quels sont les mouvements
de ces personnes ? Qui sont les Figures-clé des Services des
Renseignements Militaires togolais ? Comment fonctionnent-ils ? Quels
sont leurs mouvements et leurs réseaux ? On peut voir à travers ce petit
exposé comment la très grande majorité des Militaires Togolais
favorables au Changement et à l’Alternance sont pris en otage par une
petite poignée d’individus clairement identifiables et facilement
’neutralisables’ !!! Nous répétons encore une fois ici qu’avec 100 Bons
Bidasses bien entrainés, bien équipés, bien rémunérés et bien encadrés,
on va neutraliser en 3 semaines (Nous disons bien 3 semaines !) cette
Racaille qui se cache lâchement derrière les FAT pour soutenir la
Racaille Gnassiste et menacer toujours et toujours le Peuple Togolais
Souverain avec une prétendue ’guerre civile’ qui n’aura jamais lieu au
TOGO !!! Saluts Fraternels et Patriotiques à Toutes et à Tous. K. Kofi
FOLIKPO PYRAMID of YEƲE
La diaspora togolaise s’élève contre la persistante répression
anti-républicaine du pouvoir togolais
Dr Martin AMOUZOU
TOGOLAIS DE TOUS LES PAYS, RESISTONS !
DEMOCRATES DE TOUS LES PAYS, UNISSONS-NOUS !
Hier, mercredi 14 avril, à Lomé, la Force de
Sécurisation de l’Election
Présidentielle (FOSEP) du 04 mars devenue depuis les résultats entachés
d’irrégularités graves et donc frauduleux connus de tous, une Force de
Répression des Populations (FOREP) qui a pris la relève de la FOSEP
toujours avec les financements de l’Union européenne, a sévi encore à la
veillée pacifique organisée par le FRAC. Il faut s’interroger sur
l’obsession
du régime RPT à empêcher des veillées de prières pacifiques par essence.
Ce nouveau talon d’Achille du pouvoir sortant révèle une faiblesse qui
ne
brille que par la force de la lâcheté qui s’abat sur des personnes
innocentes !
Le système clientéliste du RPT, au moyen de cette force
brutale, n’honore
ni la République, ni la démocratie ; au contraire, il s’agit d’un mépris
du
Peuple togolais que le régime est déterminé à blesser gravement, toute
générations confondues y compris les honorables citoyens togolais âgés,
certains de plus de quatre vingt ans !
La Diaspora togolaise rappelle au régime RPT qui ne dispose d’aucune
légitimité au sein de la plus grande majorité de la population, que la
répression n’a jamais résolu une crise, aussi politique qu’elle soit !
Aujourd’hui les citoyens togolais ont décidé de soutenir un mouvement
citoyen pour la vérité des urnes. « La lutte populaire est
invincible ! »
Le CMDT ne peut rester sans voix devant de telles atteintes au droit du
peuple togolais et entreprendra des actions ainsi que les initiatives
suivantes :
1. La Diaspora Togolaise portera plainte auprès de
juridictions
compétentes contre les responsables de tous ces forfaits ! Elle
demande aux populations togolaises concernées de faire parvenir
par leur avocat les pièces à conviction contre les éléments identifiés
de la FOSEP avec les nombreuses photos et films disponibles.
2. La Diaspora Togolaise recommande fortement à
n’importe lequel des
dirigeants togolais de ne pas céder aux sirènes du Pouvoir sortant
en négociant en catimini une quelconque participation à un
Gouvernement d’Union Nationale (GUN) ; ce serait une Alliance
Contre-Nature (ACN) ; le lourd tribut déjà payé par notre Peuple
pour un processus démocratique sans fin depuis plus de vingt ans
ne trouve t-il pas ses explications dans ces alliances contre-nature
qui n’ont jamais rien résolu ? Pour mettre fin à un tel système, il y a
besoin de l’unité post-électorale qui passe par un mouvement
citoyen pour la vérité des urnes !
3. La Diaspora Togolaise, consciente de la forte
dégradation de la Paix civile au Togo lance un appel solennel à M. FRAUDE EYADEMON de ne pas prêter serment et de se retirer pour préserver ce
qui peut
encore l’être du tissu social et de son honneur !
4. La Diaspora Togolaise appelle tous les Togolais de
tous les pays à
ENTRER EN RESISTANCE pour la vérité des urnes, comme le prévoit
la Constitution togolaise, ce jusqu’à la restitution de la vérité des
urnes. Personne ne le fera à notre place, encore moins les missions
d’observation qui financent et qui cautionnent aussi le Kidnapping et
la répression au Togo.
5. La Diaspora Togolaise informe les Togolais qu’un
Mouvement
d’action UNITAIRE vient de naître le 14 avril à Paris, le Mouvement
du 4 mars pour la Libération du Togo (MoLiTo) et rassemble la
quasi-totalité des obédiences politiques et des organisations
togolaises de démocrates. Ce mouvement, créé pour ORGANISER LA
RESISTANCE au hold’up électoral au Togo et soutenu par les forces
progressistes et la Société civile françaises, appuie totalement le
Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC).
Après 50 ans d’existence de notre pays, la détermination
de tous les
Togolais doit être maximale pour en finir à jamais avec la barbarie
électorale sur la terre de nos aïeux. En cette année 2010, le Togo doit
entrer dans la modernité. Cela doit résonner comme une parole biblique.
Fait à Lille, le 15 avril 2010
Pour le Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise
Le Coordinateur Général,
Dr Martin AMOUZOU
Mathieu CICHOCKI
COMMUNIQUE :
Vous connaissez tous mon engagement dans la lutte pour la
Liberté du Peuple Togolais,
Après cet énième acte barbare révoltant le mercredi
13/04/2010 lors de la veillée pacifique: LE VIOL DE FEMMES comme il y a
quelques semaines en Guinée ; Les forces de sécurités de la dictature
togolaise de f. gnassingbé, formées , habillées et armées par l’état
français de sarkozy, le dictateur conseillé par debbasch le repris de
justice franco-togolais, recherché par la justice française, louis
michel le député européen aux multiples « casseroles » au Congo, au Togo
ainsi que dans son pays la Belgique !
Ne
supportant plus l’injustice répétée dans la durée, bientôt 50 ans du
Peuple Souverain Togolais par la France et son état, j’envisage de renier ma nationalité
française
si l’état français ne se ressaisit pas au Nom du Peuple Français
Souverain, en ordonnant l’arrêt de la coopération bi latérale notamment
militaire.
Nous
demandons des comptes à l’état français au sujet de la dernière
coopération sécuritaire pour les élections du 04 mars 2010 ainsi que de
sa coresponsabilité dans les viols de femmes lors de la dernière veillée
pacifique.
Fait à Caen le 16/04/2010
Mathieu CICHOCKI
Citoyen Français.
Le FRAC doit constituer un collectif d’avocats pour déposer une
plainte devant la Cour Pénale Internationale contre la Gendarmerie
Togolaise.
Je viens de
lire avec satisfaction sur Republicoftogo les déclarations du Colonel
Yark concernant les incidents très graves survenus au siège de l’UFC
dans la soirée de Mercredi. Je félicite le Colonel et l’encourage dans
ses menaces de plainte contre les membres du Frac. Parallèlement le FRAC
aussi doit constituer un collectif d’avocats pour déposer une plainte
en bonne forme devant la Cour Pénale Internationale contre la
Gendarmerie Togolaise. Nous devons exiger une enquête internationale sur
ces crimes et délits dont sont accusés les éléments de la Gendarmerie
Togolaise. M. Yark ne doit pas reculer ainsi la vérité pourra éclater.
Tous les Togolais épris du moindre respect des droits de
l’homme doivent alerter partout où ils se trouvent du grave danger que
font courir sur l’ensemble des
Togolais les comportements criminels de la junte qui a pris en otage le
Togo depuis plusieurs décennies. En saisissant les ordinateurs du
principal parti politique du Togo avec les fichiers de ses militants et
sympathisants, la junte vient de porter un coup mortel aussi bien à la
liberté d’expression qu’aux
principes élémentaires de la démocratie. Désormais dans notre pays,
aucun militant de l’UFC, aucun sympathisant de l’UFC ne peut plus se
sentir en sécurité.
En 2005 la milice du RPT s’est servie des images vidéo
pour aller traquer et assassiner les jeunes chez eux. Cette fois-ci un
pas supplémentaire dans le totalitarisme cynique, criminel et sûr de son
impunité vient d’être franchi. Il va désormais traquer les gens en se
servant des fichiers des partis politiques officiels, disposant des élus
à l’Assemblée Nationale. On n’a jamais vu cela dans aucun Pays. Nous ne
devons pas laisser passer cela.
Ici, nous ne sommes plus dans des questions d’idéologie
politique partisane mais tout simplement sur le terrain des principes
mêmes du fondement de l’Etat de droit. Un Etat quel qu’il soit ne peut
tout se permettre, c’est pourquoi chaque Togolais doit s’imposer le
devoir d’alerter l’opinion Internationale sur la gravité de ce qui se
passe dans notre Pays. Les ordinateurs de l’UFC doivent être
immédiatement restitués avec des
excuses à ce parti. Sur cela aucun Togolais ne doit transiger.
Lille le 17 Avril 2010
Frédéric Atsou GALLEY
Délégation de Peuples-Observateurs 2010 conduite par Antoine
Randolphe au parlement européen
Lundi, 19 Avril 2010 08:10
Ce 13 avril 2010, nous avons été reçu par la Direction Générale de la
Communication du Parlement, en la personne de Ana Antunes Vieira qui a
accueilli la délégation togolaise devant la porte du bâtiment PHS
(Paul-Henri SPAAK) à Bruxelles. Nous
avons été introduits dans les bureaux du Cabinet du Président du
Parlement européen du polonais, Jerzy Buzek, ancien Premier Ministre de
la Pologne. La délégation togolaise a eu une séance de travail très
fructueuse avec l’équipe Présidentielle dirigée par Dariusz Serowka,
Diplomatic Adviser pays ACP. Nous avons pu faire entendre la voix du
Peuple Souverain du Togo et nos frère polonais nous ont donné de sages
conseils que nous allons appliquer scrupuleusement à la lettre.
Il
faut
comprendre qu’au sein du Parlement européen ainsi que dans la
commission EU, il y a de vives tensions au sujet du dossier togolais;
Il y a le groupe «pro-gnassingbé» acheté par l’argent du Peuple
togolais, et le groupe des «amis» du Peuple du Togo. Parmi les ennemis
du Peuple, il y a le belge Louis Michel et ses innombrables
«casseroles» dans les détournements de fonds de l’Union Européenne,
notamment un procès est toujours en cours pour un détournement de fond
de plus de 300 millions d’euros! Une autre ennemie s’est déclarée, en
la personne de Michèle Striffler, députée européenne qui a apostrophée
publiquement le Président de la République togolaise Jean-Pierre Fabre,
en l’accusant de manipulation de fait électoral lors de la séance de la
commission développement présidée par Eva Joly.
La sortie de
cette nouvelle ennemie déclarée de la liberté populaire n’est pas une
surprise car d’après nos investigations, michèle striffler élue de
Mulhouse, a été approchée par les administrateurs du patrimoine des
gnassingbé dans cette région. Ceci explique cela.
L’après-midi
fût consacré à la visite des différents groupes parlementaires amis du
Peuple Souverain togolais. Ils nous demandent d’être abreuvé
d’informations vérifiées, recoupées et digne de foi car la plupart des
élus n’ont aucun moyen d’être informé à part l’unique canal qu’est le
«prostitué» Louis Michel qui fait office de personne ressource dans les
questions africaines. Nous pouvons atteindre rapidement l’efficacité et
le rendement des lobbyistes juifs et américains avec de la méthode, de
la volonté et l'efficacité pour porter la voix du Peuple togolais en
résistance. Ablodé 2010!
Bruxelles, le 13 avril 2010 Mathieu
Cichocki pour Peuples-Observateurs 2010
C'est qui la communauté internationale ?
IL y a eu 1000 morts au Togo et le TPI n a pas levé le
petit doigt. Vous pensez que "quelques viols" et "vols" vont lui faire
réagir ?
Moi je comdamne fermement ces viols et vols mais je suis
assis entre fermeté et faiblesse car je n est pas la force de la loi
pour me faire entendre.
La communauté internationale n existe pas. Les
fonctionnaires internationaux chargés de s occuper du problème togolais
sont tous corrompus :
HENRI MICHEL
(député Européen)
100% favorable à la famille Eyademon. L UE ne fait rien au Togo sans son
aval.
BERNARD
KOUCHNER (Ministre FR Affaires Etr)
Il roule pour le RPT. C est sa femme Ch O. qui dirige Afrika24 qui a
roulé durant la campagne pour le Clan Gnassingbon.
ALAIN
JOYANDET (Ministre FR COOP)
Il a roulé Gil Olympio dans la fanine)
USA-
ALLEMANGNE : s alignent toujours sur la position française concernant
le Togo
Les autres
pays Européens respectent la position française
Unesco : La
présidente roule pour le Clan Eyademon qui avait soutenu sa candidature.
UA :
Dont le Grand patron Mr Khadafi, roule pour le Clan Eyademon. Même
Mr PING qui avait clamé haut et fort qu il ne cautionnera pas les
élections truqués, s est tû ; pire il a reconnu l éléction de Mr FRAUDE EYADEMON.
LA SEULE CHOSE QUI RESTE AU TOGOLAIS C EST DE PRENDRE
LEURS COURAGES A DEUX MAINS, C EST DE PRENDRE LEUR RESPONSABILITE EN
REGLANT CE IMBROGLIO MILITAIRE QUI FAIT DE NOTRE ARMEE A 99% KABYE UNE
FORCE D OCCUPATION DONC DE REPRESSION.
Communiqué du FRAC relatif aux exactions de la gendarmerie
nationale togolaise au siège de l’UFC : 22 millions cinq cent mille fcfa
emportés.
FRONT REPUBLICAIN POUR L’ALTERNANCE ET LE CHANGEMENT
(FRAC)
UFC, SURSAUT-TOGO, ADDI, ALLIANCE, PSR
Communiqué de presse
Le mercredi 14 Avril 2010, la veillée de prières et de
chants organisée au siège de l’UFC par le FRAC et ses alliés a été
empêchée par des éléments de la gendarmerie nationale.
Dès 16h00 le siège de l’UFC et ses environs ont été
bouclés par un dispositif musclé fort de plusieurs centaines de
gendarmes.
Quelques instants plus tard, les éléments de la
gendarmerie ont fait irruption dans les locaux du siège de l’UFC qu’ils
ont saccagés, emportant le matériel informatique, une dizaine de
téléphones fixes, cinq ventilateurs, et le matériel de confection des
cartes de membres, avec des milliers de cartes de membres vierges, de
même qu’une somme de 22 MILLIONS CINQ CENT MILLE FCFA.
Une centaine de personnes se trouvant sur les lieux, en
majorité des femmes, ont été arrêtées et emmenées avec brutalité à la
gendarmerie, la plupart menottées et malmenées.
Lors des interpellations et dans les locaux de la
gendarmerie, toutes les personnes arrêtées, notamment les jeunes, ont
été passés à tabac. Certaines femmes ont subi des touchers vaginaux, des
viols et autres traitements inhumains et dégradants. Des rafles se sont
poursuivies tard dans la nuit tandis que le siège de l’UFC restait
occupé par des gendarmes.
Dans les environs du siège de l’UFC, il y eu des
échauffourées entre les jeunes militants indignés et les gendarmes.
Le FRAC condamne avec la plus grande fermeté, les actes
de gangstérisme, l’arbitraire et la violence gratuite dont ses membres
et sympathisants ainsi que les paisibles populations de Lomé ont été
victimes à l’occasion d’une veillée de prières et de recueillement. Il
dénonce le cambriolage des locaux de l’UFC par des gendarmes censés
protéger la sécurité des personnes et des biens.
Le FRAC exige la libération sans condition de toutes les
personnes arrêtées, la restitution immédiate des sommes et des
matériels volés ainsi que la remise en état des locaux et des meubles
saccagés au siège de l’UFC. Il demande que les auteurs et les
commanditaires de ces actes criminels soient traduits devant les
tribunaux.
Le FRAC exprime sa compassion à toutes les victimes des
exactions, humiliations et harcèlements perpétrés par la gendarmerie.
Le FRAC appelle les populations togolaises à se
mobiliser davantage et à participer plus massivement que jamais, à la
marche du samedi 17 Avril 2010.
Fait à Lomé, le 15 Avril 2010,
Pour le FRAC,
Le Vice-Président de l’UFC,
Signé
Patrick Lawson
ALERTE URGENCE :Situation tendue à Lomé
Mercredi, 14 Avril 2010 08:48
La veillée prévue cet après midi par le FRAC à la place
Bonké a été
suspendue en raison du déploiement des forces de sécurité sur les lieux,
de même qu’au siège de l’UFC où il a été décidé de
se replier pour ce faire.
Les installations ont été saccagées par
les forces de
sécurité, et de nombreux participants arrêtés. Les journalistes présents
sur les lieux ont été interpellés et Jean Pierre FABRE a été empêché
d’accéder au siège de l’UFC.
A l’heure actuelle, la situation est
tendue à Lomé.
La lutte continue et Ensemble, nous
vaincrons !
La peur a vraiment changé de camp. Ils ont même peur des
bougies. Leur
fin est vraiment arrivée. La voix du Peuple, c est la voix de Dieu. Ils
partiront cette fois ci. Cependant VIGILANCE, VIGILANCE, VIGILANCE.. La
Nuit est longue, mai voila le jour, qui se pointe à l horizon.
Situation tendue dans le quartier Lom-Nava, qui abrite à Lomé, le siège
de l’Union des Forces de Changement (UFC). Des centaines d’agents de la
Police nationale et de la Gendarmerie, armés de matraques et de lance
gaz lacrymogène, quadrillent toutes les entrées du quartier. Des
habitants revenus du service sont empêchés de rentrer dans leur
domicile.
Vers 17h 25, des agents des forces de sécurité ont
investi les locaux du siège du parti dont le candidat à la
présidentielle du 04 mars, Jean-Pierre Fabre, soutenu par le Front pour
l’Alternance et le Changement (FRAC), revendique la victoire. Des
militants dont deux journalistes en reportage ont été embastillés et
amenés à la Gendarmerie. Les deux journalistes ont été relâchés peu
après sur intervention de deux autres.
Le matériel information également a été emporté .Les
pancartes et autres objets de campagne, endommagés. Des militants et
autres passants surpris par l’intervention sont bastonnés suis la
surveillance d’officiers, qui veillent pour calmer l’ardeur des agents
zélés.
Le quartier donne l’ère d’un lieu en état de siège. La
situation est tendue. Des habitants du quartier invectivent véhément les
agents postés dans les cordons de part les entrées du quartier. Le FRAC
avait invité les militants à venir assister à une séance de prières
devant le siège. Une manifestation qui pourtant n’a pas été interdite,
comme nous l’a confirmé le chargé de communication de l’UFC, Eric
Dupuis.
Empêché d’avoir accès au siège, Jean-Pierre Fabre est
reparti de même que d’autres responsables du FRAC. Malgré la tombée de
la nuit,des militants sont toujours massés le long du boulevard et dans
les quartiers.Ils signalent des agressions de la part de soldats
débarqués en civil. « Pourquoi Faure Gnassingbé use t-il de la violence
pour étouffer la contestation s’il est convaincu d’avoir la majorité des
Togolais acquise à sa cause », se demande un manifestant.
Brouillard et Nègrerie au parlement européen :
Louis Michel au secours de FRAUDE EYADEMON
Ce qui est inacceptable chez eux en Europe est acceptable au pays des
nègres. Ce qui est brouillard en Europe est lumière en Afrique. Pendant
15 minutes Louis Michel je dirai le belge aux multiples dossiers
judiciaires dans son pays aura fait preuve d’une maestria inégalée. Le
belge Louis Michel a grandi dans un espace où le nègre n’est rien, ayant
à peine la valeur d'un papier pour usage aux toilettes. Fort du fait
que les Togolais l’en voudrons d’être venu sans être désiré pour la
couverture des élections du 4 mars, il s’était empressé quand un
confrère burkinabè lui demandait de ses accointances avec le régime
togolais de traduire tous journalistes qui oseraient l'enquiquiner
devant les tribunaux pour diffamation. Entre Louis Michel et le Togo
c’est un peu l’histoire du voleur qui cri au voleur. Quand les Togolais
crient à la volatilisation des projets FED, Louis Michel aussi cri ne
pas savoir dans quelle direction sont partis les fonds… Et
vient le grand bal au parlement européen à Strasbourg du 12 avril 2010.
C’est un Louis Michel dans ses petits souliers qui
s’est fait l’apôtre de la continuité du drame togolais. Sans honte bue,
le Belge égrène la belle démocratie togolaise qui fait des jaloux dans
une Europe moderne. Pour cet habitué à piéger Gilchrist Olympio quand
ils sont au téléphone, laissant le haut parleur afin que son ami Gilbert Azouinbawaron soit aussi au parfum de la discussion, "le Togo ne peut trouver
mieux que Faure". On tombe des nues au 21ème siècle quand on se rappelle
qu'en 1993 c’est Charles Pasqua, alors ministre de l’intérieur en
France, qui s’était invité au Togo avec la même rhétorique : « Vous
avez la chance d’avoir un président comme Eyadema au Togo ».
La
Debascherie et son outil de propagande ( www.republicoftogo.com) ne
demandaient pas mieux : « Louis Michel, également membre de la mission
d’observation au Togo, a estimé que le scrutin s’était déroulé dans la
transparence avec certaines dispositions qui n’existent même pas dans
les pays européens avec l’affichage de la liste des électeurs à
l’extérieur des bureaux de vote».
Louis Michel qui disait ne
travailler qu’avec les gouvernements et pas avec leurs opposition vient
de se dédire.Lui, accusé dans son propre pays pour faux et usage de
faux, est au pays des nègres un donneur de leçons de la bonne
démocratie.
Humilié par FRAUDE EYADEMON et fait ridicule par le
gouvernement avec cette histoire de VSAT qui fonctionnerait sous tous
les cieux mais pas au Togo, Manuel García-Margallo y Marfil, qui
présidait la Mission de l’Union Européenne, était absent en raison d’un
déplacement au Soudan.
Pour la petite histoire, le même parlement
qui n’a pas reconnu le hold-up de 2005 s'il venait de reconnaître le
rapt de 2010 ne changerait en rien la détermination du peuple togolais.
Quand on sait que FRAUDE EYADEMON n’a pas eu besoin des députés de Strasbourg pour
diriger d’une main de fer pendant 5 ans son pays, Jean-Pierre Fabre et
le FRAC ne devraient pas aussi se fier aux Européens qui n’ont cure du
développement du Togo en particulier et l’Afrique en général.
Le Sovietogo : Besoin de Glasnost
La stratégie politique de FRAUDE EYADEMON devient de
plus en plus embarrassante. Il se développe autour du président
togolais, une négation de la réalité politique qui s’égrène sous ses
yeux. Pire, sa méthode se conforte par une certaine assiduité dans la
récupération malveillante. Comme au bon vieux temps de l’Union
soviétique, l’aveuglement l’emporte désormais sur l’inventivité.
En-est-il conscient lui-même ?
La chose est confirmée : FRAUDE EYADEMON voudrait faire
alliance avec Gilchrist Olympio.
La tentative est en marche, tout au moins. Les sujets de
rapprochement entre les deux, FRAUDE EYADEMON et Gil, ne manquent pas : la fête
de l’indépendance cinquantenaire, le rapatriement des restes de Sylvanus
Olympio le père de Gil, inhumé au cimetière d’Agoué au Bénin sans autre
distinction qu’une tombe tardivement marbrée comme certaines autres
dans ce lieu de repos commun, les dernières élections présidentielles
auxquelles Gil n’était pas candidat, la sollicitation de Gil pour le
formation d’un gouvernement d’ouverture dite d’union nationale, le
statut politique de Gil lui-même, etc.
Seulement voilà, cette approche est infectée de
malveillance avec une forte odeur de récupération. L’intention de FRAUDE EYADEMON et des gens qui pilotent le dossier à ses côtés demeure aussi
d’accentuer la divergence apparente entre Gil et Jean-Pierre Fabre, le
candidat de l’UFC aux dernières élections présidentielles dont Faure est
déclaré gagnant. Ce n’est pas le rôle d’un président de la République
de jouer au trublion ou à l’incendiaire, accentuant les divergences à
l’UFC.
Le contexte togolais est assez clairement dessiné que ce
jeu ne peut être profitable pour un chef d’État. La tentative de
récupération du même ordre vient d’être échouée par l’équipe
présidentielle qui s’est servie de Jean-Claude Homawoo sans réussir à
affaiblir l’équipe de l’UFC réunie autour de Fabre. C’est le même
exercice qui est initié avec Gil et cette tentative de l’embarquer dans
un dialogue politique direct avec FRAUDE EYADEMON .
Il doit être compris par FRAUDE EYADEMON et ses stratèges que Gil
n’a plus le pouvoir à l’UFC. Une certaine autorité reste à Gil, mais
celui-ci est à la veille de la perdre, si par inadvertance il venait à
conclure un protocole d’accord de quelque nature que ce soit avec FRAUDE EYADEMON ,
et surtout au dos des tenants du pouvoir réel à l’UFC.
FRAUDE EYADEMON mise sur le mauvais cheval en jouant la carte Gil.
Et, la satisfaction apparente qui pourrait résulter d’un rapprochement
si tardif entre Gil et FRAUDE EYADEMON ne serait qu’éphémère, ne trompera pas les
chancelleries africaines et internationales, ne serait qu’un feu de
paille politique. D’ailleurs, rien n’est sûr que Gil puisse
raisonnablement s’allier à FRAUDE EYADEMON dans les conditions actuelles. C’est un
fait incontournable qui doit interpeller le chef d’État togolais pour
qu’il raffine sa stratégie et décide, enfin, de faire face à la réalité
en exergue devant lui : Fabre, Agbéyomé et Kofi qui contestent fortement
sa réélection.
C’est aussi là la faiblesse de la stratégie de FRAUDE EYADEMON .
Une négation incompréhensible de l’évolution du paysage politique et une
certaine duplicité politique. Pascal Bokonon -ami et stratège de FRAUDE EYADEMON,
ministre de l’intérieur et équivalent du numéro 2 gouvernemental- avait
pourtant bien reçu les membres de l’opposition contestataire de la
victoire de FRAUDE EYADEMON ; c’était le 26 mars dernier. À la suite de quoi, une
marche de contestation subséquente avait été annulée de bon gré par
cette opposition. Pourquoi ne pas continuer à agrandir ce canal de
dialogue avec les vrais détenteurs du pouvoir dans l’opposition
togolaise ? Pourquoi tenter de jouer à la duplicité en abattant la carte
Gil et en voulant semer la zizanie dans l’opposition ?
Les deux dernières marches de contestations de
l’opposition togolaise n’avaient pas rassemblés 3000 ni 4000 personnes.
C’est pourtant ce que proclame le gouvernement togolais, le pouvoir FRAUDE EYADEMON et ses stratèges. Cela ne fait pas une grande ni sérieuse
politique dans le camp de Faure. La capacité de mobilisation de
l’opposition togolaise est très forte ; et elle l’est plus que celle du
pouvoir qui ne peut qu’user des moyens d’État pour atteindre le même
niveau. Cette réalité n’échappe à personne au Togo, surtout pas aux
représentations diplomatiques présentes à Lomé.
Voilà encore que le pouvoir proclame, et de manière
ridiculement soviétique, que seulement 3000 et 4000 personnes sont
sorties aux manifestations, respectivement les 3 et 10 avril 2010. C’est
vrai qu’un chef d’État n’en est pas à contrôler tout ce qui se dit
autour de lui. Il imprime toutefois une tendance que ces porteurs de
voix distillent par la suite. Celle qui est en court autour de Faure
témoigne d’un retour aux temps révolus des partis uniques d’une autre
ère longtemps révolue aussi.
En effet, pour le site Internet gouvernemental, « Entre 3500 et 4000 personnes se sont retrouvées samedi à
l’appel du l’UFC et du Frac pour une nouvelle marche de protestation
dans les rues de Lomé. Du quartier de Bé à la plage, les manifestants
entendent toujours dénoncer les résultats de l’élection présidentielle
du 4 mars dernier. Le cortège, assez fluide, avait à sa tête les
animateurs habituels : Jean-Pierre Fabre, le secrétaire général de
l’UFC, Agbéyomé Kodjo, le patron du petit mouvement Obuts ou encore
Dahuku Péré, ancien cacique du RPT. » La négation et la négativité
font le corps de ce message. Plusieurs personnes, pas toujours acquises à
l’opposition parlent de centaines de milliers de personnes que le
pouvoir FRAUDE EYADEMON minimise à ce point. Il y a un problème d’incapacité de
conception d’une bonne stratégie politique au Togo, de la part de FRAUDE EYADEMON et son équipe. Tout cela n’augure pas bien pour un pays qui a
pourtant besoin de se retrouver, assez tôt, dans la bonne foi des uns
et des autres pour imaginer et réaliser son avenir.
C’est pour tout cela et bien d’autres que le Togo me
semble retourner vers l’ère de l’Union soviétique, une ère de négation
de la réalité, une ère d’incapacité politique. Le Togo a plutôt droit à
ouvrir son ère de la Glasnost, de la Perestroïka...
Et cela urge.
11 avril 2010
BOKONON AKOUSSOULEEEEEEE
Ah bon !!!!!!! C est ce grand voleur du campus de BODJONON qui assure le
vol des élections !!!! Il aura pour sa part..Si Faure ne sait pas faire
c est BODJONON lui mème qui organisera son coup d état..C est le moment
ou jamais pour FRAUDE EYADEMON de se débarasser de ces sales bandits et ensuite
remettre le pouvoir au peuple !!!! Vivra qui verra
GIFLE POUR LE RPT : Les manifestants du RPT ont échappé in
extremis à une interdiction de marcher à Washington
Sur le site officiel republicoftogo,
on peut lire ceci,RPT
500 personnes????(35 oui), selon les organisateurs (350 selon la MPDC)???(35 oui), se sont
retrouvées samedi à Washington pour soutenir la légalité au Togo et
saluer la réélection du président FRAUDE EYADEMON. Les participants,
issus de la Diaspora, avaient fait le voyage des Etats voisins, New
York, Maryland, Massachussetts, Pennsylvanie. On comptait également la
participation de plusieurs représentants de pays amis, Côte d’Ivoire,
Sénégal et Burkina, notamment.
Les manifestants ont dénoncé le comportement de certains membres de la
Diaspora qui « passent leur temps à ternir l’image du Togo » et qui
tentent de remettre en cause les résultats de l’élection présidentielle
du 4 mars dernier. La semaine dernière, un rassemblent d’opposants
devant l’ambassade du Togo dans la capitale fédérale avait rassemblé 40
personnes.
Que se passe-il réellement entre le régime de Faure
Gnassingbé et les Etats Unis ?
Des associations proches du RPT avaient annoncé une
grande marche ce 10 Avril 2010 passé pour soutenir la démocratie au
Togo. Cette marche devait partir de l’ambassade du Togo à Washington
pour aboutir à divers endroits de la ville dont la Maison Blanche, en
réponse à celle organisée par CMAF-Togo contre le régime du RPT trois
semaines auparavant. Les associations affiliées au RPT avaient déposé
une demande auprès des autorités dont l’itinéraire comprenait la Maison
Blanche. Curieusement, les autorités américaines ont informé les
organisateurs 48 heures avant la marche que l’accès a la Maison Blanche
ne leur sera pas accordé, sans donner de raison particulière. Les
autorités ont décidé de dévier les manifestants sur un autre itinéraire.
Choqué, le principal organisateur Moustapha Sam s’est déplacé de New
York à Washington le Vendredi 9 avril 2010 accompagné du chargé
d’affaires de l’ambassade du Togo pour tenter de négocier avec la
police. Il a fallu trois heures de négociations et des engagements
écrits de l’ambassadeur lui-même pour que la police accepte d’allouer
un parc dans les environs de la Maison Blanche aux manifestants du RPT.
De sources proches de l’ambassade, des bras longs se
seraient interposés pour demander à la police de ne pas autoriser cette
marche. On parle de certains sénateurs américains qui sont devenus
favorable à un changement de régime au Togo et qui travailleraient même
sur de possibles sanctions contre le régime RPT. Ces sénateurs seraient
entrés en possession d’un document soumis par CMAF-Togo au Président
Obama décrivant les tortures, la corruption et la dictature au Togo. Ce
document aurait même cité nommément certains des organisateurs de la
marche de soutien qui vivent aux États unis aux dépens des détournements
du contribuable togolais. Tous ceux qui sont à Maryland, Pennsylvanie,
Delaware et New York connaissent bien ces messieurs pansus qui
curieusement ne travaillent pas, mais qui s’achètent des villas et
voitures luxueuses chaque année. Ce réseau de corruption serait
désormais dans le collimateur de la justice américaine.
Ce 10 Avril, c’est seulement une cinquantaine de
personnes principalement des béninois et burkinabè transportés depuis
New York et la Pennsylvanie au frais du contribuable togolais qui ont
marché à Washington pour soutenir FRAUDE EYADEMON. Comme consolation,
les organisateurs ont distribué des sandwichs pour fêter la victoire
encore contestée de Faure. Contacté par notre rédaction, Mr. Herve
Kossou, un des organisateurs, a reconnu que le Chef de l’Etat togolais
ne leur a pas accordé les moyens financiers demandés et qu’ils ne
pouvaient pas faire mieux que les sandwichs. Et à Daboya Camara de nous
confier tout déçu qu’ils s’attendaient à300 personnesmais que
malheureusement ils n’ont rassemblé qu’une cinquantaine (50) au finish.
Un certain nombre d’autres informations et faits font
réfléchir :
Obama reste toujours le seul Président occidental à
n’avoir pas félicité FRAUDE EYADEMON jusqu’à ce jour, malgré la
proclamation officielle des résultats définitifs par la cour
constitutionnelle. Ce dernier est resté toujours silencieux à
l’élection du Togo. Même la Secrétaire Clinton n’a pas envoyé de message
à Faure Gnassingbé. Le seul message provient de l’ambassade des Etats
Unis à Lomé aurait été obtenu après de dures efforts de BODJONON et de
Bawara.
Des rumeurs
courent que Barack Obama aurait appelé Jean-Pierre Fabre au téléphone le
2 Avril 2010 pour s’informer de ses revendications et de la situation au
Togo. Pourquoi n’a-t-il donc pas appelé FRAUDE EYADEMONaprès Fabre pour écouter
les deux protagonistes ?
On a vu Jean-Pierre Fabre, plus souriant que
d’habitude, arboré d’un chapeau à l’effigie de Barack Obama au cours de
la marche du 3 Avril 2010. C’est le même jour que le FRAC a décidé de
faire sortir 2 millions de personnes dans les rues et de continuer les
manifestations. N’est ce-pas une preuve que le leader du FRAC aurait
entendu des choses très encourageantes au cours de l’entretien
téléphonique avec Obama ?
La sécurité
de la marche de CMAF-Togo du 27 mars était assurée par des agents
spéciaux de la CIA. J’ai même vu un agent de la CIA en train de suivre
le cortège de CMAF-Togo à distance. Généralement, c’est la police de
Washington qui encadre les marches et c’est elle seulement qui a encadré
le RPT.
Les autorités américaines qui ont voulu empêché la
marche du RPT à Washington ont accepté le même jour celle qui sera
organisée à New York par le CMAF-Togo.
François Boko serait invité aux Etats-Unis pour une
rencontre avec le Département d’Etat en juin fin de ce mois.
Est-ce donc à dire que les Etats Unis sont devenus
l’eldorado de l’opposition togolaise ? Joints au téléphone, le
Coordinateur de CMAF-Togo, Farouk Banna, s’est refusé à tout commentaire
mais a simplement confié qu’un certain nombre d’informations en sa
possession lui permettent d’être très confiant que FRAUDE EYADEMON va
très bientôt quitter le pouvoir. Contacté à ce même sujet,
l’ambassadeur du Togo à Washington nous a simplement raccroché au nez.
Joël Yawovi Agbekponou
Ancien Reporter de Togo Presse refugié aux Etats Unis
Journaliste Indépendant
Correspondant du Journal « Le Palmier Africain »
Washington, DC
Les présidents des Assemblées nationales du Gabon et du Ghana,
respectivement Guy Nzouba-Ndama et Michael Aaron Oquaye, ont été reçus
par FRAUDE EYADEMON. L’occasion de féliciter le FRAUDE de l’Etat pour sa
réélection et de discuter de la coopération politique, et les manifestations au Togo?
Ces personnalités ont assisté mardi à la rentrée Ventreparlementaire au Togo. En photo : (de gauche à droite) Michael Aaron Oquaye (Ghana) et Guy Nzouba-Ndama (Gabon)
"ce soir où jamais"
en direct afin que nous puissions débattre de la situation inacceptable au TOGO!
2010, année du cinquantenaire de certains pays d'Afrique francophone de
leur indépendance, confisquée depuis par la françafrique.
En ce moment, au Togo, le Peuple souverain marche dans la rue
afin d'arracher la victoire que les puissances étrangères et la
dictature des gnassingbé lui ont confisqué une énième fois.
Cette année il y a eu le Gabon, bientôt la Côte d'Ivoire qui va rentrer dans une période de crise élective...
En france et en europe, la communauté africaine stigmatisée
par la crise répétitive du capitalisme qui lui montre la porte de la
république!
La colère gronde et la Révolution pourrait venir de ces derniers qui ne voient plus de place pour vivre ici et là-bas...
Nous souhaiterions participer à vu débat organisé par votre
animateur de qualité, après la fin de la grève de la faim de Mathieu
CICHOCKI, jeune français, demandant des comptes à l'Union européenne
pour les dépenses des fonds du contribuable européen dans des élections
truquées!
PEUPLES-OBSERVATEURS 2010 est invité au Festival Etudiant Contre le Racisme!
Le jeudi 08 Avril 2010 à partir de 11h30 au Village des Associations
Programme :-Pétition contre la complicité de l’U.E. avec la dictature
-Réunion explicative sur la situation Togolaise
à CAEN 14000-FRANCE CAMPUS 1 esplanade de la paix
Mathieu CICHOCKI
Commentaire merci beaucoup cichok, je ne sais pas si un jour nous te remercierions
suffisamment pour ce que tu fais. c est vraiment immense et je ne crois
pas que rien de ce que nous ferions suffirait pour édifier tes
démarches ; en tout cas j ai l honneur de t envoyer mes profondes
gratitudes et que l Eternel te le rende au centuple tous tes tes
bienfaits. merci merci akpe akpe ablode ablode !!!!!!!!!
Que Dieu te bénisse Que Dieu bénisse le Togo.
NOUS VOUS REMERCIONS SINCEREMENT MATHIEU CICHOCK POUR VOTRE EFFORT ET
VOTRE GREÈVE DE LA FAIM QUE VOUS AVEZ UTILISER POUR LE PEUPLE DU TOGO
QUE LE BON DIEU VOUS PROTÈGE MERCI BEAUCOUP !!!
Mr,Cichok moi particulièrement je vous remercie le peuple togolais
assoiffer de la liberté t en sera reconnaissant et surtout n oublier
pas que vous rentrez dans l histoire du Togo chéri ,moi je suis
convaincu qu un jour le peuple criera victoire car après la pluie vient
toujours le beau temps ,quand je regarde des révolutionnaires comme
Mr Martin Luther King,Mr Nelson Mandela ,Jerri Jhon Rawlings,... c est
pourquoi j invoque Mr Jean P.Fabre Mr Kofi Yamgnam Mr D.Pere
Mr M.Agbeyome, ainsi que tous les révolutionnaires Togolais et
internationales a continuié la lutte jusqu à la victoire finale Vous
êtes déjà des heros Mr Cichok que Dieu tous puissant te protège et
bénisse le Togo.
Mr Fabre ,Mr Yamgnam,Mr Pere,Agbeyome,Mr tsessam,Mr Cichok,ainsi que
tous les responsable du FRAC La jeunesse vous etes tous le MANDELA du
TOGO.que L éternel vous bénisse Amen.
Merci CICHOK,
Dieu seul pourra te remercier á la place du peuple togolais.
Gilchrist démasqué : Bodjona, Barqué et Elliot Ohin étaient à Paris
Rencontre
Gilchrist, Bodjona et Barqué à Paris : Le leader de l’UFC piétine les
actions du FRAC et signe un accord secret avec FRAUDE EYADEMON
Alors
que les populations togolaises et en grande partie les militants de
l’Union des Forces de Changement (UFC) continuent de descendre dans les
rues pour réclamer la victoire de Jean-Pierre Fabre, Secrétaire Général
de leur parti et candidat du FRAC à l’élection présidentielle du 04
mars, Gilchrist Olympio et le pouvoir RPT sont en train de trouver un
accord sur la formation d’un gouvernement d’union nationale. Selon les
informations en notre possession, des émissaires du chef de l’Etat
togolais FRAUDE EYADEMON ont rencontré l’opposant historique
le mercredi 31 mars dernier dans la capitale française.
Pascal
Bodjona, ministre de l’Administration Territoriale et Barry Moussa
Barqué, Conseiller spécial du président togolais qui étaient de ce
voyage sont allés courtiser le fils de Sylvanus Olympio pour qu’il
accepte impliquer la mémoire de son père dans la célébration
fantaisiste du cinquantenaire de l’indépendance du Togo. La question de
la participation de l’UFC au prochain gouvernement était également
abordée. Assisté de monsieur Eliot Ohin, ancien Secrétaire Général de
l’UFC et d’un membre de sa famille, Gilchrist Olympio aurait accepté
les propositions des envoyés de FRAUDE EYADEMON et s’apprête à rentrer au bercail
en vue de l’application de l’accord trouvé.
Mais
le paradoxe est que le « Maréchal » (comme les militants de l’UFC
aiment si bien à l’appeler) a conclu ce deal avec le pouvoir de Faure
sans recevoir l’avis du bureau national de son parti et même des
responsables du FRAC. Patrick Lawson et Jean-Pierre Fabre qui sont
aujourd’hui incontournables au sein du parti ne seraient même pas
informés de cette rencontre. Il se raconte que monsieur Ohin Eliot
avait même assisté à une réunion du bureau national lundi avec
l’ensemble de ses membres avant de prendre son vol mardi pour prendre
part à la réunion sans informer qui que ce soit. Doit-on parler là d’un
acte de trahison ?
Là
où l’acte posé par le président national de l’UFC ressemble à de la
trahison c’est qu’au même moment où il était en train de conclure son
deal avec le RPT, le candidat du FRAC Jean-Pierre Fabre était sur le
front diplomatique pour faire connaître sa position à la communauté
internationale.
Il
contredit ainsi son bureau national et on n’a donc plus besoin d’autres
arguments pour prouver que Gilchrist Olympio est en train de saboter la
lutte politique que lui-même a engagée depuis des décennies. Que
fait-il donc de la mémoire de son père et de tous ceux qui ont perdu
leur vie dans la bataille pour l’instauration de la démocratie au Togo ?
En
tout cas, s’il s’entête dans cette logique, il se retrouvera
finalement seul. Si le peuple l’a toujours soutenu, c’est pour son
engagement à faire du Togo un véritable Etat de droit. Mais en
persistant dans les errements populistes actuellement constatés, il est
en train de perdre du terrain. Surtout que la sérénité est toujours de
mise du côté du FRAC et des premiers responsables de l’UFC sur place à
Lomé qui continuent de soutenir que toutes les négociations menées
avec le président de l’UFC sans leur concertation, n’engageront que lui
seul.
Mais
ce ne serait pas une surprise de voir dans les jours à venir,
Jean-Claude Homawoo et autres « amis » de Gilchrist Olympio faire
partie du prochain gouvernement de Faure.
Pour
ce qui est de la participation de Gilchrist à la fête de l’indépendance
aux côtés du pouvoir, le FRAC et l’UFC envisageraient une démarche
contraire. Pour eux, pas question de collaborer avec le pouvoir de
FRAUDE EYADEMON qu’ils jugent illégitime. Ainsi, ils prévoient aller se
recueillir sur la tombe du père de l’indépendance assassiné en 1963
dans des conditions jusque-là non élucidées. L’organisation d’une
réjouissance populaire serait également au programme des manifestations.
Somme
toute, la position de Gilchrist Olympio n’entame en rien la
détermination de Jean-Pierre Fabre, de Patrick Lawson et des autres.
Avec ou sans lui, la lutte pour l’instauration de la démocratie
continuera normalement. Commentaire
On ne le dirait pas assez, Gilchrist en tant que chef d’entreprise est
aussi un commerçant. Et pour ce commerçant d’un genre ancien, l’argent
n’a pas d’odeur. Au Lynx on avait aussi attiré l’attention des Togolais
sur les cris de la jeune garde du RPT du retour d’Abuja . Sablant le
champagne et criant à tue-tête « Nous l'avons eu! Oh pauvre Olympio! »,
il se raconte que c'est une levée de danse qui a été à l'honneur dans
le boeing présidentiel. Les langues parlaient de la valse aux valises
contenant des billets. Le Lynx ne pouvant pas le dire à ses lecteurs
faute d'avoir vu, alors on se contente de la phrase restée célèbre du
généralissime ex-président du Nigéria Olesegun Obasandjo lancée au
visage de Gil :" You are not a gentleman! ". Que voulait dire l'ogre
nigérian à son hôte? Olympio aurait t-il pris la manne et voudrait au
finish jouer à l'opposant de la cause togolaise? Quoiqu’il se soit
passé, un président ne pouvait se permettre d’ humilier un leader de la
trempe de Gil s'il y a pas anguille sous roche. Mais ce qui intéresse
les togolais est cette forme naïve du FRAC et surtout des ténors de
l'UFC à ne pas pouvoir distinguer au sein du groupe le bon grain de
l'ivraie. Le Lynx veut parler ici de ce représentant de l’UFC aux
États Unis appelé Elliot Ohin. L’homme a fait le déplacement de Paris
sans l’aval de la hiérarchie du parti. Quelle aide a t-il apporté aux
éclaireurs de pointe du RPT ? la question relève d’un mystère.
Information grave Par Brigadier Amos,
April 07, 2010
Si cette information est vraie, Gilchrist sera tombé trop bas et prouve
encore une fois que pour lui la démocratie tant chantée ne signifie
rien pour lui. c'est le moi ou sans moi le déluge. Pauvre togo
Pas du tout etonnant, les gars Par Ramane Salifou,
April 07, 2010
Qu'il nous souvienne qu'en Avril 2005, M. Olympio a rencontré Faure à
Abouja en présence d'Obansandjo et qu'une enveloppe lui avait été
remise. Il n'avait pas nié le fait, mais avait avancé qu'il pensait que
c'était un cadeau de M. Obasandjo. En ce moment là des jeunes se
faisaient mitrailler à Lomé, à Anèho et à Atakpamé. Finalement, nous
avions eu droit à plus de 500 morts pour que vivent ceux qui sont bien
nés au Togo. C est-à-dire
les princes héritiers. Les journalistes togolais, nuls comme d'habitude
et attachés à leur très cher "mèndèfrèrisme", ont laissé passer
l'affaire sans l'épulcher à fond pour éclairer le peuple. Aujourd'hui,
les 2 princes du pays se caressent mutuellement dans le sens du poil.
C'est cela le Togo.
Soldat Togolais
qui es-tu ? Es-tu milice du RPT ou soldat de la
Republique togolaise ?
Je n ai jamais ete dans l armee mais je crois qu en fin de votre
formation militaire vous subissez une ceremonie qui marque le debut de
votre entree officielle en fonction appelee Presentation au drapeau et
qu au cours de cette ceremonie vous pretez serment. Te rappelle -tu le
contenu de ce serment ? Fais-tu serment de servir avec loyaute le RPT
ou de servir le PEUPLE Togolais et ses Institutions ?
Soldat Togolais qui es-tu ? Es-tu soldat protecteur de la democratie ou
destructeur de la democratie ? Au lendemain de l intervention de l
armee dans la vie politique du Niger pour retablir l ordre
constitutionnel saluee et applaudie par tous,l ancien Premier Ministre
du Niger declarait sur RFI que "l armee nigerienne est protectrice de
la democratie et non destructrice de la democratie. Cette declaration
porte en soi la Valeur, la Vaillance, la Probite sous toute ses formes,
l Honneur, le Respect de soi et des institutions de la Republique de
cette grande armee dont le peuple du Niger doit etre fier. A ce titre,
tout soldat Nigerien peut a ce jour se declarer avec fierte et honneur
partout ou il sera. Est-ce aussi ton cas, je ne pense pas a moins que
tu sois depourvu de toute conscience et de dignite.
La difference entre l etre humain et les betes, c est la facutlte dont
Dieu a dote l humain de reflechir pour prendre la bonne decision et
faire ce qui est bon. Toi soldat togolais que fais-tu de ta raison.
Es-tu devenu un chien dresse pour executer les ordres sans reflechir. T
est-il une fois arrive de penser et reflechir a ton role dans la
societe en tant que soldat. Ton role est-il de te mettre en dans la
tenue achetee avec l argent du PEUPLE, prendre l arme achetee avec l
argent du PEUPLE pour aller massacrer ce meme PEUPLE parmi lequel tu
compte des parents et amis ?
La bravour d un soldat a mon sens, n est pas d aller puissamment arme
contre un PEUPLE mains nu qui ne fait que reclamer son droit.
Soldat Togolais, quel sera ta part dans l histoire de Togo ? Quel
histoire ecris-tu pour toi meme et tes enfants. Je ne sais quelle
formation vous recevez mais je pense que l armee est un metier noble a
condition qu on l exerce de facon noble. Aux Etats Unis par example le
militaire est tres honore et respecte dans la societe parce qu il est
au service du PEUPLE et est pret a donner sa vie pour le lui. Toi
soldat Togolais, es-tu au service du RPT ou du PEUPLE ?
Soldat Togolais penses-tu que de part le passe, les Eyademon, Barque,
Gbegnon, Panou, Vouley...et aujourd hui les enfants Eyademon, Tozoun,
Bawara, Bodjonon...et j en passe sont plus Togolais que toi ? Non, ce
sont des citoyens au meme titre que toi et moi, ce sont de vulgaires
individus sans scurpule qui ont confisque le bien commun pour passer de
rien et devenir des milliadaires. Ils vivent dans des maisons
construites a l europeenne avec tout le confort et luxe possible avec
des comptes bien garnis dans des banques a l etranger, leurs enfants
font les ecoles les plus cheres. Mais toi quelle est ta condition de
vie, quelle est l avenir de tes enfants ? Ceux la que tu protege contre
le PEUPLE et toi-meme sont ceux-la qui roulent dans les voitures les
plus cheres, qui se lavent les mains tous les jours champagne. Alors
que toi tu ne peux meme plus t acheter une bouteille de bierre Lager
fraiche pour te desaltere et c est difficilement que tu peux te
contenter d une calebasse de tchouc ou d un verre de SDB. Trouves-tu
normal et juste que dans un pays ou le salaire des fonctionnaires est
reste le meme depuis plus de 20 ans alors que les prix des denres ont
ete multiplies part plus de 100% le president se permette de rouler
dans une voiture de 1 milliard ?
Le Togo est l un des pays les plus riches de l Afrique et si les
richesses etaient gerees de facon rationnelle toi et moi serions tres
heureux et les ressortissants d autres pays viendraient faire fortune
au Togo comme le cas de Gabon et autres. Si le RPT peut arriver a
acheter de hautes institutions comme l UA avec a sa tete l ancein
President du Nigeria Olusegun Obasandjo, RFI, Jeune Afrique Blaise
Compaore et autres avec l argent du contribuable togolais et financer
des elections presidentielle en Europe, c est que le Togo est tres tres
tres riche et tous les Togolais ont le droit d en profiter.
Soldat Togolais, si tu es incapable de prendre tes responsabilites pour
retablir l ordre constitutionnel comme on en voit ailleurs, au moins
arretes d empecher le PEUPLE mener sa lutte pour sa liberation.
Soldat Togolais, laisses moi te dire que personne n echappera a la
justice terrestre, chacun sera rattrape part son histoire. Aujourd hui
le PEUPLE Togolais est livre a lui meme, a la merci de tous les maux
sans defense et protection mais il y a un adage qui dit : "a brebis
tondu Dieu mesure le vent."
ABLODE ! ABLODE ! ABLODE !
VOUS SAVEZ DANS QUEL ETAT NOUS Y SOMMES. LES CRIMINELS NE SONT JAMAIS
PUNIS MAIS LES SIMPLES DISTRIBUTEURS D INFORMATIONS APPELANT A UNE
MARCHE SONT EN PRISON A KARA. C EST UNE HONTE POUR NOTRE PAYS LE TOGO.
DUPUIS ICI LES USA, LES RESORTISSANTS DES PAYS VOISINS SE MOQUENT DE
NOUS. UN GUINEEN ME DISAIT AU BOULOT QU ILS SONT COURAGEUX ET QU ILS NE
LAISSENT PAS DUPER PAR UN SANGUINAIRE. AU FAIT NE COMPTONS PAS SUR LA
COMMUNAUTE INTERNATIONALE, ELLE EST A LA BASE DE NOS MALHEURS. NOUS
SOMMES ASSEZ MURES POUR RESOUDRE NOTRE PROPRE PROBLEME. CE QUE MOIS JE
PRECONISE EST LA SUIVANTE, IL FAUT UN FRONT TOGOLAIS POUR LE SALUT QUI
AURA POUR OBJECTIFS DE CIBLER LESRESORTISANTS FRANCAIS, IL FAUT LES
TUER SUR TOUT LE SOL TOGOLAIS AFIN DE FAIRE COMPRENDRE A LEUR PRESIDENT
QUE NOUS SOMMES DES HUMAINS NOUS AVONS BESOIN DE LIBERTE. APRES
ATTAQUER UN A UN LES PETITS DIABLES QUI ENTOURENT LE PRESIDENT
"fraude". EN TOUT CAS NOUS POPULATION TOGOLAISE RESIDENT AUX USA (
MARYLAND) VOUS SOUTENONS AVEC TOUTES NOS FORCES ET VOUS PROMETTONS D
ETRE EN UNION DE PRIERRE. LA MARCHE DU 27 MARS AURA LIEU. QUE LA LUTTE
CONTINUE PEUPLE TOGOLAIS. VIVE LA REPUBLIQUE.
Le RPT et ses milices dirigés par Yark payeront tôt ou tard ces
forfaitures !!! Si les images de la dispersion et des corps gissant par
terre sont filmées qu elles soient vite envoyées au médias
internationaux comme AFRICA 24,CNN, France 24, TV5 ; publiées dans la
presse nationale et internationale, sur le net et enfin envoyées aux
chancelleries étrangères, à Amnesty International, au siège de l ONU,
de l UA, de la CEDEAO via le GHANA ou par internet. Cela montrerait le
vrai visage du pouvoir RPT que les mafieux de la communauté
internationale tels SARKOZY, COMPAORE l assassin, KADAFI le terroriste,
OBASANDJO le vilain, YAYI BONI le soulard et autres soutiennent.
Militaires, Gendarmes, Policiers togolais défendent ton fils, ta soeur,
ton frère, tes parents, tes grands parents en mettant en état de nuireBODJONON, AVOUBAWARA, YARKON, TITIKPINON, DEBBASCHIEN.
Toyi libère ton frère jumeau KPATCHA Rock Gnassingbé Attise ton réseau
dans l armée pour libérer le peuple tu seras un héro.
LA DIASPORA TOGOLAISE EN ALLEMAGNE POUR FRAC - APPEL A UNE MARCHE PACIFIQUE - BERLIN LE VENDREDI 16 AVRIL 2010
Chers compatriotes, chers amis du Togo,
Afin
de dénoncer le régime des hold-up électoraux au Togo devant l’opinion
allemande et internationale puis apporter l’indéfectible soutien au
FRAC et au peuple aujourd’hui à pied d’œuvre pour faire lâcher du lest
aux tenants du pouvoir honteux à l’issue du dernier simulacre électoral
du 04 mars 2010, la Diaspora Togolaise en Allemagne pour le FRAC vous
invite à la grande marche qu’elle organise selon les indications
ci-après :
Date : Le vendredi, 16 avril 2010 Lieu : Berlin (Brandenburger Tor, comme point de ralliement) Heure : 12 H 30 NB :
La marche commencera devant la Chancellerie allemande et aboutira
au Ministère des Affaires Étrangères (Auswärtiges amt) en repassant
par Brandenburger Tor.
Objectifs :
Dénoncer le hold-up électoral opéré par le clan Gnassingbe
Exiger l’annulation des résultats de l’élection du 04 mars
Dénoncer la violence de l’armée togolaise contre la population civile et pacifique.
Exiger la libération sans conditions des militants de l’opposition arrêtés et enfermés à Kara au nord du Togo
Exiger l’organisation de nouvelles élections libres et transparentes.
Demander la fin du soutien des autorités allemandes et de l’UE au clan Gnassingbé.
Fait en Allemagne, le 02 avril 2010
Pour la Diaspora, le porte-parole, Senouvo Agbota ZINSOU Contacts :
Senouvo Agbota ZINSOU (Bayreuth, 09217412876nestor.zinsou6@googlemail.comThis e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
)
Tchatikpi OURO-DJIKPA ( Moers, 028418802507, 01758432967, odjikpa@yahoo.frThis e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
)
« Vous savez le chef de la Mission d'observation électorale de
l’Union européenne (MOE/UE), José Manuel Garcia-Margallo Y Marfil se
bagarre actuellement avec le chef de la Délégation de l’Union
européenne, Patrick Spirlet. Ce dernier est un proche de l’ancien
sulfureux commissaire européen Louis Michel un pro-Eyadéma invétéré et
maintenant un pro-Faure assidu qui avait sévi en RDC pour faire élire
Joseph Kabila. Contrairement au texte en vigueur, Patrick Spirlet
n’avait pas à intervenir pour édulcorer le pré-rapport de la MOE »
Mr Tou? les togolais ont fait de nouveau
confiance en Ffaude Eyademon. Ils l’ont réelu à 60% loin devant Jean -Pierre
Fabre….
Poser la question de la sorte signifie que
cette présidentielle comme les précédentes a été sincère et
transparente. Or tout indique que ce n’est pas le cas, à commencer par
les alertes relatives aux premiers dysfonctionnements constatés lors du
recensement électoral et notifiés à la CENI jusqu’à l’absence
d’authentification des bulletins de vote. Dans un rapport, la CENI et
sa tutelle reconnaissent ces dysfonctions, elles ont continué à avancer
dans le mur de la mascarade, avec la caution de l’UE. Comment fait-on
organiser des élections qu’on veut crédibles par un Etat voyou,
profondément violent, corrompu et qui jouit d’une impunité totale ?
L’UE se trouve aujourd’hui très embarrassée, qui a agi en plaçant en
toute naïveté sa confiance dans un Etat voyou. A moins que derrière
cette naïveté apparente ne se cache tout simplement le racisme
inconscient des Occidentaux qui continuent à croire que les dirigeants
togolais sont de grands enfants incapables de les manipuler ou de les
instrumentaliser. Ils en ont pris pour leurs grades, mais ce sont les
Togolais qui continuent à boire le calice. On évoque auRPT FRAUDE de nouveau une opposition divisée qui n’aurait pas un bon programme de société….
Non
et non. La division de l’opposition et son absence de programme
rentrent de façon très marginale dans la confection des fraudes
électorales. On est en train de mélanger deux niveaux du débat. En
l’occurrence il s’agit de savoir si l’Etat togolais tel qu’il
fonctionne est institutionnellement armé pour organiser techniquement
des élections « fair and free » comme on dit. L’organisation électorale
doit être une opération neutre et transparente, parce qu’elle participe
des fonctions régaliennes de l’Etat. Que l’opposition soit divisée ou
n’ait pas de programme rentre peu ou pas du tout dans l’organisation
technique de l’élection. Si les mêmes causes doivent produire les mêmes
effets, on doit s’attendre aussi que le RPT perde cette élection
puisqu’il n’est pas uni (division du clan Gnassingbé, de l’armée et du
parti à la suite de l’affaire Kpatcha et d’autres turbulences) et n’a
pas de programme non plus. Le FRAC est allé aux élections non contre le
RPT mais contre l’Etat et son administration dont on connaît le degré
de neutralité, importante dans l’égalité d’accès de tous les partis aux
ressources publiques et dans l’égalité de traitement.
Si la France n’a pas tout de suite pris acte, elle n’a pas non plus
aidée comme l’UE à dire ce qui s’est passé pour des analystes. Comment
vous l’expliquer ?
La France et l’UE ont manqué une
occasion historique de « rupture » d’avec la françafrique lors de cette
présidentielle. Parce que le Togo n’est pas un pays stratégique
disposant de pétrole et d’uranium, elles peuvent marquer le
cinquantenaire des indépendances africaines en donnant un signal fort
par l’organisation d’une présidentielle vraiment propre et exemplaire à
tous les points de vue. L’habitude françafricaine, qui met en musique
l’option RPT, a pris le dessus. Vous savez le chef de la
Mission d'observation électorale de l’Union européenne (MOE/UE), José
Manuel Garcia-Margallo Y Marfil se bagarre actuellement avec le chef de
la Délégation de l’Union européenne, Patrick Spirlet. Ce dernier est un
proche de l’ancien sulfureux commissaire européen Louis Michel un
pro-Eyadémaon invétéré et maintenant un pro-Fraude Eyademon assidu qui avait sévi
en RDC pour faire élire Joseph Kabila. Contrairement au texte
en vigueur, Patrick Spirlet n’avait pas à intervenir pour édulcorer le
pré-rapport de la MOE daté du 6 mars. La bagarre entre les deux hommes
porte le contenu du rapport défintif attendu pour début mai que Patrick
Spirlet voudrait influencer pour le rendre moins sévère pour le pouvoir Fraude Eyademon. Dans tous les cas, le RPT a mis de gros supposutoires à ce beau
monde et peut sabrer du champagne comme nous le montrent certaines
vidéos post-électorales. Le pouvoir semble plus privilegier la reconnaissance internationale que celle du peuple. Votre avis ?
Cela
aussi relève aussi des habitudes de la maison RPT : rechercher la
légitimité extérieure au détriment de l’interne. Eyademon avait indiqué
la voie que le fils suit rigoureusement. C’est le propre de certains
pouvoirs (néo) coloniaux en Afrique. Ces pouvoirs n’ont rien à cirer
avec les aspirations profondes des populations qu’ils ont vassalisées
au profit de l’Occident, le véritable suzerain. On va privilégier la
reconnaissance de celui-ci qui donne du poids à leur pouvoir. Tout se
tient dans une logique mathématique !
Les marches peuvent t-elle faire plier le régime ?
Oui
et non. Oui, si elles prennent de l’ampleur, montent en puissance dans
tout le pays. Le pouvoir a une peur bleue de ces marches dont il ne
sait sur quoi elles vont déboucher. D’autant que Fraude Eyademon est dans la
nature et n’a pas apparu depuis la fin du scrutin. On murmure dans les
rues de Lomé qu’il souffre d’une crise d’épilepsie, ce qui hypothèque
sa prestation de serment. Non, car le pouvoir peut jouer la montre,
rouler les mécaniques et laisser passer l’orage. Il est assis sur le
trône, il peut se permettre de fermer les yeux sur ces marches.
Que retenez- vous des 50 ans d’indépendance du Togo ?
Pour
ce qui me concerne personnellement c’est un non-événement. C’est un
échec pour notre pays et il faut être un demeuré pour célébrer un
échec. Mais comme nous vivons dans un monde où les valeurs sont
inversées, on peut commémorer la violence, la corruption, et l’impunité
qui sont devenues les trois vertus théologales du pouvoir comme il en
est de la foi, de l’espérance et de la charité chez les chrétiens.
Quand tous les indicateurs socio-économiques montrent une progression
constante de notre pays vers l’abîme, je ne vois pas ce qui pourrait
me donner la fierté d’être Togolais. Tenez : en novembre 2007 : le Togo
doit 114 millions d’euros à la Banque mondiale et au FMI, il leur doit
un encours de la dette de 16 millions d’euros à la fin 2004, et il doit
aussi en dette intérieure à la fin 2005 420 millions d’euros selon le
document officiel intitulé « Stratégie intérimaire de réduction de la
pauvreté au Togo » élaboré en mars 2008 par le gouvernement lui-même.
Tenez encore : selon le même document, 61,70 % de Togolais vivent à la
lisière de la pauvreté. Plus on remonte vers le Nord et plus les
populations sont pauvres. On vit avec 30,80 euros mensuels à Lomé et
seulement 19 dans les régions Centrale, de Kara et des Savanes. C’est
cela l’indépendance quand dans le même temps entre 200 et 300 individus
maximum contrôlent la totalité de la richesse nationale. Faut-il donner
raison à ceux qui disent que le bulletin de vote ne changera rien de
fondamental dans notre pays et qu’il faudrait une révolution populaire
et prendre des armes pour chasser ces bandits qui gouvernent le pays
depuis 1967? Fraude Eyademon
Merci
C’est moi qui vous remercie sincèrement.
Jean-Pierre FABRE: votre Président
Un authentique fils du Togo, un démocrate et défenseur des droits humains
Le 15 janvier 2010, Jean-Pierre Fabre est devenu le candidat officiel
de l’Union des Forces de Changement (UFC) à l’élection présidentielle,
apportant trente années d’engagement en faveur de son pays et de
l’émancipation du peuple togolais.
Né le 2 Juin 1952, à Lomé, Jean-Pierre Fabre a toujours mené son combat
pour plus de justice, de démocratie et de liberté à l’intérieur même
des frontières du Togo, s’exposant ainsi à la répression du régime de
Gnassingbé Eyadéma. Ce régime dictatorial et son parti unique, le
Rassemblement du peuple togolais (RPT), n’ont jamais entamé la force de
conviction de Jean-Pierre Fabre.
Cette foi inébranlable en l’avenir de son pays, Jean-Pierre Fabre la
tire de l’éducation qu’il a reçue de ses parents et de l’enseignement
chrétien au Collège Saint Augustin de Togoville puis au Collège Saint
Joseph à Lomé où sont passées de nombreuses autres personnalités
togolaises, comme Kofi Yamgnane. Il doit à cette formation, l’amour des
lettres, le sens des valeurs et de l’engagement, tant sur le plan
spirituel, intellectuel que politique.
Jean-Pierre Fabre a poursuivi des études supérieures à l’Université des
Sciences et Techniques de Lille, en France. Titulaire d’un DESS en
sciences économiques, spécialisé dans l’administration des entreprises
(CAAE), il rentre au Togo, en 1979, aux heures les plus sombres de la
dictature du général Eyadéma. Une nouvelle Constitution est alors
adoptée, renforçant les prérogatives du président de la République,
alors que le parti-Etat contraint à l’exil de nombreux opposants au
régime.
Jean-Pierre Fabre dispense ses connaissances en statistiques, en
finances et en sciences économiques, en enseignant pendant quatre
années à l’Université du Bénin (UB). Désireux de soutenir le
développement économique de son pays, il rejoint par la suite un
important groupe d’études en architecture et urbanisme (AUBA), dont il
occupe le poste de Secrétaire général de 1981 à 1991.
A l’aube des années 1990, le Togo est à un moment charnière de son
histoire. Après des décennies de vexations et de revendications
étouffées, le peuple togolais se mobilise massivement et organise dans
tout le pays de grandes manifestations pour réclamer la démocratisation
du régime. La France prend acte des profondes mutations qui ont cours
dans les sociétés africaines, à travers le discours de François
Mitterrand à la Baule en juin 1990.
Au cours de ces années décisives, Jean-Pierre Fabre apporte sa
contribution active aux côtés des populations togolaises en lutte pour
la démocratisation du Togo, en s’investissant personnellement dans la
presse d’opinion, en qualité de directeur de publication et rédacteur
en chef de deux revues hebdomadaires citoyennes, La tribune des
démocrates et Le temps des démocrates. La Conférence Nationale
Souveraine de 1991, dont il est le porte-parole, laisse augurer une
démocratisation progressive du régime avec la mise en place d’un
gouvernement et d’un parlement de transition chargés d’organiser de
nouvelles élections. C’est l’occasion pour le principal leader de
l’opposition Gilchrist Olympio, fils du défunt Président Sylvanus
Olympio de rentrer au pays après 28 années d'exil. Devant tant
d'espoirs suscités, le sort semble vouloir se jouer du peuple togolais
avec le coup d’arrêt définitif aux institutions de la transition par
des militaires à la solde du pouvoir. A la fin 1992, le général Eyadéma
remet violemment en cause toutes les avancées obtenues un an auparavant
sous la pression de la rue.
Mais le peuple togolais, épris de paix, de progrès et de liberté,
entrevoit toutes les possibilités d’ouverture politique offertes par le
multipartisme et le suffrage universel. Avant d’être à nouveau
contraint à l’exil suite à un attentat, Gilchrist Olympio fédère de
nombreux partis d’opposition au sein de l’Union des Forces de
Changement (UFC), dont il devient Président, avec à ses côtés
Jean-Pierre Fabre comme Secrétaire Général. Commence alors pour les
deux hommes une collaboration intense et fructueuse. Véritable vétéran
de la politique togolaise ayant combattu pendant des décennies hors des
frontières du Togo, Gilchrist Olympio insuffle à Jean-Pierre Fabre les
idéaux et valeurs de liberté, de travail et d’amour de la patrie, qui
ont conduit le pays à l’indépendance en 1960.
Sous la restauration du règne du RPT, Jean-Pierre Fabre maintient
vivante la flamme de l’espoir du peuple togolais, au mépris des
persécutions, des humiliations et des rendez-vous électoraux manqués,
comme autant de victoires confisquées au fil des années par un pouvoir
aux abois. La mort de Gnassingbé Eyadéma en 2005 marque la fin d’une
époque. Même si son fils Faure Gnassingbé réussit à maintenir le
pouvoir dans le giron familial, à l’issue d’un scrutin frauduleux,
l’assise nationale sur laquelle repose l’Union des Forces de Changement
est désormais bien trop solide pour plier sous les coups de boutoir.
Incarnation même de la détermination et de la résistance à
l’oppression, Jean-Pierre Fabre a su poser patiemment les jalons de la
victoire à travers l’ensemble du territoire togolais, et cela jusque
dans les cœurs de la diaspora togolaise.
Son élection en tant que député en 2007, et son choix comme Président
du Groupe UFC à l’Assemblée Nationale, prouvent à ses détracteurs qu’il
n’est pas possible de réduire Jean-Pierre Fabre à un rôle d’agitateur.
Cet homme politique intègre, méthodique et déterminé, membre fondateur
de la Ligue togolaise des droits de l’homme, a pris le temps d’aller à
la rencontre des différentes couches de la société et de comprendre les
aspirations de tous les Togolais, afin que s’estompent enfin les
clivages politiques, ethniques et sociaux. Conscient des innombrables
défis que le Togo devra surmonter, des sacrifices que le peuple
togolais devra consentir avant de pouvoir emprunter la voie de la
modernité et de la bonne gouvernance, Jean-Pierre Fabre est prêt à
mobiliser toutes les ressources nécessaires pour permettre au Togo de
prendre en main son destin.
Les
réalités troublantes de la Démocratie de Fraude Eyademon: Le Colonel
Aka Titikpinon, l’icône et la face visible de l’Etat policier
Fraude Eyademon ignore peut-être l’effet négatif et contre producteur
qu’entraînent la présence et la permanence du Colonial Aka Titikplinon
dans son sérail et dans son système de gestion et de conservation du
pouvoir. A coup sûr se contente-t-il des résultats que l’officier
produit au ministère de la sécurité. Pour plusieurs raisons, le colonial
Titikplinon apparaît bien comme partisan de la force et des solutions dures. Quel
lien avec l’Etat de droit idyllique dont Fraude Eyademon a toujours
parlé ?
Jean-Pierre Fabre lance un appel à la résistance
FRONT REPUBLICAIN POUR L’ALTERNANCE ET LE CHANGEMENT
(FRAC)
UFC , SURSAUT- TOGO, ALLIANCE, PSR, ADDI
COMMUNIQUE N°6
L’Union des Forces de Changement (UFC), Sursaut-Togo,
l’Alliance, le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), l’Alliance des
Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), constitués en Front
Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), remercient les
populations togolaises pour leur mobilisation et les invitent à
participer massivement à la marche qu’ils organisent le samedi 03 avril
2010 à partir de 08 heures, à travers les rues de Lomé, suivant
l’itinéraire ci-après :
Bè Kodjindji - Pavé NDA - Marché de Bè
- Bd Félix Houphouët Boigny - Bd Circulaire (Côté ouest) - Rond Point
Deckon - Gendarmerie - Fontaine Lumineuse - Ave de la Libération (côté
sud) - Place Anani Santos (Freau Jardin) - Av 24 Janvier - Marina -
Hôtel Palm Beach (Plage).
Le Président élu, Jean-Pierre FABRE et les responsables
du FRAC lancent un appel à la résistance. Ils demandent aux uns et aux
autres de ne pas faiblir
La lutte populaire est invincible
Togo debout !
Fait à Lomé, le 30 mars 2010
Pour le FRAC
Le Vice Président de l’UFC
Patrick LAWSON
FRAUDE EYADEMON et son clan sont des assoiffés ,des malades du
pouvoir. On peut les accorder 100 ans de regne ils ne seront jamais
satisfaits.
Psychologiquement c’est des malades . du pouvoir. Le peu de crainte de
Dieu dans leur coeur et très peu sensibles aux souffrance des autres
sont l’une des raisons de leur entêtement. Des vrais démons en
personne.Que font ils de positif pour le Togo ? Rien. Seulement jouir
des richesses du Pays.
Vient encore s’ajouter le côté charniaire ,
matérialiste, vicieux ,mondain de ce club nuit totalement le
Togo.Quelle malchance d’avoir des gens pareils au togo. Nous devons
augmenter la pression sur eux pour troubler leur sommeil.la lutte
continue.
je parie que l'armée togolaise n'est pas plus forte et plus têtue que l
armée de "Kirghizstan" , Le seul problème du togo, c est que la peur
nous domine l esprit et la stratégie de l opposition togolaise est
basée sur le hasard et le miracle celeste, les évèques nous l ont déjà
dient en 1998 :"La libèrté ne s offre jamais sur un plateau d or"
Demandez conseil a l Israèl !!!!!!!
"Que celui qui veut la libèrté, prépare la gueure"
Le
peuple togolais souffre tant d un pouvoir dangereux et capricieux, et d
une opposition complice du pouvoir, comédienne et pleine de distractions
APPEL PATRIOTIQUE TOUS LES TOGOLAIS DU CANADA ET AMIS DU TOGO
APPEL A MANIFESTER LE 10 AVRIL 2010 À MONTRÉAL.
À
la veille du cinquantenaire de l’accession du Togo à la souveraineté
internationale, le hold-up électoral du 4 mars dernier
voulant imposer une fois encore un régime dictatorial de père en fils
et qui régente le pays depuis 43 ans, en est un de trop.
Le
peuple togolais aspire depuis trop longtemps à l’alternance politique
et à l’instauration de la démocratie, gage d’un développement humain
durable. Les togolaises et les togolais en ont assez de se voir
soumis à la tyrannie et humiliés à la face des Nations.
À
toi Togolais et Togolaise qui en a assez de la trahison de certains
(es) Togolais (es) qui ont saboté leur idéal au profit des intérêts
éphémères et vaniteux, l’heure est venue de manifester ton indignation
et dénoncer cette démocratie de façade.
C’est
pourquoi, nous lançons cet appel à tous les togolais(es) résidant au
Canada, ainsi qu’aux amis du Togo et à toutes les personnes éprises de
paix et de justice à dénoncer ce énième coup de force d’un régime dont
les assassinats, les tortures endeuillent le peuple togolais depuis
plus de quatre décennies.
Venez manifester avec nous ce samedi 10 avril 2010 à Montréal pour :
*Dénoncer les élections présidentielles frauduleuses du 4 mars dernier,
*Dénoncer les brutalités sauvages des forces de sécurité envers le peuple innocent épris de Paix et de Liberté,
*Dénoncer
les arrestations arbitraires et les disparitions de certains membres de
l’opposition et de tous ceux et celles qui veulent l’instauration de
la démocratie au Togo,
*Demander la libération immédiate sans condition de tous ceux et celles qui sont arrêtés (es) ou portés (es) disparus (es).
ENSEMBLE POUR UN TOGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE.
VAINQUONS OU MOURRONS MAIS DANS LA DIGNITE !!
Lieu de rassemblement : Complexe Guy Favreau.
Adresse : 200 Boul. René Lévesque ouest
Date : Samedi 10 Avril 2010
Heure : 9h00
Fait à Montréal, le 30 mars 2010
Pour le Comité organisateur :
Eric Agboka : selom4@yahoo.fr
Antoine Koffi Nadjombé :koffin@hotmail.comCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Herman Agbékponu :agbecom@yahoo.frCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Clément Gédu :jasvane@yahoo.frCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
MILITAIRE d abord, DEMOCRATIE après ET MULTIPARTISME enfin.
La LUTTE ARMEE est la seule solution, la seule option et la seule voie.
Il faut d abord un EQUILIBRE DE LA TERREUR au Togo
avant d organiser quoi que ce soit. Sinon nous allons toujours MOULINER
DANS LE VENT et cela ne sert à rien.
Le RPT-Gangréné est un PARTI DE VOYOUS, de BRIGANTS et
de MALHONENNETTES : avez-vous vu une seule fois de part le monde ce
type d individus écouter une VOIX PACIFIQUE ????
On a déja fait une grève générale et ilimitée pendant 9
mois (personne n était dans les rues du TOGO, admnistration
complètement paralysée) sans faire plier ces VOYOUS et vous pensez
maintenant que des marches une seule fois par semaines pendant 5 ans
peuvent leur faire changer d avis ????
ARRETEZ DE RÊVER LES ENFANTS, REPLIEZ-VOUS ET
REFLECHISSEZ SERIEUSEMENT, OBJECTIVEMENT ET HONNETTEMENT A LA SEULE
OPTION, LE SEUL CHOIX QUE LE RPT-Grangréné NOUS OFFRE : si vous voulez
le pouvoir, il va faloir l arracher de notre main, le Père l avait dit
et le Fils a Papa le répète à qui veut l entendre.
Beaucoup de militaires (notamment OFFICIERS et
GENERAUX) sont prèts à aider l opposition mais actuellement dans l
Armée, les armes et les minutions sont étroitement sous veirroux et
surveillées par des fidèles des fidèles du clan Eyademon.
Aussi douloureux qu on le pense, les togolais seront obligés un jour d aller à la CONFRONTATION ARMEE pour avoir la démocratie.
C est dûr, c est imbécile, c est irresponsable, c est
antidémocratique, c est insensé, c est utopique, c est démagogique, c
est irréalisable, c est criminel, c est génocidaire, c est suicidaire,
c est infaisable, c est impossible, c est aléatoire, c est diabolique,
c est anticonstitutionel, c est quitte ou double, c est ruineux, c est
machiavélique, c est CON, c est dommage, c est périlleux, c est FOU, c
est crapulleux, c est merdique, c est ...........
Mais le Togo sera obligé de passer par la case
RE-DEPART en allant d abord à une LUTTE ARMEE pour que chaque partie en
présence JAUGE ses forces et ses faibles pour un respect mutuel du JEU
de la FUTURE DEMOCRATIE.
SINON comment vous allez faire.
Pour l instant le RPT-Gangrené et sa BRANCHE ARMEE usent et abusent de la FAIBLESSE de l OPPOSITION-MAIN-NUE.
WADE VISITE LES QUARTIERS INONDES DE DAKAR...
Dans le superbe boubou qu'il portait pour son sacre, le président a visité les banlieues z'inondées.
Dans
un grand élan de solidarité envers les populations sinistrées, il n'a
pas hésité "à mouiller son maillot" comme on dit chez les footeux, il
est descendu de son véhicule et a fait quelques pas au milieu des
foules enthousiastes dont les uns scandaient : "Prési avec
nouuuuuuuuus", et les autres : "Tous dans le même bain"
Aussitôt
remonté dans son véhicule, le médecin personnel du président lui a
administré quelques sérums anti-diphtérique, anti-cholérique,
anti-tétanos, anti-tiphus.
Au dernières nouvelles, les deux body
guards, descendus avec le président, et engloutis par un égout dont la
plaque s'est évaporée depuis 12 ans, n'ont toujours pas été retrouvés.
Si Gilchrist Olympio veut devenir allie du RPT, il le fera seul sans le peuple Togolais.
Il faut aussi qu il le sache, qu il aura ete le plus
grand traitre que le peuple togolais aura connu et qu il ne revienne
jamais au Togo parce qu il ne pourra pas y vitre.
Gilchrist Olympio par sa duplicite met les batons dans
les roues du Jean Pierre Fabre et partant du FRAC. Mais Gil doit savoir
que le peuple togolais ne lui pardonnera pas, si jamais il fait
alliance avec le RPT contre le peuple.
Gil, il vaut mieux pour toi finir dans la dignite, meme si tu n es pas president.
Le président élu n’a toujours pas prêté serment ;le gouvernement n’a
toujours pas été nommé ; l’opposition s’évertue à manifester et toutes
ses actions sont durement réprimées. Ou va le Togo ?
Pour en parler : Gilbert Avoun BABAWA, ancien minis?,
Laurent DESPAS, journaliste, directeur du site koaci.com.
L’ élection présidentielle du 04 mars est comme suspendue : le
président élu Fraude Eyademonn’a toujours pas prêté serment à ce
jour ; c’est toujours l’ancien gouvernement qui continue à expédier les
affaires courantes et l’opposition est sur le point de revendiquer la
victoire de Jean Pierre FABRE. Quelle est la situation politique exacte
du Togo aujourd’hui ?
La coalition qui soutien Jean Pierre FABRE se propose de mobiliser ,
pour le 03 avril prochain une grande marche. Cette marche ne sera
t-elle pas dispersée comme les précédentes ? L’opposition pense t-elle
à préserver la vie de ses militants ?
Plusieurs militants de l’opposition sont toujours incarcérés. Les
leaders de l’opposition (partis de l’alternance) réclament la
libération des détenus politiques. Y-a t-il un espoir de les voir
sortir des geôles bientôt ?
En organisant les marches de soutien à Jean Pierre FABRE, qu’est- ce que l’opposition espère t-elle obtenir ?
Faut-il croire que « le vin est tiré » et que rien ne viendra changer les résultats de l’élection présidentielles ?
Quelles est la position de la communauté internationale ? Est-elle
de mèche avec le pouvoir à Lomé ? Le peuple togolais serait-il victime
d’un complot international ?
Après le report de la grande marche du 27 mars, qui a suscité
beaucoup de controverse, le Front républicain pour l’alternance et le
changement (Frac) et son allié l’organisation pour bâtir dans l’unité
un Togo solidaire (OBUTS), annoncent la reprise des mouvements de
contestation à partir de samedi prochain.
« Nous demandons à nos militants et sympathisants de se mobiliser
pour le samedi 03 avril prochain , pour une grande marche » a précisé
dans un communiqué, la coalition qui soutien la victoire de Jean Pierre
FABRE, à l’élection présidentielle du 04 mars 2010.
Pour le front, l’inattendu report intervenu à l’issue d’une
rencontre entre délégation gouvernementale et celle du Frac, le 26 mars
n’avait pour seul objectif que d’éviter la répétition des drames de
janvier 1993 et d’avril 2005.
C’est du moins l’explication qu’en donne qu’en donne Agbéyomé Kodjo,
dans un communiqué daté du 26 mars 2010.
« Dans le soucis de préserver la vie des compatriotes arbitrairement
incarcérés sur toute l’étendue du territoire , les leaders des partis
de l’alternance ont exigés la libération immédiate de tout les détenus
politiques à ce jour maintenus dans les geôles, notamment à Kara.
Les Togolais de Suisse en manif le 10 avril 2010: Point de chute, Place des nations à Génève
Le Collectif des Associations de la Diaspora Togolaise en Suisse(CADTS)
appelle à une grande manifestation pour dénoncer le hold-up électoral
du 04 mars 2010 et les violences qui en ont découlé et qui se
poursuivent encore; le soutien de la France au régime dictatorial de
Faure Gnassingbé; les multiples arrestations arbitraires des militants
des droits de l’homme, des militants des associations citoyennes et des
partis politiques de l’opposition togolaise regroupés dans le Front
républicain pour l’alternance et le changement (FRAC).
Date : samedi le 10 avril 2010
Lieu : Place des nations à Genève
Heure : 14h 00
Cet
appel s’adresse également à tous les Africain(e)s, ami(e)s du Togo et à
tous les Togolais des villes frontalières de Genève notamment
Annemasse, Anncy, Ferney et autres
Venez nombreux manifester pour exprimer votre soutien et votre solidarité envers le peuple togolais meurtri.
Nous voulons : · Dénoncer le hold-up électoral opéré par le clan Gnassingbé. · Demander l’annulation du résultat de l’élection du 04 mars 2010, proclamé par la «CENI » et confirmé par la « Cour constitutionnelle » du RPT, parti au pouvoir. · Dénoncer la violence de l’armée togolaise contre la population civile aux mains nues. · Exiger la fin du soutien des autorités françaises au clan Gnassingbé.
Nous
demandons par ailleurs à la communauté internationale (UA, UE, ONU,
USA, Allemagne) de s’impliquer davantage dans la crise politique
togolaise pour trouver une solution efficace et durable.
Fait à Genève, le 29 mars 2010.
Pour toutes informations utiles, contacter :
Franck AGBEKPONOU (0041/ 789018414)donfancky@hotmail.comCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Kossi ESSIOMLE (0041/ 795143153)kossi@bluemail.chCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Kossivi O.DAGBENYO (0041/ 786829372)dagdag04@yahoo.frCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Jean-paul OUMOLOU (0041/ 793556182)jeanpauloumolou@yahoo.fr
LISTE DES ADRESSES MAILS DES DEPUTES DU PARLEMENT FRANCAIS DU GROUPE AMITIE FRANCO-TOGOLAIS :
ENVOYEZ DES MAILS SVP, POUR QU UNE QUESTION SOIT POSE A
L ASSEMBLEE SUR LA QUESTION DU BORDEL TOGOLAIS AU GOUVERNEMENT SARKOZY,
MERCI
LA TENTATIVE D’ASSASSINAT DE JEAN-PIERRE FABRE APPELLE A LA REVOLUTION DES PALMIERS
La tentative d’assassinat de Jean-Pierre Fabre Président de la
République Togolaise élu pour 2010-2015, programmé lors de la veillée
du mercredi 24 mars 2010 au siège de l’UFC entre 18 heures et 20 heures
n’aura pas lieu grâce à la vigilance du service d’ordre et de sécurité
du parti.
En effet, le gendarme tueur à gage habillé en civile et porteur d’un
pistolet PR 215 contenant 5 balles dont le pseudo est Mériga Mouniron
était en service commandé par les extrémistes Talibans Afghans du
régime RPT. En infiltrant la veillée du 24 mars, il avait pour mission
précise d’éliminer Jean-Pierre Fabre le Président de la République
Togolaise afin d’ébranler la résistance nationale et la contestation du
Hold-up électoral de la présidentielle du jeudi 4 mars 2010. Le régime
RPT redoutait la manifestation du samedi 27 mars qui devrait mobiliser
plus d’un million de Togolais dans la rue. Une déferlante capable
d’anticiper son départ du pouvoir d’Etat.
Pascal Bodjona le ministre d’Etat cochon d’inde (guidigban) et
ses amis Titikpina et Yark qui sont officiellement en charge de la
sécurité publique, mais agissent comme de véritables gangsters d’Etat
hors la loi qui ont détruit les procès verbaux du FRAC à Tokoin
séminaire, et déporté des prisonniers politiques dans les camps de la
torture à Kara ont l’air surpris de leur propre complot déjoué par les
militants de l’UFC ! ! !
Ce plan macabre rappelle l’assassinat politique de Tavio
Amorin le premier secrétaire du parti socialiste panafricain (PSP),
leader du COD II et membre du parlement de transition abattu le 23
juillet 1992 à Tokoin-Gnonvié par « Karewé Kossi, né en 1967 à Pya,
préfecture de la Kozah, gardien de paix en service à l’Ecole de Police
en qualité de moniteur de sport, un pistolet mitrailleur de calibre 9mm
(PM MAT 49 fabriqué par la Manufacture d’arme de Tulle, France, de
modèle 1949 portant le n° B85502 avec des munitions dont une balle Réf.
TEI 76F9 - ndlr), un revolver Smith and Wesson 357 magnum (de calibre
9mm avec ses munitions - ndlr), trois chargeurs de P.M., un chargeur de
pistolet mitrailleur, des munitions, deux grenades, deux bouchons
allumeurs et une paire de menottes. ». Confère la carte professionnelle
laissée sur le lieu du crime et la communication du gouvernement le 24
juillet 1992. Un assassinat commandité par le dictateur Eyadema qui n’a
connu aucune suite judicaire à l’instar de l’assassinat de Sylvanus
Olympio en 1963, le Capitaine Paul Comlan torturé et battu à mort dans
le camp de la gendarmerie nationale à Lomé en 1972, le massacre de la
lagune de Bè le 11 avril 1991 (26 morts), l’attentat de Soudou en 1992,
le massacre de Fréau Jardin le 25 janvier 1993 avec plus d’une centaine
de morts et 600.000 réfugiés etc
De l’avis concordant des observateurs à Lomé et dans la diaspora, La Révolution des Palmiers
est définitivémént enrôlée jusqu’à la restitution de la victoire du
peuple à son excellence Jean-Pierre FABRE, Président de la République
Togolaise pour 2010-2015.
Dès la fermeture des bureaux de vote fixé à 17 heures le soir du jeudi
4 mars 2010, le dépouillement des urnes effectué dans près des 4/5ème
des 5930 bureaux de votes sur le territoire national suivi de
l’affichage public des procès verbaux dont copies ont été données aux
délégués de l’opposition et du FRAC, puis communiquées aux médias avant
22 heures, annonçait la victoire indiscutable de Jean-Pierre FABRE
candidat de l’UFC et du FRAC avec une moyenne qui se situe entre 75 et
80 % des voix.. Cette victoire fut aussitôt annoncée sur les grandes
chaînes de télévision en France lors de la nuit électorale et notamment
à TÉLÉ SUD en présence des membres et représentants du FRAC et du RPT.
Les journalistes de TÉLÉ SUD ont annoncé en directe aux téléspectateurs
de la chaine en Afrique, en Europe et dans le monde, la victoire de
Jean-Pierre Fabre entre 23 heures et minuit en précisant leur source
officielle qui est la CENI. Précisons que les Observateurs de la
Mission d’Observation de l’Union européenne présents à la CENI et dans
les CELI disposaient de sources concordantes des mêmes résultats
diffusés par les chaînes de télévisions dont TÉLÉ SUD en France.
De plus, le technicien du PNUD qui était chargé de la transmission des
résultats par satellite VSAT disposait des mêmes chiffres que
l’opposition UFC-FRAC, et la MOE.
La révolution des palmiers est la seule expression du peuple en colère
A l’image des grandes révolutions qui ont emporté les pires régimes totalitaires du monde telles que : la révolution des œillets
qui a balayé la dictature de Salazar au Portugal en avril 1974 parce
que le peuple avait décidé de faire le choix de la liberté, la
démocratie et l’Etat de droit, les Togolais doivent sortir massivement
à l’occasion des prochaines manifestations pacifiques de la révolution des palmiers.
A l’instar de la chute du régime Ceausescu à Bucarest en 1989 devant un
rassemblement de masse prévue initialement pour le soutien du régime,
la détermination des Togolais contre l’injustice, l’arbitraire, le
népotisme, le pillage des ressources publiques, la mafia d’Etat
organisée, les scrutins programmés sur logiciel, la misère et la
pauvreté entretenues, les masses populaires togolaises doivent préparer
la chute de la monarchie dynastique des Gnassingbé en vue de
l’avènement d’un Togo libre et démocratique.
Des grèves générales à court terme d’une semaine sur quatre
doivent s’enchainer pour paralyser l’activité économique et
l’administration publique afin de créer les conditions de la
restitution du pouvoir au président élu par le peuple son excellence
Jean-Pierre FABRE Président de la République Togolaise pour 2010-2015.
La Révolution des Palmiers c’est aussi la formation du
gouvernement de la République togolaise et du FRAC, car c’est la seule
autorité légitime que le peuple togolais entend reconnaitre.
La Révolution des palmiers est une révolution pacifique de
résistance nationale. Toutefois, son interdiction voulue par le pouvoir
peut exiger la clandestinité c'est-à-dire une révolution sans visage
humain à l’instar de l’ANC vis-à-vis du pouvoir Afrikaner en Afrique du
sud. Comprenons par là que l’emprisonnement de Nelson Mandela n’a fait
qu’intensifier et amplifier la lutte de libration. C’est tout le sens
du message du tout nouveau président de la République Togolaise qui dit
que « Rien, ni personne ne nous arrêtera jusqu'à la victoire finale ».
«Le combat que mène Jean-Pierre Fabre et ceux qui l’encouragent, est un
combat d’arrière-garde et voué à l’échec. Fabre sera plus utile pour
l’avenir, s’il reconnaît les résultats proclamés pour jouer un rôle
majeur dans la restructuration politique de notre pays ».
C’est ce que pense Nicolas Lawson (photo), candidat du Parti du
Renouveau et de Rédemption (PRR, opposition) à l’élection
présidentielle du 4 mars dernier.
Pour M. Lawson, le candidat du FRAC et de l’UFC, Jean-Pierre Fabre « fait fausse route ». «
Si Fabre persiste à dire qu’il y a eu fraude, il doit d’abord s’en
prendre à ses propres délégués au sein des CELI et de la CENI », a
encore indiqué M. Lawson qui s’est dit prêt à travailler avec le
président Faure Gnassingbé pour le développement économique du Togo et
l’ « amélioration rapide du sort de la population ».
En
prélude à la marche, le parti au pouvoir avait positionné ses commis au
troisième étage de l’ambassade du Togo pour filmer et photographier les
manifestants. Ces commis, avaient à leur tête Innocent Pato l’ancien
journaliste de la TVT qui avait même tenté d’intimider les
manifestants. Il a fallu l’intervention des services secrets spéciaux
pour que la marche démarre.
Un
blanc, prétendant être un fonctionnaire de l’ambassade du Togo, a tenté
lui aussi sans parvenir de convaincre la police de disperser les
manifestants sous prétexte que l’endroit était une propriété privée et
que les manifestants devaient dégager. Ce deuxième complot fut sans
succès et le monsieur fut rapidement rappelé à l’ordre par les éléments
spéciaux des services secrets sur demande des organisateurs.
La
marche a en effet démarré aux environs de 14h45 p.m.. Elle a été
encadrée par la police de Washington et des agents spéciaux des
services secrets du Président Obama. Sur le trajet, des amis américains
et des diplomates de chancelleries le long du parcours interrogeaient
les manifestants sur le bien-fondé de la marche et exprimaient leur
soutien à la lutte du peuple togolais contre un régime dictatorial et
sanguinaire. Il est à noter que des américains se sont aussi joints à
la marche à mi-chemin jusqu’à la Maison Blanche par solidarité au
peuple togolais.
A
la Maison blanche, les manifestants ont scandé « Faure Must Go !!! » (
Faure doit partir, ndlr) « Fabre is the Winner !!! » (Fabre est le
vainqueur, Ndlr) ,« Obama, use your power to free Togo !!! » (Obama,
utilise ton pouvoir pour libérer le Togo, Ndlr). En raison d’un
changement de calendrier de dernière minute lié à ses charges de
Président, le Président Obama a instruit ses agents d’affréter le parc
Lafayette ou un meeting a été tenu. Il a été présenté aux manifestants
un document de 5 pages appelé « Togo, a Country of Dictatorship and
Terror » (Togo, un pays de dictature et de terreur, Ndlr) qui décrit au
Président Obama la main mise d’une dynastie familiale sanguinaire sur
un pays dans lequel la majorité des enfants, femmes et enfants n’ont
pas accès à la nourriture et à la santé de base. Ce document demande au
Président Obama d’intervenir au Togo pour que Fraude Eyademon passe le
pouvoir au President-elu Jean-Pierre Fabre.
Des
tractations continuent pour qu’un groupe restreint soit reçu à une date
ultérieure par le Président Obama afin de discuter de vive voix de
l’ampleur du problème politique togolais.
En
général, la marche a été une réussite au delà des attentes de chacun.
Malgré les tentatives d’intimidations du régime en place et la
confusion de l’annulation de la marche du FRAC à celle de Washington,
DC.
Patrick Lawson : La manifestation de samedi 27 mars aura bel et bien lieu
Ce vendredi 26 Mars 2010, à la demande du gouvernement, une
délégation du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement
(FRAC) et de l’OBUTS a eu une séance de travail avec le gouvernement
représenté par le ministre d’Etat Pascal Bodjonon et le ministre Atchan
Titikpinon, en présence du Lieutoe-Colonon Yarkon, commandant de la
FOSEP et du Colonel Mon' Espion, directeur général de la police nationale.
Au cours de cette rencontre, les responsables de l’opposition, à la
tête de la résistance du peuple contre le énième hold-up du 4 Mars
2010, ont réaffirmé leur détermination à poursuivre les manifestations
jusqu’à la restitution du pouvoir au Président élu Jean-Pierre Fabre.
Ils ont catégoriquement rejeté le communiqué du ministre de la Sécurité
en date du jeudi 25 Mars 2010, interdisant toute manifestation au Togo,
en violation des dispositions constitutionnelles.
Les responsables de l’opposition ont également réaffirmé le
caractère pacifique de leurs manifestations et leur souci de préserver
l’intégrité physique des populations. A cet effet, ils ont dénoncé et
condamné l’infiltration de la veillée de prières du mercredi 24 Mars
2010 par des gendarmes armés et en tenue civile ainsi que l’agression
sauvage conduite par la FOSEP, contre une foule immense, statique et en
recueillement.
Toutes ces exactions rappellent tristement les répressions
sanglantes du régime RPT notamment celles de Janvier 1993 et d’Avril
2005.
Voilà pourquoi, les responsables de l’opposition et le gouvernement ont convenu du report de la marche du samedi 27 Mars 2010.
De retour de cette réunion, les responsables de l’opposition ont
informé la foule de militants et sympathisants rassemblés au siège de
l’UFC du contenu des discussions et leur ont demandé de se mobiliser
massivement pour la prochaine marche fixée au samedi 03 Avril 2010.
Le gendarme Meriga Mounirou qui a passé un mauvais quart d’heure dans
les mains des jeunes chargés du service d’ordre du FRAC hier soir à la
veillée au siège de l’UFC défraie la chronique depuis ce matin sur les
médias tant privés que publics.
Soudain,
un gendarme répondant au nom de Mounirou Meriga, du Service de
recherche et d’investigation(SRI) a été arrêté par des jeunes de l’UFC
Le gendarme
blessé
Jeudi, 25 Mars 2010 14:17
Plusieurs
centaines de militants de l’opposition invités à une veillée de prières
et de chants ce mercredi nuit devant le siège de l’UFC ont été
dispersés à coup de gaz lacrymogène par des forces de sécurité cette
nuit à Lomé aux environs de 19h30.
Pourtant,
tout allait bien, responsables de partis et militants, chantant et
dansant après une prière, imploraient Dieu pour invoquer sa protection
divine dans la lutte engagée pour la restitution de la victoire de
Jean-Pierre Fabre.
Soudain,
un gendarme répondant au nom de Mounirou Meriga, du Service de
recherche et d’investigation(SRI) a été arrêté par des jeunes de l’UFC
qui fouillaient systématiquement tout ceux qui rentraient dans la
foule. Il avait en poche un pistolet contenant 5 balles.
Le visage un peu amoché il a été ensuite remis aux forces de sécurité.
Quelques minutes plus tard, les coups de gaz lacrymogène retentirent, créant une panique et de la débandade.
Sur les lieux, des chaises plastiques cassées, des chaussures et objets des participants éparpillés un peu partout.
On dénombre plusieurs personnes blessées, certaines piétinées dont des personnes âgées.
Et pourtant, tout a bien commencé avec une prière et suivie de chants et danses.
Jean-Pierre
Fabre, Patrick Lawson, Isablelle Améganvie, Gabriel Agbéyomé Kodjo
ainsi que d’autres personnalités de l’opposition étaient présentes.
Pour
l’heure, on ne sait pas s’il y a des décès mais plusieurs blessés
gisent sur le sol, surtout des vieux et vielles venus pour la veillée.
Cette
veillée, selon les organisateurs, vise à implorer le soutien de Dieu
dans la lutte que mène l’opposition pour la reconquête de la victoire
de Fabre, lors de la présidentielle du 4 mars dernier.
Justement, ce jeune homme blessé est le gendarme en question molesté
par les jeunes de l UFC. Que faisait-il là ? Espion certainement mais
est-ce que ca valait la peine de le blesser ? Je crois que non.
L’usine
de fabrication des victoires du RPT a fonctionné. Au nez et à la barbe
des observateurs de l’UE, de la CEDEAO et de l’OUA. Fraude Eyadémonse
maintient, contre la volonté populaire. Le sentiment général, ici au
Togo, est que plus personne ne croira aux élections comme solution de
sortie de crise.
Au soir de ce qu’on peut qualifier de proclamation de la honte, les
rêves se sont transformés en cauchemars. Les Togolais en sont à
chercher leur libérateur. Partout, sauf dans les urnes.
C’est une tradition à laquelle le RPT ne faillit pas : fraudes
massives, violence à la clé. Le parti qui bricole le destin du peuple
togolais est encore toute arme tout muscle dehors. Les hommes du
tristement célèbre Colonel Yark Dahemane font le porte à porte dans
Lomé, à la recherche “de soi-disant activistes de l’opposition”. Le
régime va, probablement, en rajouter aux tonnes de sang qui ruisselle
déjà sous son fauteuil.Sans aucune gêne. Sans nulle peur de châtiment
pour ses propres casseroles judiciaires pendantes. Fraude Eyadémon et les siens
démontrent, cinq ans après les massacres commis essentiellement dans le
sud du pays, qu’ils n’ont aucun remords pour les cinq cents vies
humaines que leurs forces armées, militaires et milices combinées, ont
supprimées en 2005.
Ce spectre répétitif laisse aux togolais très peu de choix et leur
suggère avec insistance la voie de la force pour établir l’équilibre et
se défendre de la brutalité du pouvoir.
On constate que c’est à cause de l’absence de cette force
équivalente dans le camp de l’opposition que le RPT et ses troufions
font usage de la leur avec une aise jubilante. La complaisance a assez
duré, et c’est désormais clair pour tout le monde - togolais et
communauté internationale confondus - que le temps est arrivé
d’envisager une parade suffisamment forte pour contraindre le régime à
changer d’attitude. Le plus tôt sera le mieux, car - c’est visible -
les togolais en sont à un point où ils ne voient l’espoir du changement
qu’à travers une revanche à la dimension de la croix qu’ils traînent à
trvers des décennies.
L’histoire enseigne que la non-violence n’aurait pas arrêté la
“campagne de purification” d’Adolf Hitler. Elle n’aurait pas permis de
déverrouiller le régime de plomb du couple Nicolae et Elena Ceaucescu.
Les dialogues seuls n’auraient pas suffi non plus à convaincre les
racistes blancs à desserrer l’étau de l’apartheid en Afrique du Sud. Ce
n’est donc pas les dialogues de sourds intercalés d’élections
frauduleuses auxquels les togolais assistent qui vont endiguer l’état
de siège que fait peser le RPT sur le Togo.
Cette méprisable re-élection de Faure Gnassingbé n’arrange rien.
C’est une abomination qui plonge davantage le pays dans un climat
social infecte où tous les esprits sont surchargés de violence. Peut-il
en être autrement lorsque les seigneurs de la force militaire, ont
arrogamment mis à la poubelle tous les accords de sortie crise ?
Parce que la violence provoque et justifie la violence, le penchant
à la réciprocité domine. Surtout chez les jeunes que rien ne plus
empêcher de croire que la violence ne doit plus aller dans une seule
direction au Togo. Cette aspiration occupe les coeurs et les esprits,
dans une proportion à ne pas plaire aux suppôts du système.
Naturellement, ces derniers verront dans la ligne du talion une
option subversive et irresponsable. Parce que l’idée est une menace
pour leur zone de confort. Ils préfèrent que la situation reste en
l’état. Aussi savourent-ils, cyniquement, la violence à sens unique qui
maintient le statut quo et restreint les libertés civiques. Ce qui est
arrivé devant la résidence de l’Ambassadeur des USA à Lomé prouve qu’on
a affaire, au Togo, à un système de dépravation que seules les
manifestations de rue ne suffiront pas pour y venir à bout. Face à un
système pareil, il faut banir le mot “Election” du langage politique
sous le ciel togolais.On doit surprendre le RPT avec une révolution
soudaine de type roumain.
Tout le monde comprend que la violence apporte rarement une paix
authentique, qu’elle ne résout pas durablement les problèmes d’une
nation. Au contraire, elle en crée de nouveaux et de plus compliqués.
Cette perception est bien noble pour l’arme de paix et d’amour qu’elle
représente. Mais face au supplice pénétrant que subissent les togolais
dans leur chair - des milliers ont signé avec leur sang l’échec du
passage du Togo en démocratie - on peut craindre qu’une attitude
pacifiste dans le contexte actuel ne soit qu’une simple vue de
l’esprit, sans aucun rapport avec le réel.
Voilà où en sont les Togolais au lendemain d’une présidentielle pour
laquelle ils se sont mobilisés des mois entiers. Tout compte fait, des
sacrifices pour rien, sinon pour les beaux yeux du prince de Pya ? On
dit du fourbe usurpateur que le coeur humain est absent de sa poitrine.
Quelle que soit le degré de son inconscience, quelle que soit l’armada
qui le Fraude Eyadémon, ce quinquennat sera pour lui de la mer à bouillir.
Grande Marche à Washington DC et
meeting devant la Maison Blanche pour soutenir le président élu du Togo
Jean-Pierre Fabre le Samedi 27 Mars 2010
La Coalition des Mouvements Anti-Faure (CMAF-Togo), en collaboration
avec le Mouvement des Togolais d’Amérique pour la Démocratie (MoTAD) et
des associations soeurs de la diaspora togolaise organisent
une marche de protestation le Samedi 27 Mars 2010 pour soutenir le FRAC
et demander l’intervention du Président Obama pour mettre fin à 43 ans
de pagaille au Togo
Départ : Devant l’Ambassade du Togo à Washington à 2h00 p.m. (Pas de retard)
(2208 Massachusetts Ave NW Washington, DC 20008)
Itinéraire : Massachusetts Ave, Connecticut Ave, K St, 17th St, Jackson Pl, W Executive Ave, State Pl
Point de Chute : Maison Blanche (1600 Pennsylvania Ave NW Washington, DC 20500)
Notes : Grâce à la facilitation de la Sénatrice de la
Caroline du Nord, une délégation de la diaspora togolaise sera
certainement reçue par le Président Obama en personne le jour de la
marche.
Les pancartes, affiches, drapeaux, éffigies,
instruments de musique et autres objets doivent être soumis à
l’approbation préalable du comité d’organisation. Si vous avez
l’intention d’apporter de tels
objets, veuillez contacter le comité d’organisation le plus tôt pour
éviter tout désagrément le jour de la marche.
Pour faciliter le déplacement des compatriotes qui
résident dans les états éloignés, des convois seront organisés à couts
abordables.
Pour toute information complementaire, veuillez contacter :
Levons-nous le 27 Mars 2010 pour dire au Président Obama que le Togo n’est pas un royaume
Seul les armes peuvent résoudre le problème togolais.
Jean-Pierre Fabre Président
de la République du Togo
Doit vite
nommer le PM demain à 8h00 18/03/2010 et Prêter serment devant le peuple qui
sortira ce Samedi pour la marche de protestation. Le Lundi, il doit
entammer la conquête du siège des ministères avec l'aide du peuple.
L'heure n'est plus à l'attente et à l'hésitation.
Faure usa
Fraude Essomi Eyadémon: Une victoire…sculptée
Au Nom du Père, Du Vol, et du Ganstérisme
d' Etat je reconnais avoir de Nouveau flouer l'UE et le peuple
Togolais. Que Dieu Bénisse le Togo !!!
Seul les armes peuvent résoudre le problème togolais.
Rien n arrêtera la RPT a confisquer
le pouvoir, sauf la force, puisqu il ne comprend pas le langage de
cette dernière. Seul les armes peuvent résoudre le problème togolais.
je ne suis pas partisan de la violence mais s il est clair que c est la
solutions qui nous reste, alors allons-y. je dis non à la négociation.
Regardez, mes chers compatriotes toutes les négociations depuis 1990.
Qu est-ce que ca a donné ? Rien !!! Le RPT et les Gnassingbé ont
toujours violé les accords. Et on va négocier encore quoi ? Quand les
RPT a le dos au mur il accepte les négociations et les accords juste
pour souffler un peu, et après il rebondit. cette fois-ci ca suffit !
Militaires, Gendarmes, Policiers togolais défendent ton fils, ta soeur,
ton frère, tes parents, tes grands parents en mettant en état de nuire
BODJONA, BAWARA, YARK, TITIKPINA, DEBBASCH.
Toyi libère ton frère jumeau KPATCHA Rock Gnassingbé Attise ton réseau
dans l armée pour libérer le peuple tu seras un héro.
Achat de conscience et aberrations
en tous genres:
2000 FCFA (3€) distribués
pour contrer la manifestation de l’opposition
16 mars 2010
Pour contrer la manifestation de l’opposition, le parti
au pouvoir n’est pas allé de mains mortes. Il a
décidé à la dernière minute d’organiser
une marche à travers les rues de Lomé. Pour pouvoir
mobiliser du monde,2000 FCFA (3 euros) a été promis à tous
ceux qui se rendront à la marche du RPT. 2000 F, voilà ce
que coûte un Togolais. C’est à ce prix bon
marché que le parti qui régente le pays depuis
43 ans et qui vient de s’offrir un mandat de 5 années
supplémentaires contre la volonté du peuple, marchande
ses citoyens.
Réduits à la mendicité, à la clochardisation
et à la crétinisation à outrance depuis
plus de quatre décennies, les Togolais chômeurs
et autres «doveas» (les paresseux) n’ont
plus d’autre choix que d’aller arpenter, sous la
canicule, les rues défoncées de Lomé pour
avoir 2000 F. Mais tous n’auront pas cette chance. Certains
rentreront bredouilles sans un centime, ceux qui ont la baraka
s’en sortiront avec 1000 F, d’autres encore avec
500 F. Parce que quand le pactole tombe, l’argent du pauvre
contribuable sur lequel une poignée de Togolais entièrement à part
croient disposer du droit de propriété et qu’ils
distribuent à la volée, les responsables et autres
organisateurs par ordre hiérarchique s’en servent
d’abord et jusqu’à ce que cela n’arrive
dans la masse va-nu-pieds, il ne reste pratiquement plus rien
dans la cagnotte. Les plus chanceux qui repartent avec 1000 F
ou 500 F se ruent dans les «Tchakpalodromes» pour
s’offrir quelques calebasses de Tchouk, la boisson locale
accompagnée de la viande de chien. Pendant ce temps, les «grands-grands»,
heureux d’avoir réussi leur coup, sablent du champagne
devant des plats garnis de caviars et de côtelettes de
porcs farcis au beurre de Mongolie.
Gaspillage au sommet
De sources proches des organisateurs, les populations affamées
qui se sont rendues à la marche du pouvoir seraient estimées à 15
mille; d’autres parlent de 25 mille, d’autres encore
de 30 mille. Dans le même temps, l’une des associations
de soutien à Faure Gnassingbé, la «majorité affamée»,
plutôt silencieuse rassemblait de jeunes clochards à la
place Bonké pour, dit-on, fêter la «victoire» de
leur mentor. Là le nombre des fêtards est évalué à près
de 10 mille, ce qui fait plus de 35 mille personnes pour les
deux manifestations. Si chaque manifestant devait gagner 2000
FCFA à eux promis, cela fait 70 millions de Fcfa prélevés
sur les maigres ressources de l’Etat et jetés par
la fenêtre.
Il se susurre que le «candidat indépendant
du RPT» aurait dépensé plusieurs
milliards de Fcfa, 14 en tout, pour sa campagne alors
que le Code électoral a fixé le plafond des dépenses à 50
millions. Pis encore, les gouvernants se livrent avec frénésie à une
course au trésor, certains se permettant de climatiser
leur parc auto, d’autres d’asphalter les voies
qui mènent chez leurs maîtresses. C’est
de cette manière, avec le gaspillage des deniers publics
que l’oligarchie au pouvoir entend sortir les populations
de la misère endémique dans laquelle elles ont été propulsées.
Les problèmes que rencontrent la nation et les Togolais
sont relégués aux oubliettes et le peuple assiste
résigné à la vadrouille et au pillage
dans le cénacle du jeune président.
Les «marcheurs alimentaires» étaient
encore au rendez-vous
Le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement
(FRAC) et l’Union des Forces de Changement (UFC) ont déversé samedi
dernier des milliers et des milliers de militants dans les rues
de Lomé. Comme d’habitude depuis quelques temps,
le RPT a organisé une contre marche pour faire plaisir
au «Fils de la nation». Il fallait démontrer
aussi à la Communauté internationale que le candidat «indépendant» du
RPT a derrière lui du monde.
Les responsables «RePTiles» n’ont
pas lésiné sur les moyens. Ils se sont efforcés
de drainer des foules. On a encore pratiqué la politique
d’import-export. Les militants étaient donc nombreux à être
convoyés. Pour gonfler le nombre des manifestants, selon
les informations, une note circulaire aurait également
intimé l’ordre aux fonctionnaires de marcher à côté des «Maïs» pour
la gloire du Fils du Père. En voyant les fêtards
de la «victoire» du «p’ti» marcher,
on dirait qu’ils allaient aux funérailles des victimes
de Jos au Nigéria. Sur les visages des responsables jusqu’aux
marcheurs alimentaires, se lisait une tristesse «fauretement» cachée.
Les propos tenus manquaient d’enthousiasme. Leur conscience
les trahissait, comme dirait un observateur.
Comme à la fin de toutes les manifs organisées
par le pouvoir, les supporteurs d’occasion du «p’ti» se
sont mis à réclamer leurs rémunérations.
Certains étaient partis avec 1000 à 2000F CFA.
Mais d’autres n’ont eu que du pain et des sardines
pour tromper la faim. Au retour dans leurs banlieues, beaucoup
se sont plaints d’avoir perdu toute une journée
pour une modique somme. A la place Bonké où se
tenait le meeting de la «Majorité affamée»,
pardon, silencieuse qui prétend soutenir «Faure-vi»,
la distribution des sous alloués à cette manif
s’est terminée en queue de poisson. Triste
spectacle pour la terre de nos aïeux!
«En ma qualité de Président national de l’Union des forces de
changement (UFC), je réitère la désignation par l’UFC et par moi-même
de Maître Homawoo Atsu Yao Fiagadzi Cosme Jean-Claude comme membre de
la Céni au titre de l’UFC ». C’est ce qu’a écrit Gilchrist Olympio dans
une lettre adressée samedi 13 mars 2010 au Président de la Céni, Taffa
Tabiou et à Abdou Assouma, le président de la Cour constitutionnelle et
dont republicoftogo.com a obtenu copie.
Le président national de l’UFC, affirme que Me Homawoo, vice-président
de la Céni, conserve sa position de conseiller du Bureau national de
l’UFC et de conseiller spécial à son cabinet.
Le 11 mars dernier, Jean-Pierre Fabre, candidat malheureux à l’élection
présidentielle au Togo, avait annoncé l’exclusion de Jean-Claude
Homawoo de toutes ses fonctions au sein de l’UFC pour « indiscipline »
et qu’il ne siégeait plus à la Commission électorale nationale
indépendante.
Lors d’un récent entretien avec republicoftogo.com, M. Homawoo avait
estimé que le dépouillement de l’élection présidentielle du 4 mars
s’était déroulé dans les règles et en présence des représentants de
tous les candidats, en contradiction avec les affirmations de
Jean-Pierre Fabre.
Voici la lettre adressée par Gilchrist Olympio au président de la Céni
Je viens d’être informé du contenu de la lettre de l’UFC en date du 10 mars 2010 qui vous a été adressé à mon insu.
Je voudrais, par la présente, vous dire qu’en ma qualité de Président
national de l’Union des forces de changement (UFC), je réitère la
désignation par l’UFC et par moi-même de Maître HOMAWOO Atsu Yao
Fiagadzi Cosme Jean-Claude comme membre de la CENI au titre de l’UFC. Maître HOMAWOO maintient sa position de Conseiller du Bureau national de l’UFC et de conseiller spécial à mon cabinet. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération distinguée.
Publié le 14/03/2010
Mais où est donc Fraude Eyademon ???
Fraude Eyadema a quitté le Togo avant même la proclamation des
résultats par ses poulains. Et pour cause il fallait que danser un
ballet diplomatique pour faire accepter son nouveau coup d’Etat au
monde entier en rendant une visite de courtoisie à ses réseaux.
Paris ? Niet refus de Sarkozy de jouer dans la cour de récré où
l’invitait le morveux d’Eyademon père. Alors ce sera le Burkina, la
Lybie, Jean Ping au siège de l’UA, et..... tenez vous bien le saint
siège. On comprend d’où viennent les infos qui ont permis de mettre la
main sur les preuves et le matériel informatique du FRAC.
Ensuite retour au Togo en catimini et puis... en vitesse chez des
charlatans pour se blinder avant de sortir de son trou. Faure Eyademon
dans un couvent de charlatans ? Qui l’eut cru que ce monsieur soit
poltron à ce point pour aller se chercher refuge et protection chez de
sombres charlatans. Le Pape ne pouvait-il pas lui procurer la
protection qu’il s’en est allé quémander ? L’une de nos sources proches
du Vatican nous a annoncé une visite privée au pape. Pour légitimer son
hold-up ? Il avait fait un voyage similaire en 2005 accompagné de sa
maman qui conçoit et tolère que son fils fasse assassiner et tuer les
enfants des autres. Drôle de mère. Nous vous en dirons plus dès que
possible sur ce voyage au Vatican.
Mais au fait de quoi a peur ce monsieur ; n’a-t-il pas
acheté récemment une maybach à l’épreuve des balles explosives et dont
le système de blindage équivaut à la résistance qu’offre un char ?
Faut-il se dire que cela ne suffit plus ? Assurément non et de raison
car à ne point en douter comme l’affirment certaines sources le
criminel de février et avril 2005, aurait peur qu’en l’état des choses,
ne lui arrive ce qu’a vécu il n’y a pas si longtemps Mamadou Tandja.
Et il a raison le bougre quand on sait que dans le vote des militaires
il n’a obtenu qu’un peu plus de 6% des suffrages exprimés. A cela si on
ajoute la grogne en sourdine dans les rangs la probabilité augmente.
Conséquence les différents corps de l’armée sont consignés dans les
casernes. La raison officielle en est qu’il s’agirait de pouvoir
mobiliser les forces de sécurité que pourraient nécessiter les troubles
prévisibles du fait du hold-up électoral opéré par Tabiou (qui on
l’avait caché aux Togolais émargeait au ministère de Bodjona comme
conseiller technique avant de devenir président de la CENI) et Homawoo
au profit de Faure. Mais somme toute, la réalité est ailleurs, les
voleurs ont peur que la grande muette ne soit contaminée par la
révolution qui est en train de se préparer dans le pays.
Quoiqu’il en soit Fraude et ses amis ont du souci à se
faire car les militaires togolais dans leur majorité en ont plus que
marre ; et on peut dire que le pire est devant eux (Fraude et ses amis),
et qu’ils verront lorsque ces hommes en habit vont se lever pour dire
que « le sentiment a assez duré ».
Il faut l’avouer personne n’aimerait être à leur place quand cette
heure sonnera. Les gris-gris des charlatans qui l’hébergent
aujourd’hui, au motif de le « blinder » contre les mauvais sorts et les
projectiles ne seront d’aucun secours.
Le chien ne mord pas quelqu’un qui n’est pas là, nous a
dit quelqu’un et il y a plus d’un qui aimeraient mettre un terme à ce
foutage de gueule que nous subissons depuis février 2005 après la mort
d’Eyademon qui a été vécu par beaucoup de Togolais du Nord au Sud comme
une libération et le début d’une époque prospère pour le Togo qui
allait voir ses fils se mobiliser avec leurs talents pour construire
une œuvre digne de son nom.
Lorsque le jour tarde à se lever la sentinelle allume un feu de bois...
Face
à la montée de la rumeur accusant l’Eglise catholique d’avoir fait
arrêter les militants de la cellule du parti en charge des questions
électorales, la Conférence des Evêques du Togo, rend public un
communiqué pour éclairer l’opinion sur ce qui s’est réellement produit
au Centre d’Accueil CESAL. Lire le communiqué ci-dessous:
Communiqué de la conférence des évêques du Togo
Depuis
hier, 09 mars 2010, circulent des rumeurs selon lesquelles Mgr Nicodème
Anani Barrigah-Bénissan, Evêque d'Atakpamé et Président de la
Commission Vérité, Justice et Réconciliation, aurait fait arrêter, dans
des locaux de la paroisse des Saints Martyrs de l'Ouganda (Tokoin) des
membres de l'UFC chargés par leur parti de compiler les résultats de
l'élection présidentielle du 4 mars dernier. Afin d'éclairer les
fidèles et les populations sur ce qui s’est réellement passé dans
l'enceinte de ladite paroisse, la Conférence des Evêques du Togo (CET)
tient à faire la présente mise au point:
1.
Dans la matinée du 09 mars, à 8 heures 30, Monsieur Pascal Bodjona,
Ministre de l'Administration territoriale a téléphoné à Mgr Barrigah
pour l'inviter à une rencontre à laquelle devaient prendre part
Monsieur Atcha Titikpina, Ministre de la Sécurité et le Colonel Yark,
Président de la FOSEP.
2.
Au cours de la brève réunion qui s'est tenue au Ministère de
l'Administration territoriale, le Ministre Bodjona a fait comprendre à
Mgr Barrigah que c'est par respect pour l'Eglise qu'il l’a appelé afin
d'aider à dénouer une situation qui impliquerait l'Eglise. Il s'agit de
l'installation au Centre d’Accueil CESAL, sis à la Paroisse de Tokoin,
d'un matériel informatique avec lequel des membres de l'UFC seraient en
train de compiler les résultats de l'élection présidentielle. En somme,
le motif évoqué est la compilation des résultats de l’élection. Ledit
matériel, a t-il ajouté, doit être saisi et les personnes interpellées
à des fins d'investigation. Des éléments des Forces de Sécurité étant
déjà au CESAL il est demandé à Mgr Barrigah de s'y rendre de toute
urgence pour parler aux responsables afin d’éviter toute violence.
3.
Devant cette demande d’intervention inattendue qui lui est adressée,
Mgr Barrigah propose à ses interlocuteurs de rencontrer d’abord les
intéressés ; mais la décision étant déjà prise et des agents de
sécurité ayant déjà été dépêchés sur les lieux, il ne reste d’autre
choix à l’Evêque que de se rendre dans ladite paroisse dans le souci
d’éviter tout dérapage. Il fait alors appel à Mgr Julien Kouto, en sa
qualité de Président par intérim de la Commission Episcopale Justice et
Paix, ainsi qu’au Père Eloi qui en est le Secrétaire Général.
4.
Dans l’enceinte de la paroisse, après information, Mgr Barrigah apprend
qu’une vive discussion se déroulait dans l'une des salles en location
du Centre d’Accueil CESAL. C’est là qu’il découvre les agents de
sécurité en tenue civile, les membres de l’UFC et les opérateurs de
saisie ainsi que les ordinateurs qu’ils avaient installés pour la
compilation des procès verbaux provenant des bureaux de vote.
5.
Vérification faite du mandat de perquisition, Mgr Barrigah demande à
parler tour à tour aux membres du parti UFC et aux Forces de Sécurité,
pour mieux comprendre le problème. Pendant qu'il les exhorte à éviter
toute violence dans la gestion de ce conflit, il est rejoint par Mgr
Julien Kouto et quelques prêtres. Il appelle également Mr Musa Gassama,
Représentant du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de
l'Homme, qui arrive quelques instants plus tard pour constater les
faits.
6.
Evoquant des raisons de sécurité et d’investigation, les agents de
sécurité saisissent tout le matériel et interpellent onze (11)
personnes, dont certains se sont identifiés comme des militants du
parti UFC et les autres comme des opérateurs de saisie.
7.
Le Centre CESAL étant un lieu d’accueil dont les salles et les chambres
sont louées depuis fort longtemps aux personnes et institutions qui en
font la demande, la Conférence des Evêques du Togo décline toute
responsabilité d’une part quant à l'installation de ce matériel
informatique par les membres de l'UFC et d’autre part à la perquisition
opérée par les Forces de Sécurité.
8.
Par ailleurs, la Conférence des Evêques du Togo n’est pas en possession
de textes de loi interdisant aux partis politiques ainsi qu’aux
institutions de compiler les résultats des élections ; elle s’interroge
donc sur les raisons de cette interpellation.
9.
La Conférence des Evêques du Togo demande enfin aux fidèles de
continuer de prier afin que les tensions se calment et que des
solutions soient vite trouvées à la crise qui s’est déclenchée après la
proclamation des résultats de l'élection présidentielle.
Fait à Lomé le 10 mars 2010
Le président
Mgr Ambroise DJOLIBA
Pour sa reconnaissance la plèbe met ses prostituées en première ligne, et copine A Fraude Eyademon
D’aucunes sont parties de France, d’Allemagne, et des coins les plus
reculés du monde. D’autres sont restées sur terrain. Objectif commun à
toutes ces fées de minuit qui dirigent des associations bâtardes,
fanfaronnes, et nocives: l’argent de Fraude eyademon. Pour cette élection, le
monde entier a vu comment un pays mendiant pouvait mobiliser autant de
milliards afin de mieux attirer une certaine pègre que le Lynx avait
déjà pointé du doigt avec l’arrivée de Faure en juin 2009 en Allemagne. Dans
la continuité de diriger le pays à vue avec une certaine association
qu'au RPT, on a trouvé le vocable : « Fraude eyademon doit rester » (FDR).Linda
Awesso rapporte: "Notre association se veut un cadre d'écoute des
jeunes avec qui nous voulons partager les principaux défis que nous
devons tous contribuer à relever, nous voulons aussi parvenir à
convaincre chaque togolaise et chaque togolais que Fraude eyademon a une vison
pour ce pays et nous nous devons de l'accompagner" Tout est dit !
Demandez,
pardon demandons aux prostituées qui ont fait de l’appareil de l’Etat
leur chantier à billets et on vous répondra : « Nous aussi, nous
voulons qu’il nous construise nos villas ! » Agbéyomé Kodjo au micro du
confrère panafricain Koaci.com « Fraude eyademon c’est des villas pour ses
maîtresses… ». De toutes, la plus méritante Ingrid Awadé, avait
précipitamment jetée sa robe de mariée parce que Fraude eyademon était devenu
président en 2005 ! Abass Kaboua du MCR raconte « Quand je suis allé
voir Faure pour qu’il fasse attention avec Ingrid Awadé parce que elle
seule avait 9 amants, 30 minutes après elle est arrivée en trance dans
ma cours et devant ma femme et mes enfants, elle m’a traitée de tous
les noms ». Qui aurait dit à Ingrid Awadé que son secret à elle venait
d’être mis a nu ? A cette réponse, le premier Centriste du Togo répond
: « Si ce n’est pas le président alors c’est qui ? » Comme par hasard
c’est au lendemain d’une élection qui fait encore réfléchir bon nombre
de togolais pour ne pas dire tous les togolais sur leur avenir comme
sur celui de leurs enfants.
C'est étrange que ce soient des
femmes, je dirais des lolitas qui font les allers et retours entre le
palais de la Marina et les hôtels de luxe, lieux de prédilection de
leurs exercices de jambes en l’air, de montrer la voie à suivre aux
Togolais : c’est Faure on doit suivre…. Quand on confond sexe,
plaisirs mondains et diriger un pays, le résultat est ce que le monde
entier a vu depuis le 4 mars 2010.
Le président du Burkina Faso, Dictateur Blaise Compaoré (photo), a adressé lundi
un message de félicitations à son homologue togolais, Fraude Gnassingbé,
pour sa réélection à la tête du pays.
Dans ce message, le leader du Dictateur Faso félicite Fraude « pour cette
brillante et démocratique accession à la magistrature suprême (…) qui
témoigne de vos immenses qualités d’homme d’Etat ».
M. Dictateur Compaoré salue « le ferme attachement » du président Fraude du Togo à la «
promotion des valeurs de dialogue, de fraternité et de solidarité ». Il
rend également hommage à la "maturité politique des togolais" et à leur
"ferme adhésion à vos idéaux de paix et de progrès". Dictateur Blaise Compaoré est, depuis 2006, le médiateur du dialogue inter-togolais.
Ce message est en tout cas un désaveu cinglant pour tous ceux qui
mentent en tentant de mettre en cause une élection libre et démocratique
Publié le 08/03/2010
Le prochain president du Togo ????
Jean-Pierre Fabre
se déclare à partir
de ce jour "Président
de la République du Togo"
Louis Michel, l’ancien Commissaire européen, aujourd’hui député au
Parlement de Strasbourg et membre d’une délégation d’observation de
l'Union européenne (UE) au Togo, a dénoncé samedi les critiques
récurrentes sur sa supposée partialité et sa connivence avec les
autorités.
Il répondait à un journaliste du Burkina qui l’interrogeait sur des
rumeurs laissant entendre qu’une société dirigée par l’un de ses fils
aurait fourni du matériel informatique à la Céni.
« Mes fils ne font pas d’affaires, ils ne dirigent pas de sociétés et
ne siègent à aucun conseil d’administration ; ils font de la politique
», a déclaré M. Michel, outré par ce genre d’informations qui circulent
depuis des années. Il a mis en garde tous ceux qui colportent ces
fausses nouvelles et qui portent atteinte à son honneur, menaçant de
les trainer devant les tribunaux.
« Mon souci a toujours été de développer les relations entre l’Union
européenne et le Togo pour le bien des Togolais. J’ai toujours
entretenu le dialogue avec le pouvoir comme avec l’opposition », a
encore indiqué le député européen.
Louis Michel a déclaré à republicoftogo.com que ces « ragots » ne
concernaient pas seulement le Togo. « Vous savez, dans chaque pays
africain, on me prête des choses extravagantes. Au Congo, par exemple,
il y a des informations qui circulent absolument ridicules. Au bout
d’un certain temps, on commence par en avoir marre ». M. Michel a regagné Bruxelles dimanche.
Publié le 07/03/2010
Déclaration de Jean-Pierre Fabre
Candidat soutenu par le Front républicain pour l’alternance et le changement à l’élection présidentielle du 4 mars 2010
Mes chers compatriotes
La
compilation des procès verbaux des bureaux de vote en notre possession
donne une avance confortable au candidat de l’Union des forces de
changement soutenu par le FRAC.
En
effet, selon les fiches de résultats en notre possession, nous sommes
largement en tête dans la préfecture du Golfe et dans la commune de
Lomé qui comptent le tiers du corps électoral national. Il en est de
même dans les préfectures du Zio, des Lacs, de l’Ave, du Vo, d’Afagnan,
de Kloto, de l’Akebou.
Le
candidat du RPT dépasse le candidat soutenu par le Front dans le Haho
et le Yoto ainsi que dans la préfecture d’Agou et de Danyi.
Sur
la base des procès verbaux de ces préfectures, le candidat de l’UFC
soutenu par le Front a donc recueilli une moyenne qui se situe entre 75
et 80 % des voix.
La
commission chargée de la compilation des résultats reçoit les résultats
des bureaux de vote du centre et de la région septentrionale.
Nous
constatons que ces résultats sont très souvent fantaisistes. Dans
certains bureaux de vote notamment dans la préfecture de la Kozah, on a
relevé dans un bureau de vote 500 inscrits pour 900 votants. Dans
certains centres de vote les votants constituent le double des
inscrits. Par ailleurs à Blitta, EPP Centrale, les délégués de l’UFC
ont été chassés ensemble avec les observateurs des bureaux de vote.
Dans d’autres, il a été relevé un vote massif de mineurs, tout comme un
nombre anormalement élevé de votes par procuration.
Il
a été organisé aussi en violation de la loi, des votes par dérogation,
sans présentation de cartes d’électeur. Dans la préfecture de la Kozah,
des électeurs ont voté plusieurs fois dans différents bureaux de vote.
Ces
irrégularités constatées nous amènent à contester les résultats dans
ces zones là. Nous attendons les rapports pour les rendre publics et
saisir les autorités judiciaires compétentes. Il s’agit de faits avérés.
Nous
signalons également que dans certains bureaux, nos délégués ont été
privés de procès verbaux. Nous avons constaté par endroits des
bourrages d’urnes.
Malgré
l’engagement pris par le président de la CENI, malgré l’intervention
répétée de la communauté internationale toute entière (représentant du
facilitateur, observateurs internationaux et comité de pilotage), le
gouvernement s’est opposé à tout ce qui peut concourir à la
transparence du scrutin : authentification des bulletins, acquisition
et installation par le gouvernement, sans l’accord de la CENI, d’un
système de transmission opaque des résultats par une société inconnue
de la CENI, refus de recourir à la transmission des résultats par VSAT.
Si ces anomalies étaient corrigées, notre avance serait beaucoup plus confortable.
De tout ce qui précède, nous concluons que nous avons gagné la présidentielle du 4 mars 2010.
A
cet instant, j’adresse mes remerciements aux électrices et aux
électeurs qui ont porté leurs suffrages sur mon nom. Je salue la
disponibilité des observateurs et tous les amis du peuple togolais.
J’aurai l’occasion de les remercier personnellement.
Lomé, le 5 mars 2010.
Jean-Pierre Fabre
Faure devrait reconnaître sa défaite
Faure et ses amis sont à l’épreuve de la vérité, c’est le moment, et
tous les Togolais, sont à l’écoute, et ont les yeux rivés sur ses
moindres faits et gestes. Partira ? Partira pas ? Le silence pèse lourd.
Mais ce silence nous savons qu’il est lourd également
de conséquences car cela suppose que ces messieurs sont en train une
fois de plus de comploter pour s’imposer au peuple.
De sources au sein du RPT, le mercenaire Debbasch est à la manœuvre, et
tous les boit-sans-soif avide de charognes sont aux abois, les caciques
du clan jouent les prolongations en coulisses pour sortir le schéma
idéal pour une victoire vraisemblable. Mais l’équation est difficile à
résoudre.
Entre les défendeurs de la solution de force qui
consiste à mâter la population et ceux qui veulent une confiscation
diplomatique du pouvoir, le débat fait rage et les arguments fusent.
Nos taupes nous annoncent que le pouvoir travaille en
ce moment même à s’assurer du soutien de leur réseaux et supports
internationaux pour passer à la phase de déclaration de cette deuxième
victoire volée au peuple.
Faure Eyadema devrait à un moment se faire une raison
car quand bien même il ferait semblant de l’ignorer, non seulement le
peuple civil le vomit, mais encore l’armée le vomit nonobstant la
muselière que certains officiers corrompus par le régime lui impose.
Faure Eyadema, le Togo est devenu une cocotte minute
que votre comportement et votre entêtement risqueront à un moment ou un
autre de faire exploser. Le peuple togolais quel que pacifique qu’il
soit sera lorsque son jour viendra difficile à contenir même pour vos
milices. Sachez à la différence du fameux conseil de votre père qui
vous demande ne pas laisser le pouvoir, qu’il vaut mieux laisser le
pouvoir, pour pouvoir le retrouver plutôt que ce dernier vous quitte de
sorte que vous perdiez tout. Les exemples ne manquent pas, et tout
récemment encore Mamadou Tandja dont le soutien vous a conforté en 2005
en a lui même fait les frais.
Je ne saurai que trop vous recommander de rendre au peuple ce que vous lui avez pris.
La france livre les archives sur l assainat de sylvanuy olympio à regarder absolument
Appeler vos parents, vos
frères et soeurs restés au pays, et demander qu'ils fassent unvote utile le 04 mars 2010.Pas de dispersion des voix: Un
vote utile, le FRAC et Jean-Pierre FABRE
VOTEZ Jean-Pierre FABRE
F-A-B-R-E Fort plus que Faure Alternance Beau Réconciliation Egalité pour tous
Appeler vos parents, vos
frères et soeurs restés au pays, et demander qu'ils fassent un
vote utile le 04 mars 2010. Pas de dispersion des voix: Un
vote
utile, le FRAC et Jean-Pierre FABRE
Installation clandestine d’un appareil de transmission des résultats à la CENI
L’UE somme le pouvoir de retirer rapidement le dispositif
L’Union Européenne, partenaire du gouvernement togolais dans le
processus électoral, vient de désavouer le gouvernement et le pouvoir
RPT dans sa farouche volonté de manipuler les résultats du scrutin du
04 mars. L’UE a ainsi demandé au gouvernement de retirer l’appareillage
de transmission des résultats qu’il a clandestinement fait installer au
siège de la CENI.
Le désaveu de Bruxelles fait suite à l’installation
frauduleuse de cet appareillage en violation flagrante et l’article 6
du protocole d’accord signé le 23 décembre 2009 entre le gouvernement,
la CENI et le PNUD. Selon ce protocole, c’est le système de
transmission des résultats des CELI vers la CENI par satellite VSAT qui
est prévu et financé par l’UE dans le cadre du Projet d’Appui au
Processus Electoral (PAPE). Cette disposition consensuelle qui vise à
garantir la fiabilité des transmissions des résultats des CELI vers la
CENI est ainsi violée par le gouvernement qui lui préfère un système
basé sur le réseau national de télécommunication. Selon un communiqué
de l’Union des Forces de Changement (UFC), ce système que le
gouvernement tente d’imposer à la CENI était à la base « des fraudes massives de
la présidentielle de 2005 et des législatives de 2007 ».
La
vrai-fausse libération de Kpatcha Gnassingbé ne serait donc pas qu’une
fausse rumeur. Des informations officieuses concordantes annoncent le
transfèrement du détenu et de ses complices présumés des locaux de
l’Agence nationale du renseignement (ANR) vers un autre lieu de
détention. Kpatcha Gnassingbé n’est pas pour autant libre de ses
mouvements comme d'autres l'ont dit ailleurs. On indique dans les
milieux du RPT que le demi-frère de Faure Gnassingbé serait quand même
libéré après la présidentielle à laquelle il aurait souhaité
participer.
L’affaire
Kpatcha Gnassingbé est une épine dans le pied de Faure Gnassingbé.
L’opposition a voulu l’instrumentaliser contre le régime. Agbéyomé
Kodjo de l’OBUTS a déclaré qu’il le libérerait s’il remporte la
présidentielle et Kofi Yamgnane, le porte-parole du FRAC, a également
affirmé que Jean-Pierre Fabre ferait de même s’il est élu. Tout le
monde semble oublier le présumé rôle funeste de Kpatcha dans le drame
de 2005. Le FRAC dans son meeting à Kara le 25 février n’a pas manqué
de dénoncer l’emprisonnement des demi-frères de Faure et on avait
remarqué pendant le meeting un cortège de taxi-motos portant des
T-Shirts à l’effigie du désormais célèbre prisonnier. Lesquels
taxi-motos seraient financés par la femme de Kpatcha, selon de
troublantes rumeurs, a rapporté un sympathisant UFC de la Kozah.
Accusé
d'atteinte à la sûreté de l'Etat, Kpatcha Gnassingbé et ses présumés
complices sont incarcérés à l'Agence Nationale du renseignement depuis
avril 2009. Une source digne de foi parle donc de leur transfèrement.
Le refus scandaleux et condamnable de visas à des journalistes étrangers
Les autorités togolaises ont refusé la délivrance de
visas à des journalistes de Radio France, RFI, RTL et de La Croix qui
souhaitaient couvrir l’élection présidentielle du 4 mars 2010. Très
familiers de ces rendez-vous électoraux et conscients sans doute de la
lourdeur administrative qui prévaut dans les Etats africains, ces
journalistes avaient effectué depuis plusieurs semaines les démarches
d’accréditation auprès du ministère togolais de la Communication.
Malgré des relances répétées et l’intervention de l’ambassade de France
et de la représentation de l’Union européenne, cette accréditation,
requise pour la délivrance du visa, leur a été refusée, précisent les
quatre médias dans un communiqué commun.
Ce refus est une grave atteinte à la liberté
d’expression. La Haute autorité de l’audiovisuel et de la
communication, les associations de médias et de défense des droits
humains doivent condamner cette décision scandaleuse qui prive les
Togolais de leur droit à l’information.
Ce refus est aussi la méfiance des autorités togolaises
à l’égard des médias indépendants qui refusent la pensée unique et les
pots de vin. En outre, cette attitude rétrograde des autorités confirme
les craintes et les inquiétudes de tous ceux qui redoutent la
répétition d’un hold up électoral. Les observateurs internationaux des
élections en Afrique qui établissent souvent des rapports complaisants
pourront-ils cette fois-ci accomplir objectivement leur mission ? En
tout état de cause, à quelques heures de l’ouverture des bureaux
électoraux, la vigilance des forces démocratiques s’impose.
Les agents des
forces de sécurité et de défense ont commencé à voter par
"anticipation" lundi pour le compte de la présidentielle du 4 mars.
Les agents de sécurité sont chargés d’assurer la sécurité du
territoire, ainsi que celle des personnes et des biens le jour du
scrutin général.
Au Camp RIT et à la gendarmerie, la plupart des bureaux de vote ont
ouvert à l’heure et les électeurs votaient dans le calme. On pouvait
observer devant certains bureaux de vote de longues files.
La
situation était identique en milieu de matinée dans les autres régions
du pays, selon les correspondants de l’Agence Savoir News sur place.
Les bureaux de vote doivent fermer à 17H. Pas d’incident
enregistré en milieu de matinée, selon le ministère de la sécurité.
Quelque 126 bureaux de vote sont installés sur l’ensemble du territoire
national.
A l’issue du vote de ce jour, les urnes seront scellées et déposées
à la Commission électorale locale indépendante (Céli). Le dépouillement
aura lieu le jour du scrutin général, après le vote de l’ensemble du
corps électoral dans les conditions prévues par le code électoral.
Démarrée le 16 février, la campagne électorale pour ce scrutin doit s'achever le 2 mars à minuit..
Rappelons qu’au total sept candidats dont Faure Gnassingbé sont en
lice pour ce scrutin. Sur la liste figure une seule Brigitte Kafui
Adjamagbo-Johnson de la Convention Démocratique des Peuples Africains
(CDPA, opposition). C’est la première qu’une femme se présente à un
scrutin présidentiel au Togo.
Lettre d’un combattant : la réalité sur le terrain
Mes chers Frères,
La fièvre en ce moment de la campagne électorale, plus
particulièrement à Lomé, traduit nettement un grand engouement pour le
Changement au sein de nos Populations,
mais la détermination du clan gnassiste à se maintenir en place risque
de nous apporter des surprises désagréables au soir du 4 Mars 2010 :
1) Les Militaires, les Gendarmes et les Policiers ont
déjà voté et des Infos que j’ai pu recueillir dans ces Milieux est que
leur vote a été en défaveur de Faure
Gnassingbé, raison pour laquelle il y a eu hier à la Préfecture du
Golfe et à la Mairie de Lomé la tentative de permuter leurs urnes avec
des urnes préalablement
bourrées avec des bulletins de Faure Gnassingbé !
2) Des Infos que j’ai pu recueillir aujourd’hui en
provenance de ces milieux militaires et paramilitaires mentionnent que
la Bande gnassiste prévoit de provoquer
intentionnellement des Incidents et des Troubles dans certaines
localités, les imputer aux Militants du MCA et du FRAC et trouver ainsi
l’alibi pour invalider les
résultats provenant de ces bureaux de vote ! Cela ne vient que nous
confirmer l’alibi de "coup d’état" actuellement attribué
fallacieusement à Kofi Yamgnane et à l’Officier français de Gendarmerie
Barril !
3) Jusqu’en ce moment où je vous écris ces Lignes, le
FRAC n’a pas encore trouvé de Scrutateurs pour tous les Bureaux de Vote
des Préfectures d’Agu, de Kloto, de Danyi, de Wawa, d’Amou, d’Ogou, de
l’Est-Mono et du Haho, mais préfère se focaliser sur la
Campagne électorale ! Le boulevard est donc totalement ouvert pour les
Procès Verbaux frauduleux préfabriqués par le RPT et pour le Bourrage
des Urnes en faveur de Faure Gnassingbé !
L’heure est donc très grave !!!
Merci bien à ceux qui le peuvent et voudraient apporter
symboliquement leur soutien matériel à nous qui sommes en ce moment sur
le terrain au Mépris de votre Vie ( !) et
au mépris de nos préoccupations professionnelles ou privées pour faire
un Travail de Taupe et de Fourmi en faveur du Changement !!!
Nous évoquions samedi cette information publiée par les forums togolais
: Kofi Yamgnane, dont le dossier de candidature à la présidentielle a
été rejeté par la Cour constitutionnelle, aurait eu l’intention
d’organiser un coup afin d’éliminer le président Faure Gnassinbgbé pour
prendre le pouvoir. Le document disponible relate un échange entre
l’ancien secrétaire d’Etat de François Mitterrand et Paul Barril,
ancien patron du GIGN, reconverti dans la sécurité privée en Afrique.
Un contenu troublant d’autant qu’aucune réaction ou démenti n’est venu à ce jour de Kofi Yamgnane.
Réaction en revanche de certaines associations au Togo. C’est ainsi que
« Cap 2010 », qui soutient le candidat Faure Gnassingbé, se déclare «
indigné et révolté ». L’association « dénonce et condamne ce genre de
pratique » et invite « toutes les chancelleries et représentations
diplomatiques installées au Togo à assister nos services de sécurité
aussi bien lors de la vérification des informations que dans le cadre
d’une éventuelle enquête ». L’association
souhaite également également que la France ouvre une enquête sur trois
de ses ressortissants, Paul Barril, François Boko (ex-ministre de
l’Intérieur togolais) et Kofi Yamgnane.
Voici le communiqué du « Cap 2010 » publié lundi
C’est avec consternation, indignation et révolte que nous lisons depuis
quelques jours sur des sites d’informations traitant de la vie
sociopolitique du Togo des publications faisant état d’un éventuel
projet d’attentat contre la personne de Son Excellence Faure Essozimna
GNASSINGBE , président de la République Togolaise .
Selon ces informations, les présumés auteurs seraient un ancien
ministre français ainsi qu’un ancien responsable d’un groupement
d’élite de la gendarmerie Française.
Le mouvement CAP 2010 dénonce et condamne ce genre de pratique.
Au moment où les Togolais ont démontré leur capacité à transcender
leurs différences et leurs aspirations à plus de paix sous la houlette
du Chef de l’Etat, on comprend difficilement que certains individus
puissent s’illustrer à travers des manœuvres subversives visant à
remettre en cause la concorde et l’unité nationale.
A cet effet, nous demandons aux services de sécurité de prendre les
dispositions pour vérifier les informations dont nous faisons cas et
d’ouvrir une enquête en cas d’existence d’un tel projet.
Nous demandons également aux services de la sécurité présidentielle
ainsi qu’à la FOSEP de renforcer la sécurité du chef de l’Etat.
Nous invitons toutes les chancelleries et représentations diplomatiques
installées au Togo à assister nos services de sécurité aussi bien lors
de la vérification des informations que dans le cadre d’une éventuelle
enquête.
Nous demandons également à la France d’ouvrir une enquête sur trois de
ses ressortissants, Paul Barril, François Boko et Kofi Yamgnane.
Nous restons mobilisés derrière le Chef l’Etat qui a fait de la non violence et de la paix au Togo son cheval de bataille. Que Dieu bénisse le président Faure Essozimna GNASSINGBE et le TOGO !!!!!!
TCHA-KATANGA Wiyao Essodong
Publié le 01/03/2010
Un nouveau front patriotique entre en scène, le FPDFAT
La rédaction de Togocity a reçu ce 27 février un
message surprenant à plus d’un titre dont la publication a été
finalement décidée. Les derniers développements que connaissent le
processus électoral, amènent à penser que tout est avec le ras-le-bol
des populations, et bien d’autres événements tels l’arrachage des
affiches de Faure Eyadema à Kara, chose impensable il y a quelque
temps. Après le FRAC et la CPA, on assiste aujourd’hui à la naissance
du Front patriotique des forces armées togolaises (FPDFAT) dont le
acteurs sont pour l’heure dans l’ombre. Nous vous livrons ici
l’intégralité du document reçu par la rédaction.
Front patriotique des forces armées togolaises
Lomé TOGO le 27/02/2010
Nous Front Patriotique des Forces Armées Togolaises
(FPDFAT) nous voulons mettre en garde tous les éléments des forces
armées de notre pays qui veulent une fois encore soutenir la dictature
du régime du général-sergent décédé le 5 février 2005, après la
proclamation des résultats des élections contre la victoire du peuple.
Ce n’est pas parce que le chef de l’Etat s’est entouré
de certains éléments qui disposent des équipements, des armes et des
clés de l’arsenal qu’ils doivent se sentir au dessus des FAT. Un
militaire bien entraîné sait toujours se battre quelque soit l’armement
qu’il a car, la compétence ne se mesure pas en fonction de l’armement
mais de l’efficacité du militaire.
Nous soutenons le peuple togolais avec la dernière
rigueur et nous mettons en garde le pouvoir et ses amis contre toute
tentative de déstabilisation de notre armée, car elle a déjà assez payé
de lourds tribus dans les différentes purges organisées par le
général-sergent.
Ainsi, nous déclarons aujourd’hui le mercenaire
Debbasch : ennemi n°1 des FAT, pour avoir organisé et fait exécuter les
assassinats individuels ou de groupes qui ont frappé nos rangs.
Nous mettons en garde la hiérarchie militaire et tous
les officiers supérieurs de mettre fin au soutien et au renfort apporté
au régime et nous dénonçons également la mise à l’écart de certains
éléments des FAT organisée depuis un certain moment par certains
individus.
Nous entendons redorer notre blason des FAT pour servir
le Togo. Cela suffit, car depuis un moment, certains de nos frères
d’arme ont été portés disparus, déclarés par hiérarchie et les
autorités comme des déserteurs, alors que, eux-mêmes ils connaissent la
vérité. Nous aussi nous savons qu’il s’agit là déjà encore des
assassinats crapuleux de certains éléments connus et inconnus contre
les FAT dont beaucoup d’entre nous peuvent être victime, à tout moment.
Nous demandons aussi la libération immédiate et sans
condition de l’honorable député KPATCHA GNASSINGBE ainsi que tous les
frères d’arme mis aux arrêts avec lui et dont les familles n’ont pas de
nouvelle.
Nous exigeons aussi des élections justes et un vote en toute liberté des FAT ainsi que de toute la population togolaise.
Nous exigeons le retour et le respect à la constitution
de 1992 ainsi que de rendre effectif notre statut des forces de
sécurité. Ça a trop duré
Nous appelons tous les frères d’arme avec l’Amour du pays à être prêt au changement avec nous.
Vive les Forces Armées Togolaises, vive le Peuple, vive le Togo.
Fait à Lomé, le 27 Février 2010 - pour les fronts patriotiques des FAT
Kofi Yamgnane, l’ex-secrétaire d’Etat de François Mitterrand et
candidat malheureux à l’élection présidentielle togolaise avait-il
sérieusement derrière la tête l’intention de renverser Faure Gnassingbé
? On a du mal à le croire et pourtant des informations troublantes
circulent sur les forums, reprises vendredi par le site
journaldutogo.info
De quoi s’agit-il ? Une bande de pied nickèles composée, notamment de
M. Yamgnane et du capitaine Paul Barril, ancien commandant du GIGN
français, puis responsable de plusieurs sociétés dans le domaine de la
sécurité privée. Ses activités en Afrique et plus particulièrement au
Rwanda à l'époque du génocide avaient fait l’objet de nombreuses
controverses, aurait eu l’intention de renverser le chef de l’Etat et
de prendre le pouvoir au Togo.
Selon ce qui semble être une transcription d’écoutes entre les deux
hommes et avec un partie du commando recruté, le plan ne passait pas
par un coup d’Etat militaire classique comme en Guinée ou plus
récemment au Niger, mais s’apparentait à un mauvais polar dans lequel
un tireur d’élite logeait une balle dans la tête du président ou
alternativement détruisait sa voiture blindée avec un lance roquettes. Cette
opération devait entrainer, le cas échéant, une réaction de l’armée
avec au final l’arrivée de l’homme providentiel pour sauver le Togo,
Kofi Yamgnane. LE PROJET DE COUP D’ETAT DE KOFI YAMGNANE
Depuis des mois
Yamgnane diffame le Togo en France. Il joue à la victime qui serait
menacée par le pouvoir togolais. Il a fallu la décision de la Cour
Constitutionnelle pour qu’on commence à percer les mystères du
personnage. Un homme à la double date de naissance une sur son
passeport français et une autre sur son passeport togolais. Un être à
la double nationalité française et togolaise et qui en contradiction
avec la constitution déclarait encore six mois avant l’élection que sa
résidence était en France alors que le texte fondamental togolais exige
douze mois de résidence effective sur le territoire du TOGO.
Mais
ceci n’est rien à côté des turpitudes de sang que prépare le Yamgnane.
Il s’est accoquiné avec le fuyard Boko et avec un ancien gendarme
français à la réputation sulfureuse, le capitaine Barril pour tenter
d’assassiner des personnalités togolaises .Des amis de la République
togolaise nous ont fait parvenir ce compte rendu édifiant des
conversations du criminel Yamgnane. On attend avec impatience le démenti de ce sinistre individu.
I--LES MAITRES D’OEUVRE DU COUP BARRIL ET YAMGNANE
BARRIL
Notre
travail qui a déjà commencé c’est l’installation à Lomé de notre team
c'est-à-dire qu’on est obligé d’être sur place, une équipe
d’investigation, d’infiltration, de déstabilisation de divers centres
techniques donc dans le centre technique on a un dispositif à mettre
sur casque qui vaut à peu prés 100 000 € Qui est une écoute de tous
les téléphones portables et tous les Thuraya et d’interception de tout
ce qui est wifi Internet, wifi de maison en étant prés d’eux.
…
dedans opération détonateur c'est-à-dire que les gens que j’ai qu’on a
infiltre il y a un règlement de compte entre les gens autour du
président et le président il part en fumée à ce moment la et nous à ce
moment la Koffi sort de l’ombre et se met dans l’homme providentiel
comme le général de Gaulle à une époque de notre arrivée mais là il y a
besoin peut être pour la première phase on peut se débrouiller pour
l’installation mais nous on a besoin d’une la deuxième phase , d’un
appui financier je dirai relativement important pour deux choses au
moins c’est pour ça que l’on parle avec le ministre qui est là on a
besoin d’un appui financier pour déclencher la deuxième phase de
l’opération détonateur c’est à dire dedans on va en parler après….
…le
but c’est de faire une pétarade entre eux, un règlement de compte
dedans et là moi j’ai les gens que je te présenterai qui sont sur place
qui eux sont prêts à nous aider mais eux ils veulent que leur travail
faut qu’il soit payé c'est-à-dire il n’y a ni coup d’état ni rien c’est
un règlement de compte entre eux nous on a rien à voir on met juste la
clé et on appuie le démarreur nous on aura les gants c’est tout on…il
n’y aura pas de trace pas de cheveux, rien
K OFI YAMGNANE rires, c’était pour moi ça B : tu n’as pas les cheveux blonds tu as les cheveux blancs … B
: et en plus Koffi qui est là-bas lui il est très populaire et depuis
le début des crises togolaises il est interdit d’aller là-bas, il est
bloqué littéralement K : ils m’ont enlevé mon passeport togolais B : il serait arrêté immédiatement K : si j’allais la bas je suis mort, balle perdue, je sais pas quoi B : pas de suite charcuté un peu avant…
B
: et nous déjà on commence avec nos propres moyens, on commence à
s’installer sur place une petite équipe de points de repères parce que
en fait le régime actuel qu’on connaît bien, que l’on a bien audité est
particulièrement sensible et vulnérable car ça tient de bric et de broc
et il faut peu de choses pour mettre le feu entre eux, on parle même
pas dedans K : il faut très peu de choses B : un tract, une vidéo
un incident de village un truc comme ça il y a peu de choses
c'est-à-dire les gens ils en ont un peu marre de cette situation Là il y a un petit regain de calme et d’espoir, ils veulent la jouer un peu comme ça mais,,, K : ça ne va pas durer B : moi je pense que même si on bouge pas une oreille ce que je mets là dedans ça va éclater dans les 4 mois K : il faut allumer la mèche B
: il faut allumer la mèche en faisant deux gardes fous, c'est-à-dire il
faut bien bloquer Bruxelles et il faut informer Bruxelles dedans dessus
pour les destabiliser…. venu devant et dit c’est quoi pourquoi Faure pourquoi pas moi » ça a failli déjà capoter à cause de ça B
: et toi au pied levé si on avait par exemple, si la situation
s’accélère, c’est ça qu’il faut prévoir parce que nous on fait un
calendrier mais souvent comme le disait Mitterrand « la réalité , le
dépasse va plus vite », si demain il y a un incident un accident
d’avion, un truc incroyable qui nous permette de bondir, c'est-à-dire
dans une semaine, tu es capable de faire un gouvernement K :on bondit absolument B : pas de 40 K : il faut faire un gouvernement de douze personnes B : moi je préfère les gouvernements restreints Parce que ça, ça coûte du pognon, un ministre K
: 12 ministres avec les techniques comme ça pour regarder les grandes
directions techniques que l’on crée pour que les choses marchent Il
faut créer des grandes directions techniques à l’intérieur et chaque
ministère va créer ……. des ministres comme ça, comme chez nous aux
affaires sociales le ministre est là mais il y a le directeur des
affaires sociales, le directeur des hôpitaux, la direction de la santé,
c’est vraiment des hauts fonctionnaires qui tiennent bien les affaires
et le ministre est là, je suis passé par là, je sais ce que c’est, tu
arrives tu es ministre, les mecs ils te regardent ; vous savez l’air de
dire toi tu es là pour 2 ou 3 ans nous on est là tout le temps C’est à peu prés ça On peut rebondir de façon immédiate….
T
: le livre est prêt, nous on est prêts, on déclenche l’opération, nous
on sait comment exfiltrer nos gens, on a prévu plusieurs plans, les
frontières ne sont pas loin on sait faire mais techniquement
qu’est ce qui se passe au moment où il arrive quelque chose à Faure
qu’est ce qui se passe dans les heures qui suivent, les jours qui
suivent B : on arrive, on emmène Koffi T : qui va assurer, est ce
que ça va pas déclencher entre eux, entre les généraux Kpatcha, est ce
que ça ne va pas déclencher un conflit armé, comment va réagir l’armée,
comment va nous on sait comment se sortir de là mais sur place qu’est
ce qu’il va se passer B : la population va rentrer K : la population va rentrer dans les cases T : d’accord ils vont décréter un état d’urgence B : moi je pense que les gens ils vont faire l’autruche K
:………………….il y a des gens qui ont des fusils des revolvers mais pas de
munitions vides………. il faut avoir le courage physique d’être là, à
partir du moment où le truc est déclenché moi je suis au Bénin au Ghana
moi je rentre B : il faut que tu sois à coté on rentre avec toi T : est ce qu’ils vont faire marcher la constitution, qui va est ce que c’est encore Debbasch K : c’est Debbasch c’est pour ça qu’il faut le décaniller lui d’abord B
: Debbasch il faut physiquement l’éliminer, d’entrée il est fumé,
surtout je te dis une chose c’est lui le chef de l’état on enlève lui
tout tombe, il faut le fumer
II- LES EXECUTANTS AU SERVICE DE BARRIL ET YAMGNANE
T = THIRION S = SNYDEN
T : tu as un contact là bas S : deux personnes, j’ai deux personnes que je dois couvrir là bas pour le moment déjà au premier voyage A partir de demain………………dimanche soir……………qui vont m’aider à boucler toute la logistique dés
que je reviens là je prends, je prends quand même, j’en ai deux super
bons, j’en ai toujours qui ça c’est vraiment quelqu’un de … T : ça c’est des gens qui partent avec toi S : ça ce sont des gens qui gardent T : pour partir vous avez les faux papiers vous avez tout ce qu’il faut S : tout T : d’accord, donc comment tu vois la stratégie globale S : la stratégie pour le moment, allé voir sur place, prendre des habitudes demander à des gens que j’ai déjà prévenus là bas de mon arrivée J’arrive
on va se balader, on va voir des clients pour des comment on appelle
ça, de la friperie toute sorte de choses d’alimentation, des conserves,
des machins comme ça, voilà ça c’est une couverture c’est tout, donc on
est des commerçants et on va vérifier tout on va vérifier , les
alentours, quand il passe quand il vient, quand ceci quand cela Une suite logique comme un détective quoi… Qui
va derrière, et le jour où il part, voir s il a une voiture devant une
voiture derrière ou deux devant trois derrière il faut que je fasse
tout ça Je le saurai déjà en arrivant parce que je dis je fais déjà travailler des gens c’est pour ça que j’ai besoin T : tu as déjà des gens sur place qui sont infiltrés très haut S : oui très haut T : très haut, ils peuvent te renseigner sur S : oh oui, oh oui, je connais un responsable sécurité qui s’appelle Benoît, qui est un français T : ah d’accord S : j’en connais quelques uns T : celui que tu as connecté déjà S
: voilà, j’ai été déjà voir quelqu’un ici sur Paris, on s’est rencontré
il est reparti maintenant parce moi je voulais savoir où je mets les
pieds Tu comprends, moi j’arrive là moi je peux très bien me prendre
tu sais dans ces pays là c’est un pays très militaire n’oublie pas, tu
peux disparaître là comme une fleur T : tu as déjà un contact direct avec ce Benoît ou alors c’est… S
: Benoît c’est un gars qui est là depuis des années il sait peut être
pas tout………….. mais je dirai c’est ok tout est bien prévu il n’y a pas
de problème tout est bien organisé le matériel je le prends là ou
là, je me servirai peut être du Burkina, je pourrai peut être m’en
servir parce que j’ai de très bonnes relations au Burkina, très facile
je peux passer les frontières comme je veux, Bénin je connais moins,
moi je me servirai plutôt à priori puisque tu m’en parles du Burkina S : à partir du moment où j’ai le suivi du gars en question, de la cible en question Je
verrai comment ça se goupille, moi j’aurai vite vu mais je peux pas te
dire ça maintenant parce que je n’ai pas vu comment il procède, je sais
pas comment…….. je veux être sur place mais sur place j’aurai vite vu
il me faut quelques jours une semaine peut être dix jours si ça se
trouve pendant quatre jours il ne sort pas T : toi ce qui t’intéresse c’est les déplacements qu’il fait, son niveau de sécurité, la résidence il bouge de la résidence S : moi à ce moment là je mets un de mes gars le deuxième en sécurité en place et puis voilà le tour est joué T : là bas tu n’as pas peur de te faire repérer quand tu vas marcher pour voir un petit peu prendre des photos S
: pas du tout je sais comment je dois faire…………………………. j’ai fait sur
Kinshasa sur Bangui et sur Bangui je te parle de ça il y a quelques
années, ils ne m’ont jamais vu, il n’y en a qu’u n qui a entendu des
communications……………………….. François m’avait appelé directement sur un portable en Belgique……et il était en contact avec Jean Louis T : tu ne rentres pas directement par Lomé S
: non je rentre par le nord mais ça il n’y a pas de soucis, après je
prendrai un hôtel, je prendrai un véhicule sur place, j’aurai des
cartes, des cartes de visite comme quoi……….. T : pour toi l’opération elle est jouable S : oh oui, oui oui, moi j’ai deux gars décidés, ils sont décidés T : les renseignements que tu as pu commencer à prendre S : moi j’ai pris pour l’instant des renseignements…………..j’étais sorti pour te donner à toi… T : non,non, les renseignements que tu as pu commencer à prendre sur sa sécurité là bas sur son entourage pour toi S : il a une sécurité, non pas qui n’est pas ……….. T : extraordinaire S : …………………………un peu mieux quand même……………. ça fait un peu la brume dans le machin et nous on est parti c’est fini au revoir…………. …………………………………………… ,une balle perdue et paf au revoir
T : pour l’escape tu as ton plan S : pour l’escape, j’ai un plan j’ai tout, un avion, j’ai tout T : tu as un avion tu as tout S : ok possible , pas possible je peux rien dire maintenant, je peux rien déballer on va se promener quelque part… mais j’ai ça T : combien de personnes tu vois là-bas 3, 4 personnes S
:je vais voir un peu mais ça je verrai sur place je verrai si il me
faut quelque chose en plus ou une sécurité en plus, moi j’ai deux
snipers ce sont des gens ils se font une boucle d’oreille à 250 , 300 m
sans problème ça c’est des tirs précis ils savent ce qu’il T : 200, 300 m c’est bien ça te laisse du champ S
: c’est des gens précis,c’est net, net, ils savent ce qu’il faut mettre
dedans, le calibre qu’il faut mettre, il n’y a pas de problème je vais
organiser ça mais si je vois s’ il faut un troisième, un quatrième
c’est pas un problème j’ai les moyens je vais les payer tu comprends un
coup de force ou quoi et à ce moment là j’irai au Burkina chercher le
matériel Le matériel est …….Belge, il est excellent, excellent, et américain aussi, quelques armes de poing T : tu penses que tu peux te promener, l’installer sans problème S
: ça je vais le faire maintenant……….un appart, une villa il faut que
j’aille planquer ça quelque part tu comprends et après je vais faire un
visite aussi pour voir où je peux suivant les je na sais pas si
c’est un appart que je vais prendre, une voiture que je vais prendre
parce qu’il y a aussi des camionnettes, je ne suis pas obligé d’être
dans un appart je peux très bien d’un véhicule qui après ça n’existera
plus parce qu’il sera complètement brûlé tu comprends il n’y aura pas
de traces il n’y aura rien tout a fait il n’y a rien derrière on va
mettre des charges et tout va sauter
T : …………………………. par rapport à la diversion que vont faire les autres ça va ajouter S : T : tu communiques comment S : tout va être détruit avant de repartir………………. T : Tu as deux plans de sortie
T : là tu fais un voyage de dix quinze jours, ok tu retournes janvier, tu reviens en février S : oui début février T : tu rentres en immersion en février S : c’est quand la présidentielle c’est quand les élections ici T : avril, mai T : Lomé c’est quand même une petite ville si tu veux, trois, quatre blancs qui arrivent trois semaines avant, un mois avant S : je leur donnerai les billets d’avion une semaine avant Avec
des plans bien précis, on vient pour la société telle avec cartes de
visites en relief et tout ce que tu veux et pas dans les mêmes domaines Il y aura un délégué médical Et l’autre ce sera dans les conserves de cornet de beef tu vois ce que je veux dire et l’autre pour le poisson séché s’il
y a un quatrième il fera de l’alcool ou que sais je. Je crois que les
alcools ils sont très branchés au Togo, il y a des filières, ils aiment
ça,c’est vrai que c’est très bon marché, tout cela sera bien prévu, ce
sera des situations différentes, des commerces différents tout quoi T : le matériel…………….. pas au même endroit S
: ah non non tout ça ça va être divisé, tu sais il faut toujours mettre
des fusibles un peu partout, il y aura ceci ici, là- bas, là-bas, pas
de munitions avec les armes, pas d’armes avec les munitions, pas d’
armes de poing ici…………………………. T : l’entraînement tu crois qu’il va falloir entraîner les gars un peu avant S : les gars que j’ai ici que j’ai engagé, on va tirer régulièrement T : une fois que tu as ton plan de situation…………. il ne faut pas recréer la même… S
: bien sûr, à ce moment je recrée ça, je loue comme j’ai déjà fait dans
les Ardennes, je fais ça en ……… c’est très très sauvage dans les
Ardennes, je fais au fin fond de la Belgique Là je loue un hôtel,
plusieurs chambres et la journée on part et là ils sont habitués, c’est
des anciens du régiment qui viennent pour faire du sport, courir, faire
du footing Et quand on est dans le fond de la forêt on recrée la situation comme on l’a fait pour le Congo comme je l’ai fait là bas Moi de toute façon je referai un croquis pour eux….. chemin ici, telle route , telle route Déjà avant de partir ils ont la topographie en mémoire Une
fois qu’ils arrivent là ils vont aller se balader tout seul, ou avec
une fille et tu comprends ils vont repérer sur place, oui il m’avait
dit qu’il y avait une croix ici qu’il y avait qu’il y avait tant de
mètres ça se mesure tout ça, il y a une question de chrono
T : et si il a une voiture blindée S : mais ça je vais le savoir, on va procéder autrement, il va en sortir de sa voiture blindée maintenant, à ce moment là je prends un calibre de roquettes, son carrosse blindé, bonsoir avec
une ………… sur une tourelle de char, quand elle se plante, elle
t’introduit deux mille degrés dans la caisse, il reste plus rien mais je te dis avant d’arriver à ce matériel beaucoup plus sophistiqué il va sortir il va pas rester dans cette bagnole T : il sort pas dans le public, t’aura plus de mal à l’approcher
S
: c’est à voir, on peut pas tout savoir d’avance, comment il va faire ,
il a sans doute une voiture blindée ,c’est fort possible, il a sans
doute des moyens Une voiture blindée n’est pas incassable
T : sinon tu vois, il a un calendrier de manifestations d’inaugurations S : aussi, il y a plein de choses qui peuvent intervenir T : tu as plusieurs cordes à ton arc S
: tu sais il y a ça mais il y a aussi, comme tu dis s’il y a une
manifestation, il y a plein de choses qui vont venir, ça va venir
naturellement, moi je vais prendre des renseignements moi je vais parler, je vais aller ici, je vais aller à gauche, à droite, on va me dire tiens le président fait ceci fait cela c’est
à force de les entendre que tu te mets dans la situation, il faut
s’imprégner d’une situation pour le moment, ici c’est difficile de
s’imprégner d’une situation un pays n’est pas l’autre une capitale
n’est pas l’autre une fois que tu es dedans tu immerges quoi et de là sortent, ça fuse, il y a ça , ça lui aussi il va plonger dans la mer
T : tu fais des photos sur place S : j’ai un appareil, j’ai le télé, j’ai tout de toute façon ça fait très touriste c’est sans problème ces photos vont me servir aussi à montrer à mes gars T : le timing te paraît correct S
: moi il me faudra sûrement quand même dix jours au moins, il me faudra
dix jours sûrement tu peux pas faire trop pressé, tu arrives le premier
jour tu ne vas pas vite courir on va dire il est fou celui là il est
déjà là Il ne faut pas qu’on me remarque moi je vais voir des gens
d’abord, pour du commerce, on vend comment dirai je on vend de
l’alimentation on vend ceci on vend cela ou de la friperie ou des
choses comme ça, donc c’est ce que je vais faire en premier pour qu’on
m’entende, qu’on me voit, parce que quand tu arrives en général , un
blanc C’est entre les coups que je vais aller là, je vais prendre un
autre rdv et puis je sais j’irai au supermarché du coin…………tout ce qui
est limonades , bières moi vous savez je viens de Belgique, le
chocolat……………………………..c’est difficile à t’expliquer comme ça mais quand tu es en place ça va automatiquement, ça roule quoi des photos j’en ferai je ne vais pas prendre un hôtel trop grandiose
T : bien briffer tes gars, c’est important S
: de toute façon ils tirent tous très bien, mais il est toujours
intéressant avec une arme que l’on connaît pas de voir un petit peu
parce que ça va être du nouveau matériel et trucs comme ça, tu sais on
emploie pas ça tous les jours
T : ok S : il faut des bonnes cartouches, pas n’importe quoi, pas des rechargeables il y a plusieurs façons T : c’est ton métier
S
: il n'y a pas comment dirai je…………. il n’y pas d’état d’âme chez ces
gens tu comprends et ouais puis bon tu prévois une sortie par tes
propres moyens ça serait ailleurs T : je le ferai ailleurs S : mais ça c’est en allant sur place
T : tu m'as dit sur quelle opération S : sur la Rhodésie c’était au Congo Avec un FM sniper c’est un fusil extraordinaire mais maintenant tu as des fusils 300 350 voir plus Moi j’ai jamais fait plus moi j’ai jamais été au-delà de….
S : c'est-à-dire j’émets le tir, Le troisième tir c’est si jamais il se passe quelque chose alors le troisième intervient on fait toujours à deux Une grande affaire comme ça, pour ne pas rater T : il y a toujours S : toujours T : ça parait jouable
Voila quelqu'un qui regarde trop James Bond. Ta maman devrait te supprimer la télé !!!
Ceci est le dernier torchon sorti de la machine du RPT. icilome.com
devait avoir honte de publier de pareils dechets. D'abord Faure a tant
a se reprocher qu'il fait une fugue et invente des bobards sur ces
adversaires, y compris son propre frere qui l'ai aide a tuer 800
togolais en Avril 2005.
Mes journalistes fortuits, Je voudrais vous prendre aux mots et
apporter un démenti formel à vos intoxications informationnelles.
Pensez-vous que les togolais et moins l'opinion internationale sont
idiots pour croire à ces stratégies de déstabilisation? C'est honteux
et dévalorisant pour le comité de communication de Republicoftogo qui
se doit de recourir aux abc du journalisme d'investigation. Pensez-vous
que Koffi est aussi novice que vous? Soyons sérieux et crédibles ! Si
des gens se sont improvisés "journalistes, analystes politiques sans la
science , c'est dommage ! Ne pourrez-vous pas faire la part des
discours numériques ? identifiez les vrais des faux ? Bien que je ne
suis pas opposant, je trouve léger et puéril certains scoops et
articles sur le portail officiel sans fondement et qui ne tiennent. Je
vous invite à revoir votre politique de communication et surtout la
ligne éditoriale qui valide l'efficacité et la légitimité de votre rôle
!
Solitoki Magnim :
Nous avons donné la consigne à Agboyibo, Agbeyome, Lawson, Kagbara, Adjamagbode nous insulter ?
Du rififi au Comité d'Action pour
le Renouveau (CAR):
Des cadres du parti réclament le ralliement
au FRAC
25 février 2010
L'Union des Forces de Changement (UFC) a traversé entre-temps
l'une des pires crises internes de son histoire. De l'eau a coulé sous
le pont avec le positionnement de Jean-Pierre Fabre, semant la
division au sein du parti. D'un côté, les partisans
du Secrétaire général, et de l'autre les
fidèles de Gilchrist Olympio. Il fallait aussi gérer
le cas Jean-Claude Homawoo. Le parti était donc au bord
du précipice. Mais la déclaration publique et le
soutien du Président national à Jean-Pierre Fabre
dimanche dernier a ramené un peu de calme. A côté il
y avait un parti frère qui semblait respirer la sérénité durant
tout ce temps, se plaisant même à rimer l'actualité au
sein de l'opposition: le Comité d'Action pour le Renouveau
(CAR). Mais ce n'est qu'apparence.
Me Agboyibo contesté
Il couverait un remue-ménage au sein du parti des «déshérités».
Selon les indiscrétions, tout serait parti de la rencontre
de Paris du 9 février à l'initiative de Me François
Boko en vue de dégager un candidat unique de l'opposition.
Nombre de militants auraient reproché au Bélier
noir sa sortie fracassante du jeudi 11 février au cours
de laquelle il fustigea l'initiative et traita l'ancien ministre
de l'Intérieur de tous les noms d'oiseau. On voit en cette
sortie un coup porté à la candidature unique de
l'opposition tant désirée par le peuple tout entier,
et certains cadres auraient à l'époque décidé de
claquer la porte; mais une fois encore la malice du Bélier
noir a eu raison d'eux. Les sources indiquent que les frondeurs
- dont le député Gbonê serait à leur tête - se sont ravisés
lorsqu'ils se sont entendu dire par Me Yawovi Agboyibo qu'il
aurait eu un entretien à Paris
avec Gilchrist Olympio en présence de Jean-Pierre Fabre
et que l’ «opposant historique» soutiendrait
sa candidature.
La recette n'aura marché qu'un temps, car avec la déclaration
publique et le soutien officiel de Gilchrist Olympio à Jean-Pierre
Fabre, les vieux démons réapparaissent. On se rend
compte que c'était un véritable mensonge servi
par le candidat du CAR et on se sent floué. Aujourd'hui
la «mutinerie» prend de l'ampleur
et les choix de Me Yawovi Agboyibo sont ouvertement contestés.
Les frondeurs ne se s’y retrouveraient plus. Il nous revient
que des voix s'élèveraient ouvertement pour exiger
le ralliement du CAR et son candidat au Front Républicain
pour l'Alternance et le Changement (FRAC) dont le candidat est
Jean-Pierre Fabre. Ici on se rend à l'évidence
que la démarche solitaire du «Bélier
noir» entraînera l'émiettement des voix
de l'opposition et fera les affaires du candidat du pouvoir RPT,
qui serait pourtant «vomi par le peuple»,
selon les propres aveux de Me Yawovi Agboyibo. Les frondeurs
craignent une sanction du peuple, la mort politique du parti
avec ce jeu malsain. La cohésion du parti risque d'être
sérieusement affectée car le candidat du CAR, dans
un entretien accordé à nos confrères de
Koaci.com rejette la possibilité de rallier le FRAC. «Je
ne peux pas accorder ma caution à celui qui est l'incarnation
de la politique spectacle», a-t-il déclaré.
Politique spectacle, dites-vous?
Le bon sens n'arrive plus à se retrouver dans les
prises de positions du leader du CAR, qui sont de plus en plus
contradictoires. Aujourd'hui Me Yawovi accuse Jean-Pierre
Fabre et indirectement l'UFC de faire la politique spectacle.
Mais il y a à peine une quinzaine de jours, il quémandait
le soutien du Président national de ce parti, qu'il avait
jugé pourtant non rassembleur. Lui il veut donc l'aval
d'un tel parti, mais ne veut pas lui concéder le sien.
A propos, que voudrait désigner Me Yawovi Agboyibo par
politique spectacle? S'il faut en juger par l'engouement lors
des rassemblements politiques du parti, l'adhésion populaire
aux idéaux, c'est bien une qualité. Cette politique
spectacle n'est pourtant pas aussi mal en soit! C'est
par cette politique spectacle que Nicolas Sarkozy a percé au
sein de l'Union pour la Majorité Présidentielle
(UMP) en France et arraché le pouvoir, c'est également
par la même méthode que Barack Obama a émergé aux
Etats unis d'Amérique. C'est assez donc pour prouver que
la méthode n'est pas aussi mal. La meilleure politique
pour mieux gérer le Togo, est-ce celle de la duplicité,
de la fourberie et de la mesquinerie?
« Faure Gnassingbé abuse des moyens de l’Etat. Un déséquilibre par
rapport aux autres candidats, ce qui est en flagrante violation avec le
code électoral qui plafonne les dépenses de campagne à 50 millions de
Fcfa ». C’est ce qu’a déclaré mercredi Nicolas Lawson, le candidat du
Parti du renouveau et de la rédemption (PRR, indépendant). «Nous
avons constaté au cours de notre campagne dans le Nord qu’une pléthore
de fonctionnaires a abandonné son travail pour faire campagne pour le
président sortant. Faure lui-même se promène en hélicoptère et utilise
abusivement le service de l’armée nationale. La présidentielle du 4
mars n’est pas équitable », a encore indiqué M. Lawson.
Publié le 24/02/2010
LES RPTISTES
FaureEssozimnaRPT RPTLA SEULE QUESTION QU'IL FAUT SE POSER : C'EST: DE QUEL DROIT le RPT-Armé et La Famille Eyadema ont la possibilité de
prendre les armes pour récupérer le pouvoir à chaque fois qu'ils le
perde : - 1963[Sylvanus], - 1967[Grunitzky], - 1993[Koffigoh], -
2005[Natchaba] (qui est un Natif du Nord, RPTist 100%, et dont la Femme
Awa Nana a démissionné en 1998 pour permettre à E. Eyadema de rester au
pouvoir jusqu'à sa mort).
S'ils l'ont fait qu'une fois, il
pourra s'agir d'un accident mais plus de 4 fois cela devient une
habitude. Et l'habitude est une seconde nature.
Après combien de morts la communauté internationale et le TPI vont-ils répondre? -40 morts Lagune de Bè -
800 morts Fléau jardin (devant les ministres des Affaires étrangères
Français et Allemand : décompte fait dar le Dr Ihou[aujourd'hui 100%
RPTiste] à la Croix Rouge) - 500 morts Présidentielles 2003 -1000 morts Présidentielles 2005 - (sans oublier Soudou, Primature, Bodjé, Tsévié....)
Rappelons nous de notre devise nationale : Travail ; Liberté ; Patrie.
Alors nous aurons nos bras, pour Travailler dans la Liberté pour le bien être de notre Patrie, le Togo.
Courage, courage et courage !
La nuit est longue mais le jour vient !
Agbéyomé Kodjo??? OBUTS:/ RPT
Yaovi AgboyiboRPT CAR/RPT
WOW !!! Il faut dire alors que les frontières actuelles qui font du
togo "l'oreille" de l'afrique et qui ne sont que la preuve du pouvoir
malsain des envahisseurs sur notre continent sont aussi L'oeuvre de
Dieu. Si REV ADA a raison sur un point c'est qu'il faut se reveiller et
eviter de tomber dans les inepties qu'il raconte
Nicolas LawsonRPT PRR/C'est du bordelle aux prochaines élections présidentielles au togo.
candidats fantoches
Trop de candidats fantoches, candidats de pacotilles.
Bassabi Kagbara ( PDP ) RPT Trop de candidats fantoches, candidats de pacotilles. C'est du bordelle aux prochaines élections présidentielles au togo.
CDPA :RPT Brigitte Adjamagbo-Johnson RPT CDPA EST UNE PETITE PARTIE QUI APPARTIENT AU RPT. FAURE A FINANCÉ LA
CDPA POURQUE LE PROFESSEUR GNINEVI SE PRESENTE MAINTENANT CDPA A VU
QU’IL N’EST PAS POPULAIRE, LA PARTIE L’A CHANGÉ POUR CONFIER LA
CANDIDATURE À LA DAME DE FER.À LA DERNIERE SECONDE PAS D’ERREUR, LA FIN
DU RPT.MES FRÈRES ET SOEURS DONNERONT LA CHANCE à GILCHRIST POUR CINQ
ANS ET APRES NOUS VERONS,QUI SUCCEDERA GILCHRIST.EST-CE QUE LA DAME DE
FER OU BIEN UN AUTRE ?
Sur instruction de Faure,tous les Gnassingbé réduit au silence !
C’est papa Gnassingbé qui doit être entrain de se retourner dans sa
tombe.Faure a fait main basse sur ce qu’il a construit à la sueur de
son énergie: sa famille. Des dizaines d’enfants,ce que Laurent Gbagbo
président de la Côte d’ivoire appelait des « équipes », c’est un seul
qui à pignon sur rue pour siphonner l’héritage.
Chez les
Gnassingbé il y a une odeur de roussi. Après avoir jeté Essolizam et
Kpatcha en prison ,Faure à pour lui tout seul le Togo.Et beaucoup
d’analystes et observateurs l’avaient prédit : « Ces enfants vont se
brûler les doigts avec le pouvoir » Après avoir mis sous éteignoir l’un
des noms de famille,les plus grands de Pya (village natal des
Gnassingbé), Faure fait cavalier seul sans se soucier qu’il avait eu
besoin des muscles de Kpatcha et de bien d’autres frères en 2005. Il
se raconte que les jeux de bisbille et les tours d’un autre âge que
généraux et officiers supérieurs de Pya ont fait pour diviser les deux
frères sont désormais connu par la famille et ces officiers ne seraient
plus aussi des amis désirés. Abass Kaboua le déclarait au micro du Lynx
: « Tous ces généraux qui font grise mine de ne pas reconnaître Kpatcha
sont ceux qui allaient lui soutirer qui 10 millions pour soigner sa
femme qui 5 millions pour soigner son enfant »
Faure dans des souliers plus lourds que lui ?
Coincé
entre ses opposants, le peuple togolais, les fans de Kpatcha et ses
propres ennemis à lui, Faure paraît être dépassé par les évènements
avec des yeux somnolants.Le politologue Comi Toulabor le résume si bien
dans une interview au Lynx : « Observez-le un peu sur les écrans de
télévision, on sent qu’il a peur. C’est seulement hors du Togo, en
Italie, au Tchad, au Gabon, en Libye qu’il sent un peu à l’aise. Pour
lui le pouvoir est un lourd fardeau dont il cherche à se débarrasser,
mais comment ? »
Tous ces proches disent qu’il tient debout grâce
à la Vodka (37% alcool). Signe des temps la femme congolaise (Ex
Zaire) de son demi- frère Nono Gnassingbé en tient l’exclusivité de la
vente de la boisson russe la plus alcoolisée au Togo.Le pouvoir qu’il
disait peu avant sa capture en 2005 ne pas aimé, a fini par le
rattrapé ! Et quelle richesse dans ce monde dépasserait-elle l’amour de
la famille, l’amour des siens ?
Il y a seulement trois mois que
Faure est allé enterrer son frère Ernest Gnassingbé après lui avoir
ravi sa femme.Il pousse Emanuel à ne plus avoir le goût de vivre en ne
lui donnant pas une parcelle du pouvoir.Ce dernier devient pasteur et
prêche la parole de Dieu. Il reproche à Rock d’avoir sauvé la vie à
Kpatcha .Avec un tour de manège le plus footballeur des Gnassingbé
s’est vu retirer tous les documents de la fédération togolaise de
football et viré. Nono Gnassingbé, lui il prend la guitare pour
exprimer son raz le bol. Dans son dernier chef d’œuvre « Humanite » (
qu’on peut écouter sur Lynx audio), Nono Gnassingbé qui avait la
particularité de débarquer à la gendarmerie de Yark Dahenane et
d’exiger qu’on lui remette la drogue saisi s’est rattrapé et chante sur
la vie, l’ingratitude, et l’amour : « La vie à ses petits secrets et
réserve à chacun sa surprise » chante t-il dans un style reggae très
appréciable. Une invite à Faure de faire les choses autrement ? Avec
Toyi Gnassingbé frère jumeau à Kpatcha ils se regardent en chien de
faïence. Au niveau des mamans biologiques la maman de Faure Sabine née
Mensan est celle aussi qui est privilégiée. Son fils n’est-il pas
président ? Pour enfin dire que c’est sa maman qui méritait le mieux
l’onction et la bénédiction papale, après sa capture du pouvoir en 2005
c’est maman Sabine qui à baiser l’anneau du pape avec son fils laissant
les mamans des autres enfants sur le carreau.
Dans le cercle
restreint de la famille tout le monde est unanime : il faut arrêter
Faure. Le pourront-ils ? Quand on sait que l’histoire est toujours
écrit par les Faure…
Le 4 mars ou un plébiscite fracassant pour le FRAC
De la même manière que le 27 avril 1958 a été un plébiscite pour le
mouvement nationaliste, de même le 4 mars 2010 les Togolais mettront
massivement un terme à la dictature dynastique vieille de plus de
quarante ans.
L’alternative de cette élection est claire et simple.
Faut-il continuer avec un système voyou et mafieux qui a fini par
incorporer, insidieusement, trois individus-piliers tels que Yawovi
Agboyibor, Léopold Gnininvi et le « dauphin » illuminé d’Eyadéma,
Agbéyomé Kodjo ? Ou alors faire le choix de l’alternance et du
changement, incarné par le FRAC (Front républicain pour l’alternance et
le changement) ? Dans sa composition sociologique, voire ontologique,
ce front traduit « le plus ardent désir » de tous les Togolais de
conjuguer leur force pour bâtir un Togo moderne, juste et fraternel.
La victoire du FRAC est inéluctable sur le système RPT
que les barons eux-mêmes qualifient de « vomi », de « corrompu » et de
« bandit ». On se pose alors la question de savoir pourquoi c’est en ce
moment stratégique précis que Agboyibor, Gnininvi et Agbéyomé
choisissent de s’allier au clan Gnassingbé ?
Agboyibor, à force de confondre intelligence et ruse,
c’est-à-dire cogestion, retour de l’ascenseur et fange, s’est pris dans
les mailles de ses propres filets. Après avoir vilipendé avec raison
sur tous les toits Gilchrist Olympio comme obstacle à la solution de la
crise togolaise, il en est réduit aujourd’hui à quémander son soutien
et à insinuer qu’il l’aurait même obtenu. Au nom d’un « deal »
inavouable, Agboyibor serait prêt à reconnaître une victoire
frauduleuse de Faure qui ferait appel de nouveau à lui pour des charges
gouvernementales. Il a déjà perçu une avance et espère le solde de tout
compte au lendemain du 4 mars. C’est à ce jeu obscur du Bélier-noir que
le patron du CAR Dodji Apévon doit mettre fin s’il ne veut pas que les
Togolais jettent son parti dans les oubliettes de l’histoire.
Gnininvi non seulement continue à prendre son pied dans
« la chambre à coucher » de Faure, mais il y a fait pénétrer aussi sa
nymphe Brigitte Adjamagbo. Celle-ci aurait pu rejoindre le FRAC si elle
avait l’accord de son mentor qui est, quant à lui, lié par le même
« deal » qu’Agboyibor. Mais la « revendeuse d’épreuves » préfère
attendre sagement son tour au pied des alcôves présidentielles,
fredonnant pour tromper son impatience des airs apaisant le maître des
lieux.
Agbéyomé, l’auteur du brulot « Il est temps d’espérer »
étonne par son cheminement politique sinueux depuis 2002. Comme son
frère-ennemi Dahuku Péré, il avait toute sa place au sein du FRAC. A la
différence d’Agboyibor et de Gnininvi, il n’aurait pas de « deal » avec
Faure mais avec Kpatcha le prisonnier politique du RPT. Son instabilité
psychologique serait-elle liée au massacre de Fréau jardin dont la
lumière n’est jamais faite à ce jour, aux séquelles de son séjour à la
prison de Kara ou à la forte emprise de son gourou de pasteur qui lui a
fait croire à son destin politique messianique pour le Togo ?
Ce qui caractérise politiquement ces trois natifs du
Yoto, - qu’on peut désormais nommer le Trio ou les Larrons de Yoto (qui
mérite vraiment mieux !) - c’est leur faible poids électoral aussi bien
dans leur préfecture d’origine que dans l’ensemble du pays. Leur
mission secrète et inavouée dans cette élection est de permettre à
Faure de justifier une victoire frauduleuse en invoquant la dispersion
des voix de l’opposition. En réalité, les Togolais n’ont rien à
craindre d’eux en cas d’élection transparente, et la sanction dans les
urnes le soir du 4 mars sera proportionnelle à leur collusion avec le
RPT.
Comme son père, Faure ne peut gagner une élection
transparente au Togo. Sa base électorale réelle ne dépasse pas les 10 %
des voix que l’affaire Kpatcha et les dissensions au sein du clan, de
l’armée et du RPT continuent d’éparpiller inexorablement. Malgré cela,
Faure compte passer en force en s’appuyant sur un noyau dur des FAT
formé de Titikpina, Laokpessi, Yark, Bali, Kpelenga, - le redoutable
Colonel Kadangah de la FIR jouant un jeu obscur - ainsi que sur des
éléments de la CENI tels que Taffa Tabiou et ses thuriféraires. Leur
plan est de prendre tout le monde de vitesse en annonçant le soir du 4
mars la victoire de Faure afin d’obliger dans la confusion et la
précipitation la Cour constitutionnelle à valider la fraude électorale.
Rappelons qu’au 2 février dernier, la même Cour avait invalidé la
candidature de Kofi Yamgnane pour des raisons plus politiques que
juridiques.
Mais cette imposture ne passera pas. En effet c’est
Jacques Chirac qui a mis en branle personnellement les réseaux
françafricains tels que Omar Bongo (doyen des chefs d’Etats africains),
Mamadou Tandja (CEDEAO), Olusegun Obasanjo (UA), Abdou Diouf (OIF),
Louis Michel (UE), etc. pour soutenir l’imposture en avril 2005.
Aujourd’hui ni la France sarkozyste, ni l’Union européenne ne sont
disposées à soutenir ou à accompagner une présidentielle calamiteuse au
Togo.
Le FRAC est déterminé à défendre sa victoire sur place
et par tous les moyens. Il a le soutien de la France et de la
communauté internationale. Une partie de l’armée silencieuse n’est pas
prête à cautionner de nouveau l’imposture. Cependant une vigilance
accrue s’impose dans les bureaux de vote aux scrutateurs. Le FRAC doit
exiger auprès de la CENI la publication dans la presse écrite des
schémas d’implantations des bureaux de vote sur toute l’étendue du
territoire, afin de connaître leur nombre effectif et de permettre aux
observateurs nationaux et surtout internationaux qui ont financé le
scrutin, de même que les médias indépendants, de décider librement le
choix des bureaux de vote à superviser. Autant le FRAC doit rester
ferme en cas de vol de sa victoire, autant il ne doit pas non plus
tomber dans la griserie de la victoire si celle-ci est acquise. On doit
alors pouvoir faciliter à Faure son départ vers le Burkina Faso où il
pourra retrouver son ami Dadis Camara, et aussi ses esprits pour se
reconstruire et aller de nouveau à la conquête du pouvoir si tel est
son destin.
Solitoki Magnim : Nous avons donné la consigne à Agboyibo de nous insulter
La dernière sortie à Bruxelles du Secrétaire du RPT Magnim Solitoki
aura été la plus riche et la plus instructive. Avec les quelques fans,
érudits et sympathisants du parti qui ont convergé vers Bruxelles pour
écouter les derniers versets du deuxième homme Faure du RPT après Faure
Gnassingbé, Solitoki Magnim n’est pas allé des quatre chemins pour
lâcher ce qui le tenait le plus au cœur.
Se voulant rassurant et
pas inquiet pour les élections présidentielles à venir l’homme dit ne
pas mettre les stratégies du RPT sur la place publique mais reconnaît
volontiers que Me Agboyibo n’est plus opposant mais affilié au RPT.
L’homme qui tient désormais en mains celui qu’on décrit comme le plus
subtile des opposants togolais raconte : « Agboyibo n’est pas un
problème.Nous lui avions donné la consigne de nous insulter ». La
politique à ses règles et au Togo elles sont de nature à décimer tout
un peuple si ces règles n’ont pas encore décimées le peuple togolais.
Plusieurs
indices viennent confirmer et conforter le coup de gueule de Magnim
Solitoki. Quand Me Agboyibo fait une ballade parisienne pour louvoyer
que le commandant François Boko lui avait dit que c’est un officiel
français qui voulait le rencontrer, au Lynx on se réfert déjà à
l’assurance que Solitoki avait donné au bataclan de jeunes du RPT qui
s’était donné rendez-vous chez l’ambassadeur Sagbo.
Secundo,
quand Me Agboyibo fait retentir la phrase au micro de nos confrères
Koaci.com selon laquelle : « Le RPT est un parti vomi par le peuple
togolais », celà révèle aussi un piège et n’est pas de nature á
endormir le Lynx mieux les esprits qui connaissent l’Homme. Agboyibor
est un politique cynique et Boko le sait aussi quand il déclare l’avoir
entendu dire : « Oui mais on ne peut pas
aller vers l’alternance, parce que l’alternance va bloquer le pays,
parce que l’alternance va casser le pays». On se
rappelle que c’est avec les mêmes schémas et arguties en 1990 de « vide
constitutionnelle » si on bousculait le départ le général Eyadema qu’il
a fait revenir le tyran Eyadema jusqu'à ce que ce dernier se réveille
de sa traversée du désert pour le jeter après en prison comme un
vulgaire voyou.
Tertio, en acceptant d’aller aux élections avec
un CAR sans roues du sud au nord il faciliterait et donnerait la chance
d’envisager le scénario gabonais : faire de lui la deuxième force et
empêcher le candidat du FRAC de revendiquer une certaine
victoire.Heureusement qu’il ne tient debout qu’avec de l'insuline
achetée par le RPT !
Au Togo,ce qu’il faut retenir est que tous
nos leaders ont été effrayé par la force financière des Gnassingbé. A
l’instar des Edem Kodjo,Ayeva Zarifou qui ont été prendre le butin et
qui se sont depuis casés attendant une récidive, les Gilchrist Olympio,
les Agboyibor émargent et arrondissent leur fin d’année avec les
millions du clan.
Quand Agboyibo dit ne pas croire en la CENI au
micro des confrères de Koaci.com et refuse de s’allier au FRAC pour
faire campagne tout seul, le togolais de Siou, de Kouvé, de Kétao… dit
ne plus rien comprendre. Plus ridicule est la vitesse avec laquelle son
jeune poussin Denis Nayone et son maître Mr Agboyibo se retrouveront
dans des nuits tardives au RPT pour le partage du butin. Denis Nayone
si il n’a pu médiatiser son amour pour le RPT a déclaré que sont parti
l’UPR composé de 7 membres sympathisants et lui même se ralliaient á la
politique des grands travaux avec la construction d’ autorautes, de
ponts, d’hôpitaux et d’écoles du candidat Faure.
Ici la célèbre
phrase du philosophe Confucius à tout son sens : « Les peuples ne
méritent que leurs dirigeants » Et Agboyibo sait depuis longtemps que
que ses mesquineries et roublardises ont endeuillées plusieurs familles
depuis qu'il s'est déclaré opposant aux Gnassingbé.
Le RPT bloque 30.000 T-shirts d’Olympio destinés à Jean-Pierre Fabre
Coups tordus sur coups tordus, le RPT se fait maître à chaque minute de
cette élection aux multiples rebondissements. Hier c’est Agboyibo qui
disait ne pas faire confiance en la CENI au micro des confrères de
Koaci.com. Où va le Togo ? A l’heure où nous mettons sous lecture cet
article, se sont des milliers de T-shirts que Gilchrist Olympio a
envoyé à son « enfant » Jean-Pierre qui viennent d'être bloqués par la
douane togolaise au motif d’un dédouanement.Sur 30.000 T-shirts, les
zouaves de Faure réclameraient 4,5millions de francs F CFA en raison de
150F par T-shirt.Sur le même fil, l'ambassadeur du Togo en Belgique Mr
Sagbo a ameuté des jeunes qui avaient 46 kilos de T-shirts portant le
candidat Faure.Ont-il payé des frais de douane á l'aéroport de Lomé?
Quand on sait que le fisc au Togo est entre le palais de la Marina et
sous les jupes de Ingrid Awadé, il y a de quoi se demander sur la
bonne foi du plus Faure des togolais quand il dit organiser des
élections transparentes et crédibles.
Gilchrist Olympio : "Je lance un
appel à l’ensemble des membres de l’UFC ... et à toutes les forces
démocratiques de notre pays pour un soutien unanime à notre candidat
Jean-Pierre FABRE"
Après des semaines de suspens et de rumeurs, le leader historique de
l’UFC, Gilchrist Olympio, a finalement apporté son soutien à
Jean-Pierre Fabre, candidat à la présidentielle du 4 mars au Togo.
« (…) nous sommes désormais certain qu’avec le candidat Jean-Pierre
FABRE tous nos objectifs seront atteints », écrit M. Olympio dans une
lettre rendue publique dimanche.
Une pointe de nostalgie et de peine transparait dans ce courrier. « Je
n’oublierai jamais les moments forts d’enthousiasme et de confiance que
vous m’avez toujours témoignés en toutes circonstances, et je vous en
remercie pour toujours », écrit celui qui s’opposa pendant plus d’un
quart de siècle au pouvoir en place. Cela
étant dit, M. Olympio – empêché de se présenter à l’élection en raison
de soucis de santé - demeure le patron du parti et aura son mot à dire
après l’élection.
Communiqué
Le 21 février 2010,
Déclaration du président National de l’UFC Gilchrist Olympio par UFC
Chers Compatriotes,
Je suis très touché par la très grande peine que vous
avez ressentie à la suite de mon accident et j’ai suivi l’évolution de
la situation politique et l’attente angoissée des populations.
Je n’oublierai jamais les moments forts d’enthousiasme
et de confiance que vous m’avez toujours témoignés en toutes
circonstances, et je vous en remercie pour toujours.
Comme vous le savez, notre projet commun est de
reconstruire un Togo nouveau fondé sur la promotion des mesures de
santé publique, la sécurité pour tous, l’aménagement des
infrastructures en vue d’un développement harmonieux des populations
togolaises réduites hélas à la pauvreté, martyrisées, torturées et
affamées pendant plus de 40 ans.
Dans ces moments de choix, nous reconnaissons que l’UFC
reste la force principale pour réaliser ensemble avec succès l’objectif
que nous nous sommes assignés.
La victoire de l’UFC signifie la victoire de toutes les forces démocratiques du Togo.
Notre grand parti l’UFC, conçu et élevé dans des
conditions parfois difficiles, est devenu pour tout notre peuple une
impérieuse nécessité.
Il fallait également nous assurer que les grandes
priorités économiques et sociales définies collectivement sous ma
responsabilité soient entièrement partagées et exécutées par le
candidat de notre choix, Jean-Pierre FABRE.
Il nous fallait également écouter attentivement toutes
les opinions diverses et opposées afin de permettre une prise en compte
de celles-ci dans mon appel.
Aujourd’hui, c’est chose faite, nous sommes désormais
certain qu’avec le candidat Jean-Pierre FABRE tous nos objectifs seront
atteints.
Aussi, je lance un appel à l’ensemble des membres de
l’UFC où qu’ils se trouvent et à toutes les forces démocratiques de
notre pays pour un soutien unanime à notre candidat Jean-Pierre FABRE.
Que dieu bénisse le Togo
ABLODE
Gilchrist OLYMPIO
Président National de l’UFC
Paris, le 21 février 2010
L’ouverture
de la campagne le 16 février donne lieu à des actes de défiance à
l’égard de Faure Gnassingbé à Kara, région dont il est originaire. Les
partisans du candidat-président RPT sont à pied d’œuvre constant pour
masquer l’affront : Ils sillonnent régulièrement la ville pour effacer
les graffiti trop exposés et remplacer les calicots et affiches de
Faure déchirés, par ceux qui sont soupçonnés d’être sympathisants de
Kpatcha le demi-frère incarcéré du président. « Faure tu ne vas pas
nous tromper avec ton riz… », Pouvait-on lire sur un mur.
Kara
étant le fief supposé du candidat chef de l’Etat, le paquet est mis sur
la distribution de T-shirts et argent pour un semblant de cohésion et
d’adhésion populaire. Hier 18 février, le carrefour Tomdè était le
théâtre d’une activité gigantesque. Danse populaire Kamou et boissons
alcoolisées étaient de la partie, où un poster géant de Faure est
dressé. Inutile de préciser que ce coup d’éclat électoraliste du
candidat RPT n’efface pas la grande misère au Nord du pays. C’est
justement cette misère qui pousse les gens aux graffiti désobligeants.
A
quelques jours de la clôture de la campagne pour les élections
présidentielles de 2010, le sentiment que j’éprouve est celui d’une
grande déception. En effet, depuis quelques jours, j’ai pris soin de
sillonner le Togo pour sonder l’opinion de mes compatriotes, et surtout
comparer et analyser les méthodes d’approche des différents candidats,
dans leur quête du suffrage populaire. Je peux résumer ainsi les
choses : pendant que Faure fait campagne (vraiment), l’opposition se
cherche et peine à trouver le bon discours, le seul que les populations
éprouvées par une misère galopante lui demandent, le discours de
l’unité !
Au
fond, que faut-il vraiment espérer des adversaires du président
sortant, lesquels se présentent en rang dispersé ? CAR, CDPA, OBUTS,
UFC (FRAC ?). Le statut de ce dernier venu dans le paysage politique,
le FRAC, me laisse le plus perplexe. Il serait issu, semble-t-il, d’une
réunion de dernière minute, à Paris ( !) entre un ancien ministre
d’Eyadéma, François Boko, Jean-Pierre Fabre de l’UFC, Agbéyomé Kodjo de
OBUTS, Koffi Yamgnane, candidat recalé mais virevoltant (...), et les
candidats du CAR et de la CDPA. Les dissensions étaient profondes,
puisque le but inavoué de la réunion était d’obtenir l’assentiment de
tous autour de la candidature de Fabre, présumé candidat unique de
l’opposition, alors que le candidat du CAR, Maïtre Agboyibor s’y voyait
déjà. Aujourd’hui, le FRAC n’est composé que de partis qui n’étaient
pas présents à cette réunion parisienne, des partis auxquels François
Boko n’avait même pas pensé, bizarrement. Que peut-on espérer d’un tel
amateurisme ? Il semble au Togo qu’il faille faire le deuil du discours
unitaire, puisque chaque parti, aujourd’hui, s’estime en droit
d’accéder au pouvoir.
De
tout ce cirque, on retiendra le silence de Gilchrist Olympio, un temps
candidat naturel de l’UFC, évincé par un tour de passe-passe interne à
son parti. Il n’est plus un secret que le vieux leader de l’UFC, dont
on attend le soutien à Jean-Pierre Fabre et au Front Républicain pour
l’Alternance (FRAC), n’a pas envie de s’exprimer. Doit-on le
comprendre ? Et même si d’aventure il venait, enfin, à soutenir le
candidat de son parti (à en croire le site www.mo5-togo.com), ce serait
trop tard à mon sens et ce soutien risque d’être diversement perçu. En
politique, trop de silence tue, et le fils du père de l’Indépendance le
sait, qui en use comme d’une arme à double tranchant contre son propre
camp.
Atakpamé.
Ce jeudi, je suis passé dans la localité quelques heures après le
démarrage de la campagne de Faure Gnassingbé. J’ai approché un homme à
qui j’ai demandé comment cela s’est passé. Fier, il me dit que « le
petit » (Faure, évidemment) sait parler aux gens. Il aurait promis,
selon ses propagandistes, qu’après les élections, le prix du sac de riz
baisserait dans tout le pays. Y croit-il ? Oui, qu’il me répond, on
pourra enfin acheter le sac de riz à 2010 F. CFA ! Je le quitte en me
disant que les peuples ont raison de croire aux promesses, au moins
elles ont l’avantage d’exister et d’être des points de repère. Pendant
ce temps, que font Agboyibor, Adjamagbo-Johnson, Fabre et compagnie ?
Il y a un mensonge en politique, croire que l’adversaire ne doit pas
être combattu à armes égales. Dans un pays aussi miséreux que le Togo,
la cynique stratégie de Faure pourrait jouer des tours à une opposition
dispersée qui compte uniquement sur le sentiment de lassitude du
peuple. Mais un peuple las a des oreilles pour écouter les promesses
les plus fantaisistes. Le riz de Faure pourrait jouer des tours à
l’opposition. Si elle perd, cette fois-ci au moins, espérons qu’elle
aura la décence de ne plus demander aux populations de descendre dans
les rues pour se faire canarder. Elle devra s’en prendre à elle-même !
Mieux vaut tard que jamais ! Jean-Pierre Fabre (photo), le candidat de
l’UFC et du FRAC (Front républicain pour l’alternance et le changement)
a lancé sa campagne vendredi, quatre jours après l’ouverture
officielle.
« Le peuple togolais a décidé d’aller vers le changement et nous
l’accompagnons. Nous partons en campagne aujourd’hui, non pas pour
critiquer ce qui a été mal fait jusqu’ici, mais pour dire au peuple ce
que nous avons à faire, notre projet de société pour que le Togo de
demain soit différent », a déclaré M. Fabre.
Le secrétaire général de l’UFC a critiqué les formations politiques qui
n’ont pas voulu rejoindre le FRAC. « Certains d’entre nous, nous ont
faussé compagnie et nous voulons leur dire que la porte reste toujours
ouverte », a-t-il indiqué.
Pour Jean-Pierre Fabre, c’est certain, la victoire est à portée de main
: « Nous allons remporter cette élection, non pas pour remplacer le RPT
(Rassemblement du peuple togolais, au pouvoir, ndlr), mais pour mettre
en place une politique de redressement économique et de reformes
politiques pour que les togolais sentent rapidement les effets du
changement dans les villes comme dans les campagnes ». L’UFC
et ses alliés du Front tiendront leur premier meeting cet après-midi à
Lomé et ils se rendront samedi dans la partie septentrionale du Togo.
Publié le 19/02/2010
Un responsable de l’UFC
arrêté puis
relâché par la Gendarmerie nationale
18 février 2010
Un responsable de l’Union des Forces de changement (UFC)
a été brièvement détenu dans les
locaux de l’Etat-major de la Gendarmerie nationale. C’est
ce que nous apprenons de sources proches du parti. En effet,
selon les informations, M. Hilla Ayayi, responsable UFC
de la Sous-section d’Anfamé, quartier situé au
Nord-Est de Lomé, a été interpellé dans
la journée de mardi 16 février aux environs de
9 h par le Commandant de Brigade (CB) de la Gendarmerie d’Ahadji-Kpota.
Selon la version fournie par la victime, le CB s’était
présenté à son domicile dans en lui demandant
de le suivre au poste de Gendarmerie.
Les réticences de M. Hilla Ayayi et son exigence de mandat
judiciaire n’ont rien pu faire devant la détermination
du CB qui menaça de lui mettre des menottes s’il
refusait de s’exécuter. Le représentant de
l’UFC fut obligé de suivre l’officier qui
le conduit, dans un premier temps à la Gendarmerie d’Ahadji-Kpota,
puis à la Gendarmerie nationale où il rencontra «le
responsable de la force FOSEP-2010».
A la Gendarmerie nationale, M. Hilla affirme avoir été soumis à une
série de questions portant sur son identité, son
appartenance politique, ses activités ces derniers temps
etc. «Arrivé à l’Etat-major de
la Gendarmerie nationale, raconte-t-il, ils m’ont
fait asseoir et m’ont demandé de savoir qui j’étais.
J’ai répondu que j’étais le responsable
de l’Union des forces de changement de la Sous-section
d’Anfamé. Puis le responsable de la FOSEP me demanda
si c’était nous qui voulions déstabiliser
le pays après les élections. J’ai
répondu que non, et pourquoi une telle question? Il me
dit que c’est ce qu’ils ont appris de moi, que j’étais
membre du Mouvement citoyen pour l’alternance (MCA)».
L’homme leur répondit que de par son âge -plus
de soixante (60) ans- il ne pouvait pas être dans le MCA,
qu’il milite lui aussi pour la paix et l’apaisement
après les élections. « Que ferez-vous
si vous étiez battu dans les urnes?», lui
demanda l’officier supérieur de la FOSEP en question. «Si
nous sommes battus, nous laisserons faire le gagnant car nous
sommes un parti démocratique», répondit
l’interpellé qui fut aussitôt relâché après
cet interrogatoire.
Le
chef de station Radio Dawul et le personnel, une radio locale de Bassar
ont été interpellés tour à tout par le Préfet et le Président du
Tribunal, « suite à la publication du communiqué d’un front composé de
partis politiques et d’associations de la société civile qui
soutiennent le candidat d’un parti politique de l’opposition
démocratique, appelant ainsi les populations à la mobilisation pour une
caravane à travers la ville de Bassar», a déclaré Francisco Kossi
Gbandi NAPO-KOURA, le trésorier de la Radio et membre du Conseil
d’Administration. Les événements se sont déroulés dans la soirée du
mercredi 18 février.
« Les
deux autorités locales estiment que la radio n’avait pas reçu leur
autorisation avant la diffusion dudit communiqué et que le nom d’une
personnalité du front, natif de la localité, cité dans le communiqué
étant écarté de la course à la présidentielle ne devrait pas y
figurer », selon Radio Dawul.
Cet
acte inqualifiable du préfet de Bassar et du président du Tribunal
constitue évidemment une entrave aux libertés d’expression et de
presse. Ce sont des manœuvres d’une administration à la solde du RPT et
de Faure Gnassingbé pour empêcher les populations paisibles de Bassar
d’être informées de l’évolution de la situation au niveau de
l’opposition.
A
l’heure où beaucoup d’organes au Togo sont stipendiés par le pouvoir,
rediffusant en longueur de journée les campagnes du candidat Faure
Gnassingbé, le pouvoir n’apprécie pas du tout l’indépendance de Radio
Dawul.
« Nous
rappelons à tous les acteurs que la Radio Dawul, est une radio
associative de droit privé qui ne vit essentiellement que sur les
recettes générées par ses activités et les cotisations des membres.
Elle s’est donnée pour mission en ces moments délicats que traversent
notre pays d’œuvrer pour préserver l’unité de ses fils et la paix
civile seules gages d’un Togo meilleur pour tous », a conclu le
communiqué.
Radio
Dawul ‘’la fréquence du réveil’’ émet sur la FM 88.7 depuis la
localité de Bassar située à 400 kilomètres au Nord-Ouest de Lomé la
capitale.
Le
porte-parole du FRAC, Kofi Yamgnane, candidat recalé par la Cour
Constitutionnelle, est le fils le plus célèbre de Bassar. Et
visiblement, ça fait peur au pouvoir.
Interview de Me François Akila-Esso Boko
Comment l’idée de candidature unique a-t-elle germé dans votre esprit ?
... Ce n’est pas une idée qui a germé dans mon esprit
mais c’est une nécessité. Les Togolais de par le monde ont à l’esprit
que sans candidature unique, point de salut pour ce processus électoral
non pas parce que électoralement parlant, il faudrait accumuler les
voix des uns et des autres pour gagner, mais parce que lorsqu’il
s’agira de revendiquer la victoire, prendre le pouvoir, il ne faudrait
pas que les divisions et l’instrumentalisation des uns et des autres
conduisent à l’échec. C’est pourquoi la plupart des Togolais que j’ai
rencontrés lors de mes missions et ici à Paris ont émis le vœu que tous
les leaders puissent se réunir autour d’une plate-forme pour montrer
qu’on peut gérer ce pays dans un processus alternatif crédible,
consensuel et que les craintes de dérapages et de fractures du pays
sont des craintes instrumentalisées par le régime pour perdurer au
pouvoir.
Est-ce que vous étiez sincère dans votre démarche en invitant des gens à Paris ?
Moi je ne suis pas habitué à la langue de bois. Je
comprends ce que vous dites. Vous voulez parler notamment de Me
Agboyibo qui s’est plaint qu’il a été victime d’un guet-apens.
Excusez-moi. Vous pensez que Me Agboyibo de par son expérience
politique puisse tomber dans un guet-apens ? Vous le voyez sincère
quand il dit cela ? Alors que la veille de la rencontre, il a précisé
dans un journal de la place qu’il va à Paris et que si c’est pour une
question de candidature unique, il ne se laissera pas enfariner. Vous
croyez qu’il n’était pas au courant de ce sujet ? Lorsque je préparais
cette rencontre, Me Agboyibo a envoyé un émissaire en l’occurrence le
confrère Me Apévon à qui, il a demandé de me fournir toutes les
informations nécessaires qui me démontreront que l’opinion est avec
lui. Que la candidature unique ne peut que se concevoir autour de lui.
Non, soyons sincère. C’est parce que Me Agboyibo a vu que le cours des
discussions, après avoir épuisé quatre points à l’ordre du jour et le
cinquième qui concerne la désignation du candidat unique, ne va pas à
son avantage qu’il a claqué la porte. Pourquoi ne pas quitter la
réunion dès le départ lorsque vous savez qu’elle avait un autre objet
que celui pour lequel vous étiez arrivé ?
Me Agboyibo dit que vous deviez le présenter à une personnalité de haut rang à Paris. Qu’en est-il exactement ?
Me Agboyibo a été Premier ministre pendant seize mois.
C’est un petit ministre de l’Intérieur qui va le présenter aux
autorités françaises ? Croyez-vous en cette version ? Tout cela, ce
sont des chimères. Me Agboyibo veut se dédouaner. Lui-même sait très
bien qu’il ne veut pas de cette candidature unique à condition qu’elle
tourne autour de lui. Il sait très bien que le peuple ne lui pardonnera
jamais cette défaillance. Voilà pourquoi il cherche des arguties.
Soyons cohérent et sincère. Si Me Agboyibo m’a envoyé Apévon et dit
dans un journal qu’il ne se laissera pas enfariner, et déclare
aujourd’hui qu’il est venu uniquement à Paris pur rencontrer une
personnalité française, dans ce cas, il ne mérite pas la confiance du
peuple togolais.
Après Agboyibo et Mme Adjamagbo,
M. Agbéyomé qui a été désigné directeur de campagne de Fabre vient de
se désister. Me Boko naturellement, il y a quelque chose qui n’a pas
bien marché dans votre initiative de Paris ?
Vous savez, les négociations pour une candidature
unique sont très difficiles. Partout, les uns les autres regardent
avant tout leurs intérêts personnels et politiques, c’est normal. Nous
sommes dans une optique de recherche des voies démocratiques pour le
pays. C’est normal que les uns et les autres se désistent. Mais ce qui
est essentiel, c’est la dynamique créée à Paris. Mais ceux qui sortent
représentent quoi ? Me Agboyibo a sa base électorale dans le Yoto avec
150.000 voix lors des dernières législatives. M. Gnininvi et Agbéyomé
ont aussi leur base électorale dans le Yoto. C’est un trio qui a une
base électorale très faible dans le Yoto par rapport à tous ceux qui
viennent rejoindre aujourd’hui la dynamique unitaire. M. Gogué,
regardez sa base électorale dans les savanes, M. Abi Tchessa à
Sotouboua, M. Péré dans la Kozah, M. Kofi Yamgnane à Bassar.
Voyez-vous tous ces hommes, ce que l’initiative de
Paris a apporté. Qui aurait cru il y a quelques années que les gens
venus d’horizons divers peuvent apporter leur soutien à l’UFC que les
gens présentent comme le parti par lequel le pays se déchirera en cas
d’alternance ? Le Togo a besoin de réunir tous ses fils autour d’une
plate-forme. Je suis content que ce soit M. Kofi, le candidat recalé
par le système, qui est aujourd’hui celui qui est chargé d’élaborer les
grandes lignes de cette plate-forme qui tourne autour de la
réconciliation et des retrouvailles de tous le fils du pays pour écrire
une nouvelle page de l’histoire du Togo. Que les gens soient clairs.
Que MM. Agbéyomé, Agboyibo et Gnininvi, s’ils veullent rejoindre le
RPT, c’est leur droit le plus absolu, comme c’est le droit pour les
autres aussi de rejoindre le candidat du front. J’ai la conviction que
ce scrutin présidentiel sera un référendum. Allons-nous continuer avec
le système RPT avec des béquilles comme le CAR, la CDPA et
éventuellement OBUTS ?
Ne pensez-vous pas que les réticences
d’Agboyibo, Gnininvi et Agbéyomé sont dues aux dissensions internes de
l’UFC où le leader Gilchrist Olympio rechigne à accorder son onction à
Jean-Pierre Fabre ?
Je ne le crois pas parce que le sort a voulu que le
Togo puisse obtenir l’alternance cette année. Pourquoi je dis cela ?
Vous savez que de par le passé c’est autour de la personnalité de
Gilchrist Olympio que s’agrippaient les négociations pour le choix du
candidat unique. Tout le monde disait que s’il venait au pouvoir, il va
y avoir des règlements de compte. Ce n’est pas facile qu’un père cède
sa place à son fils pour prendre la relève pendant qu’il vit encore. Je
comprends bien les hésitations de Gilchrist mais je vais vous donner
cet exemple de l’UMP en 2007 qui a permis à M. Sarkozy de prendre le
contrôle du parti et gagner les élections. Chirac qui a créé l’UMP
n’avait pas donné son onction. Sarkozy grâce à ses manœuvres politiques
et son efficacité, a réussi à contrôler l’appareil de l’UMP.
Aujourd’hui c’est la même chose au niveau de l’UFC. Comparaison n’est
pas raison mais à quelques approximations près, c’est la même chose.
Moi j’admire beaucoup comment Jean-Pierre Fabre a réussi à contrôler
l’appareil et se positionner à la tête d’un parti qui ne doit pas
éclater...
Présidentielle 2010 : Agbeyomé Kodjo fait le plein à Kpalimé et rassure le peuple togolais !
Le jeudi 19 février 2010, le candidat de OBUTS, M.Agbéyomé KODJO est
rentré dans l’arène de la campagne pour l’élection présidentielle du 4
mars prochain. Son premier grand meeting s’était tenu au stade de la
ville de Kpalimé, ville de la mémoire politique togolaise.
Kpalimé qui a servi de tremplin aux Nationalistes pour
la victoire de 1958, puis au lancement de l’actuel parti au pouvoir en
1969. Il s’agit donc d’une démarche fort symbolique pour le candidat
Agbéyomé, qui n’ignore pas sans doute combien l’histoire est pleine de
sens et de répétition.
A la taille de l’enjeu, c’est avec une caravane géante
que le Président de OBUTS accompagné de son épouse et d’une forte
délégation nationale du parti, a fait le déplacement de Lomé jusqu’à
Kpalimé. Les populations étaient au rendez vous, et le stade bien
rempli de patriotes acquis à l’Alternance.
Les populations de Kpalimé, d’abord curieuses de revoir
celui qui a mis le pied dans le plat d’Eyadéma et qui est tout de même
resté en vie, ont vite été conquises par Agbéyomé KODJO qui a tenu à sa
promesse de la précampagne de revenir vers elles. Ce dernier a pris le
temps de leur expliquer de nouveau les importants défis auxquels le
peuple togolais doit faire face et les meilleures dispositions à
prendre pour les relever. Il a rappelé au passage les 21 mesures
d’urgence censées ramener la confiance et relancer la consommation
qu’il entend mettre en œuvre dès sa prise de pouvoir. La verve,
l’assurance et la détermination avec lesquelles il s’est adressé aux
populations de Kpalimé, les ont émerveillées et rassérénées. Comme le
disent ses affiches de campagne, il leur a réitéré qu’il est solution.
Les images qui suivent en disent plus long sur ce
rendez-vous réussi de début de campagne de celui qui dès le départ a
dit NON au boycott.
L’Union africaine (UA) aura des observateurs au Togo pour l’élection
présidentielle. C’est ce qu’a annoncé jeudi Jean Ping, le président de
la Commission de l’UA, indiquant que la délégation serait dirigée par
Olusegun Obasanjo, l’ancien président du Nigeria. Les
observateurs de l’UA surveilleront donc le scrutin aux côtés de leurs
homologues de l’Union européenne, de la Cédéao, de la Francophonie et
de nombreuses ONG togolaises, africaines et étrangères.
Publié le 18/02/2010
Coup d’Etat militaire prévisible au Niger : la confirmation du recul de la démocratie en Afrique de l’Ouest
A moins d’un retournement spectaculaire et imprévu des rapports de
forces en présence, le dictateur nigérien Mamadou Tandja vient d’être
renversé par un coup d’Etat militaire. Tout a commencé par des coups de
feu nourris entendus à partir de 12 heures TU. Des militaires nigériens
avaient encerclé le palais présidentiel où se tenait sous la présidence
de Mamadou Tandja un conseil des ministres extraordinaire. Lors de
cette attaque, les ministres ont été arrêtés et le Président Tandja a
été emmené en compagnie de son aide de camp dans une caserne. Ce putsch
aurait causé une dizaine de victimes.
Malgré les menaces proférées à l’encontre des
militaires récalcitrants et réfractaires à son maintien
anticonstitutionnel, Mamadou Tandja n’a pas pu empêcher comme Ibrahim
Baré Mainassara son éviction par la force du pouvoir.
Ce nouveau putsch qui survient en Afrique de l’Ouest
traduit le recul de la démocratie dans cette région. Ce recul a été
dénoncé par le récent sommet de la CEDEAO qui s’est tenu le 15 février
dernier à Abuja.
Le coup d’Etat nigérien est aussi la preuve de
l’incapacité de la CEDEAO, de l’Union africaine et de l’opinion
publique africaine à empêcher les changements anticonstitutionnels et
les dérives des Chefs d’Etat qui s’obstinent à s’incruster au pouvoir
au détriment des dispositions constitutionnelles et de l’opposition
d’une écrasante majorité de la population. Il est, en outre, l’échec
des élites africaines qui sont inféodées à des pouvoirs despotiques et
autocratiques pour de simples raisons matérielles.
Ce pronunciamiento était d’ailleurs prévisible. En
effet, les militaires s’étaient majoritairement abstenus lors des
différents scrutins très controversés organisés par Mamadou Tandja pour
s’éterniser au pouvoir.
Enfin, Mamadou Tandja est victime de son entêtement et
de son obstination à rester au pouvoir au-delà du 31 décembre 2009 qui
marque la fin légale de son ultime mandat chaotique à la tête du Niger,
pays stratégique pour AREVA, importante entreprise française. Quelle
sera alors l’attitude des partenaires extérieurs du Niger face à ce
nouveau coup d’Etat militaire ? Après le coup d’Etat militaire du 9
avril 1999 qui a coûté la vie à Ibrahim Baré Maïnassara peut-on
affirmer que les militaires nigériens sont devenus les garants de la
démocratie et de l’état de droit ? L’expérience de Moussa Dadis Camara
commande la plus grande prudence à l’égard des nouveaux maîtres de
Niamey.
Promis, juré, Gilchrist Olympio apportera bientôt son soutien au
candidat de l’UFC. C’est Jean-Pierre Fabre, le secrétaire général du
parti et candidat à l’élection présidentielle, qui l’affirme dans un
entretien mercredi.
« Attendez pour voir si M. Olympio ne soutiendra pas ma candidature
dans les jours qui viennent », déclare Jean-Pierre Fabre qui a annoncé
la constitution du Front républicain pour l’alternance et le changement
(FRAC), une coalition de plusieurs formations.
Mais ni le CAR, ni Obuts, ni la CDPA n’ont rejoint pour le moment ce rassemblement.
« Ils savent que l’UFC et le Front rassemblent une majorité de
l’électorat de l’opposition, c’est donc à eux de nous rejoindre »,
indique le candidat. Jean-Pierre Fabre confirme également que les représentants de l’UFC
retourneront bientôt siéger à la Céni et qu’il lancera sa campagne
incessamment. : Ce Front donne l’impression d’avoir été créé dans la précipitation ? Jean-Pierre Fabre : Vous savez, la mise en place de ce Front a
été très difficile. Les ego sont tellement forts au Togo que chacun
croît qu’il peut être président. C’est bien que l’on soit parvenu à un
accord aujourd’hui pour pouvoir lancer la campagne. Il n’est pas tard,
surtout quand on voit toute la dynamique crée autour de notre
initiative. : Votre parti semble déchiré. Gilchrist Olympio est-il favorable à cette alliance ? Jean-Pierre Fabre : Faux. L’UFC n’est pas n’est déchiré.
Attendez pour voir si M. Olympio ne soutiendra pas ma candidature dans
les jours qui viennent.
Gilchrist Olympio est favorable au rassemblement de l’opposition donc,
il est pour à la mise en œuvre du Front républicain pour l’alternance
et le changement (FRAC). : Vos membres qui ont quitté la Céni vont-ils y revenir ? Jean-Pierre Fabre : Vous croyez qu’on va rentrer en campagne
sans retourner à la Céni ? Ce n’est pas possible ! Nous vous dirons
incessamment quand nous retournerons à la Céni. Nous ferons tout pour
mettre le temps de notre côté. : Que diriez vous au CAR, à la CDPA et à OBUTS
qui ont quitté le Front et qui battent déjà campagne pour leur propre
candidat ? Jean-Pierre Fabre : Nous continuerons les discussions avec eux.
Il faut leur expliquer les raisons pour lesquelles il n’est pas bon
d’aller aux élections à plusieurs ; il est préférable que tout le monde
rejoigne ma candidature.
Ils savent très bien que nous ne pouvons pas aller aux élections dans la configuration actuelle.
Ils savent aussi que l’UFC et le Front rassemblent une majorité de
l’électorat de l’opposition ; c’est donc à eux de nous rejoindre. Ceux
qui ne sont avec nous on en tout cas leur raison de ne pas vouloir ce
que le peuple veut.
Mais je peux vous assurer que la dynamique crée par le Front peut renverser les montagnes. : Quand rentrerez-vous en campagne ? Le Front n’a-t-il pas pris du retard ? Jean-Pierre Fabre : Vous
le saurez incessamment. Mais, je tiens à vous préciser que ce n’est pas
le nombre de jours de campagne qui compte, mais c’est la dynamique de
campagne.
Publié le 17/02/2010
Le Ridicule ne tue pas au Togo
Jeudi, 18 Février 2010 10:10
Le
ridicule ne tue pas au Togo. Le bélier annoncé, arrivera castré et sans
cornes. Que le RPT est fort! Me Agboyibor a montré ses limites et n'est
plus capable de rien. L'ascenseur tant revendiqué ne lui reviendra
jamais. il sera obligé, soit de rester au pied de l'immeuble et moisir
dans une longue attente, soit de prendre les escaliers s'il veut
vraiment accéder au sommet. Une épreuve très harassante au bout de
laquelle le bélier se rendra compte que c'était une peine perdue. Car
il y arrivera quand les jeunes fêteront déjà leur victoire. Parce que
trop brouillon dans sa stratégie de lutte démocratique. Il fera ensuite
la honte d'une vaillante population de Yoto qu'il avait pourtant
honorée dans les années 90. Le Héros d'hier devient alors le Zéro, et
le Héros d'aujourd'hui serait certainement Kodjo Agboyomé l'intrépide.
Une bonne métamorphose politique.
Jean-Pierre Fabre,le candidat unique du Front entre dans la campagne électorale
Lomé,
le 17 févr. 10 - L’Alliance pour la démocratie et le développement
intégral (ADDI, L’ALLIANCE, le Pacte socialiste pour le renouveau
(PSR), l’Union des forces de changement (UFC) et l’association
Sursaut-Togo créent le FRAC.
Les premiers responsables de ces partis politiques, MM. Aimé Tchabouré Gogué, Maurice Dahuku Péré, Me Abi Tchessa et le 2e
vice-président de l’UFC M. Djabacté, se sont retrouvés ce mercredi 17
février au Centre Christ Rédempteur (anciennement Ecole
professionnelle) de Lomé pour ressusciter le Front républicain pour
l’alternance et le changement (FRAC).
Ce front se veut «une union libératrice des hommes de bien face à l’oppression d’un peuple».
L’idée du front avait été initiée en
France le 10 février 2010 par François Boko et Kofi Yamgnane, mais
cette initiative semblait avoir du plomb dans l’aile avec la defection
il y a quelques jours du candidat de l’OBUTS Gabriel Agbéyomé Kodjo qui
venait d’en proclamer la mort en relançant sa propre candidature dans
la course pour le fauteuil présidentiel.
La
relance du FRAC vient de se dérouler lors d’une conférence de presse
animée par Kofi Yamgnane, qui en devient est le porte-parole général en
charge également de l’élaboration du programme commun de gouvernement
et M. Patrick Lawson, 1er vice-président de l’UFC, directeur de campagne.
Après
le constat que la République togolaise est morte et que les Togolaises
et les Togolais ont besoin de changement et d’alternance, les quatre
partis ont décidé de constituer le Front, cœur du moteur, pour aller
chercher ce changement et cette alternance. Ce changement et cette
alternance, ont-ils déclaré, ne peuvent être possibles, vu le mode de
scrutin, que dans le choix d’un candidat unique. Raison pour laquelle,
prenant à cœur le cri des Togolais, ils ont choisi comme candidat
unique du FRAC pour l’élection présidentielle de 2010, M. Jean-Pierre
Fabre.
En
choisissant Jean-Pierre Fabre comme candidat, le Front se donne comme
objectifs de lutter ensemble afin d’obtenir par tous les moyens une
élection transparente, faire campagne ensemble, protéger ensemble les
résultats authentiques du vote, organiser ensemble le pouvoir et
gouverner ensemble et démocratiquement le Togo.
Le
Front invite donc solennellement tous les hommes politiques
responsables, c'est-à-dire tous ceux qui sont soucieux du sort des
Togolais à se joindre à lui car « il est temps de joindre la parole aux actes. Lorsque que la patrie appelle, tout le monde doit répondre présent», ont-il lancé.
Jean-Pierre
Fabre portera donc les couleurs du Front et non de l’UFC. Son parti, en
l’en croire, serait en conclave pour donner une suite à cette nouvelle
donne.
Après Brigitte Adjamagbo de la CDPA, c’est au tour du candidat du CAR
(opposition), Me Yawovi Agboyibo (photo), d’annoncer qu’il reprend la
course à la présidence.
«Nos revendications, à savoir celles concernant le bulletin à souche
avec numéro séquentiel et l’authentification des bulletins de vote ont
été satisfaites par la Céni. Dans ces circonstances, le CAR a demandé à
son candidat de reprendre sa place dans le processus électoral », a
déclaré Binafame Kohane, le porte-parole du Comité d’action pour le
renouveau.
Le parti de l’ancien premier ministre du Togo sera en campagne dès ce soir. Seul Jean-Pierre Fabre de l’UFC continue de boycotter la campagne, sans doute plus pour longtemps.
Déclaration de l’UFC relative à Jean-Claude Atsu Homawoo
L’Union
des Forces de Changement (UFC) porte à la connaissance du public qu’à
compter de ce mardi 16 Février 2010, Monsieur Jean-Claude Atsu HOMAWOO,
Conseiller au Bureau National, n’est plus habilité à agir ni parler au
nom de l’UFC.
En
attendant de passer devant le Conseil de discipline qui devra statuer
sur son cas, M. Jean-Claude Atsu HOMAWOO n’engage que lui-même par ses
propos.
L’UFC
ayant suspendu la participation de ses représentants aux travaux de la
Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), M. HOMAWOO n’est
plus mandaté pour représenter le parti à la CENI.
Fait à Lomé, le 16 Février 2010 Pour le Bureau National Le Premier Vice-président Patrick LAWSON
Trois candidats qui suspendent leur participation au processus
électoral, sans boycotter le scrutin, un candidat récemment rallié à
l'UFC et qui reprend sa liberté déçu par les promesses d'un Front
républicain pour le changement et l'alternance, mort-né, la campagne
présidentielle s'ouvre dans un contexte inédit au Togo.
Un certitude, mardi matin, quatre candidats sont bien en campagne. Il
s'agit de Faure Gnassingbé, d'Agbéyomé Kodjo, de Nicolas Lawson et de
Bassabi Kagbara. Pour
les autres, le plus grand flou persiste. Feront-ils campagne malgré
tout ? Au siège de l'UFC, du CAR et de la CDPA, le matériel électoral
est prêt, mais personne ne souhaite s'exprimer sur le sujet.
L’avis de décès n’est pas encore publié dans Le Figaro, mais c’est une
question de jour. Les attachés de presse de Kofi Yamgnane, le candidat
recalé à la présidentielle au Togo, affirment : « l’élimination
physique de Yamgnane est à l’ordre du jour », citant des « de sources
proches du pouvoir togolais ». La preuve ! « la garde rapprochée que le
pouvoir togolais avait mise en place autour de Kofi Yamgnane a été
supprimée ». Le président de Sursaut Togo est une « cible vulnérable »,
assure la société chargée d’assurer la promotion de l’ex-député
français dans les médias hexagonaux. Reste à savoir comme sera
éliminé M. Yamgnane, au sabre, à l’explosif ? Son domicile de Lomé
sera-t-il bombardé au phospore par des F-16 ou succombera-t-il à un
mystérieux poison ? Ses attachés de presse ne disposent pas encore de
cette info.
Présidentielle: M.Tabiou lance la campagne électorale, 3.281.146 électeurs inscrits
Le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante
(CENI) Issifou Taffa Tabiou a officiellement lancé lundi soir, la
campagne électorale en vue du scrutin présidentiel du 4 mars, a
constaté l’Agence Savoir News.
La campagne électorale débute le mardi 16 février à 00 heure et prendra fin le 2 mars à minuit.
"La
campagne électorale est le temps de la propagande. Elle doit être une
période de confrontation d’idées et d’idéaux", a indiqué M.Tabiou.
Elle est aussi le temps des "promesses saines qui favorisent l’émulation de l’électeur, du citoyen et de son environnement".
"Malheureusement,
la campagne électorale peut être aussi la période des promesses
démesurées et des discours enflammés, destinés à séduire l’électeur et
à emporter son adhésion. Et donc, fatalement, la période de campagne
électorale peut être une période de passions", a souligné le président
de la CENI.
M.Tabiou en appelle au "sens élevé de responsabilité
des uns et des autres, notamment, des partis politiques, de leur
candidat et des militants, afin que la campagne électorale se déroule
dans un climat pacifique, de respect réciproque dans le seul but de
préserver la paix sociale dans notre pays".
"Nous savons pouvoir
compter sur la presse togolaise engagée dans une dynamique nouvelle au
service de la paix et de la réconciliation nationale", a souligné
M.Tabiou.
Après les opérations de révision des listes électorales
"qui se sont globalement bien déroulées, malgré quelques difficultés
conjoncturelles, nous avons établi un fichier électoral fiable
comportant 3.281.146 électeurs", a-t-il ajouté.
Au total sept
candidats ont en lice pour ce scrutin dont le président Faure
Gnassingbé et Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson de la Convention
Démocratique des Peuples Africains (CDPA, opposition). C’est la
première fois qu’une femme participe à une élection présidentielle au
Togo.
Faure Gnassingbéinvite la classe politique à "bannir à jamais la violence au Togo"
A quelques heures de l’ouverture officielle de la campagne
électorale pour les élections présidentielles du 4 mars au Togo, le
chef de l’Etat s’est adressé à la Nation. Il a félicité les
institutions politiques et les organisations qui se sont investies dans
la préparation de ce processus électoral et a rendu hommage au
président du Burkina, Blaise Compaoré, médiateur du dialogue inter
togolais, pour sa « disponibilité constante dans l’accompagnement du
processus électoral dans notre pays ». Le président a demandé à la
classe politique de faire preuve de responsabilité et de bannir la
violence.
« Nous devons éviter pendant cette période électorale sensible, tout
débordement, tout acte qui pourrait conduire à des confrontations
inutiles et ébranler nos acquis politiques et démocratiques », a
déclaré Faure Gnassingbé.
Voici l’intervention du chef de l’Etat
Togolaise, togolais,
Conformément au calendrier de la vie politique et institutionnel de
notre pays, le peuple togolais est appelé à se rendre aux urnes, le 4
mars 2010 pour désigner le candidat de son choix à la magistrature
suprême.
Dans ce cadre et comme le prévoit le déroulement des opérations, les
candidats en lice dans ces consultations démocratiques majeures,
s’engageront à compter de demain, mardi 16 février 2010, et pendant
deux semaines dans une campagne électorale pour présenter, expliquer et
défendre leur programme politique face à l’électorat.
A la veille de cet événement capital dans la vie politique de notre
nation, je voudrais adresser mes sincères félicitations à toutes les
institutions politiques et aux diverses organisations qui se sont
investies dans la préparation de ce processus électoral. A tous les
pays amis et partenaires au développement qui nous ont apporté leur
précieux concours en vue de faire de cette élection une nouvelle
réussite démocratique, j’exprime mes sentiments de fronde gratitude.
Au nom du peuple togolais, je voudrais rendre un vibrant hommage à son
Excellence, Blaise Compaoré, président du Faso et médiateur du dialogue
inter togolais, pour sa disponibilité constante dans l’accompagnement
du processus électoral dans notre pays. Comme nous le savons tous, le
peuple togolais a prouvé sa maturité démocratique en faisant des
législatives de 2007, un succès politique salué par la classe politique
et la communauté internationale.
Togolaise, togolais ! Depuis cinq ans chacun de nous contribue avec
foi, conviction et persévérance à l’exaltante œuvre d’édification d’une
nation réconciliée avec elle-même, d’une nation démocratique, moderne
et prospère. Les vertus citoyennes individuelles qui sous tendent cette
action collective et salvatrice sont déterminantes dans la préservation
et le renforcement de l’esprit de concorde et de fraternité qui donne
la plénitude de son sens à l’œuvre des bâtisseurs d’avenir, tant il est
vrai qu’aucun Etat ne peut se construire ni se développer dans la
violence et l’anarchie. C’est pourquoi j’exhorte l’ensemble de la
classe politique et toutes les forces vives de la nation à poursuivre
leurs efforts pour bannir à jamais la violence dans notre pays.
Je les invite à jouer pleinement leur rôle de sentinelle et de
défenseur de la paix et de la non violence ; paix et non violence si
nécessaires à la fraternité républicaine tout au long de ces quinze
jours de campagne. En 2007, nous avons su administrer la preuve
éclatante que la campagne électorale peut et doit donner lieu aux
débats d’idées, à la confrontation de projets de société sans pour
autant dégénérer dans la violence et l’affrontement physique.
Nul n’ignore combien je suis fermement et résolument opposé à la
violence politique, à l’injustice et à l’impunité. C’est pour
matérialiser cette volonté que conformément au vœu de l’ensemble des
acteurs du dialogue politique, nous avons installé la commission
vérité, justice et réconciliation, le 29 mai 2009 pour exorciser notre
conscience nationale traumatisée, assainir et raffermir le sens de la
solidarité citoyenne dans l’esprit de toutes les filles et
de tous les fils de notre nation.
Beaucoup d’efforts ont été faits en vue de réconcilier, au-delà des
adversaires politiques, nos laborieuses populations déterminées plus
que jamais à s’unir pour la construction et le développement de notre
pays. Comme vous pouvez le constater, c’est une mission sacrée,
délicate et difficile à laquelle s’est attelée cette commission. Voilà
pourquoi nous devons éviter à tout prix de susciter de nouvelles
tensions au cours du prochain scrutin, qui, tout au contraire doit
permettre à la nation togolaise de réaliser une nouvelle avancée
qualitative dans la voie de la réconciliation et de l’unité.
Mes chers compatriotes, dans le déroulement du processus salutaire
ainsi amorcé pour garantir à ces élections un climat d’apaisement
social et de concorde national, j’apprécie tout particulièrement le
rôle joué par les organisations de la société civile, par les
responsables religieux et traditionnels mais aussi par les leaders
politiques dans notre pays ; et je me fais le devoir de les en
féliciter. Nous devons continuer dans cette voie en vue de permettre à
nos populations de vivre cette période sensible de campagne électorale
sans heurts ni violence.
C’est à cette seule condition que nous pourrons conforter notre rupture
définitive avec les cycles de violences qui ont souvent émaillé nos
processus électoraux. J’ai toujours considéré et je n’ai cessé de le
répéter que l’élection présidentielle n’est pas une épreuve mortelle ni
une occasion d’affrontement physique ou ethnique ; elle ne doit pas
être un terreau de violence insensée et d’actes de vandalisme. Il faut
plutôt la percevoir, la vivre et la mener comme un moment de
délibération démocratique, honnête et responsable dans le respect de
l’esprit républicain. C’est donc en considération de toutes ces
exigences légitimes que des dispositions sont prises pour renforcer le
climat de paix et de sécurité sur toute l’étendue du territoire
national pour permettre à chaque citoyen d’opérer en toute quiétude le
choix du candidat qui l’aurait convaincu dans son programme politique.
C’est l’occasion pour moi de saluer le travail préventif appréciable
que réalisent déjà les forces de l’ordre en particulier la force de
sécurité élection présidentielle 2010 chargée de sécuriser cette
élection.
Mes chers compatriotes, togolaise, togolais,
Au cours de ces cinq dernières années, nous nous sommes résolument
attelés à mettre en œuvre la politique de réconciliation nationale.
Notre souhait à tous est qu’au soir du 04 mars prochain, la stabilité
que nous avons su maintenir soit préservée et qu’elle nous ouvre
l’horizon d’un avenir plus radieux. C’est dans cette heureuse et
prometteuse perspective que j’invite toutes les forces vives de la
nation et les paisibles populations de toutes les localités qui seront
visitées, à réserver un accueil citoyen et cordial aux différents
candidats. Nous devons éviter pendant cette période électorale
sensible, tout débordement, tout acte qui pourrait conduire à des
confrontations inutiles et ébranler nos acquis politiques et
démocratiques. De notre volonté de nous accepter mutuellement en dépit
de nos divergences politique, dépendra le nouveau succès que nous
voulons imprimer à ce scrutin que nous souhaitons tous libre,
transparent, équitable, démocratique et sans violence.
Je souhaite vivement qu’au lendemain du 4 mars prochain, chaque
électeur togolais se réjouisse d’avoir voté dans le calme et le respect
strict des règles du jeu démocratique et accepte de continuer à
s’investir avec ardeur et saine émulation à la grande et noble œuvre de
la reconstruction et du développement de notre cher pays, et ce quel
que soit le vainqueur.
Que notre maturité politique et notre sens patriotique continuent
d’être les puissants leviers devant nous permettre de tendre davantage
vers cet idéal pour le bonheur de toutes les composantes de notre
communauté nationale.
Je souhaite donc bonne chance à tous les candidats et que le meilleur gagne. Que le Dieu bénisse notre cher pays le Togo.
Le président Faure Gnassingbé qui a
au moins 500 morts dans son placard, dit dans son discours d'ouverture
de la campagne présidentielle qu’il "exhorte l’ensemble de la classe
politique et toutes les forces vives de la nation à poursuivre leurs
efforts pour bannir à jamais la violence dans notre pays. " Visiblement
les propos du président sortant candidat à sa propre succession n’ont
pas plus au camp Agbéyomé Kodjo. Le président de l’OBUTS, seul candidat
crédible ouvertement en course, répond au discours du président. Lire
ci-dessous la déclaration.
AUTISME POLITIQUE ET APOLOGIE DE LA DUPLICITE
Le dernier Président de l’innommable
dictature togolaise, Faure Gnassingbé, a brillé par l’absence de
hauteur politique qui l’a toujours caractérisé durant son quinquennat
lors de sa dernière adresse à la Nation prononcée ce lundi 15 février,
avant que ne s’ouvre officiellement la campagne pour l’élection
présidentielle du 4 mars.
Si besoin était encore, il a apporté la
démonstration pathétique au peuple togolais meurtri et perplexe, qu’il
est incapable d’entendre ses cris de détresse et de souffrance, et son
aspiration à vivre mieux dans un Togo prospère.
En décidant de n’apporter aucun
correctif au processus électoral en cours, comme si aucun problème ne
se posait dans la préparation du scrutin, il a montré son mépris avéré
pour l’exercice de la démocratie apaisée et son indifférence face aux
appréhensions justifiées de violences et de fraudes émanant de toutes
les composantes de la Nation.
Quelle belle démonstration d’autisme
politique en ignorant sciemment à quinze jours de l’élection, les
graves problèmes qui se posent à la CENI, dénoncés par tous les
représentants de l’opposition, à propos de la révision des listes
électorales, des mesures de traçabilité et d’authentification des
bulletins de vote, de la suppression du vote anticipé, des procédures
de centralisation, de publication et de transmission des résultats du
scrutin, de la publication par les médias, des résultats affichés dans
les bureaux de vote et dans les CELI ou de la formation conséquente des
personnels électoraux. Ainsi le candidat Faure Gnassingbé a clairement
affiché son intention de laisser perdurer des pratiques qui lui
permettent avec ses acolytes du RPT, de phagocyter comme à l’accoutumée
les résultats du suffrage universel.
De plus, quand il fait le vœu malicieux d’un scrutin sans violence, d’un côté rappelant que « que
l’élection présidentielle n’est pas une épreuve mortelle ni une
occasion d’affrontement physique ou ethnique ; elle ne doit pas être un
terreau de violence insensée et d’actes de vandalisme » et de
l’autre, en couvrant les turpitudes en cours au sein de la CENI, à
mettre à l’actif des représentants de son parti, le RPT, le Président
sortant, censé être le garant des institutions, montre aux yeux du
peuple togolais et du monde son vrai visage. Celui de l’autisme grevé
de la duplicité.
En se félicitant que « le peuple
togolais a prouvé sa maturité démocratique en faisant des législatives
de 2007, un succès politique salué par la classe politique et la
communauté internationale », Faure Gnassingbé tente de faire
oublier désespérément les réprobations contenues dans le rapport de la
Mission d’observation de l’Union Européenne, qui a largement fait état
de nombreuses imperfections et irrégularités, tout comme l’achat massif
de consciences opéré sur toute l’étendue du territoire national.
Etrangement, le fil conducteur de
l’intervention de Faure Gnassingbé se réfère à la violence et à
l’anarchie. Comme l’inconscient n’a de cesse de transparaître au creux
du dire et du faire de notre autiste national ! Son discours confine
presque à l’incongruité lorsqu’il « exhorte l’ensemble de la
classe politique et toutes les forces vives de la nation à poursuivre
leurs efforts pour bannir à jamais la violence dans notre pays ».
Comment peut-il s’exonérer de son écrasante responsabilité avec autant
de mépris pour la classe politique et le peuple togolais tout entier,
sur les mauvais coups en préparation à la CENI, alors qu’il se rend
complice des dysfonctionnements en son sein ? Nous rappelons que le mur
du refus de toute amélioration opposé par le RPT, a entraîné le retrait
de certains candidats de l’opposition, et que l’injustice sciemment
perpétrée porte en elle les ferments du trouble et de la violence.
Mais tout cela serait encore moindre
mal, si Faure Gnassingbé, ce lundi 15 février 2010, ne s’était pas
abrité derrière la fonction présidentielle pour assener sur son propre
comportement, un criard mensonge éhonté, qui sonne comme une insulte à
la mémoire des plusieurs centaines de victimes des douloureux
événements consécutifs à l’élection présidentielle de 2005.
Nous avons tous été témoins des
agissements de Faure Gnassingbé pour retarder délibérément le
renforcement de nos capacités institutionnelles, entravant ainsi à
dessein toute politique de bonne gouvernance. Pour preuve, l’imposture
et le cynisme ont caractérisé sa démarche inopportune et bien tardive
de mise en place de la Commission Vérité-Justice-Réconciliation réduite
qu’à la simple expression de son décret de création. Cet instrument
institutionnel, seul capable de nous permettre de réaliser
collectivement l’introspection qui s’impose sur notre passé pour mieux
construire notre avenir, s’il rendait ses conclusions avant le présent
scrutin, aurait pu mettre en évidence son écrasante responsabilité lors
des douloureux événements de 2005 consécutifs à son hold-up électoral.
La politique de réconciliation dont il
s’est prévalu hier est une coquille vide qui a servi de façade à toutes
les dérives politiques et économiques. Comment peut-on réconcilier le
peuple togolais avec lui-même si on est incapable de réconcilier sa
propre famille ? Le frère cadet du Président sortant à l’instar
d’autres compatriotes, est toujours détenu jusqu’à ce jour à la suite
de son interpellation au cours d’une étrange tentative de coup d’Etat
dont les contours restent encore non élucidés par la justice.
En regard de cette démonstration hors
pair d’incivilité politique, l’heure n’est pas à la démission, elle est
au contraire à l’action, pour s’engager résolument et avec
détermination dans un combat politique serein de haut niveau, au cours
duquel nous devons exiger la vérité des comptes d’un bilan désastreux,
et montrer que nous sommes capables de proposer la meilleure
alternative à cette gestion surannée des affaires publiques.
Le moment est venu, pour le peuple
togolais de trancher entre la continuité pour une condition misérable,
et la rupture pour un avenir qui transforme radicalement sa condition
et lui permette d’être acteur d’un grand dessein commun pour toute la
nation ! Cet espoir de rupture et d’avenir, c’est Agbéyomé Kodjo qui le
porte aujourd’hui, et lui seul avec Foi, Intrépidité et Dépassement !
C’est pourquoi OBUTS appelle de toutes
ses forces toutes les filles et tous les fils du Togo à prendre leur
destin en main, et à soutenir son programme d’action intitulé
« Ensemble pour un Togo Prospère » en vue de réaliser une véritable
alternance cette année 2010.
OBUTS invite ainsi à l’engagement le
plus profond tous les jeunes, tous les corps institutionnels et
professionnels, toutes les autorités confessionnelles, nos frères et
sœurs des forces de sécurité et de l’ordre, tous les membres de la
communauté internationale partenaires du Togo, notamment l’Union
Européenne, les Etats-Unis, la CEDEAO qui se sont investis pour que la
démocratie franchisse un nouveau pallier au Togo, à l’occasion de cette
élection présidentielle, à se tenir mobilisés et prêts, pour veiller
sans compromission de quelque nature que ce soit au bon déroulement du
scrutin.
Que Dieu nous accorde à ce tournant
décisif de notre douloureuse histoire commune le regain d’énergie
nécessaire qui fera la différence, pour que tous les regards du Monde
tournés vers nous, soient témoins de l’avènement du Togo Libéré et
Prospère !
Fédérons nos énergies pour un Togo Prospère !
Fait à Lomé, le 15 février 2010
Pour OBUTS
Le Président National
Agbéyomé KODJO.
Suspension de la participation du candidat de l’UFC au processus électoral en cours
Le Vice-Président
A
Monsieur le Président de la CENI
LOME
Objet : Suspension de la participation du candidat
de l’UFC au processus électoral en cours
Réf. :
1. notre lettre en date du 23 Décembre 2009
transmettant le rapport de l’UFC sur les opérations de révision des
listes électorales dans la zone 1 ;
2. notre lettre en date du 27 Janvier 2010 transmettant le rapport de
l’UFC sur les opérations de révision des listes électorales dans les
zones 2 et 3 ;
3. la lettre en date du 03 Février 2010 de nos représentants à la CENI
désapprouvant la gestion des affaires de la CENI et la conduite du
processus électoral en cours ;
4. notre lettre en date du 11 Février 2010 suspendant la participation de nos représentants aux travaux de la CENI ;
5. la lettre en date du 11 Février 2010 signée de nos représentants et
confirmant la suspension effective de leur participation aux travaux de
la CENI ;
6. la déclaration en date du 25 Janvier 2010 mettant en cause la
crédibilité des opérations de révision des listes électorales et signée
par six candidats à l’élection présidentielle de 2010 et trois partis
politiques.
Monsieur le Président,
Les lettres et la déclaration citées en référence ont
attiré votre attention sur la nécessité de prendre des initiatives
concrètes pour assurer une bonne préparation de l’élection
présidentielle de 2010 afin d’en garantir la crédibilité et la
transparence.
Devant le refus obstiné et injustifié des représentants
de la sensibilité RPT à la CENI d’adopter des ‘’textes, actes et
procédures devant, d’une part, assurer la régularité, la sécurité, la
transparence du scrutin et, d’autre part, garantir aux électeurs ainsi
qu’aux candidats, le libre exercice de leur droit’’ (article 11 du code
électoral), notamment par :
la reprise de la révision des listes électorales ;
les mesures de traçabilité et d’authentification des bulletins de vote ;
la suppression du vote anticipé ;
les procédures de centralisation, de publication et de transmission des résultats du scrutin ;
la publication par les médias, des résultats affichés dans les bureaux de vote et dans les CELI ;
la formation conséquente des personnels électoraux.
L’Union des Forces de Changement (UFC) a demandé à son
candidat de suspendre, à compter de ce jour et jusqu’à nouvel ordre, sa
participation au processus de l’élection présidentielle de 2010.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma considération distinguée.
Patrick LAWSON
L’avis de décès n’est pas encore publié dans Le Figaro, mais c’est une
question de jour. Les attachés de presse de Kofi Yamgnane, le candidat
recalé à la présidentielle au Togo, affirment : « l’élimination
physique de Yamgnane est à l’ordre du jour », citant des « de sources
proches du pouvoir togolais ». La preuve ! « la garde rapprochée que le
pouvoir togolais avait mise en place autour de Kofi Yamgnane a été
supprimée ». Le président de Sursaut Togo est une « cible vulnérable »,
assure la société chargée d’assurer la promotion de l’ex-député
français dans les médias hexagonaux. Reste à savoir comme sera
éliminé M. Yamgnane, au sabre, à l’explosif ? Son domicile de Lomé
sera-t-il bombardé au phospore par des F-16 ou succombera-t-il à un
mystérieux poison ? Ses attachés de presse ne disposent pas encore de
cette info.
OBUTS:(Agbéyomé Kodjo) Adresse à la nation
Il fera Front tout seul C’est un homme de conviction forte qui s’engage dans "un combat
messianique", il est le "porte-flambeau des opprimés contre la classe
des oppresseurs". Ces dernières semaines, il aura fait beaucoup de
sacrifice pour l’opposition en s’alignant sur la candidature de
Jean-Pierre Fabre et en s’engageant dans le Front républicain pour le
changement. Peine perdue et las d’attendre les tergiversations au sein
de l’opposition, l’ancien premier ministre qui a dit non à Eyadema,
s’engage à faire le job : chasser Faure Gnassingbé. Lire ci-dessous son
adresse à la nation.
Togolaises, Togolais, Mes Cher(e)s Compatriotes,
Notre Cher Togo arrive maintenant à un tournant crucial
de son histoire, dans l’un de ces moments particuliers de l’histoire,
où rien n’autorise la peur, le doute, la duplicité et quelque calcul
partisan que ce soit. Le long chemin de croix ensemble parcouru, a
forgé notre jugement qui appelle à la clairvoyance, au courage, et à la
foi en nous-mêmes et en Dieu qui nous a permis de tenir debout en face
de cette pénible adversité structurante. Notre douloureuse traversée de
désert pendant plus de 4 décennies nous a permis de mûrir et de nous
retrouver avec notre propre vérité. Nous sommes tous en mesure
aujourd’hui, ici et maintenant de faire le choix de l’Amour,
spécialement l’Amour pour notre Mère Patrie ; ce qui suppose notre
engagement résolu à nous dépasser pour le bien être collectif quelque
soient les risques et les sacrifices. Nous devons écouter notre cœur et
notre intuition. Face à l’urgence de l’heure ; alors que nos
compatriotes sont tous à la recherche d’une délivrance inespérée des
affres de la déshumanisation et de l’injustice sociale sous les formes
les plus perverses ; personne n’a le droit de mentir, aussi bien à
lui-même qu’à ses frères et sœurs.
C’est cette forte conviction qui m’a amené à choisir le
camp de notre peuple depuis 2002 jusqu’à ce jour. Dans ce combat, je me
suis investi en toute sincérité, totalement, pour bâtir en apportant ma
pierre à l’édifice d’un Togo Prospère, solidaire et démocratique aussi
bien pour notre génération que celles à venir. Ce souci de la cause
commune a fécondé en moi une vision pour notre pays afin de ramener la
confiance et redonner du plaisir à vivre à chaque fille et fils du
Togo. C’est cette vision qui fonde le programme politique d’OBUTS
intitulé « Ensemble pour un Togo Prospère », qui est le ciment du
contrat de confiance que j’ai conclu le 04 février, avec l’ensemble de
notre peuple. C’est aussi cette vision qui dicte ma fidélité aux forces
supérieures qui nous guident et qui m’ont inspiré ce pacte hautement
symbolique avec le peuple, afin de ne jamais trahir sa cause, quelque
soit le prix personnel à payer.
Togolaises, Togolais, Mes Cher(e)s Compatriotes,
Convaincu que « L’Amour porte dans le don de soi sa propre plénitude »,
je n’ai pas hésité un seul instant à me joindre sincèrement à mes
frères de l’opposition démocratique, récemment à Paris, en acceptant de
me mettre en retrait, pour que puisse exister le Front Républicain pour
le Changement et l’Alternance. J’ai accompli cette démarche, parce que
j’entends chaque jour le cri de détresse de notre peuple, spécialement
de notre jeunesse qui a tout donné depuis bientôt 20 ans pour avoir
droit à plus de liberté, de dignité et une vie épanouie sur la Terre de
nos aïeux. J’ai cru en cette initiative et espéré que très vite les
forces démocratiques se coalisent autour d’une plate forme commune de
gouvernement et d’une stratégie cohérente pour affronter dans la
dignité l’adversaire commun qu’est la dictature qui ne dit pas son nom,
du pouvoir en place.
Force m’a été de constater que depuis mercredi 10
février, les jours se sont succédé sans que jusqu’à ce jour, rien n’ait
déjà été mis en œuvre en commun. Pire encore, des décisions justifiées
par une situation d’irrégularité au sein de la CENI, mais extrêmement
périlleuses quant à leurs conséquences politiques, ont été prises sur
fond de déchirures internes et surtout de duplicité sans qu’aucune
concertation n’ait eu lieu avec les autres partenaires.
Pendant ce temps, le RPT et son appareil s’organisent
froidement, avec maintes turpitudes, pour maintenir à tout prix le
statu quo dans le mépris total de l’indicible souffrance de notre
peuple.
Le combat que je mène aujourd’hui pour un Autre Togo,
n’autorise ni l’amateurisme politique, encore moins la duplicité et les
stériles jeux d’appareil. La crise actuelle au sein de la CENI
occasionnée par le retrait des représentants de l’opposition
parlementaire à quelques heures de l’ouverture de la campagne
électorale, ajoutée au constat de l’absence de synergie, de cohérence
et de cohésion au sein du Front Républicain que nous avons contribué à
créer, m’amène à prendre mes responsabilités devant l’histoire, notre
peuple et Dieu en assumant pleinement ma candidature à l’élection
présidentielle du 04 mars prochain.
Alors que s’ouvre la campagne électorale, les dernières
turpitudes orchestrées par le pouvoir en place, n’autorisent pas la
moindre hésitation ni tergiversation. Elles ne s’accommodent pas
davantage de l’absence de stratégie et de plate forme politiques, pour
venir à bout de l’implacable machine destructrice des ennemis de la
République.
Je prends donc solennellement l’engagement de défendre
par tous les moyens l’inexorable victoire du peuple togolais, de
rassembler toutes les filles et tous les fils du Togo venus de tous
horizons, quelle que soit leur famille politique autour du programme
d’action d’OBUTS pour la refondation morale, politique et
socio-économique de notre pays.
J’invite à l’engagement le plus profond tous les
jeunes, tous les corps institutionnels et professionnels, toutes les
autorités confessionnelles, nos frères et sœurs des forces de sécurité
et de l’ordre, tous les membres de la communauté internationale
partenaires du Togo, notamment l’Union Européenne, les Etats-Unis, la
CEDEAO qui se sont investis pour que la démocratie franchisse un
nouveau pallier au Togo, à l’occasion de cette élection présidentielle,
à se tenir mobilisés et prêts, pour veiller sans compromission de
quelque nature que ce soit au bon déroulement du scrutin. Chacun pour
sa part doit en toute sincérité, œuvrer à préserver l’intégrité du
résultat qui sortira des urnes au soir du 4 mars prochain, dont je suis
persuadé qu’après tant d’années de lutte et d’espérance, rendra au
peuple sa souveraineté.
Je sais que notre cause est juste et notre engagement
sans duplicité. Je suis persuadé que Dieu et toutes les forces
positives de l’Univers sont à nos côtés, pour nous aider à briser les
chaînes de l’oppression et rendre au peuple togolais sa Liberté et sa
Dignité.
Togolaises, Togolais, Mes Cher(e)s Compatriotes,
Alors que l’heure est venue de livrer l’ultime combat politique, je me
mets en route pour gravir le « Golgotha » de la Libération Nationale de
notre pays. N’ayez pas peur et ayez d’abord confiance en vous-mêmes,
soyez mobilisés plus que jamais pour faire vivre du tréfonds de votre
être chaque couplet de notre hymne national « La Terre de nos Aïeux ».
Soyez certains que nous réalisons toujours ce que nous croyons juste,
prenez conscience de la force que tous unis nous représentons, ayez
énormément de confiance en l’issue heureuse de cette dernière étape de
notre éprouvante, mais ô combien exaltante, lutte citoyenne.
« La terre n’a pas soif du sang des grands guerriers
mais de la sueur des hommes » dit la sagesse chinoise. Il en est de
même sur la « Terre de nos Aïeux ».
Que Dieu nous accorde le regain d’énergie nécessaire
qui fera la différence, pour que tous les regards du Monde tournés vers
nous, soient témoins de l’avènement du Togo Libéré et Prospère !
Unissons-nous, tous Ensemble pour un Togo Prospère !
Les documents liés à l'article
Il n y a encore une fois que les aveugles qui n ont pas vu venir. Moi,
cela ne m etonne guere et je le savais depuis.
le but est simple, pousser l opposition traditionnelle a boycotter pour
prendre la place. Il ne nous a jamais dit au fil de ces nombreuses
sorties ce qu il a fait pour que le front marche. RIEN. que de constats
en constats. Si lui seul peut reussir sans l UFC, ils seront encore
plus forts a trois, toujours sans l UFC.
En tout cas, si le salut passe par la, et bien GO.
D autres rebondissements nous attendent dans les jours a venir. C est devenu maintenant la realite quotidoenne de notre lutte.
et voilà le vrai visage de l homme. en réalité, il n a jamais adhéré au
front de paris. il pensait affaiblir jpf pour s en prévaloir et c est
pour cette raison qu il sortait les communiqués pour opposer gil à
fabre. il a demandé à yamgnane et le joindre dans un tandem pour isoler
fabre et le bréton a refusé parce qu il sait que agbé ne représente
rien sur le plan électoral. a l"heure où il fait passer son message
yamgnane, jpf abi tchessa et les autres sont en train de peaufiner une
stratégie commune. finalement agbé hors du front c est un souci de
moins. qu il aille se faire foutre.
Tout ça à cause d un seul Ghil !,c est pathétique.
Pendant ce temps les enfants de ces comédiens ? ,travaillent dans les
grandes sociétés internationales en Europe,et ne connaissent en aucun
cas les affres de la misère, sous le soleil Togolais.Ils peuvent se
soigner, épargner, se payer des vacances, rouler dans de luxueuses
voitures,et convoiter de jolies femmes.Ainsi va l Afrique c est
pathétique.
je suis triste, je pleure, je suis togolais ? je ne sais pas...les
togolais sont l image de leur pays..je suis malade..je vie des jours
difficiles. L ufc,le car, l obuts...j ai cru ils allaient chasser faure
et le rpt du pouvoir.C est dure d accepter que Gilchrist, Agboyibor,
Agbeyome sont pires que Faure, c est vrai, c est ca le togo, c est ca
nous les togolais...
Merci que le bon Dieu garde le pays.
eh oui qu il aille se faire foutre comme l a si bien dit Kotoka. son
appartenance au front avec son passé lugubre était déjà un problème. qu
il décide de faire cavalier seul c est tant mieux. il ne connait pas ce
peuple. son score sera entre zéro et moins l infini. de toute façon ce
qui rassure est que jpf est toujours dans la course et son attelage
avec yamgnane constitue un ticket qui fera mal à Faure. in fine
agbéyomé c es un mythomane, un chien qui se prenait pour un éléphant.
son départ du front est un soulagement. en plus de jpf et yamgnane, l
arrivée de péré, abit tchessa, tchassonna sera un bon coup. peuple
togolais courage, dieu est en train d extirper de tes rangs les
traitres et fourbes. de toute façon agbéyomé est n habitué de la
trahison et son geste actuel ne surprend personne.vive le front et et
vive l alternance avec jpf et yamgnane. le reste c est du bruit pour
rien.
Ce petit pays n en fini jamais aves ces grands et redoutables
problemes.Mais pour moi le grand probleme reside ailleurs,c est un
probleme typiquement togolais qui consiste a s auto -evaluer.vos soit
disant intellectuels(opposants,politiciens,ministres,deputes,et meme
president)sont tous des flaimards.Alors une solution,bien que cela
puisse paraitre ridicule :PEUPLE TOGOLAIS SOYEZ CONSENTANT VOUS AVIEZ
TROP SOUFFERT,RATTACHE LE RESTE DE CE PAYS PAYS AU GHANA VOISIN QUI
SONT D AILLEURS VOS COUSINS ET QUI EN CE MOMENT EST UN BEL EXEMPLE DE
DEMOCRATIE EN AFRIQUE
Paul Dodji APEVON Dans
un communiqué rendu public le 13 fevrier 2010, le Comité d'action pour
le renouveau a demandé à ses membres à la CENI de se se retirer.
Selon
le communiqué «En raison de la rigidité du pouvoir et de ses
représentants au sein de la CENI, ces revendications ont été rejetées
au point que les élections en perspective apparaissent comme une
véritable mascarade que le CAR n’est pas prêt à cautionner.
C’est
pourquoi, le CAR a demandé à ses représentants dans la CENI et à son
candidat, Me Yawovi AGBOYIBO, de suspendre leur participation au
processus électoral jusqu’à ce que des solutions appropriées soient
trouvées à ces revendications.»
Communiqué Du CAR annonçant la suspension de la participation du CAR au processus électoral
Le
Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) tient à porter à la
connaissance du public qu’il a adressé ce samedi 13 février 2010 au
président de la CENI la correspondance dont la teneur suit :
« Monsieur le Président,
Notre
parti, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) tient à vous rappeler
que dans la correspondance qu’il vous a adressée le 17 janvier 2010 et
lors des discussions qui se sont déroulées récemment à Ouagadougou sous
l’égide du Facilitateur son Excellence Blaise COMPAORE, il a, au titre
des mesures visant à garantir la régularité et la transparence du
prochain scrutin présidentiel, formulé les revendications ci-après:
1. la reprise de la révision des listes électorales, en raison des graves anomalies ayant entaché celle qui a eu lieu,
2.
la définition de mesures consensuelles devant garantir le respect des
dispositions du code électoral concernant le vote par procuration,
3. la suppression pure et simple du vote par anticipation,
4. l’adoption des bulletins à souche pour en assurer une meilleure traçabilité,
5.
l’authentification des bulletins par la signature de deux membres des
bureaux de vote à raison d’un par sensibilité politique,
6. le consensus au sein de la CENI sur la procédure de centralisation des résultats,
7. Le report du scrutin à une date qui prenne en compte les problèmes à résoudre.
En
raison de la rigidité du pouvoir et de ses représentants au sein de la
CENI, ces revendications ont été rejetées au point que les élections en
perspective apparaissent comme une véritable mascarade que le CAR n’est
pas prêt à cautionner.
C’est
pourquoi, le CAR a demandé à ses représentants dans la CENI et à son
candidat, Me Yawovi AGBOYIBO, de suspendre leur participation au
processus électoral jusqu’à ce que des solutions appropriées soient
trouvées à ces revendications.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée. »
Conformément
à cette correspondance, les deux représentants du CAR à la CENI ainsi
que son candidat à l’élection présidentielle ont adressé au président
de la CENI des courriers lui notifiant leur décision de suspendre leur
participation au processus électoral.
Fait à Lomé, le 13 février 2010, Le Président National, Me Paul Dodji APEVON
Présidentielles : Brigitte Adjamagbo-Jonhson de la CDPA suspend sa participation
La candidate des socio-démocrates togolais de la CDPA, Brigitte
Adjamagbo-Jonhson a annoncé cet après midi au cours d’une conférence de
presse au siège du parti, la suspension de sa candidature au processus
électoral. Son parti reproche à la CENI les manquements graves dans la
préparation des élections. Si celle-ci et le pouvoir ne prennent pas en
compte les revendications liées à la fiabilité des élections, la CDPA
entend mener d’autres actions. La candidate a rejeté néanmoins l’idée
de boycotter les élections du 04 mars prochain.
Selon des informations dont dispose le MO5, le pouvoir
RPT cédera sur certains points des exigences de l’opposition, notamment
celui de la signature sur des cartes d’électeurs. Nous y reviendrons.
« Le comportement de l’opposition togolaise est inqualifiable ; ses
leaders, champions du boycott, doivent disparaître du paysage politique
». Nicolas Lawson (photo), le candidat du PRR, ne mâche pas ses mots.
« Nous avons l’opposition la plus bête et la plus criminelle de la
sous-région. Elle qui prétend incarner le peuple, pourquoi a-t-elle eu
peur d’aller à ces élections ? », s’interroge M. Lawson qui livre
aussitôt la réponse : « Tout simplement parce que cette bande de voyous
n’a pas de programme et de vision nationale. Je suis en colère contre
cette race d’homme politique au Togo ».
Le président du Parti du renouveau et de la rédemption rappelle affirme
que les représentants de l’opposition ont « trahi les aspirations du
peuple togolais ».
Nicolas Lawson a indiqué que son parti entrerait en campagne dès mardi. Le Togo élira son président le 4 mars prochain.
« Obuts rappelle au peuple togolais et à sa diaspora, qu’elle n’entend
pas cautionner un boycott ». Agbéyomé Kodjo, le président de ce parti
d’opposition et candidat à l’élection présidentielle a mis en garde
dimanche contre les « dernières évolutions de l’actualité politique »
qui sont « fort préoccupantes ».
M. Kodjo vise en particulier l’UFC qui « en annonçant la suspension de
sa participation à la Céni et en qualifiant de hold-up la candidature
de Monsieur Jean Pierre FABRE fragilise implicitement le front naissant
et discrédite aux yeux de l’opinion, du gouvernement sortant ainsi que
de la communauté internationale le choix porté sur son représentant. ».
Le président d’Obuts ajoute que l’ « attente de la base de l’électorat
des forces démocratiques vient d’être plombée par les dissonances au
sommet de l’UFC et le silence pesant de son Président National, M.
Gilchrist OLYMPIO ».
Mais Obuts ne critique pas seulement l’UFC, le CAR en prend également
pour son grade. « (…) sa décision (…) de suspendre sa participation aux
travaux de la Céni, assortie du retrait de son candidat Maître Yawovi
AGBOYIBOR du processus électoral, vient renforcer le désarroi du peuple
togolais face à l’absence de synergie, de cohérence et de cohésion au
sein des forces démocratiques », explique Agbéyomé Kodjo.
Enfin, Obuts « déplore la suspension de la participation de
l’opposition parlementaire (UFC et CAR, ndlr) aux travaux de la Céni et
souhaite vivement qu’une solution rapide puisse être trouvée à cette
crise ». Le Togo élira son président le 4 mars prochain.
UFC : Jean-Claude HOMAWOO exclu du parti ? Le vice-président de la CENI et délégué pour
le compte de l’UFC, Jean-Claude Homawoo a été exclu du parti hier soir
au cours d’une réunion du bureau politique. Le parti n'en peut plus des
agissements de sabotage en règle de son délégué à la CENI. -
[ 2/14/2010 ]
Cette exclusion fait suite à une déclaration de Jean-Claude Homawoo au
cours de laquelle il dit se désolidariser de la décision de suspension
des délégués de l’UFC à la CENI prise par le vice-président Patrick
Lawson. Monsieur Homawo conteste cette décision qui n’émane pas de
Gilchrist Olympio, le président national de l’UFC. Selon M. Homawoo dit
qu’il est « de continuer à participer aux travaux en attendant que M.
Olympio fasse connaître sa position ». . « Je prendrais part à tous les
travaux de la Céni en tant que technicien de l’UFC. Si le président
national du parti me demande de quitter la Céni alors je quitterais »,
a-t-il ajouté.
En outre, M Homawo déclare qu’il ne soutient pas la candidature de Jean-Pierre Fabre, candidat de son parti à la présidentielle.
«
Il y a eu un hold-up sur la candidature de Gilchrist Olympio. Celui là
même qui a été le seul et unique candidat désigné par le congrès du
parti lors de ses assises le 17 et 18 juillet 2008 ; le congrès n’en a
pas désigné d’autre », a-t-il dit lors d’une interview au site officiel
republicoftogo.
« Ce n’est pas un choix fait par les instances
du parti. C’est un véritable hold-up qui s’est opéré. Une rétention sur
le dossier de Gilchrist Olympio pour faire passer le dossier de Fabre.
Dans ces conditions, je ne peux soutenir Jean-Pierre Fabre »,
déclare-t-il.
Trop, c’est trop, les instances du parti ne
peuvent plus permettre les agissements de cet homme, à la base des
convulsions qui minent le parti depuis quelques semaines. «Il sera
exclu ce soir au cours de notre réunion », a déclaré Eric Dupuis, le
secrétaire national à l’information de l’UFC.
Le coming-out de
Jean-Claude Homawoo est considéré comme un acte de haute trahison. Au
sein du parti, on se mord les doigts d’avoir accepté ce serpent dans
les instances dirigeantes. On le considère comme une taupe et de
sources concordantes, il aurait amené, avec son frère, le dossier de
candidature de G. Olympio à la Présidence de la République, en
suppliant Faure Gnassingbé de faire pression sur la Cour
Constitutionnelle pour avaliser la candidature de M. Olympio et
invalider celle de M. Fabre.
Ancien chef de protocole d’Eyadema,
ancien ambassadeur du Togo au Zaïre, Jean-Claude Homawo est considéré
comme une taupe du RPT à présent au sein du parti et qui s’active à le
déstabiliser. Il est considéré comme un vendu, un vrai.
Cet
homme vient par ces agissements saboter littéralement tout le long est
fastidieux travail de l’opposition pour chasser Faure Gnassingbé du
pouvoir
Rien ne va plus à l’UFC. C’est maintenant Jean-Claude Homawoo, membre
de cette formation, qui dénonce les pratiques au sein du plus important
parti de l’opposition. Il
continuera de siéger à la Céni, malgré le retrait de l’UFC annoncé
vendredi, et affirme qu’un coup tordu a été mené pour empêcher
Gilchrist Olympio de se présenter à la présidentielle. « Il y a eu un
hold-up sur la candidature d’Olympio », affirme M. Homawoo qui a
rencontré le leader de l’UFC en fin de semaine à Paris.
Vous qualifiez de grave, la décision de l'UFC de se retirer de la Céni. Jean-Claude Homawoo : Effectivement, je ne suis pas d’accord
avec cette décision et je ne l’a comprend pas. Le travail à la Céni
consiste à organiser les élections auxquelles participe l’UFC. Son
retrait n’a aucun sens.
J’ai appelé Patrick Lawson, le premier vice-président, et lui indiquant
que ce retrait devait être porté à la connaissance du président du
parti, en l’occurrence Gilchrist Olympio, et avalisé par ses soins. En
attendant, Je continuerais à participer aux travaux.
Mais la Céni a déjà enregistré votre retrait et celui de vos collègues de l’UFC. Jean-Claude Homawoo : La Céni a pris acte de ma suspension, mais
je suis en droit de faire comprendre à l’institution que je n’étais pas
au courant et maintenant que je le suis et que je décide de continuer à
participer aux travaux en attendant que M. Olympio fasse connaître sa
position. Je prendrais part à tous les travaux de la Céni en tant que
technicien de l’UFC. Si le président national du parti me demande de
quitter la Céni alors je quitterais. D’où vient la crise au sein de l’UFC ? Jean-Claude Homawoo : La crise vient de ce que il y a eu un
hold-up sur la candidature de Gilchrist Olympio. Celui là même qui a
été le seul et unique candidat désigné par le congrès du parti lors de
ses assises le 17 et 18 juillet 2008 ; le congrès n’en a pas désigné
d’autre. L’UFC est vraiment en crise. S’agissant de la candidature de
l’UFC à l’élection présidentielle, il y a deux courants au sein du
parti. D’abord celui qui se nomme des Amis de Gilchrist Olympio (AGO)
et l’autre partie constitué par les +réformateurs+ de l’UFC.
Vous n’êtes pas d’accord non plus avec la candidature de Jean-Pierre Fabre. Jean-Claude Homawoo : Je ne sais d’où sort cette candidature. Ce
n’est pas un choix fait par les instances du parti. C’est un véritable
hold-up qui s’est opéré. Une rétention sur le dossier de Gilchrist
Olympio pour faire passer le dossier de Fabre. Dans ces conditions, je
ne peux soutenir Jean-Pierre Fabre. Vous venez de rencontrer Gilchrist Olympio à Paris. Comment se porte-il ? Jean-Claude Homawoo : Gilchrist Olympio n’est pas malade, il est
bien portant, je viens de le quitter. Olympio a glissé dans les
escaliers. Il a une fracture aux genoux et une contusion au cou et dans
le dos. Ce n’est pas une maladie !
M. Olympio n’est pas alité. On a voulu faire circuler cette rumeur pour
laisser croire qu’il était gravement malade, hospitalisé, ou même
agonisant. C’est faux !
Ayant été au cœur et acteur de l’événement, je n’ai vu à aucun moment
le dossier de Gilchrist Olympio à la Céni. Le dossier envoyé a été
volontairement tronqué et ne présentait pas tous les documents
nécessaires. Si
l’on veut avoir des élections apaisées au Togo, il faut coûte que coûte
que Gilchrist soit candidat, ou alors que ce dernier désigne
formellement quelqu’un. Cela n’a pas été fait pour le moment.
Incapable de gouverner son pays, Faure s’en remet à Blaise Compaoré
« Il y a bel et bien un pilote dans l’avion Togo », a dit Faure dans
une interview accordée au magazine panafricain Jeune Afrique. Mais ceci
semble ne pas se vérifier dans la pratique.
Le mercredi 10
février dernier, Faure a signé un décret pris en conseil des ministres.
Celui-ci convoque ainsi le corps électoral pour le 28 février mais un
jour seulement après soit le jeudi 11 février le même président revient
sur sa décision et signe un autre décret abrogeant le premier. Ce
dernier convoque le corps électoral le jeudi 04 mars prochain. Tout
ceci, c’est après que la classe politique togolaise s’est transportée à
Ouagadougou chez le Moro Naba qui n’a rien trouvé d’autre que de dire à
son homologue de revoir sa copie en repoussant la présidentielle de 4
petits jours. Cela valait-il la peine quand on sait qu’en 4 jours,
aucune amélioration significative ne peut être apportée à un processus
vicié depuis le départ.
Rien à faire pour amener le médiateur
de la crise togolaise Blaise Compaoré à comprendre que le Togo n’est
pas son Burkina-Faso. De toutes les façons, le roi des Mossis Blaise
Compaoré ne fait que jouer son rôle d’ordonnateur des déblocages
politiques au Togo.
Si les Togolais eux-mêmes n’avaient
décidé un de ces quatre matins de courir le voir pour n’importe quelle
peccadille, il ne se comporterait de la sorte. Il est à la fois
président de son Burkina chéri et du Togo. Quelle prouesse pour un
homme de sa trempe, un capitaine de son Etat qui avait zigouillé sans
état d’âme son frère et ami Thomas Sankara pour parvenir au pouvoir.
Un chef d’Etat qui peine à balayer sa maison peut-il apporter
grand-chose à un de ses voisins fût-il le Togo? En effet, Faure a dû
revenir sur son décret pris en conseil des ministres le mercredi 10
février dernier pour faire la volonté de son ami Blaise qui
recommandait que la présidentielle prévue antérieurement le 28 février
soit repoussée au 04 mars prochain. « Soit il est président ou il ne
l’est pas. Faure n’a pas à chaque fois à recourir au président du Faso
pour diriger le Togo.
En tout cas, ça me fait mal que, pour un
oui ou un non, la classe politique gambade tels des bambins vers Blaise
Compaoré », a déclaré Ekué Anthony jeune entrepreneur à Lomé. A en
croire des loméens à l’heure actuelle, Faure se montre de plus en plus
incapable en voulant tout confier au président Blaise Compaoré.
D’aucuns prennent l’exemple de l’affaire Kpatcha pour illustrer combien
de fois Faure est maladroit dans l’exercice du pouvoir d’Etat. Selon
eux, cette affaire est simplement familiale et ne pouvait être réglée
par des armes lourdes comme ce fut le cas dans la nuit du 13 au 14
avril 2009. « En quoi le fait d’exiger à voir clair dans la gestion de
la fortune paternelle est-il une affaire d’Etat au point de susciter le
pilonnage à l’arme lourde de sa maison ? », s’est interrogé un jeune
proche de la famille Gnassingbé.
Faure a déjà prouvé de quoi il
est capable. Il ne sait que récompenser ses amis, copines et autres
inconditionnels dont la compétence laisse à désirer. Sinon, des
ministres tels Komlan Mally, Ibrahima Méimounatou, Ninsao Gnofame et
Dogbé font-ils quoi concrètement dans le gouvernement ?
Point
n’est besoin de rebattre les oreilles des Togolais comme quoi Faure
demeure l’homme de la situation et avec lui le Togo a de belles
perspectives devant soi. Seuls les métayers qui trouvent leur compte
dans le bourbier togolais continuent par ânonner de telles fadaises.
Sinon la majorité des Togolais pense le contraire et sont prêts à le
prouver pour vu que le jeu des chaises musicales à la Togolaise soit
au moins teinté d’un peu de transparence, d’équité et de crédibilité.
La résidence de l'ancien président du Ghana, Jerry Rawlings, a été
rasée dimanche à Accra dans un incendie qui n'a pas fait de victimes
mais a détruit tous ses effets personnels, a rapporté sa famille. M.
Rawlings, qui présidé le Ghana de 1981 à 2000, se trouvait hors de la
capitale au moment du sinistre et sa femme et sa fille ont pu échapper
aux flammes. Il a fallu trois heures aux pompiers pour éteindre
l'incendie dont les causes n'ont pas été immédiatement déterminées.
Publié le 14/02/2010
Togo présidentielle: Le Dictateur Compaoré exagérément complaisant
On ne sait pas si le président du Faso a perdu son latin dans le dossier togolais
mais l'on ne comprend pas son laxisme face à l'entêtement du RPT. La dernière fois,
il n'a pu rien faire pour amener les protagonistes togolais à un accord, fût-il minimal.
Il s'est contenté de les regarder discuter et discourir, sourire peut-être aux délégués
du RPT pour enfin dire qu'il va prendre contact avec le président Faure Gnassingbé.
Oublie-t-il que Faure Gnassingbé est candidat du RPT à la présidentielle ? Voudrait-il
que ce dernier qui veut gagner le prochain scrutin décide autre chose que la position
de ses lieutenants ? Ce n'est pas exclu.
Cependant, tout se passe comme si Compaoré ferme les yeux sur ce qui
se passe d'irrégulier et d'injuste dans le dossier togolais, s'emmurant dans un silence
et dans une inaction déconcertants, surprenants et inquiétants. Serait-ce parce que le
Togo n'a pas fait la guerre comme en Côte d'Ivoire ? Où a-t-il pour mission d'être le
garant de la réélection du président sortant ? Si tel est le cas, qu'on le dise afin que
s'arrêtent les comédies de Ouagadougou.
Depuis l'Accord Politique Global (APG), il est devenu amorphe et inefficace. Sa mission
semble finie avec cet accord qui a donné un visage humain au hold-up sanglant de 2005.
Accepte-t-il dans son pays une élection où en 3 ans la population électorale croisse dans
une marge de 20%. S'il ne dit rien devant une telle énormité, c'est à croire que lui-même
en est capable dans son Faso. C'est regrettable que les arbitres deviennent des alliés des
bourreaux contre les victimes.
N'importe comment, Compaoré et toute la communauté internationale doivent savoir que
mille et une sensibilisations à la non violence ne produiront aucun fruit tant que les
citoyens n'ont pas la garantie que leur vote est compté sans fantaisie ni tricherie. A
moins qu'il veuille être à nouveau médiateur dans la prochaine nouvelle crise togolaise.
Blaise Compaoré - Laurent Gbagbo : tête à tête décoiffant
Me Yawovi Agboyibo se dénude
et montre une fois encore sa vraie nature
2010
Le président d’honneur du Comité d’Action
pour le Renouveau (CAR), Me Apollinaire Yawovi Agboyibo a
fini par montrer sa vraie face. Il a réussi sa mission,
compromettre la candidature unique de l’opposition.
Le Bélier noir de Kouvé a opposé un
refus catégorique en claquant la porte à la
réunion de Paris qui devait régler définitivement
le problème. Le bon sens ne peut qu’être étonné par
cette position de Me Yawovi Agboyibo, vu qu’il a toujours
clamé la candidature unique de l’opposition
pour venir à bout du régime RPT. Son parti
est d’ailleurs avec l’UFC co-initiateur des discussions
sur cette quête. Le leader du CAR a toujours peint
son alter ego de l’UFC comme le frein à cette
union, et il faut avouer que l’«opposant
historique» prête beaucoup le flanc,
de par ses écarts de langage qui sont des marques
de condescendance. Mais aujourd’hui c’est
Agboyibo lui-même qui s’est dénudé,
montrant à la face du monde sa réelle nature:
Faure, en reportant la date des élections au jeudi 4 mars, ne fait-il pas un geste de mauvaise gouvernance ?
En effet, un jour d’inactivité au Togo coûte plus de 4 milliards FCFA
en termes de PIB. Le Togo n’a-t-il pas besoin de ces 4 milliards FCFA
pour se permettre de les gaspiller de la sorte ? Je rappelle à cet
effet que tous les pays développés choisissent le jour non travaillé du
dimanche pour effectuer les élections nationales, justement pour ne pas
perdre une journée de production !
Cette nuance a dû échapper au Président Togolais, qui a fait des dons
de plusieurs milliards FCFA depuis un an à diverses associations et
communautés pour redorer son image sociale auprès des populations
togolaises.
Et
cette perte de PIB a dû échapper à ses conseillers du RPT, habitués
qu’ils étaient, du temps d’Eyadema, à décréter fériées les journées du
13 janvier et du 23 septembre ou d’autres journées accueillant des
visites de chefs d’Etat étrangers...etc.
En y réfléchissant
bien, on réalise pourquoi le revenu réel par tête du Togolais a pu
dégringoler sans pitié depuis 1982, jusqu’à diviser par 3 le niveau de
vie du Peuple Togolais en 30 ans, alors même qu’il n’y a pas eu
d’alternance au pouvoir : cela diffère fondamentalement des pays
démocratiques où l’alternance/ changement du Parti au pouvoir
sanctionne toute régression économique ou sociale. Aussi, faut-il
croire que cette stabilité de nos gouvernants au Togo relève du mystère
...
Et cela me fait penser à mon confesseur qui ne cessait de
répéter que « les voies du Seigneur sont impénétrables », pour
justifier l’inexplicable et les injustices subies par les populations
innocentes... Et, je me dis aussi, que « les voies du pouvoir togolais
sont tout aussi impénétrables » ! Dans cette optique, le Peuple
togolais est exhorté à espérer que le changement surviendra dans la
PAIX, dans une paix électorale sauvegardée par la « Force Sécurité
Présidentielle », dite « FOSEP 2010 », dirigée par le Colonel YARK. Son
dispositif complet vient d’être mis en place, avec des matériels
d’intervention et des équipements logistiques financés par l’Union
Européenne, le tout sous la supervision du Haut Commissariat aux Droits
de l’Homme (HCDH) au Togo. Quoi de mieux ?
Il faut aussi
distinguer ce volet sécuritaire des opérations électorales proprement
dites, toujours financées par l’Union Européenne, tout en étant
officiellement organisées par la CENI, sous la supervision du PNUD.
Quoi de plus transparent à attendre ?
Ainsi va le Togo sur son
chemin démocratique, comme l’avait promis le Président Faure... d’une
transparence totale des élections !
Dois-je, pour autant,
remercier l’Union Européenne, le Haut Commissariat des Nations Unies
aux Droits de l’Homme au Togo, ainsi que le PNUD pour leurs
contributions à nos prochaines élections paisibles et transparentes ?
Je ne saurai y répondre encore.
Dois-je aussi remercier le Bon
Dieu d’être devenu libéral, pour n’avoir pas conservé le monopole des
voies impénétrables au sujet de l’organisation des élections
présidentielles au Togo ? Ne dit-on pas que le doute est le propre de l’Homme ?
Ma conscience me dit : « Wait and See » !
Nadim Michel KALIFE, économiste togolais, analyste de la vie politique togolaise.
Félix Sagbo, l’argent et
le travail au noir en Belgique Félix Sagbo
Après avoir tout fait pour phagocyter les opposants politiques
de la diaspora en Belgique à la cause du monarque Faure
Gnassingbé, Son Excellence le Représentant du Togo
auprès de l’Union européenne Félix
Kodjo Sagbo ne manque pas de parler lui. Et négativement.
D'anciens fonctionnaires de l'Ambassade du Togo
s'apprêtent à déposer
plainte contre l'Etat togolais (l'ambassade du Togo) parce que
de 2005 à fin 2008, ils avaient travaillé au noir sans être
déclaré officiellement.
Ils touchaient des salaires de misère et n'ont aucune
sécurité sociale. Pire ils subissaient de la pression
constante de l'Ambassadeur et de son comptable de l’époque
M. Nika qui a été affecté entre temps à Paris.
L'Ambassadeur procédait à du clientélisme
en faisant des contrats de travail à ses proches et à des
membres de sa famille.
Nous sommes donc allés aux nouvelles et sommes tombés
sur des informations croustillantes. A déguster modérément.
Sur les 15 personnes qui travaillent à l'ambassade, la
plupart sont sans contrat de travail et d’autres opèrent
avec des contrats fictifs, ce qui est très grave dans
le droit belge et est punissable de peines de prison et d'amendes
lourdes. Et si c'est une représentation diplomatique qui
agit ainsi il y a tout le discrédit que cela peut laisser
planer sur notre pays.
1- Mme Atsu Amélé Marie, épouse Lawson,
secrétaire de direction a travaillé de septembre 2005 à décembre
2008 à l'ambassade
sans contrat de travail pour un salaire mensuel de 800€
2- Mme Assogbavi Honorine secrétaire de direction sans
papier, a travaillé à l'ambassade de 2006 à 2008
sans contrat de travail, salaire 750€ mensuel
3- Mme Adadé Cathérine qui s'occupe des ONG et
de la diaspora est engagée depuis octobre 2006 à décembre
2008 au noir à l'ambassade
pour 750€
4- M. Bonfoh M'ba, sans papier est au service des passeports
et des visas pour 750€ de 2006 à fin 2008
5- M. Koumaplé Kenneth, retraité en Belgique travaille
au noir pour 750€ à l'ambassade du Togo en Belgique.
Il s'occupe des relations avec les ACP-UE.
Sentant la presse vouloir s’occuper de
ce dossier, Sagbo avait procédé à des subterfuges
pour mettre tout ce monde à la porte avec un préavis
qui frise la méchanceté. Comment peut-on remettre
un préavis
de fin de service à des gens qui n’ont jamais été déclaré comme
travailleurs auprès des autorités belges. La méchanceté,
disons-le est le fait de mettre ces parents à la porte
alors qu’ils ne peuvent même pas bénéficier
du chômage. Ils se retrouvent sans boulot, sans chômage
et pour certains sans revenu social d'intégration.
Fait grave et dans le même temps, le propre beau-frère
de M. Sagbo, M. Ayi Jibidar qui vient d'arriver en Belgique,
a été engagé à l'ambassade avec
un contrat de travail et est déclaré au
secrétariat social, l'organisme qui s'occupe des travailleurs
en Belgique.
Le comptable de l'ambassade M. Kiliyou Komlan, qui avait été
rappelé à Lomé,
avait résisté un long moment avant d'obtempérer.
Une question tout de même, sur quel budget l'ambassade
avait-elle payé ces «employés»?
Cet argent provient d'où? Des informations recoupées
confirment que le comptable de l'époque et l'Ambassadeur se sont
servis à leur
guise sans rendre des comptes. La preuve, les nombreuses fêtes
que Sagbo organise.
Ces quelques noms ci-dessus énumérés ne
sont qu'un aspect visible de ce qui se passe réellement à l'ambassade.
Il faut préciser qu'au départ, ces «employés» étaient
payés 500€ le mois, avant de voir leurs rémunérations
augmenter. Sur quelle base l'ambassadeur a-t-il augmenté les
salaires?
Si d'aventure ces gens portent plainte, comme ils veulent le
faire à présent, cela va être grave.
Le Togo n’a plus besoin d’une mauvaise publicité.
Ceux qui sont dans la logique conservatrice et de vol de deniers
publics doivent répondre de leurs accusations un jour.
Sagbo doit quitter ses fonctions d’Ambassadeur, il y va
de l’intérêt de notre pays.
ASSAINISSEMENT DE LA VILLE LOME POSE PROBLEME
Depuis
le mois de janvier, l’assainissement de la ville de Lomé a enfin
démarré chaotiquement. Ce que la ville compte comme caniveau au lieu
d’égout va être passé au peigne fin par une société de la place qui
utilise des mains d’œuvre bon marché. Tout le travail est fait main,
made in Togo. Elogieux, non ?
Seulement voilà, le sable est extrait de la rigole avec de la
pelle mais laissé juste au pied de celle-ci. Les dalles qui couvrent
les caniveaux sont enlevées et croupissent à côté du sable. Et le sable
et les dalles en béton resteront là jusqu’à la prochaine pluie.
Résultat: Les caniveaux recevront de nouveau leur sable et leurs
déchets si chèrement extraits et non évacués. Des taxi motos Zémidjans
et des voitures tomberont dans le trou, ou carrément ce sont des
piétons qui se fractureront le tibia ou auront des entorses. Cela pose
problème. Assainissement de la ville ou piège pour la population ? La
question est là !
Les autorités de la voirie et les présidents
de délégation (c’est comme cela qu’on nomme désormais les personnes
désignées par l’Etat pour servir de maires au Togo) voient tout cela et
ferme les yeux. On se pose des questions sur la portée de cette action
à l'allure électoraliste. Après, on s’étonne des inondations
dramatiques. Pauvre Togo !
Agboyibo et Olympio font Chine Chine, Togo Togo
Léger report de l’élection présidentielle du 28 février 2010
Le scrutin présidentiel du 28 février a été reporté au 4 mars 2010. Ce
report devrait permettre de corriger les irrégularités relevées durant
les opérations de révision des listes électorales. La campagne
électorale s’ouvrira finalement le mardi 16 février 2010. Mais ce délai
très court permettra-t-il réellement de corriger tous les
dysfonctionnements constatés ? Ce léger report a été sans doute obtenu
par le président Blaise Compaoré après s’être entretenu avec Faure
Gnassingbé.
En effet, les dysfonctionnements évoqués par les
représentants du CAR et de l’UFC lors des dernières négociations de
Ouagadougou ne résistaient à aucune contestation. Malgré les arguments
contraires avancés par le RPT et le président de la CENI, il était
impossible d’organiser un scrutin crédible, transparent et équitable à
la date initialement prévue.
Les partis signataires de l’accord de Paris doivent
néanmoins profiter de ce délai pour contraindre le pouvoir et la CENI à
garantir un minimum de transparence à l’élection présidentielle du 3
mars 2010. L’alternance demeure possible.
Tabiou Taffa humilié :Les deux Jean-Claude s’en vont !
Les deux Jean-Claude de la Commission Electorale Nationale
Independante (CENI) respectivement Homawo et CODJO ont claqué la porte
á Tabiou Taffa emportant avec eux leur ami Essem Amelewouna.Tabiou
Taffa dans ses petits souliers et humilié, dit avoir pris acte glissant
cette petite phrase : « Eu égard à l’état d’avancement des préparatifs
du scrutin, la CENI porte à la connaissance des électeurs que le
processus électoral suit son cours normal, en vue de la tenue effective
de l’élection présidentielle le jeudi 04 mars 2010 », précise le
communiqué.
Va t-il prendre le risque de ridiculiser davantage toute son institution et le gouvernement de Gilbert Houngbo ?
En
effet, c’est tout un catalogue sur Le bâclage du recensement, le
gonflage des listes électorales et des kits défectueux que l’opposition
parlementaire et extra-parlementaire a jeté au visage de Blaise
Compaoré dans son palais de Cosnam le 10 février á Ouagadougou. On
se souvient que dans une interview chez notre confrère Savoir News, le
premier Jean- Claude avait déjà sonné l’alerte déclarant la manière
cavalière par laquelle Tabiou Taffa gérait une institution appelée á
garder pourtant une grande neutralité.
Les élections
présidentielles ont été reportées pour le 04 mars 2010, pour une raison
pas trop élucidée.Le départ des trois mousquetaires de l’UFC fragilise
la CENI et par ricochet le président Faure Essozimna Gnassingbé dont
le mandat s’achève le 28 Février á minuit.
Dans le cadre de l’élection présidentielle du 28
février 2010, l’opposition togolaise s’est réunie à Paris les 9 et 10
février en vue de la désignation du candidat unique de l’opposition et
de l’adoption d’une plateforme commune de gestion de l’alternance.
Cette rencontre s’est achevée par la signature d’un accord politique
pour une alternance maîtrisée au Togo.
Au terme de cet accord,
Monsieur Jean Pierre FABRE (UFC) est désigné candidat unique du Front Républicain pour le Changement et l’Alternance au Togo.
Monsieur Kofi Yamgnane (SURSAUT TOGO) est désigné Porte-parole du Front.
Monsieur
Agbéyomé KODJO (OBUTS) est désigné Directeur de campagne en charge de
l’organisation et de la mobilisation populaire ainsi que de la mise en
cohérence des dispositifs de campagne.
Le candidat du CAR s’est retiré de la discussion à
l’étape ultime du choix du candidat unique estimant ne pas avoir reçu
de mandat de son parti à cet effet. La candidate de la CDPA a souhaité
s’en référer au staff de son parti avant toute décision.
Le Front Républicain pour le Changement invite les
candidats qui souhaitent vraiment l’alternance au Togo à prendre le
train de l’histoire en marche afin de rentrer dans la dynamique
unitaire enclenchée à Paris. Elle lance un appel pressant à la
communauté internationale pour accompagner dans le cadre d’un processus
transparent et crédible l’alternance pour une refondation du Togo.
Le Front Républicain prend en compte les appels
incessants des forces vives à l’unité et au rassemblement et invite la
population à un vote utile et massif au profit du candidat unique pour
une seconde indépendance du Togo.
Fait à Paris le 10 février 2010
Ont signé
Pour Sursaut Togo
Kofi Yamgnane
Pour l’UFC
Jean Pierre FABRE
Pour OBUTS
Agbéyomé KODJO
Pour la Facilitation
François Akila Esso BOKO
COMMENTAIRES
CHERS TOGOLAIS,
POURQUOI CHERCHER VOUS LES "VIVANTS" PARMIS LES "MORTS".
NE SAVIEZ VOUS PAS QUE LE CAR ET LA CDPA SONT POLITIQUEMENT MORTS ET
INUTILES AU TOGO ?ALORS L ALLIANCE A TROIS FABRE-YAMGNANE-AGBEYOME EST
LARGEMENT SUFFISANT.N ACCEPTEZ MEME PLUS DISCUTER AVEC LE VILAIN
AGBOYIBO ET LE MAIGRICHON GNININVI ;SAUVE RECEMMENT PAR LE RPT PAR SON
APPEL AU GOUVERNEMENT.
PEUPLE TOGOLAIS,LA LUTTE A BESOIN DE NOUVELLES TETES ET NOUS L AVONS.
DIEU MERCI RDV LE 3 MARS POUR L ALTERNANCE DEMOCRATIQUE.
POUR FINIR ALLER RETIRER VOS CARTES D ELECTEURS AVANT LE JOUR J CAR
SELON NOS SOURCES IL Y AURA DE LA PAGAILLE POUR LES RECUPERER LE 3
MARS.
MERCI
Notre pays le Togo est un pays atypique
où tout le monde veut avoir raison au même moment et croit qu’il
détient seul le monopole de la vérité. Quel mal y-a-t-il à s’entendre
sur le minimum même si on n’est pas d’accord sur tout, et à sauver
l’essentiel qui est le bonheur des togolais. Depuis 1990, les leaders
politiques ont voulu au même moment, à la même date, et à l’issue du
même scrutin, devenir président de la république, comme si on ne peut
participer réellement au développement de sa nation qu’en étant
président.
Le malheur de mon pays, c’est que nos opposants professionnels et
traditionnels ne peuvent taire leur égo et s’entendre sur le minimum.
On dirait qu’ils seront plus heureux si le RPT remportait la victoire.
Le CAR et la CDPA peuvent-ils occuper tous les deux en 2010 le fauteuil
présidentiel ?
De grâce, il vaut mieux s’entendre même si on n’est pas retenu. De
toutes les façons, tous les partis ont une vision pour ce pays, et
forcément, ces visions ne sont pas identiques, si non, ils seraient
ensemble. Donc il est évident qu’on ne peut que faire un effort pour
s’accepter en sacrifiant parfois l’essentiel. D’ailleurs, n’ont-ils pas
toujours sacrifié les intérêts du peuple au profit du RPT ? Quand le
RPT exige, il obtient tout, mais lorsqu’il faut s’entendre au sein de
l’opposition, on devient opposant les uns pour les autres. Pourquoi ne
peuvent-ils pas se sacrifier au profit de leurs camarades de lutte ? On
est en droit de se demander si notre opposition ne se trompe pas
parfois de lutte.
Le CAR et la CDPA ont intérêt à s’entendre avec les autres pour une
sortie de crise liée au choix d’un candidat unique, en vue d’assurer la
pleine victoire du peuple car le togolais pardonne difficilement les
errements politiques, à moins qu’ils aient des ambitions de gouverner
avec le RPT après sa « victoire », issue de la désorganisation de
l’opposition.
ke
le car et la cdpa sachent que si a cause de leur fantasme le rpt
remporte encore ces elections alors ils seront assassines par la
population moi je le dis et je l affirme. bande de conards
AGBOYIBOR
a claque les portes de la reunion tout simplement a cause de AgBEYOME.
Ces deux fils de Yoto ne s entendent pas. Le premier a ete emprisonne
par le deuxieme qui revient maintenant joue a l opposant comme le
premier. C est une pillule amer pour AGBOYIBOR a avale d avoir AGBEYOME
en face de lui pour discuter des problemes pour lesqueles il a ete
arbitrairement emprisonne par ce dernier. Je demanderai quand meme a
AGBOYIBOR de faire un depassement de soi et d avoir de l humilite pour
afronter AGBEYOME comme il a affronter fraude Eyadema malgre les
centaines de cadavres qu il a fait tue en Avril 2005.
Hallo !
Stoppez tout ! Avez-vous demander l ordre au RPT avant de faire votre
réunion à Paris. C est nul tout ça avec Boko et autres. Moi, je me
prépare plutôt à aller tirer au Togo au lieu de négocier le pouvoir
avec le RPT.
Qui
des analystes togolais s étonne des comportements du CAR et de la
CDPA ? Il n y a rien de surprise. Ils sont tous dans leur logique de
créer de petits problèmes pour faciliter la fraude et la victoire au
rpt. Ce sont de vrais ESPIONS.
quelque
soit la couleur de cette election FRCT(UNION sacrée de
l’opposition)vaincra.En ce qui concerne ministre Gnininvi et son patron
premier ministre Agboyibor, ces 2 espignons du régime sanguinaire du
rpt,leur attitude ne surprend personne dans la mesure oú ils savent
qu’en cas d’échec ils seront encore appelés par leur grand patron Faure
Gnassingbe pour former un bidon gouvernement d’union.Laissez les faire
leur malin le moment est proche oú ils vont rendre compte de leurs au
peuple entier qui les regarde attentivement. Les gens accusent á tors
oú á raison M.AGBEYOME, je trouve ce monsieur rusé que ces 2 têtes
Agboyibor et Gnininvi.Car il sait comment se racheter auprès du
peuple.Shalom
NE NOUS EGARRONS PAS
Le conclave de Paris ne devrait jamais se terminer par un ECHEC.
Pour la 1e fois l’élection de février 2010 est à la
portée de l’opposition pour la simple raison qu’il existe au sein de
l’opposition des PERSONNALITES INATTENDUES comme :
KOFI
YAMGNANE qui peut fragiliser l’électorat du Nord et qui dispose d’un
atout MEDIATIQUE sans précédent. En le choisissant d’entrée de jeu
comme FUTURE PREMIER MINISTRE, sa présence au sein de la campagne de
l’opposition devrait rassurer les indécis et les septiques du NORD à
porter définitivement leurs VOIX sur l’opposition. Si on veut le succès
de l’opposition, cette posture même si elle est CAVALIERE CONSTITUE une
stratégie très gagnante et mérite d’être soutenue.
FO BOKO ancien ministre, militaire de carrière, qui au vu de son acte HEROÏQUE, est devenu plus influant de l’EXTERIEUR.
MK
AGBEYOME ancien RPTiste de POIDS devenu très COMBATIF et qui dispose
d’une EXPERTISE et d’une EXPERIENCE impressionnante et nécessaire pour
la VICTOIRE et surtout sa revendication.
Ainsi présentées, les DONNEES ne sont plus identiques
comme en 2005 donc toute comparative aux échecs passés de l’opposition
ne constitue qu’une POSTURE EGOÏSTE pour masquer une STRATEGIE
PERSONNELLE et PERSONNALISEE sans fondement rationnel.
Si on choisie AGBOYIBOR ou ADJAMAGBO comme candidat
UNIQUE de l’opposition, il faut être sûr qu’on a servi sur un PLATEAU
D’OR la victoire au RPT-Armé car l’ANGLE D’ATTAQUE sera vite trouvé :
LEUR BILAN lors de leur passage au GOUVERNEMENT. Ce BILAN n’est pas
DEFENDABLE.
Me Agboyibor nous fait croire que par le passé le CAR a
su revendiquer sa victoire ce qui est TOTALEMENT FAUX. L’exemple de
1994 est fraichement présent dans nos mémoires. Le CAR ayant remporté
les législatives, il s’est vu volé sa victoire par Monsieur CROUPION
dont je n’aime personnellement plus écrire le nom pour qu’il soit
totalement oublié des togolais.
Le CAR et la CDPA avaient la possibilité de tout
négocié à ce conclave (postes ministériels, fiefs de député) en
fonction de leur poids politique mais ils n’ont pas le droit de mettre
en JEU une STRATAGEME nauséabonde pour faire ECHOUER cette RENCONTRE
HISTORIQUE et sans précédent.
En quittant Lomé, qu’est-ce que le CAR et la CDPA avaient dans leurs bagages pour la négociation :
Le nombre de députés : NON
Le BILAN politique : NON
En voulant coûte-que-coût la CANDIDATURE UNIQUE ces
deux partis voulaient se tailler des costumes plus GRANDS que leur
CAPACITE POLITIQUE ACTUELLE. En plus tout le monde voit qu’ils n’ont
aucune capacité politique pour faire l’ALTERNANCE au Togo.
« Le RPT-Armé ne veut pas céder le pouvoir à l’UFC » :
c’est quand même trop facile. Nous ne devons pas supplier le RPT-Armé
de DONNER le pouvoir à l’Opposition mais nous devons CONTRAINDRE le
RPT-Armé à quitter le pouvoir. En suppliant à chaque fois le RPT-Armé
nous rentrons dans des COMPROMISSION qui fragilise de jour en jour
l’opposition et nous éloigne de plus en plus de la CAPACITE à voir
l’OPPOSITION GOUVERNEE ce pays.
AU VU DE TOUT CECI JE DEMANDE SOLENNELLEMENT AU CAR ET A LA CDPA DE REPRENDRE AU PLUS VITE LES NEGOCIATIONS.
Il faut savoir revendiquer sa PART et sa PART JUSTE
pour que la LUTTE démocratique que nous menions tous depuis 20 ans soit
prise au sérieux et surtout RESPECTEE par la COMMUNAUTE INTERNATIONALE.
AKATITRI
Qui est l auteur de cet article ? Le document officiel ne comporte pas de signatures !! C est du faux tout ca !!!!
SLT
Je te soutiens Akatitri. Tu as été concis et je dispose désormais de
force et de courage pour aller voter le jour j même si trop de
manquements se fonts voir dans l impréparation de ces élections.
Quand au bélier boir qu il arrête de brouter toujours
dans la brousse et qu il revienne à de meilleurs sentiments qui vont
valoir d ailleurs une façon de redorer son blason qui est déchiré
depuis 2007 et il risque d être nu s il continue à patauger dans les
herbes.
Tout est clair maintenant pour ceux qui refusaient de
le croire que cette histoire de retour de retour à l ascenceur n était
que du pipot le CAR pour avoir désisté pour GIlchrist écarté des
élections de 1998 et pour avoir soutenu le candidat unique du l ufc en
2005 voulait tout simplement que l on choisissât son candidat le bélier
noir comme candidat. son porte parole Jean kissi a beau tenter de faire
prouver le contraire mais rien n y fit aujourd hui s affiche au grand
jour la duplicité caractérisée de votre président(car) dans ses
raisonnements. il est encore temps de rattraper le navire en tout cas
on vous y attend.
Le train du chnagement est en marche !
Il ne s arrêtera pas. Mais ceux qui ont raté le départ, peuvent toujours monter à bord.
rapidement, les équipes de Kofi, de l UFC et d OBUTS
avec toutes les autres bonnes volontés doivent se mettre en ordre de
travail.
Essounene la !
Je
me rejouis de la nouvelle generation d opposants Togolais representee
par JP Fabre, agbeyome Kodjo et Koffi Yamgname, et symbolisée par le
Front Republicain pour le Changement et l Alternance (FRCA). Ces
canards boiteux de Gnininvi et de Agboyibor ont fait alliance avec le
RPT et le diable. Le FRCA a aujourd hui les moyens d avoir le pouvoir
par le processus électoral ou par la Revolution en cas de hold up
électoral organise par Faure Eyadema. Ablode.
Merci JAZZ(No7) d avoir fait preuve de cicernement.
C est completement du FAUX et usage du faux, cet article.
C est vraiment desosant que les gents se leurrent sur ce site et continuent par deverser leurs stupidites ici.
Agbeyome ne pouvait pas parapher cet precieux document
tout juste pour le remettre en cause qq heures apres en exigeant du
Guru des UFCons de se prononcer sur la candidature de son poulain JFP.
bravo
au ministre BOKO pour son courage.le peuple togolais ne l oubliera
jamais...que dieu tout puissant te protege.cela prouve encore une fois
de
En raison de retards dus aux contentieux sur les listes électorales,
l’élection présidentielle initialement prévue le 28 février est
reportée de cinq jours.
L’élection présidentielle togolaise ne pourra pas se
tenir à la date initialement prévue. Les retards accumulés lors de
l’étude des contentieux sur les listes électorales ont forcé les
autorités du pays à repousser le scrutin au mercredi 3 mars.
Selon nos informations, six candidats, dont le
président sortant Faure Gnassingbé (Rassemblement du peuple togolais,
RPT), devraient être candidats à la magistrature suprême.
Ce report va donner un délai à l opposition, dont
certains candidats veulent échafauder une stratégie d union face à
Faure Gnassingbé.
Une série de réunions s est tenue à Paris mercredi 10
et jeudi 11 février, sans déboucher sur une candidature unique du côté
de l opposition.
C est néanmoins demain à Lomé que doit être annoncé le
ralliement de Kofi Yamgnane (qui s est vu refuser le droit de se
présenter) ainsi que celui de l ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo
à la candidature de Jean-Pierre Fabre de l Union des forces de
changement (UFC, parti de Gylchrist Olympio).
Yaovi Agboyibo, le candidat du Comité d action pour le
renouveau (CAR) et Brigitte Adjamagbo-Johnson (Convention démocratique
des peuples africains, CDPA) ont en revanche refusé pour le moment de
se prononcer sur un candidat unique
François Boko tousse Faure et le RPT tremblent
Faure Eyadema pensait tenir le bon bout mais c’était sans compter qu’il
y a des Togolais qui n’entendent pas crouler sous son diktat. François
Boko fait partie de ceux-là, même si on peut déplorer, son silence
depuis un temps, à raison.
Panique au RPT ?
C’est ce qu’il faut penser vu l’importance accordée à
l’intervention de François Boko par le site république togolaise dirigé
par le mercenaire-criminel Debbasch. Faure aurait des insomnies dit-on
et son exécutant de basse besogne Yark a été sommé de mettre en alerte
ses fidèles pour quadriller la gendarmerie nationale togolaise dont on
soupçonne des éléments d’être restés fidèles à l’ex-ministre
aujourd’hui avocat au barreau de Paris.
Point besoin de rappeler ici toutes les ratages de l’opposition qui
emmènent aujourd’hui François Boko à réunir les candidats pour trouver
une solution et désigner celui qui devra affronter au nom de tous, la
machine à frauder du RPT.
L’entente des différents candidats pour jouer la carte de l’alternance
se révélant difficile, pour des questions semble-t-il d’égo, François
Boko espère leur faire adopter une attitude solidaire à Paris.
Le pouvoir de Lomé II affirme que François Boko aurait
à cœur entre autre de suggérer aux candidats de se retirer des
élections si le scrutin, vu l’impréparation ou plutôt la préparation à
la Fraude, n’est pas reporté. Le RPT et le pouvoir en place qualifie
cette sortie de M. Boko de « suggestion fort peu originale, ...
présentée par toutes les oppositions africaines à la veille des
élections. »
Nous avions la semaine dernière dans un précédent
article appelé à un Boycott afin de pousser la machine à fraude de
Faure Eyadema dans ses derniers retranchements. Cette solution met la
pression sur Faure Eyadema qui ne peut jamais aller seul à ces
élections vu la légitimité dont il voudrait s’habiller.
Le RPT a peur de l’armée togolaise, la vraie qui est
muette et au nom de laquelle il parle depuis toujours parce que
certains officiers supérieurs de cette armée sont corrompus.
C’est tout le pays qui doit se mobiliser contre le RPT et le clan
Eyadema. Le Nord a toujours été taxé de faire le jeu du RPT. Mais dire
cela c’est méconnaitre la réalité de ce Nord qui a payé un lourd tribu
en silence et qui finalement s’est résigné pensant être oublié de ses
frères du Sud. Si le RPT a aujourd’hui des populations qui voudraient
en découdre avec lui, c’est bien celle du Nord.
L’armée de notre pays il est vrai est à 80% constituée
de ressortissants du Nord elle peut peser dans le débat si elle a des
gages sérieux de la part des politiques, car le système Eyadema l’a
rendu méfiante des politiques.
Certains le savent, elle avait déjà sollicité l’opposition dans les
années post conférence afin d’écarter Eyadema et son régime, en posant
comme condition que la classe politique togolaise accepte d’investir
M. Dahuku Péré face au candidat Eyadema. L’opposition de certains
leaders à ce deal, ajouté à l’indiscrétion qui fut celle de
l’opposition vaudront à ceux qui tentèrent ce geste de passer l’arme à
gauche lors de purges successives auxquelles eu recours le régime.
Cette inconsistance de notre opposition et cette
fâcheuse tendance à ne pas saisir les occasions nous coûtent au Togo
non seulement en vies humaines mais encore contribuent à la chute
vertigineuse que subit le pays dans tous les domaines prenant des
retards conséquents par rapport à nos voisins.
Il est nécessaire que nous prenions chacun à notre
niveau nos responsabilités ; que chacun se pose la question de ses
talents et de ce qu’il peut apporter au combat de notre peuple pour
venir à bout du fléau qu’est le régime Eyadema dont Faure s’est fait
héritier.
Pour finir espérons que François Boko puisse faire
entendre raison aux candidats et que ceux-ci pensant au peuple et à ses
souffrances fassent taire leur égo.
Seule la victoire compte. Donnons à notre pays sa
chance de s’ouvrir une voie vers des aspirations nobles et un avenir
radieux construit à bout de ses bras. Comprenons que le jeu de la
démocratie auquel nous souhaitons jouer entre nous n’est pas pour
l’heure possible avec le RPT comme écharde dans nos pieds.
Présidentielle 2010: Que le candidat de l’UFC
sache qu’il ne gagnera pas les élections s’il ne compte pas sur son
frère de Dapaong, de Kara (..), Pascal Bodjona "Rien
ne peut justifier le report" de la présidentielle du 28 février
prochain au Togo, a indiqué vendredi soir à la télévision nationale
(TVT), Pascal Bodjona, le ministre de l’administration territoriale et
porte-parole du gouvernement. "Rien ne peut justifier le report de
la présidentielle. La cour constitutionnelle l’a dit. Le scrutin doit
être organisé entre le 18 février et le 5 mars 2010. Faisons en sorte
que le pays ne soit pas encore lancé dans une aventure", a déclaré
M.Bodjona lors de l’émission "Regard sur l’actualité".
"Certains estiment qu’il n’y aura pas de vide. Le
législateur en disant que le président de la république reste à son
poste jusqu’à la prise de fonction du nouveau président élu, n’a pas
voulu donner au président de la république la possibilité de s’octroyer
un mandat sans élection. Il est élu pour cinq ans, et il y a un
rendez-vous défini par la Constitution", a-t-il souligné.
"Faisons en sorte que le pays ne soit pas encore
lancé dans une aventure. Quel que soit le vainqueur, que le Togo gagne.
J’invite la population à faire confiance à tous les acteurs politiques,
au gouvernement", a-t-il poursuivi.
Selon le ministre, "aucun processus au monde n’est idéal, même dans les sociétés à grande tradition démocratique". "Les
processus connaîtront toujours des difficultés. Mais, c’est à nous de
voir comment nous pourrons à tout moment, les surmonter, afin que
l’essentiel soit préservé. Il faut que chacun de nous puisse rentrer
dans la dynamique d’une élection transparente et apaisée. Que, ce qui a
été vu comme dysfonctionnement ne soit pas de nature à affecter le
résultat final", a souligné M.Bodjona.
Réagissant par rapport aux critiques de l’opposition
sur le décret convoquant le corps électoral, le porte-parole du
gouvernement a répondu: "En 2005, il n’y avait pas de révision de
listes, mais le corps électoral a été convoqué". "La loi dit que les listes électorales sont permanentes, elles font l’objet de révision.
Le Togo dispose de listes électorales; ce sont les
listes issues du recensement du 2007. Ces listes sont permanentes,
elles font l’objet de révision", a-t-il expliqué.
"Les contraintes sont d’ordre légal et
constitutionnel. Chacun, doit s’investir. Cela me dérange quand
j’entends certaines déclarations et je vois certains comportements,
pourtant des gens qui sont candidats. Je me demande si nous devons nous
constituer en personnes ressources. Non ; c’est de l’auto-destruction
et cela démobilise", a relevé M.Bodjona.
Le ministre a dénoncé certaines déclarations qui ont des "allures tribalistes et régionalistes". "Que
le candidat de l’UFC sache qu’il ne gagnera pas les élections s’il ne
compte pas sur son frère de Dapaong, de Kara, de Tchaoudjo et que le
candidat du CAR sache qu’il gagnera pas les élections s’il ne mise pas
sur la confiance de ses frères de Tandjouaré, de l’Oti et de Doufelgou.
Même chose pour le RPT qui doit savoir que pour sa victoire, il
faudrait aussi compter sur ses frères d’Ahéno, de Vogan et de Yoto.
Voila comment assainir le débat politique", a ajouté M.Bodjona.
Les opérations de révision de listes électorales
sont vivement contestées par des candidats de l’opposition. Ces
derniers demandent la reprise pure et simple de ces opérations sur
l’ensemble. Une séance "spéciale" est prévue dimanche par la
Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), pour permettre aux
retardataires de s’inscrire sur les listes électorales.
Rappelons que la CENI, chargée d’organiser ces
élections, a reçu au total huit dossiers de candidats. Parmi le groupe,
figure une femme, Mme Brigitte Kafui Adjamogbo-Johnson de la Convention
Démocratique des Peuples Africains (CDPA), une première dans l’histoire
politique du Togo.
Quelque soit le cas de figure, Faure Gnassingbé et le RPT doivent partir
Sylvanus E. olympio ne pensait pas si bien dire en déclarant le jour
de l’indépendance de notre pays: “Sentinelle que dis tu de la nuit? La
nuit est longue mais le jour vient”. Chacun pensait alors qu’on était à
l’aube et que bientôt allait se lever sur notre Togo chéri, les
premiers rayons du soleil, porteurs de rêves et d’espoirs.
Malheureusement, le crépuscule est retombé sur le Togo à l’aube de ce
13 Janvier 1963. Et depuis, le peuple Togolais a été plongé dans une
nuit longue, très longue.
La marche vers le triomphe n’est pas seulement semée de roses et de
lauriers. Elle est aussi et surtout parsemée d’embuches et d’épines.
Voila pourquoi il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus.
La
marche vers notre libération a été longue. Tout le long du parcours la
mort n’a pas épargné nos rangs. Beaucoup de compagnons sont tombés,
mais la force de notre peuple est de toujours se relever chaque fois
qu’il tombe. Il gémit mais ne rompt pas. Il est tombé le 13 Janvier
1963, Il est aussi tombé dans la faune à Mango, à Otadi, à Agombio,
dans la lagune de Bé, à Soudou, au jardin Fréau et plus récemment en
Février- Avril 2005.
Depuis 47 ans, notre peuple ploie sous le
poids des brimades, des humiliations et des injustices mais, et c’est
là le paradoxe, il s’est toujours relevé et a toujours eu la force de
lever la tête et de voir cette lueur d’espoir poindre à l’horizon. Il
sait que la délivrance viendra surement un jour. Aujourd’hui plus que
jamais cette délivrance nous tend les bras. Nous devons tous œuvrer
pour transformer la victoire en triomphe.
“De la nécessité
d’aller aux élections en rangs unis” n’était pas un article dirigé
contre quelqu’un. C’est juste un état des lieux objectif et un aperçu
des maux qui minent notre opposition. J’ai juste pensé qu’on pouvait
ensemble trouver les remèdes à ces maux car il est plus facile de se
présenter devant l’adversaire en connaissant d’avance ses propres
faiblesses. La clé de ces élections sera certainement la rue et non les
urnes. Pour que l’armée ne soit plus du coté du voleur, il faut la
connaitre et lui parler un langage nouveau, différent de celui qu’on a
connu jusqu’à présent. Quand aux leaders, tous ont leurs qualités et
leurs défauts, nul n’est parfait.
Pour avoir dit certaines
vérités non enrobées, les inconditionnels de Jean Pierre Fabre disent
que je suis RPT tandis que le clan du régime au pouvoir pense que je
suis à la solde de l’opposition. C’est à mon humble avis, la preuve de
l’impartialité que je me suis tenu d’observer à tout prix.
Je
comprends le désarroi des milliers et des milliers de Togolais qui se
retrouvent en l’UFC et en ses valeurs, je comprends aussi l’attitude de
ceux là qui identifient la main derrière la plume comme une
manipulation du RPT. Mais en même temps aussi je comprends la réaction
du clan Gnassingbé-RPT qui fidèle à ses habitudes a dépêché des
gendarmes et des militaires dans mon village pour entreprendre des
recherches auprès de ma famille, recherches accompagnées tantôt de
menaces et tantôt de propositions alléchantes. Ma boîte est pleine de
menaces de mort et d’envoûtement aussi bien du RPT que des
inconditionnels de Jean -Pierre Fabre.
Plutôt que de m’indexer,
pourquoi ne poseriez-vous pas la question à Jean-Pierre Fabre de savoir
si ce qui est dit est vrai ou faux. Il serait bien de lui demander ce
que lui et son groupe allaient faire les nuits chez Alexis Aquereburu à
Baguida avec Bodjona? Vous pourrez aussi lui demander s’ils ont pris de
l’argent ou pas?
Pour ma part, je pense que nous n’avons pas
besoin de ce pacte pour prendre le pouvoir et nous ne pouvons pas
attendre encore 5 ans. C’est maintenant ou jamais. Avons-nous vraiment
besoin de négocier pour une victoire certaine et sans ambages? Notre
préoccupation doit être de savoir comment prendre le pouvoir au soir de
la victoire du 28 Février. Pour ce faire, quelle serait notre stratégie?
D’abord éviter les erreurs du passé 1. Le Togo n’est pas un gâteau à partager.
Le
Togo n’est pas un gâteau, pour qu’à chaque fois que les leaders se
réunissent ils parlent de partager les postes plutôt que de trouver des
solutions au problème du pays. Cela a été le cas de Joseph Kokou
Koffigoh et de ses amis de la CFN.
Aujourd’hui, à la faveur
d’une réunion à Paris précipitée par pour dégager un consensus autour
d’un leader qui doit emmener l’opposition au soir du 28 Février à la
victoire et de déterminer des stratégies pouvant nous amener de la
victoire et à la conquête effective du pouvoir de quoi parlent-ils?
Monsieur Kofi Yamgnane propose un partage des postes comme suit:
- Jean Pierre Fabre, Président de la République
- Kofi Yamgnane, Premier Ministre - Agbéyomé Kodjo Président de l’Assemblée Nationale
- Brigitte Adjamagbo, Présidente du Conseil Economique et Social,
Et
j’en passe. Nous n’avons pas encore chassé le clan Gnassingbé-RPT que
nous nous battons déjà pour des partages de postes. Il ne faut jamais
vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Ecœuré, Maitre Agboyibor
à claqué la porte et est partit. Bref, une rencontre a Paris pour
rien. Il n’y a pas eu ni consensus, ni d’accord signé. Arrêtons de
faire de la diversion, de la désinformation et de la démagogie.
2. Eviter à tout pris le boycott
Le
pouvoir a peur et il sait qu’il n’a pas de chance face a la candidature
unique de l’opposition si il ne peut pas semer la confusion dans les
rangs de l’opposition, il veut poser un certain nombre d’actes de
nature a dégoûter et à décourager l’opposition et à l’amener à renoncer
aux élections. La stratégie est de la pousser au boycott. Quelque soit
le cas de figure il faut aller aux élections.
3. Eviter que se reproduise le scénario de 1998
En
1998, les militaires fidèles à Eyadema avaient obtenus de la CENI la
démission de sa présidente Madame Awa Nana pour confier la supervision
et l’organisation des élections au General Seyi Mémène alors Ministre
de l’Intérieur. Aujourd’hui comme le pouvoir se sent acculé il cherche
à récidiver le même coup. Ils veulent “démissionner” le Président de la
CENI avec promesse d’une villa à la Résidence du Bénin et une voiture,
et confier la supervision et la proclamation des résultats provisoires
au Ministère de l’Administration territorial, en l’occurrence Pascal
Bodjona. L’opposition ne doit jamais cautionner cette forfaiture.
Vigilance, Vigilance, Vigilance.
4. La parade à la fraude
Il
faut éviter à tout prix que les militaires votent quelques jours avant.
Les urnes doivent être signées par tous les représentants des partis
aux bureaux de vote juste avant le début du scrutin et seulement après
avoir constate que les urnes sont vides, et les dépouillements et
décomptés des voix se feront sur place et un procès verbal rédigé et
signé par tous les partis présents dans les bureaux de vote. Une copie
doit être remise à chaque parti représenté.
5. Aller en rangs unis
Aucune
force ne doit être négligée. De notre capacité à nous rassembler
dépendra le succès de notre action. Nos différences loin de nous
opposer et nous diviser doivent au contraire nous enrichir. C’est vrai
que l’UFC est le plus grand parti au Togo. Elle peut nous faire gagner
les élections à cause de sa base, mais après? Agbéyomé et Péré qui ont
été au cœur du système RPT doivent exposer les forces et les faiblesses
de ce parti et montrer la voie à suivre pour l’anéantir. Ils doivent
aussi être les porte-voix de l’opposition auprès de l’armée qui a opéré
sa mutation. Les évènements semblent démontrer que la force est entrain
de changer de camp.
6. L’information et la communication
En
politique, celui qui contrôle l’information et la communication occupe
et maitrise le terrain. Ceci a toujours été le talon d’Achille de
l’opposition. Nous devons pouvoir aller a la recherche de
l’information, la vraie et communiquer. L’opposition doit pouvoir
partager les informations et surtout communiquer entre elle et avec la
base. La communication est la clé numéro un.
Le temps certes
n’est pas de notre coté mais nous pouvons toujours nous organiser et
rattraper le temps perdu. Nous devons couvrir tous les bureaux de vote,
s’assurer effectivement que les observateurs sont sur le terrain et non
enfermés dans leurs chambres avec des charmantes demoiselles que le
parti au pouvoir leur aurait généreusement procurées. Il faudra aussi
se munir de lampe-torches pour la circonstance parce que le pouvoir a
aussi l’intention d’ouvrir tard des bureaux de vote ce qui emmènerait
leur fermeture dans la nuit. Ainsi, ils pourront provoquer des coupures
d’électricité et profiter de la faveur de l’obscurité pour frauder.
Enfin, l’opposition doit se munir de cellulaire Ghanéens en roaming
pour pouvoir communiquer depuis les bureaux de vote les résultats à
leur QG. Les mobiles Béninois ne seront pas fiables, à cause du
rapprochement entre Faure Gnassingbé et Yayi Boni qui ont exprimé la
volonté de se soutenir mutuellement.
7. Conclusion
Je
souhaite rappeler à nos chers leaders que le temps n’est plus aux
querelles stériles et aux coups bas. Le choix de celui qui doit porter
les couleurs de l’union doit se faire sur des critères objectifs et non
sur des arrangements ou des partages de poste. On a l’impression qu’à
l’approche des échéances notre opposition se fourvoie systématiquement
en sous estimant l’adversaire. C’est cela qu’il nous faudra éviter à
tout prix. Après tant d’années de luttes et de sacrifices, ne prenons
pas le risque d’un nouvel échec aux conséquences incalculables.
La
question fondamentale n’est pas de gagner les élections. L’opposition a
déjà prouvé années après années qu’elle peut gagner les élections. Le
problème est de parvenir à prendre le pouvoir au soir du 28 février.
Pour ce faire, il faudra pouvoir mobiliser le peuple et la communauté
internationale pour ne pas céder devant la répression du régime RPT. Il
faudra également s’assurer au minimum de la neutralité de l’armée et
finalement s’en remettre à Dieu.
Sur cette base là le choix du
candidat unique apparait essentiel mais ce qui l’est encore plus, c’est
l’UNION derrière ce candidat. Car dans le combat que nous allons mener
pour faire rendre gorge au régime RPT chacun aura sa partition à jouer.
Nous aurons besoin de la fougue (Fabre) du courage (Yamgnane) de la
détermination (Agbéyomé) de la ruse (Agboyibo) de la sagesse (Péré), de
la pugnacité (Olympio) etc. Nous aurons également besoin des bonnes
volontés de nos frères du RPT et de l’armée qui savent que l’heure a
sonné. Face à ce front uni, Faure et sa clique partiront par les
caniveaux.
Il est donc absolument essentiel que nos leaders
s’entendent sur des principes et non sur des postes. Les contours de la
transition qui suivra le départ de Faure devront être clairement
définis dans un programme de gouvernement. Et cela devra être séparé de
la question des rôles des uns et des autres. Dans cette hypothèse, nous
invitons tous les leaders à s’en remettre à la sagesse de la seule voix
restée silencieuse jusque là. Celle de Gilchrist Olympio. Devant le
poids de l’histoire et devant le poids de son parti l’UFC, seul lui est
en mesure de faire pencher la balance sur tel ou tel individu
susceptible de mener le combat. Nous attendons.
Peuple Togolais,
tu n’imagines pas à quel point tu es proche de pouvoir enfin reprendre
en main ton pays. Pour une fois en 41 ans d’existence, le pouvoir a
peur. Les réunions se succèdent les unes après les autres au siège du
RPT et au Ministère de l’Administration Territoriale pour définir la
conduite à tenir. La fin de règne a sonné du coté de Lomé 2. Les rats
s’apprêtent à quitter le navire.
L’espoir renait de nouveau dans
les cœurs des Togolais. Allumons tous la bougie de l’espoir et prions
pour que Dieu nous prête vie pour voir se réaliser enfin le rêve de
tout un peuple, celui de marcher résolument, fier et la tête haute
derrière ce leader qui aura été désigné pour enfin nous donner
l’alternance tant attendue.
Pour vous qui êtes tombés et avez
versé votre sang pour notre libération le Togo renaissant de ses
cendres ne vous oubliera jamais. Pour votre mémoire nous érigerons une
stèle et nous crierons haut et fort « plus jamais ça sur la terre de
nos aïeux ».
Kofi Yamgnane a tenu samedi un meeting à Agoè-Nyivé (banlieue nord de
Lomé) au cours duquel il a exigé la démission de Pascal Bodjona,
ministre de l’Administration territoriale, qu’il tient pour responsable
du rejet de sa candidature par la Cour constitutionnelle.
« Si deux dates de naissance m’ont été attribuées, cela montre le
dysfonctionnement de l’administration Togolaise et ce n’est pas à moi
qu’il faudra s’en prendre. C’est pour cela que nous demandons la
démission de Pascal Bodjona, qui a failli à sa mission », a déclaré M.
Yamgnane.
Pour l’ancien député français la Cour n’est pas habilitée à rejeter son dossier de candidature.
« Cette institution est là pour rendre publique la liste des candidats
et pas pour porter des jugements sur le contenu des dossiers de
candidatures. Cette Cour, est une Cour déconsidérée à la solde du
pouvoir RPT », a lancé Kofi Yamgnane à la poignée de sympathisants
présents. Des
représentants d’autres partis d’opposition dont l’Union des forces de
changement (UFC), du Comité d’action pour le renouveau (CAR) et de
l’Organisation pour bâtir un Togo solidaire (OBUTS) assistaient à ce
meeting.
«C’est le parti le plus important qui doit logiquement représenter
l’opposition. En toute humilité, c’est donc légitimement que nous
réclamons d’obtenir cette candidature unique». C’est ce qu’a déclaré
dimanche à Lomé Jean-Pierre Fabre, le candidat de l’Union des forces de
changement (UFC, opposition).
Au cours d’un meeting, M. Fabre a été clair : pas question que le candidat soit d’un autre parti que l’UFC. Le Togo élira son président le 28 février prochain.
Publié le 08/02/2010
Kofi Yamgnane, l’inconnu qui intrigue
L’avenir lui tendait les bras. Il avait tout pour être le candidat
de l’union. Comme Gilchrist Olympio il ne s’est pas mouillé. Il est du
Nord et il a les relations internationales. L’armée croit enfin avoir
trouvé l’homme qu’il faut et le pouvoir en place l’a compris. Kofi
Yamgnane donne le tournis et de l’insomnie au RPT qui voit en lui un
réel danger. Les réunions se succèdent les une après les autres pour
trouver la bonne raison pour le mettre hors d’état de nuire. Debbasch,
Bodjona et Bawara sont formels. Pour eux quelque soit le cas de figure,
Kofi Yamgnane ne doit pas aller aux élections. Le laisser aller est un
risque que le pouvoir ne doit pas prendre car il attire de la sympathie
dans les populations, surtout du Nord et dans la grande muette. En
effet, il a la confiance des officiers Bassar et de certains officiers
restés fidèles à Kpatcha. Enfin, il a l’oreille attentive d’une
certaine France qui voudrait à tout prix le départ des Gnassingbé.
Pour l’écarter de la course, trois scénarii ont été retenus: la
nationalité, la résidence et la naissance. Le premier a été très vite
abandonné faute d’arguments convaincants d’autant plus que la plupart
de nos dirigeants possèdent eux-mêmes la double nationalité. Le
deuxième aussi a été écarté parce qu’ils n’avaient pas d’argument
béton. Logiquement, ils se sont rabattus sur le troisième scenario qui
leur offrait une brèche. Pour ce faire, il fallait avoir l’aval de la
Cour Constitutionnelle. Son Président, Abdou Assouma a été convoqué au
haut commandement militaire pour se voir intimer l’ordre de signer une
déclaration qui éliminait Kofi Yamgnane de la course présidentielle. Le
Président Assouma refusa d’obtempérer arguant du fait que le rejet
n’avait aucune base juridique. Pour le décider, les militaires font
planer des menaces sur sa famille et le séquestrent. Ecœuré et éreinté,
le vieux Assouma abdique le lendemain à six heures du matin après une
nuit difficile. Il est autorisé à rentrer chez lui après avoir signé le
document rédigé par Bodjona et introduit par “une certaine armée”.
Le
pouvoir RPT est un rouleau compresseur qui ne laisse rien sur son
passage. Il écrase toute velléité de résistance même au sein de
l’armée, de la CENI et de la Cour Constitutionnelle.
« Moi je sais que mon dossier est inattaquable. Les arguments avancés
par la Cour constitutionnelle pour rejeter ma candidature sont
fallacieux. Le RPT à écarté le candidat le plus gênant afin de
s’éterniser à nouveau au pouvoir ». C’est ce qu’a déclaré mardi Kofi
Yamgnane à republicoftogo.com
Il réagissait à la décision de la Cour Constitutionnelle de ne pas
valider sa candidature en raison d’irrégularités contenues dans son
dossier. «
Le rejet de ma candidature relève d’une décision purement politique et
n’a aucune base juridique, c’est une machination. La bataille est
perdue, mais la guerre continue. Nous aurons les moyens de faire en
sorte que le changement intervienne en 2010 au Togo », a-t-il encore
affirmé.
Kofi
Yamgnane ne pourra pas réaliser son rêve de devenir le président du
Togo. Sa candidature a été rejetée par la Cour constitutionnelle, la
décision est attendue dans les heures qui viennent. La Cour se base sur
une bizarrerie patronymique sur le certificat de nationalité du
président de Sursaut-Togo.
Kofi
Yamagnane avait été appelé pour s’expliquer sur cette confusion, mais
apparemment la Cour constitutionnelle ne l’a pas suivi. C’est en tout
cas un adversaire de taille, homme politique expérimenté et visiblement
redoutable en communciation, qui vient d’être effacé sur le chemin de
Faure Gnassingbé. Avec Kofi Yamgnane, Faure Gnassingbé allait voir
l’électorat du Nord s’effondre et l’argument tribaliste du RPT, selon
lequel il ne faut pas donner le pouvoir aux sudistes sinon ils vous
chasseraient, battu en brèche. Kofi Yamgnane avait relevé la fausseté
de cet argumentaire.
Ancien
ministre de François Mitterrand, maire de la Commune de Saint-Coulitz
et député PS, Kofi Yamgnane, marié à une française, dispose la double
nationalité française et togolaise. Les négociations CAR/UFC- RPT ayant
sauté le verrou du code électoral concernant la double nationalité,
Kofi Yamgnane pouvait désormais se présenter sans renoncer à sa
nationalité française.
La
rédaction du MO5togo.com se prépose de mettre rapidement la décision de
la Cour Constitutionnelle à la disposition de ses lecteurs, dès que
celle-ci sera officielle.
On croyais Koffi Y. différent des autres opposants.Ne disait il pas
capable d arracher la victoire. Qu il aille arracher sa candidature.
Sur ce site on nous a longtemps dit que Gil est un
vendu. Donc on comptait sur Koffi Y. Pourquoi Koffi qui nous est
présenté comme les messie. Et qu il est soutenu par les officiers de l
armée pourquoi les supporteurs de Koffi ne nous montrent pas leur vraie
capacité ? Les officiers Bassar qui soutiennent Koffi sont où ???
Supposons que Gil est vendu.
Est ce Gil qui a dit à Koffi Yamgnane de ne pas revendiquer son droit ?
Vraiment les analyses partent de partout. Chaque "expert" y allant de ses analyses ou fantasmes.
Aucun spécialiste surtout ceux qu on lit souvent sur ce site ne nous avait prédit le scénario actuel.
Alors mes frères nous sommes tous devant une situation dont personne ne sait les tenants et aboutissants.
Tout ce dont tout le monde est certain c est la triche, la fraude, même un nenfant de CP1 peut le deviner.
Mais la solution aux problèmes du Togo aucun d entre nous n est capable de la trouver .
Spécialistes, journalistes, analystes,politologues, opposants encore moins on est tous incapable.
Diaspora, Congrès Mondial de la Diaspora on a tout essayé,
S il faut y ajouter les fantasmes que je lis ici,vraiment on n est pas au bout de nos peines.
J apprécie beaucoup les analyses de Mr Abalo mais celle-ci est pour ma fois un peu en deçà de ce dont nous a habitué.
Le 28 février les élections seront truquées si ce n est déjà fait.
No comment.
La seule prière est que les assoiffés de sang du RPT
ne versent aucune goute de sang des jeunes qui vivotent et qui tirent
le diable par la queue à longueur de journée.
Prions que la vie de togolais soit épargnée.
Que DIEU protège les togolais.
Alternance au Togo : péril en la demeure.
Le RPT de Faure Eyadema vient, à travers l’exclusion de Kofi Yamgnane
de la course présidentielle, de passer un signal fort au peuple
Togolais : « Nous ne laisserons rien ni personne nous retrier le
pouvoir » mieux il faut comprendre que c’est plutôt « si vous voulez ce
pouvoir, il faudra venir le chercher, au prix de vos vies... ».
Faure Eyadema a prévenu, il est prêt avec ses amis à
une fois de plus marcher dans le sang des Togolais pour assurer le
fauteuil qu’il dit avoir hérité de son père.
Si on jette un petit regard sur ce qui s’est passé en
Guinée, on attendrait que ce jour Bernard Kouchner aurait aussi
promptement pris la défense de la démocratie. Que nenni, c’est son
porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard
Valero, qu’il envoie au créneau nous bercer d’inepties, à propos d’une
prétendue ingérence dans les affaires internes du Togo et d’un
durcissement des relations avec ce pays après l’épisode alambiqué
d’expulsion de diplomatique qui n’est que poudre aux yeux.
La chasse à Daddis n’était elle pas une ingérence, dan les affaires de la Guinée ?
Que le sieur Kouchner ne s’en fasse, nous aurons de la mémoire et quand
le moment viendra, nous le lui rappellerons avec tous les égards dus à
des gens de son acabit.
Que faire face à ce nouveau coup du clan Eyadema ?
Nous sommes de ceux qui pensent que le 28 février est
un non événement, car il ne sert à rien de courir après un train qui
est parti, et a déjà quitté le quai. Le peuple togolais n’a pas à subir
le calendrier du clan Eyadema-RPT et de leur complice, cette France qui
du haut e son auto proclamation pays des droits de l’homme, n’a rien
trouvé de mieux à faire que d’offrir à la milice du clan Eyadema-RPT du
matériel de répression anti-émeute en prévision des événements
post-électoraux.
Au risque de décevoir bon nombre il serait vivement
conseillé aux Togolais de boycotter cette élection, si d’aventure nos
partis d’opposition n’ont pas pris la mesure de tout ce qui se joue.
Il faudrait dès lors que nous soyons nombreux à ne pas aller voter et à exhorter nos proches à également s’abstenir.
Pourquoi un boycott s’avère-il nécessaire ?
D’une part il ne faut pas tomber dans la logique de
provocation du RPT qui veut créer un climat de violences qui
favoriserait son jeu ; mais encore, et d’autre part, les péripéties qui
ont émaillé la période d’avant le rejet de la candidature de Kofi
Yamgnane devraient être revisitées, essentiellement la non candidature
de Gilchrist Olympio. Deux interprétations sont alors possibles.
Soit M. Olympio est dans le jeu du clan Eyadema RPT par
égard « fraternel » maçon et alors tout le scenario déroulé est un plan
savamment orchestré, ou bien malgré la fraternité et tout ce que cela
impose, M. Olympio a tout fait pour donner les signaux nécessaires pour
que les uns et les autres comprennent ce qui se passe à défaut de ne
pouvoir se confier ouvertement au peuple ni même à ses proches.
Au sein de notre rédaction, on se posait la question de
la crédibilité à donner aux accords de Ouaga, surtout concernant les
conditions de résidence excluant les opposants au régime qui craignant
pour leur vie sont en exil. La décision du Conseil constitutionnel aux
ordres vient de nous dire ce qu’il en est.
Gilchrist Olympio savait-il dès le départ qu’il s’agissait d’un
leurre ; ce qui justifie sa non candidature et tout le cinéma qui y a
abouti ?
Ou bien l’a-t-il compris après coup d’où ses dernières actions en date
visaient à créer un trouble et un report des élections avec une
renégociation avec le RPT ?
Quelle qu’en soit la réponse, on sait aujourd’hui le
scénario préparé et qui sortira des urnes le 28 est connu et il n’y
aura pas de surprise. Bref c’est on prend les mêmes et on repart pour
le même résultat. Ce qui confirme l’opinion du confrère KamtRa qui
disait que M. Olympio n’ira jamais aux élections s’il s’avérait être
complice car il serait difficile que l’on puisse expliquer comment le
petit Faure aura pu battre M. Olympio
On semble être dans ce cas de figure que confirme
encore l’exclusion de Kofi Yamgnane dont la présence fait conclure
logiquement à une division/partage des voix dans le Nord. Un tel cas de
figure afficherait la flagrance de la triche programmée.
Toutefois après le coup contre M. Yamgnane, nos
informations font état d’un second coup dur que le RPT entend en
dernière minute porter à l’UFC. Il s’agirait d’une exclusion de
M. Fabre de la course pour motif de non constitution de caution.
En effet malgré la lettre du parti investissant le candidat, si les 20
millions de Francs CFA ne sont pas consignés par le parti la
candidature de M. Fabre sera rejetée. Cette consignation ne serait pas
encore le cas nous a-t-on appris et M. Olympio détenteur de la bourse
du parti est celui qui devra s’exécuter. Or il s’avèrerait que des
pressions occultes s’exerceraient sur M. Olympio afin qu’il soit
défaillant.
On voit d’ici la chute qu’il en résulterait pour l’UFC
qui aura vécu, et le séisme qui secouerait toute l’opposition tout en
laissant un boulevard dégagé à l’usurpateur et ses amis.
De plus il faut s’attendre à une dissolution de
l’assemblée actuelle prévue pour l’après résultat, Faure Gnassingbé
voulant sur les conseils du mercenaire debbasch, y faire un nettoyage,
non seulement en y diminuant le poids de l’opposition, mais encore en
l’épurant des députés pro-kpatcha qui d’ici là s’entêteraient à une
fidélité au demi-frère qu’il a embastillé depuis le coup monté du
vrai-faux coup d’Etat qui a livré le port de Lomé aux mains des réseaux
sarkosystes par une rétrocession de la concession de Progosa à Bolloré.
La duplicité d’action et de discours de la France dans
ce nouvel épisode, semble me pousser à admettre les conclusions de
certains confrères de la rédaction qui disent en substance, qu’il vaut
mieux le sacrifice de la minorité de ceux qui sont prêts à jouer le jeu
de l’étranger contre nos nations africaines, plutôt que d’attirer le
chaos sur l’ensemble en partant d’un faux humanisme qui n’est en somme
que sensiblerie alors que nous sommes en guerre et que ceux de nos
concitoyens qui ne connaissent pas où sont leurs intérêts et qui font
le lit des mafias et criminels sont contre nous.
Faure Eyadema:La copie conforme du père !
ll a suffi de deux banales conjonctions de coordination, le « et » et
le « ou », des conjonctions à l’origine de la nébuleuse invention
tropicale, « Ivoirité » pour mettre le feu aux poudres au pays de
Houphouët Boigny. Pour être candidat à l’élection présidentielle dans
ce pays, dit la constitution, il faut être ivoirien d’origine, né de
père et de mère eux-mêmes ivoiriens d’origine. Le « ou » a été supprimé
pour exclure les Ivoiriens qui ne le sont pas de souche. Cette dérive
xénophobe a plongé la Côte d’Ivoire pendant des années dans une guerre
civile sanglante dont elle peine toujours à se relever. N’ayant
certainement pas tiré leçon de ce concept malfaisant qui a déchiré le
pays voisin, certains mauvais génies ont décidé de le transposer au
Togo sous une autre forme beaucoup plus pernicieuse.
fallacieux prétexte que le toubab noir Kofi « Gnama-Gnama » est né à la
fois « le » et « en », il a été court-circuité de la course à la
présidentielle du 28 février prochain. En quoi le fait d’être « né le »
ou « né en » fait-il d’un citoyen togolais un mauvais président ? Qu’on
nous le dise. C’est un secret de polichinelle, la grande majorité des
Togolais sont « nés en », d’autres sont nés « jaune », pardon « vers »,
et d’autres encore « le ». En quoi tous ces gens sont-ils différents
les uns des autres ? Ne sont-ils pas tous des Togolais ? Qu’on cesse de
distraire le monde. Le mobile de la mise à l’écart de Mbô Kofi est
ailleurs et non cette extravagante histoire de deux dates de naissance.
D’ailleurs, les mauvaises langues racontent que le père de la «
Gnassion » feu Eyadema ne dispose pas d’acte de naissance, c’est-à-dire
qu’on ne sait même pas quand il est né, mais cela ne l’a pas empêché de
régenter le pays pendant 38 ans. Alors, que les tenants de l’ordre
ancien cessent de nous prendre pour des mabouls.
La copie conforme du père
Au
lendemain de sa capture du pouvoir, le fils du père qu’on dit bardé de
diplômes d’économie dans les grandes universités au pays de l’Oncle Sam
a semblé dire qu’il maîtrise les arcanes économiques et qu’il n’est pas
question de dilapider les fonds publics, un sport favori de son
géniteur. Dans les premiers mois, il s’est montré rigoureux et
méticuleux dans la gestion des deniers publics. C’est ainsi qu’il a
rompu avec les grandes messes et kermesses qui drainaient des jeunes
désoeuvrés en quête de gain facile et autres voyous dans les jardins de
Lomé 2 pour chanter des louanges au maître des lieux et vilipender les
opposants soumis à un lynchage médiatique pour être bombardés de
liasses de billets de fcfa.
Cette pratique et d’autres encore
avaient été supprimées, ce qui faisait dire aux gens que le fils est
différent du père. C’est mal connaître le jeune monarque. Groggy par le
pouvoir, le fils démontre à suffisance qu’il est la copie conforme et
légalisée du père. Mieux encore, qu’il est « plus pire » que le père.
Il a ajouté une dose de… aux pratiques les plus hideuses et les plus
décriées de son reproducteur. De lugubres associations qui troublent la
quiétude des populations sont financées à coup de millions.
Présidentielle oblige, lui et ses hommes et femmes liges sillonnent
bruyamment les coins et recoins du Togo pour faire des dons et acheter
la conscience des électeurs. Et quand les élections seront passées, on
ne les entendra plus.
Réaction prudente de Paris à la suite de l’invalidation de la candidature de Kofi Yamgnane
Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard
Valero, réagissant au rejet controversé de la candidature de Kofi
Yamgnane à l’élection présidentielle du 28 février 2010, a déclaré que
la France était attachée à « la consolidation de la démocratie et du
pluralisme au Togo ». La France exprime dès lors son attachement « aux
normes constitutionnelles et au pluralisme au Togo dans la perspective
des élections présidentielles de 2010 ». Cette réaction prudente et
mesurée du diplomate français prouve que le Togo n’est pas un Etat
démocratique. Il faut encore des progrès dans l’avènement d’un
véritable Etat de droit où les droits de l’homme seront respectés, la
liberté d’expression réellement garantie et la bonne gouvernance, une
réalité tangible.
Ensuite, le diplomate a mesuré ses propos pour ne pas
aggraver les tensions diplomatiques entre Paris et Lomé. Les autorités
togolaises, face à une réaction énergique de la France, n’hésiteraient
pas d’invoquer une ingérence étrangère inacceptable dans leurs affaires
intérieures. Elles pourraient affirmer le soutien de Paris à Kofi
Yamgnane.
Enfin, il ne faut rien espérer de la France : Nicolas
Sarkozy n’est pas l’homme de la rupture de la françafrique. L’éviction
de Jean Marie Bockel au secrétariat d’Etat à la coopération sur
instruction du défunt Omar Bongo Ondimba est une preuve irréfutable de
la persistance de la françafrique.
Il en va de même du rôle souterrain joué par la France
dans l’élection d’Ali Ben Bongo Ondimba et de certains conseillers
occultes dans la défense des intérêts de certains Chefs d’Etat
africains auprès des autorités françaises. Seule une vraie mobilisation
du peuple togolais autour de leaders politiques patriotes pourra
instaurer un régime réellement démocratique au Togo.
La marche vers un véritable Etat de droit demeure une
conquête stratégique. La balle est alors dans le camp des rescapés de
la Cour constitutionnelle qui se réclament de l’opposition démocratique.
La Cour constitutionnelle du Togo vient d’annoncer le
rejet officiel de la candidature de Kofi Yamgnane au scrutin
présidentiel du 28 février 2010. Ce rejet se fonde sur l’existence de
deux dates de naissance différentes dans le dossier de Kofi Yamgnane.
Ce seul argument suffit-il à invalider la candidature de Kofi
Yamgnane ? La Cour constitutionnelle n’a-t-elle pas obéi aux ordres de
tous ceux qui ont milité dans l’ombre pour le rejet de cette
candidature qui dérange et fait peur au pouvoir en place à Lomé ? La
récente expulsion de l’ancien premier secrétaire général de l’ambassade
de France au Togo soupçonné d’être très proche de Kofi Yamgnane
annonçait déjà les couleurs.
Avant le dépôt officiel de la candidature de Kofi
Yamgnane, des informations faisaient état de complot destiné à la
rejeter. Ensuite, après le dépôt de cette candidature, le juge Abdou
Asouma, président de la Cour constitutionnelle a enjoint Kofi Yamgnane
à produire dans les 24 heures un mémoire sur les irrégularités relevées
dans sa candidature. Ces irrégularités concernaient son certificat de
naissance, son certificat de nationalité, sa domiciliation effective
pendant douze mois au Togo et le nombre d’électeurs soutenant sa
candidature. Kofi Yamgnane avait vigoureusement contesté ces
irrégularités. Mais la cour constitutionnelle s’est finalement fondée
sur l’existence deux dates de naissance différentes dans le dossier de
candidature de Kofi Yamgnane pour invalider sa candidature.
Face à cette décision controversée comment va réagir
Kofi Yamgnane ? Quelle sera l’attitude de ses partisans ? Enfin, cette
décision ne fait que confirmer les doutes sérieux qui pèsent sur
l’indépendance de la cour constitutionnelle.
LA COUR CONSTITUTIONNELLE
La Cour constitutionnelle a rejeté mardi la candidature de Kofi
Yamgnane, ancien membre du gouvernement français doté de la double
nationalité, à l'élection présidentielle du 28 février, en raison d'une
incertitude sur sa date de naissance.
Les dossiers des sept autres candidats ont eux été approuvés par la Cour.
Celle-ci a relevé que les documents français de M. Yamgnane indiquent
le 11 octobre 1945 comme date de naissance, alors que ceux provenant du
Togo font mention du 31 décembre 1945.
"Cette situation est de nature à semer la confusion sur l'identité de
la personne et par voie de conséquence à fragiliser la sécurité
juridique et judiciaire inhérente à la magistrature suprême du pays", a
estimé la Cour dans une décision lue par son président Aboudou Assouma.
Après avoir annoncé qu'il allait "introduire un recours en annulation", M. Yamgnane s'est ravisé.
"Apparemment il n'y a pas de recours. Les arrêts de la Cour ne
souffrent aucun recours. Donc il ne reste qu'à mobiliser la rue",
a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision France 24.
Parmi les sept candidats retenus figurent les anciens Premiers
ministres Yawovi Agboyibo, du Comité d'action pour le renouveau (CAR,
deuxième parti d'opposition) et Agbéyomé Kodjo, de l'Organisation pour
bâtir dans l'union un Togo solidaire (OBUTS, opposition).
Pour la première une femme est en lice: Brigitte Kafui
Adjamagbo-Johnson, de la Convention démocratique des peuples africains
(CDPA, opposition) de Léopold Gnininvi.
Pour beaucoup d'observateurs, le scrutin 28 février aura valeur de test après une législative "réussie" en octobre 2007. Décision de la Cour constitutionnelle Affaire : Publication de la liste des candidats à l’élection présidentielle du 28 février 2010
DECISION N°E-003/10 DU 1er FEVRIER 2010
« AU NOM DU PEUPLE TOGOLAIS »
LA COUR CONSTITUTIONNELLE,
Saisie, conformément à l’article 173, alinéa 2 du code électoral, des
dossiers de candidature à l’élection présidentielle du 28 février 2010
transmis par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) le
25 janvier 2010 à 7h15mn, enregistrés le même jour au Greffe sous le
n°003-G ;
Vu la Constitution du 14 octobre 1992 ;
Vu la loi organique n°2004-004 du 1er mars 2004 sur la Cour constitutionnelle ;
Vu le Règlement intérieur de la Cour, adopté le 26 janvier 2005 ;
Vu le code électoral, notamment en ses articles 170,173 et 175 ;
Vu la loi n°91-04 du 12 avril 1991 portant charte des partis politiques ;
Vu le Décret n° 2009-300/PR du 30 décembre 2009 portant convocation du
corps électoral pour l’élection présidentielle du 28 février 2010 ; Vu
les résultats des vérifications administratives des dossiers de
candidature à l’élection présidentielle du 28 février 2010 par le
Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et
des Collectivités Locales ;
Vu les mémoires responsifs de MM. KODJO Messan Agbéyomé Gabriel et YAMGNANE Kofi ; Considérant
que, conformément aux dispositions de l’article 173, alinéa 2 du code
électoral, le président de la CENI a, le 25 janvier 2010, transmis à la
Cour constitutionnelle huit (08) dossiers de candidature à l’élection
présidentielle du 28 février 2010, provenant des postulants suivants :
Considérant que l’article 62 de la Constitution du 14 octobre 1992
énonce que « Nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la
République s’il :
- n’est exclusivement de nationalité togolaise de naissance ;
- n’est âgé de trente cinq (35) ans révolus à la date du dépôt de la candidature ;
- ne jouit de tous ses droits civils et politiques ;
- ne présente un état général de bien-être physique et mental dûment
constaté par trois (03) médecins assermentés, désignés par la Cour
constitutionnelle ; - ne réside sur le territoire national depuis douze (12) mois au moins.» ;
Considérant par ailleurs que l’article 170 du code électoral précise
que « La déclaration de candidature doit être accompagnée des pièces
suivantes :
1- Un extrait d’acte de naissance ou le jugement supplétif en tenant lieu ;
2- Une copie légalisée du certificat de nationalité togolaise ;
3- Un bulletin n°3 du casier judiciaire datant de moins trois (3) mois ;
4- Le récépissé du versement du cautionnement prévu à l’article 174 de la présente loi ;
5- Un acte de domiciliation délivré par l’autorité compétente ;
6- Une attestation par laquelle un parti politique légalement constitué
ou une coalition des partis politiques légalement constitués déclare
que ledit parti ou ladite coalition a investi l’intéressé en qualité de
candidat à l’élection présidentielle, ou une liste d’électeurs appuyant
la candidature indépendante et comportant les noms, prénoms et lieu de
naissance, l’indicatif de la liste électorale d’inscription et la
signature des intéressés. Cette liste doit comprendre des électeurs
représentant au moins deux mille (2000) inscrits, domiciliés dans dix
préfectures à raison de deux cents (200) au moins par préfecture ;
7- Une attestation sur l’honneur que le candidat remplit les conditions d’éligibilité requises ;
8- Un certificat médical constatant l’aptitude physique et mentale du
candidat, établi conformément aux dispositions de l’article 62 de la
Constitution.» ; Considérant
que, conformément à l’article 173, alinéa 2 du code électoral, les
pièces accompagnant les déclarations de candidature ont fait l’objet de
vérifications administratives tant sur leur contenu que sur leur
authenticité ;
Qu’il résulte de l’analyse de l’ensemble des dossiers par la Cour
que les dossiers de candidature de MM. KODJO Messan Agbeyomé Gabriel et
YAMGNANE Kofinécessitent un examen complémentaire ;
Sur la candidature de M. KODJO Messan Agbeyomé Gabriel
Considérant que, s’agissant du dossier de candidature de M. KODJO
Messan Agbeyomé Gabriel, le Ministère de l’Administration Territoriale,
de la Décentralisation et des Collectivités Locales a procédé aux
vérifications administratives des pièces ; qu’il relève que certaines
pièces du dossier ne comportent pas tous les prénoms du candidat et que
le parti Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS)
qui l’a investi ne dispose pas de récépissé de déclaration de parti
politique ; qu’il en conclut que ce parti n’est pas légalement
constitué, au regard des dispositions des articles 15 et 16 de la
Charte des partis politiques ; Considérant
que par mémoire en réponse en date du 26 janvier 2010, M. KODJO Messan
Agbeyomé Gabriel soutient qu’il est constant que les personnes sont
désignées par leurs prénoms usuels et que l’omission de certains de ces
prénoms sur certaines pièces peut se régulariser par une déclaration de
mise en concordance qui atteste qu’il y a identité de personne sous les
différentes formes d’appellation ;
Que pour lui, Agbeyomé KODJO, Messan Agbeyomé KODJO désignent la même
personne que Messan Agbeyomé Gabriel KODJO et que la légalisation de la
signature de Agbeyomé KODJO par la Cour emporte légalisation de toute
autre forme d’écriture ou d’appellation de l’intéressé d’autant plus
que la vérification matérielle de cette signature ne peut que révéler
la constance de l’identité de son émetteur ;
Considérant, en ce qui concerne le manque de récépissé du parti, que M.
KODJO Messan Agbeyomé Gabriel affirme au contraire que le parti est «
réputé être une formation politique légale, inscrite sur la liste
protocolaire de l’Eta, et à ce titre, bénéficie de la couverture
médiatique des services de l’Etat…» ; qu’il précise que l’inexistence
de récépissé est imputable au Ministère de l’Administration
Territoriale de la Décentralisation et es Collectivités Locales qui a
fait preuve de négligence ;
Considérant que, de l’examen du dossier de M. KODJO Messan Agbeyomé
Gabriel, il ressort que sur certaines pièces ne figurent pas tous ses
prénoms ;
Considérant cependant que l’absence de quelques prénoms sur certaines
pièces n’est pas de nature à fausser l’identité de l’intéressé et que
la régularité de sa candidature ne peut de ce fait être remise en cause
dès lors qu’il ne s’agit pas de pièces fondamentales telles que les
certificats de naissance et de nationalité ; Considérant
que, de l’examen des pièces fournies par M. KODJO Messan Agbeyomé
Gabriel, il ressort effectivement que le parti qui l’a investi ne
dispose pas de récépissé ;
Considérant toutefois que, le 20 août 2008, le parti OBUTS a introduit
au Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation
et des Collectivités Locales la déclaration de reconnaissance en vue de
l’obtention du récépissé ;
Que, le 03 septembre 2008, le dossier a été renvoyé au déclarant au motif qu’il comportait des irrégularités et incohérences ;
Que, le 26 septembre 2008, le dossier corrigé a été réintroduit au
Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et
des Collectivités Locales ; qu’après le dépôt de ce dossier corrigé, le
ministère n’a pas réagi ; Considérant
que l’article 14, alinéa 4 de la Charte des partis politiques dispose :
« A défaut de réponse du ministre de l’intérieur dans le délai de
quinze(15) jours, la déclaration est considérée comme régulière. » ;
Considérant que le Ministère de l’Administration Territoriale, de la
Décentralisation et des Collectivités Locales qui aurait dû, après ce
délai de quinze (15) jours, délivrer un récépissé au parti politique
OBUTS ne l’a pas fait malgré les multiples correspondances de rappel ; Considérant,
de tout ce qui précède, que le manque de récépissé résulte d’un
dysfonctionnement des services publics dont la responsabilité incombe à
l’Administration et que le parti OBUTS ne saurait en être pénalisé ;
Sur la candidature de M. YAMGNANE Kofi Considérant que le
Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et
des Collectivités Locales, après vérifications administratives, relève
plusieurs irrégularités qui se rapportent aux certificats de naissance
et de nationalité, à la résidence effective pendant au moins douze mois
au Togo et aux électeurs appuyant sa candidature ;
Considérant que, s’agissant de l’acte de naissance,
l’administration, au vu de sa date de délivrance (21 janvier 1970),
s’interroge sur l’acte de naissance que M.YAMGNANE Kofi a pu utiliser
pour son cursus scolaire notamment pour l’obtention des diplômes, du
Certificat d’Etudes Primaires et Elémentaires (CEPE) en 1956 à celui
d’ingénieur en 1969 ; qu’elle en déduit une suspicion de substitution
d’acte de naissance ; qu’en outre, il ressort des vérification qu’il a
lui-même déclaré à plusieurs reprises aux services de l’immigration
qu’il est né le 11 octobre 1945, alors que l’acte de naissance qui lui
est établi en 1970 porte comme date de naissance le 31 décembre 1945,
Considérant que, par rapport au certificat de nationalité togolaise,
les vérifications révèlent qu’il en possède deux ; le premier, portant
le n°020446/MJ/CNT, a été obtenu le 06 mars 2006 et le second,
n°T0045800, a été obtenu le 08 avril 2009 et dont duplicata lui a été
délivré le 24 avril 2009 ; Que
l’administration estime que, ce duplicata ne fait pas référence au
certificat obtenu en 2006, dont on ne retrouve pas trace aux archives
du service de nationalité ; que l’authenticité de toutes ces pièces est
donc douteuse ;
Considérant que, relativement à la résidence, l’administration, se
fondant sur la contradiction entre l’attestation de domiciliation qui
mentionne que l’intéressé réside au Togo depuis le 18 octobre 2008 et
ses déclarations aux services de l’immigration selon lesquelles il a eu
pour « pays de résidence » la France jusqu’au 04 juin 2009, relève
qu’il ressort des mêmes déclarations que c’est seulement à partir du 16
juin 2009 qu’a commencé sa résidence effective au Togo ;
Considérant enfin que, par rapport à la liste des électeurs appuyant sa
candidature, l’administration relève que celle-ci est entachée d’un
certain nombre d’irrégularités, notamment l’inobservation de
l’obligation légale de mentionner sur chaque liste l’indicatif de la
liste électorale d’inscription et le fait que certains électeurs ne
sont pas inscrits sur les listes indiquées, soit parce qu’ils sont
fictifs, soit parce qu’ils sont doublement inscrits ; Que
l’administration relève que certains électeurs ont apposé, en lieu et
place de la signature, une empreinte digitale contrairement aux
dispositions de l’article 170 du code électoral ;
Considérant que, par mémoire en réponse enregistré sous le n° 005-G
au Greffe de la Cour le 26 janvier 2010, le candidat, relativement à
son acte de naissance, expose qu’il est effectivement né à Bassar comme
l’atteste l’Acte de notoriété daté du 16 mars 1948 avec lequel il a
fait son cursus scolaire au Togo et en France ; que l’imprécision du
jour et du mois n’étant pas admise en matière d’état civil en France,
l’administration compétente aurait résolu la question en lui attribuant
la date du 11 octobre 1945 qui figure sur tous ses documents établis en
France ;
Qu’au Togo, cette imprécision est demeurée sur ses documents
jusqu’en 1970, date d’établissement de son jugement supplétif qui a
repris intégralement le contenu de l’Acte de notoriété sans mention
d’une date ; que c’est seulement lors de l’établissement de son
certificat de nationalité que la date du 31 décembre lui a été
attribuée ; qu’il n’appartient pas à l’administré de faire la preuve de
l’authenticité des documents et autres titres que lui délivre
l’administration ; que cette preuve incombe à l’administration, auteur
de l’acte incriminé ;
Considérant que, s’agissant des irrégularités qu’il y aurait sur
l’acte de nationalité, M. YAMGNANE Kofi fait observer que s’il s’est
fait établir deux certificats de nationalité togolaise, c’est
indépendamment de sa volonté ; que c’est à la suite de la perte du
premier certificat par l’administration, en l’occurrence l’Ambassade du
Togo en France, et de la disparition de son dossier aux archives du
service de la nationalité, que l’administration lui a établi un second
certificat conformément à la nouvelle réglementation ; que le fait de
ne pas retrouver les archives ayant servi à l’établissement des pièces
administratives n’est pas de la responsabilité du citoyen ;
Considérant que, par rapport à l’attestation de résidence, M. YAMGNANE
Kofi estime que l’exigence de « domiciliation » de l’article 62, alinéa
5 de la Constitution de 1992 est satisfaite par l’indication d’une
adresse en territoire togolais et par une résidence effective ; que
c’est en application desdites dispositions, conjuguées avec l’article
170 – 5 du code électoral, que l’autorité compétente la lui a délivrée
; que le fait d’indiquer sur les cartes d’embarquement du service de
l’immigration une autre résidence en France n’est pas de nature à
annuler la validité de sa résidence régulièrement établie au Togo
depuis le 18 octobre 2008 ; qu’en outre, la question de la résidence a
trouvé une solution politique concrétisée par « le document d’entente
directe de Ouagadougou signé le 08 août 2009 », dans lequel les partis
politiques se sont accordés pour dire que « la résidence s’entend comme
l’obligation de présence politique et physique visible permanente ou
intermittente des potentiels candidats pendant ladite période » ; Considérant
enfin que, au regard des irrégularités relatives à la liste et à la
signature des électeurs soutenant sa candidature, M. YAMGNANE Kofi,
d’une part, explique que les électeurs, notamment ceux de Tchaoudjo,
incriminés, sont titulaires de cartes d’électeurs dont il dispose de
photocopies qui font foi ; que, d’autre part, relativement à la
signature ou à l’empreinte digitale des électeurs, M.YAMGNANE Kofi
souligne que l’empreinte digitale est en tout temps et en tout lieu
assimilée à la signature scripturaire à laquelle elle est parfois
préférée, ce qui justifie sans doute que l’administration elle-même
l’ait retenue comme élément d’authentification des cartes d’électeurs
et d’opération de vote ;
Considérant que les résultats des vérifications administratives du
dossier de candidature révèlent, d’une part, que M. YAMGNANE Kofi
dispose de deux certificats de nationalité togolaise et que sa
candidature est appuyée par certains électeurs qui ont apposé leurs
empreintes aux lieu et place de la signature ;
Qu’en ce qui concerne les certificats de nationalité togolaise de M.
YAMGNANE Kofi, les anomalies constatées résultent des négligences
administratives ; que cette situation ne peut lui être opposée ; Que
l’apposition des empreintes digitales aux lieu et place des signatures
sur la liste des électeurs appuyant la candidature de M. YAMGNANE Kofi
n’est pas contraire à l’esprit de l’article 170 du code électoral, à la
Constitution et à la pratique ;
Considérant en revanche que les vérifications administratives du
dossier de candidature de M. YAMGNANE Kofi révèlent, d’autre part, des
anomalies quant à sa date de naissance et à la durée de résidence
effective au Togo ;
Que, de l’examen de l’ensemble des pièces du dossier de vérifications
administratives et du mémoire en réponse de M. YAMGNANE Kofi, il
ressort que les documents français de M. YAMGNANE Kofi portent comme
date de naissance le 11 octobre 1945 et les documents togolais le 31
décembre 1945 ;
Qu’ainsi, M. YAMGNANE Kofi a deux dates de naissance notamment, le 11 octobre 1945 et le 31 décembre 1945 ;
Qu’il en résulte que la date de naissance de l’intéressé varie selon qu’il se trouve en France ou au Togo ; Que,
cette situation est de nature à semer la confusion sur l’identité de la
personne et, par voie de conséquence, à fragiliser la sécurité
juridique et judiciaire inhérente à la magistrature suprême du pays ;
Considérant par ailleurs que le dossier de candidature de M.
YAMGNANE Kofi comporte une attestation de domiciliation en date du 15
septembre 2009 délivrée par le Président de la délégation spéciale de
Lomé indiquant qu’il est domicilié depuis le 18 octobre 2008 au
quartier Gbossimé à Lomé ;
Considérant que l’article 62 de la Constitution de 1992 détermine les
conditions d’éligibilité à l’élection présidentielle ; qu’en ce qui
concerne le « document d’entente directe de Ouagadougou » produit par
M. YAMGNANE Kofi, et par rapport à la condition de résidence, celui-ci
ne remet pas en cause la portée du dispositif constitutionnel ;
Considérant que la Constitution exige non seulement que les postulants
aient leur résidence au Togo mais aussi qu’ils y résident effectivement
depuis douze mois au moins ; que les seules preuves de résidence
effective au Togo produites par M. YAMGNANE Kofi sont le bail notarié
et une attestation de domiciliation ; Qu’il
ressort cependant des cartes d’embarquement du service de l’immigration
de l’aéroport de Lomé que M. YAMGNANE Kofi est entré au Togo les 31
janvier, 21 févier, 18 avril et 04 juin 2009 avec son passeport
français et a déclaré avoir comme « pays de résidence » la France,
alors qu’il est censé, au regard du bail notarié et de l’attestation de
domiciliation suscités, résider au Togo depuis le 18 octobre 2008 ;
Considérant toutefois que, le 16 juin 2009, en rentrant au Togo avec son passeport français il a déclaré résider au Togo ;
Que, par la suite, en quittant le Togo avec son passeport togolais le
29 octobre 2009, il a déclaré également comme pays de résidence le Togo
; Qu’il
résulte de ces déclarations sur les fiches des services de
l’immigration de l’aéroport de Lomé que sa résidence effective au Togo
a pour point de départ le 16 juin 2009 ;
Qu’il ne peut donc, d’après ses propres déclarations sur lesdites
fiches, justifier d’une résidence effective de 12 mois au moins au Togo
;
Qu’ainsi, il ne remplit pas toutes les conditions d’éligibilité prévues par l’article 62 de la Constitution ;
Considérant qu’après l’examen des dossiers, tous les postulants
remplissent les conditions fixées à l’article 62 de la Constitution à
l’exception M. YAMGNANE Kofi ; qu’il échet donc de valider les dossiers
de candidature conformes à la Constitution et au code électoral ;
DECIDE : Article 1er : La liste des candidats à l’élection présidentielle du 28 février 2010 est arrêtée comme suit :
- Madame ADJAMAGBO-JOHNSON Kafui, née le 26 décembre 1958 à Bassar
(préfecture de Bassar), de ADJAMAGBO Kodjo et de ADJAMAGBO Dédé, de
nationalité togolaise, candidat du parti politique légalement constitué
dénommé « Convention Démocratique des Peuples Africains » (CDPA),
lequel a choisi comme couleur le « rose », comme emblème « deux mains
qui se serrent » et pour sigle (CDPA).
- Monsieur AGBOYIBO Yawovi, né en 1943 à Kouvé (préfecture de Yoto),
de AGBOYIBO Soklou et de DOAFIO, de nationalité togolaise, candidat du
parti politique légalement constitué dénommé « Comité d’Action pour le
Renouveau » (CAR), lequel a choisi comme emblème un soleil levant
portant au milieu la mention CAR sur fond blanc, comme devise «
Liberté, Vérité, Justice » et pour sigle « CAR ».
- Monsieur FABRE Jean-Pierre, né le 02 juin 1952 à Lomé (préfecture
du Golfe), de FABRE Louis Henri et de Dovi FRANKLIN, de nationalité
togolaise, candidat du parti politique légalement constitué dénommé «
Union des Forces du Changement » (UCF), lequel a choisi comme couleur «
jaune or », comme emblème le palmier rouge sur fond jaune or et pour
sigle « UFC ».
- Monsieur GNASSINGBE Faure Essozimna, né le 06 juin 1966 à Afagnan
(préfecture d’Afagnan), de GNASSINGBE Eyadema et de MENSAH Séna Sabine,
de nationalité togolaise, candidat du parti politique légalement
constitué dénommé « Rassemblement du Peuple Togolais » (RPT), lequel a
choisi comme couleur le « blanc », pour emblème « épi de maïs ouvert »
sur fond blanc et comme sigle « RPT ».
- Monsieur KAGBARA Bassabi, né le 31 décembre 1942 à Solla
(préfecture de Binah), de KAGBARA Kouname et de TCHIMSI Ouhana, de
nationalité togolaise, candidat du parti politique légalement constitué
dénommé « Parti Démocratique Panafricain » (PDP), lequel a choisi pour
couleur le « bleu-blanc », comme emblème une « étoile sur fond bleu »
et pour sigle « PDP ».
- Monsieur KODJO Messan Agbéyomé Gabriel, né le 12 octobre 1954 à
Tokpli (préfecture de Yoto), de KODJO Dossou et de DOSSEH Kédjé Flora,
de nationalité togolaise, candidat du parti politique légalement
constitué dénommé « Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo
Solidaire » (OBUTS), lequel a choisi pour couleur le « bleu ciel »,
pour emblème le « ballon de football » et pour sigle « OBUTS ».
- Monsieur LAWSON Jean Nicolas Messan, né le 11 mars 1953 à Aného
(préfecture des Lacs), de LAWSON Antoine Michel et de HOUEDAKOR Adèle,
de nationalité togolaise, candidat du parti politique légalement
constitué dénommé « Parti du Renouveau et de la Rédemption » (PRR),
lequel a choisi comme couleur le « vert », comme emblème « le livre
ouvert » et pour sigle « PRR ».
Article 2 : La présente décision sera affichée au Greffe de la Cour
constitutionnelle, notifiée au Ministre de l’Administration
Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivité Locales, à la
Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), à la Haute
Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), aux
intéressés, aux Préfets, aux Chefs des Missions Diplomatiques et
Consulaires du Togo et à l’étranger. Délibérée
par la Cour en sa séance du 1er février 2010 au cours de laquelle ont
siégé : MM. et Mme les Juges Aboudou ASSOUMA, Président ; Mama-Sani
ABOUDOU-SALAMI, Kouami AMADOS-DJOKO, Chef Améga Yao Adoboli GASSOU IV,
Ablanvi Mèwa HOHOUETO, Mipamb NAHM-TCHOUGLI, Arégba POLO et Koffi TAGBE.
La
cour constitutionnelle en séminaire ? La nouvelle a fait sourire plus
d’un, d’autant que cette rencontre dit – on est consacrée aux processus
électoraux dans notre pays.
Franchement, que peut changer un séminaire dans le fonctionnement de notre fameuse cour constitutionnelle ?
Une couracquise
à une famille, une cour qui pendant plus de 40 ans a tordu le cou au
droit, a balayé d’un revers de la main les aspirations profondes du
peuple, a attribué des faux scores qui ne reflétaienten rien les résultats des urnes.
En conclusion, une cours acquise au père et au fils et qui a plutôtprêté serment pour les proclamer président de la république pour les siècles des siècles.
Ils s’appellent Aboudou Assouma,Sipohon Gaba, Atsu Koffi améga, Beby Olympio…
Un séminaire ou milles ne changera jamais les mentalités de ces gens sans cœur et qui cultive un cynisme aberrantà l’endroit du peuple.
Ces
hommes doivent arrêter de tromper l’opinion nationale et internationale
en organisant ces genres de rencontres à coup de millions et de
matraquages médiatiques.
Quelle honte pour ce petit Togo ?
Est-ce un séminaire qui viendra dire le droit ? Ou qui viendra proclamer les vrais résultats issus des urnes ?
Messieurs,
faites preuve de bonne volonté et de bonne foi et vous vous rendrez
compte que n’avez aucunement besoin de ces genres de rencontres pour
bien faire et il n’est jamais trop tard pour bien faire.
A
ces organismes internationaux qui ne savent que faire avec leur argent,
regardez bien ce pays et vous verrez clairement dans quel secteur
injecter des sous pour des rendements meilleurs au lieu de sponsoriser
des séminaires qui n’en valentpas la peine.
« Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre » dit l’adage.
2010
est à nos portes, nous verrons encore la cour constitutionnelle à
l’œuvre et nous ne nous attendons pas à un changement d’attitude ni de
mentalité de sa part sauf miracle.
Changer la Constitution pour régner plus longtemps, une coutume
Nombreux sont les dirigeants africains à avoir modifié la Loi
fondamentale de leur pays afin de conserver le pouvoir... Une pratique
qui confine à la coutume.
TOGO La limitation des mandats a été supprimée en 2002 pour permettre à Gnassingbé Eyadama d’effectuer un troisième mandat.
Le président Eyadama a pris le pouvoir en 1967; il a été élu en
1972, réélu en 1979 et en 1986. Il remporte aussi la première élection
multipartite de 1993, ainsi que celles de 1998 et 2003. Après sa mort
en février 2005, l’armée installe son fils Faure Gnassingbé au pouvoir.
Suite à des protestations, il démissionne et organise une élection,
qu’il remporte. La prochaine présidentielle est prévue en 2010.
La Constitution de 1991 est amendée en 2000, limitant le
président à deux mandats. L’amendement était effectif lors des
élections de 2005, mais comme Blaise Compaoré était le président en
exercice en 2000, l’amendement ne s’est appliqué à lui qu’à la fin de
son second mandat, ce qui lui a permis de se représenter au scrutin de
2005.
Le président Blaise Compaoré a pris le pouvoir par un coup d’Etat en
1987. Puis il a été élu en 1991, réélu en 1998 et en 2005. Le Burkina
Faso doit tenir une élection présidentielle en 2010.
CAMEROUN
Selon la Constitution de 1996, le président ne peut cumuler que deux mandats. Mais l’Assemblée nationale a supprimé toute limitation du nombre de mandats en 2008, permettant ainsi au président Paul Biya de se représenter en 2011.Paule Biya devient président en 1982. Candidat unique, il est réélu aux scrutins
de 1984 et 1988. Il remporte également la première élection à laquelle
participent plusieurs partis en 1992, puis est réélu en 1997 et en
2004. La prochaine présidentielle est prévue en 2011.
GABON La Constitution est modifiée en 2003 pour permettre au président Omar Bongo de se représenter autant de fois qu’il le souhaite.
Omar Bongo prend le pouvoir en 1967; il est élu en 1973, puis réélu en 1979 et
1986. Un système multipartite est instauré en 1991. Bongo est réélu en
1993, en 1998 et encore en novembre 2005. Il meurt en 2009 après 42 ans
d’exercice du pouvoir. Son successeur doit être élu lors d’un scrutin
en août 2009.
NAMIBIE
La Constitution est amendée en 1999 afin de permettre au président Sam Nujoma d’effectuer un troisième mandat de 1999 à 2004.
Cette mesure ne s’étant appliquée qu’à Nujoma, les présidents sont donc toujours limités à deux mandats de cinq ans chacun.
Le président Hifikepunye Pohamba a succédé à Nujoma en 2004. La prochaine présidentielle est prévue en novembre 2009.
NIGER
L’article 36 de la Constitution de 1999 limitait le nombre de mandats
présidentiels à deux quinquennats consécutifs et ne pouvait "faire
l'objet d'aucune révision". Grâce au "oui" qu'il a obtenu au référendum du 4 août 2009 portant sur l'instauration d'une nouvelle Constitution, le président Amadou Tandja peut désormais prolonger son deuxième mandat de trois ans, puis pourra
se représenter autant de fois qu’il le souhaite. Pour arriver à ses
fins, Mamadou Tandja a dissout le Parlement puis la Cour
constitutionnelle qui s’opposaient à ses projets et s'est arrogé des
"pouvoirs exceptionnels" pour gouverner par décrets. Mamadou Tandja a été élu en 1999 et réélu en 2004. La prochaine
élection présidentielle était initialement prévue en décembre 2009.
NIGERIA La tentative de Olusegun Obasanjo de modifier la Constitution a été bloquée par le Parlement en 2006.
Il voulait pouvoir se présenter à un troisième mandat. Un président ne
peut donc toujours pas cumuler plus de deux mandats de quatre ans
chacun.
Olusegun Obasanjo a été chef de l'Etat de 1976 à 1979 et de 1999 à
2007. Le président Umaru Yar'Adua a été élu en 2007. Le prochain
scrutin devrait se tenir en 2011
OUGANDA La Constitution de 1995 est modifiée en 2005 afin de permettre à un président d’exercer plus de deux mandats. Un système multipartite est institué.
Yoweri Museveni prend le pouvoir en 1986. Il organise une élection
en 1996 et la remporte. Puis il est réélu en 2001 et, grâce à
l'amendement de la Constitution, en 2006. Le prochain scrutin aura lieu
en 2011.
TCHAD La Constitution adoptée en 1996 est modifiée en 2005, par voie
référendaire, pour supprimer la limitation du nombre de mandats. Idriss
Deby a donc pu se réprésenter pour un troisième mandat en 2006.
Le President Idriss Deby accède au pouvoir après l’adoption de la nouvelle Constitution en 1996.
Il est réélu en 2001 et 2006. La prochaine élection présidentielle doit
se tenir en 2011.
TUNISIE
Alors queZine el-Abidine Ben Ali est élu en 1987 président de la Tunisie, la Constitution est amendée en 1988 pour limiter le nombre de mandats à deux. Mais en 1998, Zine el-Abidine Ben Ali fait passer un nouvel amendement qui lui permet d’effectuer trois mandats consécutifs. En 2002, la limitation des mandats est abolie et l’âge limite est allongé à 75 ans pour déposer une candidature à la présidence (Ben Ali aura 73 ans en septembre).
Ben Ali accède à la présidence en 1987, il est élu en 1989 et réélu
en 1994 en tant que candidat unique. Il remporte l'élection de 1999, la
première où d’autres candidats étaient autorisés, avec 99,66% des voix,
puis celle de 2004.La prochaine présidentielle se tiendra le 25 octobre 2009.
ZAMBIE
Frederick Chiluba est élu en 1991, puis réélu en 1996. En 2001, il tente de modifier les lois pour pouvoir briguer un troisième mandat mais échoue. Les présidents sont limités à deux quinquennats.
Levy Mwanawasa succède à Chiluba en 2002 mais il meurt en 2008
alors qu’il est au pouvoir. C’est alors Rupiah Banda qui est élu en
2008. La prochaine élection présidentielle est prévu en 2011.
ALGERIE
Le Parlement vote un amendement constitutionnel en 2008
qui permet au chef de l'Etat Abdelaziz Bouteflika de se représenter
autant de fois qu'il le veut. Avant ce changement constitutionnel, une
seule réélection était autorisée.
Le président Abdelaziz Bouteflika est élu en 1999, réélu en 2004 et 2009. Le prochain scrutin présidentiel est prévu en 2014.
Les portes de la Direction des Fonds d’Entretien Routier
sont aujourd’hui scellées, les locaux sous haute surveillance de la
Gendarmerie. C’est le dernier épisode du feuilleton Tchamsi qui, malgré
la dissolution de cette institution est revenu s’installer, au grand
dam des autorités togolaises. Un défi que le Ministre de l’Economie et
des finances Adji Ayassor n’a point digéré. A peine installé, que
Ferdinand Tchamsi a été délogé par le Général Ayéva, sur avis du tout
puissant Ministre, s’est déplacé en personne avec des éléments pour le
déloger. Une descente qui interpelle le chef de l’Etat sur sa stratégie
de gestion des crimes économiques. Malgré l’échec dans la gestion du
Fonds d’Entretien Routier, l’ex DG Tchamsi bénéficie d’une impunité
relativement coercitive. Au même moment, d’autres fossoyeurs de
l’économie continuent de narguer la république sans souci
C’est lors de sa dernière visite à
Berlin que le Chef de l’Etat a accordé une audience à l’ex-Directeur
Général du Fonds d’Entretien Routier, Ferdinand Tchamsi qui arguait
avoir quitté le Togo pour venir se soigner en Europe.
En effet, après la chute en chœur d’une
dizaine de ponts et la défection totale des voies de communications
consécutives aux inondations, le constat de la mauvaise gestion des
Fonds d’Entretien Routier a été fait. Illico, les autorités togolaises
ont annoncé la dissolution du FER dont le Directeur Général serait accusé d’avoir détourné des milliards de francs CFA.
Le contribuable togolais a compris
qu’il s’agissait d’un véritable scandale financier que le Chef de
l’Etat avait l’obligation de punir sévèrement. C’est à l’occasion d’une
rencontre entre le chef de l’Etat togolais et les journalistes que
Faure a confirmé que l’audit sera effectué pour que tous ceux qui ont
détourné l’argent du pays répondent de ce crime. Dans la foulée, c’est
le DG du FER qui était au centre de la polémique. Dépassé par les
interpellations tous azimuts, il a dû prendre la fuite, via le bénin
pour se tailler un paradis en Europe.
Il n’est réapparu à l’hôtel Adlon de
Berlin pour rencontrer le chef de l’Etat que le jour où celui-ci était
en visite officielle en Allemagne. Quelques jours après, Tchamsi
débarque à Lomé pour reprendre ses droits, comme pour narguer ses
détracteurs qui pensent qu’il n’était plus en odeur de sainteté avec le
président.
Lui-même s’en est vanté à plusieurs
égards que le jour où on lancera l’audit du Fer, les têtes vont tomber,
tout simplement parce que tous ceux qui ont contribué à la pourriture
de cette boîte ne sont autres que ceux-là même qui clament l’audit, et
dans ce cas, pour lui, personne n’osera aller au fond de ce dossier.
Le DG Tchamsi avait donc toutes les
bonnes raisons de revenir au pays sans se faire arrêter. Et pour
couronner le tout, il est allé reprendre sa place dans les bureaux,
entouré de gardes restés à son service.
Informé, le tout puissant Ministre des
fiances, Adji Otheth AYASSOR l’a appelé pour lui demander ce qu’il
cherchait encore dans les bureaux. Il n’a pas semblé être menacé par
l’interpellation du Ministre qui a aussitôt demandé le renfort du
Général AYEVA Essofa.
Celui-ci n’a pas tardé à prendre la
tête d’un groupe de personnes, composé d’huissiers, de gendarmes et des
responsables du ministère de l’économie. Cette armada pour demander à
Tchamsi de quitter les lieux immédiatement, ce qui fut fait. Mais
avant, le Général Essofa a pris soin de démilitariser le sieur Tchamsi
en lui enlevant les corps habillés qui étaient à sa solde.
Les portes des locaux du Fer ont été
alors verrouillées et scellées. Quelques jours après, on apprend que la
procédure d’audit est enclenchée.
Pour l’heure, le DG est libre comme un
poisson dans l’eau, non seulement, sûr que rien ne lui arrivera, mais
aussi menaçant pour ceux qui se sont abreuvés dans la marre du FER
avant de se mettre dans la peau de justicier.
Cette rocambolesque affaire laisse
entrevoir aisément la légèreté avec laquelle la bonne gouvernance est
menée et la responsabilité du haut sommet dans la gestion des fonds de
l’Etat.
Le cas du FER n’est qu’un exemple parmi
tant d’autres si on sait que les fonds provenant des sociétés d’Etat
ont servi pour la plupart du temps à alimenter les caisses noires de
certaines autorités qui s’en servent pour effectuer des dépenses
faramineuses, sans compte.
Les dépenses personnelles de certaines
autorités, les manifestations de certains partis politiques, le
financement de certaines activités politiques proches du pouvoir se
font grâce à l’argent de l’Etat débloqué dans des conditions qui
encouragent le détournement.
Si pour les luttes traditionnelles
Evala, on exige aux sociétés, un montant donné, il y a de la facilité
pour le pourvoyeur d’en décaisser plus et de détourner le reste.
La rigueur n’existe donc pas dans la
gestion des fonds de l’Etat. Pire, lorsque le chef de l’Etat lui-même
ne se démarque pas des réseaux économiques pour rester au dessus de la
mêlée, il ne peut que subir les entêtements de directeurs de sociétés
comme c’est le cas de Tchamsi. Dans un système d’autorité de l’Etat qui
se respecte, le Directeur Général du FER aura été déjà mis en examen,
l’information judiciaire aura été déjà ouverte et les auteurs et
complices de ce détournement auront été déjà mis sous les verrous avant
que les résultats de l’enquête n’aboutissent.
Au Togo donc, c’est la théorie de la
gouvernance. La Cour des Comptes, dont on a annoncé le démarrage des
activités, reste dans une dormance profonde. La commission anti
corruption quant à elle, reste dans la léthargie profonde. Les crimes
économiques, les magouilles et les détournements se poursuivent en
toute impunité et le développement n’est pas au rendez-vous.
La justice à deux vitesses
Aujourd’hui, c’est la situation de
Tchamsi qui est mise sur orbite. Mais les fossoyeurs de l’économie
togolaise continuent de détourner en toute tranquillité, sans rendre
compte à personne. Leur gestion est décriée partout mais, ils ont le
pouvoir et la faveur du président, donc peuvent continuer à diriger les
sociétés dans l’opacité totale.
Les plus célèbres sont ceux qui ont
pris le temps de piller sous Gnassingbé Eyadéma et qui ont réussi à
s’imposer avec Faure Gnassingbé.
Kofi Walla est le Directeur Général de
la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Il y règne quinze ans après
avoir été admis à la retraite et comme il n’y a pas mieux compétence
que lui dans la gestion de cette société, il n’est pas question pour
lui d’être déboulonné. Il brille par une gestion chaotique, des primes
faramineuses, avec un conseil d’administration budgétivores, des
réunions à primes colossales, alors que le simple bâtiment qui abrite
la structure reste défiguré par le temps et les intempéries. Pas la
moindre pitié pour ce bâtiment qui nourrissait la curiosité à sa
construction.
L’autre manitou de la mauvaise gouvernance est le directeur général de la LONATO.
Lui, bat le record de longévité à la tête d’une société d’Etat.
Il y règne depuis les années 90, mais reste imperturbable.
Le long règne passé à la tête d’une
société entraîne inévitablement l’accumulation des mauvaises habitudes
et les tares qui affectent le fonctionnement de la société. La LONATO
vit, sans audit, sans contrôle, et investit dans des activités
politiciennes. Cette société a besoin d’être reformée, et pour ce
faire, il faut une nouvelle tête, mieux faite que celle de PEKEMSI qui
est le Directeur Général actuel.
L’autre imperturbable est le DG de la
Société Aéroportuaire de Lomé, la SALT dirigée par KOGOE Akrima. Ce DG
n’a jamais pensé qu’il puisse être encore à la tête de cette société à
ce jour. Mais au Togo, lorsqu’on a la faveur du Président, on est
exempté de toutes les surprises.
Ce sont là juste quelques exemples de l’impunité économique au Togo.
Lorsque le DG Tchamsi voit l’exemple de
ces personnes qui restent malgré tout, il a donc toutes les garanties
de rester serein, surtout que beaucoup sont passés tirer profit de
cette gestion catastrophique. Et à chaque fois qu’on tente de
l’enquiquiner, il pense que c’est de l’acharnement, puisque l’exemple
de ses prédécesseurs l’a suffisamment inspiré pour qu’il s’en inquiète.
Nous attendons donc le nouveau
développement dans le dossier Tchamsi et verrons si l’audit tant
annoncé sera effectué un jour. Occasion de voir comment orienter le
débat sur les autres fossoyeurs de la république.
VOTEZ KOFFI YAMGNANE
CANDIDAT UNIQUE
KOFFI YAMGNANE PRESIDENT DES TOGOLAIS EN 2010
la savanes la kara centrale plateaux maritimediaspora togolaise
Fraude électorale : flagrant délit de rétention de 134 cartes d’électeurs
L’Association pour l’action sociale et humanitaire (APASH), une
institution de microfinance opérant dans la préfecture du golfe, a été
prise en flagrant délit de rétention de cartes d’électeurs
L’Association pour l’action sociale et humanitaire (APASH),une
institution de microfinance opérant dans la préfecture du golfe, a été
prise en flagrant délit de rétention de cartes d’électeurs par Tsimesse
Gbeya, député UFC de la préfecture. L’information a été donnée hier par
Radio Kanal FM. Le député, auteur de la saisie de plusieurs dizaines de
cartes, les a montrées à la presse.
« Il y a longtemps que nous avons eu écho des faits. On
nous rapportait de façon régulière qu’une ONG passait de maison en
maison demander aux femmes de leur remettre leurs cartes d’électeurs
contre l’octroi de crédits. Pour ce faire, nous avons monté une
filature contre les agents de cette association, et dans la soirée du
mercredi 27 janvier, nous sommes parvenus à mettre la main sur une
centaine de cartes », a déclaré le député. A l’UFC, on attend que la
Céli de la localité se prononce sur le sujet.
La Céni n’a pas voulu réagir sur la question. Elle demande à ce que le député UFC produise les preuves le moment venu.
L’achat de conscience pendant cette élection
présidentielle est très répandu ; la rumeur en parle très souvent mais
c’est la première fois qu’on a des preuves palpables présentées à la
presse. De nombreuses institutions de micro-crédit, soupçonnées d’être
de rouler pour le RPT et son candidat, ont alloué des crédits de
l’ordre de 25 à 50 mille voire 100 mille francs aux femmes,en leur
disant que l’emprunt contracté sera effacé si Faure Gnassingbé est élu.
COMMENTAIRES
i ces allegations sont vraies, c est assez grave. J ai cependant une
question de profane. Un député a-t-il le pouvoir d investire les locaux
d une ONG pour recupérer des cartes ?
Oui, un député a le pouvoir d investire les locaux d une ONG pour
récupérer des cartes électorales lorsqu il y a dysfonctionnement parce
que justement un député a un rôle de contrôle, peut interroger et
mettre en cause la responsabilité du gouvernement. Il a un rôle de
contrôleur de l action du gouvernement...
salut togolais,
la situation du Togo nous interpelle tous.Ces Bibons de diplomates sont oú ?
Demain ils vont encore nous dire,il n’y a pas de fraude. Ou bien négociez.
Nous étudions les moyens farouches pour faire partir Faure et sa bande de mafia,s’ils disent encore "on a gagné".
Chacun de nous doit se poser cette question,que ferai-
je si ma victoire est encore volée ? Togolais ns y arriverons. Ne nous
trompons pas de cible,le cible c’est Faure et le RPT. Le sang a trop
coulé au Togo.La force du mal est le RPT.
Pourquoi Gil ne s’est pas soigné en France, pourquoi les USA ?
Mes salutations togolais.
La manipulation de conscience est prohibée par la Constitution de 1992
et, qui plus est, la retention de catre d électeur est un coup monté
pour saboter des élections destinées à élir les responsables de la
République. Cet acte ressemble donc à un coup d état contre les
institutions de la République et le droit élémentaire des citoyens
togolais à choisir librement leurs représentants. Ceci étant, la
Constitution de 1992 autorise tout citoyen togolais à intervenir par
tout moyen pour rétablir la légalité. L acte du député de l UFC peut s
inscrire dans cet ordre.
Jean-Pierre
Fabre, le candidat de recours de l’UFC à la présidentielle, a
finalement acquis le soutien de Gilchrist Olympio. La crise des
investitures a connu un heureux dénouement hier soir à Accra. La forte
délégation du parti a réussi à convaincre l’opposant historique qui a
donné son accord.
Le président aurait compris la nécessité du choix d’un autre candidat au moment où sa propre candidature ne peut visiblement plus être acceptée ni par la Céni ni par les autorités politiques togolaises à qui il avait demandé de lui accorder une dérogation spéciale à cet effet. Dans la réalité, il semble que la maladie a eu raison du vieux leader qui en aurait au moins pour quatre mois pour se rétablir. Toutefois, ses soutiens inconditionnels dans le parti dénommés les Talibans restent à convaincre et on attend de voir leur comportement durant la campagne.
NOTRE VRAI RÊVE EST AFRICAIN
Par Kofi YAMGNANE
Le retour au Togo natal
C’est vrai, je suis souvent présenté comme le Français d’origine africaine le mieux intégré.
Et pourtant, je retourne au Togo où je suis né. Je veux vous dire aujourd’hui que l’Afrique
n’a jamais été exclue de mon projet de vie d’homme.
J’ai donné ma jeunesse à la France, je choisis de
donner ma sagesse à l’Afrique. Hier, j’ai servi la France avec
enthousiasme, foi, loyauté, fidélité et abnégation. De même, je
servirai le Togo avec enthousiasme, foi, loyauté, fidélité et
abnégation.
Je ne rentre pas au Togo au sens où on l’entend. Je ne
lâche pas la France. Je vais au Togo parce que je crois au destin. Il y
a très longtemps, le mien est venu à ma rencontre sous la forme d’un
homme, un missionnaire, un blanc, un Français qui m’a amené à
l’école occidentale. Ce parcours a fait de moi le citoyen du monde que
je suis devenu.
Aujourd’hui, je vais au Togo, tel un fils qui retrouve sa mère. Il y a près de 50 ans, je suis
venu en France. J’en reste le fils adoptif. Dans un cas comme dans l’autre, n’y voyez pas
d’abandon. En France, je n’ai jamais rompu mes racines africaines, au Togo je ne broierai
pas mes racines françaises.
Un coeur pour deux pays, c’est possible. Mon coeur bât d’émotion, il bât de cette soif de
servir les causes justes, là où je me trouve. Nous respirons tous le même air. La mer qui
bât les côtes de ma Bretagne adoptive est-elle différente de la mer qui longe la plage de
Lomé. C’est cet océan qui a transporté les bateaux négriers sur les côtes des Amériques.
Si retour il y a, c’est un retour depuis toujours inscrit dans l’Histoire de l’homme noir que je
suis. Entassés dans le ventre des négriers, les esclaves pensaient-ils à autre chose que le
retour ? Ce retour, parfois symbolique, a longtemps hanté les nuits de Marcus Garvey.
Bien d’autres après lui ont compris que le rite d’un retour au pays natal est inéluctable. La
porte sans retour de Ouidah a vu passer des millions de Noirs, mais aucun esclave n’a
jamais renoncé au retour.
Les Africains qui ont essaimé sur la planète entière sont partout chez eux. Ils sont des
citoyens du monde. Nous ne sommes en aucun cas des Français de passage, ni des
Allemands précaires, ni des Anglais provisoires, ni des Japonais au rabais. N’oublions
jamais que nous sommes partout chez nous de part le grand message, ce témoignage de
la dimension universaliste de l’Afrique et du monde noir dont nous sommes porteurs.
Le retour n’est pas une trahison. Je ne pars pas, je continue seulement à être : il y a une
seule humanité qui naît quelque part et une même humanité qui vit là où l’amène son
histoire. Levons les frontières, cassons les barrières. L’humanité est une. Mon parcours le
démontre. Ne nous laissons pas guider par l’esprit de division qui est le fondement de tous
les racismes. Travaillons pour le projet d’une humanité radieuse généreuse et solidaire.
L’Afrique est un grand chantier de notre monde. Nous avons une responsabilité immense,
nous les francophones, à relever le défi de ce que devraient être les relations entre la
France et l’Afrique, qui ne soit ni la Françafrique, ni la « France à frique ».
La diaspora joker de l’Afrique
La diaspora apporte l’eau potable à ceux qui ont soif.
La diaspora exporte les médicaments à ceux qui sont malades. La
diaspora fournit des vêtements à ceux qui sont nus. La diaspora exporte
vers son continent natal 40 à 70 milliards de dollars par an.
La diaspora peut ensemencer la démocratie en Afrique. Pour cela, elle
doit entrer en
symbiose avec les forces politiques du continent. Elle doit permettre à
l’Afrique de
s’approprier, en toute autonomie, les valeurs démocratiques, qui ne
sont pas l’exclusivité
des occidentaux.
Ne disqualifions pas la diaspora dans le projet d’édification de l’Afrique. Écarter la diaspora
reviendrait à priver l’Afrique des importantes ressources dont elle a besoin. Pour
développer un pays prime d’abord la volonté. La connaissance s’acquiert par l’intégration.
Que connaissais-je de la France, lorsque j’y posai le pied pour la première fois en 1963 ?
Cela m’a-t-il empêché d’y jouer le rôle que l’on connaît ? Ils ne vivent pas forcément en
Afrique, tous ces experts internationaux, ces ONG, ces bureaux de développement des
États étrangers qui définissent les politiques économiques que mènent nos pays. Pour
autant, nous ne les disqualifions pas. Faudrait-il écarter les meilleurs joueurs de l’équipe
nationale de football, sous prétexte qu’ils ne vivent pas au pays ?
Nous n’avons jamais abandonné l’Afrique, nous ne nous sommes jamais résignés au pire
en Afrique. En participant à la conquête du pouvoir politique en Afrique, la diaspora n’est
pas un usurpateur. La diaspora propose une autre façon de faire la politique, elle ne
donne pas de leçons. La diaspora est la dernière pièce du puzzle qui complètera le
dispositif du pouvoir démocratique en Afrique.
La diaspora africaine si puissante doit fédérer les
énergies pour libérer l’Afrique des maux
qui lui sont devenus endémiques. Les élections qui se préparent au Togo
sont emblématiques de la situation de nombreux pays africains :
unissons nos efforts pour
lutter contre la fraude électorale et organiser des élections
transparentes, gage de
crédibilité. La diaspora, sixième région du Togo, est aussi son joker.
C’est l’étoile sur fond
rouge de mon logo...
Le Togo debout
Mon équipe et moi consacrons toutes nos journées et toute notre énergie à relever le défi
du changement politique au Togo. Je sais la victoire à portée de main. Les nombreuses et
incessantes chausse-trappes du pouvoir en place ne peuvent plus rien faire face au
tsunami de la volonté des Togolais. Ils en ont assez de ce pouvoir et de tant de
souffrances.
Je sais aussi le coût de ce combat... Mes moyens ne seront jamais comparables à ceux
des « héritiers » des dynasties familiales plus ou moins récentes, encore moins à ceux
qui, assis sur les caisses du pouvoir, n’hésitent pas à se servir avant de servir.
Aussi je compte sur vous amis de la diaspora et de l’Afrique pour convaincre votre
entourage de faire parvenir, qui un billet de 10 000 CFA, qui un chèque de 15 euros, qui
un virement de 20 dollars ; ou plus pour ceux qui le souhaitent, parce que la diaspora
africaine peut s’unir dans ce combat qui est panafricain.
C’est l’Histoire commune de la France et du Togo qui a fait de moi le Français qu’on a
connu, qu’on a célébré, qu’on a respecté... Je refuse que cette histoire se termine là. Je
ne suis pas parti à la conquête du pouvoir politique. Je l’ai déjà exercé, je le connais, j’en
connais les limites, le poids, les pièges. Si j’ai choisi d’entrer dans cette aventure, c’est au
nom de la dignité des peuples et celle des Togolais en particulier. Je vais au Togo parce
que, fort de l’expérience des affaires du monde, je nourris une grande ambition pour mon
pays : le hisser au rang des nations respectées, admirées, capables de se donner en
modèle de démocratie et de développement économique, social et humain. Mon élection
représente une chance historique non seulement pour le Togo mais aussi pour toute
l’Afrique. Pour tous les Africains, pour les hommes et femmes du monde d’entier qui
aiment notre continent et qui rêvent d’une nouvelle Afrique, ouverte, tolérante et plus
soucieuse du bien être de ses peuples, mon élection ouvrirait grand la porte de l’espoir et
de l’espérance. Le sous-développement de l’Afrique n’est pas une fatalité. Le Togo a
inauguré la longue chaîne des coups d’États, il a inauguré la république monarchique.
Aujourd’hui, l’enjeu pour le Togo est de rompre avec ces pratiques indignes, et de donner
l’exemple de construction d’une nation apaisée.
L’état-major de l'Union des forces de changement (UFC, opposition) est
réuni vendredi à Accra pour des discussions que l’on imagine tendues
avec le président du parti, GO. Depuis le dépôt de la candidature du secrétaire général, Jean-Pierre
Fabre, Lomé bruisse de rumeurs sur l’état de santé réel de M. GO et sur l’état général de cette formation que l’on dit au bord de
l’implosion. Fabre a-t-il fomenté un coup d’Etat pour dégommer Olympio et Patrick
Lawson, le premier vice-président ? Quelles sont les forces et les
clans en présence au sein du parti ? Depuis deux semaines, c’est le
silence complet à l’UFC. Que dira Olympio à ses collaborateurs ? Va-t-il malgré tout soutenir
Jean-Pierre Fabre ? Autant de questions qui restent pour le moment sans
réponse. Des élections présidentielles auront au Togo le 28 février prochain.
Publié le 29/01/2010
Présidentielles : ???
Le régime RPT veut mettre le pays à sang
La nuit dernière, un groupe de militaires aurait convoqué nuitamment le
président de la cour constitutionnelle pour lui assigner une mission à
risque pour notre pays. En effet il lui aurait été demandé de trouver
tous les motifs nécessaires qui pourraient mener à invalider la
candidature de Kofi Yamgnane.
Après la défection de M. Gilchrist Olympio, que l’on
peut analyser comme une écharde de moins dans les pieds du candidat du
RPT Faure Gnassingbé, ses laboratoires ne sont pas restés inactifs.
Tous les moyens sont bons pour s’assurer une victoire volée avec tous
les ingrédients nécessaires à créer l’apparence pouvant justifier ce
nouveau hold-up qui se prépare.
En effet Faure Eyadéma face à Jean Pierre Fabre dont on
dit la candidature contestée par une partie de l’UFC restée fidèle à
Gilchrist Olympio, et aux candidats du CAR et de la CDPA, ces deux
partis ayant essuyé des revers lors des dernières législatives, voilà
le scénario idéal, pour une victoire annoncée, pour ne pas dire volée à
l’avance.
On aura compris, l’étau se resserre de plus en plus sur
le régime en place et ce dernier ne trouve d’autres moyens que de
recourir à des pratiques qui ont été toujours les siennes,
intimidation, séquestration, crimes, achat de conscience...
Les forces de progrès et les peuples togolais et
africains doivent se mobiliser pour dénoncer ces manœuvres d’un autre
temps qui perdurent. Ces forces doivent égalemment exercer la plus
grande pression pour que, ce qui constitue aujourd’hui la marque de
fabrique du régime RPT, cesse sur la terre de nos aïeux.
Mieux il faut absolument que
l’opposition se concerte pour se mettre comme un seul homme devant le
RPT se faisant vraiment porte parole du peuple, qui ne demande que cela.
Cela constituerait le moyen le plus adéquat pour prendre le RPT à son propre jeu.
Les accidents de la circulation sont tellement nombreux à Lomé, et d’une manière générale au Togo, qu’on ne les compte plus. Imprudence des conducteurs, vitesse excessive des Zem, mauvais état des routes constituent un cocktail explosif.
Jeudi matin, devant l’Etat-major des Forces armées togolaises un
accident sérieux s’est produit impliquant un taxi et un particulier qui
circulait à moto. Pour ne pas perdre une course, le taximan a freiné brutalement pour
prendre un client, oubliant de regarder dans son rétroviseur et de
mettre son clignotant ; le cyclomotoriste qui circulait derrière n’a pu
l’éviter. La
victime, Pompéro Dodji, menuisier de sont état, s’en sort plutôt bien
avec une jambe fracturée. Il a été pris en charge très rapidement et
conduit au CHU Tokoin de Lomé.
Publié le 28/01/2010
Interview exclusive du vice président de la CENI, M. HOMAWOO Jean Claude « Le président de la CENI prend des décisions
sans consulter le bureau… J'ai l'impression qu'il recoit plutot les
avis de l'extérieur...
Tout comme beaucoup d'autres membres de la CENI, je me désolidarise du
président en ce qui concerne les decrets...» VP/ HOMAWOO Jean Claude PR/CENI
Le vice Président de la CENI s'insurge contre le comportement du
Président de l'Institution en charge de l'organisation des Elections,
M. TABIOU Taffa. Dans une interview exclusive accordée à Plume Libre,
M. HOMAWOO Jean Claude parle du fonctionnement de la CENI. Lisez plutôt.
PLUME LIBRE:
Monsieur HOMAWOO Jean Claude, vous êtes le vice Président de la CENI.
Dites nous aujourd'hui comment fonctionne la CENI? Est - ce que tout
marche bien?
M. HOMAWOO:La CENI ne fonctionne pas bien.
Je me demande même s'il y a une CENI (ndlr commission Electorale
Nationale Indépendante). La prétendue CENI dont on parle se résume à la
seule personne du Président de la CENI. Nous n'avons plus de réunions
de bureau. Nous n'avons plus de sessions plénières. Nous attendons
comme tous les citoyens Landa des communiqués qui passent à la
télévision et à la radio. Et j'avoue que c'est vraiment dangereux, dans
la mesure où les opérations dont la CENI a la charge notamment la
révision des listes électorales se passent très mal. La première zone a
été bâclée. La seconde zone également. Et nous sommes maintenant à la
troisième zone. J'ai l'impression qu'on fonce dans le mur. Cela dit -
on, parce qu'il faut respecter un délai constitutionnel. Mais, je ne
pense pas qu'un délai constitutionnel donne le droit de bâcler un
processus électoral. Surtout, si, comme le Président de la République
émet les vœux, on veut des élections libres transparentes et crédibles
et sans violence. Je dis et je le répète, pour que les élections soient
libres, transparentes et crédibles, il faut que le processus électoral
soit lui même transparent, libre et crédible. Mais ce n'est pas encore
le cas.
PLUME LIBRE Est - ce que vous avez appelé le Président à l'ordre?
M. HOMAWOO:
J'ai été voir le Président (ndlr de la CENI) plusieurs fois, surtout
lorsque dans la zone 1, on commençait à connaître la catastrophe. Je
lui ai demandé plusieurs fois de convoquer des réunions de bureau. Il
n'a pas jugé la chose utile. Je lui ai même demandé d'élargir le bureau
aux Présidents des sous commissions, il ne l'a pas jugé utile. Je lui
ai demandé de convoquer des sessions extraordinaires, il a répondu que
c'est une perte de temps. Alors, qu'est ce qu'on peut de mieux?
PLUME LIBREPourquoi cela? Qu'est-ce qui presse le Président de la CENI?
M. HOMAWOO:
Sincèrement, j'ai l'impression que le Président n'a pas besoin d'avoir
l'avis des membres de la CENI. Les avis lui sont donnés de l'extérieur.
PLUME LIBREMonsieur HOMAWOO, pouvez - vous nous confirmer que ce n'est pas la CENI
qui a fait le rapport au Gouvernement pour faire des propositions par
rapport aux décrets du chef de l'Etat à la convocation du corps
électoral et au montant du cautionnement?
M. HOMAWOO:Non. Ce n'est pas la CENI qui a fait le rapport. C'est très simple.
Samedi dernier, nous avons eu une session plénière et j'ai
explicitement demandé à connaître les documents qui ont sous tendus les
deux décrets qui ont été pris ( ndlr par le Président de la
République). Et à ma grande surprise, c'est à cette session du samedi
que nous avons vu qu'il y a eu un rapport fait par le Président de la
République. Et dans ce rapport, il est mentionné que la CENI confirmait
la date du 28 Février 2010 comme la date des élections. Cela, nous ne
l'avons jamais débattu au sein de la CENI.
PLUME LIBRE Alors qu'est-ce que vous allez faire, Monsieur le Vice-président de la CENI?
M. HOMAWOO:De toutes les façons, j'ai mentionné à qui de droit que personnellement
je me désolidarisais du Président de la CENI pour ces deux décrets. Je
crois qu'il en est de même pour les autres membres de la CENI parce que
nous n'avons pas examiné les propositions pour ces deux décrets, nous
n'en n'avons pas discuté à la CENI.
Le leader de l’Union des forces de changement
(UFC), Gilchrist Olympio sera à Lomé ce mercredi 27 janvier en
provenance des Etats-Unis où il avait subi un traitement médical
relatif à un mal de dos, suite à une chute Mais selon d’autres sources officieuses,Gilchrist Olympio serait
victime d’un empoisonnement pendant sa tournée de rencontres politiques
à Atakpamé en décembre dernier et il soupçonnerait des personnes de son
entourage. Cette information reste quand même très conditionnelle, des
membres du bureau joints par le correspondant de MO5 ont quand même
déclaré que M. Olympio avait fait une chute grave. Une autre personne
avait rejeté l’idée d’un empoisonnement tout en se demandant que
possédant un « estomac d’occidental », si Olympio n’aurait pas été
plutôt victime d’intoxication alimentaire dans les Plateaux.
Reste
que la rentrée de M. Olympio ce mercredi se fait sous forte tension au
sein de son bureau. Selon des informations avérées auprès de la Céni,
le leader de l’UFC avait fait déposer un autre dossier de candidature
le samedi 23 janvier, nonobstant le rejet d’un premier dépôt pour
insuffisance et le dépôt de la candidature de son lieutenant
Jean-Pierre Fabre. ,Ce second dépôt de la candidature « hors délai »
de M. Olympio exprime fort sa désapprobation de la candidature Fabre.
Difficile de savoir les motivations de l’obstination du fils du père de
l’indépendance à aller présenter sa candidature en dépit des textes de
loi togolaise.
Nouvel épisode de la tragi-comédie à l’UFC : Gilchrist Olympio
dépose un nouveau dossier à la CENI et conteste ouvertement la
candidature de Jean-Pierre Fabre
Alors que l’on pensait que l’affaire était consommée avec le dépôt de
la candidature de Jean-Pierre Fabre et l’expiration du délai, Gilchrist
Olympio vient de frapper un dernier coup de gong en déposant sa
candidature à la Céni le 23 janvier 2010.
Certes, le président de l’UFC ne peut ignorer que sa candidature ne
répond pas aux exigences constitutionnelles. Il est hors délai. Il ne
s’est pas présenté devant les médecins officiellement désignés par la
Cour constitutionnelle du Togo mais il produit un certificat rédigé par
le corps médical américain. Enfin, Gilchrist ne s’est pas rendu devant
la Cour pour faire légaliser sa signature.
Le vieux leader de l’UFC qui a tant épluché à Ouaga les conditions
constitutionnelles de la candidature sait bien tout cela. S’il tente ce
dernier soubresaut, c’est pour bien marquer qu’il n’approuve pas la
candidature de Fabre et qu’il reste le seul représentant légitime de
l’UFC. On remarquera à cet égard que le site internet de l’UFC est
toujours contrôlé par Olympio et que Fabre n’y a pas accès tandis que
le site internet de la candidature Olympio est toujours actif.
Si les instances habilitées confirment l’irrecevabilité de la
candidature d’Olympio, il reste à évaluer quelles seront les
conséquences de ce clash au sommet.
Il est probable qu’après quelques remous, la plupart des cadres de
l’UFC feront allégeance au candidat admis à se présenter. En revanche,
les conséquences électorales seront plus sévères.
On peut penser qu’une partie de l’électorat traditionnel de l’UFC fera
défaut à celui que Gilchrist considère comme un putschiste. Une partie
se réfugiera dans l’abstention. Une autre sera tentée de rallier la
candidature de consensus de Faure. En 1995, se déroulait l’élection présidentielle en France alors que le
Président sortant était François Mitterrand. Le candidat du PS était
Lionel Jospin qui crut bien faire en attaquant Mitterrand au nom du
droit d’inventaire. On dit que celui-ci, furieux, fit voter
discrètement Jacques Chirac.
Il faut se méfier quand papy fait de la résistance.
Kofi Yamgnane, le candidat de l´espoir et de la dernière chance.
Les élections approchent à grands pas et tout le monde va de son commentaire avant le jour J. Les
Togolais dans leur majorité rêvent d´un vrai changement de système dans
leur pays martyrisé depuis près d´un demi-siècle. Des générations
sacrifiées sur l´autel de l´interêt égoiste et mesquin d´un clan
mafieux dont le comportement inhumain ne peut se résumer qu´en deux
mots: la méchanceté humaine.
Tous les Togolais du Nord au Sud ont souffert et souffrent encore de
plus de quatre décennies d´immobilisme, d´obscurantisme et de terreur
et aspirent à la démocratie et à la liberté. Ils ont à jamais vomi ce
clan de criminels dont les membres se recrutent dans toutes les éthnies
du Togo. Si
les Togolais et les Togolaises dans leur ensemble sont d´accord pour
reconnaitre que leur petit Togo est dans de mauvais draps et fait
aujourd´hui la risée de la sous-région pour ne pas dire de tout le
continent africain, il est paradoxal de constater que dans la recherche
du remède pour soigner le mal togolais il y a divergence pour se mettre
d´accord. Le bon sens et surtout l`amour qu´on a pour le peuple
togolais auraient voulu que l´opposition ou ce qu´il en reste encore
choisisse un seul candidat pour affronter le candidat des ennemis du
peuple pour espérer enfin arriver à la victoire et à un véritable
changement du système politique. Mais que constate-t-on à la veille de
cette élection cruciale? Des candidatures plus ou moins sérieuses ou
fantaisistes sont annoncées ça et là, des discussions pour dégager un
candidat unique au sein de l´opposition ont à peine lieu parce que la
volonté n´y est pas. Tout se passe comme si les togolais à travers
leurs leaders politiques rêvent de changement mais sont incapables de
s´entendre au moment décisif pour le sprint final.
A un mois
des élections présidentielles aucun dialogue entre les candidats de
l´opposition pour dégager un challenger commun n´est en vue. Pourtant
les appels à l`union ne manquent pas, mais qui fera le premier pas? et
vers qui? Chaque candidat s´occupe de sa petite cuisine personnelle.
Devons-nous pour autant perdre espoir? Je crois que non!
A en
croire les déclarations de M Agboyobo du CAR lors de son investiture
comme candidat pour la prochaine présidentielle, son parti reste ouvert
à un dialogue avec les autres partis de l´opposition en vue de désigner
un candidat unique pour le rendez-vous du 28 Février 2010. Son
successeur à la tête du CAR M. Apévon a abondé dans le même sens.
Il
y a eu l´appel de M. Olympio et celui du candidat indépendant Kofi
Yamgnane à l´union, mais pour l´instant toutes ces déclarations
d´intention ne sont pas encore suivies d´actes concrets.
Si on
entend de part et d´autre des appels à l´union de l´opposition, du côté
de la CDPA c´est le silence et le flou. Peut-on encore considérer ce
parti comme étant encore de l´opposition? la CDPA vient certes de
désigner Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson comme candidate aux
prochaines échéances présidentielles. C`est très louable et courageux
d´avoir pensé à une personnalité de sexe féminin, mais est-ce que ce
parti est-il prêt à participer à des discussions sincères et
éventuellement retirer sa candidate au profit d´un autre candidat que
l´opposition aura choisi? Car, si la CDPA est encore du côté du
peuple, elle doit savoir que l´heure n´est plus aux tergiversations et
que la multitude de candidats figurants ne fait qu´accentuer la
dispersion des voix du peuple. Ou est-ce que les soucis de notre
professeur sont ailleurs? Après être allé à la soupe des Gnassingbé
est-il peut-être tellement corrompu et acheté qu´il tient à légitimer
la mascarade d´élections que prépare le RPT? Si tel était le cas ce
serait vraiment dommage pour le combattant qu´il était.
La
nouvelle qui fait couler beaucoup d´encre et de salive ces derniers
jours est sans nul doute la prétendue maladie de M. Gilchrist Olympio
cloué à Waschington et qui a décidé de renoncer à se présenter aux
élections présidentielles! L´UFC désigne alors M Jean Pierre Fabre
comme son candidat de rechange. M. Olympio est-il vraiment malade ou
est -ce un alibi pour ne pas se présenter contre Faure Gnassingbé et
lui laisser le champ libre comme murmurent déjà certaines mauvaises
langues? Pour ma part je n´ai aucune raison de douter de la maladie de
M. Olympio, et je ne peux que lui souhaiter un bon rétablissement et
regretter que la maladie nous enlève un candidat valable.
OPINION
Si le RPT n´avait plus peur de la candidature de Gilchrist Olympio, ce
n´est pas devant M. Fabre que ce parti de malheurs va se courber. Je ne
dis pas que M. Fabre n´est pas populaire, il peut bien gagner les
élections mais peut-il effectivement prendre le pouvoir?
ême si aujourd´hui les démarches pour désigner un candidat unique se
font timidement ou ne se font pas, je ne veux pas perdre l´illusion que
l´union se fera. Le slogan de campagne de M. Yamgnane "ESSOUNENE" (ça
suffit comme ça!) doit être le slogan de l´opposition unifiée et de
tout le peuple. Qu´on me comprenne bien: M. Kofi Yamgnane est mon
candidat préféré mais je supporterai n´importe quel candidat choisi
dans le consensus que tous les démocrates togolais auront le devoir de
pousser jusqu´à la victoire finale. ESSOUNENE!
our ma part s´il y avait consensus et qu´on devrait choisir un candidat
qui aurait plus de chance de l´emporter et surtout qui pourrait
effectivement prendre le pouvoir en cas de victoire ce serait M. Kofi
Yamgnane. L´homme dont l´annonce de la candidature était au début
acceuillie par des sourires moqueurs et par des commentaires comme: il
ne connaît pas les réalités du pays, personne ne le connaît au Togo. En
moins de six mois il a parcouru près 26 000 km de routes et de pistes
pour aller parler à ses compatriotes au sud,à l´est, à l´ouest et au
nord. Le franc-parler qui est le sien, le villageois qu´il est resté
malgré son contact avec l´Europe depuis sa jeunesse le rapprochent plus
des populations et font de lui aujourd´hui le candidat le plus
crédible. En plus, son bagage intellectuel et son expérience sont
connus de tous. Ceux qui soutiennent qu´il serait l´homme de la France
et qu´il ne sera qu´une marionnette entre les mains de ses protecteurs
doivent savoir que les situations ne sont plus les mêmes. Au
lendemain des indépendances africaines tous les nationalistes africains
surtout fracophones furent éliminés et à leur place la France avait
installé à l´instar d´Eyadéma des présidents non élus ou mal élus pour
veiller sur ses intêrets. De tels chefs d´état n´avaient aucune
légitimité de leur peuple; ils n´avaient donc pas de choix, ils ne
pouvaient qu`être marionnettes et compter sur le soutien de ceux qui
les avaient placés au pouvoir pour que leurs peuples ne les en chassent
pas. A la mort d´Eyadéma son fils Faure fut installé comme président
du Togo avec le soutien de Chirac donc de la France, Faure Gnassingbé
n´a aucune légitimité du peuple et il le sait lui-même.
M. Kofi Yamgnane élu président du Togo l´aura été par ses
compatriotes, il aura les mains libres pour penser au développement de
son pays car il n´aura de comptes à rendre à personne sauf à son
peuple. Je ne dis pas que le Togo n´aura pas de relations avec les
autres pays du monde, nos relations avec la France existeront toujours
mais dans le respect mutuel. Je ne soutiens pas la candidature de
Yamgnane parce que je suis ????, j´aurais tenu les
mêmes propos s´il s`était agi de quelqu´un du Sud ou de tout autre coin
du Togo qui réunirait les mêmes qualités dans les mêmes circonstances.
i les togolais s´aiment vraiment et veulent l´unité de leur pays comme
ils l´affirment dans les discours et dans les écrits, ils doivent
cesser de se comporter en tribalistes. Que nous soyions du Nord ou du
Sud nous sommes tous originaires de ce petit bout de terre surnommé
Togo, nous devons laisser de côté nos considérations régionalistes,
éthniques et tribalistes et savoir que le hasard du destin et les
circonstances font aujourd´hui de M. Yamgnane l´homme de la situation
et le candidat à même de nous emmener à la victoire. A quoi ça sert
de promouvoir et supporter des candidats qui n´ont aucune chance parce
que tout simplement ils sont de mon éthnie, de ma région? Ne sommes-
nous pas fatigués de plus de quatre décennies d´injustice, de
discrimination dans notre propre pays et de crimes de toutes sortes?
Allons-nous encore commettre la même faute et remettre le doigt, comme
on dit chez nous, pour la deuxième fois dans le même trou et être
encore mordu par le même serpent?
"Le candidat doit être en mesure, au lendemain du scrutin, de prendre
les devants de la défense de la victoire de l´opposition et d´avoir des
atouts personnels, nationaux et internationaux qui lui permettent
d´amener le pouvoir en place à reconnaitre sa défaite." Je crois que
parmi tous les candidats déclarés c´est M. Kofi Yamgnane qui répond le
mieux à ce profil défini par M. Apévon, président du CAR, lors de
l`investiture de M. Agboyibo. Tout le monde connait son histoire, son
expérience et c´est le seul qui peut se prévaloir d´une certaine
virginité politique vis-à-vis du RPT.
Sur toute la ligne tu as été convaincant mon frère .Alors Felicitations.Au Sud i ls savent que seul Ko fi peut arracher cette victoire des Gnassingbé.Mai s le su d voit l'homme de bassar comme un Kabyè.Et comment on peut développer un tel pa ys avec des me ntalités aussi grégaires
Antoine Bodjona (Le Père de pascal Bodjona) tire sur J.Pierre Fabre
Quand on veut devenir président d'un pays ,on doit aussi être prêt á
mourir pour ce pays.L'homme qui connait bien,le sulfureux Jean pierre
Fabre parle de lui et de l'UFC qu'il a fait connaître au nord du Togo
par son courage et sa petite pension d'administrateur retraité.Qu'il
s'appelle Olympio ou Fabre plus loin Agbéyibo, ils ont leurs pieds
joints dans les casseroles des fils de la Nation.Lisez dans ce coup de
gueule la partie emmergée de Jean Pierre Fabre. "M Fabre n’a pas déjà oublié, je crois, combien je me suis investi pour
faire connaître et implanter l’UFC dans le Nord et principalement dans
la région de la Kara. Se souvient-il des risques que j’ai dû prendre, à
un moment où aucun chef de parti de l’opposition ne pouvait tenter la
moindre incursion dans ce bled sans risquer pour sa vie ou celle de ses
militants à cause de la terreur qu’entretenait à l’époque le colonel
Ernest Gnassingbé dans toute la région septentrionale du pays. M. Fabre
n’ignore non plus les sacrifices que j’ai dû consentir : les frais
occasionnés par ces déplacements et les meetings que je tenais avec
ceux qui acceptaient de m’accompagner (dont entre autres M. Palanga
Marc). N’est-ce pas à ma charge ! Quelle contribution le parti
m’apportait ? Aucune. Je n’ai que ma modique pension de fonctionnaire
retraité !
Peut-être c’est le lieu de lui rappeler en passant,
les hostilités que nous avons essuyées à Pagouda où lui et moi faisions
partie de la délégation de l’UFC qui devait tenir une réunion de
sensibilisation avec notre fédération ! Se rappelle-t-il la fougue avec
la quelle le représentant du chef de canton et un groupe de miliciens
du RPT étaient déterminés à nous empêcher de tenir notre réunion.- Une
discussion s’engagea entre eux et nous, mais très rapidement
l’intransigeance des miliciens monta d’un cran, le groupe voulut en
venir aux mains et M. Fabre a fui pour regagner notre véhicule
m’appelant avec insistance pour qu’on s’en aille. Ai-je obtempéré ?
N’ai-je pas résisté aux menaces et finalement n’ai-je pas réussi à
faire baisser la tension et nous avons réussi à tenir la réunion, le
tout au prix du courage et de ma témérité, mais le pire pourrait
m’arriver ! Ce jour là m’étais-je pas encore le père de Pascal Bodjona
puisque s’est maintenant qu’il me découvre comme tel. Sans moi la
délégation n’aurait pas échappé à la violence et la réunion n’aurait
pas eu lieu. Quelques fois aussi il ne faut pas se plaindre d’être un
parent d’un membre du parti adverse … Je crois que M. Fabre a lui aussi
une mère qui est une militante du RPT dont il a bénéficié de la
protection à un moment ..."
COMMENTAIRES C´est de la salade.Tout se fait pour faire passer faure gnassingbé,sinon ce n´e st pas le moment de n ous livrer de pareilles foutaises...-Et puis quoi Mr Bodj ona ?? Et puis après ????Qu´on ne vote pas pour l´UFC ou quoi ??
Tout le monde semble avoir perdu sa dignité.C´est lamentable pour notre pays. Que des gens a cceptent qu´après le décès d´eyadéma son fils vienne et reste.Je ne l´acceptera i JAMAI S.Jamais DE LA VIE.Que ceux qui s´y plaisent de ce tte situation rejoign ent le rpt et nous foutent la paix.Merde
ce texte est vieùx de plùs d'1 an et ne correspo nd nùllement aù contexte ac tùel . Voùs fètes de l'amalgame , vs semez de la confùsion et dù co ùp voùs Jetez dù discredit sùr votre travail q ùi pr ma part etait plùs qù'appr eciable... . Votons l'opposition mais ne ns faisons pas hara kiri...
LE DOSSIER DE KOFI YAMGNANE OBJET DE TOUTES LES SUPPUTATIONS
C’est depuis le 15 janvier dernier que la Commission électorale
indépendante (CENI) a procédé à la
clôture des dossiers de candidatures à l’élection
présidentielle de février prochain. Au total huit
dossiers ont été retenus et seront plus tard
envoyés au ministère de l’Administration
territoriale ( BODJONA ) pour enquête et à la Cour Constitutionnelle
pour validation. Selon les dernières informations,un
dossier parmi les huit, en l’occurrence celui du candidat
de « Sursaut-Togo », souffrirait de manquements.
En d’autres termes, ce dossier ne remplirait pas toutes
les conditions exigées par la Constitution.
Il est fait état d’une incohérence entre
la nationalité française de Kofi Yamgnane et celle
togolaise. Le journal «Indépendant Express»,
dans sa parution N° 109 écrit à ce propos
qu’ «il persiste une confusion sur sa nationalité.
L’homme a proclamé qu’il est Français
d’origine togolaise, mais son dossier prouve le contraire».
Le journal révèle que le président de «Sursaut-Togo» avait
obtenu la nationalité française (en 1975) avant
d’obtenir celle togolaise (en 2006), «il était
avant tout Français, cela veut dire que sa nationalité française
précède celle togolaise».Et pour cette
raison, le patron de «Sursaut-Togo » risque de
voir sa candidature rejetée.
Un deuxième argument évoque son absence de résidence
effective sur le territoire togolais pendant une période
de douze mois comme exigé par la Constitution. Et les
détracteurs mettent au défi le Franco-togolais
de prouver le contraire.
Ecarter un adversaire trop encombrant? Ne dit-on pas que «qui veut noyer son chien l’accuse
de rage?». Beaucoup d’observateurs pensent que
tout cet acharnement sur le natif de Banjéli n’est
qu’une des manœuvres du pouvoir pour chercher à écarter
un adversaire gênant.
En effet des misères ont été faites à Kofi
Yamgnane depuis qu’il a entamé sa campagne préélectorale. «Cet
homme fait peur au pouvoir, confie un observateur, il
est une épine dans les bottes de Faure Gnassingbé et
l’écarter de la course électorale serait
le plus grand cadeau qu’on pourrait faire à ce régime».
Un membre de la Céni joint par notre rédaction
trouve curieuses ces supputations faites autour de la candidature
du Franco-togolais, surtout que les dossiers ne sont pas encore
parvenus à la Cour Constitutionnelle. «Le travail
du ministère de l’Administration,( BODJONA ) nous dit-il, consiste
seulement à effectuer des enquêtes sur la moralité des
candidats, à vérifier l’authenticité des
pièces fournies par les candidats et non à se pencher
sur la légalité ou non d’une candidature».
Même si dans l’entourage du candidat, on affirme être
au fait de ces informations, on reste serein. «Nous avons
aussi attendu ces rumeurs! Nous sommes sereins; toutes
les pièces sont au point. Et nous le prouverons le moment
venu au peuple togolais», nous a confié au téléphone
son conseiller en communication.»
Qui est à l’origine de cette fuite d’informations,
mieux, de cette intox? Pour un imminent juriste de la place,
seule la Cour Constitutionnelle peut examiner la légalité de
la double nationalité du Franco-togolais. Or avant même
que son dossier ne parvienne à cette institution, des
gens mettent déjà en doute les éléments
de son dossier, censé être au secret. Ce qui fait
dire à certains observateurs que «c’est
encore un montage de personnes tapies dans l’ombre et disposées à intoxiquer
l’opinion».
ACHAT DE CONSCIENCE: LA SOLUTION YAMGNANE
Quel
discours tenir devant l’achat de conscience massif des populations
qu’utilise le pouvoir à la veille de la présidentielle 2010 ? Kofi
Yamgnane conseille aux populations de prendre l’argent que leur propose
le RPT. Les propos ont été rapportés par l’hebdomadaire Le Regard dans
son numéro du 19 janvier, qui les tient d’un journaliste français. « Le
RPT va venir vous voir, il va vous proposer de l’argent pour que vous
votiez pour le président Faure Gnassingbé. Prenez cet argent, c’est le
vôtre, ils l’ont volé au Togo, mais dans l’urne, débarrassez-vous
d’eux ! ». Selon Le Regard, les habitants applaudissent à ce discours
de M. Yamgnane. Il fut un temps où Me Yawovi Agboyibo, président du
CAR, tenait le même discours.
Cependant
Le Regard, qui n’est généralement pas tendre avec l’ancien ministre de
François Mitterrand, trouve que « la pauvreté en matière électorale est
un couteau à double tranchant ». « Tout dépend du degré d’assimilation
des valeurs traditionnelles », rapporte l’hebdomadaire. Selon la
sociologie et la psychologie de certains peuples du Nord Togo et des
Plateaux, « lorsque vous n’aimez pas quelqu’un, il ne faut prendre ce
qu’il vous donne sinon vous serez maudits alors il ne faut pas accepter
le don ». En clair, le discours de Kofi Yamgnane serait
contreproductif dans la mesure où s’ils prennent l’argent, ils voteront
pour le RPT pour être en paix avec leur conscience.
Le
journal souligne que le remède du Président de Sursaut-Togo ne marchera
que seulement dans les milieux où il y a une « éducation empreinte de
cynisme ». L’hebdomadaire soutient d’ailleurs que « l’histoire des
élections au Togo a montré que les cadeaux distribués à la veille du
scrutin par le parti au pouvoir agissent sur la conscience des
électeurs qui n’ont pas cette capacité de résistance psychologique.
Conclusion : Kofi Yamagnane, ce déconnecté des réalités, va jeter
inconsciemment les électeurs, généralement pauvres, dans les bras du
pouvoir.
L’argument
du Regard est tout à fait valable et Kofi Yamgnane prend en effet un
risque considérable à jouer avec la conscience des populations.
Mais
n’est-ce pas prendre nos populations pour des enfants ? Cet
argumentaire s’inspire de la philosophie rousseauiste qui croit que les
populations en milieu rural ont une Nature bonne et que c’est la
civilisation qui les corrompt. On connaît aujourd’hui les dangers
d’une telle philosophie qui n’a pas fait que du bien aux Africains
après la colonisation.
L’histoire
des peuples du Togo montre plutôt que du Nord au Sud, le cynisme fait
partie du jeu quotidien. Lequel jeu est empreint de perversité, de
mensonge, de théâtre de bal masqué. Ce n’est un secret pour personne
que tous les peuples du Togo ont participé à l’esclavage, les études
ont montré comment les Kabyè vendent leurs enfants- souvent pas les
leurs- aux marchands. Vendre un être humain, y a-t-il encore preuve
plus grande de cynisme ?
Les
électeurs savent parfaitement que l’argent qu’on leur donne est de
l’argent volé et qu’on les incite à voter. Ils savent aussi que ceux
qui distribuent les cadeaux les ont mis en esclavage. Ils savent faire
ces distinctions. Et Kofi Yamagnane ne fait qu’apporter plus
d’éclaircissement et de saveur sur le jeu trouble auxquels se livrent
les deux parties. Plus de théâtralité.
Ce
qui est dangereux dans l’achat de conscience c’est ce qui se fait le
jour du scrutin. C’est le système du bulletin prévoté, quand on demande
aux électeurs de revenir avec le bulletin vierge, le vrai, pour prendre
de l’argent. Et c’est ici où l’électeur, cupide, se fait prendre à son
jeu.
Vous savez, j'ai l'impression que Le Regard ne connait pas l'histoire du Togo. Cela ne m'étonne pas d'un journal, comme vous le dites, a tendance à tirer sur Kofi.
C'est avec ce langage que le CUT a gagné les élections de 1958 même dans le Nord du Togo. Et il est prouvé que Eyadèma n'a jamais gagné des élections dans ce pays alors qu'il a toujours distribué de l'argent sur tout le territoire.
QUand on parle des populations des Plateaux, c'est à croire qu'on ne les connait pas. Il suffit d'aller demander à Gabi Ameyi ce qu'il a vécu en 2007. Il a distribué de l'argent, mais ils n'a pas été choisi par les populations. Il doit son siège au prétendu score de Dogbe dans le Kpélé, encore que je ne crois pas celui-là ait vraiment gagné.
Alors peuple togolais, prenez, prenez de l'argent, c'est à vous.
Mais boutez-les du pouvoir, vous en avez marre !!!
Huit dossiers de candidature à la présidentielle du 28 février ont été
retenus par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).
Grande surprise, c’est Jean-Pierre Fabre, et non l’opposant historique
de l’UFC, Gilchrist Olympio, qui portera les couleurs du parti. M.
Olympio est souffrant aux Etats-Unis et n’a pu faire le voyage du Togo
pour se faire examiner par un collège de médecins assermentés. Les autres candidats potentiels sont Faure Gnassingbé (RPT, au
pouvoir), Agbéyomé Kodjo (Obuts RPT),Yawovi Agboyibo (CAR RPT), Brigitte Kafui
Adjamagbo-Johnson (CDPA RPT), Kofi Yamgnane (Sursaut), Bassabi Kagbara
(PDP RPT) et Nicolas Lawson (PRR RPT RPT RPTISTE).
Tous ces candidats ont versé une caution de 20 millions de Fcfa (remboursable en obtenant au moins 5% des voix).
L’ensemble des dossiers sera examiné très rapidement par le ministère
de l’Administration territoriale, par la Céni, puis par la Cour
Constitutionnelle avant validation définitive. La liste des candidats devrait être publiée au plus tard le 3 février.
Kofi Yamgnane a lancé un appel à l’union des candidats de l’opposition
démocratique pour la présidentielle du 28 février 2010. Comme
l’admettent la plupart des analystes et des militants des partis de
l’opposition démocratique, il faut une candidature unique pour
affronter le candidat du RPT, Faure Gnassingbé.
TOGO PRESIDENTIELLE KOFFI YAMGNANE VEUT UN
"SEUL CANDIDAT" DE L'OPPOSITION
AFP 16/01/2009 – LOME — Le Franco-Togolais Kofi Yamgnane, ancien
secrétaire d'Etat en France, a souhaité samedi que l'opposition se
regroupe autour d'un "seul candidat" face au président Faure
Gnassingbé, candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au
pouvoir) à la présidentielle du 28 février.
La Commission électorale nationale indépendante (Céni), chargée
d'organiser le scrutin a reçu vendredi soir huit dossiers de
candidature dont celui de M. Yamgnane, membre du gouvernement sous
François Mitterrand.
Le groupe comprend sept candidats à la présidentielle de l'opposition,
dont pour la première fois une femme, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson,
qui représentera la Convention démocratique des peuples africains
(CDPA, opposition) de Léopold Gnininvi.
Les dossiers doivent être validés par la Cour constitutionnelle après
une première vérification des pièces par le ministère de
l'Administration territoriale.
"Ce que je souhaite, c'est qu'on aille uni face à un parti qui est dominateur, fraudeur et violent", a indiqué M. Yamgnane.
Selon lui, l'opposition "n'a pas le choix", si elle veut gagner.
"On ne peut pas partir en rangs dispersés. Nous devons avoir un seul
candidat, celui qui est capable de rassembler tous les Togolais y
compris l'institution militaire", a ajouté l'homme politique. L'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le
Comité d'Action pour le renouveau (CAR) de l'ancien Premier ministre
Yawovi Agboyibo -les deux poids lourds de l'opposition- soutenus par
d'autres partis d'opposition, s'activent depuis plusieurs mois en
faveur d'un candidat unique. Premier maire noir de France (1989), M. Yamgnane, 64 ans, est considéré comme le symbole de l'intégration réussie.
"Je suis revenu, parce que mon pays ne va pas bien. Le Togo va très
mal", a-t-il dit. "Je ne suis pas le sauveur. Mais je suis en capacité
d'apporter ma quote-part dans le redressement de la situation
économique et social de ce pays".
A propos du mode de scrutin, le Franco-Togolais a jugé qu'"un tour dans un pays où il y a 94 partis politiques est un non-sens".
Le pouvoir et l'opposition sont divisés depuis plusieurs mois sur cette question.
Selon la Constitution togolaise modifiée en 2002 par le Parlement,
l'élection a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour et le
président est élu à la majorité des suffrages exprimés.
L'UFC, le CAR et d'autres partis d'opposition réclament un scrutin uninominal à deux tours, ce que refuse le RPT.
Le facilitateur du dialogue inter-togolais, le Burkinabè Blaise
Compaoré a préconisé un seul tour le 27 décembre à Ouagadougou lors de
discussions avec les parties.
M. Yamgnane a également dénoncé les "difficultés" et
"dysfonctionnements" dans les opérations de révision des listes
élections électorales. "Il faut qu'on recommence avec des appareils
fiables, même si cela demande qu'on recule la date du scrutin", a-t-il
suggéré.
Le CAR présente son malade,l'UFC choisit un Rptiste appelé Jean Pierre Fabre
Décidément les Gnassingbé sont nés pour gouverner.On pensait 2010
clore définitivement le chapitre du clan Gnassingbé au pouvoir.Ces
derniers ont encore de beaux jours devant eux. Et qui peut prédire que
dès sa sortie de prison Kpatcha ne briguera pas lui aussi à un mandat
voire deux ou trois? Et le CAR a choisi d’investir son malade. Au CAR on sait que Me
Agboyibor est malade et ne tient que grâce à l'insuline. Mais en
Afrique, on n’abandonne pas le père fondateur d’un parti.
Les leçons à tirer : hypocrisie, amateurisme, ethnocentrisme, égoïsme et pagaille!
Dans
la foulée, l’UFC a choisi Jean-Pierre Fabre en lieu et place du
deuxième homme fort du parti Patrick Lawson. Les leçons à tirer sont
aussi simples.Tout ce conglomérat de supporteurs fieffés du clan des
Gnassingbé sont entrain de narguer tout le peuple togolais.
A ce
propos, relisons ce que dit Antoine Bodjona, radié à vie de l’UFC par
toute cette bande faite de cousins, de frères, d'oncles, nièces: «Je
crois que M. Fabre a lui aussi une mère qui est une militante du RPT
dont il a bénéficié de la protection à un moment ... »
Le deal
entre les Gnassingbé et Olympio sur le dos du peuple togolais a été
fait avec les prêtres de St d’Egidio. De nos recoupements, il en
ressort que plusieurs dizaines de milliards aient été nécessaires pour
sceller ce New Deal. On sait que papa Gnassingbé au lieu des banques
Suisses et Luxembourgeoises avait préferé les banques du Vatican.Quand
Charles Debbach alias Kofi Souza ironise en parlant de St-Egidio, dans
son éditorial daté du 15 janvier sur le site de la propagande, il sait
de quoi il parle. Le Lynx vous édifiera dans ses prochains numéros sur
ce traquenard, ce deal d'un genre nouveau entre de véritables voyoux
qui ont endormi tout un peuple en se passant pour des opposants
inconditionnels.
CANDIDATURE DE L'UFC: JEAN-PIERRE FABRECHOISI
Jean-Pierre Fabre
Vendredi, 15 Janvier 2010 14:49
Jean-Pierre Fabre sera finalement le
candidat de l’Union des forces du changement à la présidentielle 2010.
Il a été choisi hier soir lors d’une réunion du bureau politique. C’est
une candidature par défaut, dit-on, celle du candidat naturel Gilchrist
Olympio étant impossible du fait des problèmes de santé qui le
retiennent à Washington. Dans l’incapacité de respecter les modalités
pour une candidature à l’élection présidentielle, dont la présentation
d’un dossier d’examen médical fait par des médecins togolais
assermentés, Gil Olympio a finalement donné son onction à Jean-Pierre
Fabre.
Le militant choisi Jean-Pierre est le
secrétaire général de l’UFC et son chef de groupe parlementaire. Numéro
deux du parti, il fait partie des intimes du président. Il est connu
pour tenir un discours politique très acerbe à l’égard du gouvernement
en place.
Mais le choix de M. Fabre ne constitue
que la face émergée de l’iceberg. Il y a encore des non-dits qui
sous-tendent la non-candidature de Gilchrist Olympio, et les luttes de
clans que cela va déclencher au sein du parti.
Gil Olympio est-il réellement malade ?
A-t-il véritablement envie d’aller à la présidentielle 2010 ? Depuis
quelques mois déjà, on savait dans certains milieux que le fils de
l’ancien président au regard de son âge, n’avait plus aucune ambition
pour le pouvoir présidentiel.
Visitez Youtube.com ( new clip koffi olomide - boucle )
Selon un site d'information consacré à la candidature de M. Olympio et
géré par ses proches, malade et en traitement dans un hôpital
américain, Gilchrist Olympio âgé de 74 ans ne pourra pas revenir pour
faire acte de candidature à la présidentielle. Cependant, il aurait
écrit une lettre à la CENI demandant une clause de dispense pour qu'il
puisse déposer son dossier médical après clôture officielle des
candidatures. La date de clôture pour la présidentielle est fixé au 15
janvier 2010.
De source proche du parti, on indique que le
bureau de l'UFC n'est pas au courant de ces démarches et que seuls les
proches du candidat sont au courant. D’autres sources également proches
de l’UFC affirment par contre que ces informations sont de l’intox
provenant du parti au pouvoir.RPT
Le leader de l'UFC Gilchrist
Olympio avait fait une tournée dans l'Ogou et l'Amou, région des
Plateaux, en novembre dernier. Depuis M. Olympio qui a résidence à
Accra, au Ghana, n'a plus donné de nouvelles. On le disait malade
depuis cette tournée et il se trouverait aux soins aux Etats-Unis. Ce
probable retrait de la candidature naturelle de M.Olympio change la
donne au sein du parti. La lutte s'annonce serrée entre les
présidentiables de l'UFC.
Pour certains membres du bureau de
l'UFC, l'échec de l'option de la candidature unique proposée par M.
Olympio serait à l'origine de sa défection.L'UFC et le CAR ne sont pas
arrivés effectivement à se mettre d'accord sur une candidature unique à
la présidentielle 2010.
Le retour en force du leader de l'UFC à
la candidature unique est d'autant plus surprenante que lui-même avait
fait opposition par le passé au slogan de Tchékpo de la CDPA,
"démocratie d'abord, multipartisme ensuite". Ce qui sous-entend le
rassemblement des forces politiques d'opposition pour l'alternance, le
jeu multipartite ne pourra se faire qu'après avoir bouté hors du
pouvoir les forces conservatrices que sont le RPT et ses partis
satellites.
La non candidature de Gilchrist Olympio si elle se
confirmait consacre le départ de la scène politique des premiers
opposants au régime Eyadema. Il suit Djobo Boukari mort sans avoir vu
se réaliser son rêve d'une opposition soudée autour d'une candidature
unique, et Edem Kodjo quittant la scène politique avec amertume. Il
reste Léopold Gnininvi et Yaovi Agboyibo, de la CDPA et du CAR, qui
sont tous deux sexagénaires.
Un journaliste de l’Agence Savoir News a rencontré
M.Nsoukpoé dans l’enceinte de la Commission Electorale Nationale
Indépendante (CENI) où il observe sa grève de la faim. (Photo: M.Nsoukpoé au siège de la CENI ce lundi).
Assis sur une chaise, M.Nsoukpoé, vêtu d’un boubou, avait un petit lot
de communiqués dans ses mains. Ce dernier compte poursuivre son
mouvement de grève jusqu’au 15 janvier prochain.
"Je
pense que cette grève de la faim est légale et légitime (…). Nous avons
constaté que la caution de candidature est fixée à 20 millions de
F.CFA, alors que la proposition qui a été faite se situe entre 5 à 20
millions FCFA", a indiqué M.Nsoukpoé.
"Nous ne pouvons pas nous comparer à certains pays dont la Côte d’Ivoire", a-t-il souligné.
"Je suis également ici pour réclamer une candidature unique de l’opposition. C’est une cause commune", a-t-il précisé. "C’est
un sacrifice que je suis en train de faire et je pense que Dieu sera de
mon côté, afin que je supporte les difficultés", a poursuivi
M.Nsoukpoé, avant d’ajouter : "Je serai à cheval entre la CENI et le
siège de certains partis politiques comme le CAR, l’UFC, l’OBUTS etc… ".
Coordonnateur
des Forces Nouvelles, M.Nsoukpé est également président du mouvement
politique Bloc d’Action pour le Changement (BAC).
Rappelons que
plusieurs personnalités ont déjà annoncé leur intention de participer
à cette élection dont Kofi Yamgnane, Maurice Dahuku Péré, Nicolas
Lawson, Hospice Coco et le révérend David Ada.
SOS!!! Ne nous laissons pas distraire par cette candidature, une
trouvaille de Gnininvi et ses acolytes qui se sont compromis. Ils sont
en mission commandée pour le compte du RPT. Comment comprendre qu'un
parti qui n'a jamais atteint la barre de 1% dans les différentes
consultations électorales puisse avoir le culot d'aller à une élection
à un seul tour? Le peuple veille au grain.
Le quatrième vizir de l'ère Faure, porte-parole du candidat du RPT
A le voir et entendre défendre ce 14 janvier le
bilan de son mentor, l'on croirait avoir affaire à un griot mandingue
chantant les louanges de son maître en vue d'une suite favorable. L'on
s'attendait à ce que Houngbo présente son bilan mais, quelle n'a été la
surprise des Togolais de suivre le Premier ministre se livrer à
l'exercice des 5 ans de Faure à la tête du pays. Qui plus que le
candidat Faure peut mieux convaincre les Togolais sur le bilan de son
quinquennat au sommet de l'Etat? Pourquoi le choix de Houngbo en lieu
et place du concerné lui-même? A 1 mois seulement du rendez-vous du 28
du mois prochain, l'exercice était délicat. Pour être franc, le
quatrième vizir de l'ère Faure n'a convaincu personne. Il s'est borné
d'énumérer un chapelet de réalisations et de projets en cours
d'exécution. Que doit faire un chef d'Etat pour son pays? Un président
sollicite-t-il le suffrage de son peuple pour après se reposer?
Au fait, l'homme d'Agbandi n'a pas de choix, lui qui sait déjà sa
reconduction au cas où le candidat du RPT remporte la présidentielle du
28 Février prochain. Houngbo est partant pour un deuxième mandat à la
primature si la réélection de son mentor est assurée.
Alors
que les populations l'attendent ailleurs pour voir leur quotidien
s'améliorer un peu, l'ancien pensionnaire de la maison PNUD-Afrique
s'évertue à mettre tout en œuvre pour sauver son fauteuil de premier
des ministres de Faure. En tout cas, avec les attributions actuelles du
chef du gouvernement au Togo, il n'est pas surtout bon pour lui de
ramer à contre courant de la volonté du camp présidentiel. Houngbo ne
pouvait rien dire de négatif sur un travail auquel il a participé. Il
est tombé les deux pieds joints dans un système qui a fini par avoir
raison de lui. Il a goûté aux délices de la cuisine RPT et apparemment,
il y prend plaisir. Les réflexes, slogans et petits mots creux du RPT,
Houngbo les a assimilés en 15 mois de gestion aux côtés des héritiers
de feu Gnassingbé Eyadema, fondateur du parti.
Emploi, Santé,
Education, Infrastructures, Coopération, Tels sont entre autres, des
trophées de chasse que Houngbo a brandis pour les beaux yeux des
électeurs togolais. Mais il a oublié de dire à l'opinion par quelle
alchimie, des individus proches du président qui n'avaient pas
grand-chose sont devenus des multimillionnaires au point de s'acheter
des appartements en Europe.
Suivez bien nos regards. Personne au
Togo ne refuse que des gens s'enrichissent mais, ce que les Togolais ne
veulent pas, c'est que des individus sortis de nulle part viennent
puiser allègrement dans les deniers publics tout en prenant soin de
leur jeter des miettes après. Et puis, avec une certaine arrogance
digne des comportements de parvenus et d'arrivistes. Le coursier de
Faure, Houngbo a passé sous silence cet aspect qui fait révolter plus
d'un au Togo et qui risque de coûter le fauteuil à son candidat chéri.
Ils sont morts á cause de l’irresponsabilité du pouvoir au Togo
Lundi, 11 Janvier 2010 19:29 Abalo Ameleté Stanislas Ocloo Entraîneur Adjoint Responsable de Presse
Togo : un mystérieux sort plane-t-il sur le football togolais ?
Lome II savait, Faure aurait reçu des menaces
«Je voudrais te dire que moi je suis un militaire et je
pourrais te tuer, je pourrais te détruire », menace le Colonel
Gnassingbé.
Le bus des Éperviers du Togo a essuyé ce 8 janvier
2010, des tirs de mitrailleuses nourris, pendant un quart d’heure.
L’attaque vraisemblablement menée par des rebelles séparatiste du Front
de Libération du Cabinda (FLEC) relève d’un non-sens de tout premier
abord mais lorsqu’on gratte la couche des relations entre le Togo et
l’Angola, il y a lieu d’avoir quelques frissons. C’était prévisible du
moins pour ceux qui savaient, en particulier dans le camp de Faure
Eyadema. On devra ici se rappeler et faire un parallèle avec le crash
non élucidé, de l’hélico qui devait ramener les Éperviers à l’aéroport
après un match contre l’équipe de la Sierra Leone et qui fut abattu.
Une information que les autorités togolaises ont toujours cachée ou
feint d’ignorer officialisant la thèse d’un accident suit à défection
de l’appareil. Mme Claudia Teou, membre de la Fédération Togolaise de Football ( FTF)
est morte ce lundi des suites d'un empoisonnement.
L’attaque du bus du Togo : Un ultimatum à Faure Gnassingbé ?
C’est dire que ces deux accidents n’ont rien de fortuit
mais que c’était bel et bien deux attaques qui visaient l’équipe du
Togo et ses officiels.
Jamais deux sans trois, et il faut le dire, les
officiels togolais devraient sérieusement s’inquiéter pour leur vie
pour toute mission les amenant dans des zones où opèrent des rebelles
congolais, angolais, sierra léonais ou libériens car bon nombre de ceux
qui sont encore dans le maquis nourrissent des rancœurs contre le Togo,
plus précisément la famille d’Eyadema.
Et pour cause le clan Eyadema est au centre de revendications faite par
des héritiers de certains leaders politiques défunts (Doe, Mobutu,
Savimbi....) qui avaient de leur vivant confié à feu Eyadema des
trésors de guerre ainsi que des documents de premières importances.
A la mort de ces leaders, Eyadema s’était approprié ces
trésors de guerre, prétextant auprès des héritiers que ces trésors
étaient des paiements effectués pour livraison d’armes et divers
matériels de guerre. De plus s’il y a conflit sur la destination de ces
trésors, il y avait également conflit sur leur estimation. Les montants
reconnus par Eyadema se révélaient très inférieurs aux sommes dont ces
« héritiers » d’un genre particulier, avaient connaissance et
réclamaient à Eyadema.
Le problème de ce genre de litige est qu’il est
difficilement défendable devant un tribunal, surtout de la part de
rebelles dont certains sont encore recherchés. Depuis la mort d’Eyadema
en février 2005, son héritier Faure Eyadema a donc hérité de ce dossier
épineux.
Ce dernier jouant d’une bonne foi de façade et donc
présomptive, a indiqué aux « héritiers » créanciers ignorer tout de ces
dossiers. L’envenimement de la situation fut tel que les héritiers
d’Eyadema ont donc été l’objet de menaces de toutes parts. C’est dans
ce contexte que l’hélico des Éperviers a été l’objet d’un tir de
roquette qui provoqua le crash que l’on sait.
A priori, l’attaque dont viennent d’être victimes les
Éperviers se situe dans cette même logique de vengeance entretenue à
l’encontre des autorité de Lomé II.
Mais là où le bât blesse c’est que ces « vengeances »
sont dirigées contre des représentations ou des symboles du Togo. Et
nous en sommes à une deuxième tentative contre des innocents.
Pourquoi faire voyager les eperviers a bus maaaaaaa ? On dit les
eperviers. Un epervier c est un oiseau qui vole. Les perperviers
doivent voler i.e voyager par avion et non par bus. A uoi ser alors les
aeronefs du Togo ? l avion presidentiel n est pas seulement pour
transportter la cocaine de la Colombie et faire voyager les putes de
faure. Soyons serieux.
arrête tes conneries, ok !!!
est ce que c est la première fois que l équipe nationale est souillée, meurtrie ????
A chaque fois que l on parle du TOGO c est négatif !! Il y a une anathème sur ce pays !!!!
Ce sont les gnass le problème et qui pourissent la vie de la majorité des togolais._
Tout est bon pour dégager ces salopards, alors arrête de tempérer les gens ici, c est le temps pour chasser ce gang du pouvoir._
FAURE DOIT LAISSER LE POUVOIR ET SA CANDIDATURE POUR LE PROCHAIN ÉLECTION PRESIDENTIELLE DU 28 FEVRIER2010.
nous tous nous savns qu une attaque révendiquée, est une attaque pré
méditée, préparée, organisée, calculée avec des raisons cachées ou
dévoilées, ce n est pas un hasard, c est insulter a la fois la victime
et le coupable,que c est triste : je pleure !!!!!!
Tous ces tragiques événements ne sont que la résultante d’une démission
avérée des pouvoirs publics dans la gouvernance du pays, et
particulièrement du football. La profonde crise que vient de traverser
le football togolais depuis trois ans n’est pas étrangère au drame qui
vient de se dérouler.
A l’instar de tous les Togolais, nous ne comprenons pas
aujourd’hui pourquoi le Eperviers, n’ont pas pris l’avion comme le
prévoit le règlement de la CAN. Sans doute en raison de la situation
financière de la FTF, consécutive à des malversations qui n’ont
toujours pas reçu d’éclairage convaincant à ce jour.
Mais pire encore, alors que les Eperviers, allaient
représenter le Togo dans une compétition internationale, pour essayer
de faire briller les couleurs de notre pays, il est incompréhensible
qu’en raison de la défaillance de la FTF, l’avion présidentiel n’ait
pas été mis à leur disposition pour effectuer ce déplacement, alors
qu’il effectue chaque année un nombre important de voyages
« non-officiels », ou qu’à défaut le Ministère des Sports, n’ait pas
pris en charge les frais de ce déplacement en avion.
Fin d’une époque : Le Crocodile de Bangéli arrache l’électorat du nord au RPT
Mercredi, 06 Janvier 2010 19:05
« L’art d’être tantôt très audacieux et tantôt très prudent est l’art de réussir » Napoléon 1er
Ce
qui diffère le vieux briscard de la politique Kofi Yamgnane aux
stratèges et courtisans de Faure est qu’il sait s’adapter á tous les
évènements.Un universitaire dit de lui qu’il « vit au rythme des
saisons » Ayant fait ses premiers armes avec un rusé de la politique
comme François Mitterand,soulevé tel Hercule la dictature quarantenaire
du Togo n’est plus qu’un jeu d’enfants.
Son avantage, Kofi
Yamgnane au delà des salons feutrés de l’Elysée et de sa mairie de St
Coulitz est resté avant tout villageois. Quand il rentrait des vacances
dans son Bangéli natal,il participe á tous les rites et va saluer les «
vieux ».En pays Bassar un détail très important.Demandez á Bodjona si
il est encore allé dans son Kouméa natal ;il vous répondra il n’y a pas
de climatiseur moins encore d’eau potable á boire.
L’audace, ce
colosse de Kofi Yamgnane l’a démontré en faisant ce que Eyadema en 37
ans de règne n’a osé le faire :26.000 km de routes et pistes en moins
de 6 mois.Un vrai Safari á la conquête du petit peuple:ces laissés pour
compte, ces démunis,ces humiliés par la force brute du pouvoir.
Et
comme l’histoire bégaie,Gilchist Olympio que le pouvoir a passé près de
40 années á humilier,et á traiter de tous les noms d’oiseau devient le
chouchou, l’opposant le plus fréquentable.Le site de Faure
www.republicooftogo.com ne tarie plus d’éloges dans son édition du 5
janvier : « Qu’on l’apprécie ou qu’on le déteste, Olympio a le mérite
d’être un opposant de la première heure ; contre Gnassingbé Eyadema
d’abord, puis contre le président Faure Gnassingbé. » Au désormais
opposant indésirable Kofi Yamgnane, le site poursuit : « L’homme n’a
pas de base électorale au Togo, pas de structure, pas de parti et
surtout aucun statut d’opposant dans la population. Faire du marketing
en France ne permet pas de remporter une élection au Togo » La panique
s’empare du RPT et de Faure.
L’argent du RPT,Kofi avertit ses
supporteurs :"Quand le RPT vous le donne, n’hésitez pas les amis ; cet
argent est á vous, prenez-le et moquez-vous après de la vermine."
Les
fruits de ce travail de titan, Kofi est entrain de les récolter.Dans la
Kozah, fief dit-on des Gnassingbé depuis des lustres, vieux, vieilles
et jeunes étaient au rendez-vous scandant en chœurs « Essounene ». La
jeunesse dans la Kozah, dit avoir désormais leur star :Kofi Yamgnane
et cette jeunesse ne s’en cache plus :« Kpatcha nous a donné l’ordre
de voter Kofi Yamgnane »Quand les journalistes du Lynx et d’un journal
autrefois favorable au RPT ont voulu savoir le sort que la jeunesse de
la Kozah réservait á leur illustre fils Faure, tous ont répondu : «Ce
complexé qui ne sait même plus d’où il vient á son sort dans les
urnes.Si il n’a pas volé ,il sait qu’il ne passera pas »
Pour
l’instant c’est un Kofi dans son petit boubou de tisserands bafilois
qui jubile; et il sait que le chemin n’est plus loin pour s’asseoir sur
ce fauteuil que les Gnassingbé de père en fils tiennent d’une main de
fer.
PARIS ARME POLICIERS ET GENDARMES TOGOLAIS A HAUTEUR DE 500:000 EUR
En vue de l'élection présidentielle agitée
de février, Paris va sérieusement équiper
la gendarmerie et la police togolaises. A vos masques…
Créé à l'origine pour recycler les assistants
techniques français en déshérence depuis
la disparition du ministère (entier) de la coopération,
le GIP (groupe d'intérêt public) France coopération
internationale (FCI) opère désormais sur le lucratif
marché des équipements.
FCI a ainsi lancé le 1er octobre un appel d'offres pour
la fourniture d'équipements aux unités togolaises
de gendarmerie et de police, ainsi que des moyens de transmission
radio et des véhicules. Un projet d'appui de Paris à la "sécurisation
des cycles électoraux au Togo". Sans doute pour éviter
que l'armée intervienne directement face à une
opposition qui conteste vivement le processus électoral
de la présidentielle de février, un seul tour de
scrutin contre deux revendiqués par les challengers du
président sortant, Faure Gnassingbé.
Pour équiper 6 000 gendarmes et policiers en "Robocops" ou "Ninjas" (selon
votre culture) avec calots, casques de protection, treillis,
Rangers, bâtons et boucliers de protection, c'est le spécialiste
français des matériels de maintien de l'ordre Protecop
qui a gagné le jackpot (conseil aux opposants togolais
: n'allez pas sur leur site, vous risquez de perdre votre gnaque!).
Les radios fixes et portables seront fournies par Soicex Electronique,
société installée près de Toulouse
et spécialiste des télécommunications en
Afrique. Pour les motos et les ambulances (eh oui, principe de
précaution…), l'heureux fournisseur sera la société locale
ITC Dacia. Enfin, CFAO Motors livrera les véhicules 4x4.
Le Père Noël européen (et français
au plan bilatéral) devrait financer en partie ces équipements à hauteur
de 500 000 €. En avant toute!
Coalition des Mouvements Anti-Faure (CMAF-TOGO):
Escroquerie á ciel ouvert :Au nom des Eperviers d’autres togolais doivent mourir
L’idée est de Guy Lorenzo, je dirai d’un satrape venu droit de la
France pour aider Faure dans son commerce.Dans le jargon togolais, il
est ministre du commerce,je dirais ministre des commerçants autour de
Faure.Pour cet « Aventurier venu de France », pour financer une équipe
nationale il faut appauvrir d’autres togolais pour que la fête soit
belle.Il paraît que derrière ses binocles d’un chercheur on lui aurait
souffler que la France avait gagné la coupe du monde en 1998 parce que
chaque français aurait ajouter quelques centimes sur une baguette de
pain pour financer l’équipe tricolore.
Guy Lorenzo n’est pas á sa première bourde.Tantôt c’est l’essence,
tantôt c’est le ciment.Il est sûr d’une chose ; dans un Togo sans
syndicats ou syndicats déjà cooptés et travaillant pour le fils de la
nation ,la route est Waaa pour toute turpitude.Au Togo l’Etat
n’improvise rien.Tout est fonction des humeurs des divers tyranneaux
qui grugent sur les deniers publics.Aussi, aucune association de
consommateurs n’existe.Dans ce méli-melo du rien et du pourris il peut
derrière ses lunettes de colons noirs se moquer de cette togolaise, de
ce togolais qui vend le ciment en détail espérant gagné les 100 francs
CFA que désormais Guy dit envoyé aux Eperviers.
De qui se
moquent-ils ces courtisans de Faure ? et les milliards de l’ONG NAFA,á
quoi cela sert ? N’est t-il pas temps pour son égo de premier
nationaliste togolais que Guy Lorenzo demande á Faure de vendre sa
Maybach et de rouler dans une Mercedez-Benz et le reste financer les
Eperviers,lesquels partent dans une compétition en grands vaincus ?
Depuis
quand le Togo a t-il été près pour des réjouissance sportives ? A la
fin de cette arrogance,doublée d'une escroquerie á ciel ouvert, c’est
toute une démission collective d’un peuple il faut pointer du doigt.
Avocats,ingénieurs, journalistes,médecins,ouvriers etc tout est pourris
et Guy Lorenzo l’illustre inconnu incapable de relancer l’économie peut
royalement se moquer des togolais au nom des Eperviers dont lui même ne
parierait un morceau de pain pour leur victoire á la CAN angolaise.
Dans
l’espoir que Guy n’oublie pas de ramener dans 15 jours le ciment á son
prix initial quand Adebayor et compagnie parleront de primes de match
non payés.
Invitation à adresser une correspondance aux partenaires du Togo
Aimé Gogué Comme beaucoup de compatriotes, nous suivons les résultats des
discussions entre les partis parlementaires à Ouagadougou sous l’égide
du Facilitateur le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso.
Comme la plupart des compatriotes de l’opposition, nous
avions été déçus des résultats obtenus par la délégation du CAR et de
l’UFC à la suite de la dernière série de discussion. Pour la plupart
d’entre nous il est incompréhensible qu’en dépit de la volonté du
facilitateur, nos compatriotes du RPT ne soient pas en mesure
d’accepter les mesures aussi élémentaires que : (i) l’affichage des
résultats des votes dans les bureaux de vote dès le dépouillement des
urnes et (ii) l’authentification des bulletins de vote par des membres
par des moyens simples et fiables.
Comme tout Togolais, nous voulons des élections
transparente et sans violence. Mais refuser de prendre des dispositions
qui sont de nature à permettre que cela soit ainsi est une volonté
manifeste de procéder à des fraudes de grande ampleur qui pourront
créer des frustrations plus importantes que celles de 2005.
Individuellement et collectivement nous pouvons contribuer à ce que
cela change.
C’est pour éviter cette situation que je me permets de
vous inviter à adresser des correspondances individuelles et
collectives au :
(i) Président de la République Togolaise
(ii) Président du Burkina Faso, facilitateur ;
(iii) Président de la Commission de la CEDEAO s/c du Représentant spécial du Président de la Commission de la CEDEAO au Togo ;
(iv) Président de la Commission de l’Union Européenne ;
(v) Président de la République Française s/c de son Excellence Monsieur l’Ambassade de France au Togo ;
(vi) Président de la Commission de l’Union Européenne s/c de son excellence Monsieur le Délégué de l’Union Européenne au Togo ;
(vii) Président des Etats-Unis d’Amérique s/c de son Excellence Madame l’Ambassadeur des Etats-Unis au Togo ;
(viii) Chancelier de l’Allemagne s/c de son Excellence Madame l’Ambassadeur d’Allemagne au Togo ;
(ix) Le Secrétaire Général des Nations Unies s/c de son Excellence Mme la Coordonnatrice du Système des Nations Unies au Togo
(x) Son excellence Monsieur le Doyen du Corps diplomatique au Togo
Cette correspondance devrait attirer l’attention des
destinataires sur ce que le comportement de nos compatriotes du RPT
peut créer comme germe de violence à l’issue des élections de 2010 ; ce
que pacifistes nous voulons à tout prix éviter à notre cher pays. Par
cette correspondance , nous les invitons à intervenir pour désamorcer
les fraudes qui se préparent et surtout éviter les frustrations qui en
résulteront et qui sont sources potentielles de violence.
Je vous remercie tous d’avance
Aimé Gogué
Toute initiative est bonne pour contribuer à la transparence des
élections à venir.Mais une chose est certaine. Le RPT ne cédera pas
facilement.Un candidat comme Faure Gnassingbé qui dans son entendement
et dans son plan ne prévoit même pas l’autre option celle qui dit :Si
je perds le pouvoir ,qu’est ce que je ferais.Faure dans sa logique ne
pense pas à la passation légale du pouvoir.
Ne soyons pas naif au refrain d’élection pacifiste dont
claironnent Faure et sa bande.Préparons-nous au pire. Un pouvoir de
plus de 40 ans ne se laisse pas facilement vaincre.N’oublier pas que
Faure est né dans le pouvoir et que depuis le berceau il a été toujours
servi.Il n’a jamais balayé sa chmbre ni laver ses proppres habits, ni
marcher au moins 1km contre sa volonté. Cela semble banale mais faisons
l’analyse sociologique et psychologique de l’homme, vous comprendrez.A
son demi- frère il n’a pas hésité à le faire éliminer.
Croyez- vous que avec le gentlemanisme on viendra à bout de ces gens-là.
L’unique chance possible pour gagner et arracher
durement, je dis bien durement le pouvoir est la candidature unique
autour d’un candidat qui peut mobiliser les togolais au Nord au Sud à
l’extérieur et en dernier lieu l’armée.
Moi je vois déjà un bras de faire déjà avec le candidat unique.Celui-ci
doit être dynamique.Si tel n’est pas le cas il faut que l’opposition
oublie. Nous savons ce qui qui se trame dans les coulisses du coté du
RPT. A bon entendeur salut !!
Je demande aux Journalistes togolais de tout mettre en oeuvre pour pousser nos
opposants à aller vers ce candidat unique.
Je pense qu une petition pour un candidat unique de l opposition serait
mieux que d envoyer une lettre à ces soit disants arbitres.
Togolais, mes chers compatriote mettons plutôt la pression sur nos
opposants pour arriver à ce candidat unique, bombardons les de lettres,
de tout ce que vous voulez pourqu ils arrivent à choisir ce porte
drapeau.
Ne nous laissons plus distraire par ces gens qui nous font perdre du
temps.
Nous pouvons amener l opposition à choisir ce futur champion.
Le RPT est insensible à toutes pressions de l exterieur, Togolais
lévons nous comme un seul homme pour exiger ce candidat unique.
je pense que Journalistes ne font pas assez pour pousser les opposants à
arriver à cette candidature unique.
Tous les togolais veulent ce candidat unique, mettons le feux au cul
(pour parler vulgairement) à nos opposants pourqu ils arrivent à
trouver ce candidat.
Je demande aux Journalistes d organiser une petition destinée aux opposants
afin de les forcer à s entendre sur ce candidat,il y va de la survie de
tout un peuple.
Je rêve tous les matins de ce candidat unique de ce champion qui a fait
détaler le RPT du pouvoir, opposans ne me decevez plus, vous n avez
plus le droit.
Je rêve de ce candidat unique, une fois installé dans le fauteuil
presidentiel appéléra les togolais à se prononcer sur le retour à la
constituition de 1992,je rêve de ce champion qui va véritablement
réconcilier les togolais avec leur armée.
je rêve et je rêve encore de ce Togo ....
Nous parlons de Koffi,un fils du nord. Ce qui fera que la lutte ne
sera plus une affaire de nord sud. Ce sera tout le togo contre le RPT.
De dapaong en passant par Kara jusqu à lomé pour revendiquer cette
victoire deKoffi Gnamnan.La france viendra au secours pour parachever
la lutte. Si vraiment l opposition aime son peuple
BASES D’UN POTENTIEL «ACCORD DE PARIS» ENTRE
LES PARTIS DE L’OPPOSITION TOGOLAISE
Contexte Depuis le 05 Octobre 1990, les forces démocratiques ont
entamé la lutte contre le régime dictatorial et
militaire de feu Gnassingbé Eyadema pour l’instauration
de la démocratie et d’une alternance au Togo. De
nombreux compatriotes y ont laissé leur vie, d’autres
leurs biens et beaucoup d’autres ont du fuir le pays pour
aller vivre au Benin, au Ghana, en Allemagne, en France, aux
Etats Unis. L’année 2010 marque a la fois
les 50 ans de notre indépendance et les 20 ans de la lutte
que nous avons commencée ensemble. Malheureusement, force
est de constater que le régime du feu Eyadema est
toujours resté indéboulonnable, incarné aujourd’hui
par son fils Faure.
Au même moment, la paupérisation du peuple togolais
s’accentue et il est temps que chacun de nous fasse un
sacrifice afin de permettre, avant tout, la fin du régime
RPT et une transition consensuelle de 5 ans. A l’issu
de cette transition, chaque parti et association aura le plein
droit d’action, dans un paysage plus démocratique,
ou la force des urnes aurait pris le pas sur la force des armes
et ou le combat politique ne sera qu’un combat d’idées.
Aujourd’hui, nul ne peut contester que l’Union de
Forces du Changement (UFC) soit la première formation
politique au Togo. L’UFC, et en particulier son Président
Gilchrist Olympio, a les moyens, la stratégie et la force
nécessaire pour redresser le Togo. Nous regrettons
que le paysage dictatorial présent incarné par
Faure Gnassingbé ne permette toujours pas à l’UFC
d’acceder au pouvoir.
Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et son
Président d’Honneur Me Yawovi Agboyibo possèdent
aussi des atouts pour diriger ce pays dans la paix et pour redresser
l’économie de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest.
Ces deux partis qui forment aujourd’hui la voix de l’opposition
entière au parlement togolais, doivent être les
leaders de cet accord interne que nous appelons de nos vœux. Il
ne sert à rien à ce jour de se battre pour la place
de première formation de l’opposition, mais il est
temps que les deux partis et tous les opposants au régime
de Faure puissent ensemble montrer un sursaut patriotique pour
sauver le Togo de sa gangrène. Partout en France,
en Grande Bretagne, au Sénégal etc. les grands
leaders forment des coalitions a la veille des élections
afin d’accéder au pouvoir. N’allons-nous
pas ressembler à nos adversaires si nous restons hermétiquement
fermés aux idéologies de nos seuls partis politiques?
Etre Leader, c’est accepter en un certain moment de la
vie politique de sacrifier son propre honneur, de fermer les
yeux sur son propre mérite, et parfois même de prendre
des décisions impopulaires contre vents et marées
pour sauver son peuple. Seule l’histoire donne raison
aux choix politiques des grands leaders, parfois même après
leur mort.
Les élections présidentielles de 1998, de 2003
et de 2005 ont été remportées par l’Union
des Forces du changement (UFC) ou leurs alliés. Mais
le refus du RPT à remettre le pouvoir a ce parti, la fraude
systématique, la complicité de la France, les violences
postélectorales menées par les milices du RPT ont
empêchées l’UFC d’accéder a la
magistrature suprême. Bien d’autres
associations comme le MO5, la Diastode, ATLMC, GRAD, CTR, etc. … ont
contribuées a la résistance du peuple togolais. Les
nouvelles formations politiques comme Alliance, GRAD, Obuts,
Sursaut, etc. … ne doivent pas être ignorées
dans la solution que nous voulons globale pour déplumer
le RPT de toutes ses forces.
En Quoi 2010 Peut Etre Différent de 2005 En 2005, les forces démocratiques avaient choisi un candidat
unique sur pression du peuple togolais. Malheureusement,
trois facteurs ont empêchés l’arrivé au
pouvoir du candidat Akitani Bob : L’armée togolaise,
la France et les institutions africaines (CEDEAO, UA etc...).
En 2010, il faut utiliser ces critères sur lesquels le
RPT compte contre lui-même et ainsi, comme le dit l’adage,
obliger le serpent à avaler sa propre queue.
L’armée Togolaise Composée en grande majorités de personnes très
proches du RPT, l’armée togolaise a toujours vu
en mal le changement démocratique. Hors, un pays
ne peut être souverain sans une armée. Il
nous appartiendra en Février 2010 d’essayer de gagner
la confiance des jeunes officiers et même de certains généraux,
barons du régime. L’idéal serait d’imposer
le changement a cette armée, mais on ne peut pas se défaire
de 20,000 hommes lourdement armés avec des cailloux et
des lance-pierres. L’endurance des jeunes de Be,
d’Aného, d’Atakpamé, de Sokodé,
de Kara, de Dapaong etc.…. qui pratiquent l’ «Intifada» ne
pourra rien contre la machine oppressive du RPT. C’est
pourquoi en 2010, nous devons trouver une stratégie pour
que l’armée perçoive le changement comme
un facteur positif de développement et non de règlements
de comptes. Nous devons promettre l’intégration
de jeunes officiers dans notre futur gouvernement, promettre
l’augmentation des salaires, le bannissement de la retraite
forcée des soldats de rangs, etc. …. Ceci
constituera les bases d’un pacte républicain avec
l’armée togolaise. Il faut proposer au poste
de ministère de la défense un homme que l’armée
connait très bien et accepte. C’est une question
de stratégie. Il faut leur faire comprendre que,
quelque soit le Président au pouvoir, ils resteront une
institution républicaine et aucun soldat ne sera déshabillé ou
exécuté le 1er Mars 2010 parce qu’ils ont été comme
le peuple togolais, utilise a des fins sordides par le RPT.
Nous pouvons même proposer une amnestie pour les violences
politiques et ainsi les rassurer qu’ils ne dormiront pas
a la TPI la nuit du 1er Mars 2010. Les barons du RPT seront aussi
concernés par leur avenir après le changement. L’amnestie
n’empêchera pas des poursuites ciblées dans
le futur pour des crimes de sang.
La France Le problème togolais est directement lié à la
France et la solution ne peut être trouvée sans
la contribution de celle-ci. Eyadema a été toujours
le protégé de la France qui voyait en lui la protection
de leurs intérêts financiers dans le pays. Les
gens nous diront qu’il faut balayer la France du Togo et
mettre sur pied de nouvelles relations avec la Grande Bretagne,
l’Allemagne, les Etats Unis, la Chine etc... Le mal
est que ces pays n’ont aucun intérêt au Togo
et ne feront rien de plus que sympathiser avec la douleur du
peuple togolais après les violences. Ces pays ne
partagent pas la même langue que le Togo et se limiteront
a des communiques creux. Ces pays sont très solidaires,
même s’ils soutiennent des entités différentes
en Afrique. Par exemple, ne rêvons pas que l’Allemagne
entreprendra une action en Afrique qui compromet les intérêts
de la France sans l’accord de celle-ci. Les positions
de Washington sont directement liées à celles de
l’Union Européenne au Togo car le pays ne possède
pas de potentialités qui attirent Washington comme le
pétrole, le diamant, l’uranium. Les intérêts
américains sont limités aux bâtiments de
l’ambassade et au centre culturel américain. De
ce fait, la Coalition des Mouvements Anti-Faure (CMAF-Togo),
pense que la solution togolaise doit passer par l’implication
de Paris, raison pour laquelle nous proposons Paris comme lieu
de signature de cet accord. Nous devons impliquer des personnes
de la gauche comme de la droite française pour être
sur que le soutien de la France n’est pas limité au
seul Parti Socialiste qui est à ce jour dans l’opposition. Nous
devons dire à la France le futur de nos relations avec
elles si notre coalition venait au pouvoir. Nous devons
impliquer des sociétés françaises à cette
table pour rassurer la France. Le but est de couper l’herbe
aux pieds de Faure et lui priver des félicitations de
la France s’il venait à voler les élections
de 2010. Le soutien des services secrets français
sera très déterminant dans la remise au pouvoir
du Président élu le 28 Février 2010
La CEDEAO, l’UA, les Chefs d’Etats Africains La CEDEAO, l’UA, les chefs d’états africains
doivent être impliqués dans notre stratégie. Nous
devons aller conquérir les cœurs des doyens africains
comme Wade et Compaoré avant les élections et
non pas après. Les positions politiques de
la CEDEAO commencent ces derniers temps à s’améliorer. On
l’a vu dernièrement avec le cas de la Guinée
et celui du Niger. Un soutien de la part de ces institutions
sera très bien venu. A l’issu des accords
de Paris, une délégation devra faire le tour des
chefs d’états de l’Afrique de l’ouest
pour obtenir leur bénédiction et priver Faure de
ce soutien.
Le Gouvernement de Crise Nous proposons aux partis de l’UFC, du CAR, CDPA, Obuts,
Alliance et aux associations comme GRAD, Sursaut-Togo, MO-5,
Diastode, Synergie-Togo etc.… de s’assoir
ensemble à Paris pour définir un gouvernement
de crise qui sera issu des élections de 2010. CMAF-Togo
pense que Kofi Yamgnane sera un bon candidat aux yeux de la communauté internationale
pour conduire cette transition. Ce n’est pas que
Kofi Yamgnane est plus intelligent ou plus populaire que les
autres partis, mais seulement Kofi comme candidat nous ouvrira
la porte a des soutiens qui empêcheront au RPT de refaire
les même choses qu’en 2005. Il nous appartient
de l’utiliser pour sauver notre peuple, de lui imposer
des garde-fous comme une gestion consensuelle, une présidence à un
seul mandat non renouvelable etc.... Sa victoire aux élections
présidentielles a beaucoup plus de chance de provoquer
des remous au sein de l’armée et d’avoir le
soutien de son pays d’adoption, la France, que celle
d’un autre candidat. Il vous appartiendra de justifier
ce candidat auprès de vos états majors respectifs,
sachant bien que certains penseront qu’il faut faire cavalier
seul. Je vous assure que l’histoire vous donnera
raison et fera de vous des héros.
La Feuille de Route de la Transition de 5 ans Contre le RPT, nous proposons la feuille de route suivante:
Courant Janvier 2010 : Les mouvements ainsi cités se
retrouvent à Paris pour la négociation et la signature de cet
accord de sortie de crise du Togo. La réunion sera conjointement dirigée
par Synergie-Togo et CMAF-Togo. Kofi Yamgnane est annoncé comme candidat
unique et les autres candidatures sont retirés.
Février 2010: Tous les partis précités et les
associations, avec le soutien de la communauté internationale, rentrent
en campagne.
A partir du 1er Mars 2010: Mobilisation pour réclamation du
pouvoir des mains du RPT.
15 Mars 2010: Nomination de Mr. Gilchrist Olympio comme Premier Ministre. Formation
du gouvernement d’union national (La Dream Team) dont la composition
est en Annexe A. A noter que cette liste pourra être changée au
cours des discussions pour aboutir aux Accords de Paris. Mais en
aucun cas, la liste finale ne devra être modifiée par Koffi ou
Gilchrist sans consulter les autres partis signataires. La Dream Team
aura une mission bien précise :
Remettre le pays sur les rails et donner un souffle nouveau au pays
Bannir la constitution actuelle et retourner a la constitution de
1992
Dissoudre la présente cours constitutionnelle et créer
une nouvelle cours.
Initier la réconciliation nationale
Redéfinir la place de l’armée dans notre société et
dans le processus politique.
Créer une commission électorale consensuelle
Organiser des élections législatives puis locales dans
la transparence. Que ce sera beau d’avoir des députés, maires
et conseillers municipaux de l’UFC, du CAR, Obuts, Alliance, PSR, etc.
dans nos villes.
Pendant son mandat, le gouvernement de crise devra procéder à un
changement fondamental des institutions du pays avec des hommes issus de l’UFC,
du CAR et des autres formations sur une base consensuelle. Plus de 5,000
postes sont à pourvoir a savoir : Les postes de directeurs de sociétés
d’états (Port Autonome, Lonato, Phosphates, Togocel, Telecel,
Douane, etc. …), les postes de directeurs de banques, les préfets,
les ambassadeurs, les directeurs des départements d’états,
les cabinets et conseillers des ministères etc.
Janvier 2015: Elections présidentielles auxquelles Kofi Yamgnane
ne doit pas se présenter. Occasion pour l’UFC, le CAR,
Obuts, Alliance, CDPA, CPP et même le RPT de se mesurer aux urnes sans
risque de fraude ou de violences politiques.
La Stratégie du RPT pour 2010 et au delà La stratégie du RPT en 2010 est simple: Organiser des élections
truquées en 2010 qui résulteront a une victoire
de Faure Gnassingbé avec 38 % des voix et Gilchrist Olympio
en deuxième position avec 30 % des voix. Les milices
sont déjà rôdées pour mater les contestataires
et la France, une fois encore, risque de fermer les yeux pour
préserver ses intérêts. Faure Gnassingbé proposera,
avec le soutien de Compaoré, de la France, de la CEDEAO,
et même des Etats Unis un gouvernement d’union national
sur la base des résultats de la présidentielle,
avec Gilchrist Olympio comme premier ministre. Le but pour
le RPT est de calmer et d’endormir les esprits. Gilchrist
Olympio, devant la pression populaire et par pitié pour
les populations massacrées par les chars à Lomé sera
contraint d’accepter cette nomination. Le gouvernement
sera issu à 40 % RPT, 40 % UFC, 10 % société civile
et 10 % des autres formations. Dans cette coalition apparente,
les barons du RPT garderont le monopole des sociétés
d’Etat, des préfectures, des mairies, des banques,
de la douane qui constituent en fait les mailles du pouvoir et
rendront compte directement a Faure Gnassingbé et non
au premier ministre Olympio. Comme ce fut le cas avec Maitre
Agboyibo, le RPT ne donnera pas les moyens à Olympio de
gouverner. Cette cohabitation rendra l’UFC faible
devant le peuple togolais et le gouvernement sera dissous en
2013 pour le remplacer par un premier ministre du RPT. En
2015, le RPT présentera Kpatcha Gnassingbé comme
candidat, réformateur du parti et opposant virtuel à Faure
Gnassingbé. Gilchrist et Agboyibo seront trop vieux
pour mener la campagne et le manque de nouveaux leaders rendra
l’opposition faible. Kpatcha devra gouverner pour
10 ans avant que Meyi Gnassingbé n’ai assez d’expérience
pour s’emparer de son «héritage naturel» en
2025. De Meyi, la troisième génération
des Gnassingbe composée des enfants de Faure, Kpatcha
et Meyi seront sur la scène politique. Tout le monde
dira que ce n’est pas acceptable et que ca ne se passera
pas ainsi. Mais, si nous avions dit dans les années
2003 que Faure remplacera Eyadema a sa mort si l’opposition
ne se ressaisissait pas, tout le monde aurait dit que ca ne se
passera pas ainsi, et pourtant ! Maintenant, qu’allons-nous
faire pour déjouer cet agenda ? Allons-nous continuer
par jouer au jeu du RPT en laissant le peuple seul contre des
oppresseurs qui n’ont aucune pitié pour la vie humaine?
La Position du Peuple Togolais
Le peuple togolais continu à faire confiance a ces leaders
d’opposition. Mais, l’endurance d’un
peuple n’est pas eternel. Il faut trouver une solution
qui permettra au Togo de sortir de la nasse dans laquelle le
RPT l’a emprisonné. Le peuple ne vous pardonnera
pas le refus de cet accord interne pour mettre fin au régime
du RPT. Si vous refuser pas de faire des alliances avec
des collègues de l’opposition, ne rêvez pas
que le peuple verra d’un bon œil toute entrée
au gouvernement présidé par Faure et ses acolytes.
Les accords que les partis d’opposition signent avec le
RPT constituent un pacte avec le diable, d’autant plus
qu’ils ne permettent au RPT que de se racheter et de prolonger
la souffrance du peuple. Au lieu de courir à Ouagadougou
siroter le vin avec des gens que vous dites combattre, pourquoi
ne pas signer des accords internes avec des partis avec lesquels
vous partager les mêmes idéologies? En moins
que vous ne partagiez des idéologies avec le RPT. Rappelez-vous
de Colmar, Ouaga 1, Ouaga 2, Accord Cadre de Lomé etc. Le
RPT ne signe un accord que quand ils sont sur de trouver une
solution de contour.
Le peuple n’a jamais compris pourquoi l’opposition
togolaise n’arrive pas à faire une alliance de circonstance
pour sauver le pays. Cette proposition de sortie de crise
est le rêve du peuple togolais, raison pour laquelle nous
avons appelé ce gouvernement la «DREAM TEAM». Refuser
de participer a la Dream Team, c’est continuer de croire
que les intérêts du peuple sont minimes par rapport
aux intérêts de vos partis. C’est dire au
peuple togolais qu’être Président de la République
est la seule façon de contribuer au développement
du Togo.
Pour terminer, sachez que ce document vous met chacun face à l’histoire
et le destin de votre peuple est dans vos mains. N’aller
pas faire des alliances sordides de partage du pouvoir avec le
RPT a l’issu de soit disant Accord Politique Global qui
mettront seulement quelques 5 ou 6 leaders de vos partis dans
le gouvernement dominé par le RPT et oublier ces milliers
de militants de vos partis qui, après plus de 20 ans de
lutte sans succès, ne peuvent pas trouver de boulot parce
qu’ils se sont affiches comme vos militants, se retrouvent
maintenant sans chaussures mais qui, pieds nus et cailloux en
mains, continuent à résister face aux chars du
RPT. Il est temps de donner l’opportunité à ces
jeunes d’accéder à des postes de responsabilité avant
qu’ils ne vieillissent dans la misère. Il
faut que ces jeunes gens contribuent au développent du
pays et se fassent un avenir.
Nous attendons vos réactions au plus tard le 10 Janvier
2010 pour démarrer, ensemble, les discussions de
Paris. Si aucune réponse n’est reçu
après cette date, nous constateront votre refus
d’agir.
Nous demandons à tous les jeunes togolais, militants
de partis de faire la pression nécessaire sur les leaders
pour que la rencontre de Paris ait lieu. Visiter Notre site internet
http://www.dontvotefaure.com pour soutenir ce projet en signant
une pétition.
La balle est dans votre camp, le Togo est dans vos mains, pas
celles du RPT !!!!
Distribution:
Etats Major des Candidats a la Présidentielle de 2010
Gilchrist Olympio, Yawovi Agboyibo, Agbéyomé Kodjo,
Kofi Yamgnane, Dahuku Péré, Maître Tchassona,
Pasteur ADA.
Partis Politiques UFC, CAR, CDPA, CDPA-BT, PSR, OBUTS, ALLIANCE, MCD
Mouvements et Associations
MO5, GRAD, Associations de Diaspora Togolaise, Diastode, Sursaut
Togo, Synergie-Togo
Presses Privées Togolaises
Chronique de la Semaine, Combat du Peuple, Courrier de la République,
Golf info, Forum de la Semaine, Alternative, La dépêche,
Le Canard Indépendant, Le Changement, Le Correcteur, L’éveil
de la nation, ,L’indépendant Express, Le Messager,
Liberté Hebdo, Le Regard, L’Union, Le Magnat Libéré,
Triangle des Enjeux.
ANNEXE A: Dream Team 2010
Note: Cette initiative émane exclusivement de la Coalition
des Mouvements Anti-Faure (CMAF-Togo). Cette association
est indépendant de tout parti politique et de tout candidat
a la présidentielle de 2010. Aucune des personnes
proposées dans ce gouvernement, associations ou partis
politiques cités n’a été préalablement
consulté avant la mise sur pied de ce document.
Président de la République Kofi Yamgnane Premier Ministre, Chef du Gouvernement:Gilchrist Olympioou( Président de l’Assemblée Nationale ) Président de l’Assemblée Nationale Maître
Yawovi Agboyibo
(En attendant les législatives, le Maître sera nommé Ministre
d’Etat, Conseillé Spécial du Président
de la République)
1. Ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères:
Patrick Lawson (UFC)
2. Ministre d’Etat, ministre des finances, du budget et
des privatisations: Sam Djobo (Sursaut)
3. Ministre d’Etat, Garde des sceaux, ministre de la justice:
Me Dodji Apevon (CAR)
4. Ministre de l’économie et du développement:
Michel Nadim Kalife (Sursaut)
5. Ministre de la santé: Dr. James Amaglo (CAR)
6. Ministre de la coopération et de l’intégration
africaine: Victor Alipui (GRAD)
7. Ministre des mines et de l’énergie: Professeur
Leopold Gnininvi (CDPA)
8. Ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat:
Eric Amerdine (UFC)
9. Ministre de l’enseignement primaire et secondaire: Bana
Tchamollah (UFC)
10. Ministre de la défense, des anciens combattants et
de la réconciliation armée-nation: Général
Zakari Nandja (Armée Togolaise)
11. Ministre de la communication et de la formation civique:
Me Gahoun Hégbor (CAR)
12. Ministre de l’aménagement du territoire et de
la décentralisation: Jean-Pierre Fabre (UFC)
13. Ministre de l’agriculture, de l’élevage
et de la pêche: Agbeyome Kodjo (Obuts)
14. Ministre de la sécurité: Akila Esso Boko (Société Civile)
15. Ministre du travail, de l’emploi et de la fonction
publique: Me Abi Tchessa (PSR)
16. Ministre chargé des relations avec les institutions
de la République: Me Manavi Isabelle Ameganvi (UFC)
17. Ministre de l’administration territoriale: Yawovi Jean
Degli (Société Civile)
18. Ministre de l’équipement, des transports, des
postes et télécommunications et des Innovations
technologiques: Camille Lawson-Body (Synergie-Togo)
19. Ministre de l’enseignement supérieur et de la
recherche: Issifou Moussa (Diaspora-USA)
20. Ministre des droits de l’homme et de la démocratie:
Antoine Koffi Nadjombe (DIASTODE)
21. Ministre de la culture, du tourisme et des loisirs: Ali Tchassanti
(Diaspora-Allemagne)
22. Ministre de l’enseignement technique et de la formation
professionnelle: Dahuku Pere (Alliance)
23. Ministre de la ville et de l’urbanisme: Aime Tchaboure
Gogue (ADDI)
24. Ministre des petites et moyennes entreprises et de la promotion
de la zone franche: Karl Gaba (Synergie-Togo)
25. Ministre des affaires sociales et de la promotion de la femme:
Célestine Akouavi Aïdam (GF2D)
26. Ministre de la jeunesse et des sports: Eloi Koussawo (MO5)
27. Ministre délégué auprès du ministre
des droits de l’homme et de la démocratie, chargé de
l’éducation civique et de la réconciliation
nationale: Samuel Kowouto (Société Civile)
28. Ministre délégué auprès du ministre
de l’administration territoriale chargé des collectivités
locales: Abel Gbogbo (Diaspora-USA)
29. Secrétaire d’Etat auprès du ministre
de la jeunesse et des sports, chargé de la promotion des
jeunes: Nicodème Habia (UFC)
30. Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre
chargé du développement à la base: Aka Frederic
Kodjo (MO5)
Une
rencontre houleuse a eu lieu ce matin au siège de l’Observatoire
togolais des médias (OTM) entre le Colonel Rock Gnassingbé, Olivier K.
Glakpe, directeur de publication du journal Le Correcteur, et les
membres de l’OTM dont son président Pierre Kassiré Sabi.
L’OTM voudrait tenter une conciliation entre Rock Gnassingbé et le directeur du journal.
Le Correcteur, lequel avait écrit dans son dernier numéro que
l’ex-président de la FTF était mis aux arrêts de rigueur. Information
évidemment fausse. Mais le colonel n’apprécie pas du tout l’acharnement
du journal Le Correcteur sur sa personne. « Ce n’est pas la première
fois, je voudrais comprendre pourquoi il fait ça », dit le colonel très
en colère. Rock Gnassingbé a bien l’intention d’amener l’affaire devant
les tribunaux du Togo, et s’excuse presque pas de ne pas pouvoir
pardonner à M. Olivier Glakpe, la diffusion de cette fausse
information. «Je voudrais te dire que moi je suis un militaire et je
pourrais te tuer, je pourrais te détruire », menace le Colonel
Gnassingbé.
Le
président de l’OTM a dû demander à Rock Gnassingbé de le suivre dans
son bureau. On attend un communiqué de l’OTM pour savoir si les
négociations ont pu aboutir à un pardon de l’ex-président de la FTF ou
Le Correcteur devrait répondre devant les tribunaux pour diffamation et
diffusion de fausses nouvelles.
Le
trihebdomadaire Golfe Info a été jugé et condamné à 1,5 millions Cfa
d’amende et 80 millions Cfa de dommages et intérêts pour diffusion de
fausses informations et diffamation.
«Je voudrais te dire que moi je suis un militaire et je pourrais te tuer, je pourrais te détruire », dixit rock gnasingbé
Merci rock gnassingbé pour cette clarification. grace à toi je sais maintenant que la mission du militaire togolais est de "tuer et détruire" le citoyen dont les impots servent pourtant à habiller, nourir et équiper le militaire.
Affaire de perte d'armes au RBRA : Rock Gnassingbé mis aux arrêts de rigueur.
La guerre entre Faure et ses demi-frères continue
L'information est tombée en fin de semaine dernière. Le Lieutenant-Colonel Rock
Balakiyèm Gnassingbé serait actuellement au centre d'une affaire de perte d'armes
au Régiment Blindé de Reconnaissance et d'Appui (RBRA) qu'il avait commandé pendant
plus de huit ans.
Pour des besoins d'enquête, il serait actuellement placé en résidence surveillée. Selon
les informations en notre possession, l'affaire avait commencé depuis le départ du RBRA
de l'ancien président de la Fédération Togolaise de Football.
En effet, l'inventaire réalisé dans le magasin d'armes après son départ a permis de
constater la perte dans un premier temps d'un Pistolet Automatique (PA) dans le jargon
militaire. A l'époque, l'Adjudant Chef Konsoh Baronam qui avait le contrôle du magasin
sous le Lt-Col. Rock Gnassingbé fut arrêté et mis en " taule " bien qu'il soutenât
que l'arme perdue se trouverait chez le Sergent Chef Possolina décédé quelques mois plus
tôt.
Mais à peine l'Adjudant Chef Konsoh Baronam sortait de " taule " qu'il a été
constaté la perte d'une deuxième arme. Et quelle arme encore ? Un Pistolet Mitrailleur
Silencieux (PM) dans le jargon militaire. Selon les experts en la matière, il s'agit
d'une arme puissante et très redoutable que seuls les Chefs Corps sont autorités à
utiliser. Connaissant bien le froid qui règne entre le Chef de l'Etat, chef suprême des
Armées, Faure Gnassingbé et son demi-frère le Lieutenant-Colonel Rock Gnassingbé à
propos de l'affaire de coup d'Etat dans laquelle Kpatcha Gnassingbé serait impliqué,
il n'y a pas de raison que cette faute soit pardonnée.
C'est sans doute ce qui explique la mise aux arrêts de rigueur de l'ancien président
de la Fédération Togolaise de Football en attendant les résultats de l'enquête en cours
pour retrouver les traces de l'arme perdue. L'Adjudant-Chef Konsoh Baronam se trouverait
également en " taule " pour la même raison.
" Depuis le déclenchement de l'affaire Kpatcha, il y a une peur qui règne sur l'Armée
togolaise et tout est suivi de près. La perte d'une arme aussi importante que le
Pistolet Mitrailleur Silencieux ne peut donc pas être passée sous silence. Les enquêtes
sont actuellement en cours. Et pendant ce temps, il n'y a pas de raison que ceux qui
sont au centre de cette affaire soient libres de leur mouvement. C'est pour cette raison
que le Lt-Colonel est mis aux arrêts de rigueur. Pendant cette période, il peut mener ses
activités ordinaires mais sous surveillance. C'est tout. Seulement qu'il ne peut pas
sortir du pays ", a expliqué un homme habillé sous couvert de l'anonymat.
C'est sans doute la guerre entre Faure Gnassingbé et ses demi-frères qui continue et nul
ne peut imaginer l'issue qui sera donnée à cette affaire. Rappelons que dans l'affaire de
tentative de coup d'Etat du 13 avril 2009, Faure Gnassingbé a déjà fait emprisonner deux
de ses demi-frèes (Kpatcha et Essolizam), trois de ses cousins germains ainsi que
plusieurs officiers et sous officiers des FAT.
La Nouvelle Dynamique Populaire Démocratique (NDPD) a décidé mercredi à
l'issue de son premier Conseil national à Lomé de "se battre" pour la
"réélection" de Faure Gnassingbé lors du scrutin présidentiel de 2010,
La NDPD est un parti politique longtemps considéré comme proche de l'opposition. "Nous
avons choisi la continuité. Nous avons choisi d'apporter notre soutien
au président Faure Gnassingbé et nous allons nous battre pour sa
réélection en 2010 afin de lui permettre de parachever l'oeuvre qu'il a
entamée", a déclaré Justin Yidi, le président de la NDPD.
Depuis
une dizaine de jours à Kara, il est procédé à la vente des fameux sacs
de riz de 10 kg du chef de l’Etat. Ce riz estampillé « C’est mon
Faure », vendu au rabais à 2010 francs CFAen référence à l’élection de
2010, sème une véritable pagaille à Kara où règne une extrême misère.
Contrairement à ce qu’on pouvait penser, les quarante-deux (42) ans de
l’interminable règne Gnassingbé n’ont rien apporté à la région natale
d’Eyadéma, à l’instar des autres régions. Cette pauvreté favorise le
piteux engouement observé aux différents points de vente du riz « C’est
mon Faure ».
Burkina Faso President Blaise Compaore (L) is welcomed at Conraky airport by the Guinean leader Moussa Dadis Camara (R)
Massacre in Guinea/Que Dieu
aide la Guinee
GUINÉE : Au lendemain des viols
Le
8 octobre, lors d’une réunion de Guinéennes battues ou violées au cours
des récentes attaques militaires contre des manifestants, toutes ont
pleuré lorsqu’une jeune femme a montré ses vêtements déchirés par des
soldats.
«
Nous avons toutes fondu en larmes. C’est extrêmement douloureux ce
qu’on a vécu, en Guinée », a dit à IRIN Aïssata Daffe, du parti
politique Union des forces républicaines (UFR).
La réunion faisait partie des efforts actuellement mis en œuvre par
des organisations non gouvernementales (ONG) locales et des
organisations de la société civile pour recueillir des informations sur
les violences sexuelles infligées lors de la répression militaire du 28
septembre afin de solliciter de l’aide et d’obtenir justice.
Les ONG en sont encore à déterminer le nombre de femmes et de filles
qui ont été violées. Selon des organisations humanitaires locales et
internationales, 33 cas ont, pour l’instant, été enregistrés.
Des personnes participant à cette opération ont dit à IRIN que la
recherche de données impliquait de rendre visite aux habitants. De
nombreuses femmes restent cloîtrées chez elles et ont peur de demander
de l’aide. La crainte vient s’ajouter au sentiment de honte et la
stigmatisation généralement associé au viol. Selon les rumeurs et les
dires de certains médecins, des soldats sont entrés dans des hôpitaux
et ont emmené des femmes qui disaient avoir été violées.
« Ce dont je suis sûr, c’est que des soldats sont venus dans un
centre de santé et ont emmené les femmes qui y étaient soignées pour
blessures dues aux viols », a dit l’un des deux médecins qui ont
rapporté ces événements à IRIN.
Des défenseurs des droits humains et des habitants de Conakry ont
raconté que la population vivait dans un climat de terreur et que de
nombreux fonctionnaires avaient peur de parler. Deux autres médecins
ont dit à IRIN qu’ils ne pensaient pas que des viols aient eu lieu.
« Je sais que les gens disent cela à la radio et sur Internet, mais
je ne crois pas que des viols aient été commis lors des événements du
28 septembre », a dit à IRIN un médecin d’un hôpital public.
« Ils ont peur de parler », a expliqué Mamadi Kaba, président du
bureau guinéen de RADDHO, une organisation de défense des droits
humains. « Qu’ils aient reçu des instructions particulières de la junte
ou non, ils ont peur de donner des informations [sur les événements du
28 septembre] ».
Un travailleur humanitaire désirant garder l’anonymat a dit à IRIN :
« c’est très difficile pour les professionnels de la santé. Ils sont
pris entre leurs responsabilités éthiques et médicales et les risques
qu’ils prennent en soignant ces victimes ».
Troubles en Guinée Tirs et pillages, des soldats sèment la « terreur » à Conakry Chronologie depuis l’indépendance
BRUTAL RAPE OF WOMEN AND KILLING OF INNOCENT CIVILIANS UNER THE PRESIDENCY OF CAPT. MOUSSA DADIS CAMARA
On
September 28, 2009, in Conakry, capital of Guinea, an opposition rally
against Guinean President Moussa Dadis's intention to run for elections
as a civilian President after having earlier announced not to do so,
was met with brutal force by Camara's soldiers, who proceeded to kill
over 157 people, including women and children, as well as brutally
raped many women.
The world is yet to react with strong voice on
these atrocities in Guinea, with Camara thumping his nose at concerned
citizens across the world. Our correspondent and columnist, Abdoulaye Boye, reports and analyzes the horrifying situation in Guinea as covered in the print section of the African Sun Times.
Massacre in Guinea
Appel
Des ONG et des associations politiques vont lancer un appel pour que
les victimes de viol bénéficient d’une aide médicale et psychologique.
Elles vont également inciter les femmes à poursuivre leurs bourreaux.
« Cela ne peut pas continuer ainsi », a dit Nanfadima Magassouba,
présidente de la Coalition nationale de Guinée pour les droits et la
citoyenneté des femmes (CONAG-DCF).
Le chef de la junte, Moussa Dadis Camara, a annoncé le 7 octobre la
création d’une commission d’enquête nationale sur les événements du 28
septembre. Mais le projet a été rejeté par une coalition des partis
politiques et d’organisations de la société civile, qui demandent une
enquête internationale.
La CONAG-DCF prévoit une journée nationale, qui coïncidera
probablement avec la journée internationale pour l’élimination de la
violence à l’égard des femmes, le 25 novembre, « pour attirer
l’attention sur l’ampleur du dommage », a dit Mme Magassouba à IRIN.
Même pour la Guinée, qui a régulièrement assisté à des répressions
militaires à l’égard de civils depuis l’indépendance, en 1958, les
violences sexuelles qui ont eu lieu le 28 septembre ont été
particulièrement choquantes.
« Nous ignorions que des Guinéens pouvaient faire cela à d’autres Guinéens », a ajouté Mme Magassouba.
Un activiste a raconté à IRIN qu’une fille de 15 ans de son quartier
avait été victime d’un viol collectif pendant les violences. « Des
soldats l’ont violée, les uns après les autres. Lorsque nous l’avons
vue, elle ne pouvait même plus s’asseoir. »
Aïssata Daffe, du parti politique UFR, a expliqué qu’il était
essentiel de surmonter la peur de la répression. Elle a dit que ses
collègues et elle rendaient visite à des familles de victimes pour
essayer de remonter le moral général, ébranlé par les événements.
« Nous devons aller de l’avant. Nous devons parler aux gens avant
qu’ils ne soient trop découragés pour participer au combat », a-t-elle
ajouté. « Nous avons besoin d’eux dans cette lutte. »
Pascal Bodjona: Il est parmi les 110.000 naturalisés français en 2009
Mardi, 22 Décembre 2009
Bodjona Pascal est désormais franco togolais !
Dans la petite famille de Bodjona, le quorum des bi-nationaux vient
d’être atteint.Le plus craint des ministres du gouvernement Gilbert
Houngbo n’a pas fait exception á la règle. Après sa femme
togolo-franco-libanaise et le second enfant dont la naissance aux
Etats- Unis aurait coûter très cher aux contribuables togolais pour que
le rejeton bénéficie de la nationalité américaine, le locataire du
ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation
est désormais lui ausssi franco-togolais.
Quand
le Lynx est allé aux sources il a fallu 3 minutes pour que le service
de naturalisation sous la tutelle du ministère de l’immigrationoù trôneLuc
Besson nous confirme les faits et nous refuse le numéro de
passeport.Dans le jargon administratif « nous n’avons pas une lettre
d’autorisation » du concerné.
Le député
du RPT Eric Kpadé lors du débat de RFI le 25 novembre n’est pas allé
des quatre chemin : « L’arrogance des membres de ma famille politique
est le vrai problème »
Adebayor Emmanuel aussi aurait juré ne
pas terminer sa vie comme les grands noms du ballon rond au Togo qui
sont mort pauvres. Sauf que le joueur de Manchester City le dit en
comptant sur ses pieds !
Pascal Bodjonasait qu’il est riche et
les togolais sont sa source de revenue. Les services secrets français (
DST et DGSE ) ont été effrayé de constater les mouvements de fonds
faramineux au nom du ministre ont depuis alerté les ambassades du Togo
á l’étranger.De quoi ces blancs s’en mêlent aurait-il rétorqué ! Les
Gnassingbé n’ont jamais été inquiétés eux aussi. Les recoupements
avancent tout azimut 8 millions de Euros en l’espace de 3 ans . Les
dernières dépêches avancent 10 millions d’euros. Ce qui est sûr Bodjona
pèse plus que 7 millions d’euros.Ses avocats l’auront des sources
confirmées conseillés de prendre la nationalité française,ce qui lui
permettra de faire une économie de menaces judiciaires et d’éviter le
fisc français très sévères aux non-français. Si le Togo venait á
basculer dans la guerre ou vers l’opposition la mère patrie française
récupèrerait son enfant tricheur et voleur.
La grande inconnue : combien de comptes ouvert en son nom de part le monde cet opportuniste notoire dispose ? Quand
on sait que il fait parti de ce gotha de zélés au service de la mafia
et du système qui régentent le Togo à fanfaronner que, qui veut être
président doit être togolais de pur sang , il est á craindre que le
pourrissement au sommet de l’Etat ait atteint le dernier stade.Et
Pascal Bodjona trempé dans toutes les sauces obscures et de barbouzes
de la maison Togo est un ministre d’Etat. Le Togo est-il tombé aussi
si bas
Quand l’UFC et le CAR prêchent dans le désert
Après l’Union des forces du changement (UFC) de Gilchrist Olympio,
c’est le tour du Comité d’action pour le renouveau (CAR) de Me Yawovi
Agboyibo de faire planer la menace du boycott de l'élection
présidentielle de 2010. La cause : le mode de scrutin, un sujet largement discuté avec
l’ensemble de la classe politique togolaise en présence du facilitateur
Blaise Compaoré.
Dans un communiqué publié le 15 novembre, soit trois jours après celui
de l’UFC, le CAR réclame également le mode de scrutin à deux tours. On
dirait un mimétisme de la part des deux partis de l’opposition
parlementaire et extra-parlementaire qui, tout le monde le sait, se
font entre eux la guerre du leadership de l’opposition au Togo. Ou bien
c’est une façon pour l’UFC et le CAR de sceller à nouveau leur lien
déjà désagrégé pour se sentir forts pour les échéances !
Le CAR, à entendre son Président Me Dodji Apévon, « n’entend
participer à l’élection présidentielle en perspective que si le mode de
scrutin est à deux tours ». Et puis les revendicateurs n’hésitent pas à
s’en remettre à l’éternel facilitateur, le président burkinabé Blaise
Compaoré qui, semble-t-il, avait laissé entendre à la dernière
rencontre de Ouagadougou qu’ « il allait se retrouver dans un bref
délai avec tous les acteurs politiques pour ouvrir des discussions en
vue de règlement de la question ».
A trois mois de la présidentielle de février 2010, la trouille
gagne le rang de l’opposition parlementaire et extra-parlementaire qui
ne savent plus à quels saints se vouer. Pendant ce temps le parti au
pouvoir, toujours serein, garde son calme, signe de sagesse et attend
le moment venu pour solliciter la voix des populations togolaises qui
savent où se trouvent leur destinée. Comme quoi, le chien aboie, la
caravane passe.
Une campagne pour des "élections sans armes et sans violence" en 2010
Une campagne de sensibilisation sur le thème "des élections sans armes
et sans violence" en 2010 démarrera lundi pour durer un mois à travers
le territoire togolais, a rapporté dimanche la radio nationale.
Il s'agit d'une tournée inscrite dans l'apaisement du climat social
dans la perspective de l'élection présidentielle de février 2010, après
des élections violentes dans ce pays en 2005. Elle se tient à
l'initiative de la Commission nationale de lutter contre la
prolifération, la circulation et le trafic illicite des armes légères
et de petit calibre.
Cette campagne s’inscrit dans la vision du Président de la
République Faure Gnassingbé qui avait proclamé il y a quelques mois : «
Plus la politique ne doit faire couler le sang sur la terre de nos
aïeux. »
La période avant, pendant et après des élections au Togo "n'a
jamais été paisible et est souvent porteuse de germes de fracture
sociale", a expliqué le président de la Commission, le Colonel Assiah
Toyi. "Elle est faite d'actes de violence avec usage d'armes blanches
ou à feu, et ces violences occasionnent des morts, des déplacés, des
refugiés et des dégâts en matériel", a-t-il poursuivi.
Le Colonel Assiah souligne, par ailleurs, que la Commission entend, à
cet effet, sensibiliser les populations à "aller accomplir leur devoir
civique dans la paix, la non violence et dans l'acceptation mutuelle".
Un
groupe de gendarmes commandé par un capitaine répondant au nom de
Bodjona a brutalisé sévèrement le journaliste Didier Ledoux et molesté
le député Nicodème Habia de l'UFC.Didier Ledoux, un journaliste du
Groupe de Presse Liberté a été brutalisé par les gendarmes alors qu'il
couvrait une rencontre du Mouvement Citoyen pour l'Alternance (MCA), au
Centre communautaire de Bè, dans la mi-journée.
bre 2009
« Ils
étaient près de 4 agents de la gendarmerie à emmener le journaliste,
tout en le brutalisant. Ils l’ont obligé à rentrer dans leur camion
garé un peu plus loin », a rapporté un témoin interrogé.
LA
rencontre du MCA avait été dispersée par les forces de l'ordre. Selon
les enquètes, le MCA n'aurait pas eu une autorisation pour organiser
une telle rencontre d'information. Nicodème Habia, député UFC à
l'Assemblée Nationale a reçu lui aussi quelques coups. Il y a eu un
blessé plus grave à la tête. Des agents ont tiré des gaz lacrymogène
dans la foule qui protestait, avant de procéder à l’arrestation de
quelques uns et la confiscation de plusieurs motos. A l’heure actuelle,
tous les interpellés ont été libérés et les engins restitués.
Le MCA est un mouvement citoyen de jeunesse anti-Faure constitué pour favoriser l'alternance en 2010.
Cet
acte de violence avec voie de faits sur le journaliste et le député
intervient à deux mois de la présidentielle de février 2010.
C'est le premier acte de violence majeure à l'approche de la présidentielle. Mauvais présage ?
La stratégie de la terreur recommence au Togo : répression de la jeunesse de Lomé ce samedi 19 décembre 2009
Le rassemblement, de la jeunesse de Lomé, organisé ce samedi 19
décembre 2009, par le Mouvement Citoyen pour l’Alternance (MCA), vient
d’être réprimé avec une extrême violence, par les forces de l’ordre au
centre Communautaire de Bè.
« Le capitaine Bodjona est arrivé et nous a demandé de
vider les lieux. Aussitôt, les forces de l’ordre se sont mises, avec
hargne et sauvagerie, à matraquer les jeunes qui étaient là. Appareils
photos de journalistes, téléphones et motos de jeunes confisqués. »
C’est en ces termes que Nicodème Habia, député UFC et responsable du
MCA, raconte les faits. Présent sur les lieux, il a été sérieusement
molesté. Sans l’intervention de représentants des Droits de l’Homme,
l’élu du peuple togolais à l’Assemblée Nationale aurait été arrêté tout
comme Lawson Simplice, enseignant et Didier Ledoux, journaliste du
Groupe de Presse Liberté, comme de vulgaires malfrats.
En effet, le MCA organise, ce samedi 19 décembre 2009,
une réunion d’information et de sensibilisation de la jeunesse de Lomé
sur le processus électoral en cours, notamment sur le déroulement
catastrophique de la révision des listes électorales dans la zone 1.
Le Centre Communautaire de Bè qui accueille cette
manifestation a donné son accord et a été régulièrement payé depuis
plus d’une semaine par les responsables du MCA.
La réunion a commencé à 9h30 dans l’enceinte du Centre
Communautaire de Bè, en présence de Madame Natalya Grokh, responsable
des affaires politiques, économiques et commerciales à l’ambassade des
Etats Unis d’Amérique à Lomé et d’une foule nombreuse de jeunes.
Vers 10h30, les forces de l’ordre ont encerclé les
lieux, empêchant toute sortie possible, avant de faire irruption dans
l’enceinte du Centre Communautaire de Bè, réprimant la réunion à coups
de pieds, de matraques et de grenades lacrymogènes. Cette brutalité
gratuite a été accueillie par les jeunes aux cris de « L’alternance ou
la mort ».
A 15h, malgré une forte présence policière, les
responsables de MCA et les jeunes sont toujours sur les lieux. Le face
à face continue.
Confidentiel : Kpatcha Gnassingbé envisagerait d’appeler à voter Kofi Yamgnane
Dès
les premières heures du coup d’Etat qui le portait au poste
d’usurpateur en chef de la junte militaro-familiale, nous avions
annoncé les difficultés de leadership qui attendaient l’ensemble des
participants hétéroclites à ce coup de force. Eyadema père était un
préfet de la France, et dans cet esprit n’avait à partager son pouvoir
avec quiconque.
En févirer 2005 Faure Eyadema fut pressenti par une bande de malfrats
affamés qui entendaient garder leurs privilèges, pour être le pantin de
leur desiderata, tout en assurant à la France ses intérêts et son droit
d’ingérence. Ce tableau idyllique aurait été difficile avec un Kpatcha
Eyadema qui n’a pas les rondeurs politiques de son petit frère.
Bien entendu l’inévitable conflit d’intérêt et de
suprématie se posa non seulement entre les deux frères devenus
concurrents, frisant l’inimitié, mais aussi entre Faure et une bonne
partie des faiseurs de roi du 5 février que sont les caciques de
l’armée et du RPT.
Si Faure a peut-être réussi à écarter du premier plan
certains officiers de l’armée et des membres RPT du temps de son père
qui sont devenus encombrants pour son pouvoir, si ces derniers on su se
ranger, la question à se poser est : "au prix de quelles garanties ?".
On peut également se demander si ces soutiens du 5
février dont il s’est débarrassé ne chercheront pas à se venger de lui
si l’opportunité se présentait à eux ?
Il est aujourd’hui une certitude que dans les deux
camps, certains ont alimenté l’opposition entre Kpatcha et Faure
Eyadema. Si Faure fut convaincu par les siens qu’il était le seul
maître à bord, Kpatcha a été alors convaincu par son camp qu’il fallait
qu’il dépose son demi-frère pour protéger les acquis-héritage de
Eyadema père.
L’élément déclencheur fut le retour en grâce de Bolloré
dans la bataille pour la main mise sur le marché portuaire togolais
sous influence juridicomafieuse.
Aujourd’hui, la situation est arrivée à un point de
non-retour, suite à l’affaire de coup d’Etat. Faure et ses copains avec
leur conseiller en chef, Debbasch ont pensé que cette affaire se
règlerait à l’amiable avec le camp de Kpatcha et que l’argent réglerait
le problème.
Ce fut une grave erreur de calcul car chez Kpatcha ce n’était pas
seulement une question de fric mais une question de conviction presque
religieuse en le régime Eyadema.
Pour Kpatcha on a touché au sacrosaint "Eyademaisme". Il est vrai que
Eyadema père vivant, Bolloré pouvait toujours courir. Le volte-face de
Faure est donc considéré comme une trahison, sans compter la mise aux
arrêts de Kpatcha qui est vécu comme un crime dans l’entourage de ce
dernier.
Depuis lors, tout a été mis en œuvre et l’on continue
de vouloir laver ce linge sale en famille mais le mal est fait et pour
Kpatcha et les siens rien ne peut laver cet affront. Ce dernier
refuserait même de parler à son demi-frère qu’il ne daigne même pas
regarder quand celui-ci vient à lui, ni lui répondre lorsqu’il lui
envoie quelques émissaires.
Aujourd’hui l’affrontement fratricide est plus que
jamais une certitude, et Kpatcha exige de passer en justice à défaut
une réhabilitation avec le droit qu’il se réserve de poursuivre ses
détracteurs en justice dont son demi-frère. Et c’est là que le bât
blesse rendant difficiles les accords pour sa remise en liberté.
La vengeance est un plat qui se mange froid dit-on et
Faure se retrouve coincé entre son demi-frère et les officiers de son
camp qui ont fait du zèle dans cette affaire contre Kpatcha.
A tout ce micmac vient s’ajouter la rupture consommée entre Faure et le
RPT qui soupçonne le parti d’être plutôt acquis à son demi-frère en
majorité.
Qui plus est l’entrée en lice de Kofi Yamgnane pour les
présidentielles, et la montée en puissance du candidat donne des sueurs
froides au camp de l’usurpateur. Et pour cause, une perte du pouvoir
risque de coûter cher à tout ce beau monde hier et qui sont aujourd’hui
dans des positions tranchées et retranchées.
Il n’en fallait pas plus pour attiser les désirs de
vengeance du clan Kpatcha qui est irrémédiablement convaincu que son
demi-frère a eu en tête de l’assassiner. Désormais dans le clan de
Kpatcha il se dit que ce sera l’un ou l’autre, car toute entente est
désormais impossible voire inimaginable
Aux derniers nouvelles, Kpatcha Eyadema en concertation avec ses
proches envisagerait d’appeler à voter pour le candidat Kofi Yamgnane
lors des prochaines élections.
Dans le détail il s’agirait d’entreprendre des démarches d’ouverture
envers le candidat Yamgnagne pour négocier contre leur éventuelle
collaboration et soutien, une réhabilitation de leur chef de file et
une immunité si d’aventure le pouvoir venait à échapper à Faure.
En serait-on à l’heure du « sauve-qui-peut » dans les rangs de l’ex-régime militaro-RPT ? la suite des événements nous le dira.
Toutes ces évolutions confirment une fois de plus la
règle qui veut que dans un coup d’Etat un seul survive à tous les
autres car le pouvoir est une entité qui ne se partage pas, et que
hormis le peuple seul et véritable faiseur de roi, toute autre entité
s’octroyant ce privilège encourt le risque de finir comme un poulet
sacrificiel sur l’autel du pouvoir.
Il paraîtrait que nous y sommes au Togo à ce moment
sacrificiel, et que le régime Eyadema est en passe d’éclater et de
disparaître du fait des héritiers eux-mêmes.
La malédiction qui a de tout temps frappé l’opposition vient de changer de camp, la peur aussi.
Kofi Yamgnane: "Faure Gnassingbé fait
pire que son père"
17 décembre 2009
Candidat à l'élection présidentielle du
28 février 2010, le Franco-Togolais Kofi Yamgnane, qui
fut secrétaire d'Etat à l'Intégration sous
François Mitterrand, livre son analyse de la brouille
diplomatique Paris-Lomé. Et réplique à ses
détracteurs au sein du régime.
Pascal Bodjona, ministre de l'Administration territoriale
et de la Décentralisation, a tenu à démentir
sur lexpress.fr avoir joué le moindre rôle dans
l'expulsion d'Eric Bosc, premier secrétaire de l'ambassade
de France à Lomé, et récuse toute animosité à votre égard.
Que vous inspire cette mise au point? Bodjona est le porte-flingue du président Faure Gnassingbé.
Il m'a accusé d'avoir manqué de respectau chef
de l'Etat. Mais qu'ai-je donc dit de la sorte? J'ai simplement émis
deux jugements. Un, le bilan du président tient en une
phrase: il a divisé l'armée, il a divisé le
Rassemblement du peuple togolais (RPT, parti au pouvoir) et il
a divisé sa propre famille. Deux, l'achat récent
d'une Mercedes Maybach d'une valeur de 1 milliard de francs CFA,
soit 1,5 million d'euros ou encore 3000 ans de salaire minimum
togolais, et tout ça pour rouler dans les nids-de-poule
de Lomé, constitue une insulte à l'intelligence
et à la raison.
Pour le reste, je suis convaincu que Pascal Bodjona a joué un
rôle dans l'éviction d'Eric Bosc. Avec son rang
de ministre d'Etat, il est quand même le membre le plus
haut-gradé du gouvernement après le Premier ministre.
Pour ce qui me concerne, lui même m'a appelé pour
me dire que je n'avais pas le droit de rencontrer les chefs coutumiers,
ni de tenir des réunions publiques, et que je devais me
borner à rencontrer mes sympathisants"individuellement"."Ne
croyez pas, m'a-t-il précisé, que c'est
par faiblesse qu'on vous laisse faire." Que faut-il
entendre par là?
Pensez-vous qu'un autre illustre Franco-Togolais,
le juriste Charles Debbasch, conseiller spécial du
président Faure, a pu aussi être à la
manoeuvre lors de cette séquence?
Debbasch est à la manoeuvre. Il n'est pas seulement le
mentor de la caste blanche au service du pouvoir de Faure. Il
est aussi et surtout le véritable président du
pays. C'est lui qui dirige le Togo. Dès lors, tout ce
qui peut entraver ses intérêts, notamment financiers,
est à éliminer. Avec moi, il y a des chances qu'il
ne resterait pas sur le territoire togolais. Et s'il y restait,
il n'aurait plus accès au système mis en place à son
profit, et qui lui vaut des revenus substantiels. Cela posé,
il est normal que Faure le défende : c'est à lui
qu'il doit son poste. Souvenez-vous du rôle joué par
Debbasch à la mort de son père, Gnassingbé Eyadéma,
en 2005. L'actuel président se comporte un peu comme s'il
avait contracté à son égard une dette perpétuelle.
Vous rencontrez divers interlocuteurs français, à l'Elysée,
au Quai d'Orsay, à la Coopération, à l'Assemblée
nationale, au Parti socialiste... Qu'attendez-vous d'eux?
Je leur dis ceci; je ne suis pas venu vous demander votre soutien;
lequel serait pour moi contre-productif. En revanche, dès
lors que vous avez décidé, avec l'Union européenne,
de financer la tenue du scrutin du 28 février, donnez-nous
les moyens d'éviter la fraude. Envoyez des observateurs,
mais pas l'avant-veille du jour J. Non, deux mois avant, afin
de veiller sur les préparatifs. Fournissez-nous aussi
une aide logistique, des urnes transparentes à double
serrure. N'oublions pas que les Nations unies ont dénombré 500
morts après la mascarade de 2005. Il ne faudrait pas que
Paris et l'UE viennent verser des larmes de crocodile sur des
centaines de cadavres au lendemain d'une élection truquée.
Si le scrutin est libre, démocratique et transparent,
il n'y aura pas de contestation, et un président légitime émergera.
Car la contestation amène la violence, et la violence
amène la mort.
Vous êtes originaire du nord du Togo, fief électoral
du clan Eyadèma. Pensez-vous que ce "pedigree" alimente
la nervosité du pouvoir à votre endroit?
Oui… Je suis d'ethnie bassar, et les bassars ont beaucoup
collaboré au régime Eyadèma. Vous avez à la
tête de l'armée une brochette de généraux
et de colonels bassars.
Quand avez-vous décidé de descendre
dans l'arène politique togolaise?
Ma décision a germé en 2005, sous le coup d'une émotion
très vive. Je me suis alors dit qu'il était impossible
qu'on installe un régime héréditaire au
Togo. J'ai discuté à l'époque avec les leaders
de l'opposition de l'hypothèse d'une candidature unique.
Et je me suis rangé derrière le prétendant
désigné, Bob Akitani. Au point de jouer un rôle
de correspondant pour l'Europe et les Etats-Unis de la coalition
qui le soutenait. On a ensuite assisté à un simulacre électoral,
tendant à légitimer le coup d'Etat constitutionnel.
Au début de son mandat, j'ai voulu laisser à Faure
le bénéfice du doute. Mais je me suis rendu compte
qu'il n'avait rien accompli. Il a beau se dire instruit, formé dans
des pays démocratiques, il fait pire que son père.
Etes-vous disposé à rallier la candidature
de l'opposant historique Gilchrsit Olympio?
Au Togo, le RPT n'a pas gagné une élection à la
régulière. A l'inverse, le parti de Gilchrist Olympio
l'a en fait emporté en 1993, en 1998, en 2003, en 2005,
mais n'a jamais pris le pouvoir. Pourquoi en serait-il autrement
en 2010? Je suis obligé d'en déduire qu'il existe
un pacte entre les deux clans. Il ne sert à rien de tirer
un coup de fusil en l'air de plus. Et il n'y a aucune raison
que deux familles -les Eyadéma et les Olympio- prennent
un pays entier en otage.
La France officielle semble pourtant encline à traiter
Gilchrist Olympio avec bienveillance. Cela vous gêne-t-il?
Disons que cela me trouble. Et démontre que la France
sarkozyenne ne fait pas une bonne analyse de la situation togolaise.
Remplacer un Eyadéma par un Olympio, ce n'est pas une
solution. On risque d'entrer alors dans une ère de revanche.
Il y a eu tellement de crimes de sang et de crimes économiques
au Togo. Et ce pouvoir a tant pratiqué la violence et
l'impunité... Mon atout, c'est de ne pas être l'un
des protagonistes de ces histoires-là. Je n'ai pas d'ennemi,
je n'ai tué personne.
Dans un tel contexte, comment menez-vous campagne? Je ne voyage jamais la nuit, je mange chez moi, j'emporte partout
ma bouteille d'eau. Non que je pense le régime prêt à prendre
le risque d'attenter à ma vie.Mais une tentative d'empoisonnement
ne peut être exclue. Le financement est aussi une affaire
compliquée. Je ne veux pas me trouver redevable de grands
bienfaiteurs qui attendraient un renvoi d'ascenseur. Je préfère
solliciter des amis, et engager une souscription à la
Barack Obama : 10 euros ici, 15 euros là.
DICTATEUR FACILITATEUR BLAISE COMPAORE
Scrutin
présidentiel : Majorité présidentielle et opposition dos à dos
Les représentants
du RPT et de l’opposition parlementaire CAR/UFC se sont quittés
ce soir à Ouaga sans être parvenus à un accord sur le mode de
scrutin. Le facilitateur burkinabé Blaise Compaoré, considérant
les positions diamétralement opposées, a demandé aux
protagonistes de revenir dans une semaine, soit lundi prochain,
le temps d’harmoniser les points de vue.
La position du délégué du RPT, Solitoki Esso, révèle
l’importance du désaccord entre les deux camps. «Rien ne prouve
que le scrutin à deux tours donne plus de légitimité au
président élu », a-t-il asséné au sortir de la table ronde.
On ne sait pas encore quelle sera l’attitude de l’opposition
togolaise mais le temps joue déjà contre elle. Les inscriptions
sur les listes électorale ont déjà commencé, sans grand battage
médiatique d’ailleurs, et la présidentielle est prévue le 28
février prochain.
Tout porte à croire que le camp présidentiel n’a pas intérêt à
‘favoriser’ une opposition incapable de choisir un candidat
unique pour la présidentielle à un seul tour. D’ailleurs les
autres candidats à l’instar de Agbéyomé Kodjo et Kofi Yamgnane
ne soutiennent l’initiative que du bout des lèvres. Tous disent
que la candidature unique est la seule opportunité pour
l’opposition de bouter hors du pouvoir le clan Gnassingbé.
Mais ils ont du mal à s’entendre sur le nom de l’homme
providentiel.
Togo: Présidentielle de 2010:
Kofi Yamgnane révèle une
partie des fraudes que prépare le RPT . Des ordinateurs programmés pour donner la
victoire à Faure Gnassingbé
Le candidat de «Sursaut Togo» à la
présidentielle de 2010, Kofi Yamgnane a rencontré dans
la soirée de samedi 12 décembre 2009 la presse
pour échanger avec elle sur l’actualité et
tout ce qui se dit autour de sa personne.
Etaient inscrites à l’ordre du jour, la question
de la confiscation des cartes d’électeurs dont on
accuse le Franco-togolais et ses partisans ainsi que celle qui
défraie la chronique aujourd’hui, c’est-à-dire
le sujet relatif à l’expulsion de M. Eric
Bosc, diplomate français en fonction au Togo.
Le candidat de «Sursaut Togo» s’est
dit persécuté par les autorités togolaises,
lui et ses partisans. Pour Kofi Yamgnane, le problème
de cartes d’électeurs confisquées aux populations
dont on l’accuse, lui et ses partisans, n’est qu’un
mensonge et un montage du RPT. Et d’ajouter que les autorités
policières du Togo se fondent sur cette histoire pour
convoquer ses partisans, certains étant placés
en garde à vue pour cette raison. «On ne se
livre pas aux pratiques du RPT, dit-il, on n’achète
rien, ni les cartes d’électeurs, ni la conscience
des gens».
Pour la collecte des deux mille (2000) signatures nécessaires à sa
candidature, le Franco-togolais dit avoir demandé à ses
partisans un coup de main afin surtout d’éviter
tout malentendu aux derniers jours du dépôt des
candidatures. Il a dû solliciter une copie de la carte
d’électeurs de tous les signataires pour faire valoir
ce que de droit, et ceci sur la base du volontariat. Ainsi
tous ceux qui ont eu à remettre la photocopie de leur
carte d’électeur ont eu à le faire en toute
conscience, a-t-il dit, et en toute connaissance de cause. Aussi
récuse-t-il les accusations tendant à lui imputer
des tentatives de confiscation de cartes d’électeurs.
La grande révélation du candidat de «Sursaut
Togo» à la presse est relative aux préparatifs
auxquels se livre le RPT pour frauder en 2010. «On
sait en effet, déclare-t-il, que les élections
au Togo ont toujours été accompagnées
de nombreuses fraudes électorales. Je ne vais pas vous
les énumérer toutes; aujourd’hui,
tout le monde les connaît. Je me contenterai de vous
donner la dernière : de nouveaux ordinateurs de comptage
des voix auraient déjà programmé les résultats
suivant : 38% pour Faure, 30% pour Olympio, 3% pour moi. Que
les autres m’excusent, mes informations se sont arrêtées
là! (sic)».
Mais si les résultats sont connus d’avance, pourquoi
aller encore à l’élection? Se demande Kofi
Yamgnane avant de «lancer un appel solennel au chef
de l’Etat, aux chefs de partis, au président de
la CENI et à tous les candidats» afin que chacun
exprime ses vœux de participer à une élection
libre et fasse tout son possible pour que 2010 inaugure une ère
nouvelle, transparente et paisible.
Comme on pouvait s’y attendre, la question de l’expulsion,
la semaine dernière, du Premier secrétaire de l’Ambassade
de France au Togo a aussi meublé les débats. Selon
le candidat de « Sursaut Togo », cette décision
est symptomatique de la panique qui s’empare du parti au
pouvoir désemparé devant sa candidature. «Eric
Bosc a fait son travail normalement, en témoigne l’hommage
qui lui a été rendu par le Quai d’Orsay»,
précise le Franco togolais. «Le Quai d’Orsay
n’a jamais mis autant de forme pour un diplomate qui est
sorti d’un pays ami et encore moins décidé de
répondre à l’expulsion par une expulsion.
Je ne sais pas si vous mesurez la force de cet acte historique.
Les relations qu’il entretenait avec moi étaient
purement amicales», a-t-il tenu à préciser.
Mais pourquoi le RPT et son candidat Faure Gnassingbé paniquent-ils
tant? Seul Kofi Yamgnane constitue un véritable
danger pour eux? L’ancien maire français dit
comprendre la panique du RPT. « Je comprends que
ma candidature gêne. Lorsque je suis arrivé ici
il y a treize (13) mois, le RPT n’avait dans la bouche
que le ricanement, «c’est qui Kofi, il est connu
en France, mais qui le connaît au Togo?», se demandaient-ils.
Et puis quelques mois après, le RPT a pris conscience
du danger que représentait Kofi. Et puis quelques mois
encore après, le RPT a pris peur de ce qu’était
Kofi, et puis le dernier épisode vous démontre
que le RPT est dans la panique et c’est à cause
de la panique qu’ils accusent (ceux qui m’approchent,
ndlr) comme cela. Ils sont dans la panique et la panique s’annonce
juste avant la défaite».
Les révélations faites par le candidat à l’élection
présidentielle de février 2010 -dont voici ici
in extenso la déclaration sont aussi sérieuses
que graves et doivent être prises en considération
par le pouvoir togolais incarné par Faure Essozimna
Gnassingbé, qui avait entre-temps promis d’organiser
une élection «à la ghanéenne» en
2010, c’est-à-dire exempte de toutes fraudes et
de toutes contestations. Mais voilà qu’ à quelques
mois seulement de cette échéance électorale,
des accusations de tentatives de fraude sont annoncées.
Toute chose qui n’est pas de nature à détendre
le climat politique togolais.
Déclaration de Kofi Yamgnane Comme vous le savez, je suis candidat indépendantaux élections
présidentielles du Togo fixées au 28 février
2010.
A ce titre le code électoral exige, en son Article 170
alinéa 6, que ma «déclaration de candidature
[soit) accompagnée des pièces suivantes»:
«6. - (...) une liste d’électeurs appuyant
la candidature indépendante et comportant les
noms prénoms et lieu de naissance,
- l’indicatif de la liste électorale d’inscription
et - la signature des intéressés.
Cette liste doit comprendre des électeurs représentant
au moins deux mille (2000) inscrits, domiciliés dans
10 Préfectures à raison de deux cents (200) au
moins par Préfecture».
Aussi j’ai sollicité mes sympathisants pour m’aider
dans ce travail de collecte et demander aux électeurs,
sur la base du volontariat, d’accepter que nous fassions
une photocopie de leur carte d’électeur, afin d’écarter
toute possibilité de contestation ultérieure des
informations transmises. Il n’a jamais été dans
notre intention de confisquer, ni même retenir une seule
carte d’électeur!
De mon côté, après en avoir informé Messieurs
le Ministre d’État chargé de l’Administration
Territoriale et des Collectivités Locales, et le Ministre
de la Sécurité et de la Protection Civile, j’ai
entrepris de sillonner le pays, de canton en canton, afin d’être
au plus près des réalités du terrain, par
l’écoute des doléances et des espoirs des
populations, et aussi de me présenter en personne.
A cette occasion, conformément à la tradition
républicaine, il m’a semblé convenable de
passer saluer et prévenir de ma présence les autorités
locales.
Or, c’est dans ce contexte que nous avons été,
mes sympathisants et moi, confrontés à un certain
nombre de griefs et de difficultés que j’ai souhaité porter à la
connaissance du Président de la République togolaise
par une lettre que je lui ai adressée le 7 décembre
dernier.
Ces griefs concernent tant la collecte des signatures effectuée
par mes sympathisants, que mes allers et venues sur le
sol togolais.
- Mes sympathisants se sont vus accuser de rétention
illégale, voire de vols ou d’achats de cartes électorales.
Ils se sont fréquemment retrouvés convoqués
par la Gendarmerie, la Police ou la Justice, et même l’Armée
... quand ils n’ont pas purement et simplement été placés
en garde-à-vue pour pratiques illégales.
- J’ai moi-même reçu des ordres contradictoires
de la part de Préfets et de membres du Gouvernement, et
mes déplacements ont été émaillés
d’incidents divers, qui ont parfois été jusqu’à restreindre
mes possibilités de rencontre de la population.
Depuis deux jours, la situation a été clarifiée
et j’ai pu exercer mes droits en toute sérénité.
J’en prends acte et je ne demande qu’une chose, c’est
que cela se poursuive, pour moi de même que pour tous les
autres candidats, jusqu’au 28 février.
Mais attention cette accalmie apparente, ne saurait me faire
perdre toute vigilance: il n’est pas question que l’on
touche à un seul cheveu, d’un seul de mes sympathisants.
L’Etat de Droit doit prévaloir.
Dans la même perspective, je souhaiterais que le déroulement
du scrutin fasse l’objet d’un consensus de toute
la classe politique.
On sait en effet que les élections au Togo ont toujours été accompagnées
de nombreuses fraudes électorales. Je ne vais pas toutes
vous les énumérer: aujourd’hui, tout le monde
les connaît.
Je me contenterai de vous donner la dernière: de nouveaux
ordinateurs de comptage des voix auraient déjà programmé les
résultats suivants: 38% pour Faure, 30% pour Olympio,
3% pour moi. Que les autres candidats m’excusent, mes informations
se sont arrêtées là !
Je veux ce soir lancer un appel solennel au Chef de l’Etat
et aux Chefs des Partis, à tous les candidats à cette élection.
Que chacun exprime son vœu de participer et de tout faire
pour que 2010 inaugure une ère nouvelle d’élections
sincères, transparentes et paisibles!
Que le Chef de l’Etat s’engage publiquement, avec
le Président de la CENI pour que:
Avant le scrutin:
- pas de rétention des cartes dans les zones réputées
favorables à l’opposition
- pas de sabotage des kits électoraux dans ces mêmes
zones
- pas de mise en circulation de fausses cartes électorales
dans les zones favorables au pouvoir
- pas de restrictions à la liberté d’information
- pas de vote anticipé
- installation d’urnes transparentes qui se ferment avec
un système à doubles clefs: l’une à tenir
par un représentant de la majorité sortante, l’autre
par un représentant de l’opposition - installation
complète des bureaux de vote la veille du scrutin
Le jour du scrutin:
- pas de coupure d’électricité
- pas de coupure des communications téléphoniques
et internet
- pas de blocage des voies de communication, ni de fermeture
des frontières
- un strict respect des horaires d’ouverture et de fermeture
des bureaux de vote, si possible de 7h à 16h, afin que
le dépouillement puisse commencer avant la nuit
- surveillance de chaque urne par trois représentants
du parti au pouvoir et trois représentants de l’opposition
afin que plus aucun bourrage d’urne ne soit rendu possible
Au moment du dépouillement:
- aucune intimidation, expulsion, corruption de délégués
assurant la surveillance du scrutin
- pas d’arrestations arbitraires de délégués
des candidats de l’opposition dans les bureaux de vote
ni de confiscation des PV remis à ces derniers
- collecte et comptage des résultats en présence
permanente de représentants de l’opposition
- dépouillement public, par chaque bureau de vote, de
son scrutin par six ou douze membres scrutateurs seulement (selon
le nombre d’électeurs inscrits), trois ou six de
la majorité et trois ou six de l’opposition, qui
se répartissent en deux ou quatre tables de dépouillement.
- collecte et comptage publics des résultats à un
niveau intermédiaire, par exemple au niveau cantonal,
afin de ne pas surcharger chaque CELI de plusieurs centaines
d’urnes à ouvrir.
La publication rapide des résultats permettrait
de couper court à toute polémique inutile. - transport des résultats en présence
permanente des délégués de l’opposition
- pas de retards volontaires dans la centralisation des résultats
- pas de trafic informatique des résultats.
FRAUDE EYADEMON: "bon-faux" président et déjà 140 victimes
"Un régne aussi court que sanglant" est un mémorandum sur les
violations des droits de l’homme depuis le cour d’Etat et l’accession
au pouvoir de Faure Gnassingbé et Abass Bonfoh. Nous publions la liste
exhaustive des 140 victimes (décés, viols , bléssés), extrait d'un
ouvrage que la Ligue togolaise des droits de l'Homme (LTDH) qui
paraîtra prochainement et dont la présentation a été faite lundi
dernier, le 14 mars 2005, au Foyer Pie XII, à Lomé. Dans sa version
finale, il contiendra environ 80 à 100 pages, avec 24 planches de
photos.
LISTE PROVISOIRE DES VICTIMES ENREGISTREES PAR LA LTDH A LA DATE DU 14 MARS 2005
(LISTE NON EXHAUSTIVE)
LES DECES :
— 1. AKAKPO Gloria : 19 ans, étudiante en FASEG I à l’Université de
Lomé, célibataire de sexe féminin, abattue froidement par des
militaires, mortes des suites de ses blessures par balles au cou, à
Adakpamé, sur le chemin de retour de chez sa tante, le 27 février 2005.
— 2 AKPAKA Yao : 25 ans, chauffeur de nationalité togolaise,
célibataire de sexe masculin, mort dans le quartier de Bè Aklassou, le
27 février 2005.
— 3. ALLOFA Bruno : jeune lycéen de 19 ans en classe de Première,
abattu froidement par balles par des militaires à Bè Kpota, le samedi
12 février 2005, avec trois autres personnes (également décédées).
— 4. ………… : abattu froidement par balles par des militaires à Bè Kpota, le samedi 12 février 2005.
— 5. ………… : abattu froidement par balles par des militaires à Bè Kpota, le samedi 12 février 2005.
— 6. ………… : abattu froidement par balles par des militaires à Bè Kpota, le samedi 12 février 2005.
— 7. AMOUZOU Nico : abattu froidement et traîtreusement à la fin de la mutinerie à la Prison civile de Lomé, le 7 février 2005.
— 8. X........... : mort par étouffement dans une cellule surpeuplée,
suite à la mutinerie à la Prison civile de Lomé, dans la nuit du 7 au 8
février 2005.
— 9. Y........... : mort par étouffement dans une cellule surpeuplée,
suite à la mutinerie à la Prison civile de Lomé, dans la nuit du 7 au 8
février 2005.
— 10. AMOUZOU Têko : 23 ans, menuisier togolais de sexe masculin,
célibataire, mort noyé dans la lagune de Bè, le 27 février 2005.
— 11. AWANOU Nandja : employé à la STG qui l’a affecté comme gardien à
la société ITP, tué à bout portant le samedi 12 février 2005 à Bè, en
rentrant de son travail.
— 12. DADZIE Kossi Jean : 35 ans, mécanicien, a été mitraillé le samedi
12 février 2005 par un militaire à Amoutivé-Doulassamé et est décédé au
CHU Tokoin.
— 13. EZIH Efo : 12 ans, élève, mort après avoir été sauvagement battu,
s’être fait ligoter les mains puis noyé dans la lagune de Bè par les
forces de l’ordre, le 27 février 2005.
— 14. GNAZO Gbadoé Nicolas : 25 ans , photographe de nationalité togolaise, mort noyé dans la lagune de Bè, le 27 février 2005.
— 15. ……….. : mort noyé dans la lagune de Bè, le 27 février 2005.
— 16. KOUGBLENOU Masso : 31 ans, artiste de la chanson, froidement
abattu par un militaire à Amoutivé-Doulassamé, le samedi 12 février
2005.
— 17. SEDONOU Yao : 30 ans, menuisier, célibataire de sexe masculin,
tué à bout portant par balle tirée en pleine tête par un militaire au
moment où il allait au W. C. la nuit, le 27 février 2005 ; le
propriétaire de la maison dans laquelle il a été tué a aussi été
atteint par balles à la côte.
— 18. Un homme (non encore identifié) : tué à bout portant par les
militaires, le lundi 14 février 2005, à Bè NETADI, son corps a été
déposé à la morgue au CHU Tokoin de Lomé par la Croix Rouge togolaise.
Il est à préciser que certains corps auraient été ramassés sur les
lieux des manifestations par des véhicules militaires et des véhicules
banalisés des forces de l’ordre, le samedi 12 et lundi 14 février 2005
vers une destination inconnue, selon nos informations.
— D’autres cas de décès ont été signalés à la LTDH par des parents auxquels l’accès à la morgue aurait été refusé.
— Beaucoup de familles, par peur de représailles, préfèrent ne pas communiquer l’identité des blessés ou des morts à la LTDH.
— Même la Croix-Rouge togolaise, sollicitée par la LTDH, n’a pas pu lui
fournir la liste des personnes blessées ou mortes depuis la répression
de la manifestation des 12 et 14 février 2005, à Lomé, pour des raisons
de sécurité.
— Certaines cliniques affirment avoir enregistré plusieurs cas de décès
et de blessés, mais refusent de donner la moindre information sur leur
nombre pour des raisons de sécurité.
LES VIOLS :
La LTDH a demandé l’ouverture d’une enquête indépendante avec
l’assistance de psychologues afin de statuer sur le cas des femmes à
propos desquelles il y a des allégations de viol notamment :
— 1. Une femme dans une maison au quartier Bè, le 27 février 2005.
— 2. Une autre femme dans la même maison, à Bè, le 27 février 2005.
— 3. Une autre femme dans la même maison, à Bè, le 27 février 2005.
LES BLESSES :
— 1. ABONI Komi : 29 ans, peintre, de sexe masculin, marié et père de 2
enfants, battu sauvagement par les forces de l’ordre dans sa propre
maison dans le quartier de Bè le 28 février 2005.
— 2. ADADZI Komlan : 25 ans, élève en Terminale A4, de sexe masculin,
célibataire, battu et blessé par des éléments des forces de l’ordre et
de la milice du RPT armés de gourdins cloutés, de crosses de
kalachnikovs et de marteaux, puis emmené au siège du RPT et au
«Boulevard de la mort» où il a été torturé, le 12 février 2005.
— 3. ADANOU Mawulawoè : de sexe masculin, battu sauvagement par les forces de l’ordre, le 27 février 2005.
— 4. ADANKE Attiogbé : de sexe masculin, a eu son domicile saccagé à
Bè-Château (Rue Dankpen) par les forces de l’ordre, alors qu’il était
au travail, le 27 février 2005.
— 5. ADJETEY Adjevi Roger : 39 ans, chômeur, de sexe masculin, père
d’un enfant, blessé par un groupe de 10 gendarmes qui lui ont fracturé
la jambe droite, dans le quartier Bè, le 27 février 2005.
— 6. ADOUKPO Yao : 35 ans, chauffeur, veuf avec un enfant, de sexe
masculin, totalement défiguré par des balles qu’il a reçues à l’œil
droit et sur la tête, le 27 février 2005.
— 7. AFANDINA Komlan : 52 ans, docker au Port autonome de Lomé, battu
par les forces de l’ordre au niveau de la Lagune de Bè alors qu’il
revenait du travail, le 28 février 2005, a été atteint à la tête, au
dos et à la jambe ; il a été hospitalisé pendant trois jours pour avoir
perdu connaissance.
— 8. AFANGBEDJI Christophe : de sexe masculin, blessé par des éclats de gaz lacrymogène, le 12 février 2005.
— 9. AFANLAGNON Ayi : de sexe masculin, battu sauvagement par les
forces de l’ordre avec pour conséquence des traumatismes aux yeux, aux
doigts et à l’épaule.
— 10. AFANNOU Viossi : 37 ans, gardien, de sexe masculin, marié et père
d’un enfant, battu par un groupe de militaires à Adoboukomé alors qu’il
se rendait à son travail, le 28 février 2005.
— 11. AFIDEGNON Toto Aristide : de sexe masculin, battu et blessé par
des éléments des forces de l’ordre et de la milice du RPT armés de
gourdins cloutés, de crosses de kalachnikovs et de marteaux, puis
emmené au siège du RPT et au «Boulevard de la mort» où il a été
torturé, le 12 février 2005.
— 12. AFIDEGNON Koffi : de sexe masculin, 22 ans, torturé au siège du RPT, le 12 février 2005.
— 13. AGBAKOU Koami : 36 ans, chauffeur, de sexe masculin, marié et
père de 5 enfants, battu par les forces de l’ordre à Bè Kpota, le 28
février 2005.
— 14. AGBEMETI Yaovi : blessé au retour de la marche du 19 février 2005
par un libanais qui a foncé sur la foule, près de Kanal FM, puis a pris
la fuite.
— 15. AGBENOUSSAN Roger : 22 ans, menuisier, célibataire de sexe
masculin, battu sauvagement par les forces de l’ordre, au quartier Bè
Kpota, le 28 février 2005, il a eu une jambe cassée, une blessure à
l’œil droit et à la tête, une dent perdue.
— 16. AGBEVE Ablahou : 32 ans, soudeur, passé à tabac à Bè-Château, le 12 février 2005.
— 17. AGBEWONOU Komlanvi : 28 ans, chauffeur, de sexe masculin, marié,
blessé dans le quartier Bè par les tirs de grenade lacrymogène, le 27
février 2005, au bas ventre (intestins sortis), au visage (a eu un œil
hermétiquement fermé) et à la cuisse.
— 18. AGBO Mawuena : apprenti mécanicien, blessé par balle à la tête et
au bras, près de l’Eglise de Pentecôte, à côté du siège de l’UFC.
— 19. AGBOLI Komi François : 32 ans, chauffeur, marié et père de deux
enfants, de sexe masculin, blessé par balles au pied droit, le 27
février 2005, au moment où il déchargeait son véhicule rempli de ciment
à Bè Kpota ; a été par la suite amputé de sa jambe droite.
— 20. AGBODJAN Séwa : 22 ans, apprenti soudeur à l’arc de nationalité
togolaise, célibataire de sexe masculin, a eu la nuque transpercée par
une balle, le 12 février 2005, a passé 17 jours au service de
réanimation du CHU-Tokoin.
— 21. AGBOH T. Yao : 37ans, tailleur de sexe masculin, marié et père de
3 enfants, battu à Bè par des policiers armés de matraques, fusils et
bâtons, le 28 février 2005, blessé au cou et à l’œil droit.
— 22. AGBOH Yawo Elom : 24 ans, informaticien, célibataire de sexe
masculin, battu par des hommes armés le 27 février 2005, il a
constamment des maux de tête
— 23. AGBOTE Anani : étudiant en FDS, à l’Université de Lomé, de sexe
masculin, blessé par les forces de l’ordre à Bè Afagnakomé, le 12
février 2005.
— 24. AGBOTE Kangnivi : 38 ans, mécanicien, de sexe masculin, blessé par balles à Bè Afagnankomé le 12 février 2005.
— 25. AGLAGO Komla : de sexe masculin, victime d’un passage à tabac des
forces de l’ordre ayant entraîné un traumatisme cranien, à Akodessewa,
à côté de la Station Texaco, le 12 février 2005.
— 26. AKAKPO Anoumou : 34 ans, maçon, de sexe masculin, marié, blessé
par balles au bras gauche et au dos, à Adakpamé, le 14 février 2005.
— 27. AKPAKPO Anounmou Yao : 18 ans, élève, de sexe masculin, blessé
par balle à l’épaule gauche au bord de la lagune de Bè, le 27 février
2005.
— 28. AKPALOO Koffi : 18 ans, élève en classe de 4e, atteint aux deux jambes par balles au niveau de Zorro Bar.
— 29. AKOWOKOU Yaovi Joseph : 25 ans, apprenti coiffeur, de sexe
masculin, blessé par balle à la jambe droite, le 27 février 2005, dans
le quartier Bè.
— 30. AKPA Komlan : 35 ans, tailleur, de sexe masculin, marié sans enfant, battu par les forces de l’ordre, le 28 février 2005.
— 31. AKPEKO Komlan : 34 ans, agent commercial de nationalité
togolaise, de sexe masculin, marié et père d’un enfant, blessé par
balles au mollet (huit plaies au mollet), le 27 février 2005.
— 32. AMEDOME Koudjo : 40 ans, électricien auto, de sexe masculin,
marié, blessé à la tête, à la clavicule gauche, au poignet et aux reins
par des membres de la milice du RPT armés de ceinture et pilon dans sa
maison à Nyékonakpoè.
— 33. AMEGNIHOUN Kokouadé: chef de chantier bâtiment, de sexe masculin,
fauché par balle au niveau du cou à Akodessewa, rue Teki après 18 H, le
27 février 2005.
— 34. AMEGNIKOU Ayi : tapissier menuisier, de sexe masculin, blessé par des éclats de gaz lacrymogène, le 12 février 2005.
— 35. AMEMAKA Kossi Martin : tailleur, de sexe masculin, un tir des
forces de l’ordre lui a logé une bille dans l’oeil, à côté de
l’Immeuble Fiata, le 12 février 2005.
— 36. AMESSINOUKPO Adjoua : 26 ans, secrétaire, de sexe féminin, battue
et torturée sauvagement à Tokoin Gbadago, le 12 février 2005.
— 37. AMEWOTEPE Fofo : 32 ans, tireur de pousse-pousse, de sexe
masculin, arrêté le 25 février 2005 et battu par les militaires à
l’entrée du Port Autonome de Lomé au moment où il sortait les pneus
d’un client de nationalité nigériane.
— 38. AMOUZOU Gilles : 34 ans, promoteur culturel gérant de la boite de
nuit “ Atlantis ”, célibataire de sexe masculin, a quitté le domicile à
20h 30 pour aller au travail, arrêté au marché de Bè par des militaires
(bérets rouges et verts) , le 28 février 2005, qui l’ont passé à tabac.
Bilan : fracture à la main gauche, lèvre supérieure fendue, mâchoire
supérieure fracturée, trois dents à la mâchoire inférieure cassées,
déchirure à la main droite et hématomes sur le corps.
— 39. AMOUZOU Koffi : 35 ans, conducteur de taxi-moto, a été passé à
tabac et blessé par les forces de l’ordre à côté de la Pharmacie de Bè
Kpéhénou, le 12 février 2005, blessures nécessitant trois points de
sutures au crane.
— 40. AMOUZOU Kossi Blaise : tourneur, blessé à l’œil, au poignent et au dos, le 28 février 2005.
— 41. APETOH Essenam Céphas : étudiant en informatique de gestion, de
sexe masculin, battu et blessé par des éléments des forces de l’ordre
et de la milice du RPT armés de gourdins cloutés, de crosses de
kalachnikovs et de marteaux, puis emmené au siège du RPT et au
«Boulevard de la mort» où il a été torturé, le 12 février 2005.
— 42. APEVO Yaovi : 23 ans, menuisier à Bè (non loin du centre
communautaire), célibataire de sexe masculin, blessé par balle le 27
février 2005, à la main, à l’abdomen et aux testicules où les balles
sont restées logées pendant plusieurs jours. N’a reçu aucun soin à la
Croix Rouge, ni à l’Hôpital du CHU-Tokoin où il n’a pas fait l’objet de
l’attention nécessitée par son état.
— 43. ASSOGBA Pierre : 36 ans, transitaire, de sexe masculin, blessé
par balles à l’abdomen et à l’épaule à Bè Afagnankomé le 12 février
2005.
— 44. ATCHO Karouming : 60 ans, agriculteur, blessé par balle dans la
nuit du dimanche 13 février 2005, par des hommes non identifiés qui
l’accusent faussement d’être à l’origine de la mort du Chef de l’Etat.
— 45. ATIDOKPÖ Kossi Godwin : 4 ans, élève, enfant de sexe masculin,
blessé à l’œil droit par les jets de gaz lacrymogène dans sa maison à
Klouvi.
— 46. ATTOH Ayi : 40 ans, cordonnier, de sexe masculin, marié,
sauvagement battu par les forces de l’ordre, le 28 février 2005, dans
le quartier Bè.
— 47. AYISSADOU Amegnona : 52 ans, commerçant, de sexe masculin, marié
et père de 2 enfants, battu sauvagement par les forces de l’ordre,
blessé à la tête, au genou et au pied, le 27 février 2005.
— 48. AYITE Komlavi Guy 51 ans, huissier de justice, de sexe masculin
et père de famille, battu sauvagement par les forces de l’ordre le 27
février 2005 entraînant des hématomes au dos.
— 49. AYISSADOU Amenyona : 52 ans, peintre, de sexe masculin, marié et
père de 3 enfants, sauvagement battu par les forces de l’ordre à
Bè-Kpota, près de la lagune, blessé à la tête, au pied et au dos, le 27
février 2005.
— 50. AZIABLE Ayao : 34 ans, conducteur de taxi moto, de sexe masculin,
marié et père d’un enfant, passé à tabac par les militaires bérets
rouges qui lui ont cassé la jambe droite, volé une somme de 8 000 F CFA
et l’ont menacé de mort.
— 51. AZIAGBE Henri : de nationalité togolaise, de sexe masculin, battu
et blessé par des éléments des forces de l’ordre et de la milice du RPT
armés de gourdins cloutés, de crosses de kalachnikovs et de marteaux
puis emmené au siège du RPT et au «Boulevard de la mort» où il a été
torturé, le 12 février 2005.
— 52. AZIATI Komi : 25 ans, peintre, célibataire, atteint par balle à l’œil droit, à Bè-Gakpoto, le 12 février 2005.
— 53. BENISSAN Tété : apprenti tailleur, blessé par un tir des forces
de l’ordre dont les balles lui ont transpercé le bras gauche, et touché
le ventre à Bè Château, le 12 février 2005.
— 54. BOCCOVI Kodjovi : 25 ans, conducteur de taxi moto, célibataire de
sexe masculin, battu par les gendarmes au quartier Bè, blessé au genou
droit le 28 février 2005.
— 55. BOCCOVI Kossi : 18 ans, apprenti électricien, célibataire de sexe
masculin, battu par les gendarmes le 28 février 2005, il a été
sérieusement atteint a la tête et perd fréquemment connaissance.
— 56. BOLOUVI Georges Koami : 36 ans, pêcheur, de sexe masculin, marié
et père de 5 enfants, a reçu une balle dans l’omoplate droite dans le
quartier Bè, sur la route d’Akodessewa, le 28 février 2005.
— 57. DAHOE Yao Robert : 21 ans, apprenti chauffeur de nationalité
béninoise, célibataire de sexe masculin, battu le 27 février 2005,
blessé par balle à la cuisse gauche où il a une plaie.
— 58. de SOUZA Sodjinémawu : 22 ans, étudiante, célibataire de sexe
féminin, sauvagement battue par les forces de l’ordre, avec des plaies
ouvertes au dos, sur les fesses et les cuisses, le 27 février 2005, au
quartier Bè.
— 59. DJOSSOU Apelete Koffi Godwin : 32 ans, artiste musicien, célibataire de sexe masculin, blessé le 27 février 2005.
— 60. DJIKOU Alex : 25 ans, maçon, célibataire de sexe masculin,
sauvagement battu par les forces de l’ordre, le 27 février 2005,
gravement atteint à la tête, dans le quartier Bè.
— 61. DOGBEAZE Senyo : 22 ans, étudiant, de sexe masculin, blessé par balles à Bè Afagnankomé le 12 février 2005.
— 62. DOMEFA Yao : chauffeur, de sexe masculin, a eu l’œil droit crevé
par un éclat de grenade lacrymogène, le 12 février 2005, à Bè-Djifa.
— 63. DOMEKOUTSI Kossi : 15 ans, apprenti mécanicien, célibataire de sexe masculin, blessé au genou gauche, le 27 février 2005.
— 64. DOUMAGNO Kouami : 31 ans, enseignant, de sexe masculin, blessé à Bè le 12 février 2005.
— 65. DOUMASSO Mensa : de sexe masculin, passé à tabac avec traumatismes au crane et à l’œil gauche, le 12 février 2005.
— 66. ECCOE Dédé : couturière, grièvement blessée à la jambe, à la
maison, par des éclats de grenade lacrymogène, à Bè-Gbényédji--Adidapé,
le 12 février 2005.
— 67. EDOH Amegnifio : 25 ans, frigoriste, de sexe masculin, marié,
sauvagement battu par les forces de l’ordre, gravement atteint à la
tête.
— 68. EZIAGBEDE Kokouvi : de sexe masculin, blessé par un éclat de grenade lacrymogène à l’œil, le 27 février 2005.
— 69. FIASSE Kone : 25 ans, de sexe masculin, blessé à Bè Afagnankomé le 12 février 2005.
— 70. GABA Ekué : 22 ans, éboueur, célibataire de sexe masculin,
sauvagement battu par les forces de l’ordre, le 27 février 2005, dans
le quartier Bè.
— 71. GABIAM Anani Têvi : 52 ans, bijoutier, de sexe masculin, passé à
tabac à son domicile puis traîné dehors, au quartier Ablogamé N° 2, le
28 février 2002.
— 72. GADEDJEKO Akuété : de sexe masculin, brûlé à la poitrine par des
éclats de grenades lacrymogènes tirés par les forces de l’ordre, le 12
février 2005.
— 73. GBAGBA K. Platini : 18 ans, élève au Lycée de Gbényédji (Première
D), célibataire de sexe masculin, battu le 27 février 2005 par des
militaires ayant fait irruption dans leur maison sis à Bè-Ahligo alors
qu’il était en train d’étudier, blessé au bras droit qui s’est enflé,
souffre d’une entorse et de courbatures.
— 74. GBENAGNON Sedjro : 22 ans, de sexe masculin, blessé par balle à Bè, le 12 février 2005.
— 75. GBOGLAN Ayao : 23 ans, menuisier, blessé par balle à Bè Hédjé, le 27 février 2005.
— 76. GNASSINGBE Amah Soussadéma : 28 ans, de sexe masculin, mécanicien auto, passé à tabac à Bè-Kpota, le 12 février 2005.
— 77. GNASSOUNOU Koami : 28 ans, coiffeur, célibataire de sexe
masculin, sauvagement battu par les forces de l’ordre le 27 février
2005, gravement atteint à la tête, dans le quartier Bè.
— 78. GNAZO Gbadoé Nicolas : 25 ans, photographe, célibataire de sexe
masculin, assassiné le 27 février 2005, repêché mort dans la lagune de
Bè, le 28 février 2005.
— 79. HEGBOR Koffi : 23 ans, enseignant célibataire de sexe masculin,
battu sauvagement au quartier Bè Kpota, le 27 février 2005, jeté dans
un caniveau et retrouvé 24 heures plus tard près de la lagune, blessé à
l’œil droit et au visage.
— 80. HOUNKPATI Jacob : 14 ans, blessé au pied par une balle de 3 cm de long.
— 81. HOUNOUVOU Dovi : blessé par balles au bras gauche, au Rond point Bè-Gakpoto, le 12 février 2005.
— 82. HOUNKPATI Jacob : 14 ans,
— 83. HOUMAVO Yaovi : 37 ans, de sexe masculin, blessé par balles à Bè Afagnakomé le 12 février 2005.
— 84. JOHN Carlos : 25 ans ; commerçant de nationalité nigériane, de
sexe masculin, blessé par les forces de l’ordre à Bè Afangnakomé le 12
février 2005.
— 85. JOHN Sonia : femme enceinte de nationalité nigériane, torturée et blessée.
— 86. JOHNSON Kouassi Jacob : 30 ans, technicien électronicien, de sexe
masculin, marié, sauvagement battu par les forces de l’ordre le 28
février 2005, gravement atteint à la tête, dans le quartier Bè.
— 87. KESSOIGNI Efoue : 44 ans, bijoutier, de sexe masculin, marié et
père de 5 enfants, atteint par balles au pied gauche, le 27 février
2005, plâtré par dessus sa blessure, son pied a connu un début de
putréfaction.
— 88. KLIDZO Fioklou : 22 ans, commerçant, célibataire de sexe
masculin, battu par un groupe de militaires lors des événements dans le
quartier Bè, a perdu des dents et a été blessé au bras droit le 27
février 2005.
— 89. KOLEVI Véro : ménagère, de sexe féminin, était en train de faire
la lessive quand les éclats d’une grenade lacrymogène, tirée par les
forces de l’ordre dans sa maison, à côté de la boîte de nuit «Le
Biblos», l’ont blessée au crane, le 12 février 2005.
— 90. KODJOAKOU Yawovi Amédénou : 25 ans, revendeur, de sexe masculin,
marié, père d’un enfant, a été sauvagement battu et a été volé, le 10
mars 2005, par les militaires en faction à la Station Texaco de
Bè-Gakpoto où il était parti demander des nouvelles de son petit frère,
arrêté auparavant. N’arrivait plus à s’asseoir après sa bastonnade et
avait du sang dans l’urine.
— 91. KODJONAKOU Pierre : chauffeur mécanicien, de sexe masculin, blessé le 27 février 2005 au Rond point de Bè-Gakpoto.
— 92. KODJOVI Yao : ans, chauffeur de sexe masculin, marié, a eu les
deux mollets déchiquetés par des grenades lancées par les militaires et
des blessures à la joue gauche, à Ablogamé, le 27 février 2005, après
19H.
— 93. KOMLASSAN Kokou Mawuse : 42 ans, employé de bureau, de sexe
masculin, marié, tombé dans la lagune de Bè après avoir été atteint par
balles à l’oreille gauche et au cou le 27 février 2005.
— 94. KOUASSI Tonato Kouassivi César : 26 ans, déclarant en douane, de
sexe masculin, marié, sauvagement battu et volé par les forces de
l’ordre, le 28 février 2005, dans le quartier Bè.
— 95. KOUBLENOU Frédéric : blessé par balle au visage, à Codjindji, le 12 février 2005.
— 96. KPEPE Komlan : enseignant, blessé à son domicile à Bè Dangbuipé,
lors de son passage à tabac par les forces de l’ordre, le 27 février
2005.
— 97. KPODAR Ekuévi Jacques : 26 ans, maçon, de sexe masculin, marié,
sauvagement battu par les forces de l’ordre, le 27 février 2005, dans
le quartier Bè.
— 98. LAMBONI Bijou : 25 ans, célibataire de sexe féminin, revenait de
chez sa grande sœur, atteinte par balles au bras gauche, le 27 février
2005, à Bè.
— 99. LATEVI Kossi : 14 ans, de sexe masculin, élève à l’Ecole primaire
publique de Bè-Gbényédji, passé à tabac par les militaires au Marché de
Bè alors qu’il allait emprunter un cahier chez un camarade pour se
mettre à jour, le 12 février 2005.
— 100. LAWSON Latévi Edem : de sexe masculin, blessé par balles au dos et sur le côté, le 28 février 2005.
— 101. LOBUI Anani Kokou : 29 ans, menuisier à Bè (non loin du centre
communautaire), célibataire de sexe masculin, atteint d’une balle le
dimanche 27 février 2005, autour de 14h, dans les environs de la Lagune
de Bè, alors qu’il marchait en groupe avec un certain nombre d’amis. La
balle était encore dans son bras lorsqu’il est arrivé au siège de la
LTDH.
— 102. MAMAVI Jonathan : 26 ans, commerçant, célibataire de sexe
masculin, battu sauvagement par les forces de l’ordre, blessé à la
tête, au pied et au dos le 27 février 2005.
— 103. MASSAH Mawusse : 25 ans, de sexe masculin, blessé le 1er mars 2005.
— 104. MAWOUENA Kokou : 17 ans, de sexe masculin, blessé par balles à Bè Afagnankomé le 12 février 2005.
— 105. MAWUENA Nicodème : de sexe masculin, artiste ponceur d’objets
d’art, traumatisme à l’épaule et au dos résultant de ses blessures par
balles à Adakpamé, le 12 février 2005.
— 106. MBOW Wahabou : 35 ans, bijoutier de nationalité sénégalaise, de
sexe masculin, marié, sauvagement battu par les forces de l’ordre, le
27 février 2005, au quartier Bè. Il a une plaie béante au front.
— 107. MEHOTSE Roger : de sexe masculin, battu et blessé par des
éléments des forces de l’ordre et de la milice du RPT armés de gourdins
cloutés, de crosses de kalachnikovs et de marteaux puis emmené au siège
du RPT et au «Boulevard de la mort» où il a été torturé, le 12 février
2005.
—108. MIDOWOKPO Kokou : de sexe masculin, battu et blessé par des
éléments des forces de l’ordre et de la milice du RPT armés de gourdins
cloutés, de crosses de kalachnikovs et de marteaux puis emmené au siège
du RPT et au «Boulevard de la mort» où il a été torturé, le 12 février
2005.
— 109. MIDOWOKPO Komi : de sexe masculin, battu et blessé par des
éléments des forces de l’ordre et de la milice du RPT armés de gourdins
cloutés, de crosses de kalachnikovs et de marteaux puis emmené au siège
du RPT et au «Boulevard de la mort» où il a été torturé, le 12 février
2005.
— 110. MISSINHOUN Kossi : 42 ans, professeur de CEG, marié et père d’un
enfant, touché le 27 février 2005 par balles au pied gauche.
— 111. MLAPA Kossi : 45 ans, tailleur, de sexe masculin, marié et père
de 4 enfants, battu sauvagement par le forces de l’ordre dans le
quartier de Bè, le 27 février 2005, blessures au dos et à la jambe
droite.
— 112. NEGLOKPE Afi : ménagère, de sexe féminin, mariée, blessée par les forces de l’ordre, le 27 février 2005.
— 113. NOUGLOZE Edem : 20 ans, élève, de sexe masculin, blessé par
balles sur le côté et au dos par des militaires à Adakpamé, le 14
février 2005.
— 114. NOUWATI A. Agossou : 20 ans, élève, célibataire de sexe
masculin, blessé par balles à la jambe devant sa maison, dans le
quartier Amoutivé, le 12 février 2005.
— 115. N’TSOUGLO Yao : 37 ans, mécanicien, de sexe masculin, marié,
sauvagement battu par les forces de l’ordre, le 27 février 2005, au
quartier Bè.
— 116. OTOGNO Komlan : 17 ans, menuisier, célibataire de sexe masculin,
blessé le 27 février 2005 après avoir été battu à coups de bâton par
les policiers au quartier Bè, coups ayant entraîné un traumatisme
crânien avec perte de connaissance puis une paralysie.
— 117. PINTO Elie Kouakou : de sexe masculin, élève en 1ère C, battu à
son domicile à Aguiarkomé (Atikpodji) qui a été saccagé, le 12 février
2005.
— 118. PRINCE AGBODJAN Semeto Sewa : 19 ans, apprenti soudeur, de sexe
masculin, père d’un enfant, blessé par balles à la tête, à Bè Kpota, le
12 février 2005.
— 119. SEDZRO Dogbeda : 29 ans, tailleur, de sexe masculin, blessé par balles à Bè, le 12 février 2005.
— 120. SEGNIKIN Togbe : 25 ans, cuisinier, de sexe masculin, marié et
père de 6 enfants, battu par les forces de l’ordre et blessé à la tête,
à Bè Plage, le 27 février 2005.
— 121. SEIDOU Korley : 43 ans, dépanneur radio de nationalité
ghanéenne, de sexe masculin, marié, passé à tabac par les forces de
l’ordre et blessé à l’œil droit, au quartier Bè, le 28 février 2005.
— 122. SEMANOU Eric : 18 ans, élève, a reçu une balle dans l’abdomen et au thorax à Adakpamé, le 12 février 2005.
— 123. SEMANOU Komla : 26 ans, apprenti coiffeur, célibataire de sexe
masculin, blessé par balles au ventre dans leur atelier à Nutifafa, le
27 février 2005.
— 124. SEMENYA Eli : 33 ans, commerçant, de sexe masculin, blessé par les militaires à Bè, le 12 février 2005.
— 125. SENOU Kodzo : 29 ans, célibataire de sexe masculin, père de 2
enfants, blessé par balles au bras gauche, à la cuisse gauche et au
ventre à Bè, le 27 février 2005.
— 126. SOUMAGBO Komi Pascal : 43 ans, peintre dessinateur en bâtiment,
de sexe masculin, marié et père de 2 enfants, battu sauvagement au
niveau de la lagune de Bè, le 27 février 2005, a été contraint de se
jeter dans la lagune de Bè ; entorse au bras gauche, plaie au dos et au
bras droit et entorse au niveau de la cheville droite.
— 127. SOWOUDJI Dodzi : de sexe masculin, battu par les militaires à
son domicile, à côté de l’Hôtel Bignon (Rue Gaïtou), le 28 février
2005.
— 128. TOKLO Tovignona : 20 ans, apprenti coiffeur, célibataire de sexe
masculin, blessé à la tête par les soldats dans sa maison à
Nyékonakpoè, le 12 février 2005
— 129. TOKO Koffi : 35ans, chauffeur de sexe masculin, blessé par balles au thorax, à Nutifafa, le 27 février 2005.
— 130. TOUGLO M. Lucienne : 30 ans, commerçante, célibataire de sexe
féminin, sauvagement battue par les forces de l’ordre, plaie ouverte au
dos, sur les fesses, et les cuisses, le 27 février 2005, au quartier Bè.
— 131. TOUGLO Wilfried : 25 ans, coiffeuse, célibataire de sexe
féminin, sauvagement battue par les forces de l’ordre, plaie ouverte au
dos, sur les fesses et les cuisses, le 27 février 2005, au quartier Bè.
— 132. VIKPE Komlan : 31 ans, agent commercial de sexe masculin,
rescapé de la lagune, le 27 février 2005, il a été blessé à la tête.
— 133. YAO Kodjovi : chauffeur, marié, de sexe de masculin, blessé au pied gauche, à Bè, le 27 février 2005.
— 134. WATCHINOU Kossi : transitaire au port autonome de Lomé, passé à
tabac par les forces de l’ordre qui lui ont crevé l’œil droit, dans une
maison derrière la Grande Poste de Lomé, le 12 février 2005.
— 135. WILSON Têko José : 36 ans, artiste de la chanson demeurant à Bè
Kamalodo, célibataire, blessé à la jambe gauche par une grenade
lacrymogène et à la colonne vertébrale par des coups de crosse de fusil
le dimanche 27 février 2005.
— 136. ZAMBA Akuété : 56 ans, ancien agent à Cebevito, de sexe
masculin, marié et père de 6 enfants, gravement blessé à la poitrine et
au bras, le 27 février 2005, par les tirs de grenade lacrymogène dans
sa chambre à Doulassamé.
— 137. ZANKLASSOU Fogan : de sexe masculin, blessé au pied par un éclat
de grenade lacrymogène, à Souza Nétimé, le 12 février 2005
— 138. ZIGAN Yao Agbéviadé : 50 ans, menuisier, de sexe masculin,
marié, père de 3 enfants, battu au carrefour Dekon au moment où il
réparait les pneus de sa moto le 27 février 2005, blessé au visage,
traumatisme multiple avec présence de sang dans l’urine.
— 139. ZINSOU Coffi : électricien auto, de sexe masculin, blessé par
balle au dos et au pied à Bè-Alaglo-Gbényédji, le 27 février 2005.
— 140. ZOZO-AGLAMEY Ayao Aurélie : 39 ans, de sexe masculin, père d’un
enfant, manutentionnaire à l’aéroport à la Compagnie Africa Ouest,
gravement torturé dans le quartier de Bè jusqu’à avoir des caillots de
sang dans le cerveau, le 12 février 2005.
LIGUE TOGOLAISE DES DROITS DE L'HOMME
LTDH 527, Rue 77 Assahoun, Tokoin-Ouest – BP 2302 – Lomé-Togo –
Tél./Fax : (+228) 220 70 86 Mobile : (+228) 905 32 82 - E-mail :
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CHRONIQUE D´ANANGRA - CONSEILS à BODJONA Pascal
Si « la politique n’est pas la solution pour l’être humain », comme le dit Albert Dupontel
Elle l’est pour Pascal BODJONA.
OUI !
Sans elle, il était, est ou sera qui ?
« L’Hippopotame vit dans l’eau mais il sort pour boire la rosée »
ANANGRA te dit de revenir sur terre
Le coryphée de la bande à Faure est partout et nulle part car ses coups de gueule ne font rien au peuple souverain.
ANANGRA tient à dire à Bodjona que le Togo a connu des Ministres plus griots et
aussi laudateurs que lui comme Théophile MALLY, FOLONA LACLE, PANOU,
NATCHABA, AVIYOME, Yawo Komlanvi, PITANG (le bourgeois comprador
hahahahha) et j’en passe.
BODJONA Pascal doit prendre exemple sur des griots précités et qui sont tombés en disgrâce et comment ?
Il se dit que BODJONA a divisé la famille Gnassingbé et le RPT. Vrai ou faux ?
Il est partout et ose même interner un candidat à l’élection présidentielle.
Il ose chasser un diplomate français, lui qui a été En-bas-sodé (hahahaha)
AO LA MA NYE MI !
Connaît-il le sort de ses prédécesseurs ?
Je crois que NON, suivez bien :
Théophile MALLY a fui comme un lapin au Dahomey quand Yadéma et les siens ont tué Olympio Sylvanus et il est mort dans l’anonymat total.
AO LA MA NYE MI !
KPOTIVI-TEVI DJIDJOGBE Laclé alias Folonaa été remercié et finit comme une poule ménopausée et mourut comme un
aventurier dans le désert. Sa maison à Casablanca est devenue le gîte
des squats. Cette rue menant chez Laclé, goudronnée et surveillée
24h/24 est devenue une ruine totale.
LACLE rien qu’en annonçant
son passage à Danyi, les chefs-cir à l’époque, les inspecteurs et
autres responsables de l’administration mouillaient leurs culottes. Il
a fini comment ? Qui était plus zélé que lui au gouvernement ?
Akoussoulelou, BLE WOU LO !!!
AO LA MAKOULA !
KOFFI PANOU,
le Dahoméen de Doyi ; journaliste de son état est devenu le griot de la
Cour du roi Yadéma. Il est passé de vie à trépas sans aucun honneur
allant même vouloir épouser la fille du chef pour plaire.
Pascal, RE FE !!!
AO OLAHOUMLA !
NATCHABA, alias le bouc,
rase les murs actuellement ; lui qui était au sommet de sa gloire et
devait même assurer l’intérim après la mort dans les airs au milieu de
nulle part de son chef, le Timonier National (suivez mon regard). Celui
là même qui a mis un ascenseur dans sa maison de à deux étages à Lomé
!!! NATCH est qui au Togo à ce jour ?
BODJONA, LAA HE !!!
AO LA EWE !
AGBEYOME k AVIYOME, était à un doigt de la Magistrature suprême et se mettait déjà dans la peau de Président ; mais tu as vu comment il a fini ?
Menottes au poing de Hilla Condji jusqu’au gnouf du Camp Landja à Kara, giflé et pincé par des Gbangban nan ?
PASCAL, DÊ DÊ
AO LA AO LA ETAGNE !
PITANG TCHALLA (hahahaha), le bourgeois Comprador de Tchitchao,le fou du roi, le griot qui faisait la pluie et le beau temps à la
Tribune Vulgaire du Togo (TVT) est tombé en disgrâce et personne ne
croyait.
Akoussoulelou, Doucement
La terre est dure mais le caméléon marche doucement, dit-on chez Dadjè Fossoun Houngbo
AO LA NKOUVINYE !
Sache QU’ANANGRAdit : Quelle que soit la grosseur de la marmite, le forgeron a prévu son couvercle.
Comprenne qui pourra !!!
Donc, PATIENCE
Sache que le chien poursuit celui qui le trouble et se confond devant celui qui est imperturbable.
Le chien c’est l’opposition et l’imperturbable est Faurevi Kankpé ; et qui on poursuit ? Suivez mon regard !!!
Doucement,BOKONONcar c’est l’homme patient qui boit le lait d’une vache stérile.
O KPA LINDELE !!!
Agbeyome et Gnininevi
Kofi Yamgnane pose ses conditions pour un scrutin transparent au cours d'un point de presse hier
Kofi
Yamgnane a l’art de communication…et de la provocation aussi. Sa
tournée de contact avec les populations à l’intérieur du Togo a viré en
une passe d’armes avec le pouvoir par diplomates et médias interposés.
Le leader de Sursaut-Togo a tenu à enfoncer un dernier clou avant de
partir hier soir pour la France où il tiendra un meeting à Montreuil le
20 décembre. - [ 12/13/2009 ]
« Deux de mes compatriotes ont été victimes des tensions entre le
pouvoir et Sursaut-Togo », a déclaré ironiquement Kofi Yamgnane à la
question d’un journaliste lors de la conférence de presse qui a eu lieu
au siège de son association à Lomé.
L’opposant
togolais faisait ainsi référence au diplomate français Eric Bosc et à
son alter ego togolais également expulsé par Paris. Kofi Yamgnane n’a
pas dérogé à sa stratégie de communication depuis l’annonce de sa
candidature : il assume pleinement sa double nationalité togolaise et
française, et ne semble pas du tout désarçonné quand les journalistes
essayent de le déstabiliser en suggérant sa citoyenneté hexagonale.
La
flèche fuse : le pouvoir prépare des fraudes électorales immenses et
l’opposition a connaissance de toutes ses manœuvres. La dernière en
date : « de nouveaux ordinateurs de comptage des voix auraient déjà
programmé les résultats suivants : 38% pour Faure, 30% pour Olympio, 3%
pour moi. Que les autres candidats m’excusent, mes informations se sont
arrêtées là ! », révèle le leader de Sursaut-Togo, avec sa gouaille
habituelle. Il manque effectivement 29% au décompte.
« Si les
jeux sont déjà faits, qu’on proclame les résultats dès maintenant et
qu’on fasse l’économie d’une élection en février », s’exclame Kofi
Yamgnane.
Pour l’élection de février 2010, Sursaut-Togo pose ses
conditions pour que le scrutin soit transparent ; lesquelles conditions
se déclinent en avant le scrutin, le jour du scrutin et au moment du
dépouillement.
Avant le scrutin : « pas de rétention des cartes
dans les zones réputées favorables à l’opposition ; pas de sabotage des
kits électoraux dans ces mêmes zones ; pas de mise en circulation de
fausses cartes électorales dans les zones ‘favorables’ au pouvoir ; pas
de restriction à la liberté d’information ; pas de vote anticipé ;
installation d’urnes transparentes qui se ferment avec un système à
double clés : l’une à tenir par un représentant de la majorité
sortante, l’autre par un représentant de l’opposition ; installation
complète des bureaux de vote la veille du scrutin ».
Le jour du
scrutin :« pas de coupure d’électricité; pas de coupure des
communications téléphoniques et Internet ; pas de blocage des voies de
communication, ni de fermeture des frontières ; un strict respect des
horaires d’ouverture et de fermeture des bureaux de vote, si possible
de 7 heures à 16 heures, afin que le dépouillement puisse commencer
avant la nuit ; surveillance de chaque urne par trois représentants du
parti au pouvoir et trois représentants de l’opposition afin que plus
aucun bourrage d’urne ne soit rendu possible.
Et puis, au moment
du dépouillement, Kofi Yamgnane déroule un catalogue pour un scrutin
parfait. Voici : « aucune intimidation, expulsion, corruption de
délégués assurant ma surveillance du scrutin ; pas d’arrestations
arbitraires de délégués de candidats de l’opposition dans les bureaux
de vote ni de confiscation des PV remis à ces derniers. »
Puis,
Sursaut-Togo souhaite la collecte et le comptage des résultats en
présence permanente de l’opposition ; le dépouillement public, par
chaque bureau de vote, de son scrutin par six ou douze membres
scrutateurs (selon le nombre d’électeurs inscrits), trois ou six de la
majorité et trois ou six de l’opposition, qui se répartissent en deux
ou quatre tables de dépouillement. Il y a également la collecte et le
comptage publiques des résultats à un niveau intermédiaire, par exemple
au niveau cantonal, afin de ne pas surcharger chaque CELI de plusieurs
centaines d’urnes
à ouvrir. Enfin les conditions se terminent
sur la publication des résultats. Sursaut-Togo demande une publication
rapide des résultats, ce qui permettrait de « couper court à toute
polémique inutile ». Un : transport des résultats en présence
permanente des délégués de l’opposition. Deux : pas de retards
volontaires dans la centralisation de résultats. Trois : pas de trafic
informatique de résultats.
Rumeurs assassines
Kofi
Yamgnane est revenu sur le scrutin à deux tours qu’il exige, mais n’en
fait pas une condition sine qua non. « Ceux qui espèrent le boycott de
notre part, se mettent lourdement le doigt dans l’œil », dit-il.
Reste
à Kofi Yamgnane de revoir sa stratégie de communication. Peu habitué
aux réalités locales de la presse, le leader de Sursaut-Togo a une
partie des médias contre lui. Certains commencent déjà à colporter des
rumeurs qui vont faire certainement mal : Des hommes de poids, très
proches du pouvoir feraient courir le bruit qu’en dépit de tout le
bruitage qu’il fait, Kofi Yamgnane rencontrait Faure Gnassingbé tous
les soirs…, rencontre au cours de laquelle le chef de l’Etat lui
remettait de l’argent. De telles rumeurs ont déjà tué pas mal de
leaders de l’opposition à l’instar de Yawovi Agboyibo, Léopold
Gnininvi, Zarifou Ayeva et Edem Kodjo.Ils sont présentés comme des
vendus du régime.
Le régime tant à faire passer Kofi Yamgnane
pour un menteur et un aventurier. Et dans l’affaire Eric Bosc, une
forte partie de la presse croit le diplomate français fautif. Difficile
de demander aux confrères journalistes d’aller lire au moins le
communiqué du Quai d’Orsay sur l’affaire.
Du riz à 2010 F : Lutte pour la sécurité
alimentaire ou campagne électorale?
Faure Gnassingbé foule aux pieds les lois de la République en
matière de Commerce
Quid des acheteurs enregistrés par l’ANSAT ?
Porté à bout de bras au pouvoir en 2005 par certains généraux et
soutenu par son demi-frère Kpatcha Gnassingbé, sous contrôle
désormais des geôliers depuis huit (8) mois, le chef de l’Etat
togolais a beau pinailler qu’il est différent de son père. Mais
les faits étant têtus, lui collent malheureusement à la peau tel
qu’on dirait du « superglue ». Bien avant la fin de son mandat,
il a réussi à se débarrasser de ceux qui l’ont porté au pinacle,
exactement comme son feu père Général Président Gnassingbé
Eyadéma.
Pour conserver son « ambulant et doré »
fauteuil présidentiel, tous les moyens sont bons. Ainsi, à
l’approche de la présidentielle de 2010, visiblement conscient
qu’il n’a rien foutu durant les cinq ans si ce n’est qu’il a
livré le peuple aux convulsions politiques et sociales, Faure
Gnassingbé s’accommode avec les dons personnels pour espérer
gagner. Pour ce faire, le couple de ministres Guy Madzé Lorenzo
du Commerce et Victoire Dogbé du Développement à la Base
parachutés sur le terrain pour redistribuer les biens publics
confisqués par le clan Gnassingbé, n’hésitent pas à mentir
effrontément aux pauvres et misérables populations. Tous les
dons à coup de millions annoncés ça et là frisent le mensonge.
En clair, où Faure a-t-il travaillé pour disposer
d’une telle fortune ? Le ridicule dans ses trouvailles vient
d’un riz de campagne de Faure présent sur le marché exclusif de
l’ANSAT depuis le mardi 08 décembre 2009.
Le riz du scandale
L’évènement a été annoncé en début de semaine par les
humoristes Gbadamassi et Gogoligo à travers un spot
publicitaire sur la Télévision nationale (TVT). Du riz de 10
kilo vendu à deux mille dix francs ( 2010) F CFA. Ce riz aussi
moins cher ne peut que susciter curiosité. Depuis mercredi 09
décembre, les chaînes officielles ont entamé la propagande au
tour de cette nouvelle trouvaille de Faure Gnassingbé. Emballage
Vert avec des étiquettes sur lesquelles ont peut lire « Riz
BlancThailande, le riz, c’est mon « FAURE », Kou Wayi Fayiii !!!
Y’ a pas mieux Dèèh !!! », ce riz fait désormais des vagues et
suscite pas mal de polémique au sein de la population pour deux
raisons fondamentales.
Le prix 2010 F et l’opportunité de griffer le mon
« Faure » la-dessus. Selon des sources officielles, c’est un
cadeau de fin d’année du président de la République aux
populations. Au total, cinq (5) mille tonnes ont été
réceptionnées mardi au Port Autonome de Lomé et acheminées au
siége de l’Agence Nationale de la Sécurité Alimentaire du Togo
(ANSAT) qui s’occupe de la gestion et de la distribution sur
l’ensemble du territoire national.
Pour le Directeur Général de l’ANSAT, le Colonel Ouro-Koura
Agadazi « Cette initiative vient combler le déficit que nous
accusons au niveau national pour la promotion du riz. Pour la
consommation locale, le Togo doit importer au moins 40 mille
tonnes de riz pour combler le déficit », avant d’ajouter que
« la distribution sera faite de manière que les populations
qu’elles soient dans les grands centres urbains ou dans les
milieux ruraux puissent avoir ce riz qui est de très bonne
qualité à un prix vraiment acceptable puisque le sac de 10 kg
sera vendu à 2010 F sur toute l’étendue du territoire
national ».
De la moquerie manifeste et une volonté délibérée d’affamer le
peuple
Au-delà de toute chose, le riz « Faure » vendu à2010
F au lieu de 8 000F sur le marché, est une manière d’aider les
populations. Mais lorsque tout se résume seulement aux moyens de
conservation du pouvoir, cela ressort du cynisme et de la
moquerie manifeste. Tout le monde comprend aisément que le prix
indiqué sur le riz en question signifie l’année 2010 au cours de
laquelle se déroulera le scrutin présidentiel. Cette drôle et
sinistre manière de la lutte pour la sécurité alimentaire montre
réellement que Faure Gnassingbé s’en fout éperdument de la
souffrance et de la misère du peuple. Doit-on comprendre par là
que sans les élections, les populations ne peuvent pas
bénéficier des actions de ce genre de la part de leurs
gouvernants ? Cela suppose que Faure a passé cinq (5) ans à
affamer le peuple pour lui apporter du riz pour cinq ans
supplémentaires de galère ? On comprend dès lors que c’est une
volonté délibérée du pouvoir RPT de ruiner le pays, d’affamer le
peuple pour lui tendre des miettes à l’orée des élections.
Sinon Faure au pouvoir depuis 2005, n’a rien fait dans ce sens.
Autrement, on pourrait avoir du riz à 2005 F, 2006 F, 2007 F,
2008 F et 2009 F cette année. Où est-ce que Faure a laissé son
engagement des « 20 plus » pour se lancer, toutes babines
dehors, dans le show inutile de distribution des dons personnels
qui sont devenus pour lui, des viatiques et des sésames pour
s’accrocher au fauteuil de la « vieille » ? Suivez mon regard.
Les Togolais ne sont pas bêtes, ils savent où se
trouvent leurs intérêts. Un président élu, n’attend pas la fin
de son mandat pour jeter au visage de ses électeurs des
broutilles pour solliciter sa réélection.
Cette histoire du riz à 2010 F est une comédie pour la
simple raison qu’au lieu d’investir des milliards dans les
sociétés thaïlandaises pour combler le déficit, comme l’a
souligné le Col. Agadazi, Faure ferait mieux d’encourager les
producteurs locaux notamment à Kpélé Kponvié dans le Grand Kloto
et à Kovié dans la préfecture du Zio. Beaucoup de consommateurs
ont énormément apprécié ces productions locales. Mais
l’incapacité et la volonté délibérée de l’enfant d’Eyadèma
d’affamer les populations l’ont envoyé en Thaïlande pour venir
flouer les pauvres paysans. La lutte pour la sécurité
alimentaire passe d’abord par l’auto-suffisance alimentaire. Et
ça, le fils du pionnier de la « Révolution Verte » ne le
sait que trop bien. Pire encore, l’arrivée en cascade de ce riz
« Faure » est une concurrence déloyale et met en
difficulté les bonnes femmes revendeuses qui sont condamnées à
fermer leurs boutiques. Et ce sont des faillites énormes en
perspective pour ces femmes revendeuses de riz qui ont déjà fait
plein de stocks pour les fêtes de fin d’année. Que dirons-nous
de ceux qui sont spécialisés dans le commerce du riz?
Pourtant le ministre du Commerce Guy Madjé Lorenzo en complicité
avec les responsables de l’EPAM continuent d’escroquer et de
harceler les vendeurs sur les grands marchés de Lomé notamment à
Adawlato et Hédzranawoé. Et l’Etat qui s’engage dans la lutte
contre la concurrence déloyale est où dans tout ça au moment où
Faure Gnassingbé, le Président de la République se transforme en
vendeur et distributeur exclusif du riz aux dépens des pauvres
commerçants qui sont les véritables dépositaires. Où sont alors
les lois de la lutte contre la concurrence déloyale ? C’est
scandaleux ce projet cynique et inique de Faurequi foule aux
pieds les lois de la République en matière de commerce.
Alerte ! Tous les acheteurs enregistrés à l’ANSAT
La particularité dans l’achat du riz « Faure » réside
dans le fait que tous ceux qui viennent payer sont enregistrés.
Au siège de l’ANSAT, il y a du monde dans l’interminable queue.
Mais avant d’effectuer l’achat, il est demandé que l’on inscrive
son nom et prénom dans un gros registre devant le portail. Pour
quoi faire ! «C’est pour faire règner l’ordre dans la vente».« C’est
pour éviter la spéculation », a répondu un autre vendeur.
Mais à partir du moment où on n’exige aucune pièce avant
l’inscription, comment peut-on vérifier cela après ? De plus,
même si après on exige des pièces, le cadeau de Faure va
tomber à l’eau parce qu’on ne peut pas à cause d’un simple riz
de campagne venir se faire enregistrer comme si on veut se
faire établir une carte nationale d’identité. En définitive,
l’inscription des acheteurs à ANSAT cache des motifs inavoués.
Ainsi après NAFA qui a collectionné des photos et des
cartes d’électeurs des bonnes femmes dans les différentes
localités du pays, c’est le tour du « riz Faure »,
d’ouvrir le chantier des autres combines. Pauvre Togo ! Mais
alors ?
Plus personne ne doit prendre au sérieux ce régime
fossilisé qui contrevient de façon sournoise aux lois et à la
morale. Il est clair aujourd’hui que l’état de détresse profonde
et d’axonie du pays nécessite des thérapies de choc pour assurer
sa réanimation. Mais lorsque Faure se cache derrière des dons
personnels à l’image de ce riz aux décors tarabiscotés, il y a
péril en la demeure.
Et dans ces conditions, l’alternance, le seul refrain
du peuple meurtri qui est conçu, selon Nicolas Lawson, comme un
« mouvement simple et naturel que la diastole et le systole
cardiaques » dans tous les pays de la sous-région, risque de
s’éloigner davantage.
Et avant la faim, la souffrance et la misère du
peuple.
TOGO: Le capitalisme sauvage?
Le Togo vire-t-il vers un capitalisme sauvage? C'est la question que se pose un commerçant
expatrié de la place. Après la hausse des taxes des douanes sur les
véhicules importés, après le passeport biométrique, c'est le tour des
visites techniques des véhicules. Le moins qu'on puisse dire, c'est que
ces conditions sont draconiennes et ne répondent en rien avec l'état
désastreux de nos routes. En effet, en plus de l'état des phares et
des pneus, il est ajouté l'état des amortisseurs lors des visites
techniques. On ne trouverait rien à dire si nos routes étaient en bon
état.
Ce qui n'est pas le cas. Toutes les infrastructures routières du pays
sont dangereusement dégradées. Même avec une voiture neuve, les
amortisseurs ne tiennent pas après trois à six mois de vie. Des dos
d'âne, des trous, des ponts cassés partout. Dans cette situation, les
nouvelles conditions de visites techniques sont perçues comme un
mépris de nos dirigeants pour les Togolais d'autant puisque ceux qui
prennent les décisions impopulaires roulent dans des Prado, Meba,
Pathinder, Touareg, Land Cruiser, Montéro, Murano, GMCI, Mercédès
Smatic, Honda pilote, les Escalades, les Hummer, etc. Quand on vit loin
des préoccupations des populations, on ne peut prendre que ce genre de
décisions.
La France a-t-elle lâché le clan Gnassingbé ?
Le conflit diplomatique entre la France et le Togo, agite
quelque peu le milieu politique de l’opposition et l’opinion
dans son ensemble. La France serait-elle en train de lâcher le
pouvoir des Gnassingbé ? Les avis sont partagés, mais dans les
officines de l’opposition, on attend de voir la suite de
l’Affaire Eric Bosc, du nom de ce diplomate breton proche de
Kofi Yamgnane.
Beaucoup croient
que cette mini crise diplomatique ne constitue qu’un couac et
que l’eau continuera par couler sous le pont de l’alliance que
la France gaullienne a tissée depuis plus de quarante (40) ans
avec la famille au pouvoir, alliance marquée par un soutien sans
faille des présidents successifs de la cinquième République, de
De Gaulle à Jacques Chirac en passant par Pompidou, Giscard et
Mitterrand.
Trois événements illustrent principalement le soutien permanent
de la France au pouvoir du Togo : l’attaque armée contre le
régime dictatorial le 23 septembre 1986, le putsch contre le
régime de la Transition le 03 décembre 1991, la mort d’Eyadema
le 05 février 2005. Le 23 septembre 1986, la France envoie au
Togo un détachement de para commando au secours de l’armée
d’Eyadema, malmenée par une petite invasion d’éléments
insurrectionnels de son opposition. Le 03 décembre 1991, les FAT
(Forces Armées Togolaises) attaquent le Premier ministre de
transition Joseph Kokou Koffigoh, lequel demande le soutien de
l’Elysée, dirigé à l’époque par François Mitterrand. Le
dirigeant socialiste enverra 100 parachutistes qui seront restés
à Cotonou, 150 kms de Lomé, laissant les FAT attaquer aux armes
lourdes le Palais des Hôtes de Marque et faire prisonnier le
Premier ministre. Le 05 février 2005, Eyadema meurt subitement,
un quarteron d’officiers remet le pouvoir à son fils Faure
Gnassingbé, au mépris des dispositions constitutionnelles.
Malgré le tollé général que ce coup d’Etat à soulevé dans la
communauté internationale et la répression sauvage avant,
pendant et après la présidentielle d’avril 2005, le président de
tous les Français Jacques Chirac avait déclaré qu’il ne pouvait
pas « abandonner le fils d’un ami ».
Les relations entre la France et le Togo sont en fait basées sur
les réseaux de la Françafrique, et ne constituent pas en réalité
des relations normales entre deux Etats indépendants. Ce sont
donc les réseaux Foccart, du général Jeannou Lacaze, Charles
Pasqua, de l’étonnant Michel Rocard, etc. qui ont des intérêts
dans le domaine de la sécurité, qui font du lobbying auprès de
l’Elysée pour maintenir le régime togolais en place. Charles
Debbasch et Me Vergès, entre autres, travaillent dans l’ombre
par tours de passe-passe juridique, pour renflouer un pouvoir
plusieurs fois aux abois. Les tripatouillages constitutionnels
et les ‘victoires’ électorales du RPT, notamment celles des
législatives 2007, sont dus notamment à l’intelligence
diabolique de Charles Debbasch. Tandis que les officiels de
Paris œuvraient publiquement pour ‘apaiser’ la situation au
Togo, la France laissait sournoisement Debbasch apporter son
conseil machiavélique au régime.
Le soutien est beaucoup moins perceptible mais plus soutenu avec
l’annulation des dettes bilatérales, pendant la période de la
suspension de l’aide européenne et des institutions
internationales, pour permettre au pouvoir de disposer des
liquidités.
Mais il semblerait que tout cela a changé depuis l’arrivée de
Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Paris n’apporte plus un soutien
explicite à Lomé. Faure Gnassingbé a attendu deux ans et la
signature de l’Accord politique global (APG) en août 2006 pour
finalement avoir droit d’entrer à l’Elysée en 2007.
Paris n’a plus d’intérêt à Lomé ?
Il y a un vrai
tournant dans les relations entre les deux pays, en effet,
depuis le changement de régime dans les deux pays. Une question
de génération. Si la Françafrique a encore longue vie dans les
émirats pétroliers du pré carré francophone que sont le Gabon,
le Congo et le Cameroun, il est bien possible que sa fin soit
proche dans certains pays comme le Togo, le Bénin (déjà ?), le
Burkina Faso, le Niger et la Côte d’Ivoire. Au Togo, les
dirigeants français disent avoir peu d’intérêts en jeu. Surtout
qu’avec l’arrivée de Faure Gnassingbé au pouvoir, la France a de
moins en moins d’intérêts au Togo. Le clan Gnassingbé qui
détient le monopole d’une grande partie du commerce au Togo,
importe désormais quasi tout de Chine.
Le pouvoir donne la plupart des marchés aux Chinois ou aux
Américains, comme ce fut le cas de la Société Contour Global qui
gère et construit la Centrale électrique, opérationnelle en
principe à partir de janvier 2010. Parfois, ce ne sont pas des
raisons de coût qui militent dans l’attribution des marchés.
Dans le cas de Contour Global, c’est seulement les dessous de
table qui l’ont emporté. Le clan ne trouvait pas son compte dans
la proposition d’une société française faite par l’ancien
ministre CDPA de l’Energie, Léopold Gnininvi. Ce dernier fut
donc muté aux Affaires étrangères, et son successeur Dammpi
rendit le marché aux Américains. Et pourtant avec la
construction de cette centrale électrique, l’électricité
reviendra encore plus chère aux Togolais qui doivent payer
pendant 30 ans cette dette.
8 milliards CFA pour mettre le Togo sur écoute
Les sociétés
françaises n’ont plus tellement la côte au Togo. En témoigne,
l’attribution d’un marché dans le domaine de la téléphonie à une
société israélienne, suggérée par Charles Debbasch, selon une
source digne de foi. Coût de l’attribution de ce marché : 8
milliards Cfa. Il semblerait que la technologie israélienne sert
à mettre sur écoute toute communication au Togo. Cette
révélation a été faite par Eric Bosc à Kofi Yamgnane et qui
serait à l’origine de sa demande d’expulsion, sous la pression
de Pascal Bodjona et …Charles Debbasch ! Ce dernier, avide
d’argent, a tellement manœuvré ces derniers temps contre son
propre pays qu’il s’est attiré la foudre de l’Ambassade, d’où la
demande de renvoi d’Eric Bosc. Cette histoire d’écoute
téléphonique que n’a cessé de crier Kofi Yamgnane sur tous les
toits, notamment en Europe et sur les radios au Togo. En privé,
l’ancien ministre de Mitterrand raconte qu’une sonnerie
pornographique est mise sur son répondeur ; cela lui a été
rappelé par Voice of America. « Mon téléphone portable est mis
sur écoute, mon téléphone fixe est mis sur écoute, celui de mes
collaborateurs les plus proches aussi », déclare Kofi Yamgnane à
MO5-togo.com et à Radio Victoire, le mercredi 9 décembre. Big
Brother est donc au Togo.
La France perd tellement de marchés que, selon des
indiscrétions, Sarkozy a dû taper du point sur la table pour que
son ami Bolloré obtienne l’expulsion de Jacques Dupuydauby dans
le contentieux de la manutention au Port de Lomé qui oppose la
SE2M et le Groupe Bolloré.
Même en matière d’armement, le Togo se tourne désormais vers la
Chine. L’ancien ministre de la Défense, Kpatcha Gnassingbé,
aujourd’hui détenu, a fait plusieurs fois le voyage de Chine
pour acheter des armes.
La perte de ses parts de marchés et de son influence, conduirait
l’Elysée et le Quai d’Orsay à ne plus venir en soutien à un
régime qui, pour échapper aux pressions politiques de Paris pour
plus de démocratie, écoute plutôt les sirènes de Pékin, peu
regardant sur les questions de bonne gouvernance et de droits de
l’homme.
Reste maintenant l’option Kofi Yamgnane. Il n’est un secret pour
personne que la France a toujours soutenu le régime dictatorial
parce qu’elle craignait, à tort ou à raison, l’opposition
qu’elle ne trouvait pas assez ‘fiable’ pour assurer une paisible
alternance. Dans les chancelleries, il se susurre qu’on a dit à
plusieurs reprises à l’UFC de Gilchrist Olympio qu’elle ne
ferait pas l’affaire pour une transition tranquille au Togo.
D’où l’idée de certains analystes que Paris trouverait enfin en
la personne de Kofi Yamgnane le Graal pour un changement de
régime au Togo.
Le
premier secrétaire de l'ambassade de France à Lomé a été expulsé. Le
Quai d'Orsay annonce qu'il va prendre "une mesure réciproque".
La grille du Quai d'Orsay à Paris (Sipa)
Le premier secrétaire de l'ambassade de France à Lomé (Togo), Eric Bosc,
a été expulsé a annoncé, mardi 8 décembre, le ministère français des
affaires étrangères, qui a précisé avoir demandé à son tour le départ
d'un diplomate de l'ambassade du Togo. Eric Bosc était chargé du suivi
de la politique intérieure du pays.
Le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernar Valero,
a ainsi déclaré confirmer "la décision du Togo de demander le départ du
premier secrétaire de l'ambassade de France, Eric Bosc". "La France a
pris une mesure réciproque et a demandé le départ d'un diplomate de l'ambassade du Togo", a-t-il ajouté.
Des contacts trop suivis
Le diplomate, a affirmé Bernar Valero, "n'a pas outrepassé sa mission" et a fait preuve d'un "grand professionnalisme dans ses contacts avec tous les partis légaux".
Le porte-parole était interrogé sur des informations selon lesquelles
les autorités togolaises reprocheraient à Eric Bosc des contacts trop
suivis avec l'un des candidats à la présidentielle togolaise, Kofi Yamgnane. Ce dernier a annoncé, après une carrière politique en France, qu'il briguerait la présidence de son pays d'origine (le Togo). Il dispose des deux nationalités, française et togolaise.
Info ou Intox : Jeune Afrique hebdomadaire mercenaire annonce la
libération du député Kpatcha avant la présidentielle 2010
C'est l'hebdomadaire Jeune Afrique (J.A) connu pour être le
porte flambeau de la présidence du Togo qui annonce la nouvelle
dans son édition de la semaine : le député Kpatcha pourrait être
libéré avant la présidentielle de 2010. Citant des sources
proches de la présidence du Togo et des sources judiciaires, le
confrère qui a apporté sa large contribution à l’arrestation du
député de la Kozah souligne que le député Kpatcha dont le poids
pèse sur le scrutin à venir, pourrait être libéré avant le
scrutin, quitte à le juger après la présidentielle ! L'annonce
de J.A. a laissé dubitative l'opinion togolaise. Cette annonce
intervient après deux mauvais signaux venus des oppresseurs du
député.
Le premier mauvais signal est la radicalisation récente qu'a
connue l'affaire Kpatcha après la montée au créneau des avocats
de Faure. Alors qu'on n'était pas loin d'un dénouement, Faure,
sous la pression de ses amis, a fait marche arrière. Deuxième,
mauvais signal : le site republicoftogo.com a publié un faux
tendant à impliquer le député Kpatcha dans un prétendu trafic de
drogue.
Si tant est qu'on cherche à calmer le jeu, pourquoi ces signaux
négatifs ? Nous ne cessons pas de le répéter, Faure doit faire
revenir la cohésion dans sa famille. Vouloir à tout prix faire
plaisir à ses courtisans et aux nombreux amis conduit à
l'impasse.
Avant d'être président de la République, Faure appartient à une
famille et rien ne vaut au monde plus que la famille. Un geste
allant dans le sens de la détente, c'est ce qu'attendent les
Kabyè et tous ceux qui aiment la famille GNASSINGBE.N’en
déplaise aux zélés alimentaires.
TOGO : c’était l’aube ...
par Paris-Match (France)
le 13 janvier 1963
Togo : C’était l’aube. Le commandant Dadjo et ses demi-soldes ont eu
peur d’éveiller la ville... Ils ont tué Olympio, le président de la
République, pour qu’il ne fasse pas de bruit.
En
l’espace d’un mois les bases politiques de trois jeunes Etats africains
ont été profondément ébranlées ; le 17 décembre dernier, c’était à
Dakar une tentative de coup d’Etat contre le président sénégalais
Léopold Senghor. Puis circulaient en Côte-d’lvoire des rumeurs de
putsch contre Houphouët-Boigny. Le 13 janvier, le Togo est entré à son
tour dans le cycle de la violence avec l’assassinat à Lomé, capitale du
pays, de son président, Sylvanus Olympio : il gisait à l’ aube sur les
marches de l’ambassade des Etats-Unis, où il avait tenté de se
réfugier, atteint à la poitrine de trois coups de fusil.
Le putsch avait été déclenché par d’anciens tirailleurs de l’armée
française rapatriés il y a un an ; Sylvanus Olympio, les considérant
comme des mercenaires, avait refusé de les intégrer dans les forces
nationales. Ils étaient 700 à n’avoir pu se recaser dans leur pays.
Huit officiers et sous-officiers ont formé un comité provisoire à 2 km
de la capitale et ont appelé à leur tête Nicolas Grutnisky. Celui-ci
avait été chef du gouvemernent entre 1956 et 1958 et avait été battu
aux élections par son beau-frère, Sylvanus Olympio. L’opposition
reprochait à ce dernier, en plus de son antimilitarisme, d’avoir établi
un régime de dictature et de pratiquer une politique d’ "
isolationnisme ". Olympio avait déjà échappé à deux attentats.
"Je l’ai descendu parce qu’il ne voulait pas avancer". Ainsi
naissent les mots historiques :Sylvanus Olympio, président-dictateur
du Togo, est mort " parce qu’il ne voulait pas avancer ". Ni sur la
route de l’Histoire. Ni sur le chemin de la démission, où on le
conduisait ce soir-là avec un canon de fusil dans les côtes.
Pourtant, l’homme qui parle n’a rien d’un personnage du
Malet-lsaac. C’est un grand diable noir de vingt-sept ans au visage
couturé de balafres rituelles :l’adjudant-chef Eyadema, ancien
sous-off’ de tirailleurs. Au camp Tokoin, l’unique caserne du Togo, où
siège sans désemparer le Comité révolutionnaire , l’adjudant et
tyrannicide Eyadema est assis sur la table.
Il a posé son képi à côté de lui et il s’éponge le front avec un
grand mouchoir militaire. Ce n’est pas l’émotion, c’est la chaleur. Sa
grosse voix est sans haine, juste un peu lasse.
On
en avait assez, il y avait trop d’injustice. Alors on s’est réuni à une
vingtaine, et l’ on a décidé de changer de gouvernement. Il était
minuit et demi, samedi soir, quand on est arrivé devant la maison
d’Olympio. Notre idée, c’était juste de le faire prisonnier.
Qui va là ? ont dit les deux sentinelles.
C’est moi, adjudant-chef Eyadema. On vient pour arrêter le président.
II y a eu un petit moment de silence.
Entre frères d’armes, j’ai dit. on ne va pas se tirer dessus bêtement ?
Vous êtes sûrs de pouvoir le prendre ? ont demandé les sentinelles.
La maison est cernée.
Bon. Alors allez-y, mon adjudant-chef.
Mais quand on est entré, Olympio a tiré deux coups de revolver dans
l’escalier, et il a sauté par la fenêtre de sa chambre. Il est tombé
sur le toit du poulailler, et il a filé dans le jardin. Comme tout
était gardé, on a décidé d’attendre le jour. Vers six heures du matin,
un de mes hommes a entendu claquer la portière d’une voiture. Je me
suis approché. C’était Olympio. Il essayait de se cacher entre les
coussins et le plancher. Je l’ai fait sortir de là, et je lui ai dit de
marcher devant. Il a fait quelques mètres, jusqu’au portail de
l’ambassade d’Amérique. Et là, il a refusé d’avancer. On a discuté. Il
s’est mis à m’injurier. Il criait très fort. Le jour se levait et les
gens commençaient d’arriver. Ça pouvait faire un incident. Alors, j’ai
tiré.
Et l’adjudant conclut sur ces mots étranges :
Un incident, ça aurait fait très mauvais effet dans le pays. Le président, c’était quelqu’un de connu.
Mauvais présage !
Tout
le monde l’avait remarqué, personne n’en avait parlé. Aujourd’hui, tous
s’en souviennent et hochent la tête. C’était le 28 avril 1960. Quelle
liesse ce jour-1à, et comme il était populaire. Olympio ! Devant les
envoyés du monde entier accourus à Lomé, le Togo s’apprêtait à fêter
son indépendance. A la tribune d’honneur, le président Olympio, sanglé
dans une impeccable veste blanche, allait connaître son jour de
gloire : pour la première fois, les couleurs togolaises devaient monter
au mât.
Mais non. Voilà qu’au milieu du parcours, le drapeau tout neuf
s’est arrêté. On a beau tirer sur le cordon, secouer le mât : les
couleurs du Togo refusent de monter.
Ce sera un affreux silence, un blanc -qui va durer dix minutes,
jusqu’à ce qu’on ait enfin trouvé le moyen de dégager le cordon coincé
dans la poulie. Lourdes minutes ! A Sylvanus Olympio, immobile derrière
ses micros, comme à tous ceux qui sont là ...
Candidat à la magistrature suprême dans son pays natal, Kofi Yamgnane
vient d'être assigné à résidence par le ministre de l'Intérieur
togolais. Une étape de plus dans la tentative de faire barrage à cette
candidature qui inquiète le pouvoir en place.À moins de trois mois de
l'élection présidentielle au Togo, la cote de sympathie grandissante de
Kofi Yamgnane rendrait-elle fébrile le clan du président sortant, Faure
Gnassingbé?
On est tenté de le croire après les dernières tentatives d'intimidation
dont il fait l'objet. Hier, l'ancien ministre de François Mitterrand
s'est en effet vu signifier une assignation à résidence.
Une
injonction qui lui a été transmise oralement par le ministre de
l'Intérieur togolais. «Mon père a décidé de passer outre, et il
continue sa campagne», a indiqué au Télégramme sa fille Amina, en
milieu d'après-midi.
Kofi accusé d'acheter des cartes d'électeurs
Bref,
Kofi fait front. Mais jusqu'à quand? On peut se le demander alors
qu'une campagne de dénigrement savamment relayée par quelques médias
nationaux à la botte du pouvoir tente d'atteindre sa moralité.
Sans
la moindre preuve à l'appui, est véhiculée la rumeur selon laquelle les
partisans de Kofi achèteraient des cartes d'électeurs auprès de la
population, afin de recueillir les 20.000 signatures indispensables
pour le dépôt de sa candidature. L'arroseur arrosé... Et un retour du
bâton plutôt cruel pour celui qui, il y a encore trois semaines,
parcourait l'union européenne en dénonçant la corruption du pouvoir en
place. Mais ce n'est pas tout.
Lundi, les médias togolais ont
relayé l'expulsion d'Eric Bosc, premier secrétaire de l'ambassade de
France à Lomé, chargé du suivi de la politique intérieure du pays.
Il
était vraisemblablement reproché à ce Breton d'origine sa sympathie
particulière pour l'ancien maire de Saint-Coulitz. Cette information a
été confirmée, hier, par Bernard Valero, le porte-parole du quai
d'Orsay. «La France a pris une mesure réciproque, et a demandé le
départ d'un diplomate de l'ambassade du Togo», a-t-il précisé.
Les journalistes français indésirables
Pendant
ce temps, au consulat du Togo à Paris, l'hôtesse d'accueil téléphonique
en charge de réceptionner les demandes de visa, ne fait pas dans la
dentelle. «Vous n'avez qu'à vous débrouiller avec le site internet»,
explique-t-elle avec un aplomb, à la limite de l'impolitesse, aux
journalistes désireux de suivre la préparation des élections. C'est un
fait: pour entrer au Togo aujourd'hui, la mention «journaliste
français», sur la demande d'inscription, est rédhibitoire. On ne vous
dit pas «non», on laisse courir. Jusqu'au jour J, où vous êtes déclarés
indésirables. C'est ainsi que quatre confrères ont été éconduits
récemment à l'aéroport. Plus futés, deux autres journalistes ont réussi
à passer entre les mailles du filet, soit en entrant par le Bénin, soit
en demandant le visa touriste. Dans le camp de Kofi, on compte bien
dénoncer l'ensemble de ces agissements dans les prochains jours «au
plus haut niveau des instances européennes». Mais, pour l'heure, on
préfère positiver. «Tous les moyens sont bons pour décourager Kofi.
Cela confirme que sa candidature est prise très au sérieux».
9 décembre 2009
Kofi Yamgnane : « Le RPT a peur de moi »
Avant-goût
déjà chaud de la présidentielle 2010. Les relations sont désormais
tendues entre le régime, notamment son ministre Pascal Bodjona, et Kofi
Yamgnane, candidat indépendant. Le premier secrétaire de l’ambassade de
France au Togo, Eric Bosc, vient de faire les frais de ces tensions
entre les deux parties. Kofi Yamgnane, s’explique au micro du
Mo5-togo.com sur l’incident qui s’est produit ces dernières 48 heures.
- [ 12/9/2009 ]
Pourquoi le ministre Bodjona vous a assigné en résidence surveillée ?
Kofi Yamgnane: C’est fini ça, c’est depuis 48 heures. Il m’a appelé personnellement
pour me dire que je peux faire ce que je veux. Il a dit qu’il fallait
que j’arrête mes activités politiques parce que je n’avais pas
l’autorisation de le faire. Il m’a même proféré une menace
extravagante. Il me dit ce n’est pas par faiblesse qu’on nous laisse
faire ce qu’on fait. Comme si la politique était une affaire de force
physique. Mais non la politique c’est le combat des idées.
Mais
ils ne peuvent pas arrêter, vous savez comme on dit chez nous, dans un
sprint entre la vérité et le mensonge, le mensonge arrive toujours le
premier. Mais la vérité arrive à son tour et démolit le mensonge. La
vérité est en train d’arriver. C’est ce que je dis à mes compatriotes.
Est-ce à cause d’Eric Bosc, le premier secrétaire de l’ambassade de France expulsé ?
Kofi Yamgnane: Je tiens à dire d’abord qu’Eric n’a pas encore été expulsé. Il lui a
été demandé de quitter le territoire. Oui, ils ont dit ça, ils ont dit
qu’Eric Bosc est en train d’entretenir des relations politiques avec
moi. Ce n’est pas vrai. Je suis un ami d’Eric Bosc, je l’assume
complètement. Il n’y aucune raison qu’un diplomate aussi féru, aussi
compétent, aussi professionnel qu’Eric Bosc n’entretienne pas des
relations amicales avec des gens qui prétendent diriger le Togo un
jour. C’est comme ça partout dans le monde entier. C’est dans
l’exercice des fonctions d’un diplomate. Et c’est mon cas. Au nom de
quoi le RPT peut-il dire que je n’ai pas le droit d’être l’ami d’un
diplomate. Quelle est la loi qui interdit à un homme politique d’être
ami à un diplomate ? Eric Bosc et moi, nous nous rencontrons souvent,
nous parlons de tout et de rien, de femmes, de boissons. Il n’y a rien
de nouveau sous le soleil là-dedans. Ce qu’il y a de nouveau, c’est la
panique qui s’empare du RPT.
Présidentielle de 2010 : Yamgnane et Agbéyomé, les deux
candidats qui donnent de l’insomnie au Pouvoir
Deux candidats de tout ce lot d’Opposants qui se sont déclarés
officiellement ou officieusement pour la joute électorale de
2010, donnent la frousse au pouvoir en place, et partant au RPT,
qu’ils soient de sérieux prétendants comme le leader de l’UFC ou
l’actuel président d’honneur du CAR ou des pantins du genre d’un
certain Pasteur Georges David Ada ou d’un lugubre homme
d’affaires togolais, Nicolas Lawson qui a laissé une bien triste
réputation au Ghana. Ces deux candidats ont pour noms : Martin
Kofi Yamgnane et Gabriel Agbéyomé Kodjo.
Ce que ces deux candidats ont en commun, demeure le fait que
primo, ils sont les seuls et pratiquement les seuls candidats de
l’Opposition dont l’annonce de la candidature aura créé une
sérieuse démangeaison au niveau du Pouvoir. Secundo, ils sont
les plus en butte aux attaques de la part des journaux créés par
des « bitosards » proches du pouvoir et Dieu merci, en
hommes avertis, ils semblent généralement ne pas se préoccuper
de ces gens en service commandé, convaincus de la justesse et de
la noblesse de leur propre combat.
L’information publiée cette semaine par l’un de ces journaux,
selon laquelle Kofi Yamgnane achèterait les cartes d’électeurs
participerait à une honteuse stratégie de diffamation de
caractères. Tertio enfin, ils sont ceux dont les déplacements
vers les populations et autres actions attirent le plus
l’attention du Pouvoir qui cherche à créer des obstacles par des
attitudes contrastant avec l’esprit de fair-play et la
démocratie pourtant clamée sur tous les toits par le pouvoir en
place et ses représentants.
Autant de choses qui montrent suffisamment que les autres qui
avaient été, par le passé, de sérieux adversaires pour le RPT et
dont celui-ci devrait se préoccuper aujourd’hui autant qu’hier,
sont un peu oubliés au profit de Yamgnane et Agbéyomé, deux
sérieux challengers du parti au pouvoir en cette période
délicate et très fragile mais aussi jamais connue depuis 40 ans
d’existence par le RPT. Ils sont devenus pour des raisons
évidentes, deux adversaires de grand calibre à ne pas
sous-estimer.
Le candidat Kofi Yamgnane
L’ancien Ministre de François Mitterrand, le Franco-togolais
Kofi Martin Yamgnane, le fils de Bandjéli, n’avait pas toujours
eu maille à partir avec le Régime du Général Eyadèma. Pendant
qu’il était dans le Gouvernement français, il constituait
sûrement un objet de fierté pour tous les Togolais, voire pour
le premier magistrat de la République qui ne devait pas moins
s’enorgueillir du fait que l’un des ressortissants du pays qu’il
administrait, faisait la fierté de son pays et pourquoi pas, de
l’Afrique « au pays des Blancs ».
Fin tribaliste qu’il était, le Général défunt ne devrait pas
manquer de se servir de Kofi Yamgnane à l’époque comme sujet de
fierté pour toute la partie septentrionale du Togo et surtout
une fierté de toute la Région de la Kara dont fait partie
depuis une vingtaine d’années, la préfecture d’origine de Kofi
Yamgnane, suite à un certain redécoupage territorial intervenu
entre-temps et mû par on ne sait quelle considération. Qui
n’avait jamais vu l’ancien Ministre franco-togolais, et ancien
Maire de St Coulitz reçu par le Général Eyadèma et exhibé sur le
petit écran de la télévision nationale dans les années 80-90 à
l’occasion d’une audience ? Par le passé, Yamgnane n’était donc
pas un inconnu des Togolais. Il n’était pas non plus un
adversaire déclaré du régime de prédation.
Le régime togolais, conscient de traîner de grosses tares qui
retardent le développement du pays et l’émancipation des
citoyens, préfère traiter avec ceux qu’il peut être sûr d’avoir
toujours dans son camp, donc des amis. Aussi longtemps que Kofi
Yamgnane ne disait rien, ne critiquait pas le Pouvoir togolais,
on était même prêt à lui dérouler le tapis rouge. Mais dès qu’il
pouvait se permettre de lui tirer à boulets rouges dessus, de
dénoncer ses travers, le régime RPT se saurait s’en accommoder.
Le régime n’a jamais admis que ses amis ou proches d’hier,
deviennent subitement pour lui une arête dans la gorge. C’est
ici qu’il faut louer l’engagement et la force de caractère de ce
« fils de crocodile », natif de Bandjéli, qui avait tout
ce qu’il faut pour un homme comme lui, pour vivre heureux et
caché, se couler une retraite paisible en France en tant
qu’ancien Maire et ancien Ministre français, et même se faire
oublier de ses compatriotes. Personne ne lui en aurait voulu, de
ne pas participer à la lutte pour le redressement du Togo.
Personne !
Est-ce parce qu’on a toujours été en bons termes avec un
potentat qui fait la pluie et le beau temps dans son pays, que
lorsque le moment vient de dire « ça suffit », on ne
pourrait pas le dire ? Est-ce peut-être, parce que Kofi Martin
Yamgnane n’aimait pas Eyadèma, qu’arrivé au Togo pour des
vacances en tant que Ministre ou Maire français, il lui fallait
oublier les bons usages et ne pas prendre sur lui d’aller
présenter ses civilités au président de la République ? Non !
Quelques années avant la mort d’Eyadèma, Kofi Yamgnane, voyant
qu’avec ce dernier, le Togo n’avait aucune chance de se hisser
aux rangs de véritables Nations et de pays développés, que le
Togo n’avait aucune chance se mouler dans une démocratie de type
africain et non occidental, tel qu’il aime à le dire lui-même
et, vu les répressions qui avaient cours à chaque élection,
Yamgnane avait commencé par mêler sa voix à celle de tous les
autres Opposants au régime, devenant par voie de conséquence, un
adversaire déclaré avec ses expériences politiques.
Dans cette logique, il n’a pas été muet, lorsqu’en 2005, Faure
Gnassingbé prenait le pouvoir par une acrobatie inouïe, devenant
en un tournemain, député, président de l’Assemblée nationale
puis président de la République. Depuis 2005, Kofi Yamgnane est
devenu l’un des Opposants de premier rang du régime de prédation
qui gouverne le Togo. Son origine (Bassar, région de la Kara,
Nord Togo) vue sous l’angle du tribalisme exacerbé et entretenu
de main de maître par les tenants du pouvoir et en prime par le
« père de la Nation » et le contexte actuel de division
au sein des FAT suite à l’affaire Kpatcha, et sous l’angle de la
division au sein même du RPT avec des pro-Kpatcha d’un côté qui
attendent sûrement de s’exprimer à travers les urnes et de
l’autre, des pro-Faure, sans perdre de vue la division au sein
de la famille biologique; tout cela fait redouter la candidature
de Kofi Yamgnane.
Il y a lieu de rappeler qu’en 2005, il avait presque fallu «
se mettre à genou » devant Maurice Dahuku Péré, le fils de
Yadè-Bohou, pour obtenir de lui de ne pas se présenter comme
candidat à la présidentielle de 2005, au risque de voir les voix
déjà peu sécurisantes, s’émietter au profit de l’Opposition.
Quant à Yamgnane, il n’est pas du tout dans cette sordide
logique de tribalisme cultivée et entretenue par le pouvoir, et
qui a contribué à arriérer le Togo.
Face à la peur que constitue Yamgnane pour le RPT, il faut tout
faire pour le décourager. Il a fallu aller jusqu’à créer des
histoires concernant son domicile. Personne au sein du RPT
n’avait jugé utile de répondre à ses invitations lors de son
investiture comme candidat pour la présidentielle de 2010 et le
grand bouquet fut la maladroite correspondance du président de
l’Assemblée.
Au cours de l’une de ses tournées à Kara et à Notsé, les
Togolais n’ont pas oublié ses déconvenues et surtout les menaces
dont il avait été l’objet directement de la part du représentant
du pouvoir central, notamment à Notsé. Il ne faut pas oublier
les menaces, intimidations et arrestations dont sont victimes
les membres du comité de soutien à sa candidature qui sont à
pied d’œuvre pour recueillir les 2000 signatures requises pour
une candidature indépendante. Tout cela participe aux manœuvres
destinées à l’empêcher d’être candidat, manquant d’arguments
juridiques de poids.
Le dernier épisode en date est cet incident diplomatique que
constitue le délai de 15 jours accordé à un diplomate français
pour quitter le Togo, sous prétexte qu’il aurait des
accointances avec le même Yamgnane. Est-il donc interdit qu’un
diplomate français se lie d’amitié avec un Opposant togolais ?
Ou alors dès que vous entrez dans l’Opposition, il faut mettre
un trait sur tous les amis diplomates en poste dans votre pays ?
Voilà jusqu’à quel point Kofi Martin Yamgnane crée de l’insomnie
au Pouvoir. Le seul danger qu’il représente, c’est qu’il est du
Nord. Il est temps que ces incongruités s’arrêtent au Togo. Tout
Togolais de quelque ethnie qu’il soit, a le droit de gouverner
le Togo. Le pouvoir togolais n’est pas la propriété de Pya ou de
la famille Gnassingbé. Nous n’irons pas jusqu’à parler de Kabyè.
Pour l’heure Yamgnane ne semble guère préoccupé par ces
manœuvres de bas étage et parle lui-même du « volcan qui est
parti pour tout cracher ».
Le cas Agbéyomé Kodjo
Jusqu’en 2002, il était encore membre du Comité central du RPT.
Premier Ministre à l’époque et ex-Président de l’Assemblée
nationale, adhérant ouvertement et sans hypocrisie à la
philosophie politique de son ancien ami Maurice Dahuku Péré qui
proposait de profondes réformes au RPT, les deux furent mis en
minorité et déclarés persona non grata au sein de l’ancien parti
unique dont ils seront exclus quelques mois plus tard
officiellement.
De retour de trois années d’exil le 8 avril 2005, Agbéyomé sera
arrêté pour une affaire de détournement qui n’existe que dans la
tête de ceux qui veulent qu’il existe, puis conduit dans ce
qu’il se plaît lui-même à appeler ironiquement « le
Guantanamo tropical de Kara ». Dans les geôles à Kara, il
passa deux mois et retrouvera Lomé et sa famille en juin 2005
pour affaire non lieu, quelques semaines après le drame ayant
résulté de l’élection présidentielle la plus sanglante de
l’histoire du pays, où Faure s’est imposé par la force aux
Togolais sans avoir gagné la moindre élection.
C’est le lieu de relever qu’une commission rogatoire mise en
place contre Agbéyomé en France l’avait innocenté. Et qu’à son
retour au Togo, il fut également blanchi dans une affaire de
détournement de fonds. Cela n’arrive pas tous les jours.
Dès lors, méditant sûrement ses trois années passées en exil et
qui lui auraient certainement permis de découvrir les affres
d’un séjour forcé dans un lieu et pour un temps qu’on n’aura pas
choisis de son propre gré, revoyant et égrenant un à un les
soixante jours passés à la prison de Kara, le Président national
de OBUTS a dû certainement se faire de nouvelles idées sur son
pays. Il a dû peut-être prendre l’engagement de ne jamais
souhaiter ni l’exil, ni la prison au Togo à aucun de ses pires
ennemis. Sans toutefois être dans la tête d’Agbéyomé Kodjo, nous
pouvons dire qu’il doit désormais se rendre compte jusqu’à quel
point son pays est en retard. Si l’exil et la prison lui
auraient ouvert les yeux, alors on peut bien comprendre la
conviction et la détermination avec lesquelles il ne jure que
par l’alternance en 2010, en martelant que Faure doit partir.
Il peut être possible que, lorsqu’on est « dans le Pouvoir
», lorsqu’on est « dans le luxe », on ne puisse pas
percevoir le mal que vivent ses sujets, ses administrés, à moins
d’avoir une personnalité extraordinaire. Il peut aussi être
possible que ce soit à distance qu’on se rende réellement compte
du ridicule que constitue le Togo pour ses citoyens. Bien
souvent, il suffit que quelqu’un sorte du Togo pour la première
fois pour un bref séjour à l’extérieur et qu’il répugne à y
revenir, ou qu’il devienne un opposant au régime à partir de cet
instant. Pour Agbéyomé, la logique nouvelle veut qu’on donne à
ce pays, dont la première richesse est et demeure l’intelligence
de ses fils et filles, la chance de sortir de l’indigence et de
s’affirmer. Il le déclarera le 30 novembre dernier lors de la
présentation du programme de son parti à son siège.
Ayant été longtemps membre du RPT, l’une des pièces maîtresses
du parti au pouvoir et connaissant « les habitudes de la
maison» ainsi que ses secrets, Agbéyomé Kodjo doit
constituer un redoutable adversaire pour Faure et ses proches.
Et il faut dire que ce n’est pas de gaieté de cœur que le
Pouvoir avait vu naître le 2 août 2008 OBUTS, le parti d’Agbéyomé
Kodjo. « Au RPT, nul n’est sans connaître l’efficacité du
Président et la vivacité de son esprit, ainsi que sa force
d’imagination créatrice. Il était l’homme à qui beaucoup se
référaient du temps d’Eyadèma, avant de prendre de grandes
décisions, donc incontournable. Il jouait même un rôle très
important dans la rédaction des discours diplomatiques»,
nous confiait il y a quelques mois l’un de ses proches.
Aussi, on comprend pourquoi l’obtention du récépissé du parti
créé depuis plus de 16 mois et qui devrait être une simple
formalité après tant d’activités politiques sur le terrain, se
fait toujours désirer. Le reste relèverait selon certains, du
ridicule. Tout porte à croire qu’au RPT et surtout au niveau de
l’Administration territoriale, le regret est grand de voir
exister aujourd’hui dans le microcosme politique togolais un
parti nommé Organisation pour Bâtir dans l’Union
un Togo Solidaire et dont le président a pour nom
un certain Agbéyomé Gabriel Kodjo.
Tout comme pour Kofi Yamgnane, des moyens sont imaginés pour
créer des obstacles à OBUTS. Dernièrement la délivrance d’une
Note verbale par le Ministère des Affaires étrangère au
Président de OBUTS en vue d’un voyage en Corée et en Europe,
avait posé problème, alors que cela n’avait pas lieu d’être.
Impossible de trouver la source même d’un tel blocage, chacun
essayant de décliner sa responsabilité, tel dans un jeu de
ping-pong. Voilà ce qu’est devenu le Togo !
Il y a quelques semaines, l’organisation d’un meeting
d’information avec ses militants à Agoè-Nyivé, n’avait pas pu
avoir lieu, parce qu’au dernier moment, le génie du RPT aurait
trouvé le moyen d’occuper le même site réservé par les
responsables du parti quelques jours auparavant. D’après les
informations recueillies par l’Etat major de OBUTS, le Pouvoir
serait passé par là. Mais à OBUTS, on considère que ce n’est que
partie remise.
Il y a quelques mois, l’un des ministres du gouvernement Houngbo
déclarait parlant du Président de OBUTS, que l’affaire de Fréau
Jardin constitue un dossier lourd contre Agbéyomé Kodjo qui veut
aller à la présidentielle et qui était Ministre en charge de la
sécurité au moment des événements. Si donc il y a un dossier
dans lequel des citoyens togolais ont perdu la vie et que pour
cette raison, se présenter en tant que candidat pour des
élections doit être une incongruité, alors la question revient à
comparer les morts de 2005 et dont Faure Gnassingbé porte la
lourde responsabilité avec 500 morts selon l’ONU et plus de
1000 morts selon les ONG des droits de l’Homme au Togo. On a
parfois l’impression que l’intelligence humaine se crée
elle-même son propre blocage.
Qui pouvait imaginer qu’un slogan de sensibilisation qui
pourrait devenir un slogan de campagne sous peu, bâti à partir
de la dénomination d’une pommade de fabrication artisanale du
nom de VITAGO, pouvait déranger le Pouvoir ou le RPT au point
qu’on fasse des pressions sur le directeur de ce produit pour
sortir un communiqué interdisant cet usage abusif, arguant du
droit d’auteur ? Des attitudes qui frisent de l’enfantillage.
Les enquêtes menées selon l’entourage du Président de OBUTS
démontrent que c’est le Pouvoir qui serait derrière un tel
montage.
Il y a lieu de remarquer que jusqu’ici, MM Kofi Yamgnane et
Agbéyomé Kodjo demeurent de l’avis de beaucoup les deux
candidats de l’Opposition qui créent un véritable cauchemar et
de l’insomnie au Pouvoir.
L'ancien maire breton qui veut être le prochain président du Togo
Pour être candidat à la présidence au Togo, il faut un certain courage.
Kofi YAMGNANE a ce courage et aussi une grande expérience politique
commencée comme maire d'un petit village breton. [15008 vues]
Au cours d'une conférence de presse qui se tenait à Quimper suivie d'un débat à Penhars, Kofi Yamgnane,
l'ancien maire de Saint-Coulitz, élu Breton de l'année par Armor
Magazine en 1990, devenu député, conseiller général et régional puis
secrétaire d'État à l'intégration sous François Mitterrand, a vivement
dénoncé la fraude électorale et la corruption des dirigeants du Togo.
Le candidat Yamgnane à la présidence du Togo, son pays d'origine,
demande à la France et à l'Europe de venir observer le processus
électoral l'année prochaine.
Kofi Yamgnane a rappelé que
lors des dernières élections de 2005 le gouvernement avait orchestré
une fausse panne du téléphone et de l'électricité pour justifier
l'intervention de l'armée pour transporter les boîtes de scrutin (et
modifier leur contenu). Il y aurait eu des fraudes massives.
Répondant
à une question d'ABP, Kofi Yamgnane a accusé les gouvernements
français, de gauche comme de droite, d'avoir soutenu le régime corrompu
de Gnassingbé Eyadéma pendant 34 ans, puis de son fils Faure
Gnassingbé. Faure Gnassingbé est arrivé au pouvoir en 2005 à la suite
d'un coup d'état , lui-même suivi d'une élection bidon qui lui aurait
rapporté 60 % des votes. Un sondage américain, commandité par
Gnassingbé Eyadéma lui-même, lui donnerait seulement 15 % d'opinions
favorables aujourd'hui.
Kofi Yamgnane a ses chances.
léon-Paul Creton
léon-Paul Creton Mardi 17 novembre 2009 De Bretagne en Togo c'est la longue marche de Kofi.
Lorsque
je l'écoute et le vois parler du Togo, de ses rêves et projets pour son
pays natal, je suis quand même un peu ému de ses accents et de ses mots.
Mais le voir ainsi « flanqué » des Messieurs Cuillandre et Poignant » comme s'il y avait une analogie, une « Identité »
quelconque entre le nouveau combat de Kofi et la promenade politique
des autres, me désespère un peu. Ces hommes symboles de tous ces autres
responsables bretons qui n'ont eu besoin des Bretons seulement pour les
élire. Qu'ont-ils apporté en échange ces gérants pépères d'une
entreprise assoupie, qui justifie une « fidélité », un intérêt à ces hommes, principes et arguments constamment recyclés ?
Ils
n'ont rien de commun avec lui. De France il veut trouver les moyens de
changer le Togo, eux de France ne veulent, n'ont, ni ne feront rien
changé en Bretagne !
Récupération de Kofi par ces Messieurs pour
une petite tirade sur le métissage des hommes, imprimée sur un mauvais
tissage d'une « Identité Nationale…Française »
! Bla bla bla, rabâché, et convenu. Petit discours sans surprise,
heureusement bref du moins dans la vidéo ABP, de la part de ceux qui
ont été de ces rouages et pièces des mécanismes, qui ont conduit ou
perpétué les situations géopolitiques et géoéconomiques de l'Afrique en
général, du Togo bien entendu, comme en Bretagne. Ils sont là ! Tous
avec Kofi notre ami !!! Pour le Togo ?... La farce continue !
Il
l'a dit Kofi : Les Togolais ne peuvent s'exprimer facilement, mais les
Français et les Bretons __ qui pourraient d'ailleurs par commencer à
balayer chez eux__ le peuvent eux puisqu'ils ont « liberté d'expression » et qu'il s'agit de leurs impôts qui, pour beaucoup, maintiennent ces systèmes et anomalies politiques, tant en Afrique qu'ici.
Au
fait …La taxe professionnelle ! Pourquoi nul ne mène de combat pour
faire en sorte que de nos impôts, la majeure partie puisse rester en
Bretagne afin de compenser la perte « ou non » de cette taxe ? Mais … Citoyens dormez tranquilles c'est le guet qui passe ! Sur un rythme africain l'on vous berce !
Kofi,
ce maire breton ne pouvait-il être…Breton ? Sans doute alors ne
serait-il que socialiste ! De gauche comme on sait si bien l'être, à la
mode de chez nous, et comme il l'a été pendant des années !
Heureusement qu'en lui l'appel du Togo a été le plus fort, dont le tam
tam l'a sorti des Chroniques Marxiennes… et Françaises. Allez Bretons,
sonnez carnyx, résonnez … ( ; 0))
Un nouveau candidat indépendant, Gilou Wisdom
Gbéassor, s'est annoncé vendredi pour l'élection présidentielle du 28
février 2010 au Togo qu'il a qualifiée de " rendez-vous essentiel" pour
l'avenir de ce pays, lors d'une conférence de presse à Lomé. -
[ 12/7/2009 ]
Cette candidature qui est un défi et un espoir pour tous s'impose à
moi avec détermination et humilité", a-t-il expliqué, faisant état d'un
"engagement d'un homme libre et de conviction qui croit aux valeurs et
symboles" du Togo.
M. Gbéassor, la quarantaine à peine passé, a
commencé ses actions politiques dans les années 1990 par une prise de
position active en faveur de l'ouverture démocratique sous le régime
fort du général Gnassingbé Eyadèma décédé le 5 février 2005 après 38
ans de règne.
Il vient allonger la liste encore ouverte des
annonces de candidatures avec notamment Gilchrist Olympio de l'Union
des forces de changement (UFC), Agbéyomé Kodjo l'Organisation pour
bâtir dans l'union un Togo solidaire (OBUTS), Tchassona Traoré du
Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (M.C.D), Kofi
Yamgnane de Sursaut Togo, et l'indépendant Hospice Coco Augustin.
Ces
différentes annonces de candidature interviennent alors que l'adoption
du mode scrutin à deux tours en 2010 est une question sur le tapis
entre l'opposition et le parti au pouvoir.
Pendant ce temps, le
parti au pouvoir ne s'est pas encore prononcé sur la candidature du
chef de l'Etat Faure Gnassingbé qui a été plutôt désigné comme le
candidat de la jeunesse, il y a quelques jours, par près de 16
associations et mouvements de jeunes, lors d'un rassemblement ayant
regroupé des milliers de jeunes au stade municipal de Lomé.
Wisdom
Gbéassor s'est prononcé favorable à un scrutin majoritaire à deux tours
et a appelé la classe politique togolaise à "se ressaisir et d'engager
sans délais" les négociations pour l'abrogation pure et simple des
dispositions discriminatoires contenues dans la Constitution togolaise,
notamment les conditions d'éligibilité, le mode de scrutin et la
limitation de mandats présidentiels.
Il a indiqué que la triche
est le fond de la crise socio- politique togolaise et a appelé tous les
candidats à "s'engager personnellement à ne pas tricher et d'inviter
tous leurs militants également à ne pas tricher".
Dans son
programme de société, l'indépendant Gbéassor entend mettre en place une
politique de santé publique pour garantir un droit d'accès à un hôpital
ou centre de soins de qualité, développer et généraliser la couverture
médicale mutualiste, moderniser le secteur agricole pour faire des
paysans de vrais entrepreneurs.
"Nous devons nous inspirer
aujourd'hui et demain de ce qui nous lie", a-t-il dit, indiquant que
cela permettra au peuple togolais de "relever ensemble le défi du
rassemblement pour le changement, dans le pardon et le respect des uns
et des autres".
En reponse a Espio,n je souhaiterais lui suggerer ce rectificatif: C'est
Mr GBEASSOR qui veut etre President de nous tous TOGOLAIS et non sa
soeur ni son epoux. votre reaction traduit la platitude du traitement
que vous portez sur ce potentiel President. La sueur de Mr Gbassor
sur la photo ici est une preuve d'inexperience dans ce domaine. Ceci
justifie l'adage selon lequel le match se joue a l'entrainement.
Courage mon frere.
Comme tu est reste en France tu pourras te situer entre la chaleur de Lome et celle de France.
Ici y a pas neigooooooooooooooooooooo. C'est chaleur meme.
Je soutien Faure Gnassingbe alias FG comme j'aime l'apeler quand on etais jeunes a Pya la-bas.
C'est comme si vous ignoriez complètement les réalités togolaises. Pour
votre information la majorité de la population est paysanne donc à
priori analphabète. Toutes ces gesticulations de politiciens ne dit
rien à la majorité togolaise. Tout ce que ces paysans demandent c'est
de les laisser aller paisiblement au champ et de ne pas faire descendre
leurs enfants dans la rue pour se faire descendre. Ce que vous
envisagez ne sera crédible que le jour où la majorité des togolais
saura lire et écrire et comprendre ce que c'est qu'une constitution,
une élection à un ou deux tours , les avantages et les inconvénients. Revenez
sur terre et ne confondez pas notre population à celle de France ou des
USA où la majorité sait pourquoi et pour qui il faut voter. Merci et bonne journée à toutes et à tous
Pour
le retour de la Constitution de 1992, le dernier mot appartient au
peuple togolais souverain : un groupe de Juristes indique la voie à
suivre.
La modification unilatérale de la Constitution par le
RPT en 2002 a plongé le Togo dans une tourmente indéniable. Si les
Togolais doivent attendre du parti au pouvoir qu’il engage les réformes
qui permettent le retour de la Constitution dans sa forme originale de
1992, ou la mise en place d’une loi fondamentale équitable,
consensuelle, ce sera une attente vaine. A cause de cette impasse qui
perdure, notre patrie souffre d’une profonde crise de confiance et
notre Peuple désespère. Devons-nous observer une attitude passive et
contempler la désagrégation de notre pays sans jamais réagir ou nous
contenter de beaux discours sans actions concrètes ?
Conscients
de ce que rien de durable ne peut se construire dans une telle
atmosphère, nous avons pris sur nous de solliciter de notre compatriote
Jean Yaovi DEGLI qui fait partie de ceux qui ont rédigé la Constitution
de 1992 de contacter un certain nombre de juristes togolais et
etrangers, de les réunir au sein d’un Groupe de réflexions sous forme
de "Think Tank" pour aider le pays à sortir de la crise
constitutionnelle actuelle.
Comment les Togolais peuvent-ils
parvenir à obtenir le retour de leur Constitution démocratique sans
attendre que l’initiative provienne nécessairement de la majorité
parlementaire ou du President ? Telle a été la question que nous avons
soumise à l’analyse. Le groupe de professionnels du Droit nous a livré
début Novembre 2009, le résultat de son travail.
Ce document a
été envoyé, il y a quelques semaines, à tous les leaders politiques
pressés d’agir ou de réagir en urgence compte tenu du temps qui joue
contre les forces democratiques.
A ce jour, rien n’a été fait,
comme si ce que demandent ardemment tous les Togolais attachés à la
Démocratie n’intéresse pas vraiment nos premiers responsables. D’où
notre initiative de passer à l’étape suivante qui consiste à soumettre
au public le texte en question en lui demandant de se prononcer
là-dessus par un vote. Ceci est une procédure populaire destinée à
donner la parole au Peuple Souverain et surtout à la Diaspora.
Le
but est d’amener les leaders politiques de l’opposition et des forces
vives de la Nation à prendre en considération la volonté populaire et à
conduire un processus qui permette d’aboutir à un référendum
constitutionnel dont les conditions et modalités d’organisation, la
période et les moyens pour ce faire sont précisés dans ledit document.
Cette
voie du référendum d’initiative populaire est ouverte dans le cadre de
notre pays par l’Article 4 de la Constitution. Le texte dispose : “La
souveraineté appartient au peuple, il l’exerce par ses représentants et
par voie de référendum. Aucune section du peuple, aucun corps de l’Etat
ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.
L’initiative
de référendum appartient, concurremment, au peuple et au Président de
la République.Un référendum d’initiative populaire peut être organisé
sur la demande d’au moins cinq cent mille (500 000) électeurs
représentant plus de la moitié des préfectures.... La demande devra
porter sur un même texte. Sa régularité sera appréciée par la Cour
constitutionnelle”.
Dans la perspective d’une telle initiative,
la question a soumettre au vote serait : Souhaitez vous que notre pays
revienne à la version originale de la Constitution de 1992 qui a opté
pour “un régime semi présidentiel avec un mandat présidentiel de cinq
(5) ans renouvelable une (1) fois, un scrutin présidentiel uninominal à
deux (2) tours, et un premier Ministre nommé au sein de la Majorité
parlementaire ?”
Cette disposition semble méconnue de la classe
politique togolaise ou minimisée dans sa portée. Cependant, bien
utilisée, elle pourra aboutir à une remise de la Constitution dans son
état initial de 1992 comme voulu par le peuple.
Votre
participation massive à la présente procédure de sondage et de pétition
permet non seulement de faire connaître l’opinion de la masse
silencieuse mais également d’amener nos responsables politiques à
prendre enfin conscience de l’urgence et de la nécessité d’agir.
Au mon pauvre beau pays le Togo; meme un boxeur de ring qui vient de
jeter ses gants ou peut-etre un ramasseur de carts a Walmart aussi veut
se porter candidat. J'ai pitie de mon beau pays et de mes freres
togolais. Que Dieu nous aide un jour a finir avec cet histoire. Mr
Gbeassor transpire on dirait qu'il vient de terrasser DJAFA BALOGOU.
Voter Gbeassor c est voter OBAMA...vive l amerik, vive le ghana..entre
Gbeassor et 3 repas par jour ...je prend 3 repas par jour....kel est
son nom deja?
Mes chers compatriotes internautes,je suis un jeune dynamique de
37ans.Je vie en Allemagne.Je veux aussi postuler à la presidence de la
republique togolaise.Pouvez-vous m´aider à vous mobiliser et à mobiliser vos familles, amis et proches pour moi? si oui, reagissez vite à mon msg et nous allons tracer ensemble la voie que je dois emprunter. Merci je vous attends .
Monsieur Wisdom, comment va ton beau frère le Docteur IHOU David qui a
épousé ta soeur GBEASSOR ? Ton programme fait la part belle au Dr IHOU
je comprends maintenant......
Du N'importe quoi, C'est TOGo qu'ont peut voir tt cela. Des gens qui n'ont aucune probabilite morale. rejoint ta France et fait ton petit boulot et subvenir aux besoins de ta petite famille OK Mr Gbeassor John
Bonjour mon frere En
lisant ton commentaire j´ai mis plus de 30min á rigoler seul comme si
je suis un ivre, c´est le meilleur commentaire de l´année 2009 á mon
avis. Felicitation
Je l´avais deja dit. Cet homme va s´enrichir bientot à cause de sa
candidature et ca c´est dangereux. La facon dont il transpire déjà
alors que la campagne n´a pas encore commencée me met dans des doutes
sur sa capacité.
Bon courage quand même Gilou la sueur montre que tu es travailleur. Vive tous les candidats et bienvenus aux élections apaissées
Faut-il reporter ou non le scrutin?
09 décembre 2009
Le débat avait lieu depuis un temps dans la presse. Nous
y avions participé où nous écrivions que
la date du 28 février est de plus en plus hypothéquée.
La problématique a été actualisée
par les acteurs politiques en fin de semaine dernière, à l’occasion
d’une rencontre organisée par la Commission électorale
nationale indépendante (CENI).
En effet, l’institution chargée d’organiser
et de superviser l’élection présidentielle
de l’année prochaine, a rencontré la classe
politique pour communiquer le nouveau chronogramme de ses activités.
Les opérations de révision électorale préalablement
censées débuter le 19 novembre dernier sont
annoncées sur la période du 14 décembre
2009 au 10 janvier 2010. On s’attendait au sein de l’opposition à entendre
annoncer une autre date pour le scrutin, mais les espoirs ont été déçus.
Taffa Tabiou et les siens ont maintenu la date du 28 février
initialement prévue.
Au Rassemblement du peuple togolais (Rpt), on s’extasie
d’une telle décision. Le Secrétaire
Général adjoint Komikpim Bamnante au terme de la
réunion a presque acclamé Taffa Tabiou pour cette
décision. L’argument avancé est qu’il
faut éviter de tomber dans un vide juridique. Le «bouillant» Secrétaire
général adjoint s’est gaussé de l’opposition,
laissant croire que c’est parce qu’elle n’est
pas prête qu’elle pourfend une telle décision.
Au sein de l’opposition parlementaire, on est bien évidemment
outré. A l’Union des forces de changement (Ufc)
et au Comité d’action pour le renouveau (Car), on
estime que le nouveau chronogramme est trop serré et ne
laisse plus aucune marge de manœuvre, ce qui rentre en
contradiction frontale avec l’essence même d’un
chronogramme. Le Secrétaire général de l’UFC
estime même qu’il faudrait décaler d’un
mois la date du scrutin, durée correspondant au temps
de révision des listes électorales préalablement
annoncé. Il n’arrive pas à s’expliquer
la décision de maintien de la date du 28 février.
C’est le même sentiment chez nombre de partis politiques
moins en vue, même si on hésite à le clamer
tout haut comme l’UFC et le CAR.
Au-delà de cette querelle politicienne où chaque
camp tire le drap de son côté, il faut reconnaître
que la date du 28 février paraît de plus en plus
caduque. Déjà du retard a été pris
dans l’enclenchement du processus. Même enclenché,
il n’a pas suivi le rythme prévu, à cause
de l’obscurantisme du clan Gnassingbé. Des coups
de force ont été entrepris pour faire diversion
et perdre du temps. Faure Gnassingbé et les siens ont
bien réussi à le faire par cette histoire d’ouverture
du Cadre permanent de dialogue et de Concertation (CPDC) aux
satellites, la forfaiture de parachutage d’Henri Lardja
Kolani à la tête de la CENI, l’élection
d’un bureau consensuel.
Le bureau fantoche de Kolani avait arrêté un chronogramme étalé jusqu’au
28 février. Malheureusement il n’a pas été tenu. L’équipe
de Taffa Tabiou est venue le réaménager et une
pile de travaux techniques ont été prévus,
dont la révision des listes électorales. Pour cause
de conditions non réunies, elle a été repoussée
d’un bon mois. La logique voudrait que pour une préparation
optimale du scrutin, la date préalablement arrêtée
pour le scrutin soit aussi repoussée d’autant de
temps de report. C’est ici que l’opinion n’arrive
pas non plus à s’expliquer le maintien de la date
du 28 février. «Le bon sens voudrait qu’on
reporte le scrutin, même s’il faut prendre le risque
de tomber dans un vide constitutionnel. Ce n’est
pas insurmontable si toutes les parties sont animées d’une
bonne volonté», peste un compatriote. «Si
vraiment on peut tenir les autres tâches dans le délai
et organiser un scrutin acceptable, je ne vois pas qu’il soit
nécessaire de reporter l’élection. Moi, toute
non inquiétude est que 2010 ne ressemble pas à 2005», dit
un autre.
Le scrutin de l’année prochaine, au demeurant,
est d’un enjeu tel qu’il faut une organisation minutieuse
pour éviter de créer des frustrations et des conditions
de fraudes, bref une élection bâclée. C’est
malheureusement le souhait du pouvoir en place. En tout cas le
débat sur le report ou non du scrutin est relancé.
Un président noir en France, est-ce possible ?
Malgré
de longues recherches sur Internet, mais peut-être m'y suis-je
mal pris, il semblerait que nous n'ayons connu que deux élus
de couleur en France métropolitaine, le premier étant
l'Antillais Raphaël Elizé qui fut élu maire de
Sablé-sur-Sarthe en 1929 et le second serait Kofi Yamgnane, un
Togolais naturalisé français en 1975 qui, après
avoir été conseillé municipal à
Saint-Coulitz dans le Finistère, fut élu maire de cette
même ville en 1989.
Par
la suite, Kofi Yamgnane sera nommé secrétaire d'État
dans le gouvernement d'Édith Cresson en 1991, puis dans celui
de Pierre Bérégovoy en 1992. Il sera élu député
en 1997, puis terminera sa carrière politique en France en
2008.
Notons
qu'il obtiendra aussi en 1992 le prix de l'humour politique pour
s'être qualifié de : « Breton d'après
la marée noire ».
Mais
si vous vous intéressez au parcours de cet homme étonnant,
je vous invite à vous rendre sur sa page personnelle
Ainsi,
d'après mes recherches, et selon Kofi Yamgnane lui-même,
il n'y aurait plus eu d'élu noir en France après lui.
Alors,
je me pose la question, au vu de l'incroyable popularité de
Barack Obama chez nous, un candidat noir aurait-il de réelles
possibilités d'accéder à l'Élysée ?
J'ai
écrit cet article après avoir rédigé
celui concernant l'effet Bradley-Wilder sur les sondages donnant
vainqueur le candidat démocrate Barack Obama .
Amina Yamgnane, liste PS dans le 7e arrondissement à Paris
Gynécologue,
39 ans, liste PS dans le 7e arrondissement à paris. Fille de l’homme
politique breton Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d'État pour
l'Intégration.
Quel est votre rêve pour…
La petite enfance L’équation
est difficile à résoudre : les professionnels de la petite enfance sont
trop peu nombreux (alors que la France a l’un des plus forts taux de
natalité d’ Europe !) et les parents d’aujourd’hui (dont je suis)
veulent concilier travail et enfants. Tous les Maires pourraient
commencer par augmenter le nombre de places de crèches !!! Pour
résoudre la quadrature du cercle, plutôt que se dire : « il faut que je
travaille 35 heures 47 semaines dans l’année, pendant 53,5 ans », il
faudrait répartir ces 233 590 heures à sa convenance sur toute sa vie
professionnelle. Par exemple, bosser comme une folle quand on est jeune
et célibataire et pleine d’ambition, pour pouvoir lever le pied entre
30 et 45 ans, quand on a les enfants, puis travailler à nouveau plus à
quand les enfants sont autonomes.
L’école Je
rêve que l’on donne aux enseignants les moyens de remplir leur mission
de base : l’enseignement des connaissances. Apprendre à être un citoyen
responsable (apprendre l’écologie, passer son permis, prévenir les
MST), savoir cuisiner, se cultiver, faire du sport, etc est important
et peut faire l’objet d’apprentissages, mais ce n’est pas le rôle des
enseignants .
Je crois que les rythmes scolaires peuvent être
mieux adaptés, avec des semaines moins chargées sur le plan strictement
scolaire et mieux remplies au niveau des acquisitions citoyennes. La
durée des vacances d’été devrait être beaucoup plus courte (j’entends
déjà râler les professionnels du tourisme!) : cela éviterait une
coupure déplorable dans les études, et les prise de tête pour les
parents non enseignants.
Le logement L’office
des HLM de chaque ville devrait promouvoir massivement l’accession
rapide à la propriété pour les personnes à revenus faible, plutôt que
leur maintien à long terme dans du logement subventionné en location.
Cela permettrait un turn-over important pour que l’on puisse loger vite
de nouveaux bénéficiaires. Et surtout, le parc immobilier locatif
subventionné serait en meilleur état. En effet, on constate que les
locataires ont tendance à moins bien entretenir leur logement que les
propriétaires .
Interview. Sarah Bignan (RPT) : "les 5 années de monsieur Faure au pouvoir n’ont rien donné"
Interview : Les langues se délient au RPT...Après Agbéyomé, Péré suit Mme Bignan du RPT
« Avec deux tours pour un pays qui
revient de loin, il y’a un fair play. On n’a la possibilité de lire le
paysage politique. Avec deux tours on verra qui est qui, qui fait quoi
et qui peut faire quoi. Le RPT sait que c’est mieux de faire les deux
tours et leur raisonnement du refus ne tiens pas et est ridicule. Je
suis d’’accord pour une élection á deux tours. » Interview réalisée par Camus ALI
Quel bilan fait la militante de première heure du RPT des cinq années de Faure au pouvoir ? Sarah
Bignan : Merci Lynxtogo.info de me donner la parole car
j’attendais ce moment depuis longtemps. Une petite rectification : je
ne suis pas une militante de première heure du RPT mais une simple
militante qui a aimé le RPT par conviction et amoureuse du RPT. Pour
répondre á votre question, franchement les 5 années de monsieur Faure
au pouvoir n’ont rien donné de particulier et s’il faut répondre avec
exactitude, les 36 années de feu Eyadéma au pouvoir n’ont pas été aussi
destructives comme les 5 années de Mr Faure. Le petit changement est au
niveau de la libre expression et au niveau des droits de l’homme ou les
Togolais ne sont plus enfermés arbitrairement.
Dans l’éducation, la santé,le sport, les
infrastructures c’est une catastrophe. En bref le bilan a été
insatisfaisant et nous ne pouvons pas espérer mieux pour un second
mandat.
Solitoki reconnaît que le
RPT n’est visible nulle part et se sont les associations qui ont défilé
á Kpalimé pour le parti .Qu’est ce qui a changé au RPT votre parti sous
Faure Gnassingbé ?
Sarah Bignan : Cette question je ne saurai vous donner
des détails car Mr Solitoki sait ce qu’il dit. A mon humble avis les
associations non affiliées á un parti ne peuvent pas défiler pour
soutenir ce parti. Si le Secrétaire Générale du parti Mr Solitoki dit
que ce sont les associations qui ont défilé pour le RPT et que le RPT a
accepté cette marche alors il est mieux placé pour vous donner des
éclaircissements.
Beaucoup de togolais pense que le RPT s’est rajeunie mais le sytème est resté intact.Etes-vous d’avis ?
Sarah Bignan : Je ne suis pas du tout de cet avis car
le RPT ne s’est pas rajeunie et le système n’a pas non plus
changé.Plutôt le système se dégrade.Voilà un autre comportement indigne
d’un gouvernement irresponsable qui viens de renvoyer un diplomate
français a qui on reproche d’avoir d’amitié pour un candidat á la
présidentielle de 2010. Je disais un peu plus haut que les 5 années de
Faure ont été destructifs, et néfastes pour le Togo. Vous pouvez me
trouver de méchante envers ses efforts mais Eyadema n’a jamais renvoyé
un diplomate du Togo malgré tout. Alors une fois encore rien n’a changé
dans le système du RPT.
Vous semblez faire de l’affaire Kpatcha au RPT un non évènement.Y a t-il un courant très favorable au député ?
Sarah Bignan : Biensûr qu’il y a un courant très
favorable au député. Je ne comprends pas pourquoi le RPT considère ce
problème comme un non évènement car Kpatcha est le demi frère de Faure
et malgré tout ce qu’on pouvait reprocher au feu Eyadema, celui-ci n’a
jamais enfermé son propre frère. Je trouve cela très méchant de la part
des commanditaires de ce plan d’arrêstation d’un élu du peuple . C’est
une affaire que moi je ne pourrai jamais comprendre si Kpatcha ne parle
pas. Même sí c’est vrai ce qu’on lui reproche ; est-ce là une bonne
manière de faire ? Il fallait l’interdire de toute activité politique
et l’assigner á résidence puis régler l’affaire au sein du parti RPT ou
en famille ou mieux laisser la justice dire le droit. Nous espérons
qu’un jour la lumière sera faite sur cette ridicule affaire.
Mme Bignan dans quel courant vous situez vous au RPT ?
Sarah Bignan :Je me situerais dans le courant des réformateurs parce que le RPT doit changer son système vieux de 40 ans.
Votre parti le RPT opte pour
un scrutin á un tour uninominal. Un scrutin á deux tours paraît plus
réaliste selon tous les analystes....
Sarah Bignan :Je ne vois pourquoi le RPT en fait un
problème avec le mode du scrutin á deux tours. Deux tours c’est normale
et digne d’un pays qui veut des élections transparentes .
Au Togo, même si vous poser la question á un enfant de
5 ans il vous dira deux tours. Avec deux tours pour un pays qui revient
de loin,il y’a un fair play. On n’a la possibilité de lire le paysage
politique. Avec deux tours on verra qui est qui, qui fait quoi et qui
peut faire quoi. Le RPT sait que c’est mieux de faire les deux tours et
leur raisonnement du refus ne tiens pas et est ridicule.Je suis
d’’accord pour une élection á deux tours.
Revenons au RPT votre
parti. Quarante années au pouvoir n’expliquent ils pas une lassitude
des togolais envers ce parti ?
Sarah Bignan : Vous avez raison, 40 ans représentent
une lassitude des Togolais envers le RPT mon parti. Vous savez, en
médecine on parle de « fermer les fenêtres ». Si vous prenez un
antibiotique chaque fois, á un moment donné il ne vous aidera plus et
le médecin vous dira de ne plus en prendre et de laisser le corps se
débarrasser des restes de ce produits. Quand vous recommencez sur
instruction de votre médecin de prendre le même antibiotique après un
repos, vous retrouvez la guérison.
Quarante ans de pouvoir c’est trop trop trop et surtout
sans reforme c’est encore pire. Il faut libérer les énergies. Je suis
née après la création du RPT mon fils est né avec le RPT, je vais
devenir bientôt grande mère avec le RPT. Vous ne pouvez pas comprendre
comment les gens sont malades de ces 40 ans surtout sans reformes. Le
RPT doit quitter le pouvoir puis revenir après. Il ne suffit pas d’être
au pouvoir pour aider son pays.Le RPT a fait ses preuves et les
togolais ne se retrouvent plus dans ce parti. Je ne suis pas la
première á le dire. Agbéyomé Kodjo et Dahuku Pére l’ont aussi dit et au
RPT,les militants sont aussi lucides et savent que nous avons raison
quand nous disons qu’il faut un changement de fonds pas de forme.
Si vous avez á conseiller Faure,Que lui diriez-vous ?
Sarah Bignan :Si un jour je devrais conseiller
Mr Faure, je lui demanderais de se retirer seul, de réfléchir
profondément et de prendre une décision qui vienne au plus profond de
lui, et cette décision ne doit pas être autre chose que de laisser le
pouvoir et de s’occuper de la famille Gnassingbé que le feu Eyadema lui
a confiée.
Je lui dirai aussi de laisser le pouvoir car
franchement tout le Togo avait vu en Faure un homme qui peut changer et
faire oublier aux Togolais les douleurs du passé. Mais á notre grande
surprise il s’est entouré de gens irresponsables, des copains devenus
ventrocrates et très impolis.Ils ont même érigés un mûr pour ne pas
permettre la base et le militant moyen d’avoir accès á Faure.Faure ne
doit plus plus donner l’image de ce président qui ne sait pas ce que
font ses collaborateurs.Un homme d’Etat anticipe il ne se fait
surprendre.
Votre mot de fin
Sarah Bignan : Mon mot de fin est de dire aux Togolais
courage et courage ; car après 40 ans de règne sans partage les
frustrations ont été nombreuses. Eyadema est mort laissant un parti en
difficulté. Le RPT aussi ne pourra survivre dans ce nouveau monde
d’internet,de facebook s’il ne fait pas des réformes internes. Nous
allons nous attelés pour faire du RPT un parti de l’avenir et ce pari
nous le gagnerons.
Pour la plupart des fonctionnaires, si rien n'est fait pour obliger
le pouvoir à revoir les salaires avant la présidentielle, ce serait
peine perdue après. Car, connaissant bien le régime RPT et ses méthodes
qui consistent à endormir les esprits à chaque veille d'une échéance
électorale, les fonctionnaires entendent passer d'ici quelques jours à
la vitesse supérieure pour faire plier Faure et ses copains. En
rappel, un docteur ( catégorie A1, indice 1600) dans la Fonction
Publique togolaise a un salaire d'environ 150.000 F CFA. Un ingénieur (
catégorie A1 indice 1400) est à 132 500, un diplômé nanti d'une
maîtrise ( catégorie A2, indice 1100) à 103 000, un licencié (
catégorie B, indice 850) à 80 000 et ainsi de suite. Des salaires de
misère en somme. Cette situation contraint certains fonctionnaires à
préférer le secteur privé, l'émigration vers des pays où les salaires
sont consistants.
Le leader du PRR/RPT contre la réclamation d'un scrutin à deux tours
Le
leader du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR, opposition),
Nicolas Lawson, s'est élevé contre le nouveau débat politique pour le
retour à un mode de scrutin à deux tours à l'élection présidentielle du
28 février 2010, lors d'une conférence de presse lundi. - [ 12/7/2009 ] l vient ainsi prendre à contre-pied l'opposition parlementaire, l'Union
des forces de changement (UFC) et le Comité d'action pour le renouveau
(CAR), qui exige le retour au mode de scrutin à deux tours.
Ces
deux partis, appuyés de certains partis de l'opposition, menacent de ne
pas prendre part au scrutin si le mode à un tour en cours est maintenu.
"C'est
trop tard. C'est depuis 2005 au moins que j'ai réclamé à tue-tête ces
deux tours, on ne m'avait pas écouté", a déclaré le président du PRR.
Il
a relevé que, pendant quatre ans et demi, les autres partis se
complaisaient dans des discussions de moindre importance et ne viennent
poser ce problème qu'à trois mois de l'élection prévue au 28 février.
"Je
pense que c'est scandaleux", a insisté M. Lawson, avertissant que ce
"serait tant pis" pour les Togolais s'ils se laissent aller à ces jeux.
Lawson
Nicolas s'est présenté à l'élection présidentielle de 2003 et à celle
anticipée de 2005, qui a porté Faure Gnassingbé au pouvoir, auxquelles
le mode de scrutin à un tour a été appliqué.
Le
Togo a décidé d'expulser le premier secrétaire de l'ambassade de France
à Lomé, chargé du suivi de la politique intérieure du pays, a annoncé
mardi le ministère français des Affaires étrangères, qui a demandé à
son tour le départ d'un diplomate togolais. "Nous confirmons la
décision du Togo de demander le départ du premier secrétaire de
l'ambassade de France, Eric Bosc", a déclaré le porte-parole du Quai
d'Orsay, Bernard Valero. "La France a pris une mesure réciproque et a
demandé le départ d'un diplomate de l'ambassade du Togo", a-t-il ajouté.
Le diplomate "n'a pas outrepassé sa mission" et a fait preuve d'un
"grand professionnalisme dans ses contacts avec tous les partis
légaux", a ajouté le porte-parole.
Bernard
Valero était interrogé sur des informations selon lesquelles les
autorités togolaises reprocheraient au diplomate des contacts trop
suivis avec l'un des candidats à la présidentielle togolaise, Kofi
Yamgnane.
Ce dernier dispose de la double-nationalité française
et togolaise et, après une carrière politique en France, il a annoncé
qu'il briguait la présidence de son pays d'origine.
M. Valero
s'est refusé à confirmer que le Togo avait réagi à des contacts avec M.
Yamgnane: "il faudrait demander aux autorités togolaises", a-t-il dit,
saluant "l'excellent travail" que M. Bosc affectuait au Togo comme
auparavant dans son précédent poste en Haïti.
M. Bosc "fait ses
valises. Le délai de son départ est dans les prochains jours", a-t-il
dit, précisant que le diplomate effectuait sa quatrième année
consécutive à Lomé.
Ca chauffe entre Paris et Lomé.Réponse
du tic au tac à l’expulsion d’Eric Bosc, le premier secrétaire de
l’ambassade de France au Togo, le Quai d’Orsay prend la même mesure de
rétorsion à l’égard de Lomé. Selon le porte-parole du ministère
français des affaires étrangères, Bernard Valero, « La France a pris
une mesure réciproque et a demandé le départ d'un diplomate de
l'ambassade du Togo ».
Selon Valero, le diplomate français n’a
pas « outrepassé sa mission » et a « fait preuve d’un très grand
professionnalisme dans ses contacts avec tous les partis. »
Lomé reproche à Eric Bosc ses accointances avec l’Etat-major de campagne du candidat Kofi Yamgnane, breton de culture comme lui.
C’est l’une des rares fois, où il y a
autant de tensions entre les deux capitales. Généralement, au temps
d’Eyadema, les crises sont résolues par un coup de téléphone. Mais le
changement d’hommes mais pas forcément de régime dans les deux
capitales, a modifié quelque peu la donne. La nouvelle crise intervient
à trois mois de la présidentielle, et les hommes du clan soupçonnent
l’Elysée de rouler pour Kofi Yamgnane, Togolais de naissance, français
d’adoption et ancien ministre de François Mitterrand.
Il est vrai que Nicolas Sarkozy et
Kofi Yamagne se sont rencontrés en 2005 quand le quarteron de
militaires portait Faure Gnassingbé au pouvoir, suite au décès de son
père. Kofi Yamgnane aurait négocié une rencontre de Sarkozy avec les
leaders de l’opposition togolaise. Le voyage fut annulé à la dernière
minute suite à l’opposition d’un leader pour qui il n’était pas
indispensable de « rencontrer un petit ministre de l’intérieur de
France ». Kofi Yamgnane avait à l’époque pris également des rendez-vous
avec les milieux politiques de l’Union européenne pour la délégation de
l’opposition. Ces rencontres auraient pu changer la donne en 2005.
Les relations entre Paris et Lomé sont
toujours assez complexes. Par exemple, un mandat international est
lancé contre le ministre-conseiller du Président Faure Gnassingbé,
Charles Debbasch, pour faux et escroquerie dans l’affaire Vasarely. En
dépit de ce mandat lancé par le parquet de Paris, Charles Debbasch fait
régulièrement le voyage de la France, et est souvent vu dans le salon
VIP de Charles De Gaulle.
Déménagement du préfet du Golfe qui se croyait indéboulonnable
LES INTELLECTUELS AFRICAINS SONT-ILS DES CAISSES DE RAISONNANCES ?
En 2005, lorsque Faure GNASSINGBE, en quête de
légitimité, a été installé sur le trône laissé par son père, afin de
maintenir la dynastie EYADEMA au pouvoir depuis 38 ans, le premier à
lui venir en aide, n'était autre qu'un intellectuel, et pas le moindre,
le Pr Edem KODJO , énarque et ancien Secrétaire général de l'O.U.A.
Après avoir servi le père, celui-ci acceptera à nouveau de servir le
fils, en devenant Premier Ministre d'un gouvernement issu d'une
mascarade électorale. Persuadé de ne jamais diriger le Togo un jour, le
Pr Edem KODJO privilégia l'oseille à l'éthique. Faure GNASSINGBE , une
fois légitimé, l'enverra quelques mois plus tard à la retraite, en
guise de récompense. Après s'être bien sucré à la Primature, le Pr Edem
KODJO a décidé de consacrer son temps à la rédaction de ses mémoires,
qui vont certainement inspirer d'autres opportunistes.
Le
5 mai 2009, le Professeur Théophile OBENGA , le pape de l'Afrocentrisme
en milieu "Francophone" , a dressé un portrait idyllique de Denis
SASSOU NGUESSO dans un article publié par l'hebdomadaire La Semaine
Africaine . L'article a été révélé sur le site Congopage. A ce jour, le
Pr Théophile OBENGA n'a pas jugé utile d'affirmer ou de démentir être
son auteur, car certains de ses disciples refusent toujours de croire
en cette volte face. Le Pr Théophile OBENGA , qui aux yeux d'une frange
de la jeunesse Africaine du continent et de la Diaspora, incarnait une
Afrique débarrassée de complexe et de division, a perdu tout son
prestige en flattant l'égo d'un kleptocrate vomi par l'écrasante
majorité de ses concitoyens. Quel motif aurait poussé ce dernier à
retourner casaque, lui qui pourtant s'était insurgé avec virulence à
l'érection du Mémorial Pierre Savorgnan De Brazza dans la capitale
Congolaise ?
On ne peut s'insurger
contre l'asservissement et la prédation, et en même temps soutenir des
personnages comme Denis SASSOU NGUESSO . Nous sommes assez nombreux à
reconnaitre que, si le Congo Brazzaville est au bord du gouffre, c'est
en partie à cause de SASSOU NGUESSO , dont les 25 ans au pouvoir pèsent
lourdement sur la vie de chaque citoyen Congolais. Lorsqu'on est adulé
par la jeunesse de tout un continent, il vaut mieux préserver son
prestige en restant fidèle à ses convictions, au risque de le perdre
pour toujours.
Le Pr Théophile OBENGA a
été à plusieurs reprises ministres dans des gouvernements corrompus,
qui ont d'ailleurs entraîné la mort de nombreux Congolais. Même si ce
dernier n'a jamais été directement impliqué dans ces crimes, "qui
participe, vole" dit l'adage. A force de vouloir manger à tous les
râteliers, on devient complice du chaos provoqué par le régime que l'on
sert.
L'Eté 2008, on a vu le Pr
Théophile OBENGA esquisser quelques pas de danse à Edou (village natal
de SASSOU NGUESSO). Les images de cette bamboula ont fait le tour des
sites internet, mais ses mêmes disciples avaient minimisé ce geste, le
mettant sur le compte des rites traditionnels.
Malheureusement,
peu de temps après les pas de danse, s'en est suivi l'article élogieux
en question, où le Professeur a assimilé le pyromane du Congo
Brazzaville à un twéré (un modèle en langue mbochi). L'absence d'une
sévère critique à son égard, a été interprétée par le Professeur
Théophile OBENGA comme une prime à la récidive. Moins d'un mois après,
le voilà trimballant sa silhouette d'exilé épuisé à la tribune
présidentielle, le 6 mai 2009, pour soutenir la candidature du despote
en fin de parcours. Désormais, il ne fait aucun doute dans l'esprit de
tout observateur de la politique Congolaise, qu'après la mascarade
électorale de juillet 2009, le Professeur Théophile OBENGA sera
gratifié d'un strapontin pour son soutien au tyran. Probablement, le
Ministère des boukouteurs (voraces).
Comment
un érudit de la trempe d' OBENGA , peut se complaire dans le rôle de
ramasseur de miettes, après avoir occupé autant de fonctions dans des
établissements internationaux ?
Que
Parfait KOLELAS , Hellot MAMPOUYA (novices en politique), YHOMBI OPANGO
(girouètte de toujours), BOKAMBA YANGOUMA , Victor TAMBA-TAMBA ,
Christophe MOUKOUEKE (éternels loosers), Claudine MOUNARI , Grégoire
LEFOUOBA (moutons de panurge), Bernard NTCHIBAMBELELA et consort ,
capitulent, en composant un poème nuptial (épithalame) en l'honneur du
tyran, ne surprendrait personne, compte tenu de leur appétit du
pouvoir.
Mais dans le cas d'OBENGA, on perd le Nord (même doté d'une boussole léguée par un pharaon).
Si
le Pr Théophile OBENGA souhaite réellement que la Jeunesse Africaine, à
qui il a lancé un vibrant appel, l'entende, qu'il commence d'abord par
lui indiquer clairement, dans quel camp il se positionne. Celui des
pilleurs de l'Afrique ou des progressistes ?
Pondre
des volumes d'écritures sur la Renaissance Africaine, et terminer sa
carrière en faisant l'éloge d'un piètre chef d'Etat, celui qui en 25
ans à la tête du Congo Brazzaville, n'a eu pour seul programme
économique, que de l'assigner définitivement dans le club des Pays
Pauvres Très Endettés (PPTE). Chapeau, monsieur le Professeur !
Après
la compromission du Pr Théophile OBENGA , le mercredi 10 mai 2009,
c'est au Professeur Elikia MBOKOLO , historien de formation et
directeur d'études à l'E.H.E.S.S, de déclamer sur les ondes de France
Culture, une élégie au Mollah Omar BONGO , qui selon lui n'était pas le
mauvais dirigeant décrié par les médias. Et notre professeur-perroquet
de poursuivre son plaidoyer en faveur du défunt roitelet, en déclarant
solennellement, que ce dernier avait su stabiliser son pays, du fait
d'avoir convié au gouvernement, tous les pourriticiens Gabonais. Pour
le Pr MBOKOLO , il valait mieux avoir une pléthore de ministres
inutiles au gouvernement, plutôt que d'avoir une guerre civile dans le
pays. Malgré son bagage intellectuel, le Pr MBOKOLO ne sait toujours
pas distinguer corruption et générosité.
Selon
le Professeur MBOKOLO , concernant la guerre du Biafra (1967-1970), le
bonhomme disparu, ne s'y était pas engagé de son propre gré ; qu'il se
serait fait manipuler par le Général De GAULLE , raison pour laquelle
le Mollah Omar BONGO fut le seul dirigeant Africain à bouder ses
obsèques ; que la part des revenus pétroliers perçut par le Mollah
pendant les 42 ans qu'il a dirigé l'Emirat Gabonais, n'était pas
fantastique. La part du lion serait revenue aux compagnies pétrolières.
Certes, mais malgré la "petite" part accordée au Gabon, le roitelet
aurait pu bâtir l'équivalent de plusieurs "clinique Quiron" (dans
laquelle il s'est éteint en Espagne) au Gabon, par exemple.
Le
Pr MBOKOLO , très à l'aise dans son rôle de perroquet, a également
ajouté, que le Mollah Omar BONGO était loin d'être une marionnette
Française, pour s'être affranchi tôt de la tutelle de ses parrains
politiques ; que par ses actes de médiateur impartial, il méritait le
titre de sage de l'Afrique, d'où la publication de son dernier ouvrage
: "Médiations diplomatiques" (1) consacré exclusivement aux " exploits"
du regretté "bienfaiteur" .
Mais
enfin ! Le Professeur Elikia MBOKOLO n'a-t-il pas lu dans la presse
Française que le Mollah Omar BONGO , fut un agent secret de la France,
avant d'être mis au pouvoir par cette même France ?
Aurait-t-il
oublié, que les sommes d'argent dilapidées par le Mollah Omar BONGO à
financer les campagnes présidentielles de ses "amis" Français, auraient
mieux servi à améliorer les conditions de vie de son peuple ? Lui qui
est un habitué de Libreville, n'a-t-il jamais fait un tour à Venez
voir, un taudis similaire à ceux de Calcutta ?
Interrogé par un journaliste au cours de l'émission : "Et la morale dans tout ça ?".
Voici la réponse du Pr Mbokolo : "Il ne faut pas mêler morale et recherche" .
Entendez
par là, qu'un intellectuel ne devrait pas se préoccuper de la mauvaise
gouvernance, au nom de la recherche. On croirait entendre un collégien
devant une telle ineptie.
Pendant les
60 minutes d'antenne, le Professeur MBOKOLO n'a pas été capable de
relever un seul méfait du Mollah Omar BONGO . On dirait qu'il était en
train de dresser le portrait d'un dévot.
C'est
comme si, le défunt dirigeant n'avait pas affrété des cargaisons
d'armes destinées à son beau-père SASSOU NGUESSO, qui ont tué des
milliers de Congolais en 1997 ;
que les aéroports du Gabon n'auraient pas servi de bases arrière au clan d'Edou, au lieu d'empêcher cette guerre ;
que
l'opposant Gabonais Joseph RENJAMBE serait mort naturellement et que le
Gabon, qui occupe actuellement la 119e place sur 177 au classement des
Nations Unies, serait plutôt un eldorado comparable au Koweït ou
Lichtenstein ;
que les agents de la
police judiciaire Française qui ont minutieusement recensé une myriade
de comptes et biens mal acquis appartenant au seul Mollah Gabonais,
auraient agi sous l'emprise de la cocaïne ;
que
les plaintes des O.N.G, tels que Transparency International et Sherpa
auraient été uniquement motivées par la jalousie des sans abris,
enviant le patrimoine d'un Président méritant ;
que
le régime afrikaner avec lequel le Mollah Omar BONGO fleurtait pendant
l'apartheid, était généreux à l'égard des Noirs, pourtant opprimés et
parqués dans les townships ;
que le nombre croissant de jeunes chômeurs Gabonais ne serait dû qu'à leur paresse chronique.
Il
y a de quoi se demander, si faire des hautes études pour certains
Africains n'équivaut pas à se faire amputer la moitié du cerveau à
l'école.
Au lendemain de l'émission sur
France culture, le Pr Elikia MBOKOLO devait s'envoler pour Libreville,
officiellement pour donner une série de conférences, soit la veille du
rapatriement de la dépouille du défunt roitelet. Drôle de coïncidence !
Avant la fin de l'émission, le
Professeur MBOKOLO a avoué, qu'il avait été reçu par le Mollah Omar
BONGO dans son Palais du Bord de mer (probablement, plus d'une fois).
En pareille circonstance, on sait qu'une présence remarquée aux
obsèques du roitelet, augmente la côte auprès de ses rejetons et
pérennise les privilèges.
En effet,
l'université instruit, mais ne procure pas la vertu qui fait défaut à
tant d'intellectuels Africains. Lui qui était pourtant critique au
régime de Sa Majesté MOBUTU , a été bizarrement clément à l'égard du
Mollah Omar BONGO , alors que ces deux individus ont été des agents
secrets des puissances étrangères. Le premier en servant la CIA et le
second, le SDECE.
Ce qui est étonnant,
c'est que le Pr MBOKOLO , dont le prénom Elikia signifie « espoir » en
langue lingala, ne suscite aucun espoir pour notre génération. Le
mieux, c'est de ne plus prêter l'oreille aux discours de ces intellos
de pacotille. Autrement, comment concilier leurs écrits mielleux et
leurs pratiques si compromettantes ?
D'après
une information annoncée sur RTL, rien que la note des gerbes (toutes
importées de France s'il vous plait !, puisqu'il n'y a pas de fleurs
assez belles au Gabon ) qui vont fleurir le mausolée du Mollah Omar
BONGO , s'élèverait à 158 000 euros, celle-ci sera réglée par le
contribuable Gabonais, bien sûr ! Décidément, les élites Africaines ne
savent pas trop, quoi faire de l'argent public.
Chagriné
par la disparition de son gendre, SASSOU NGUESSO a décrété un deuil
national de 7 jours au Congo Brazzaville, et la journée du 18 mai
(celle des obsèques) sera chômée et payée. Si après le décès de chaque
membre de la famille présidentielle, on doit décréter autant de
journées chômées et payées, vu l'enchainement des décès, les Congolais
de la rive-gauche se croiraient définitivement en vacances. Mais SASSOU
NGUESSO est au moins excusable, puisqu'il n'est pas intellectuel.
Pour
ne pas déroger à la règle, moi aussi je voudrais rendre un hommage aux
roitelets Africains vivants et disparus, à défaut d'être un jour invité
à déclamer une prose à leurs obsèques :
ALLELUIA ! (2)
Merci bon Dieu
Qu'ils s'en aillent petit à petit
Même si les trônes sont échus
Aux princes héritiers
Qui snobent le scrutin
J'ai songé d'être cuistot au palais
Afin d'éviter des présidents à vie
A mon peuple réduit à la dèche
Le café à l'anthrax se prépare
Plus vite qu'un coup d'Etat
Au royaume de la misère
La mort du roitelet est une délivrance
Pour l'indigent qui ignore la jouissance
En voici un et deux et trois
Délaissant la Cadillac
Pour un corbillard flambant neuf
Pendant que les croque-morts
Déchargent le colis dans le caveau
Les opprimés souhaitent
Bon appétit aux termites
Avant qu'ils ne s'emparent du cadavre
Quel que soit l'emballage,
Les bestioles acceptent le cadeau
Que c'est étrange
Pour les grands de se faire bouffer par les petits
Sans doute trop vaniteux pour saisir
Que sous terre les rôles sont inversés
Flambeurs,
Que rapporte l'égoïsme
Si ce n'est l'obésité
Sous le regard impuissant des oubliés
Sans méditer sur la faim
Alors que tout a une fin
Les nantis pleurent
Les affamés se réjouissent
Les bestioles se régalent
Les princes n'y comprennent rien
Serait-il évident pour le nanti de dissocier :
Eloquence et arrogance ?
La terminaison en serait peut être la raison
Pendant l'inhumation du roitelet
Le bas peuple entame la danse du ventre
Pour signifier au successeur
Que ventre vide n'a point de pitié pour l'obèse
A chaque fois que le corbillard s'approche du cimetière
Les affamés reprennent en chœur :
"Bon débarras !"
Dommage pour le roi
Malgré l'effigie remarquable frappée sur sa monnaie
La mort reste incorruptible
Ouf ! Eliott NESS (3) les a précédés
Sinon les mafieux s'échapperaient de leur caveau.
Alléluia !
France-Togo : Lomé expulse le diplomate français Eric Bosc
Eric
Bosc, le deuxième conseiller de l’Ambassade de France au Togo est sommé
de partir dans les jours à venir. La décision lui a été notifiée, le 4
décembre dernier, par une lettre écrite à l’ambassadeur de France et
signée du ministre des affaires étrangères Kofi Esaw. Il est reproché à
Eric Bosc d’entretenir des relations particulières avec Kofi Yamgnane,
le président de Sursaut-Togo, candidat à l’élection présidentielle.
En
effet, Breton de naissance et culture, Eric Bosc était plus ou moins
familier avec Kofi Yamgnane, ancien maire de Saint-Coulitz et donc
breton d’adoption. Dans le microcosme de l’opposition, on est quand
même un peu surpris par la réaction du pouvoir. Car ce diplomate de
petit gabarit, dont la tête n’arrive plus à supporter les cheveux, est
plutôt réputé pour sa sympathie et sa bonhomie. Ayant de l’entregent et
le contact facile, c’est le diplomate français qui entretient le plus
de relations avec les organismes et associations togolaises, notamment
celles à caractère socio-culturel, les approchant pour éclairer leur
lanterne sur les lignes budgétaires de l’ambassade de France et le
Service de coopération et d’action culturelle (SCAC).
L’arrêté
d’expulsion témoigne de la peur que suscite Kofi Yamgnane chez les
hommes du clan. Tous pensent à tort ou raison que l’ancien ministre de
Mitterrand, a le soutien tacite de Paris, dans la course à la
présidentielle. Actuellement en tournée de sensibilisation dans la
Région des Plateaux, Kofi Yamgnane est au Togo depuis deux semaines
après un séjour au cours duquel il a eu de « sérieux entretiens avec
les milieux politiques français et européens ».
Réunion sécrète des cadres Bassaris chez Abass Bonfoh
Les cadres Bassaris se sont retrouvés autour d’Abass Bonfoh pour une
réunion sécrète le 2 décembre un peu tard dans la soirée.Dans sa villa
sise á la cité de l'OUA,le fils de Kabou qui préside l'Assemblée
Nationale et qui á la vilaine éducation d'utiliser les armoiries de la
République togolaise pour écrire des lettres privées dit avoir réunis
les fils du Grand Bassar afin d' arrêter un plan commun pour mettre
sous éteignoir le candidat Kofi Yamgnane, natif lui aussi de Bassar
alors son frère.
Le deuxième volet de la soirée a porté sur les
tactiques pour ramener Faure dans les prochains jours á Bassar sur le
projet d’une construction de la route Bassar-Kabou, projet aussi vieux
que les mandats Gnassingbé père et fils réunis.Pour un projet d’une
route longue de 26 kilomètres seulement il faut absolument faire
traîner un président qui ne manque pas d’inaugurer une école,un
dispensaire ou distribuer des houes,des moulins, des machettes et des
bidons d'huile au nom d'un développement du Togo á la base. Ce que
le plus chanceux des Bassars aurait oublié est que Faure son Dieu,dit a
qui veut l’entendre qu’il n’était pas le président quand 400 togolais
selon le rapport des Nations-Unies avaient leurs têtes coupées.Si tout
le monde semble dire que les Gnassingbé l'ont utilisé comme marche-pied
pour reprendre le pouvoir,Abass Bonfoh préfère lui regarder ailleurs.
TOGO: Election à deux tours : Vers un dénouement : Lamine Sow, un émissaire de Blaise Compaoré
DICTATEUR FACILITATEUR
dépêché expressément à Lomé
M. Lamine Sow, un des plus proches collaborateurs du Facilitateur
Blaise Compaoré était à Lomé le week-end dernier pour s’entretenir avec
les autorités togolaises.
Quoi qu’officiellement rien n’ait filtré de leurs
entretiens tout porte à croire qu’ils aient porté sur le dernier
rebondissement de l’actualité politique togolaise marquée par la
revendication par l’opposition du rétablissement du mode de scrutin à
deux tours conformément à la Constitution du 12 septembre 1992.
D’après les témoignages recueillis, le parti au pouvoir
serait favorable à un débat sur les réformes constitutionnelles dont le
mode de scrutin.
A en croire des sources proches du RPT, rien n’empêche
l’opposition de saisir officiellement le gouvernement, l’Assemblée
nationale ou même le parti au pouvoir à propos des réformes qu’elle
souhaiterait voir réaliser. Les mêmes sources indiquent qu’au RPT on
est prêt à discuter dans un esprit d’ouverture et de consensus, mais
pas à céder au chantage.
Il importe de souligner que quand on fait allusion à
l’esprit d’ouverture et de consensus, c’est par rapport à la nécessité
où se trouvera l’opposition de s’attribuer les 50 voix incontournables
du RPT pour obtenir une révision constitutionnelle.
Dans la foulée, le président Faure Gnassingbé et certains
membres du gouvernement dont le Ministre d’Etat chargé de
l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des
Collectivités Locales se sont rendus au Pays des Hommes Intègres pour
prendre part aux travaux du colloque africain pour le travail décent.
Le voyage selon nos sources a été effectué ensemble avec l’émissaire de
Blaise qui était arrivé à Lomé. Mais rien n’exclut que le Président
Faure puisse mettre à profit son séjour pour conférer avec son
homologue burkinabè au sujet du dernier rebondissement de la crise
politique togolaise. Acheminerions-nous vers un heureux dénouement du
bras de fer engagé entre l’opposition et la majorité à propos du
scrutin à deux tours ?
"Si vous écourtez mon mandat, vous êtes tous morts ".
Rock Balakiyem
Gnassingbé
Très mauvaise nouvelle à la FTF
Sports
Membre du bureau exécutif de la FTF, elle était parmi le groupe qui a
lancé la fronde qui a conduit à la tenue dimanche dernier du congrès
extraordinaire qui a vu la sanction des électeurs contre le bureau dont
les dissensions sont criardes.
Selon des sources proches de la défunte, elle a été prise d’un subit
malaise avant le jour du congrès mais a tenu à y être. Hier (lundi) le
mal a ressurgi. Conduite dans une clinique à Lomé, elle a succombé ce
mardi vers la mi journée. « Les analyses n’ont rien révélé » avant sa
mort, renseigne une source.
L’une des deux femmes élues du bureau exécutif de la FTF, Claudia Teou
qui a pris fait et cause pour le camp du premier-vice président de la
FTF, Gabriel Ameyi, était en formation à l’Ecole nationale
d’administration (ENA) d’où elle devrait sortir inspecteur de douanes.
Elle était fonctionnaire à la douane togolaise.
Paix à son âme !
L’Association des journalistes sportifs du Togo présente ses condoléances à la famille éplorée et au monde du football togolais.
Mme Claudia Teou, membre de la Fédération Togolaise de Football ( FTF)
est morte ce lundi des suites d'un empoisonnement. A en croire des
sources médicales, cette dame qui a eu à participer au congrès
extraordinaire du dimanche dernier a été empoisonnée. Par qui? Personne
ne le saura peut-être jamais. Comme nous l'avons souligné, la
Fédération est un panier à crabes où se déroule des choses horribles. A
qui le tour?
Décès subit et mystérieux à la FTF : Madame TEOU
Claudia morte, probablement empoisonnée, après le congrès de la
FTF
A travers un communiqué rendu public le 02 décembre
2009 signé de Améyi Komla Kuma Mawulawoè, Degbovi Koffi, Adjété
Tino Edoé Messan, Amavi Patatu Ayayi, tous membres du Bureau
Exécutif de la FTF, nous venons d’apprendre avec grande
tristesse la mort mystérieuse et subite de Madame TEOU Claudia
Batonsaté également membre du Bureau Exécutif de la FTF.
Le communiqué fait état de ce qu’elle a succombé le 1er décembre
2009 des suites des douleurs abdominales aiguës, deux jours
seulement après le congrès extraordinaire de la FTF qui renvoie
le groupe au Lieutenant-colonel Rock Gnassingbé à une nouvelle
élection en mars 2010.
D’après certaines sources, Madame TEOU est morte
d’empoisonnement. Sur ce plan, des sources bien informées font
état de ce que, proche d’Améyi, dame TEOU faisait l’objet de
pressions continuelles visant à l’amener à rallier le camp Rock
Gnassingbé, pressions auxquelles elle a su résister. C’est à la
suite de ce refus que des menaces se mirent à peser sur elle.
Même le dimanche dernier à l’Hôtel Sarakawa, elle ne cessait pas
de confier à des amis qu’elle ne se sentait pas en sécurité au
regard des pressions qu’elle subissait depuis juillet 2009 date
à laquelle la majorité à la FTF avait signé une pétition
demandant le départ du Bureau Exécutif de Rock Gnassingbé et
l’organisation d’un autre congrès électif.
Dans tous les cas, beaucoup de sources confirment
qu’elle a reçu des pressions et des menaces pour rallier le camp
Rock, en vain.
Qui a donc tué Madame TEOU et comment a-t-on procédé
pour l’atteindre aussi facilement ?
Nous y reviendrons.
TOGO: Scrutin uninominal majoritaire à deux tours - La revendication de
l’opposition jugée légitime par la communauté internationale
Faure Gnassingbé dos au mur
A moins de trois mois de la date fixée par la Cour Constitutionnelle
pour l’organisation de l’élection présidentielle de 2010, de sérieux
doutes planent sur la tenue effective de ce scrutin. Et pour cause,
l’opposition togolaise dans son ensemble exige le rétablissement du
scrutin uninominal majoritaire à deux tours conformément à la
constitution votée par l’ensemble des Togolais en 1992.
L’UFC, le principal parti de l’opposition et le CAR la deuxième
force étaient les premiers à poser cette revendication. Ils seront
ensuite suivis par l’ensemble des forces démocratiques présentes au
Togo. Mais face à la résistance du pouvoir RPT, une grande marche a été
organisée samedi à Lomé. Plusieurs personnalités au rang desquels,
Maître Dodji Apévon, Président National du Comité d’Action pour le
Renouveau (CAR), Aimé Tchabouré Gogué, Président de l’Alliance des
Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), Kofi Yamgnane,
Président de Sursaut Togo, Maître Abi Tchéssa, Président du Pacte
Socialiste pour le Renouveau (PSR), Claude Améganvi, Secrétaire Général
du Parti des Travailleurs, Fulbert Attisso, Président du Mouvement
Citoyen pour l’Alternance (MCA), ont pris part à cette manifestation.
Et leur décision était claire : « Pas de scrutin à deux tours, pas
d’élection en 2010 ». C’est sans doute la phrase qui fait douter de la
tenue de ce scrutin. Seuls ceux qui tiennent ce langage savent par
quels moyens ils empêcheront la tenue de cette élection mais ce qui est
évident, c’est que leur revendication est jugée légitime par l’ensemble
de la communauté internationale.
En tout cas, l’Accord Politique Global signé par l’ensemble des
acteurs de la crise togolaise le 20 août 2006 recommande elle aussi la
mise en place de ces réformes.
De l’avis de tous, le scrutin à un tour a beaucoup de limites et
dans les démocraties bancales comme celle du Togo, le scrutin
uninominal majoritaire à deux tours convient mieux. Il permet d’éviter
les conflits et donne l’opportunité à l’électeur d’effectuer un choix
judicieux et évite à un pays d’être dirigé par un président impopulaire.
Déjà, des informations de plus en plus persistantes font
état de ce que certains partenaires du Togo ne seraient pas prêts à
l’appuyer dans l’organisation de cette élection si les formations
politiques présentes à l’Assemblée nationale n’y participent pas. Car
une élection présidentielle au Togo sans l’UFC et le CAR, n’aura aucun
enjeu.
C’est d’ailleurs cette exigence de la communauté
internationale qui explique la présence d’un émissaire du facilitateur
actuellement à Lomé pour amener le parti au pouvoir à accepter le débat
sur cette question. Ce qui serait en train d’être fait. Faure
Gnassingbé est donc tenu à l’obligation car sa crédibilité vis-à-vis de
la communauté internationale en dépend.
De toutes les façons, Faure Gnassingbé n’aura aucun
intérêt à s’aventurer sur la voie de l’isolationnisme politique. Son
défunt père avait fait l’amère expérience avant de faire marche arrière
en allant prendre 22 engagements à Bruxelles pour s’engager sur la voie
de la démocratie. Du moment où le président de la République lui-même
déclare que même si le scrutin est à cinq tours, c’est son parti qui
l’emportera, il serait opportun pour lui de libérer le champ politique
en acceptant la revendication des partis de l’opposition. Cela
permettra à chaque candidat de connaître sa côte de popularité.
De quoi Pascal Bodjona a-t-il peur
A suivre de près les déclarations du ministre de l’Administration
Territoriale et des Collectivités Locales, Pascal Bodjona lors de
l’émission grand public animée à Lomé le 23 novembre 2009 par RFI, on a
l’impression qu’il a peur du scrutin à deux tours.
Le
ministre s’est dit surpris des récentes déclarations du CAR et de l’UFC
concernant un éventuel boycott du scrutin en cas de maintien d’une
élection à un seul tour.
«C’est avec l’opposition parlementaire que nous avons défini les
conditions d’organisation de l’élection », a-t-il déclaré avant
d’ajouter : « Le mode de scrutin à un tour n’est pas une invention du
pouvoir ou du RPT. C’est le président Sylvanus Olympio lui-même en 1961
qui a consacré au Togo le mode de scrutin à un tour». Mais
paradoxalement, Faure Gnassingbé qui était en tournée au nord du pays
au cours de la même période déclarait que même si l’élection était à
cinq tours, c’est son parti qui l’emportera. Si Faure Gnassingbé, lui,
est confiant, pourquoi alors Pascal Bodjona lui avance des arguments
tirés par les cheveux pour justifier le coup de force du RPT. Pour
l’opposition, Faure Gnassingbé n’a pas besoin d’aller jusqu’à cinq
tours, il n’a qu’à s’arrêter seulement à deux et on verra de quoi son
parti le RPT est capable.
En tout cas, Faure seul sait sur quoi
il compte pour 2010 sinon même Gnassingbé Eyadéma dans sa tombe sait
que les Togolais n’ont jamais voté pour le RPT et ce n’est pas les
50.000 FCFA de NAFA qui leur feront changer d’avis.
Exclusif : le frère du Président du Togo serait recherché par la D.E.A américaine
Depuis plusieurs mois, Kpatcha Gnassingbé,
demi-frère du Président du Togo est emprisonné à Lomé dans un lieu tenu
secret suite à une tentative de coup d’état présumée dirigée contre
Faure Gnassingbé. L’affaire a défrayé la chronique, la tentative de «
fratricide » ayant impliqué plusieurs hauts cadres de l’armée acquis à
Kpatcha Gnassingbé, ancien ministre de la Défense remercié lors d’un
remaniement début Décembre 2007. Depuis son départ du gouvernement,
Kpatcha Gnassingbé rongeait son frein, se contentant d’un mandat de
député retrouvé en février 2008, et de la présidence officielle ou
officieuse de plusieurs sociétés.
La tentative de renversement de son frère n’était
qu’une demi-surprise, tant le colosse avait affiché clairement ses
intentions de s’emparer du pouvoir, estimant Faure « illégitime » dès
la mort du Général Eyadéma . La question du sort de Kpatcha Gnassingbé
prend néanmoins une tournure inattendue à moins de trois mois des
élections présidentielles, puisque selon des sources bien informées
proches du département d’Etat américain, la DEA (Drug Enforcement
Administration, administration américaine en charge de la lutte contre
le narcotrafic) , s’apprêterait à lancer un mandat d’arrêt
international à l’encontre de Kpatcha Gnassingbé, réactivant un dossier
le liant à un trafic international de cocaïne, où des mouvements de
fonds importants en sa faveur auraient été effectués vers deux comptes
bancaires, l’un en Belgique, et l’autre au Luxembourg . Les transferts,
qui constituent le paiement de « commissions » rétribuant la protection
accordée par l’ancien ministre de la défense à des mafias
internationales opérant entre l’Amérique Latine et l’Afrique, se
monteraient à une dizaine de millions de dollars. Il semblerait que le
goût immodéré pour l’argent de Kpatcha Gnassingbé ait contribué à
enfoncer un peu plus le « frère ennemi » du Président Togolais, ce qui
ne serait pas pour déplaire à ce dernier, partagé entre les pressions
familiales pour relâcher Kpatcha et le ressentiment –légitime- à son
égard. De surcroit, le « timing » de la DEA est tout sauf anodin, car
le Togo est l’un des rares pays de la région à s’être engagé résolument
dans la lutte contre le narcotrafic, en contrepartie d’une augmentation
sensible de l’aide américaine au développement. Ainsi, les progrès
enregistrés par ce petit pays lors des deux dernières années sont
considérables, les saisies de cocaïne totalisant plus de 450 tonnes
pour la période 2007/2008, et ce malgré la modestie des moyens des
forces de l’ordre. A l’aube d’élections présidentielles qui feront
figure de véritable test pour le pouvoir en place, il semblerait que le
lancement de ce mandat d’arrêt international à l’encontre de Kpatcha
Gnassingbé éloigne un peu plus les perspectives de voir un procès
rapide se tenir, les juges Togolais devant d’abord répondre aux
demandes de leurs homologues américains et examiner les pièces du
dossier afin de déterminer sa recevabilité. Cette situation ne sera
sans doute pas pour déplaire à l’actuel Président, mais également aux
pays limitrophes (Burkina Faso, Ghana et Bénin) , l’éloignement de
Kpatcha Gnassingbé du pouvoir constituant une garantie supplémentaire
pour lutter efficacement contre la reconstitution des routes du
narcotrafic qui transitent par le Sahel, et qui contribuent à renforcer
les groupes terroristes qui se terrent dans l’arc sahélien. Ce n’est
pas la première fois que le nom de Kpatcha Gnassingbé est lié au
narcotrafic. En 2004, alors que le Général Eyadéma était encore en vie,
et alors qu’il dirigeait le port de Lomé, ce dernier avait essuyé une
volée de bois vert suite à l’arraisonnement par la Marine Française
d’un navire immatriculé au Togo en provenance du Venezuela avec à son
bord plus de deux tonnes de stupéfiants (Libération du 20/05/2005). La
messe semble dite pour l’ancien ministre de la défense togolais, qui
devrait rester en prison pour de longues années encore…
L’ARGENT DU PRESIDENT
Au 6è siècle avant Jésus-Christ, il fut un roi de Lydie nommé Crésus.
Selon le légende, ce fut un roi extrêmement riche, dont la richesse a
fait sa renommée sur tout le Vieux Continent. Crésus était très riche,
si riche que son nom a été récupéré dans le langage ordinaire pour
désigner par antonomase un homme immensément riche. Si Crésus a régné
entre 560 et 546, de tout temps après lui, il y a eu des incarnations
et des ressemblances. La rue ayant récupéré l’image, il n’a guère
manqué d’occasions de dire que tel ou tel homme est un Crésus. Au Togo
aujourd’hui, c’est un secret de Polichinelle que de dire que Faure
Gnassingbé est un Crésus. Plus qu’un secret de ce personnage comique
des théâtres de marionnettes, il s’agit d’une lapalissade.
Tout le monde sait ainsi que le président togolais a
beaucoup d’argent qui dormirait quelque part dans ses coffres ou dans
un paradis fiscal. En tournée la semaine dernière dans les préfectures
de Dankpen et de Bassar, il en a encore donné la preuve en promettant
de faire bitumer les routes crevassées et arthrogènes entre
Guérin-Kouka et Bassar pour un montant de vingt un milliards. On se
croirait dans un conte fantastique, au pays des merveilles, à Eldorado.
Evidemment, les bénéficiaires ne s’imposent pas le bon sens de se
demander d’où vient tout cet argent, l’argent du président. Avouons que
l’euphorie de l’annonce et de la promesse les éblouit au point de leur
faire perdre la mesure des réalités. Mais en fait, on doit poser la
question : d’où vient donc l’argent du président ? La question est
grande mais les réponses ne viendront pas sûrement aisément. Aura-t-on
de réponse qui vaille si ce n’est des suppositions et bruits de
couloirs ? Pour être aussi riche, le président aurait dû être un homme
d’affaires, un héritier de rentier ou de propriétaire terrien. Au
moins. Il n’en est rien. Son père fut soldat et chef d’Etat. Voilà des
fonctions qui ne génèrent pas a priori des fortunes.
Qu’importe, Faure Gnassingbé est riche, et personne ne
semble s’inquiéter de l’origine d’une si grande fortune. Dans un Etat
de droit, l’argent d’un président suit une traçabilite qui en facilite
le contrôle. Au Togo, il n’en est point ainsi. Faure Gnassingbé vit
dans une opulence troublante qui fait perdre le nord à la masse de
souffreteux et de miséreux. C’est la mauvaise distribution du revenu
national. Certains ont tout, les autres, rien. Paie-t-il au moins les
impôts ? On s’en consolerait !
Scrutin á deux tours au Togo: de quoi a peur Faure ?
Pourquoi donc le président Faure du Togo et ses partisans rechignent-ils à adopter
le mode du scrutin à deux tours aux prochaines élections présidentielles ?
Cette formule standard a pourtant le mérite de préserver le pays qui l’expérimente,
de lendemains amers. On l’a vu en Guinée Bissau, en Mauritanie et ailleurs sur le
continent. Loin de faire uniquement plaisir à l’opposition, le scrutin à deux tours
offrira au citoyen togolais une diversité de choix, le responsabilisera davantage
et l’incitera à jouir pleinement de ses droits.
A l’approche de l’élection présidentielle de février 2010, l’opposition togolaise
réclame à cor et à cri l’adoption du mode de scrutin à deux tours. Il est vrai que
cela permettra aux différents candidats de jauger leurs forces. Mais pourquoi avoir
attendu tout ce temps pour jeter ses partisans dans les rues de Lomé ?
Certes, des impératifs liés au déroulement du processus, notamment la mise en place de
la commission électorale, ont pu faire ombrage à certaines activités. Mais dans sa
stratégie de lutte, l’opposition semble bien manquer de vigilance. Il lui faut pourtant
bien manœuvrer afin de parvenir à surmonter la grande fraude qui sert généralement de
garantie au pouvoir en place en Afrique.
En effet, le mode de scrutin à un tour a beaucoup de limites. Dans nos républiques
bananières à la démocratie bancale, il n’est pas sans risque pour l’opposition. On l’a vu
récemment au Gabon où Ali Bongo Ondimba a succédé sans gloire à son défunt père.
L’opposition, alors émiettée et sans âme, ne peut aujourd’hui en vouloir qu’à elle-même.
Ce scénario pourrait se répéter au Togo où le pouvoir a beau jeu de toujours invoquer le
manque de ressources financières pour amorcer certains tournants décisifs.
Pourtant, une élection n’est intéressante que lorsqu’existe un certain suspens. En outre,
cela met le pays à l’abri de tout conflit. Autant un scrutin à un seul tour manque de
piquants, autant nul ne se montrera frustré si la victoire concédée à l’adversaire
apparaît comme loyale. Dans cette optique, le scrutin à deux tours a l’avantage de
permettre aux adversaires de profiter du round d’observation pour mieux s’organiser et
relancer la course. L’électeur, quant à lui, prend le temps de bien réfléchir en vue
de faire un choix plus judicieux. Pour des pays qui renaissent à la démocratie, une
multiplicité de choix apparaît comme inéluctable si l’on veut consolider les acquis.
Dans les grandes démocraties, plusieurs tours de scrutin ont cours, des primaires
jusqu’au dernier passage devant les urnes. En Afrique, parmi les exemples les plus
récents, celui de la Guinée Bissau se révèle plein de leçons d’humilité, de volonté et
de courage politiques manifestes. Ce pays, après maintes et maintes crises, a emprunté
une voie pleine de promesses qu’il faudra cependant gérer avec tact. Le processus
démocratique en cours, aura permis, après deux tours de scrutin, de départager
sereinement deux hommes pourtant naguère résolus chacun à diriger le pays.
Ils auront su dès les premiers résultats, discipliner leurs troupes et s’incliner devant
le verdict des urnes. Cette hauteur de vue des acteurs politiques bissau-guinéens doit
être saluée en ce qu’elle constitue une référence sur un continent lézardé par des conflits
fratricides et des processus démocratiques viciés, surtout en milieu francophone. Après
les troubles qui les ont tant fait souffrir, les Togolais doivent tourner la page et
s’ériger en modèle de démocratie naissant.
Le pouvoir de Faure Gnassingbé a intérêt à œuvrer dans le sens d’un jeu qui honore le
pays et non à emprunter une voie sans issue à la remorque de partisans mal inspirés.
Dans cette perspective, les opposants du CAR et de l’UFC en particulier, doivent
surmonter leurs contradictions et aller à l’essentiel. Ils doivent s’investir dans la
promotion du mode de scrutin à deux tours afin d’éviter au pays le syndrome gabonais.
Certes, le Gabon et le Togo viennent de loin. Ils traversent une phase transitoire très
délicate. Il n’empêche que pour que mûrisse bien le processus démocratique pour lequel
ils ont opté, ces deux pays ne peuvent s’abstenir de respecter les normes propres à la
démocratie républicaine. Dans cet effort de consolidation d’un processus qui se révèle
par moments très fragile, la commission électorale du Togo doit nécessairement
authentifier les bulletins pour éviter que le processus serve de lit à la fraude et donc
conduise à une vaste mascarade. Il faut éviter de replonger dans ces troubles et ces
bouffonneries qui retardent l’Afrique et en font la risée des autres. Elites au pouvoir
ou dans l’opposition, les acteurs politiques africains doivent travailler à se réhabiliter
aux yeux des électeurs et de l’opinion internationale.
Pour ce faire, chacun doit s’efforcer de gagner ou de perdre à la loyale. En prenant le
risque de perdre des élections à la loyale, surtout après un mandat, on se donne encore
plus de chance de reconquérir le pouvoir dans des conditions tout aussi loyales et en
étant encore bien plus fort. Cela, le président Faure doit le comprendre. L’exemple du
président Kérékou du Bénin en atteste. Au chef de l’Etat togolais d’inciter ses partisans
à savoir raison garder.
Il faut absolument éviter le cas gabonais et surtout le modèle équato-guinéen où l’on
gagne avant même la tenue des élections. Ce sont des épisodes tristes de l’histoire
politique africaine qu’il faut bannir à jamais du patrimoine commun africain. Pour éviter
le syndrome gabonais, la communauté internationale doit accompagner les acteurs politiques
togolais dans la préparation des élections à venir. Le facilitateur en particulier, doit
veiller à ce que les choses se passent suivant une voie consensuelle. Il a pour lui
l’avantage de l’exemple ivoirien et de son itinéraire. Un minimum de normes standard
doit être respecté pour rendre crédible le jeu électoral partout où il se déroule. Aux
acteurs politiques africains d’apprendre à éviter de tenir certains propos, et à dépasser
les actes qui tendent à infantiliser le citoyen électeur. Un pouvoir sûr de sa force et
de la confiance du peuple, ne doit aucunement craindre les défis, encore moins la déroute
lorsque sonne l’heure des consultations populaires.
Finalement, les acteurs politiques togolais, toutes tendances confondues, ont intérêt
à adopter le mode de scrutin à deux tours. Chacun en profitera sûrement. Mieux, il
constitue la seule voie susceptible de préserver le Togo de troubles éventuels, et de le
doter d’un modèle de démocratie consensuel. En cédant à la requête de l’opposition, le
président Faure aura au moins le mérite de faire oublier un tant soit peu aux Africains,
la gestion controversée et pleine d’amertume que son défunt père a laissée à la postérité.
Publié le 30.11.09
Rock: Faure ne veut pas de lui á la FTF
Revenu á la faveur d’un « coup d’Etat footbalistique » contre Tata
Avlessi pourtant pas « très mal »,Rock va devoir compter ses jours á
la FTF.En effet, on reproche au Gnassingbé le plus pasionné du ballon
rond sa gestion opaque,son tempérament autoritaire, ses prises de
solutions individuelles….
Le sauveur de Kpatcha ne pourra pas donc sauver son fauteuil lequel
très suivit par les officiels de la FIFA.Et pour le pousser hors tous
les coups ont été fomentés.Un proche de Rock Gnassingbé rapporte «
qu’il n’a jamais été aussi seul.Rock est très frustré » Le
soutien que lui avait apporté son cadet le président Faure via Pascal
Bodjona pour son retour s’est volatisé avec son intervention le 12
avril empêchant les soldats du commandant Kadanga de tuer le député
Kpatcha. On se souvient que Faure a balancé cette phrase qui en dit
long en septembre : « C'est la dernière fois que ces hommes nous
causent des problèmes, la prochaine fois nous allons nous entendre avec
la FIFA pour les bouter dehors » Démarrés dimanche peu après 11H
GMT, les travaux de congrès extraordinaire de la FTF, présidés par
l’ivoirien Jacques Anouma, se sont achevés peu avant 18H GMT. Tour
á tour le président de la FTF, Rock Gnassingbé et de certains
présidents de clubs dont Foli-Bazi Katari de Sémassi de Sokodé et
Auguste Sagbo d’Agaza de Lomé ont parlé des maux dont souffrent le
football togolais. Aucune décision n’a été prise á la fin des
travaux.Il faut encore laisser Rock jusqu'à la fin de La CAN 2010 en
Angola selon les délégués.Pour Faure, il faut le faire partir avant les
élections présidentielles de février 2010 de peur que des togolais
prennent distance des Gnassingbé si la CAN était un échec.
Rock terrassé par Améyi
Où Tata Avlessi a-t-il planqué les 375 millions de F CFA de la Fédération?
A
l'heure des comptes à la Fédération Togolaise de Football (FTF),
beaucoup de têtes vont tomber à commencer par celle de l'homme de
Masséda, Tata Adaglo Avlessi. De sources dignes de foi, cet homme qui a
eu à diriger la fédération de 2007 à 2008 n'a pas pu justifier 375
millions de F CFA devant les auditeurs de la FIFA qui avait voulu
entre-temps savoir ce qu'il en est de la gestion du milliard reçu suite
à la participation du Togo à la Coupe du monde Allemagne 2006. "Personne
au sein de l'instance dirigeante togolaise de football n'est blanc
comme neige. Tous ont des choses à se reprocher. C'est horrible ce qui
se passe ici. Pour voir un peu clair dans cette affaire de football,
l'Etat doit prendre ses responsabilités en dégageant tous ceux qui
passent leur temps à enfoncer ce sport au nom de leurs intérêts
personnels", a déclaré une source proche de la fédération. Rock
Gnassingbé, Tata Avlessi, Gabriel Améyi, Winny Dogbatsè, tous ces
acteurs majeurs du sport roi togolais passent la majeure partie de leur
temps à sonder les terreaux fertiles pouvant leur permettre de récolter
des sous. Pour ce faire, ils sont prêts à tout même à nouer des pactes
contre nature. Au centre du bordel à la FTF, le nerf de la guerre. Si
ceux-ci ne décident de mettre un frein à leurs ambitions démésurées, la
FTF sera toujours un panier à crabes.
Les Bulletins ou les Munitions !
Au
cours de la prochaine élection présidentielle au Togo, le peuple aura
entre les mains les bulletins ; le RPT et le régime de Faure Gnassingbé
auront les munitions. Faudra-t-il alors compter et valider cette foi-ci
les bulletins du peuple ou devrait-on encore compter et valider les
tirs de munitions, les gourdins et les machettes du RPT ?
De toute l’histoire des 234 ans d’indépendance des
Etats Unis d’Amérique, l’un des plus grands discours politiques retenus
est celui de Malcom X : “ LES BULLETINS OU LES MUNITIONS !” Ce discours
fut prononcé le 3 Avril 1964 et est classé au 7e rang des 100 meilleurs
discours politiques du 20e Siècle. Il eut lieu à la Cory Methodist
Church à Cleveland, OHIO dans le contexte d’un blocage législatif sur
le projet de loi sur les droits civils au Sénat et d’un processus
électoral vicié et injuste
Dans ce discours de 19 pages bien soutenu, Malcom X
traite de la justice sociale. Il exhorte la classe exploitée et la race
brimée des Noirs à se battre avec détermination en 1964 pour leur droit
de vote, leur droit de réclamer des élections transparentes et justes
pour tous sans corruption, manipulation et ségrégation.
Pour ce combat, il appelle à une union sacrée du peuple
frustré, sans distinction de religions et de partis, contre le seul
ennemi commun qui est la suprématie blanche raciste. Il expose la
philosophie politique alternative du Nationalisme Noir soutenu par une
démarche d’autodétermination et d’autodéfense, la philosophie sociale
soutenue par la solidarité, et la philosophie économique des
transactions intra-communautaires et de mise en réseau.
Il annonce que l’année 1964 risque d’être l’année la
plus explosive de l’Histoire des Etats Unis d’Amérique. Ce sera l’année
des « Bulletins ou des Munitions ». Il met en garde les politiciens du
statut quo, démocrates et républicains tous confondus, qui profitent de
l’exploitation du peuple noir en Amérique. Il explique les jeux de
démagogie et de tromperie de cette classe politique exploiteuse du
peuple Noir discriminé et pauvre dans un pays immensément riche.
On peut faire un strict parallèle entre ce contexte
politique d’oppression des Noirs aux USA en 1964 et la situation du
peuple togolais en 2010. L’oppresseur, l’ennemi du peuple refuse de
reconnaître la voix légitime de liberté et de justice que ce peuple
veut exprimer à travers les votes. Contre cette injustice, Malcom X
appelle ouvertement le peuple exploité à prendre légalement les armes
contre l’oppresseur, si l’oppresseur une foix encore, en cette année
1964 refuse de reconnaître la voix des 22 millions de Noirs par les
urnes.
Au Togo, le peuple opprimé n’a même pas les moyens de
s’offrir le rifle ou le shortgun indiqués par Malcom X pour riposter du
tac au tac face à l’oppresseur. Mais le peuple Togolais devra réagir
légitimement d’une manière ou d’une autre, sous la conduite maîtrisée
des leaders d’opposition, si on tente encore d’étouffer sa voix. Si
l’oppresseur ne peut pas écouter et canaliser les revendications, il
risquera de retourner à ses réflexes de brute. Il sortira des munitions
lourdes contre le peuple démuni et mécontent ; il répandra encore le
sang du peuple dans l’ignominie.
S’il y aura tirs de munitions au Togo au lieu de
comptage juste des bulletins, cela proviendra sans doute du régime RPT.
La meilleure voie pour le régime RPT est d’écouter la raison et
l’intérêt général. Le régime devra tout faire pour compter les vrais
bulletins du peuple au lieu de sortir les munitions contre le peuple.
Il est important de rappeler que Malcom X fut assassiné
un an après ce discours sur les « Bulleins ou les Munitions », en 1965.
Mais ce discours inspira le peuple Noir aux USA. Juste après sa mort,
le Mouvement armé des Black Panthers fut créé et a pu à sa manière
instaurer un équilibre des forces pendant une bonne période contre la
police répressive Américaine. Ce mouvement avertissait que la démarche
de revendication non-violente menée par Martin Luther King n’est pas
exclusive face à un dialogue de sourd.
La législation sur les droits civils fut hâtée aux USA
en 1964 et la reconnaissance des votes légitimes de la classe exploitée
des Noirs n’a fait que du bien aux USA. Le Togo doit pouvoir faire
autant. Dans le contexte de l’Amérique en 1964, le président Lyndon
Johnson avait beaucoup peur que son parti, le parti Démocrate qui a
introduit les reformes ne perde politiquement les Etats du Sud
conservateur si le projet de loi sur les droits civils, le vote des
Noirs et sur la déségragation passait. Mais il ne laissa pas la peur le
dominer, il a eu le courage de choisir d’écouter la voix de l’intérêt
général au lieu de privilégier l’intérêt partisan. Il poussa les
réformes, bien sûr sous la pression des mouvements progressistes
naissants.
Le parti Démocrate aux USA perdit logiquement les
Etats du Sud conservateur quand les reformes eurent lieu, mais il a eu
le mérite d’instaurer un climat de confiance dans la majorité du peuple
Américain. Le parti Démocrate n’en fut pas mort. Obama aujourd’hui 45
ans après pousse ardemment le projet de loi sur la réforme de la santé
publique. Le parti Démocrate risque gros encore politiquement et a déjà
perdu quelques Etats à cause de ce projet de reforme de la santé. Mais,
sur le long terme, le parti Démocrate aura gain de cause car ce sont
les générations futures qui apprennent l’histoire et prennent en
sympathie ceux qui ont mis en place les institutions dont elles
jouissent.
Le régime RPT, à travers Faure, a peur que le RPT ne
perde son poids politique s’il quittait le pouvoir. Mais s’il dépasse
la peur pour écouter la raison de l’intérêt général et introduit les
réformes, il en aura le mérite dans le futur. Le RPT n’en succombera
pas du tout. Il vaut mieux voir dans le long terme au lieu de regarder
obstinément son nombril et l’intérêt partisan immédiat.
Plus que 51 jours à Faure Gnassingbé pour partir
L’histoire est faite de faits marquants que malheureusement il est
difficile de prévoir au moment où cela se passait. L’histoire qui se
jouera sous nos yeux dans les mois à venir fera date pour longtemps. Il
s’agit de la décadence d’une vieille dictature de l’Afrique de l’Ouest,
de la première colonie bananière qui a permis à l’Occident de reprendre
ce que les pères fondateurs ont acquis de longue lutte. C’est pourquoi,
c’est historique, ce qui va se passer, quand les fils et filles du Togo
se lèveront pour donner le dernier coup de grâce à un régime chancelant
et en déclin lors des présidentiels de février 2010. Les signes avant
coureurs sont visibles à ce qui sait lire l’histoire.
Le régime de Faure Éyadéma n’a autant dépensé de
l’argent que ce que nous voyons au cours de ces trois derniers mois. On
se croirait au temps du « vieux ». Dans toutes les contrées du pays, il
ne se passe pas de jours où des millions de franc CFA de fonds
personnels sont dépensés pour des projets qui détruisent la petite
entreprise locale de la petite femme du coin qui doit vendre ces
bassines pour scolariser ces enfants. Il ne se passe plus aucun jour où
un nouveau projet de plusieurs millions ne voit le jour pour être
exploiter par les Chinois et autres amis, l’entrepreneur du coin étant
réduit à aller applaudir pour 5000F CFA. Certains en sont même réduit à
voir l’émergence d’un nouveau système Faure, battit sur le défunt de
son défunt père. Mais pour l’observateur que je suis, je puis vous
assurer que c’est plutôt la fin de tout un régime qui se passe sous nos
yeux. Pour comprendre cela, je vais juste vous présenter trois
situations semblables. Les faits sont révélateurs.
Premièrement, dans l’histoire de l’humanité, il ne
s’est jamais suscité à la même place d’un empire décadent, un autre
porté par les mêmes personnes. Dans un essai formidable sur « une brève
histoire de l’avenir », Jacques Attali montrait comment la succession
des puissances se passait alors qu’à la fin, toutes donnaient
l’impression d’être plutôt à l’apogée de leur gloire. Toutes
considéraient les autres impuissantes et faibles. Et pourtant, elles
ont du se rendre compte à l’évidence qu’il se ruinait davantage et
qu’il leur est impossible de maintenir leur statut. Cette histoire est
également celle qui se joue actuellement dans notre pays. Ils sont en
train de se ruiner en pensant que cela va les aider à demeurer au
pouvoir.
Le deuxième exemple concerne la chute du mur de Berlin.
Aucun observateur, aucun chef d’État, aucune cellule politique n’a été
capable de prédire le cours de l’histoire. De l’Ouest, la RDA donnait
encore l’impression d’une forteresse imprenable. Le discours devenait
même de temps en temps plus dur. Et pourtant, de l’intérieur, tout
bouillonnait. Le peuple affamé et réduit au silence depuis 45 ans,
savait que le moment était tout proche. Il a fallu le courage de
quelques dames et le silence salvateur de quelques militaires pour que
l’impensable se réalisa. Et pourtant, cette armée rouge était crainte.
Aujourd’hui, de l’extérieur, nous craignions encore notre armée alors
que celle-ci a fait déjà son boulot. Les législatifs de 2007 en
témoignent largement. Cette armée a décidé de garder son silence de
l’arène politique, de ne plus s’immiscer sur la scène politique.
Pour beaucoup, les exemples que je donne n’ont rien à
voir avec notre réalité car je ne cite pas les exemples de notre
continent. L’histoire n’a pas de continent. Mais puisqu’il faut les
satisfaire. Allons-y. le dernier exemple est plus proche de chez nous.
Il s’agit de la Côte d’Ivoire. Cet exemple ressemble à n’en point
douter à notre propre histoire avec juste un décalage temporel. À la
mort de Houphouët Boigny, son « fils » successeur a pensé pourvoir
maintenir le même système alors que celui-ci est déjà décadent. N’était
il pas propulsé président de l’Assemblé Nationale à l’époque ? Malgré
l’image qu’il donnait à l’extérieur, rien ne présageait qu’au 25
décembre 1999, le président Henri Konan Bédié allait devoir rendre le
pouvoir après avoir triomphé 5 ans plus tôt de son « frère » Alassane
Ouattara après une lutte ouverte. Il n’a fait qu’un seul mandat.
Relisez notre histoire depuis cette nuit fatidique du 5 février. Dans
notre cas, l’implication des militaires à précédé la guerre fratricide.
Tant mieux. Mais tout comme en Côte d’Ivoire, tout comme en Allemagne,
le résultat sera le même. Le régime est fatigué de l’intérieur. Les
fils sont démoralisés. Tous espèrent un changement pour aller se
ressourcer et revenir. Donnons leur cette chance.
Nous avons l’obligation de croire que cette fois-ci,
c’est le bon moment. Tous les signes sont là. Nous devons nous unir
pour renvoyer Faure et son parti dans l’opposition. Nous devons porter
le coup fatal. Ce n’est pas en 2015. L’histoire ne se reproduira pas
pareil deux fois. Si les Allemands de l’Est avaient douté en 1999, la
RDA serait peut être comme le Cuba aujourd’hui. C’est pourquoi, je nous
appelle à plus d’imagination pour soutenir le combat difficile que
mènent ceux là qui sont sur le terrain. Je le dis, ils n’ont pas nos
moyens. Ils n’ont pas notre liberté. Mais par notre action et notre
imagination, par notre engagement, ils peuvent se redécouvrir et se
rappeler qu’ils l’ont déjà fait. Je veux que vous vous engagiez partout
où vous êtes à agir de manière spontanée et efficace. On n’a pas besoin
pour le moment d’être 100 000 pour le faire. Chaque groupe d’au moins 5
personnes doit pouvoir utiliser les moyens de communication et tous les
moyens dont ils
disposent pour porter le message d’espoir à ceux qui doutent encore.
Inonder le web de votre créativité. Chaque petite
action cumuler fera la différence. En attendant de trouver le moyen
d’atteindre les populations rurales qu’ils ont maintenu de façon
délibérée dans l’obscurité et l’analphabétisme. Je veux que vous
fassiez le décompte avec moi pour la fin du régime actuel. Plus que...
Togo: Manifestation de l'UFC le 28 Novembre pour un scrutin à deux tours
UNION DES FORCES DE CHANGEMENT (UFC)
59, Rue Koudadzé, Lomnava BP 62168 Lomé, Togo
http// www.ufctogo.com
Tél. /Fax 338 01 85
Le scrutin à deux tours
Pour des élections transparentes, crédibles et sans violences
L’Union des Forces de Changement (UFC) appelle les populations
togolaises, ainsi que toutes les forces démocratiques à se joindre
massivement à la grande marche qu’elle organise le samedi 28 Novembre
2009 à partir de 8h, pour :
1. exiger le retour au scrutin uninominal majoritaire à deux tours
Le Togo, qui connaît des élections violentes avec massacres de
populations, est le seul pays de la sous-région ouest africaine à avoir
supprimé le scrutin uninominal majoritaire à deux tours, alors que ce
mode de scrutin universel, devenu la norme régionale permet d’asseoir
la légitimité du Président élu et de dédramatiser le jeu politique.
2. dénoncer le tripatouillage du fichier électoral par le pouvoir RPT.
Le RPT n’a jamais accepté que les règles du jeu soient claires. Ce qui
lui permet de mettre en œuvre sa stratégie de fraude dont l’élément
fondamental est la falsification du fichier électoral. Dans sa volonté
de se maintenir au pouvoir par tous les moyens, le RPT met tout en
œuvre pour traficoter le fichier électoral et falsifier les résultats
des scrutins.
La marche débutera au Château d‘eau de Bè et s’achèvera par un grand meeting à la Place Anani Santos (Fréau Jardin ).
Elle empruntera l’itinéraire suivant: Château d’eau de Bè→Ave Pa de
Souza→Bd Houphouët-Boigny→Bd Circulaire→Ave de la Libération→Place
Anani Santos (Fréau Jardin).
Lomé le 24 Novembre 2009
Pour le Bureau National
Le Secrétaire Général
Jean-Pierre Fabre
Interview Agbéyomé: Travailler avec le RPT serait une insulte
Vendredi, 27 Novembre 2009 10:02
« Je ne sais pas comment le RPT calcule sa
majorité puisse que on peut être élu à 30% à 35% donc on n’est pas
majoritaire dans un pays quand on a 30%, 35% de l’opinion. Quand vous
allez chez nos voisins au Ghana, c’est deux tours, quand vous allez
chez nos voisins au Bénin c’est deux tours, nous, nous choisissons une
voie et cette voie nous met dans un tunnel sans fin » M. Messan Agbéyomé Kodjo, Bonjour, dites nous, quelle lecture faîtes-vous à OBUTS, du dernier accord de ‘Ouaga’ ?
Moi
je ne sais pas les problèmes qui ont été posés au médiateur. Mais en
fait, les résultats ramenés de Ouagadougou sont à mon avis, très
riquiqui ; parce que on peut avoir le double passeport, on peut se
passer du quitus, bref, on a réglé le problème de Gilchrist Olympio,
c’est une bonne chose. Moi en tout cas je n’aime pas l’exclusion, parce
que la politique c’est l’addition et les multiplications, mais ceux qui
font les soustractions et les divisions, ils ont également les
résultats. Je veux dire par là, que le RPT fait une politique de
division et de soustraction, c’est le pourquoi ça ne marche pas. Mais
en politique il faut rassembler donc le fait que les signataires de
l’Accord de Ouaga se sont entendus avec le médiateur pour ouvrir cette
compétition à tout le monde, je crois que c’est une victoire du peuple
togolais, c’est une victoire pour la démocratie.
Vous évoquiez le nom de Gilchrist Olympio, donc on peut dire que c’était un accord sur un principe de personnes…
Mais
! Puisque de toutes les façons c’est lui qu’on a exclu par des mesure
discriminatoires, qui va participer du moins aux élections, et au delà
du fait qu’un principe républicain soit respecté. Je pense que les
togolais attendent également d’autres décisions de Ouagadougou qu’ils
n’ont pas obtenus notamment le scrutin uninominal majoritaire à deux
tours ; ils ne l’ont pas eu. 2 : une décision que la constitution va
être révisé pour aménager l’équilibre des pouvoirs entre le Président
de la République, le gouvernement et l’Assemblée Nationale et le
parlement. Ça n’a pas été fait, parce que nous sommes dans un régime
présidentialiste très fort aujourd’hui. Toutes ces institutions
obéissent plus ou moins à la volonté du chef de l’état. Nous voudrions
que tout cela, soit donc rééquilibré dans l’intérêt de la République et
des togolais. On n’a pas encore eu de réponse à cela donc je considère
que ce qu’on a ramené de Ouaga, c’est trop peu par rapport aux attentes
des togolais aujourd’hui. Et sur le mode de scrutin, quel est votre choix ?
Je
pense que c’est clair hein ! Depuis février 2009, nous avons publié un
code électoral où nous avons dénoncé un certain nombre de principes
quand on rend compte des habitudes de la maison, des expériences que
j’ai acquises, oui c’est vrai, dans la maison au RPT. Nous avons fait
un certain nombre de propositions pertinentes qui, si elles sont
appliquées devraient assurer non seulement la garantie de la
transparence des élections mais aussi éviter les violences
post-électorales qui constituent malheureusement des barrières
d’ajustement que le RPT utilise pour se maintenir au pouvoir.
Donc vous optez pour le scrutin uninominal majoritaire à deux tours…
A
deux tours, et je viens de saisir le Président de la République
française, le Président des Etats-Unis, en tout cas l’union européenne,
le parlement européen pour que ces grandes personnalités du monde
occidental puissent agir en amont et ne pas intervenir en sapeur
pompier en 2010. De l’autre côté, nous voulons parler du RPT et du gouvernement, on estime que ces deux modes de scrutin sont démocratiques… C’est
quoi la loi de la démocratie ? La loi de la majorité ? Je ne sais pas
comment le RPT calcule sa majorité puisse que on peut être élu à 30% à
35% donc on n’est pas majoritaire dans un pays quand on a 30%, 35% de
l’opinion. Quand vous allez chez nos voisins au Ghana, c’est deux
tours, quand vous allez chez nos voisins au Bénin c’est deux tours,
nous, nous choisissons une voie et cette voie nous met dans un tunnel
sans fin. Nous, nous ne pouvons pas voir ce que font les voisins pour
corriger et également nous offrir un peu plus d’espérance du moins à
nos populations ? Leur donner la chance au moins de rêver que demain,
la situation va s’améliorer pour eux ? Nous sommes aujourd’hui les
derniers au niveau de la sous-région avec tous les potentiels humains
et les ressources naturelles que nous avons, donc je dis, il y a un
problème quand même non ? Vous pensez qu’un président élu à 30 % peut
engager des réformes profondes et pouvoir obtenir la paix sociale ?
Déjà
les regards sont tournés vers la présidentielle de 2010, et vous, vous
proposez que les bureaux de vote s’ouvrent à 7h du matin pour se fermer
à 16h. Une raison ?
D’abord nous avons réclamé de la
justice dans la composition de la CENI. OBUTS est un candidat sérieux
pour les élections présidentielles de 2010. Pourquoi voulez-vous que le
RPT puisse disposer de dix sièges et OBUITS 0 ? Au nom de quel principe
démocratique, républicain ? C’est ça la compétition ? Les règles du jeu
sont faussées dès le départ. Comment voulez-vous que OBUTS qui soulève
les foules, qui est accueilli avec enthousiasme par les populations ne
puisse disposer d’aucun représentant à la CENI et donc de facto puisque
les autres démembrements de la CENI sont paramétré par rapport à la
CENI donc n’auront personne. Nous considérons cela comme un acte
attentatoire à la liberté d’expression des populations. Deuxièmement,
si nous avons demandé que les bureaux de vote s’ouvrent à 7h du matin
et se ferment à 16heures, c’est simplement pour nous garantir
l’authenticité du suffrage exprimé par les populations parce que à 16
heures, c’est clair tout le monde voit, on publie les résultats dans
tous les bureaux de vote, chacun a sa copie, on peut téléphoner à une
radio, on peut communiquer avec son état major, cela éviterait que la
nuit qu’on nous dise on a coupé l’électricité. Cela éviterait la nuit
également, le transport des urnes du bureau de vote vers un préfet ou
vers un lieu administratif où les conditions de sécurité et de
transparence ne sont pas garanties. Prenons le cas du pays voisin, le
Bénin, les bureaux de vote sont ouverts à 7h et sont clos à 16 heures.
Vous parlez du RPT, avoir 10 membres à la CENI mais les chiffres sont clairs, la majorité parlementaire a 5
A la CENI, il y a dix sept places, le CAR a trois, l’UFC a quatre et le reste c’est le RPT et les partis qui le soutiennent.
Vous croyez ?
C’est
mon point de vue. Vous voulez que je vous donne un exemple ? Moi je
connais quelqu’un qui est élu au niveau de la CENI comme représentant
d’une société civile, d’une ONG. En octobre dernier, cette personne
était candidat du Rassemblement du Peuple Togolais aux dernières
élections législatives. Et donc entre Octobre 2007, et aujourd’hui la
personne n’est plus au RPT et est dans une société civile.
De qui voulez-vous parler ?
Je ne donnerai pas de nom mais suivez mon regard…
Vous, vous travaillez toujours de connivence avec le RPT ?
Pardon
! C’est une insulte. De toutes les façons pour notre engagement ; et
c’est une insulte pour les hommes et les femmes qui se sont donc
volontairement portés pour assurer la vulgarisation et la promotion de
cette formation politique dans le pays. Nous faisons quoi ? N’essayez
même pas de répéter cela sinon vous allez énerver Faure.
Ah Pourquoi ?
Vous allez l’énerver parce que de toutes les façons, OBUTS est diamétralement opposée à la politique conduite dans le pays.
Ce n’est pas pour vous énerver vous ?
Ce n’est pas pour m’énerver, je crois que c’est lui qui va s’énerver. La candidature unique de l’opposition vous dit quelque chose dans votre parti ?
Si elle est choisie de manière consensuelle, nous la soutiendrons.
Même si le candidat ne provient pas de vous ?
Notre
objectif numéro un, je crois que je l’ai déclaré encore hier, c’est
qu’en 2010, il y ait alternance au Togo. Donc vous ne pouvez pas dire
que je réclame l’alternance politique au Togo et prétendre que je
travaille de connivence avec le RPT. Je pense que c’est une insulte
pour mon intelligence. Vous êtes accusés de faire des promesses faramineuses à la population, ce qui vous a valu 73212 adhérents en un an…
Je
crois que nos propositions sont si séduisantes que nous avons des gens
qui nous plagient et qui eux, au lieu d’en faire un projet de société
en font un projet de campagne puisqu’ils distribuent de l’argent, nous
avons des preuves.
Certains observateurs disent ne pas
comprendre comment vous voulez participer à la relance de l’économie
alors que vous êtes taxé d’être un des fossoyeurs…
…Je ne sais
pas où vous puisez vos informations, mais je puis vous dire droit dans
les yeux que, si tous ceux qui servent la République l’ont servi comme
je l’ai servi, je crois que le Togo n’aurait pas eu de problèmes. Je
n’ai pas 22 véhicules chez moi à la maison, je n’ai pas des comptes
bourrés à l’étranger, je n’ai pas plusieurs bureaux (je crois que les
togolais me comprennent) que je nourris. Alors je crois qu’il faut que
les gens sachent raison garder. Je ne suis pas un fossoyeur de
l’économie… Et qu’est-ce qui s’est passé avec la SONACOM ?
Vous
fouillez dans les tentatives d’accusation, vous prenez le port ça ne
marche pas, vous prenez la primature ça ne marche pas, vous prenez
l’assemblée ça ne marche pas, alors on retourne. A la SONACOM, j’étais
un brillant directeur commercial. Ce n’est pas que la SONACOM a fait
faillite. Elle était un monopole d’état. La banque Mondiale et le Fond
monétaire Internationale ont demandé qu’on lève le monopole et c’est au
moment où on levait le monopole que moi j’étais appelé au ministère de
la jeunesse, des sports et de la culture. En fait réfléchissez bien !
Si j’étais un mauvais gestionnaire on ne peut pas de toutes les façons
me faire une promotion lorsque la société était appelée à changer de
statut
Pensez-vous que les togolais sont prêts à oublier votre passé qualifié « d’entaché » ?
Je
vais vous dire ceci ! Si demain je veux t’accabler pour des raisons qui
m’appartiennent j’ai des moyens de le faire. Agbéyomé Kodjo, c’est
vrai, il a servi au Rassemblement du Peuple Togolais. Mais n’oubliez
pas que les grandes réformes démocratiques qui ont permis à la Russie
de s’affirmer comme une puissance à l’échelle internationale, c’est
ceux qui étaient dans le bureau politique du parti unique qui ont été
reconvertis, qui l’ont fait. Gorbatchev, la paix et le changement c’est
lui qui l’a amené. Vous voulez combattre quelqu’un dont vous ne
connaissez pas le mode opératoire, quelles sont ses pratiques ? Ayant
vécu là-bas, je considère que aujourd’hui j’ai plus d’atouts que les
autres parce que j’ai une double expérience. Je ne vois pas en quoi
j’étais entaché. De toutes les façons, je n’étais pas là ! Je dis que
c’est des comportements criminels dans le pays qu’il faut arrêter. Le
25 janvier 1993, j’ai dit aux togolais, que ce qui s’est passé à Fréau
jardin, les armes utilisées n’appartiennent pas à la police. Que Faure
Gnassingbé, à qui j’ai renvoyé plusieurs fois, le message sur les ondes
d’ouvrir une commission d’enquête sur Fréau jardin s’il est courageux,
mais il n’a pas pu le faire. Maintenant, qu’il confie ce dossier là, à
la Commission Vérité Justice et Réconciliation pour que l’Evêque qui
est là, dans le respect de sa soutane, puisse faire les investigations
nécessaires et dire la vérité au x Togolais, vous verrez que ni de près
ou de loin, je ne suis associé à aucun crime de sang dans ce pays.
Et si comme vous le souhaitez, vous arrivez au pouvoir en 2010, vous êtes prêts à ouvrir toutes ces enquêtes ?
Chaque
chose en son temps. Le dossier de Fréau jardin, je l’ai. Mais, je peux
vous donner cette assurance que si vous continuez par m’emmerder, alors
que ceux qui l’ont fait sont là tranquilles, je serai obligé de donner
les noms des organisateurs ; mais nous n’en sommes pas là.
Interview réalisée par Sylvio COMBEY et Andréas DAGAWA
2010 : Pourquoi Kofi Yamgnane fait-il si peur à Faure Gnassingbé ?
Ce n’est plus la peur mais la panique qui s’installe dans le camp de
Faure Gnassingbé pour la présidentielle de février 2010. Deux éléments
révélateurs de cette peur cette semaine : lundi dernier à la fin du
conseil des ministres, le chef de l’Etat demande à la ministre
Memounatou Ibrahim de partir d’urgence dans le Bassar.
Le président Faure Gnassingbé lui-même l’a rejointe, le jeudi 26
novembre. Au programme : l’électrification dès la semaine prochaine de
Bandjeli, village natal de Kofi Yamgnane, construction de la route
Bassar-Kabou-Kouka-Kidjabou (120 Kms), distribution d’argent et de
dabas aux paysans.
Il faut acheter Bassar avant que l’enfant chéri du
crocodile de Bapuré ne recommence ses pèlerinages de précampagne sur
l’ensemble du territoire ! Pour la petite histoire, la route
Bassar-Kabou-Kouka-Kidjabou (120 Kms) est en projet depuis quarante
(40) ans, projet aussi vieux que le régime militaro-civil qui gouverne
le Togo. Il a fallu être à la veille d’une présidentielle qui présente
des risques pour le clan pour que l’antique projet routier sortît des
tiroirs. Mais comme dit l’adage, mieux vaut tard que jamais. Rires en
coin à Bandjéli : « c’est la première victoire de Kofi », ironisent les
notables. Les populations togolaises, pour rattraper le retard du
développement en viendront à souhaiter des élections présidentielles
tous les six mois !
Flash back. Samedi, Kofi arrive à Lomé après trois
semaines de tournée de contact européenne. Sa participation est
annoncée à l’émission Appels sur l’actualité de Juan Gomez. Dimanche,
la direction de Rfi prend une décision surprenante : l’émission n’aura
plus lieu à l’Université de Lomé, comme précédemment annoncée. Elle est
déplacée à l’Hôtel Mercure Sarakawa, malgré les protestations de
l’équipe de RFI qui avance des difficultés techniques pour le
déplacement et l’installation du matériel. Dare-dare il faut changer de
lieu, auraient demandé les officiels du ministère de la Communication.
Ironie du sort, l’équipe de RFI déclare que des raisons techniques
l’ont contraint à ce soudain changement géographique. Faux ! Des
personnes proches de l’équipe approchées par la rédaction de
www.mo5-togo.com disent sous couvert de l’anonymat que l’annonce de la
participation de Kofi Yamgnane à l’émission est à l’origine de tout ce
remue-ménage.
Pourquoi donc ? En réalité, depuis l’annonce de sa
candidature, l’ancien ministre togolais de François Mitterrand, a accru
sa sympathie auprès de la couche intellectuelle, raison pour laquelle
il faut surtout éviter qu’il mette pieds à l’Université de Lomé, haut
lieu de la contestation du pouvoir, pour lui donner l’occasion de
parler directement aux étudiants, ces derniers étant des vecteurs de
propagande auprès de leurs parents. En plus, bon nombre de ces damnés
de la terre n’ont pas les moyens financiers pour aller à l’Hôtel
Sarakawa, rempli à l’occasion des militants du HACAME, bras étudiant du
RPT à l’Université de Lomé, qui ont passé leur temps à huer Kofi
Yamgnane, Me Dodji Apevon les dirigeants de l’opposition présents à
l’émission.
Kofi Yamgnane empêche de dormir à Lomé 2. Et les
affidés du Palais de la Marina sont aux cents coups. Pour la première
fois dans l’histoire électorale du Togo, un ressortissant du Nord du
Togo va non seulement émietter les voix de cette région prétendument
fief du RPT mais encore serait parti avec la faveur des pronostics,
partant pour battre Faure à plate couture au Nord. Pour une fois, le
pouvoir ne peut plus utiliser les vieilles méthodes : le discours
tribalo-régionaliste, la peur des nationalistes de l’UFC, le ‘diviser
pour régner’.
Et, voici qu’on veut l’empêcher de recueillir les 2000
signatures nécessaires pour une candidature indépendante, selon
l’article 170 alinéa 6 du code électoral. Le code électoral exige du
candidat indépendant le soutien de 2000 signatures provenant d’au moins
10 préfectures dont 200 par préfecture. Arrestations, menaces et
intimidations des membres du comité de soutien qui essaient de prendre
les signatures, saisie des cartes d’électeurs sont le lot presque
quotidien des partisans de Kofi Yamgnane. Le camp militaire Général
Ameyi de Kara s’est mêlé de l’affaire, ainsi que la police et la
gendarmerie de la même ville. Finalement, aux dernières nouvelles, il
est demandé au comité de soutien d’adresser des courriers à la
gendarmerie de Kara pour autorisation et pour soi-disant protéger les
équipes chargées de recueillir les signatures. Une autorisation de la
gendarmerie pour candidater !
Et pourtant, il est dit que la CENI est maîtresse de
l’organisation technique et administrative des élections. Les
représentants officiels de l’Etat à l’intérieur du pays sont dans une
logique d’empêchement et de blocage systématiques.
Va-t-on empêcher Kofi Yamgnane d’être candidat ?
Cette tirade a le mérite de ne souffrir aucune
ambigüité !
SOUTENEZ FAURE EN 2010, ET VOUS ATTENDREZ ENCORE CINQ ANS POUR QUE LE NOUVEAU
MARCHE VOUS SOIT LIVRE, LA VEILLE DE LA PRESIDENTIELLE 2015 !
Chacun
sait que l’écolier est le meilleur vecteur de communication, durant la
campagne électorale. En effet la photo du candidat qui s’étale sur la
couverture du cahier scolaire est le meilleur moyen de vous rappeler à
chaque instant combien est « bon », celui qui vous en a fait cadeau.
Ainsi, un communiqué selon lequelVictoire
DOGBE, toujours elle, a fait don mardi de fournitures scolaires pour une valeur de 10 millions de FCFA à 18 établissements scolaires, primaires publics, de la préfecture de VO.
On ne précise d’ailleurs pas avec quel argent est fait ce don, qui normalement dans
un pays civilisé et démocratique doit relever des moyens mis à disposition par l’Etat pour former sa jeunesse !
Classe de cours préparatoire CP1 au Togo
Selon la ministre, il s’agit :
…« d’aider
les parents qui ont du mal à joindre les deux bouts pour scolariser
leurs enfants »… …« L’école a été rendue gratuite depuis l’année
dernière au Togo, mais je sais que vous avez encore des difficultés
pour supporter les charges liées l’école. Ce don vient en complément de
tous les efforts que vous consentez déjà pour vos enfants »…
Elle a également félicité les enseignants pour les
efforts qu’ils consentent afin d’assurer une éducation de bonne qualité, « malgré les problèmes »et invité les élèves à pratiquer la « culture de l’excellence » : …« Je vous exhorte à être studieux et persévérants ; le gouvernement va récompenser les meilleures des classes dès la fin de
l’année, j’espère que beaucoup d’entre vous bénéficieront de ces récompenses et des bourses scolaires »…
A quoi servent finalement les ministres du gouvernement ?
24 novembre 2009
La comédie grossit de jour en jour et elle prend le visage d’une fable.
Elle s’épaissit à chaque cérémonie officielle où un ministre de la
République doit discourir. C’est la rengaine. « Sur instructions
personnelles du chef de l’Etat ». Nous avons à la fin un super
président. Mais on ne le sait pas. Ou bien on ne nous le dit pas. Nous
avons un super président, docte, éclairé, illuminé, doté d’un savoir
encyclopédique, c’est-à-dire une tête bien pleine. On ne le sait pas,
autrement il y a longtemps qu’on aurait ouvert un cabinet d’expertise
manageriale, MBA, vous comprenez ?, où viendront prendre conseils tous
les chefs d’Etat du monde en panne d’inspiration et de solutions aux
problèmes quotidiens de leurs administrés.
Aucun ministre n’échappe à la règle. Aucun ne se libère
de l’astreinte. Il n’est pas jusqu’au Premier ministre, haut
fonctionnaire des Nations Unies, qui ne sacrifie à la « tradition ».
Est-ce une tradition ? Parlons plutôt d’impertinence, par euphémisme.
Parce qu’on ne veut pas dire que c’est une bêtise. A une cérémonie de
remise de matériels agricoles à des paysans, le Premier ministre cède à
la tentation. Comme du péché originel où pour avoir mangé une simple
pomme, Adam et Eve sont démesurément punis par Yahvé. Les mauvaises
langues disent qu’il s’agit d’une histoire de jambes en l’air ou de
bêtes à deux dos. Le malheur tombe sur les jaloux et les mauvaises
langues ! Le technocrate qui est censé savoir qu’un don de matériels
n’a pas forcément besoin des « instructions personnelles du chef de
l’Etat » dit pourtant à ces populations que c’est sur... Imaginez la
suite. C’est un spectacle déplorable dans ce pays où subitement tous
les autres citoyens sont devenus toqués et nigauds pendant que le
président de la République est présenté comme un géosynclinal du savoir
et de la sagesse.
Une chose est sûre : si tous les ministres du
gouvernement, si le chef du gouvernement lui-même doivent attribuer la
moindre activité de leurs départements au Chef de l’Etat, il est plus
juste de dissoudre ce gouvernement et de créer des ministères rattachés
à la présidence. Ils deviendront alors, Premier ministre et ministres,
des plantons, arrangeons, des agents de liaison, il y a une formule
plus polie, des chargés de mission à la présidence, pour réduire la
profondeur du ridicule. Où sommes-nous après tout ? Dans un pays ou
dans un village de treize personnes ? Ayons honte un peu !
Et si Gilbert Houngbo démissionnait !
Le technocrate, l’ex-directeur Afrique du Programme des
Nations Unies pour le Développement (PNUD), Gilbert Houngbo est en
perte de vitesse. Noyé dans un système vieillissant dont il est le
produit fini, M. Houngbo, comme l’appellent affectueusement ses
proches, est, semble-t-il, devenu paranoïa, car déconnecté de tout ce
qui se passe autour de lui. Le plus grand délire de l’Homme, qui a
promis dès sa prise de fonction de changer en six (6) mois le quotidien
de ses compatriotes, s’est alors produit le jeudi 19 novembre dernier à
Blitta, lors du lancement des activités du Projet Culture Contre Saison
(PCCS), la nouvelle trouvaille de sa colistière, Nathalie BITHO qui
déborde d’imagination en matière d’initiatives à entreprendre. Sans
aucun effet en tout cas. On se souvient de l’Agence Nationale pour la
Promotion de l’Emploi (ANPE) au Togo, le Programme Pour l’Emploi des
Jeunes (PPEJ), le projet PRT (Plante à Racine et Tubercule) etc.
inaugurés et mis en place par le même Houngbo en compagnie de
Mme BITHO. Du saupoudrage pur et simple, réalisé dans l’objectif est de
faire croire aux jeunes que Faure Gnassingbé fait beaucoup pour eux. On
comprend : ils sont déjà en campagne pour leur mentor. Passons ! Ainsi
dans sa déclaration à Blitta, après avoir vanté tout le mérite du PCCS
qui selon lui, devra contribuer à la relance de l’économie nationale,
M. Houngbo n’est pas passé par mille chemins pour inviter les
populations à sortir massivement pour aller voter lors de la
présidentielle prochaine. Pour quel candidat ? A coup sûr, pour le
candidat naturel du RPT, le parti au pouvoir, M. Faure Gnassingbé
dont-il a rappelé au passage tous les bienfaits à l’endroit de la
jeunesse.
Tout porte ainsi à croire que Houngbo est déjà en
campagne et foule au pied les missions pour lesquelles il est nommé.
Celles bien évidemment du bien-être de ses compatriotes. S’il n’en peut
plus, il faut qu’il démissionne !
Nous
sommes à moins de cinq mois du jour du prochain scrutin présidentiel du
28 février 2010, et l’on voit revenir en force l’usage des plus
vieilles habitudes, des plus détestables, même éculées, notamment la
distribution tous azimuts de prébendes, qui relèvent normalement de
l’exercice courant de la gouvernance, mais que l’on s’emploie
habilement à vous présenter comme une délicate attention du « souverain
qui nous gouverne ».
Faure
GNASSINGBE n’est pas en reste, puisqu’il a été à « très bonne école »,
et le voici, bien avant que ne commence l’avent, transformé en Père
Noël distribuant tous azimuts des « cadeaux » avec l’argent de l’Etat !
En prenant connaissance des derniers exemples en date, Il nous a paru intéressant d’ouvrir une rubrique dans laquelle nous ne
manquerons pas de relever les différentes étapes de la Tournée du Père Noël Faure GNASSINGBE.
Obsèques d'Ernest Gnassingbé dans la grande division - Faure et Toyi comme chien et chat durant toutes les funérailles
Mercredi, 25 Novembre 2009 22:38
Le fils aîné de Ernest Gnassingbé demande pardon au peuple togolais pour les exactions commises par son père. Les
funérailles du Lieutenant-Colonel Ernest Gnassingbé, frère aîné du chef
de l'Etat togolais, se sont déroulées le samedi dernier à Pya. C'était
en présence de Faure Gnassingbé soutenu par son homologue béninois Boni
Yayi accompagnée de son épouse. Le Premier ministre Gilbert Fossoun
Houngbo, ainsi que plusieurs ministres et députés ont assisté aux
obsèques.
Les autres fils et filles de la famille Gnassingbé (excepté ceux qui ne
sont pas en prison) n'avaient pas manqué à ce rendez-vous. Ils étaient
tous présents pour rendre un dernier hommage à leur frère aîné, le
Lieutenant-Colonel Enerst Gnassingbé, Chevalier de l'Ordre du Mono qui
a rendu l'âme le 12 novembre dernier à l'âge de 52 ans.
Mais
triste constat, les cérémonies funéraires se sont déroulées dans un
climat très tendu, fait de méfiance entre les fils et filles de
Gnassingbé Eyadéma. Chose curieuse, plusieurs témoins assurent que Toyi
Gnassingbé, le frère jumeau de Kpatcha et Faure, ne se sont pas adressé
la parole durant toute la cérémonie malgré qu'ils étaient assis côte à
côte. " On a vu un Toyi très amer. J'ai pris tout mon temps à suivre de
près les mouvements entre lui et le chef de l'Etat mais ils ne se sont
jamais adressé la parole. C'est à peine qu'ils se regardaient. Même
quand il arrive des moments de la cérémonie où tout le monde rit, Toyi
lui avait toujours la mine serrée. Mais de nature, il n'est pas comme
ça. On sent en lui que quelque chose ne va pas ", raconte un
observateur.
Son seul geste, c'était lors du culte au Temple
Oeucuménique de Pya, animé par le modérateur de l'Eglise Evangélique
Presbytérienne du Togo Awanyo Mawuli. Quand le modérateur dans son
prêche faisait allusion à la chefferie sur terre qui ne prime pas sur
celle de Dieu et recommandait l'humilité à tous les êtres humains sur
terre, on l'a vu faire un petit geste à l'un de ses frères.
Ce
qui a encore marqué plus cette cérémonie qui s'est déroulée à Pya le
samedi, c'est quand le fils aîné d'Ernest Gnassingbé qui ressemble
terriblement à son feu père a demandé pardon au peuple togolais pour
les exactions commises par son père. C'était au cours de l'oraison
funèbre qu'il a eu l'honneur de prononcer. Il a reconnu la rigueur avec
laquelle son père Ernest Gnassingbé a exercé le métier de militaire qui
a fait selon lui " qu'il a blessé beaucoup de cœurs ". Il a même lié
les péchés commis par son père à la façon dont il a souffert sur son
lit d'hôpital avant de rendre l'âme.
Le modérateur Mawuli n'a
pas également manqué durant son culte d'inviter les Togolais au
"pardon". Il a également exhorté la population togolaise à la culture
de la non-violence afin que l'élection présidentielle de 2010 se
déroule dans la sérénité.
ALERTE AUX FRAUDES ELECTORALES DANS LA REGION DE LA KARA
Alors que les opérations électorales n’ont pas encore commencé, un
recensement parallèle se déroule déjà dans la région de la Kara par des
individus à la solde du parti RPT. A quoi vont servir ces listes
constituées ?
Il
est de notoriété publique que le recensement électoral au Nord du pays,
surtout dans les zones rurales de Kara, est très difficile. Dans ces
zones sensibles, les délégués de l’opposition sont généralement absents
dans les bureaux et très souvent c’est le RPT seul qui occupe les
bureaux.
Les
agressions physiques contre les militants de l’opposition étant
nombreuses dans la région de la Kara en période électorale, bien
d’opposants politiques ou de sympathisants de l’opposition préfèrent
dissimuler leur identité véritable.
Il y a lieu d’interpeller rapidement ces individus qui opèrent ce recensement parallèle à Kara.
IL EST TEMPS DE SE MOUILLER
Anani Alex Gomez Logo
Au Togo, on est en campagne pour les élections présidentielles de
Février 2010 ! Le message envoyé par nos présidentiables à l’endroit de
Faure Gnassingbé, l’actuel chef d’état et probable candidat du Rpt,
parti au pouvoir même si cela est brouillé par mille et une professions
de bonne foi et des discours connus moult fois ressassés sur les
principes démocratiques et l’état de droit, est perçu clairement par ce
dernier comme une invite à leur céder le fauteuil pour lequel ils
prétendent, chacun à part soi, être plus digne.
Apparemment le problème de sécurité ne se pose plus
avec les mêmes acuités comme au temps de Gnassingbé Père autrement l’on
ne serait pas à disserter sur la candidature unique et à rompre à grand
bruit des liens au demeurant factices comme le mariage blanc entre le
CAR et L’UFC, le rapprochement tenté par F.Galley et l’autre E. Fabre
de Sursaut entre leur mentor Kofi Yamgnane et gilchrist Olympio avant
que le socialiste français par dégoût et blessé dans son orgueil ne
déverse partout sa bile contre le fils du premier président togolais,
l’accusant à la suite des Apedoh-Amah, Toulabor, Arégba, de versatile
et de rigolo. L’attention la plus élémentaire accordée à la position
Rpt induite par la campagne stratégiquement précoce des candidats
révèle que ce système n’aura rien à gagner en aidant l’opposition à
résoudre ses contradictions par commande d’un scrutin à deux tours.
Personne n’est dupe que ces revendications de dernières heures sont le
témoignage de candidats effarouchés par la perspective de perdre
« proprement » des élections, les dernières pour bon nombre d’opposants
fossiles. Un échec dont sans doute ils ne s’en remettront pas.
Dans la réalité il est possible à l’opposition de
gagner Faure avec des élections à un tour. Seulement nos prophètes et
autre devins politologues bavards ont noirci tellement le tableau,
battu campagne gratuitement en faveur du Rpt auprès de nos bailleurs
traditionnels qu’il serait bête au Rpt de ne pas entériner le plus
simplement du monde une victoire que tous s’accordent à lui donner
avant même les élections.
Ainsi, à mon avis, les propos tenus par le Président de
l’UFC sur la non essentialité d’une candidature unique ne sont point
irrationnels car la répartition des voix de l’opposition dans des
proportions assez élevées pour chacun des candidats n’est pas
évidente ; Oublie t on déjà les leçons de la CNS avec l’élection de
Koffigoh qui raflait avec Gnininvi toutes les voix tandis que certains
candidats bien connus pourtant n’en récoltaient rien si ce n’est la
leur seule bien enrouée ? L’erreur commise par le Président National de
l’Ufc, est d’avoir cédé à la facilité de parler, réduisant ipso facto
les chances déjà assez maigres d’un rassemblement efficace - comme le
disait l’un des pionniers de la lutte pour la liberté d’expression,
Afan Houénoumadji, au Togo il est aujourd’hui plus difficile de se
taire que de parler !
Et pour réparer cette erreur on en a ajouté d’autres
plus fumeuses comme ce chantage d’une participation conditionnelle des
élections alors qu’avant même de se porter candidat il aurait fallu
évacuer ce point litigieux qui date d’une dizaine d’année déjà ; Le CAR
a vite fait de se rallier à cette revendication majeure défendue par
mille voix avant ces chétifs communiqués qui sentent le piège. C’est à
se demander à quelle sauce les zinzins allaient nous manger cette fois
ci.
Admettons que le Rpt cède brusquement, que va-t-on
demander encore ? Ou bien va-t-on lui laisser franchement tout le
boulevard comme à l’accoutumée s’il s’entêtait dans le non ? Stratégie
ou Félonie ? Complicité ou amateurisme ?
On comprendra en passant le choix stratégique de Kofi
yamgnane et de Yawovi Agboyibo qui chargent à tout propos Gilchrist
Olympio, indexant l’incapacité structurelle de l’UFC à conduire à la
victoire sur la dictature militaire et basant leur campagne, dans cette
phase au moins, presque exclusivement sur cette dénonciation là. Au
fait Il n’y a rien là de scandaleux à dire toutes ces choses autant
qu’il est permis à l’Ufc de s’essayer une nouvelle fois à faire
cavalier seule.
Les donnes ont changé et il est temps qu’au lieu de
demander à l’autre de faire ceci ou cela, que d’autres le fassent
également quitte à se retourner en adversaire contre les amis d’hier ;
C’est le Jeu et pour la première fois JOUONS le franchement. D’ailleurs
Faure Gnassingbé a donné le ton en exigeant des escrocs politiques qui
brassent l’air autour de lui à sortir de l’ombre -où ils s’y
refugiaient au bon vieux temps de son géniteur - pour faire le travail
pour lequel ils sont grassement payés. Conséquences : chants laudatifs
avec ventre au clair, mission de promotion dans les chancelleries,
participation au gouvernement avec obligation de la boucler par
solidarité gouvernementale etc. Une chanteuse l’a prédit : Yo me
mondji ! Le chemin de la mort ! Ceux qui s’y aventurent, vieux comme
jeunes, n’en reviennent plus...sauf leur fantôme. Et dire que ces
ombres là se disent encore politiciens et obstruent l’horizon ! Du
balai !
Je crois que les militants de l’opposition, notamment
les jeunes de la tranche d’âge 30-45 voire 50 doivent désormais
posséder le culte du rendement, rompre avec cette supposée neutralité
politique amorphe ; l’alignement automatique derrière ceux qui se sont
taillés le boubou de grands leaders pour comprendre à la fin que, l’âge
qu’avait Messieurs les Opposants au moment où ils les suivaient comme
des moutons de Panurge, ils ont eux aussi cet âge et que personne ne
les suivait et ne les écoutait eux. Quelle saleté ! Quel gâchis !
Quelle honte ! Pour mémoire Kokou Koffigoh avait à l’époque où il
accédait à la Primature 43 ans !
Mon propos n’est pas d’inviter ceux qui ont opinion sur
tout à s’adonner à l’exercice malsain qui consiste à trouver des vertus
chez tous, répartissant leur mise sur tous les chevaux concurrents de
sorte qu’à la fin ils ne perdissent rien, au nom de la reconnaissance
du ventre.
Ces gens là, habiles jongleurs, experts dans
l’exécrable escroquerie politique qui se veut la nouvelle forme de
combat de haïssables opportunistes, ces gens là disions nous, sont
également des adversaires autant sinon plus dangereux que le régime
militaro despotique qu’abhorrent les togolais. Il y a, je le crois,
nécessité de se positionner clairement pour le combat contre
l’obscurantisme et la prise en otage du Togo par les mêmes. Mon message
se veut un appel à l’engagement citoyen pour une occupation totale et
irréversible de l’espace politique. Il n’y a aucune vertu à rester en
marge du combat. La terre est fertile.
Obsèques d’Ernest Gnassingbé à Pya
Le
président du Bénin, Thomas Boni Yayi, et son épouse ont assisté samedi
à Pya (nord du Togo) aux obsèques du lieutenant Colonel Ernest Essonam
Gnassingbé décédé le 12 novembre dernier. Le couple a été accueilli à
l’aéroport de Niamtougou par le président Faure Gnassingbé, en présence
du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement. Le culte
d’inhumation a eu lieu au temple œcuménique de Pya où famille, amis et
proches ont prié pour le repos de l’âme du défunt.
Chevalier de l’ordre du Mono, Ernest Gnassingbé est décédé à l’âge de 52 ans.
Une messe d’action de grâce aura lieu dimanche toujours à Pya.
Qui est Ernest Gnassingbé
Fils aîné du feu Général Gnassingbé Eyadéma, il a commandé pendant
longtemps le Régiment Parachutiste Commando (Bérets rouges) du Camp
Landja avant de commencer à souffrir en 2003 d’une commotion cérébrale
que certains assimilent aux troubles mentaux. C’est d’ailleurs depuis
ce temps que la commande du camp lui a été retirée. Du vivant de son
père, les plus grands hôpitaux du monde l’ont accueilli pour des soins
intensifs mais son état de santé ne s’est jamais amélioré.
En 1990, il était à la tête des caciques qui avaient terrorisé les
populations pour permettre à Gnassingbé Eyadéma de garder son fauteuil
contre vents et marées. A la conférence nationale des forces vives de
la nation en 1991, son nom a été cité parmi les grands barbares du
régime. C’est à lui que plusieurs observateurs attribuent l’attaque de
Soudou au cours duquel plusieurs personnalités politiques dont docteur
Marc Atidépé ont perdu leur vie. On le cite également comme le
commanditaire des violences dont les Loméens ont été victimes après les
élections présidentielles de 2003.
Il est bref, un homme qui a marqué négativement les esprits des Togolais.
Kpatcha et Essolizam assisteront-il aux obsèques ?
C’est la question qui revient sur toutes les lèvres depuis
l’annonce du décès du frère aîné de Faure Gnassingbé. En effet, la
famille Gnassingbé est très divisée depuis le déclenchement de
l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat qui a conduit à
l’arrestation de Kpatcha Gnassingbé et de son demi-frère, Essolizam
Gnassingbé. Certains fils du feu président Gnassingbé Eyadèma qui ne
croient pas à cette affaire de coup d’Etat se seraient opposés à la
décision de Faure de mettre en prison ses frères. Situation qui a rendu
impossibles les réunions familiales périodiques. Faure organisera seul
les obsèques ou attendra-t-il les avis de ses frères et sœurs ? C’est
aussi une autre interrogation.
En tout cas, avec les derniers rebondissements dans cette affaire,
il est fort à parier que la famille Gnassingbé pourrait ne pas être au
grand complet à cet enterrement. Kpatcha Gnassingbé, chef de famille
étant sous les géôles, de sources fiables indiquent que Faure s’apprête
à enterrer seul le fils aîné de feu Eyadèma.
Publié le 21 November 2009.
Les
Togolais doivent-ils en rire ou en pleurer? Le fils aîné du Gal
Eyadèma, le Colonel Ernest Gnassingbé, ancien commandant de la garnison
du Camp Landja, actuellement Camp Gal Améyi, serait décédé dimanche
dernier en France, où il avait été évacué d’urgence après une tentative
de suicide perpétré chez lui à Kara. Gravement blessé et malgré les
soins, il succombera à ce choc.
D’après nos informations obtenues de sources sûres, il avait sauté du
haut d’une maison à étage il y a quelques jours, dans le but de se
donner la mort. Il fut évacué dans un premier temps sur Lomé pour y
recevoir des soins. Mais face à la gravité de son cas, il sera évacué
d’urgence en France où il vient de passer de vie à trépas.
Rappelons que c’est depuis le début des années 2000 que la famille
Gnassingbé connut un passage à vide qui avait dû donner de la sueur
froide au sérail et en première ligne, au Gal Eyadèma, une occasion de
commencer à se demander, si c’est le ciel qui s’écroulait sur eux. En
effet, en 2003 le Gal Eyadèma très malade, fut évacué pour un séjour
médical en Italie. A l’époque ce fut top secret. Le Président de la
République ne pouvait pas tomber malade. Et la contradiction fut
apportée à l’époque par Pitang Tchalla qui balaya presque du revers de
la main l’information rapportée par certains journaux à l’époque selon
laquelle, il était gravement malade et se faisait soigner dans un
hôpital italien.
Presque à la même période c’est le tour de son fils Ernest, Colonel de
son état, d’être évacué d’urgence à l’Hôpital du Val-de-Grâce en
France. Il y séjournera pendant plusieurs semaines. Malgré ce
relativement long séjour, il n’y eut pas grand mieux. Déjà, les rumeurs
les plus folles avaient circulé à l’époque le donnant pour mort en
France. Ses ennemis guettaient l’occasion. Il n’en sera rien. Il y eut
cependant une légère amélioration de son état de santé. Rapatrié au
Togo, il séjourne depuis à Kara, son fief où plusieurs Togolais
honnêtes et sans histoire ont été victimes de ses comportements
irrévérencieux.
Etant donné qu’il n’avait pas du tout bonne presse dans tout le pays, y
compris même à Kara, son fief et parmi les éléments de l’armée,
certains le disaient victime d’envoûtement de la part d’un vieux chef
canton du nord-Togo qu’il aurait à l’époque personnellement battu à
mort après la présidentielle de 2003 et bien d’autres histoires les
plus invraisemblables. D’autres ont prétendu que son mal venait de sa
propre famille.
Pendant que feu Gal Eyadèma séjournait dans un lit d’hôpital italien et
que son fils aîné ne savait plus quel sort lui était réservé, une autre
fille du Gal Eyadèma faisait un accident rocambolesque de la
circulation à Lomé au petit matin, accident dans lequel il y eut au
moins un mort. Que de spéculations à l’époque! Pendant au moins deux
mois, cette fille était donnée pour morte. Jusqu’à ce que l’opinion
nationale se rendit à l’évidence d’elle-même, qu’elle avait survécu à
ce drame survenu justement à l’endroit où vient d’être érigé un nouveau
bureau de la BTD au niveau de la station CAP à quelques encablures du
Collège Protestant de Lomé.
Pour l’heure, on ignore si le corps de l’ancien commandant du Camp
Landja situé à 500 km au Nord de Lomé est rapatrié ou s’il est toujours
en France.
Moralité: les Togolais doivent apprendre à s’aimer. Les responsables
politiques ont intérêt à rechercher l’union et l’amour entre tous les
fils de ce pays, quel que soit le parti politique auquel ils
appartiennent et quelles que soient les régions d’origine et les
provenances ethniques. Trop de mal a été fait arbitrairement et
volontairement entre frères et sœurs par des gens qui considèrent
qu’ils ont le pouvoir, l’argent et les armes de leur côté et que la
souffrance, la douleur de la maladie et la mort n’étaient guère pour
eux une préoccupation.
Etaient-ils immunisés contre elles pour les ignorer aussi royalement?
Il est temps de mettre un terme à cette conception de la vie, afin que
ces comportements d’un autre âge disparaissent de la terre de nos
aïeux. Ernest Gnassingbé, «le gouverneur de la partie septentrionale»
qui faisait la pluie et le beau temps au Togo avait beaucoup d’ennemis
parmi lesquels de nombreux chauffeurs et propriétaires de voitures dont
le seul crime aura été d’avoir le culot de le dépasser sur les routes
du Togo à bord de sa Jeep de commandement ou à bord de tout autre
véhicule banalisé. Ceci étant dit, nous faisons un clin d’œil à cet ami
médecin Losso qui se rendait à des funérailles à Siou, mais qui n’avait
pas pu assister auxdites funérailles et aura passé toute sa journée au
camp Landja. Il fut même oublié par le maître de céans qui l’y avait
interné.
En tout cas, que la terre lui soit légère!
«
Le sang a suffisamment coulé par la volonté d'un seul homme. Nous nous
battrons pour que la mémoire des victimes de la lutte pour la
démocratie soit respectée. » Tavio Ayao AMORIN
La Pègre de Faure :Quand Aimée Aniko Palako enterre le RPT section Allemagne
Lundi, 23 Novembre 2009 11:12
Comme
toute dictature, celle du Togo a su s’entourer.Des intellectuels, des
penseurs,des militaires, des tortionnaires et surtout d'une plèbe très
utile pour équilibrer le jeu et suivre á la loupe les velléités des
acteurs qui composent le système.Au Togo et pendant longtemps ,il n’est
pas un hasard de voir un soldat de rang commandé un général, un
secrétaire menacé son ministre et un employé de banque dire détenir
tous les secrets de son Directeur.Un chantage permanent intolérable
sous d’autres cieux.
Elle se présente comme la fille d’un autre miraculé de Sarakawa… La
quarantaine environ d’âge.Un parlé biaisé du français et du lamba «
françaislamba » ajoutée á une connaissance parlée de la langue
allemande son vrai curriculum vitae.Une interview d’un journaliste lui
est de la mer á boire.Aimée Aniko Palako dit être la fille de feu Aniko
Palako. Mariée elle prend le nom Akoua Aniko Schurawski et est depuis
divorcée.Selon la légende qu’elle raconte, de l’accident de Sarakawa
c’est Eyadema qui devrait mourir.Mais son magnanime de père aurait dit
: Toi reste et moi je meurs á ta place.Depuis Eyadema a fait de ses
frères et d’elle ses enfants adoptifs en plus d’une maison comme
cadeau.En Allemagne elle dit être la directrice d’une agence de voyage
: www.togo-fohs.de/reiseinfo/reise.htm Verre de whisky en
main,cigarette au bec celle qui a ravi la vedette au célébrissime ultra
Rptiste Kagnassim Dominique sous feu Eyadema raconte « Je ne veux plus
qu’on parle de Kagnassim au RPT » et elle le sait,ses ordres sont au
RPT des lois.La vraie raison de la haine entre enfants du RPT : «
l’argent » .Et de tous les ministres proche de Faure qui te fascine le
plus ? J’aime le beau Guy Lorenzo mais je trouve Gilbert Bawara plus
intelligent.
Son avantage : Aimée connaît mieux les Gnassimbgé et le RPT Peu
avant l’arrivée de Faure en Allemagne elle trouve une idée géniale .A
côté des associations qui poussent comme des champignons pour que soit
élu Faure, elle fait greffer la sienne : « Génération Faure
».Association qu’elle créée en catimini en pleine ville bancaire
allemande Francfort.Un hasard ? Pour cela elle fait appel á un stratège
en coups fourrés : « le Pr Adjavon » qu’on dit avoir de naissance le
flair d’anticipation et de création. Aussi le Pr Adjavon sait jouer sur
toutes les cordes que se soit de l’opposition ou du RPT. L'initiative
échoue de justesse.Faure n’en veut pas d’une association á consonance
classique.Il faut inventer du nouveau .La mayonnaise ne prend pas.Aimée
doit battre en retraite.Alors elle surfe sur la corde de représentante
du RPT section Allemagne. Arrivé précipitamment avec la planche á
billet dans la capitale allemande, Solitoki le Secrétaire du RPT lui
gratifie avec une somme de 13.000 Euros .Heureux sont ceux qui
militent pour le RPT !
Aimée menace diplomates,ministres : Faure c’est Moi
Elle
fut aussi comme par hasard l’une des toutes premières a être reçue 30
minutes après l’arrivée de Faure á Berlin.Et comment ? Aimée se faufile
entre les gardes de corps et rejoint l'ascenseur qui conduit á
Faure.Soulagée après son court entretien avec son « chouchou »,elle
revient avec cette phrase « Papa est soucieux á cause de ses problèmes
avec Kpatcha, il a déjà des cheveux blancs.J’ai pleuré avec lui… » La
plus belle de la soirée ? Aimée allume par son regard diplomates et
ministres… A l’ambassadeur Paka Comla et vice Secrétaire du RPT elle
lance « Papa t’ordonne de me trouver une chambre d’hôtel » Refus par
le silence de son Excellence.Celle qui se présente comme la première
responsable du RPT en Allemagne passe á la vitesse supérieure. « Paka
tu vas partir et ceci ne saurait tarder… » Silence des ministres et
diplomates á l’hôtel Adlon.Quand un journaliste lui a posé la question
de savoir que représentait-elle ? ,elle lui a fait servir un verre de
whisky dans le compte de l’Etat togolais. L’ardoise elle le signe de
ses mains propres.Tout un symbole ! Plus loin Aimée raconte « Chez lui
á Paris sise rue Général Maunoury toutes les fois que Eyadema se levait
et ne me voyait pas, il envoyait ses gardes venir me chercher.Je ne
vois pas le rôle de cet ambassadeur…il doit partir » Aux secrétaires de
l’ambassade et aux femmes des diplomates togolais elle avait fait déjà
courir le bruit avant l’arrivée de son désormais papa : Faure fut mon
petit ami »
Une section RPT « artificielle et imaginaire » en Allemagne Les
partis qui ont existé et qui ont prouvé leur existence par des
réunions publiques et meetings de tous les temps et qui sont reconnus
par l’Etat allemand sont le PDR de Zarifou Ayeva, l’UFC de Gilchrist
Olympio et le CAR de Me Agboyibor.Le RPT n’existe en Allemagne que de
nom ! Toutes les sections existantes ou supposées exister ne sont
qu’une fabrication artificielle des initiateurs dont le seul et unique
but est la ruée vers la manne qu’on dit inépuisable et dont la clé
serait actuellement détenue par Faure.Le RPT section Allemagne depuis
longtemps n’a été représenté que par des jeunes opportunistes qui
n’ont eu á servir le parti que par leur cupidité féroce.Et Aimée
Akoua Schurawski ne fait pas exception á la règle…
Le revirement du " Technocrate "
Après avoir montré ses limites, Gilbert Houngbo se lance dans la campagne pour Faure.
Il a été créé le vendredi dernier à Lomé, une association dénommée, " Comité Togo 2010 ".
C'était au cours d'un dîner auquel plus de dix ministres togolais ont pris part. Selon les
initiateurs, cette association devra assurer la victoire de Faure Gnassingbé en 2010.
Mais qui aurait pu deviner celui qui est à la base de la création de cette association ?
Certains nous répondront que sans surprise une initiative des " bitosards " du RPT qu'on
voyait avant février 2005 sous les arbres devant l'entrée de l'Université de Lomé pour
soutirer quelques billets clinquants à Faure. Nous leur donnerons raison car il y a une
kyrielle d'associations créées par ces individus pour soutenir la candidature du président
du RPT.
Mais pour cette dernière, c'est le surprenant Premier ministre Gilbert Houngbo qui en est
l'initiateur. Quel Togolais pouvait croire en septembre 2008 lors de sa nomination que cet
homme pouvait se prêter à ce jeu ? C'est malheureusement à cela qu'on assiste aujourd'hui.
Celui qui se faisait passer pour le serviteur de tout le peuple togolais a finalement
choisi son camp : le RPT. Et il ne l'a pas du tout caché. Gilbert Fossoun Houngbo était
aux côtés d'une dizaine de ministres lors de la création de cette association.
En réalité, il s'agit d'un choix qui ne surprend aucun Togolais. L'homme ayant échoué dans
la mission que lui-même s'est confié, le ralliement au pouvoir est sûrement le seul moyen
par lequel il peut garder son job.
Gilbert Houngbo, rappelons-le, lors de sa nomination au poste de Premier ministre en
septembre 2008 en lieu et place de Komlan Mally, avait promis changer le quotidien des
Togolais en six (6) mois. Pour ce faire, il a fait organiser des journées économiques dans
certaines capitales européennes.
Mais six mois après, aucun résultat n'était perceptible. Et suite aux critiques dont il
faisait l'objet, il était monté au créneau pour rectifier sa déclaration. Il a ainsi parler
des signaux que les Togolais doivent constater et non de changement au sens large du terme.
Mais un an après, les signaux se résument aux poussières qui envahissent les quartiers de
Lomé.
Houngbo devait ainsi transformer les rues de Lomé en pistes rurales. S'étant rendu compte
de son cuisant échec et accablé de honte, il a même arrêté ces shows médiatiques. Ce n'est
que rarement qu'on le voit aujourd'hui. Pire encore, il a perdu sa place de
Directeur - Afrique du PNUD. C'est dans ces conditions que le " Technocrate " a rejoint
armes et bagages le RPT.
C'est donc pour séduire son bienfaiteur que Gilbert Hongbo a pensé à la création de ce
fan club Faure Gnassingbé " Comité 2010 ".
Mais connaissant bien le système RPT, fera-t-il long feu à son poste ? Wait and see!
Dossey-Anyron plébiscite FAure
Arnaque et parentèle On aurait aperçu Charles Debbasch en France. La preuve en image.
Conseiller du président togolais, Charles Debbasch
Juriste,
conseiller du président togolais, Faure Gnassingbé, Charles Debbasch,
69 ans, a été appréhendé, mercredi 16 mai, par la police de l’aéroport
de Bruxelles alors qu’il s’apprêtait à quitter la Belgique. Son nom
figurait dans le fichier Schengen des personnes recherchées et il est
l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la France pour
détournement de fonds.
Invoquant un mauvais état de santé, M. Debbasch aurait réclamé la
visite d’un médecin. Celui-ci, selon une source policière belge, a
conclu à l’absence de trouble grave. L’ambassadeur du Togo à Bruxelles,
accompagné d’un avocat, s’est ensuite présenté pour lui porter
assistance.
M. Debbasch a été déféré dans la soirée au parquet de Bruxelles afin
d’être présenté à un magistrat appelé à statuer sur son sort. "Nous laissons faire la justice", a indiqué au Monde
un diplomate français. Ancien président de l’université
Aix-Marseille-III, M. Debbasch pourrait faire l’objet d’une extradition
vers la France.
En 2005, la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait confirmé sa
condamnation par contumace à deux ans de prison - dont un an ferme -
pour détournement d’oeuvre et de fonds au préjudice de la Fondation
Vasarely, dont il fut le président entre 1981 et 1993.
Redoutant que M. Debbasch "ne cherche (...) à échapper par tous les moyens à l’exécution des peines prononcées", les magistrats avaient assorti leur décision d’un mandat d’arrêt international.
COUP D’ETAT CONSTITUTIONNEL
Celui-ci n’a guère été suivi d’effet. Et pour cause : depuis des
années, M. Debbasch a quitté la France pour le Togo. S’il y a rang de
ministre, son rôle va bien au-delà. Après avoir été le conseiller -
écouté - de feu le président Gnassingbé Eyadéma, disparu en février
2005, l’ancien universitaire est devenu celui de son fils et
successeur, Faure Gnassingbé. Il aurait été en particulier
l’instigateur du "coup d’Etat constitutionnel" grâce auquel ce dernier
a pu s’emparer du pouvoir détenu pendant trente-huit ans par son père.
Un scrutin, très controversé, a ensuite régularisé la situation.
Malgré le mandat d’arrêt international qui le vise, M. Debbasch
avait pu se rendre en France au printemps 2006 sans être inquiété.
L’avis de recherche le concernant avait été retiré pour lui permettre
de rencontrer à Paris un magistrat du parquet et discuter d’un
aménagement éventuel de sa peine, comme une loi récente le permet.
Alerté, l’Elysée avait obtenu de la chancellerie que le mandat
d’arrêt soit à nouveau diffusé. Depuis, M. Debbasch n’est, semble-t-il,
pas retourné en France.
FAT : Pour avoir volé du riz, deux militaires écopent des mises à pied
Deux militaires en service au domicile du chef d’Etat major des Forces
armées togolaises (FAT), le Général Essofa Ayéva, écopent de trois et
six mois de mise à pied pour avoir été soupçonné de vol de sacs de riz
de Mme Ayéva.
L’information est rapportée de source sûre par le
quotidien privé Forum de La Semaine , qui ne cite pas les noms des
militaires en question.
Ce qui inquiète, ce n’est pas tant la sanction infligée
à ces militaires, mais c’est le traitement d’employés domestiques qui
leur est réservé. Malgré le vote du statut de l’armée togolaise, ce
dont profitent de nombreux militaires instruits, le grand nombre est
encore utilisé à des tâches domestiques au profit des officiers
supérieurs et des familles huppées du clan. Les officiers doivent-ils
se servir des hommes de rang comme ordonnances pour leurs activités
privées ?
La question reste posée et c’est malheureusement le lot
quotidien des troupes de l’armée togolaise. Taillables et corvéables à
merci, ces hommes peu instruits et venant pour la plupart des familles
pauvres de la région de la Kara , notamment de Pya, ne constituent pas
que le bras armé du régime pour réprimer sauvagement l’opposition. Ils
constituent également une source inépuisable de main-d’œuvre pour les
hommes du pouvoir. Qui pourrait croire qu’un bon nombre de militaires
sont des esclaves !
Me Apevon Dodji Président National du Car
Dodji Apévon : « Le scrutin à deux tours est une question de justice »
Les
deux principaux partis de l'opposition à l'Assemblée nationale, UFC et
CAR, réclament l'adoption du scrutin à deux tours pour l'élection
présidentielle de 2010.
Ils brandissent la menace du boycott si satisfaction ne leur est pas donnée
Maïtre
Dodji Apévon (photo), le président national du Comité du comité
d'action pour le renouveau, estime que « le scrutin à un tour ne cadre
pas avec le contexte politique actuel de notre pays ».
En quoi le scrutin à un tour vous gêne tant ?
Me Dodji APEVON : La revendication du CAR et de l’UFC pour le rétablissement du scrutin uninominal à deux tours est une question de justice.
En
effet, le mode de scrutin que le peuple a majoritairement adopté à
l’appel de toutes les composantes politiques de notre pays est le
scrutin uninominal à deux tours.
C’est avec ce mode de scrutin que les élections présidentielles de 1993 et 1998 ont été organisées.
Une
disposition aussi importante de notre loi fondamentale ne pouvait être
modifiée que sur un large consensus de la classe politique, ce qui
n’est pas le cas en l’espèce puisque c’est le RPT seul qui a
unilatéralement introduit en Décembre 2002 le scrutin uninominal à un
tour.
Je voudrais ici souligner que le scrutin à un tour ne cadre pas avec le contexte politique actuel de notre pays.
En
effet, comme nous le savons tous, notre pays traverse une crise sans
précédent depuis des décennies, crise qui s’est exacerbée avec
l’élection présidentielle de 2005.
L’élection présidentielle
de 2010 doit permettre à notre pays de dégager un dirigeant qui
recueille une large majorité pour opérer les grandes reformes et
remettre ainsi le Togo sur la voie du développement. Or, avec un
scrutin à un tour, comme c’est organisé chez nous, il peut arriver que
le président de la république ne soit élu que par une petite minorité,
ce qui le fragilise d’emblée.
On comprend aisément pourquoi
tous les Etats membres de l’UEMOA et de la CEDEAO ont opté pour le
scrutin à deux tours. Il est inadmissible que notre pays fasse
exception et c’est pour cette raison que nous nous battons depuis des
années pour le rétablissement des deux tours.
Le mode de scrutin à un tour est pourtant plutôt favorable aux
grandes formations comme la vôtre. L'élection à deux tours est
susceptible de diluer les voix au profit de petits candidats
indépendants.
Me Dodji APEVON :
Compte tenu de l’état de délabrement actuel de notre pays, il sera
criminel de la part du RPT de faire perdurer la crise en refusant
d’accéder à notre revendication légitime.
En tout état de cause, nous nous battrons avec tous les moyens légaux pour obtenir gain de cause.
Pour
revenir à votre question, je voudrais rappeler que tous les candidats
crédibles de l’opposition, qu’ils soient des partis politiques ou des
indépendants, se sont déjà prononcés pour le rétablissement des deux
tours. Je ne les vois donc pas renier leur parole en servant de
béquille au RPT pour une élection à un tour.
Publié le 19 November 2009.
EjT9Jt4HAjc
HOMMAGE À THOMAS SANKARA, SYMBÔLE DE DIGNITÉ
Jeudi, 15 Octobre 2009 17:55
«Je
me sens également confondu par la grandeur du sujet et, s’il m’est
permis de l’avouer, par l’inutilité du travail. Nous ne pouvons rien
pour la gloire des âmes extraordinaires…leurs seules actions les
peuvent louer, toute autre louange languit auprès des grands noms.» Ces
paroles de Bossuet au sujet du Grand Condé s’appliquent bien au
prodigieux destin du capitaine Thomas Sankara, l’Homme du Faso. En ce
jour anniversaire de sa tragique disparition (15 octobre 1987 - 15
octobre 2009), je voudrais, au nom du Mouvement Patriotique du 5
Octobre (MO5), tout simplement le saluer par ce poème que j’ai écrit en
1987 et dont on a fait référence dans un livre paru il y a 12 ans, à
l’occasion du 10è anniversaire de son décès. Que son intégrité fasse
émulation dans les armées africaines, et particulièrement au Togo.
THOMAS SANKARA!
Je chante ton nom qui donne frisson Toi qui as refusé étau et marteau Toi le digne fils de Tounkara Tu n’as pas menti à ton nom Tu n’es pas Sankara Tu es un diamant de cent carats Ton éclatement illumine l’Afrique Sankara, diamant de cent carats Le fifre qui fait vibrer les fibres d’Afrique Hélou, Hélou, Hééélou lo! Ris d’eux, Oh, Ris d’eux! Ceux qui ont précipité ton éclatement Ceux qui ont voulu ta métamorphose Comme jadis Soundjata dans le Sankari En vain ont-ils voulu te circonscrire Avec ce machin manipulé-téléguidé Ce compas au rez de la trahison Diamant de cent carats, tu es éternel Car tu es à la fois Noir-Rouge-Blanc.
Blaise Compaoré DICTATEUR FACILITATEUR montre ses limites et verse dans le ridicule
Moins de deux semaines avant de commettre son horrible
massacre du 28 septembre, la junte militaire guinéenne avait dépêché à
Paris une délégation de haut niveau discrètement reçue par des
officiels français, rapporte le quotidien américain The New York Times.
Cela ne surprend pas. C’est connu des africains que pour la France, le
camp des brutaux despotes est plus payant, parfois cash, et assouvi
mieux ses convoitises de l’uranium nigérien, du pétrole gabonnais, des
ports en eau profonde du Caméroun et du Togo, du bauxite guinéen, du
diamant centrafricain ou encore, pourquoi pas, des belles cuisses
sénégalaises.
Des sources bien informées américaines indiquent que
malgré les tapages de Bernard Kouchener, Paris n’a pas totalement lâché
la brute guinéenne, Dadis Camara. A preuve, selon Patrick Balkany qui
est un proche de Sarkozy, “la candidature du chef de la junte n’est pas
un problème”. Les africains francophones, très remontés contre l’Elysée
et les lieutenants de sa diplomatie parallèle sur le continent, se
demandent si derrière la médiation confiée au Burkinabe Blaise Compaoré
ne se cache pas une manipulation française pour permettre à celui qu’il
convient d’appeler “ le vétérinaire du 28 Septembre” de se maintenir au
pouvoir.
C’est déjà arrivé au Togo où Faure Gnassingbé, en 2005,
est resté aux affaires avec une complicité active de Paris et ce,
malgré le meurtre de plus de 500 partisans de l’opposition ( rapport de
l’ONU ). Il y a de quoi être sceptique au sujet du cas guinéen. La
proposition de sortie de crise du médiateur Blaise Compaoré n’est rien
moins qu’un ridicule schéma,une insulte inacceptable à l’endroit des
guinéens et de tout le Continent Noir : un gouvernement de transition
présidé par Dadis Moussa Camara qui nommera un Premier Ministre au sein
de la Société civile. Compaoré offre, en plus, au chef de la junte la
possibilité de se présenter à la prochaine présidentielle. Si on doit
s’en tenir à un tel “chiffon”, les morts du 28 Septembre passent au
compte des pertes et profits. Quelle infamie ?
Blaise Compaoré, n’a pas encore compris que l’exigence
première de la Communauté internationale, c’est d’abord et avant tout
le départ du “vétérinaire Camara”. Doit-on se mettre à réciter des
exemples pour faire comprendre au médiateur ( ?)que le type de solution
qu’il propose aux Guinéens a lamentablement échoué partout en Afrique
et que les solutions de complaisance et de facilité comme la sienne
n’ont que trop nui à notre continent ?
Parias sur tapis rouge à Paris
Les africains francophones doivent inculquer dans leur
logique que l’opposition aux autocraties, c’est aussi forcément une
opposition à la France. Des faits récents semblent le rappeler : au
Gabon, le Ministre de la Coopération, Alain Joyandet, ne s’était pas
contenté d’occuper les premières loges à l’inauguration d’Ali Bongo,il
lui a apporté un soutien ferme de la France :“ il faut donner du temps
à Ali” a-t-il déclaré aux journalistes. Un éloquent satisfecit à
l’avocat Robert Bourgi pour la tâche accomplie, au nom de la France,
dans l’élection de Ben Ali Bongo qui a d’ailleurs été félicité par son
mentor, à Paris où il s’est rendu pour sa toute première visite
officielle à l’étranger.
Le mois dernier, Mohamed Ould Abdel Aziz, le général
qui a légitimé son Coup d’Etat avec une mascarade électorale en
Mauritanie était en visite à Paris. Tapis rouge et honneurs de la garde
républicaine pour un putschiste tout sourire aux côtes du président
français sur le perron de l’Elysée.
Au Niger, le président Mamadou Tandja, après avoir
méthodiquement bafoué les libertés civiles, mis aux arrêts des figures
de l’opposition, a réussi à prolonger de trois ans son mandat
présidentiel. L’impopulaire“despote du Sahel” est au ban de la
communauté internationale mais s’affiche dans une photo avec Nicolas
Sarkozy sur le site officiel du Quai d’Orsay. Un porte-parole du
Ministère français des Affaires Etrangères a même laissé entendre, il y
a deux semaines, qu’un contact de haut niveau est maintenu avec les
autorités nigériennes. Même amitié surréaliste à l’endroit de Paul Biya
qui s’est constitutionnellement offert une présidence à vie après 28
ans de règne. Biya pompeusement reçu à l’Elysée en juillet dernier. “Le
Caméroun est un pôle de modération”, dit-on comme pour justifier un
accueil vu d’un mauvais oeil tant à Douala qu’à Yaoundé.
Obstruction à la liberté
“Les africains n’aiment pas la France à cause de ses
pratiques colonialistes qui leur font obstruction de choisir librement
des dirigeants valables et capables”.C’est le constat que font beaucoup
d’analystes parmi lesquels le camérounais Achille Mbembé, Professeur de
Sciences Politique à l’Université Sud-africaine de Witwatersrand. “Et
partout, les processus démocratiques sont bloqués” s’est indigné
l’universitaire qui dénonce l’attitude obstructionniste de la France.
Cette année 2010, trois pays francophones (Togo, Côte
d’Ivoire, Centrafrique) vont organiser des élections présidentielles. A
quelle sauce Sarkozy et ses réseaux vont-ils manger les électeurs de
ces pays, s’interroge t-on sur le continent et dans les diasporas. Pas
d’illusion à se faire, la rupture promise par Sarkozy dans les
relations France-Afrique, c’est du bidon. On espère que les forces
vives guinéennes resteront fermes et inamovibles sur leur position face
au vaste complot que pilote, pour ses maîtres, le putschiste burkinabé
Blaise Compaoré.
Tchao SOTOU BERE refuse des visas á 4 journalistes français
Lundi, 23 Novembre 2009 07:59
Quatre
journalistes se sont vu refuser des visas pour se rendre á Lomé.Les
pratiques du père défunt survivent et Faure ne peut que se frotter les
mains.Les écrivains á sa solde comme les Kangni Alem et Logo Dossouvi
qui vociféraient qu’il y’a plus de liberté d’expression sous le fils
font á chaque jour que Dieu fait profil bas. Les quatre journalistes
français qui voulaient venir faire un reportage sur l'état d'esprit des
Togolais à la veille des élections présidentielles ont dû rebourser
chemin. Faure ne les veut pas au Togo lui qui a déjà cadenassé les
élections ! Une fin de non reçevoir leur a été adressé par un zélé du
parti RPT á l'ambassade du Togo á Paris sise 8 rue Alfred Roll á Paris
.Et dire que Tchao Sotou Bére viole la liberté de presse, l'une des 22
conditionnalités signées avec l'UE aux yeux et á la barbe de ces
européens.Une Ceni á la solde,une Fosep une justice á la solde ,une
Assemblée á la solde. Bonjour la monarchie gnassingbénne !
"Les
hommes sont des éternels insatisfaits. Ils ont toujours une maîtresse
ou une petite amie dehors. C'est vraiment regrettable", se plaint Elise
Agbéyon, responsable dans une institution de micro finance.
Paloukiyem Bidazou,
revendeuse de pain au marché d'Adéwui, renchérit: "Je sais que mon mari
me trompe, malgré tout ce que je lui fais. Tous ces comportements ces
deux dernières années montrent qu'il a une maîtresse dans son service".
Régina
Nadou, coiffeuse à Nukafu, affirme avoir attrapé samedi dernier son
mari "la main dans le sac", après l'avoir "surveillé" pendant deux
mois.
"Il
ne savait pas que je le guettais. Un matin, alors qu'il était sous la
douche, j'ai fouillé son portable. Il venait juste de recevoir un
+SMS+. Ainsi, j'ai pris connaissance du contenu", raconte Régina.
"Il
s'agissait d'une élève qui souhaiterait le rencontrer le même jour à
21H GMT. Bien vrai, du retour du service, mon mari m'a fait comprendre
qu'il avait oublié un dossier au bureau. Alors j'ai vite compris le
geste", poursuit la jeune femme.
"Quand
il a démarré la voiture, j'ai aussitôt pris un taxi-moto. La première
rue que mon mari a empruntée montrait déjà qu'il n'allait pas au
service. Il a finalement garé devant un petit hôtel. J'étais restée
dans un petit coin, histoire d'observer son geste. C'est une petite
fille d’environ 22 ans, qui s'est pointée devant lui au bout de 3
minutes. J'ai pris mon téléphone et je lui ai envoyé ce petit +SMS+:
+Tu as maintenant transféré ton bureau? Laisse la petite fille et
rejoins-moi sous l'arbre dans l'angle droit", dévoile Régina.
Selon
une enquête réalisée par l'Agence Savoir News ces deux derniers mois à
Lomé auprès de 500 femmes mariées, plus 98% affirment être trompées au
moins une fois par leur mari.
L'infidélité
masculine serait devenue un "sport national" dans la capitale togolaise
où la plupart des hommes mariés se tapent une ou plusieurs "maîtresses"
encore appelées "bureaux" ou "pneus secours".
La
plupart de ces maîtresses sont des élèves et étudiantes. De jeunes
couturières et coiffeuses, ainsi que certaines femmes divorcées sont
également pointées du doigt par les femmes mariées.
"Ce
sont des filles ‘faciles’ que nos hommes entretiennent à coups de
quelques billets de banque", explique Justine Sivomey, 38 ans,
institutrice dans une école privée.
Mariée
depuis 7 ans, cette enseignante trompée depuis environ deux ans par son
mari, n'entend pas baisser les bras: "Je vais créer une association
pour combattre ces ‘’aminsronfilas’’ (voleuses de mari en langue
mina)".
Les foyers polygames également frappés
Même les milieux polygames sont touchés par ce "fléau".
"Actuellement,
même des polygames trompent leurs femmes. C'est un phénomène grave qui
nie aux valeurs humaines que de ne pas être fidèle, que de ne pas avoir
une discipline de vie", souligne Mme Claire Quenum, présidente de
Wildaf-Togo, le Réseau panafricain d'associations pour la promotion de
la femme.
Pour
Mme Quenom - qui est également présidente de l'ONG Floraison, pour
l'éducation de la femme - "si l'on respecte les droits humains, la
fidélité est facile à vivre".
"Nous
sommes dans une société en mutation et les valeurs traditionnelles ne
sont plus de mises. Nous sommes dans une ère de modernité: il y a le
brassage des cultures, il y a les médias etc...", relève la présidente
de Wildaf-Togo.
Selon
Mme Quenum, les feuilletons brésiliens et autres influencent nos
comportements: "il y a des gens qui veulent imiter certains acteurs de
ces films, sans faire l'analyse que c'est une fiction. Les gens
n'arrivent pas à faire la part des choses surtout les jeunes".
L'infidélité
serait génétique Selon des résultats des études réalisées en septembre
2008 par l'Institut Karolinska en Suède, l'infidélité serait d'ordre
génétique.
Les
chercheurs de "Karolinska Institut" ont découvert que les hommes
porteurs d'un ou deux exemplaires de la variante du gène, appelée
allèle 334, se comportent souvent différemment des autres hommes dans
leurs relations amoureuses.
"L'incidence
de l'allèle 334 est statistiquement liée au degré d'attachement d'un
homme à sa partenaire", selon les résultats des enquêtes publiés par
cet Institut.
La
fréquence des problèmes de couple chez les hommes porteurs de deux
exemplaires de l'allèle 334 a été deux fois plus élevée que chez les
autres hommes. Leurs compagnes ont également remarqué la différence,
affichent les mêmes résultats.
"Rien n’excuse l’infidélité et encore moins un pseudo gène ‘allèle 334’", rétorque Ashley Fanvi, gérante d’un cyber café.
Pour cette mère de quatre enfants, la fidélité doit être «vivante» dans le couple.
Magazine réalisé par Junior AUREL / Lambert ATISSO/ Stéphanie MENA (Stagiaire)
Adultère, infidélité et aventures
Gérard Leleu, médecin psychothérapeute explique que l'adultère est l'expression
d'un manque dans le couple. Ses origines proviennent de besoins légitimes insatisfaits. Les raisons invoquées sont :
quand l'un rend la vie impossible à l'autre (41%)
quand l'un ressent un manque d'attention et de tendresse (36%)
quand l'un ressent la perte de désir dans le couple (23%).
Le fait pour une personne d'avoir des relations sexuelles avec une
personne autre que son conjoint, n'est pas toujours considéré comme une
violation du devoir de fidélité. L'un des conjoints peut en effet avoir
des relations sexuelles avec une personne autre que son conjoint, tout
en disant rester fidèle à son conjoint.
On accepte parfois aujourd'hui qu'une femme puisse
avoir des relations sexuelles avec un gigolo ou un homme avec une
prostituée, sans que cela ne soit une violation du devoir de fidélité.
Cela est expliqué dans de nombreux travaux de recherches et ouvrages,
notamment :
Catherine Millet dans son célèbre livre[ y décrit sa vie sexuelle avec ses 59 amants, sous l'œil
encourageant de son mari.
De
même, Janine Mossuz-Lavau (directrice de recherche CNRS au CEVIPOF,
Centre de recherches politiques de Sciences Po) donne dans son fameux
livre plusieurs témoignages de femmes qui expliquent comment elles
concilient adultère et fidélité. C'est le cas par exemple de Françoise
Simpère, auteur de plusieurs livres dans lesquels elle expose sa façon
de concilier engagement et liberté, amour durable et désir. Comme
beaucoup de femmes, elle ne parle pas d'infidélité, mais de
"Polyamour", elle se sent fidèle à tous ses hommes.
Patricia Delahaie,
sociologue, philosophe, écrivain, journaliste a interrogé de nombreuses
femmes qui aiment leur mari, n’imaginent pas pouvoir le tromper, mais
qui s’offrent « une petite aventure ». "
Dans Le Matrimoine,
Hervé Bazin fait expliquer par son personnage principal que celui-ci ne
s'estime pas infidèle à sa femme, mais qu'au contraire c'est celle-ci
qui a été infidèle à elle-même en abandonnant peu à peu ses qualités au
fil du temps. On retrouve l'idée de l'attachement aux qualités et non à
la personne, développée chez Platon.
Répression
L'adultère, en tant que violation du devoir de fidélité entre époux, a
été et reste considéré, dans de nombreuses civilisations, comme
répréhensible.
Les amérindiens Illinois punissaient sévèrement
l'adultère féminin : la victime avait le nez coupé, les cheveux
arrachés ou subissait un viol collectif Les Athéniens de l'époque
classique (Ve siècle av. J.-C.) quant à eux, punissaient non seulement le couple adultère mais
également tous ceux qui, au courant, n'avaient rien fait pour les dénoncer.
L'adultère est réprimé pénalement dans certains États. C'est notamment
une infraction passible de la peine de mort par lapidation, à la fois
pour les hommes et pour les femmes, dans les pays appliquant la loi
islamique.
En France, l’adultère n’est plus une faute pénale
depuis 1975, mais demeure une faute civile. Il reste cependant la
première cause de divorce au titre de l'article 212 du Code civil
français qui dispose que « les époux se doivent mutuellement
fidélité ». Le divorce sera prononcé lorsque l'infidélité de l'un des
conjoints devient une violation grave ou renouvelée des devoirs et
obligations du mariage, et rendant intolérable le maintien de la vie
commune.
Il faut noter également que jusqu'en 1975, le droit
français faisait une discrimination vis-à-vis des enfants nés d'une
relation adultérine : ces enfants (considérés jusqu'ici comme "enfants
naturels" au même titre que eux conçus hors mariage) n'avaient pas les
mêmes droits que les enfants nés d'une liaison légitime (dit : "enfants
légitimes"). Les droits de l'enfant n'ayant rien à voir avec la
situation conjugale de ses parents géniteurs, le législateur français a
donné les mêmes droits à tous les enfants et supprimé depuis toute
notion d’« enfant adultérin » dans le Code Civil, après l'ordonnance du
4 juillet 2005.
Le président controversé de la Céni bientôt destitué
DICTATEUR FACILITATEUR BLAISE COMPAORE
Henry
Lardja Kolani, le président controversé de la Commission électorale
nationale indépendante (Céni), organe central dans la présidentielle de
2010 au Togo, sera très prochainement révoqué de ses fonctions, a
appris dimanche nuit, AfriSCOOP de sources concordantes à Ouagadougou.
Son élection a, depuis plus de deux semaines, provoqué le boycott des
travaux par l’Ufc et le Car, deux poids lourds de l’opposition
togolaise.
Les
parties prenantes au dialogue intertogolais réunies depuis vendredi à
Ouagadougou sont finalement parvenues, dimanche, à un nouvel accord
politique sur la polémique autour de la dernière élection du nouveau
président de la Céni. Selon des sources concordantes contactées par
AfriSCOOP depuis la capitale burkinabé, les termes de ce document
demandent expressément, « la destitution de Henry Lardja Kolani de son
poste et le retour au bureau d’âge dirigé par Jean-Claude Atsu Homawoo
jusqu’à l’organisation de nouvelles élections » à la tête de cette
institution chargée essentiellement d’organiser et de superviser la
prochaine présidentielle et d’en proclamer les résultats.
En outre, le Rassemblement du peuple togolais (Rpt, au pouvoir),
l’Union des forces de changement (Ufc) et le Comité d’action pour le
renouveau (Car), deux poids lourds de l’opposition se sont engagés à ne
pas présenter de candidats au poste de présidence de la Céni.
En somme, le prochain président sera choisi consensuellement entre les
représentants de l’opposition extraparlementaire, de la société civile
et de l’administration.
Mi-septembre, Henry Lardja Kolani, membre du Parti démocratique pour
le renouveau (Pdr, parti extraparlementaire), a été élu nuitamment à la
tête de la Céni en l’absence des représentants de l’Ufc et du Car. Or,
le règlement intérieur de cette institution stipule que les décisions
doivent y être prises par « consensus ». Une situation qui a conduit au
boycott des travaux par ces formations politiques qui estiment que le
Rpt a opéré un « nouveau coup de force ».
La Céni compte 17 membres dont 5 représentants du Rpt, 5 de
l’opposition parlementaire, 3 de l’opposition extraparlementaire, 3 de
la société civile et 1 de l’Administration.
Circulation de drogue au Togo Fortes agitations suspectes autour de Faure Gnassingbé
Depuis la dernière illustration de la circulation de drogue au Togo
avec l’arrestation de notre confrère Eugène Atigan-Améti, c’est la
grosse panique dans les coulisses de la présidence de la République
togolaise et du gouvernement. Selon des sources confirmées, même des
membres du gouvernement ne savent plus où se donner de la tête. Au
point de se méfier dans les communications téléphoniques, à aborder le
sujet ou de se procurer d’autres numéros privés. Y compris des membres
de leurs familles. Mais ce qui est plus suspect et sujet à
investigation, ce sont ces agitations qu’on observe chez les proches du
fils de la Nation. Selon des informations persistantes, ils ne cessent
de lancer des coups de fil de gauche à droite pour « entendre ».
Surtout depuis que la presse s’y est mêlée en citant nommément des
caciques du pouvoir, des membres de la famille Gnassingbé dont un
demi-frère cadet du chef de l’Etat et autres. Dans l’autre sens, depuis
la mésaventure du confrère, des esprits avisés imaginaient déjà la
grande cabale qu’on pourrait trouver contre ce dernier. C’est propre au
pouvoir quarantenaire du RPT où on n’aime pas que ses manœuvres les
plus louches soient connues du grand public. Mieux, tout auteur de
déclaration et de position dissidente doit être voué au diable, comme
s’il n’a jamais été utile au clan. Et cela se vérifie. Histoire de
lâcher le pauvre « transporteur de la précieuse marchandise ». Il se
dit de plus en plus qu’Eugène n’a jamais été Chargé de mission à la
Présidence. Chose qu’on peut essayer de comprendre quand on constate
que son nom ne figure pas officiellement dans l’organigramme du
personnel de la présidence. Tel que publié par le site Internet du
palais. Et pourtant, l’homme s’est fortement intégré à l’équipe
dirigeante depuis la violente accession de Faure Gnassingbé au pouvoir
en 2005. Mais ce qu’on oublie de préciser, c’est que les tâches de la
présidence ne sont pas exclusivement exécutées par ce petit nombre
officiel d’employés. Comme sous d’autres cieux. Les jaloux racontent
même que les officieux sont plus nombreux que les officiels. En
témoigne toute cette vague de personnes qui accompagne les voyages du
« Petit ». Et, ce n’est point un secret, le simple journaliste a
pourtant facilité des entrées au palais de Faure. Le plus
compromettant, c’est qu’on affirme que l’animateur télé n’a pas un vrai
passeport diplomatique. Autrement dit, il en a au moins un. Est-ce
qu’on est sûr que, dans ce petit pays où tout l’appareil d’Etat est
concentré dans un cercle à petit diamètre, un Togolais (aussi
populaire) peut disposer d’un passeport diplomatique et voyager souvent
avec, sans être inquiété ? Jusqu’à ce qu’il ne soit impliqué dans une
affaire de drogue pour trouver que c’est du faux. Bizarre, n’est-ce
pas ? Alors même que la personne travaille avec le système en place et
sur la télévision nationale où on est contrôlable jusqu’au caleçon. Sur
le simple plan du droit, toute cette campagne donne plutôt matière à
enquêter. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette affaire n’a pas
fini de nous surprendre. Ce n’est que le début, dira-t-on. D’autres
canulars sont en expérimentation. Il ne faut pas être surpris qu’on
clame qu’il a même un faux nom à l’état civil. Pauvre de lui !
Man Trying to Return to Togo Attacks 3 at Embassy
Drame évité de justesse à l’ambassade du Togo à Washington
Seul
le sang froid des diplomates a permis d'éviter le drame à l’ambassade
du Togo à Washington. Jeudi matin vers 11h, un citoyen togolais, Kokou
Bocco, s’est présenté dans les locaux consulaires pour faire renouveler
son passeport. Le personnel lui a alors expliqué que le matériel
informatique nécessaire à l’établissement des nouveaux passeports
biométriques n’était pas encore disponible.
Le forcené, âgé de 31
ans, a alors sorti un couteau s’en prenant à l’un des diplomates qu’il
a blessé sérieusement à la main. Lorempo Tchabré Landjergue,
hospitalisé, est désormais hors de danger. L'individu a également
blessé plus légèrement deux autres employés de la mission.
La
police prévenu immédiatement a procédé à l’arrestation Kokou Bocco qui
avait été préalablement maîtrisé par le personnel de l’ambassade.
Publié le 13 November 2009.
A man from Togo who wanted to return to his country may have found a surefire way to make that happen.
Four
people were hospitalized after an incident inside the Embassy of Togo
in the 2200 block of Massachusetts Avenue NW just before noon Thursday.
31, was at the embassy to inquire about returning home when he became
agitated and allegedly attacked three embassy employees with a knife
before other employees subdued him, according to the Secret Service.
Uniformed Secret Service officers went to the embassy and arrested Bocco. He and his three
victims were taken to a hospital with non-life-threatening injuries. He
was seen being taken from the embassy in handcuffs and wearing
camouflage pants and military-style boots.
Four People Hurt in Embassy Stabbing
Bocco was charged with one count of aggravated assault. More charges are expected.
Jeux de cache-cache entre le Lynx et Mr Lorempo Tchabré Landjergué:
Au Togo, tout au sommet de l’Etat, incivisme rime avec voyoucratie !
Le 13 novembre le site de la propagande annonce, tambours battants,
l’évènement : « Drame évité de justesse à l’ambassade du Togo à
Washington » et la Debacherie de continuer « Le forcené, âgé de 31 ans,
a alors sorti un couteau s’en prenant à l’un des diplomates qu’il a
blessé sérieusement aux deux mains. Lorempo Tchabré Landjergue,
hospitalisé, est désormais hors de danger. L'individu a également
blessé plus légèrement deux autres employés de la mission ».
Depuis,
le Lynx est allé aux sources. Quand nous avions joint les proches de Mr
Kokou Bocco, ce dernier serait en attente d’une libération sous
caution avant que la justice ne se prononce. Les proches et amis de Mr
Bocco disent qu’il est un honnête togolais et n’a aucun antécédent avec
la police américaine, encore moins avec les togolais de la diaspora aux
Etats-Unis. Ceux-ci disent que le sieur Bocco avait déjà fait des
va-et-vient à l’ambassade du Togo pour y solliciter un passeport. Mr
Bocco y avait fait la demande d’un passeport togolais depuis près d’un
an, et y défilait tant qu’il pouvait car seul son passeport devait lui
permettre de voyager, et dans une moindre mesure travailler aux States.
Ces employeurs lui auraient tout refusé à cause d’un passeport non
valable, sortir était devenu un calvaire. Mr Bocco n’avait rien de
dangereux. Plus loin un ami médusé, s’insurge : « Ces idiots de
diplomates togolais lui ont volé sa vie. En Amérique ici il peut passer
20 ans de prison pour ce délit ». Le 18 novembre le Lynx joint le
consulat du Togo à Washington. Une voix féminine nous reçoit. Le
Lynx.info voudrait avoir les éclaircissements et la version des
officiels sur ce pauvre togolais nanti de ces capacités morales et
physiques et devenu, comme par miracle, et de surcroît à l’ambassade
de son pays, « un forcené ». Nous voudrions parler à Mr Tchabré
Landjergué. « Un instant », nous répond la préposée. La dame reviendra
gentiment nous dire de lui remettre plutôt notre numéro et que
l’officiel togolais nous rappellera. Comme si c’est l’ambassade qui se
substituait au Lynx.info pour des recoupements ! Sentant que
l’arrogance et le mépris étaient de taille, nous avons alors fait
comprendre à l’Ambassade que nous publierions la version du « forcené
», la seule à notre disposition, s’il ne nous contactait pas. Et par
voix de conséquences, elle serait tenue responsable d’avoir détruit la
vie d’un citoyen pour non assistance à une personne, togolaise de toute
évidence en danger. Le 25 novembre, un autre appel du Lynx à Mr Tchabré
Landjergué, occupé et toujours occupé… hmmm !!! Dans ces tristes
conditions d’accueil et de travail, comment pourrions-nous faire pour
connaître les tenants et les aboutissants de l’Affaire Bocco sans
passer pour « journaleux » ? hmmm !!! Vous avez dit journaliste dans le
pays de Faure ? Courage !
Chirac l’Africain
Jacques Chirac avec Blaise Compaoré et Omar Bongo, le 16 février dernier à Cannes, lors du 24e sommet franco-africain. (Photo : AFP)
Pendant
ses douze ans à la tête de l’Etat, Jacques Chirac a tout naturellement
défendu les intérêts de la France en Afrique, mais il a également
essayé de défendre les intérêts du Continent à l’échelle
internationale. Chirac a développé des liens d’amitié avec la plupart
des dirigeants du «pré carré» francophone, ce qui lui a valu des
critiques en France mais aussi en Afrique. Le départ de Jacques Chirac
marque la fin d’une époque, concernant les rapports entre Paris et les
pays africains, à une époque où les investissements français diminuent
considérablement en Afrique.
Saint Obama Bin USA et le sulfureux Postérieur de la Sainte Nitouche.La
non surprenante Terre des hommes et sa Webomaniaque Toile de news à
l’haleine fraîche nous a surpris dans la foulée des évènements
organisés par et pour ceux dont la légitimité est le tort de se voir
investi du job le plus ingrat et le plus polémiqueux du monde : diriger
les autres qui ont bien voulu pendant un petit tour aliéner leur
liberté pour quelques tours de prestidigitation. Eh bien, même si la
photo de la petite virée de rincement d’yeux du Tout Puissant Black que
la Terre ait jamais connu circule sur le Net, Saint Obama Husseini
Bin USA a à mon sens le droit humanoïde de s’accorder un p’tit
égarement de prise en flagrant délit de matage de Tassaba GTi 2009. A
peine sortie d’Usine, la Nouvelle 666 Chevaux dans son
ambulatoire emballe même les demi-dieux, Sarkozy le premier qui malgré
lui passe le témoin à Obama... Oh ! Ce n’est pas bien méchant, mais
c’est trop tentant quand vous regardez vous- même le chrome de la
carosserie. En plus c’est du Diesel, vous pouvez laisser chauffer
pendant plusieurs heures avant de prendre la route. En tout cas moi
j’ai déjà dis pour moi dedans.
Mais
permettez que j’ajoute quelques mots supplémentaires. Selon vous, une
fois aux commandes de cette sublimissime navette, on met le
concessionnaire où ?
Voici
ce qu'ils ont fait des togolais, misère absolue, violation massive des
Droits de l' Homme, destruction de bien materiels, pillages à grande
échelle des biens publics, vente du patrimoine national, corruption à
tous les niveaux en bref tous les mots sont réunis pour décrire cette
situation humilliante qu'ils font subir aux togolais depuis le dimanche
13 Janvier 1963...
Et
les responsables de cette situation de misère de detresse sont bien là,
on dit d' eux qu' ils sont très riches mais d'où ont ils trouvé toutes
ces richesses sinon du pillage du pays. Mais le triste est qu'ils ont
tout caché dans les banques etrangères comme s'ils avaient peur qu'un
jour la population leur demande des comptes, et là où le bas blesse
c'est qu'ils se mettent l'habit du mendiant pour demander de l'aide
etrangère que aussitôt perçues sont reversées sur leurs comptes à
l'étranger.
ces enfants, qui gisent affamés dans la rue,
ces enfants, qui gisent affamés dans la rue,
obligés de travailler dès leurs naissances, futur inexistant
Même les innocents n'ont pas de répis.
Femmes et hommes violentés, baillonnés par les sauvages de notre temps.
ces hommes violentés, baillonnés par le régime sauvage des Gnassingbé.
La barbarie sans limite.
La barbarie sans limite des Gnassingbé.
Transmission génétique de la sauvagerie de père en fils.
Yao Adoukpo est mort des suites de ses blessures par balles des destructeurs de notre cher Togo faute de soins.
Toujours de la sauvagerie sur les fils valeureux.
Quand
ils assassinent par lâcheté un vaillant naissent des miliers d'autres
vaillants. Depuis Olympio les obscurantistes de la république Togolaise
ne l'ont toujours pas compris.
Après le député Kpatcha, le Lt-col Rock Balakiyèm Gnassingbé ?
Le
président de la Fédération togolaise de football (Ftf), Rock Balakiyèm
Gnassingbé est sur la sellette, depuis quelques semaines. L’actuel
directeur adjoint du port autonome de Lomé et demi-frère de Faure
Gnassingbé, président du Togo est confronté à des « mécontents » au
sein du bureau exécutif de l’instance dirigeante du sport-roi. Ils
dénoncent « le dysfonctionnement dangereux » de la Ftf causé, selon
eux, par « l’opacité financière et la gestion solitaire » de ce
dernier. Mais, l’opinion reste partagée quant aux réelles motivations
de cette « rébellion » à la Ftf qui intervient seulement sept mois
après la réélection de Rock Gnassingbé, évincé deux ans auparavant. Et
si les raisons de cette mésaventure annoncée étaient ailleurs ?
Jeudi
30 juillet dernier, trente-six ligues et clubs de football ont signé à
Lomé, une pétition dans laquelle ils exigent un « congrès
extraordinaire » à la Ftf, dans un délai de 3 mois, a constaté
AfriSCOOP dans la capitale togolaise. Une nouvelle qui intervient alors
que Rock Balakiyèm Gnassingbé, président réélu de cette instance,
finissait à peine de montrer à la presse, les nouveaux jets de maillots
que la firme allemande Puma venait d’offrir aux Eperviers (nom de
l’équipe nationale togolaise). Dans ce document, les signataires
prennent le contre-pied de l’actuel bureau de la Ftf et exigent
l’élection d’une nouvelle équipe. « Il y a un dysfonctionnement criard
et une ambiance très délétère au sein de l’actuel bureau de la FTF, une
situation qui n’est pas de nature à favoriser le développement de notre
football », a expliqué Kossi Adjodo, premier vice-président du club de
Maranatha et porte-parole des contestataires.
« Nous pensons que cette situation, si on la laisse perdurer pendant 4
ans, causera un préjudice très important à notre football. Il est
important de mettre fin à l’hémorragie », a-t-il souligné.
Contacté par AfriSCOOP, Rock Gnassingbé est sorti de son silence
légendaire et a jugé « irresponsable », la démarche des pétitionnaires
qui risque, selon lui, de mettre des grains de sable dans les
préparatifs de l’équipe nationale. « Ce n’est pas du tout responsable
de faire circuler une pétition comme celle-là, la veille du match
Togo/Maroc (prévu le 6 septembre), une rencontre très importante pour
le Togo », a-t-il fustigé. Les crises sont récurrentes au sein de la
Ftf. L’ancien président Tata Avléssi Adaglo de Mass après avoir évincé
Rock Gnassingbé en 2007 a été confronté à une fronde au sein de son
équipe. Accusé de corruption d’arbitre, il a été finalement reconnu non
coupable après appel, par le Tribunal arbitral des sports. Mais, la
profondeur des dissensions ont poussé la Fédération internationale de
football association (Fifa) à exiger la convocation d’un congrès
extraordinaire. Le 18 janvier 2009, Rock Gnassingbé revenait de nouveau
à la tête de cette fédération tout en se donnant une mission de
« rassembleur ». Mal lui prit car, les vieux démons préjudiciables au
développement du football togolais n’ont pas tardé à surgir.
« Selon les nouveaux statuts de la fédération, il est prévu des
rencontres ordinaires tous les mois pour débattre des problèmes.
J’estime qu’on pouvait discuter de ces problèmes au sein du bureau
exécutif plutôt que de les exposer à travers cette pétition », a
indiqué M. Gnassingbé.
De Kpatcha Gnassingbé à Rock Gnassingbé
Le dernier feuilleton de crise à la Ftf suscite moult réflexions.
Et, des observateurs avisés n’hésitent pas à faire un rapprochement
avec le récurrent dossier Kpatcha Gnassingbé, l’inculpé vedette dans
l’affaire de tentative de coup d’Etat au Togo en avril 2009. Selon des
sources concordantes, Rock Balakiyèm Gnassingbé serait en disgrâce
auprès de la hiérarchie militaire dont le chef suprême est son
démi-frère, Faure Gnassingbé. Et pour cause, la présidence n’aurait pas
digéré son intervention pour sauver Kpatcha attaqué dans la nuit du 12
au 13 avril par des hommes conduits par Félix Kadanga.
« Il est évident que Rock Gnassingbé en s’interposant pour secourir
Kpatcha a mis en danger sa carrière. Mais, devrait-il rester
indifférent face à cet appel au secours, lui qui a longtemps joué le
rôle de médiateur entre ses deux frères cadets ennemis ? », s’interroge
une source diplomatique sous couvert d’anonymat. Et sans surprise, lors
du vaste remaniement à la tête de l’armée de terre de juillet dernier,
le lieutenant-colonel s’est vu retirer le commandement du Régiment
blindé de reconnaissance et d’appui (Rbra) des Forces armées togolaises
(Fat). Pis encore, le colonel Djibérékou, l’adjoint de Rock Gnassingbé
est incarcéré.
Alors qu’officiellement, cette éviction fait suite à un arrêté
ministériel du 10 juillet 2009 réorganisant plusieurs corps jugés
« sensibles » des Fat, beaucoup d’analystes sociopolitiques et
militaires trouvent d’autres motivations à cette décision.
Une chute annoncée
Rock Balakiyèm Gnassingbé est-il le prochain sur la liste des
« indésirables » du pouvoir à écarter avant 2010 ? Tout porte à croire
que oui. En effet, selon plusieurs sources, Lomé qui se situe depuis
quelques années dans une logique de fidélisation des « Hommes du
président Faure » ne semble pas prêt à tolérer la conduite de ce
dernier. Et, tous les moyens sont bons pour le lui faire payer.
Dans son numéro 2532 du 19 juillet 2009, l’hebdomadaire Jeune
Afrique a consacré une demi page à l’histoire qu’il surnomme
ironiquement « complot de famille » au Togo. Le confrère Frédéric
Lejeal revient en long et en large sur les déboires actuels de Rock
Gnassingbé. Plus encore, le nom de ce dernier « qui a toujours été très
proche de Kpatcha, revient régulièrement dans les dépositions des
conjurés (de l’affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat),
à commencer par celle d’Essozimna, neveu de feu Gnassingbé Eyadéma »,
écrit-il.
Une révélation somme toute accablante qui jette encore du discrédit
sur le secret de l’instruction dans cette affaire. « Comment des
informations aussi sensibles peuvent-elles tomber entre les mains de
Jeune Afrique », s’insurge un acteur de la société civile togolaise.
Pour lui, cet article ressemble étrangement à l’épisode du début des
mésaventures du député Kpatcha en 2007. « On se souvient que Jeune
Afrique a servi de canal au pouvoir pour diaboliser Kpatcha et
justifier son éviction du gouvernement. Je crois que c’est la même
stratégie qui a court maintenant pour Rock au vu de la troublante
interrogation du journaliste vers la fin de son papier : « La question
est de savoir si Rock occupera encore longtemps la direction du port et
celle de la fédération de football de son pays », indique-t-il.
Pour le moment, Rock Balakiyèm Gnassingbé le principal intéressé
prend avec philosophie la situation. « N’as-tu pas encore signé la
pétition qui circule ? », ricane-t-il tout dernièrement avec un
président de ligue de football dans la cour du siège de la Ftf.
Refusant de se prononcer sur la suite des événements, il lâche : « De
pétition en pétition, de congrès en congrès, de crise en crise, notre
football est entrain de reculer ».
Bien malin qui pourra aujourd’hui prédire l’avenir de ce qu’il convient
de surnommer la guéguerre dans la fratrie présidentielle des Gnassingbé
au Togo.
Quel honneur pour Maman N’danida ?
Il
nous semble qu’il serait souhaitable de ne même plus parler de l’état
de délabrement des routes de Lomé, tant les autorités togolaises ont
déjà montré leur incapacité à y apporter la solution adéquate.
Toutefois,
il convient de rappeler qu’il y a des routes parmi les routes. De ce
fait, il est nécessaire donc qu’on accorde une attention à ces routes
qui se distinguent par leur notoriété. C’est le cas par exemple de
l’Avenue Maman N’danida, qui porte le nom de la mère du défunt
président Gnassingbé Eyadema.
Il suffit aujourd’hui de longer cette voie au niveau de NOPATO pour mesurer l’ampleur et le degré de son état de
délabrement. On ne dirait pas que c’est une route qui se trouve au cœur
de la capitale d’un pays. On dirait que les génies militaires du Togo
spécialisés dans le replâtrage rapide des routes ont oublié cette
voie.
Mais
comment pourrait-il en être ainsi quand on sait qu’il s’agit d’une
Avenue qui porte le nom de la maman chérie de celui que certains
appellent, à tort ou à raison « le père de la nation togolaise » ? On
parlera alors d’un oubli grave et punissable de la part de nos génies
militaires qui ont ainsi manqué à un devoir de mémoire vis-à-vis de la
dame qui a mis au monde le Général défunt Gnassingbé Eyadema qui est le
père de l’Armée à laquelle ils appartiennent. Raison de plus, Maman
N’danida est la grand-mère de l’actuel chef de l’Etat Faure Gnassingbé.
En
tout cas, il importe que les autorités togolaises prennent vite les
dispositions afin d’aménager cette voie, ne serait-ce par quelques
coups de replâtrage, comme on en a l’habitude. C’est un rappel qui vaut
le coup, car il s’agit de la mémoire de Maman N’danida et de l’honneur
de ses descendants.
Rapport 2006 du Département d'Etat américain
sur le Togo
De sérieux problèmes
de droits de l'homme persistent
Le Département d'Etat américain a rendu public mercredi
07 mars son rapport 2006 sur la situation politique et les droits
de l'homme dans le monde. Sur le Togo, c'est un document de 13
pages qui a été publié et qui met en lumière
les graves atteintes aux droits de l'homme. Un accent est aussi
mis sur la question de l'impunité.
Le rapport n'est pour l'heure disponible qu'en Anglais. Mais nous
avons essayé de traduire une partie que nous soumettons à votre
appréciation. Vous trouverez par moments de petits commentateurs
venant de notre rédaction.
Rappelons que le site gouvernemental n'a pas du tout apprécié ce
rapport et estime que «le document a été réalisé par
des fonctionnaires n'ayant jamais fait le déplacement du
Togo»
Le Togo, avec une population de 5.5 millions, est une République
dirigée par le Président Faure Gnassingbé,
qui a été déclaré élu à l'issue
de la présidentielle d'avril 2005 entachée de graves
irrégularités. Le Président Gnassingbé a
remplacé son père, l'ancien Président Gnassingbé Eyadema,
qui est mort en février 2005 après 38 ans de pouvoir.
Eyadema et son parti le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT),
fortement soutenus par les forces armées, ont dominé la
vie politique et maintenu un contrôle sur tous les niveaux
du gouvernement fortement centralisé du pays jusqu'à sa
mort. Les autorités civiles n'avaient pas généralement
de contrôle effectif sur les forces de sécurité.
La situation des droits de l'homme dans le pays s'est améliorée
; cependant, de sérieux problèmes de droits de l'homme
persistent, y compris l'incapacité des citoyens à changer
leurs gouvernants; mauvais traitements et abus infligés
aux détenus ; impunité du gouvernement, conditions
de détention pénibles; arrestations et détentions
arbitraires et en secret; détention préventive longue;
contrôle de l'ordre judiciaire par l'exécutif; atteinte
fréquente aux droits privés des citoyens; restrictions
de la liberté de la presse, y compris des décisions
de fermeture de médias; restrictions à la liberté de
réunion et d'association; harcèlement des défenseurs
des droits de l'homme; mutilation génitale et violence contre
les femmes; discrimination contre les femmes et les minorités
ethniques; trafic des personnes, notamment celui des enfants; travail
des enfants et absence des droits des employés dans les
sociétés de la Zone franche industrielle.
En ce qui concerne le respect des droits de l'homme, le rapport
indique que contrairement aux années passées, il
n'y a aucun signal que le gouvernement ou ses agents ont commis
des meurtres politiquement motivés. Cependant, les forces
de sécurité ont commis des meurtres en secret. Par
exemple, le 07 mai, la police a arrêté et détenu
Yaya Moussa, un marchand de téléphone cellulaire
que la police a accusé d'être membre d'un groupe de
voleurs. La police a plus tard battu et maltraité Moussa,
et l'a évacué à l'hôpital où il
a succombé à ses blessures le 10 mai. Aucune mesure
n'a été jusqu'à la fin de l'année
(2006) prise à l'encontre de la police responsable de ce
forfait.
Il n'y avait aucune suite dans le cas des massacres d'avril 2005 à Sokodé et à Aneho
par les forces de sécurité. Selon une estimation
du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD),
approximativement 100 personnes sont mortes suite à l'élection
présidentielle de 2005; un rapport publié en septembre
2005 par le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés
(HCR) a estimé entre 400 et 500 morts.
A la différence de l'année précédente
(ndlr: 2005), les forces de sécurité n'ont pas mené de
campagnes de violence de maison en maison ou dans les voisinages
ciblés comme étant des fiefs de l'opposition tuant
des personnes dans leurs maisons et tirant sur ceux qui tentaient
de se sauver.
Contrairement à l'année passée, il n'y a
aucun rapport qui indique que les forces de sécurité ont
utilisé des munitions pour disperser des manifestants. Aucune
mesure n'a été prise contre les membres de forces
de sécurité responsables de tels massacres en 2005.
Aucune mesure n'a été également prise contre
les gendarmes qui ont battu à mort un jeune homme en avril
2005, les membres des Forces de sécurité spéciales élection
présidentielle qui ont tiré et tué le même
jour un autre jeune…
A la différence de l'année dernière (2005),
il n' y a aucun rapport des exécutions sommaires. En 2005,
il y avait des rapports sur l'existence des fosses communes, et
le personnel militaire a, à ce qu'il paraît, transporté plus
de 100 corps non identifiés à des destinations inconnues.
En 2005, il y avait de nombreux rapports sur des massacres commis
par des milices, celles affiliées au parti au pouvoir et
celles proches de l'opposition; cependant, il n' y avait aucun
rapport de tels massacres pendant l'année 2006. Aucune mesure
n'a été prise contre les militants qui ont brûlé vif à huit
Maliens suspectés de pratique de vodou ou contre ceux qui
sont responsables du massacre des quatre Nigériens.
Contrairement à l'année passée, il n'y a
aucun rapport des disparitions politiquement motivées. Il
n'y avait aucune suite dans la disparition en 2005 du commissaire
de police Emile Kodjovi Dadji, qui était censé avoir été détenu
dans un endroit inconnu.
La constitution interdit la torture et l'abus physique des prisonniers
et des détenus; cependant, de telles pratiques continuent à se
produire, bien qu'il y ait moins de cas par rapport à l'année
précédente. Quelques prisonniers ont ouvertement
dit que les forces de sécurité les ont battus pendant
leur détention.
L'impunité est demeurée un problème, et le
gouvernement n'a officiellement poursuivi aucun responsable des
abus de 2005. Un prisonnier est mort pendant l'année en
raison des mauvais traitements de la police.
A la différence de l'année passée, il n'y
a aucun signal que les forces militaires ont systématiquement
violé des femmes.
Les conditions de détention demeurent très dures,
avec une prison surpeuplée, conditions sanitaires déplorables,
et alimentation mauvaise. La prison civile de Lomé construite
pour tenir 500 prisonniers, abrite 1.550 détenus, y compris
56 femmes à la fin de l'année. Les infrastructures
médicales sont insatisfaisantes, et la maladie et l'abus
de drogue sont répandus. Les prisonniers malades, à ce
qui paraît, versent approximativement trois dollars (1.500
francs de CFA) aux gardes avant d'être autorisés à aller à l'infirmerie.
Il y a des rapports qui indiquent que les gardiens de prison refusent
parfois le traitement médical aux prisonniers. Des journalistes
et des avocats ont rapporté que les prisonniers payent de
petits sous aux gardiens avant de prendre une douche, aller au
W.C ou avoir une place pour dormir.
Le gouvernement n'a fourni aucune statistique sur le nombre de
décès dans les prisons, mais il est fait état
de ce que les prisonniers meurent en raison des conditions de vie
déplorables.
Les enfants des femmes condamnées souvent incarcérés
avec leurs mères, qui sont à un lieu différent
des prisonniers masculins. Des détenus juvéniles
ne sont pas séparés des adultes. De même, des
détenus préventifs ne sont pas séparés
des prisonniers condamnés.
La constitution et la loi interdisent l'arrestation et la détention
arbitraires; cependant, le gouvernement passe généralement
outre ces interdictions.
Les forces de sécurité comprennent l'armée,
la marine, l'Armée de l'Air, le service de sécurité nationale
(police nationale y compris et bureau de recherche), et la gendarmerie.
La police est sous la direction du ministère de la sécurité,
alors que le ministère de la défense a sous son contrôle
les gendarmes et les militaires. Selon la loi, la police et les
gendarmes sont responsables du maintien de l'ordre et de la sécurité intérieure.
Cependant, l'armée, chargée de la sécurité externe
selon la loi, est aux commandes de la sécurité intérieure.
Approximativement 75 pour cent des officiers et des soldats sont
du groupe ethnique de l'ancien et actuel président, le Kabyè,
qui représente approximativement 15 pour cent de la population.
La police est généralement inefficace et corrompue,
et l'impunité reste un problème. La police n'arrive
pas à répondre à la violence sociale. Le gouvernement
en général n'a ouvert des enquêtes, puni efficacement
ceux qui ont commis des abus, ni poursuivi des personnes impliquées
dans des massacres et des disparitions dans les années
précédentes. Pendant l'année, le gouvernement
a formé et recruté 936 nouveaux gendarmes; plus de
50 pour cent des gendarmes nouvellement recrutés sont des
Kabyè. La formation des gendarmes inclut le respect des
droits de l'homme.
La loi autorise les juges, les commissaires de police, les préfets,
et les maires à publier des mandats d'arrêt; cependant,
des personnes sont détenues arbitrairement et secrètement.
Bien que les détenus aient le droit d'être informés
des charges retenues contre eux, la police a parfois ignoré ce
droit.
Selon le gouvernement, 77 personnes emprisonnées pour leur
participation dans les actes de violence ont été libérées
en 2005. Le gouvernement a nié l'existence des détenus
politiques; cependant, plusieurs personnes arrêtées
après l'élection et jugées proches de l'opposition
sont détenues dans une prison près de Kara, un fief
du RPT. Amnesty International (AI) rapporte qu'une douzaine de
personnes étaient en détention au lendemain de l'élection.
Les forces de sécurité conduisent parfois les détenus
politiques aux centres de détention secrets sous la commande
des militaires ou de la milice du RPT. Puisque le gouvernement
n'a reconnu l'existence d'aucun détenu politique, il n'a
permis à aucune organisation d'avoir accès à eux.
Il n' y a aucun développement dans l'arrestation en 2005
et la détention de deux membres d'opposition et de quatre
anciens officiers militaires pour une affaire de coup d’Etat.
Les détenus, y compris Kossi Tudzi de l'Union des Forces
de Changement (UFC) et Hermes Wamede da Silveira de l'Alliance
des Patriotes pour l'Unité et l'Action, restent incarcérés
et leur jugement n'a jamais été programmé.
Décembre 13, des militants de l'UFC Anate André Abbey,
Kossi Jomo Azonledzi, et Koffi Akoumey ont été condamnés
pour avoir plastiqué une poste. Ils ont été condamnés à 14
mois de prison (cela équivaut au temps qu'ils ont passé en
prison depuis septembre 2005) et libérés.
Le manque de juges et du personnel qualifié est l'une des
conséquences des détentions préventives prolongées-
dans certains cas- les prisonniers passent plusieurs années à la
prison qui excèdent la peine qu'ils auraient du purger s'ils étaient
jugés et condamnés. Selon le rapport, presque 80%
des prisonniers sont des détenus préventifs. Nous
y reviendrons.
Le
Togo a failli vivre une curieuse fable, seule la morale est sauve. “Si
ce n’est toi, c’est donc ton frère” ou ton demi-frère..”.La loi du plus
“Faure” est toujours la meilleure”. Le député du RPT (parti au pouvoir)
et ex Ministre de la Défense Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du
président Faure Gnassingbé, pris la main dans le sac par la gendarmerie
togolaise. Cette dernière a saisi l’arsenal d’un futur coup d’Etat, au
domicile du comploteur. Il serait passé aux aveux avec ses complices,
les preuves sont accablantes. Robert Bakaï Procureur de la République a
déclaré : “Ceci n’est qu’une partie de la fouille opérée par la
gendarmerie”. Pour lui, le demi-frère du Président court en temps
normal la peine de mort pour “complot” et “tentative d’attentat contre
la sûreté de l’État”, pour ces “indices graves” impliquant l’honorable
député comme organisateur de complot. Kpatcha Gnassingbé a été arrêté
après avoir tenté de se réfugier à l’ambassade américaine à Loné. Il
“est à la disposition de la justice”, a rajouté le Procureur. Pour
conclure cette histoire, un demi-frère peut en cacher un autre qui
aurait été également interpellé, d’après RFI. Au Togo le linge sale, ne
lavera pas seulement en famille, la justice y mettra son nez et va
trancher.
C'est TAFFA
Le nouveau président de la CENI
L'exorciste version togolaise
Kolani voit s'échaper le poste de président de la CENI avec toutes les avantages
Rock Gnassingbé : "Le Togo risque son exclusion de la Fifa"
Le monde du football togolais réclame le départ de Rock Gnassingbé de la FTF
Dans
un entretien accordé à Jeuneafrique.com, le président de la Fédération
Togolaise de Football (FTF), Rock Balakiyèm Gnassingbé, n’exclut pas
une possible radiation de la Fifa si la crise perdure au sein de la
fédération nationale.
Quelle est votre réaction à la pétition signée la semaine dernière par 36 clubs et ligues réclamant votre départ?
Elle est tout à fait inopportune car elle intervient à la veille
d’un match crucial contre le Maroc, qui doit nous qualifier pour la
phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAF). Ceux qui
ambitionnent de prendre ma place attendront leur tour. Ils pourront
tenter leur chance à la fin de mon mandat
pour diriger la maison. La présidence n’est d’ailleurs pas une fin en
soi, c’est le football qui compte. Lorsque je n’étais plus président de
la FTF (de 2007 à janvier dernier, ndlr), je n’ai empêché personne de
travailler. Donc rendez-vous dans trois ans.
Etes-vous surpris par cette action ?
Oui, d’autant que j’ai été réélu en janvierdernier.
Où allons-nous chaque fois qu’un mécontent exige la tenue d’un congrès
électif ? La Fédération Internationale de Football (Fifa) compte 208
fédérations. Pensez-vous réellement qu’elle a du temps à consacrer au
Togo ? Il faut chercher le chemin de la raison et du consensus pour
éviter ces crises à repetition
Reliez-vous cette fronde à votre récente rétrogradation de l’armée nationale ?
Je n’ai pas été rétrogradé mais affecté à un autre poste. Je suis
aujourd’hui à l’Etat-major. Mais cela n’a strictement rien à voir avec
la crise du football togolais.
Des intérêts politiques se cachent-ils derrière cette crise ?
Tout ceci est cousu de fil blanc, ce n’est pas un hasard. Cela
intervient à la veille d’un match que le Togo ne peut se permettre de
perdre. Ce n’est donc pas la bonne période pour faire des pétitions.
Nous avons tout le temps de discuter. Des problèmes, il y en a sûrement
au sein de la FTF comme dans toutes les fédérations mais nous pouvons
les résoudre à l’intérieur du bureau.
Vous sentez-vous inquiété ?
Non, sauf par des éléments mal attentionnés qui chercheraient à
exploiter cette situation. En réalité, cela ne m’affecte pas. Mon moral
est intact. Je mettrai tout en œuvre pour gagner notre prochain
rendez-vous. Mais il faut bien savoir qu’à force de durer, cette crise
peut provoquer la suspension du Togo au sein de la Fifa. Ses émissaires
avaient été très clairs sur ce point lors d’une précédente mission.
Quel conseil a prodigué la Fédération internationale?
La mission de la Fédération Internationale dépêchée hier à Lomé nous
a essentiellement conseillé de travailler en collégialité. Je vais donc
mettre de l’eau dans mon vin et continuer à tendre la main à ceux qui
m’accusent d’autoritarisme. Nous verrons bien s’ils sont prêts à ce que
nous retravaillions ensemble. Mais, contrairement à ce que souhaitent
les pétitionnaires, il n’y aura pas de nouvelle élection du bureau
exécutif car le quorum n’a pas été atteint. Je suis toujours en
majorité au sein du bureau de la Fédération qui compte douze membres.
Cette intervention de l'instance internationale du football va-t-elle calmer les esprits ?
Il est de mon devoir, comme un père de famille, de faire en sorte
que les enfants viennent à moi et que nous réglions cette crise en
famille. Le président Houphouët avait pour habitude de dire que « tant
qu’on misera sur la tête des hommes, il y aura toujours des problèmes
». L’essentiel est de savoir comment les régler.
Quel est l’état d’esprit des joueurs de l’équipe nationale ?
Je suis en contact avec la plupart d’entre eux. Certains m’ont
apporté leur soutien et m’ont renouvelé leur confiance. Beaucoup se
souviennent des mes résultats lorsque je dirigeais la FTF de 1998 à
2007. Ils ont eu le temps de les comparer.
Avez-vous le soutien des autorités togolaises ?
Les pétitionnaires ont tenté de faire croire que le ministère chargé
du Sport appuyait plus ou moins leur démarche mais c’est complètement
faux. Je m’entends parfaitement avec le ministre. Tout le monde se rend
compte qu’il n’est pas partant pour un nouveau congrès.
Correcteur n°92 Faure distributeur d’argent
C’est une première au Togo, et il faut prendre le temps de le souligner
: Faure Gnassingbé, fils de feu Général Etienne Gnassingbé Eyadema
recevant Gilchrist Olympio, fils du regretté Sylvanus Olympio.
Faudra-t-il le rappeler, l’un, Faure, est le fils du tombeur par coup
d’État sanglant du père de l’autre, Gilchrist ; c’était il y a 44 ans.
Et alors, le destin du Togo était figé. Voilà que ce même destin du
Togo vient de se remettre en mouvement, franchissant un pas symbolique
par cette rencontre inimaginable. Il est fort possible que de cette
volonté affichée si ouvertement, à travers la symbolique de cette
première rencontre directe sur le sol togolais, naisse un nouveau
paradigme politique. À vrai dire, la sommation des diverses
imperfections politiques, de 2005 à 2007 -pour nous en tenir à un
horizon encore perceptible de nous tous, conduit progressivement le
Togo vers une autre dynamique : celle de la maturité politique devant
mener au nécessaire et inaliénable Grand Pardon qu’il faudra pour ce
pays. Ce moment doit advenir dans la vie du Togo, pour panser les
plaies et rétablir une autre confiance. Sommes-nous en train de vivre
les débuts de cette heure ? Pas trop de bruit tout de même... C’est le
temps de l’espérer néanmoins pour sortir de la mélancolie du passé
douloureux… Alors, Vivement! Mais aussi quelle coïncidence, au Québec,
c’est en ce jour que les journaux publient le « Pardon pour tout ce mal
» du cardinal Marc Ouellet, Archevêque de Québec et Primat du Canada ;
laquelle lettre ouverte appelle à la réconciliation des Québécoises et
des Québécois avec leurs valeurs religieuses. Pour le cardinal Ouellet,
« Le temps est venu de faire le point et de prendre un nouveau départ
», dans une quête de « Paix et de réconciliation, vécue en toute
sincérité ». L’église catholique, jadis omniprésente dans la vie
sociale, politique, éducative et bien d’autres secteurs fait donc un
geste d’humilité nécessaire pour les nombreux manquements qu’elle avait
commis du temps de sa splendeur omnipotente. Et ces erreurs sont
énormes qu’elles méritent de ne plus être nommées. Dans tous les cas,
ici au Québec comme au Togo, la force du Pardon se réincarne dans des
gestes simples et puissants. Et, c’est tant mieux !
Devant les grands défis de l’Etat :
Faure Gnassingbé est bloqué !
Au
Togo, l’Etat a cessé de respirer ! Ce n’est qu’un euphénisme pour
traduire la réalité que les Togolais traversent au jour le jour. Du
moins, c’est l’impression de tout un chacun. Faure Gnassingbé, qui est
l’incarnation de cet Etat, hésite, marque le pas ou simplement récule
face aux grands défis qui attendent d’être relevés par les gouvernants.
Demeurerons-nous dans cette léthargie suicidaire, et jusqu’à quand ?
Les générations nous demanderont des comptes.
« Qui
n’avance pas, recule ! » dit-on souvent. Au Togo, rares, mais alors
très rares sont ceux qui pouvait imaginer un seul instant que le Togo
avance. Aussi, si ces espèces en voie de disparition existaient, encore
faudrait-il qu’elles arrivent à démontrer aux yeux de l’opinion, en
quoi est-ce que le Togo progresse.
« Lui c’est lui ! Moi c’est moi » aimait dire
« l’esprit nouveau » pour se démarquer de ce spectre de succession
biologique qui plane sur lui et l’entache de façon indélébile. D’aucuns
pensaient qu’avec cette profession de foi, « le jeune » pouvait poser
des actes pragmatiques pouvant faire oublier un temps soit peu le passé
décrié de la gestion calamiteuse du pouvoir par le Rassemblement du
Peuple togolais (RPT-Parti au pouvoir). Mias que nénni !
Le chômage est galopant, la misère est ambiante, le
front social en ébulition permanente. Aucun secteur n’est à l’abri.
« Dans un pays comme le Togo qui a souffert de plus d’une décennie de
la rupture de la Coopération avec les bailleurs de fonds, tout est
priorité ! » aiment claironner les proches de Faure Gnassingbé. Et face
à cette situation, les gouvernants ont, semble-t-il, choisi simplement
d’aligner devant eux ces fameuses « priorités » et s’asseoir pour les
contempler sans agir. Sinon, qu’est-ce qui explique que l’on choisisse
d’étouffer les manifestations revendicatives en « graissant les pâtes »
aux leaders sociaux et syndicaux en éludant les réalités qui minent les
secteurs de la vie de l’Etat ?
Pourquoi avoir choisi de matraquer des étudiants qui ont déposé depuis des lustres, leur plate-forme revendicatrice ?
Faure Gnassingbé, devant les grands défis de l’Etat,
semble faire montre d’une inéfficacité inféconde. Nous n’en voulons
pour preuve que le récent Conseil des Ministres qui a établi en bonne
et due forme la nocivité de la cigarette sur la santé non seulement des
fumeurs mais aussi des fumeurs passifs. Mais contre toute attente,
Faure Gnassingbé et son armada de Ministres étaient incapables
d’interdir de fumer dans des endroits publics, seule mesure efficace
pouvant venir à bout du tabagisme passif qui a fait ses preuves sous
d’autres cieux à l’instar des Etats-Unis. En lieu et place de
l’efficacité, on a choisi de dribbler la question qu’on s’est soi-même
posée en parlant de « réglementer les publicités des cigarettes sur les
médias » « De qui se moque-t-on ? » dira l’autre ! Combien de
publicités de cigarettes passent sur nos médias ? Lorsque l’on n’a rien
de sérieux à dire, la sagesse recommande que l’on se taise. Et c’est
ainsi que toutes les grandes décisions de l’Etat sont escamotées. Le
cas de l’ex-OTP est plus qu’écoeurant. Le groupe intermédiaire IFG
était dissout sous recommandations d’une expertise demandée par Faure
Gnassingbé. Mais à ce jour, aucune décision n’est prise pour mettre en
selle la nouvelle société (la SNPT) et nous assistons à un état de
non-société où pour payer les ouvriers, le salaire passe des circuits
qui engendrent des dizaines de millions de nos francs comme dépenses
connexes. Les ouvriers pour se plaindre sont abandonnés à eux-mêmes ne
pouvant pas s’adresser à l’ancienne société qui n’existe plus, ni à la
nouvelle qui n’est pas encore opérationnelle.
De l’autre côté, ce sont les proches du Chef de l’Etat
qui se sucrent allégrement sur le dos du peuple sans que Faure
Gnassingbé ne soit capable de lever le petit doigt. Non seulement ces
« Maîtres Jacques » cumulent des fonctions les plus à même de renflouer
les caisses de l’Etat mais sont de loin incapables de gérer à bien
leurs boîtes qui constituent pour eux de véritables vaches à lait
personnelles.
On parle ces derniers temps d’un des proches du Chef de
l’Etat, qui gère une structure de l’Etat qui l’a rendu plus riche que
la structure elle-même. On raconte qu’il possède une quizaine de
voiture tout terrain 4 x 4 flambant neuves et plus de cinq villas dans
la cité OUA à Lomé. Le grand manitou de cette société d’Etat serait
parti loin pour accorder un marché de plus de 5 milliards gré à gré à
une de ses sociétés écrans. Le sommet de l’Etat ne peut ne pas être au
courant, autrement, l’Etat n’existe plus et les milliers de nos agents
de renseignements généraux ne servent plus à grand chose.
Toutes les doléances des différents secteurs de l’Etat
sont demeurées non satisfaites. On privilégie la manière forte, les
pressions et les corruptions pour étouffer dans l’œuf les
revendications légitimes des travailleurs. Pourtant, on nous crie que
le tresor public, jadis vide, est mensuellement renfloué à valeur de
dizaine de milliards de nos francs (à partir des recettes fiscales,
douanières, industrielles et autres) que des bailleurs de fonds nous
accordent des aides financières de haut niveau. Malgré tous, nos routes
sont de véritables pistes de rallye, jonchées de « nids de poule »
capables d’abriter des bœufs entiers.
Par ailleurs, la question de la vie semble ne pas
préoccuper nos dirigeants qui attendent à ce que la situation
deviennent explosive pour réagir brutalement. Pas plus que celle du
délestage électrique qui fait écrouler un grand pan de l’économie
togolaise. Le gouvernement est incapable de contrôler les prix sur le
marché, laissant les populations victimes des spéculations des
marchands verreux. Et quand, à la fin de ce mois, le prix des
carburants sera revu à la hausse, la baguette de pain coûtera les yeux
de la tête et là, le « ventre affamé », au pays de Faure, aura des
oreilles pour écouter ses discours mieleux et ses promesses
mirobolentes. A suivre donc !
Reçu la semaine dernière sur les antennes de Nostalgie-Lomé, andoch
Nutépé Bonin a laissé entendre que les Gnassingbé. « A la mort de leur
papa, les Gnassingbé auraient dû appeler certains togolais de l’élite,
s’accorder avec eux, pour présenter leurs excuses au nom de leur père à
leurs autres frères des autres ethnies et même à leurs autres frères
Kabyè et par consensus arriver à dégager un leadership et un leader à
qui confier le pouvoir », nous a-t-il confié avant de poursuivre que «
En 1966 les choses se passaient à tel enseigne que Eyadéma avait lui
même appelé Guy Kwassigan et Noeh Koutouklui pour s’accorder avec lui
pour sauver la situation. Si Gnassingbé Etienne avait appelé les
nationalistes Guy Kwassigan et Noeh Koutouklui pour demander comment
sauver le pays, ses enfants eux aussi pouvaient le faire ».
Il a également souligné que la situation sociopolitique du Togo à la
mort d’Eyadéma allait aussi s’empirer si Fambaré Natchaba, qui était le
président de l’Assemblée Nationale, était dans le pays. « Ce serait
dangereux que cet homme là devienne le président par intérim le temps
d’organiser dans les 60 jours à suivre selon la constitution, de
nouvelles élections. » a t-il lancé.
Revenant sur l’affaire ‘Kpatcha Gnassingbé’ il a indiqué que c’est
un affront que ce problème de famille soit devenue une ‘affaire de
République. Le Septuagénaire s’est estimé un peu trop vieux pour les
échéances électorales mais compte œuvrer aux côtés des forces
politiques vives du pays pour un véritable changement en 2010. Il juge
bon tout moyen pouvant servir à renverser le régime au pouvoir de puis
1967.
Andoch Bonin a été chargé de mission, interprète du Sergent Etienne
Gnassingbé Eyadéma de mai 1979 à 1981. Une fonction qu’il estime avoir
été forcé d’occuper.
Kpatchaloto et Faurevi
TOGO-ECONOMIE : POUR QUI
ROULE A TOUTE VITESSE VICTOR JAMES SOSSOU, « HOMME de CONFIANCE...» DE FAURE ?
Les amis intimes de Faure savent se
servir.
Poser
la question c'est déjà y répondre nous direz-vous ! D'origine
béninoise, plus précisément de la ville d'Agoué où les Sossou sont des
féticheurs, Victor Sossou a débarqué à Lomé en 1997, avec le titre
d'homme d'affaires, après son séjour à la MACA (maison d'arrêt civile
d'Abidjan).
Qui est en
réalité ce sulfureux personnage ?
Selon
nos sources, le père de Victor a fui le Bénin après avoir escroqué de
paisibles populations, pour se réfugier au Togo où il a fait une
dizaine d'enfants, dont Victor, avec quelques femmes. Titulaire d'une
licence de mathématiques, il a même exercé le métier d'enseignant de
collège à Abidjan. L'ami Victor a le contact facile et sait mettre à
l'aise ses interlocuteurs.
Comme
la plupart des « hommes d'affaires » Togolais, Victor a connu des
débuts difficiles. Mais très vite il a su nouer des contacts avec Toyi
Gnassingbé, et obtenu ses entrées dans la maison de M. Aboudou Assouma
actuel Président de la Cour Constitutionnelle. (Voir article l'enjeu
des élections...)
Très
habile, grâce aux entrées qui lui ont été ménagées, il a su mettre en
confiance Mme Suzanne Aho, épouse d'Aboudou Assouma, ancien ministre de
la Santé, qui lui a confié plusieurs marchés dont la livraison de
matériel médical. Très vite, il va se faire remarquer par la Commission
nationale de Lutte contre la Corruption et le Sabotage Economique de M.
Follivi Assiongbon, qui va le faire retenir plusieurs jours par la
Gendarmerie, le temps qu'il rembourse une partie des trop-perçus.
Malgré les interventions assidues de personnages « haut placés »,
Victor James Sossou devra emprunter 150 millions de F CFA environ à la
SNI, pour payer cette Commission nationale.
A-t-il depuis remboursé la
banque ? Mystère !
Après
une petite traversée du désert, James Victor Sossou revient en course,
au galop cette fois, en décrochant toujours des marchés de gré à gré de
construction d'écoles, avec la complicité active et non désintéressée
de M. Komi Selom Klassou, Ministre de l'enseignement primaire et
secondaire. En effet, tous les marchés de construction d'écoles et
autres infrastructures du Ministère lui sont d'office confiés. Le
projet B.I.D (Banque Islamique de Développement) a été presque
entièrement capté et absorbé par notre bon Victor James Sossou.
Ayant
connu le cachot à Abidjan et déjà à Lomé, « l'ami » Victor, a imaginé
qu'il serait en sécurité absolue s'il s'octroyait une immunité
diplomatique. Pour s'octroyer un titre d'homme d'affaires intègre et
sérieux il va se faire nommer pompeusement à la charge de Consul
Honoraire de la Slovaquie. Pour y parvenir, il ne lésine pas sur les
moyens, d'abord en soudoyant à coups de millions l'ancienne secrétaire
générale du Ministère des Affaires étrangères, Mme Virginie Kouvahey,
ex épouse de l'ambassadeur Kpotsra, qu'il a également gratifiée à
plusieurs reprises de rendez-vous intimes dans des chambres d'hôtel de
quartier. Ensuite de l'ancien directeur du Protocole d'Etat, M. Ouyi
Ouake. Victor se croyait ainsi protégé, jusqu'à ce que son cousin Kokou
Tozoun, ancien Ministre des affaires étrangères lui explique qu'il n'en
était rien.
Mais rien ne rebute Victor.
L'immunité qu'il ne peut obtenir d'un côté, il va la chercher ailleurs.
Le
voila donc devenu politicien. Pour y parvenir rien de plus simple, il
suffit de gratifier le parti au pouvoir, RPT, et son président Faure,
encore lui, de quelques bonnes « attentions ». Voici notre Victor,
positionné pour être député dans l'Est Mono où il a obtenu son élection
au parlement grâce à l'aide bienveillante du Commandant Djato, préfet
de la localité. Dites-nous Cher Victor, si ce nouveau titre vous
protègera des poursuites judiciaires ?
Il
semble que notre « honorable » Sossou, PDG DE Midnight Sun et de
Mégane(travaux publics), est un expert en faux et usage de faux. Après
avoir passé en revue tous les documents en notre possession, une seule
question vient à l'esprit : notre Faure est-il au courant ? Cette
question qui peut paraître anodine dans le Faureland, prend toute sa
valeur si l'on considère que « l'ami » Victor, décroche haut la main
beaucoup de marchés publics, et même dispose de l'argent public sans
même exécuter certains de ces marchés.Il n'y a qu'à
se promener à Lomé pour constater l'état des rues et artères principales, malgré les milliards attribués pour ces marchés.Bien
entendu en cherchant bien on se rend compte que dans la réalité, les
marchés ont été réalisés de gré à gré, sous couvert d'une pseudo
consultation d'appel d'offres restreint. Il suffit de présenter un
simple quitus fiscal pour être agréé à participer à l'appel d'offre,
alors que l'on sait de manière notoire dans quelles conditions ce
précieux document peut être obtenu pour quelques dizaines de milliers
de F CFA.
En regardant de plus près,
la lanterne s'éclaire si l'on observe comment évolue son entourage.
Par
exemple il faut demander à M. le ministre Klassou, comment et sur
quelle base Victor Sossou, lui a construit sa villa de Kégué. Dans le
quartier les voisins racontent que Victor s'occupe de sa chère épouse.
Peut-être grâce à un arrangement du type échange marchandise ? Il faut
demander aussi à Pascal Bodjona combien il aurait imposé, en percevant
une commission trop élevée (200 millions dit-on) sur le marché des
engrais, ce qui mécontente très fort Tonton Victor, avec qui il
magouille allègrement, situation qui a mis le Premier ministre dans une
violente colère, en voulant imposer l'un des siens. On peut parler
aussi des forages de Maganawe. Enfin, on peut demander à Victor,
comment il construit son domaine à Cacavelli, sur plusieurs hectares,
domaine estimé à 800 millions de F CFA ?
Entre nous M. le Consul,
qu'allez vous faire avec tout cet argent volé ?
Pour
l'anecdote, on peut demander comment le beau Victor a décroché Loïse,
sa femme actuelle du foyer Dati ? Laquelle Loïse, n'arrive pas à
concevoir malgré les fétiches et les fécondations in vitro. Comme une
punition en quelque sorte ? Renvoyez au pauvre Dati sa fille, et bien
des choses s'arrangeront peut-être ! Pensez-vous que les amis à qui
vous empruntez les épouses vont se taire encore longtemps ?
Décidément
vous avez pris les bonnes leçons chez votre patron, vous êtes devenu
aussi diabolique que lui ! On peut se demander si l'élève ne dépassera
pas un jour le maître...
Cette narration n'est qu'un épisode du feuilleton Victor sur lequel nous aurons l'occasion de
revenir.
Agboyibo, GilChrist et Faure
Malgré les coups d’éclats de la directrice, la Direction Générale des Impôts demeure une boite à problèmes
La
nouvelle Directrice Générale des Impôts a réussi des coups d’éclat
allant jusqu’à fermer des commerces jugés « intouchables » jusqu’à ce
jour. Ces actes unanimement salués nous poussent à aller au fond de
cette boîte mi-claire, mi-obscure qu’est la DGI. Du parachutage
illégale de ces cadres privés à la tête des services de l’Etat sans
contrat de plan avec le gouvernement à la gestion calamiteuse des
primes d’incitation aux agents des impôts en passant par des decrets
illégaux pris par Mme Ingrid Awadé Nana et l’« autonomisation » de la
DGI vis-à-vis de son ministère de tutel, tout est passé aux peignes
fins par cette enquête que nous vous livrons ici avec des propositions
concrètes de sortie du tunnel. Lecture !
Lorsqu’on
a nommé des cadres du privé à la tête des deux administrations
financières de l’Etat : Impôts et Douanes, les deux mamelles
nourricières des dépenses de l’Etat, la collectivité tout entière
espérait voir des percées dramatiques en ce qui a trait à la
performance de ces services.
On pensait voir les directeurs généraux des impôts et
des douanes réinventer la façon d’administrer qui aboutirait in fine à
la création d’une valeur pour le pauvre contribuable et le citoyen
ordinaire.
C’était sans savoir que ces directeurs n’étaient même pas liés par un
contrat de plan avec le gouvernement comme il se doit pour tout privé
qui travaille pour l’administration. En droit de la fonction publique,
ces cadres sont des contractuels. Ils sont classés dans la catégorie
des agents non titulaires de l’administration, et par conséquent ne
sont pas des fonctionnaires. Quand ils travaillent avec
l’administration, ils sont soumis en principe aux dispositions du droit
privé mais en cas de litige avec l’Administration, les juridictions
déterminent si le différend est du ressort des tribunaux administratifs
ou des tribunaux judiciaires.
En la forme, nommer directement les cadres qui ne sont pas dans une
situation statutaire et réglementaire est une pratique pernicieuse et
fondamentalement contraire au droit de la fonction publique. Tout au
plus, ils peuvent être des collaborateurs sous contrat bien déterminé
dans les départements et directions des ministères. Car la question
cruciale qui demeure posée est celle-ci : ces cadres peuvent-ils
adapter leur situation au besoin de l’intérêt général s’il ne sont pas
dans une situation statutaire et réglementaire ? Ou s’ils ne sont pas
sous contrat ? Le risque de l’aléa moral est très fort dans ces cas.
Les hauts fonctionnaires nommés par le gouvernement (préfets,
ambassadeurs, recteurs, directeurs des services fiscaux ; trésoriers
payeurs généraux, directeurs d’administration centrale) sont soumis à
des règles strictes qui imposent la loyauté et qui dérogent aux droits
dont bénéficient la grande majorité des fonctionnaires en vertu du
statut général.
Il appartient ainsi au gouvernement de respecter
l’option de carrière de fonction publique qui existe dans le pays.
En effet il est de tradition de distinguer deux systèmes de fonction
publique : le système de carrière et le système de l’emploi.
Le premier est appliqué au Togo. Dans ce système le fonctionnaire
consacre sa vie professionnelle au service de l’Etat et est soumis à un
ensemble particulier de droits et d’obligations.
Dans le système de l’emploi, par contre, le lien entre
l’Administration et l’agent reste contractuel et précaire. La notion de
corps est inconnue.
Le corps est la base d’organisation de la fonction publique d’Etat. En
dehors du statut général de la fonction publique, il existe en effet un
statut particulier du corps qui en détermine les règles internes
(conditions de recrutement ; durée et condition du stage,
titularisation, modalités et règles d’avancement).
Ainsi, il existe un corps des fonctionnaires des impôts
dont le fonctionnement est réglé par un décret datant de 1961
aujourd’hui dépassé par les évolutions qui se font sentir dans
l’organisation des services fiscaux ailleurs dans la sous région
(décret N° 61-120 du 22 Décembre 1961). Le texte prévoit que le corps
des fonctionnaires des impôts est constitué par quatre cadres : le
cadre de directeurs, le cadre des inspecteurs, le cadre des contrôleurs
et le cadre des agents d’assiette. Et c’est ainsi que le directeur
général des impôts devrait être nommé dans le personnel constituant le
cadre de directeurs. On se rend compte que la présence de cadres privés
parachutés à la tête des administrations financières sans aucun contrat
d’objectifs constitue une violation fragrante des règles élémentaires
de la fonction publique et en particulier des statuts particuliers
régissant les corps de l’Administration.
Et pourtant les défis à relever ou les difficultés à
surmonter par les finances publiques sont énormes et requierent de la
part des douanes et impôts une participation responsable.
Notre enquête étant limitée au service des impôts, notre analyse ne
concernera que ce dernier.
LES DEFIS
La direction générale des impôts est au cœur des
finances publiques. Une politique fiscale bien menée participe à la
stabilité macroéconomique grâce à une amélioration du solde budgétaire
et à une optimisation et une répartition équitable du taux de pression
fiscal (le taux de pression recommandé par l’UEMOA est de 17% du PIB
alors que celui du Togo se situe à 13% et mal réparti sur les
opérateurs économiques).
La DGI doit également participer au relèvement du défi
de la réduction d’arriéré des paiements extérieurs (environ 21% du PIB)
et intérieurs (10% du PIB). Elle ne doit pas perdre de vue sa part de
responsabilité dans l’attente d’atteinte du point d’achèvement de
l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) afin d’espérer que
le budget national libère des ressources additionnelles au profit des
secteurs sociaux vitaux.
Le Togo a été identifié comme potentiellement qualifié
pour l’allègement de la dette dans le cadre de cette initiative.
D’après les divers calculs, l’application de cette initiative peut
faire bénéficier au Togo une réduction d’environ 30% de sa dette.
(Encours de la dette du Club de Paris au titre de la convention de
Naples et autres créanciers bilatéraux). Tout cela exige de gérer la
pérennité fiscale. Il s’agit de ce qu’on appelle une réforme de
première génération, c’est-à-dire le rétablissement de la stabilité
macroéconomique.
Du coté de la DGI, il s’agira d’atteindre le taux de prélèvement juste
en remplissant au mieux ses missions.
LES CINQ MISSIONS IMMUABLES DE LA DGI
1. La mission d’assiette : la DGI assoit la majeure
partie des impôts perçus pour le compte de l’Etat et les collectivités
territoriales. C’est ainsi que ses services traitent les déclarations
d’impôts déposées par les contribuables, procèdent à l’évaluation des
bases taxables et instruit les réclamations contentieuses et gracieuses
.
2. La mission de contrôle : Ce contrôle effectué par la DGI est fait au bureau comme sur place dans les entreprises.
3. La mission de recouvrement : la DGI assure
l’encaissement de la TVA, des impôts directs d’Etat et des
collectivités territoriales, des droits de timbres etc…
4. Les missions domaniales et foncières : la DGI veille
à l’établissement de l’assiette et du contrôle des redevances
domaniales ainsi qu’au recouvrement des produits domaniaux.
5. L’élaboration de la législation fiscale ainsi que
les instructions générales interprétatives nécessaires à leur
application.
Il y’a d’autres missions que la DGI n’arrive pas à remplir pleinement :
la représentation du ministère de l’économie dans les négociations
internationales en matière fiscale.
Souvent certains accords sont signés par le
gouvernement sans aviser la DGI. Ce qui occasionne des évasions
fiscales qui embarrassent les inspecteurs des impôts ; une autre
mission qu’elle n’accomplit pas du fait des contribuables eux-mêmes
c’est la représentation de l’Etat, dans les domaines de sa compétence,
devant les juridictions des ordres administratifs et judiciaires.
UNE ORGANISATION INADAPTEE ET PEU MOBILISATRICE
En réalité ces missions sont presque identiques dans la
plupart des pays d’obédience française ou non. Seulement chaque pays
s’efforce de mettre en place une organisation administrative
scientifique axée sur les résultats de leur mission.
Au Togo les améliorations sont rampantes et
insidieuses. Et pourtant la nécessité de restructuration et de
modernisation est une rengaine qui date depuis 1995 avec les missions
successives du FMI. Face à l’impératif de recette il n’y a jamais eu un
travail sérieux de conception pour asseoir une organisation du travail
efficace à la DGI. Face aux besoins et au développement des travaux
fiscaux, le décret de 1985 qui organise la DGI est devenu sans objet.
La preuve c’est que les directeurs successifs en ont profité pour créer
selon leurs intérêts des services à tel enseigne qu’on assiste à une
situation confuse ou le texte est appliqué quand ça arrange et est mis
aux encarts quand ça contrarie. Il faut avouer que certains cadres de
la DGI préfèrent garder les postes illégalement crées quand ça les
arrangent. Ce qui fait qu’il y’a des forces antagonistes à la réforme
voulue par le gouvernement. L’actuelle directrice a appris aussi à
jouer sur cette corde. Les témoignages recueillis sur place indiquent
qu’elle a fait sauter au poste du directeur de l’administration
générale un des ses proches quand il est devenu indésirable. Et comble
de surprises le poste est inoccupé jusqu’à la prise du nouveau décret
le 28 févier dernier. La directrice préfère utiliser son circuit
parallèle pour gérer l’administration.
Dès sa prise de fonction, on a cru qu’elle allait commettre un groupe
de travail pour mettre en branle la réforme tant attendue. On a plutôt
assisté à des affectations et mutations à coloration hautement
politique et régionaliste.
Selon une source proche du cabinet du ministre des
finances, le nouveau décret signé par le gouvernement a été introduit
subrepticement par la DGI sans consultation des inspecteurs. La même
source souligne que ledit projet était rédigé par le chef d’un service
extérieur qui a les faveurs de la Directrice. Un débat aurait fait
émerger une organisation plus efficace que ce qui ressort finalement du
décret. Mais bien avant la signature du décret ,comme on pouvait s’y
attendre, la directrice qui semble ignorer les règles sacro saintes de
l’administration n’a pas attendu son ministre de tutelle pour faire
sortir une note de service courant février 2007 pour commencer à
appliquer partiellement son projet de décret. C’est ainsi que par des
notes de service, elle a créé des centres d’impôt pour les marchés
d’Adawlato et de Hédjranawoé ainsi que des directions centrales.
En fouillant, on s’est rendu compte que ces actes sont
pris en violation du décret N°82-137 de 1982 fixant les principes
généraux d’organisation des départements ministériels qui dit en ses
articles 19, 27 et 28 que les directions, les services extérieurs
locaux sont créés par arrêté du ministre.
Il importe donc que le ministre se réveille pour
piloter les deux administrations : douanes et impôts. Ces dernières se
comportent elles-mêmes comme de véritable département ministériels par
rapport aux directions du ministère de l’économie. Cet état de chose
n’est pas surprenant, car selon nos investigations le ministre ne
dispose même pas de conseillers rompus en fiscalité interne et externe.
Les anciens directeurs des impôts devenus conseillers sont tous
aujourd’hui à la retraite. Cette carence nuit à l’éclairage du ministre
qui parait-il, n’a aucun pouvoir hiérarchique sur les DG des impôts et
douanes.
Or les textes sont clairs là-dessus. Les ministres exercent le pouvoir
hiérarchique et disciplinaire sur tous les agents de leur département.
Ils disposent du pouvoir d’instruction, de réformation et de contrôle,
ils donnent des instructions à leurs collaborateurs en leur dictant de
façon plus ou moins impérative les décisions que ceux-ci doivent
prendre et contrôler l’exécution, enfin ils exercent des pouvoirs
réglementaires. En démissionnant de ces prérogatives, le ministre des
finances autonomise les directions de son département et on retrouve de
plus en plus sur le terrain des organigrammes qui ne respectent plus
l’harmonie d’ensemble des directions de son département. Chaque
directeur taille ses services comme si c’est sa propriété privée. Ce
phénomène engendre une gestion calamiteuse du personnel. La preuve
c’est que notre enquête a révélé des bizarreries dans les dernières
affectations et nominations.
S’agissant de fonctionnaires organisés en corps, il est
surprenant de voir des inspecteurs et des contrôleurs de classe
principale qui sont presque au top de leur carrière écartés au profit
des inspecteurs et contrôleurs zélés de première et deuxième classe peu
outillés pour un travail de conception. Ce qui fait qu’au Togo il
n’existe pas de livres de procédure fiscale, de la charte du
contribuable vérifié, d’une doctrine administrative fournie (des
instructions ou circulaires d’interprétations et d’application des
textes législatifs). Ce sont là des documents à concevoir pour la
garantie du contribuable.
Bien que n’ayant pas de force juridique, l’existence
d’une doctrine administrative a le mérite d’harmoniser l’application de
la loi au niveau des agents. Aussi n’est-il pas rare de voir deux
inspecteurs appliquer ou interpréter diversement une même disposition
fiscale.
Tout cela fait qu’il y’ a une démotivation chez les cadres de la DGI
qui subissent depuis une décennie les caprices des directeurs généraux
nommés en dehors de leur corps.
La mobilisation des agents repose sur une implication
de la hiérarchie et sur sa capacité à motiver ses collaborateurs. Elle
nécessite un climat social favorable et un réel dialogue social. De nos
jours, les fonctionnaires ne sont plus une contrainte mais un gisement
de ressources. C’est dans ce sens que le gouvernement a concédé une
prime d’incitation aux agents des impôts et douanes à partir de 2007
pour les inciter à plus de performances.
Chose curieuse, contrairement à la douane où une
réflexion est ouverte pour déterminer la meilleur clé de répartition de
ces primes aux agents, à la DGI la répartition a été faite
précipitamment sans aucune transparence. Aux dernières nouvelles, on se
rend compte que le staff (environ 10 personnes) a fait main basse sur
plus de 30% du montant des primes réparties. Il est urgent que la DGI
reconsidère la clé de répartition pour aller dans le sens de l’esprit
du décret gouvernemental. Déjà on susurre que les esprits commencent
par bouillonner à la DGI.
A notre avis, en l’absence d’indicateur de gestion préalablement défini
pour les différents services (Assiettes, contrôles, contentieux,
enquête et recherches, recouvrement) il faudrait opter pour une
répartition simple. Pour un début, selon les positions administratives
il est bon de faire une répartition égale par catégorie et échelon car
nul ne choisit son lieu d’affectation, encore qu’il s’agit
d’affectation sans référence à la compétence.
En tout état de cause, le grand problème c’est de
trouver aussi une bonne organisation. Pour ce faire, les responsables
du fisc doivent rechercher les facteurs d’une bonne organisation
LA BONNE ORGANISATION
La directrice des impôts actuelle est probablement une
grande gestionnaire mais elle n’est pas nécessairement un bon meneur
d’hommes (un leader s’entend). Elle doit reconnaître cette déficience
afin de s’entourer de compétences nécessaires pour la compenser. En
effet le leadership, c’est influencer les collaborateurs dans le sens
de la réalisation des buts désirés tandis que la gestion c’est
atteindre les objectifs que l’organisation s’est fixés par l’action
interposée des collaborateurs. Quant à l’administration, c’est régir
les détails des affaires de Direction. Même sur ce dernier point, on
note une carence au niveau de la directrice et son principal
collaborateur. En témoignent les nombreuses notes de services prises à
la DGI et qui ne respectent guère les normes érigées en droit et en
pratique administrative.
La bonne organisation aux impôts doit respecter le processus de gestion universellement reconnu.
D’abord on doit se demander quel est le but ou
l’objectif à atteindre par la DGI, ce qui donne naissance à la fonction
de planification ; ensuite vient la fonction d’organisation, déterminer
la manière de diviser le travail en éléments suffisamment petits pour
en ramener le contrôle à une dimension humaine ; ensuite il faut
remplir les postes à pourvoir, c’est-à-dire sélectionner les personnes
qualifiées pour accomplir le travail ; après il faut diriger et enfin
contrôler les résultats.
Pour que les impôts deviennent une administration de référence, à notre
avis il faudrait réussir à mettre une organisation centrée sur les
usagers.
L’organisation future doit pouvoir, à la base,
organiser les agents en équipe spécialisée selon les missions de la DGI
sur tout le territoire (assiette, contrôle, recouvrement, contentieux
etc.….). Les services centraux seront organisés sur ce modèle pour
optimiser les fonctions ou les missions de la DGI. Une organisation ne
marche bien que s’il y a une tête et une queue. La tête doit déterminer
les priorités, les objectifs et les stratégies, procurer les moyens et
contrôler. L’autorité qui doit gérer la carrière des agents, c’est le
Directeur Général des Impôts.
En Clair les services territoriaux de la DGI doivent êtres composés de
directions à compétences nationale, interrégionale et préfectorale.
S’il existe des directions spécialisées et déconcentrées comme la
direction des grandes entreprises, elle ne doit pouvoir s’occuper que
de gestion des dossiers et délaisser le contrôle fiscal. Ce dernier
doit relever de la direction du contrôle fiscal qui supervisera ainsi
tous les résultats des travaux fiscaux sur le territoire, y compris le
contrôle fiscal des grandes entreprises et ceci dans une cohérence
d’ensemble. Faire des contrôles fiscaux par les agents relevant de la
direction des grandes entreprises n’assure pas la garantie du
contribuable et l’efficacité même de cette activité.
Le contribuable a le droit d’être traité de manière
équitable. En effet un contrôle fiscal relevant du chef des grandes
entreprises risque de se traduire par une présence accrue, injustifiée
et bien souvent paralysante de ce service dans la gestion des
entreprises. Le contrôle fiscal peut être territorialisé et spécialisé
mais doit pouvoir être placé sous l’autorité du chef de contrôle
fiscal. Envisager autre chose comme l’on est en train de le faire en ce
moment relèverait d’une improvisation et contribuera à segmenter,
superposer et cloisonner les activités d’essence homogène. Le rôle de
la Direction des grandes entreprises c’est de produire des recettes en
masse. Elle ne doit pas s’occuper des activités de contrôle qui sont
des activités séquentielles qui accapareraient les objectifs de recette
de la direction des grandes entreprises.
Voilà mes chers inspecteurs quelques lignes directrices d’une organisation moderne des impôts
Togo/Présidentielle: Discours programme de Agbéyomé Kodjo (OBUTS)
Mesdames, Messieurs, Honorables invités
De prime abord, je tiens à vous remercier, d’avoir répondu à notre
invitation en assistant à cette cérémonie de présentation du programme
que notre parti politique va proposer aux Togolais, lors de la
prochaine élection présidentielle, et votre présence nombreuse nous
conforte dans notre démarche.
Sur le long chemin de la construction démocratique, notre pays, pour la
première fois au cours de sa jeune histoire politique, et le peuple du
Togo, ont la possibilité d’accomplir un nouveau pas et d’opérer un
tournant déterminant, en franchissant résolument et sans crainte du
lendemain le cap de l’alternance politique.
Jamais jusqu’ici, les conditions n’ont été aussi favorables pour que
les citoyens de ce pays puissent enfin s’approprier, par le biais du
jeu institutionnel, la juste part qui leur revient dans la gouvernance
des affaires à tous les niveaux et dans toutes les strates de notre
société.
Nul n’ignore, que depuis notre indépendance le 27 avril 1960 jusqu’à ce
jour, notre pays est confronté à une crise éthique et politique qui ne
cesse de s’aggraver. Cette crise est devenue par la suite identitaire
et managériale, et sa complexité fut encore aggravée après la
disparition du Président Eyadéma.
L’élection présidentielle d’avril 2005, marquée dans un premier temps
par des manœuvres politiques anticonstitutionnelles, puis par les
sanglants événements qui ont suivi le scrutin, et qui restent toujours
vivaces dans la mémoire des Togolais, témoigne de la volonté du clan
présidentiel de se maintenir au pouvoir à n’importe quel prix. Cette
crise atteint aujourd’hui son paroxysme.
La dictature qui régentait notre pays depuis 1967 a depuis fort
longtemps montré ses limites, notamment en raison d’une exigence
démocratique populaire de plus en plus grande, dans tous les aspects de
la vie de la nation. De ce fait, le régime actuel se trouve dans une
impasse. Du fait de l’imposture de 2005, accentuée par le mépris avéré
des Lois de la République, il s’est totalement disqualifié pour sortir
le Togo de l’ornière.
Son bilan se révèle plus que catastrophique comme l’attestent les
divers indicateurs de développement, notamment le dernier classement
DOING BUSINESS que vient de publier au mois d’octobre la Banque
Mondiale, qui classe le Togo au 165ème rang sur 183 pays notés dans le
monde, en recul constant depuis 2005.
Cet indicateur de performance, émis par une institution internationale,
par ailleurs partenaire du Togo en matière de coopération et de
développement, procède à un examen méticuleux de l’ensemble des
paramètres micro et macroéconomiques nécessaires pour permettre un
véritable essor de l’économie ; vient à quelques mois à peine du
scrutin présidentiel du 28 février 2010, sonner le glas d’un mode de
gouvernance suranné, qui a été incapable depuis 2005 de se réformer en
profondeur et de faire prendre à notre pays, le tournant du 21ème
siècle.
Mieux encore ! Bien que timidement reconnu par les autorités politiques
du pays elles-mêmes, ce constat, qu’elles ne sauraient donc qualifier
de partisan, apporte un cinglant démenti aux sempiternelles assertions
de l’actuel régime politique et de l’ensemble de ses laudateurs selon
lesquelles notre pays avance, et relèguent aux oubliettes des promesses
électorales non tenues : les fameux « 20 Plus » que Faure GNSSINGBE
avait promis aux Togolais en 2005.
Pire encore, le document de référence de la Banque Mondiale sur lequel
nous appuyons notre démonstration, rappelle qu’il avait classé le Togo
149e pays sur 155 étudiés en 2006, 151e sur 175 pays étudiés en 2007,
156e sur 178 pays étudiés en 2008 et 165e sur 183 pays étudiés en 2009.
Voila le véritable bilan de la gouvernance du pouvoir en place depuis le mois d’avril 2005.
Au-delà des chiffres et du classement, les caractéristiques principales
qui ont marqué cette gouvernance, traduisent un accroissement de la
pauvreté, de l’injustice, de l’arbitraire, de la confiscation des
libertés individuelles et collectives, et surtout par l’accaparement
des richesses du pays par un groupe très restreint d’individus, au
détriment du bien-être collectif.
Et comme le souligne opportunément le Président Barack OBAMA, « lorsque
vous laissez les mêmes s’enrichir tout le temps, n’espérer pas qu’un
jour l’ensemble du pays puisse prospérer. »
La majorité de nos compatriotes croupit sous le poids de la misère.
Pour survivre, une grande partie de la jeunesse est condamnée soit à
l’exil économique soit au métier de taxi moto. Les statistiques
démontrent par exemple qu’environ 20% de la population togolaise, en
l’occurrence les jeunes, vivent à l’étranger.
N’en déplaise à Chef de l’Etat, ces chiffres ne relèvent pas de
l’imaginaire de ses opposants. Il présidait lui-même le 7 mars 2008 à
NANGBETO, un Conseil des ministres décentralisé qui a reconnu et
entériné officiellement les résultats d’une enquête réalisée en 2005
portant sur les revenus et les dépenses des populations togolaises, qui
révélait que 61,7% des Togolais sont « pauvres », plus précisément que
6 Togolais sur dix vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Ce seuil de pauvreté était en 2005 estimé pour des revenus inférieurs à
20.000 FCFA par mois à Lomé, moins de 13.000 FCFA par mois dans la
Région Centrale, de la Kara et dans la Région des Savanes. Sur cette
base d’indices d’extrême, il ressortait que 24% des habitants de Lomé
sont très pauvres, contre 69% des populations de la Région Maritime,
56% de celles de la Région des Plateaux, 78% des populations de la
Région Centrale, 75% de celles de la Région de la Kara et 91% de celles
de la Région des Savanes.
La vérité est que l’immense majorité des Togolais souffre aujourd’hui
d’une pauvreté qui est devenue endémique, alors que la malnutrition et
la famine affectent plus de 62% des populations, avec le paradoxe que
les zones rurales, par nature à vocation agricole, sont les plus
concernées. Tout, porte à croire, que le pouvoir en place s’emploie au
maintien de cet état de pauvreté qui conduit à déshumaniser les gens, à
les rendre plus vulnérables, et permet ainsi de mieux pouvoir les
instrumentaliser, en violation totale des droits de l’homme.
L’état de délabrement des hôpitaux et centres de santé, leur manque
chronique d’équipements et matériels médicaux, les faibles moyens
d’accès aux médicaments, la fuite des cerveaux au sein du corps
médical, font que nos hôpitaux sont devenus des antichambres de la mort
plutôt que des lieux de soins.
En matière d’éducation, les programmes scolaires et universitaires ne
sont plus adaptés aux exigences de l’environnement actuel de l’économie
mondiale. On observe une défaillance de l’Etat au niveau des
enseignements primaire et secondaire où le désordre s’est installé.
Au niveau de l’enseignement universitaire, le foisonnement des écoles
de formation professionnelle, qui devraient pourtant combler
l’insuffisance des moyens de l’Etat vient plutôt aggraver une situation
de formation au rabais, qui donne peu de satisfaction sur le marché de
l’emploi.
Les infrastructures dans ce domaine sont en état de déliquescence
avancé, et obèrent ainsi le niveau de formation des hommes et des
femmes qui pourtant constituent le seul capital humain sur lequel nos
entreprises et l’administration pourront compter dans l’avenir.
Le niveau réel du chômage n’est pas connu, faute d’études permettant de
cerner la situation effective. Néanmoins, la réalité est que 95 jeunes
sur 100, qui sortent des universités ou des écoles professionnelles,
sont condamnés au chômage de longue durée.
Les rares concours de recrutement organisés dans la fonction publique
ou dans les forces de sécurité, sont plutôt l’occasion pour les tenants
du pouvoir de gratifier les partisans de leur politique, en ne tenant
aucun compte des critères de mérite ou de compétence réelle et avérée.
Cette situation entraine bien entendu et « presque naturellement » une
« fuite des cerveaux », dès que pour certains l’occasion se présente.
Outre la fuite des cerveaux, la faible disponibilité de main-d’œuvre
qualifiée, les entreprises privées sont soumises à des mesures
draconiennes dictées par l’amateurisme et la cupidité des tenants du
pouvoir, alors qu’elles sont pourtant le premier atout pour contribuer
à la création d’emplois et à la résorption du chômage.
L’Etat hypothèque les chances de l’initiative privée, par une série de
mesures discriminatoires : favoritisme, manque de transparence dans
l’attribution des marchés publics, environnement juridique dissuasif ne
sécurisant pas les investissements, coûts rédhibitoires des services
(énergie, télécommunications, banque…).
Certaines entreprises sont ainsi contraintes à la fermeture, comme en
témoignent encore les exemples récents de l’HÔTEL du 2 Février et de
l’opérateur de téléphonie mobile GSM MOOV Togo.
Les infrastructures routières sont délabrées dans tout le pays au point
que les ponts ne peuvent plus résister à la moindre crue.
L’exploitation des lignes de chemin de fer a été complètement
délaissée, rendant le réseau quasiment impraticable.
Les carences de l’Etat, son manque de vision en matière de
développement, entraînent la déliquescence du tissu social, et le
maintien d’une situation d’indigence.
La population urbaine se paupérise, les ruraux, dont le mode de culture
artisanal soumis aux aléas climatiques est insuffisant pour assurer
leur développement, viennent grossir le peuplement des bidonvilles.
Devant la stérilité de son mandat, le Président sortant trouve comme
subterfuge d’insinuer qu’il n’est pas comptable de la gestion passée.
Cette position dictée par le désarroi, est un mensonge destiné à
occulter les implications directes de Faure dans la gestion de ce pays
au cours des 15 dernières années, où il a été sherpa du Président
Eyadema pour les affaires économiques, avant d’entrer à l’Assemblé
Nationale en 1999, puis au Gouvernement en 2002 jusqu’au soir du 5
Février 2005.
D’ailleurs, en se précipitant pour s’emparer du pouvoir dès la fin de
l’agonie de son père, Faure GNASSINGBE a signifié qu’il est au mépris
des dispositions constitutionnelles, le seul à avoir la légitimité
d’incarner la continuité de ce mode de gouvernance où la famille est au
dessus de la République, les intérêts privés priment sur l’intérêt
général.
Pour preuve, la situation du Togo s’est lourdement aggravée depuis
2005, certes en raison d’une flambée des prix des produits alimentaires
sans précédent, mais aussi de l’inaction du gouvernement. Le taux de
pauvreté des Togolais a atteint 75% de l’ensemble de la population
alors qu’il était de 62% en 2005.
Et face aux salariés qui manifestent leur raz le bol, les tenants n’ont
pour toute réponse que de déclarer « qu’il faut aussi savoir ne pas
aller trop loin et adapter les demandes aux réalités économiques du
Togo », puisque « Le pays aimerait satisfaire le plus grand nombre.
Problème, il n’en a pas les moyens actuellement », « qu’après une
longue période de crise, la convalescence a juste débuté » et que « les
exigences des syndicats risquent de provoquer une rechute »,
Ces déclarations qui sont un aveu d’échec feraient presque sourire, si
elles ne venaient pas des gens qui affichent un train de vie insolent
caractérisé par le gaspillage et la luxure.
Et ce n’est pas le seul sujet sur lequel le régime de Faure, joue à cette lamentable comédie
A l’inauguration de l’atelier pour la mise en œuvre de la
Convention des Nations Unies contre la corruption, le 9 juin 2008, le
Chef de l’Etat, dans une adresse lue par le Premier Ministre d’alors,
déclarait la guerre à la corruption, désignée comme cause majeure de
l’affaiblissement du niveau de vie des Africains.
Il dénonçait la corruption comme responsable de « la dissipation des
deniers publics, de l’aggravation de la précarité et de la dégradation
des mœurs », comme « facteur dissuasif pour les investissements
étrangers », comme « frein au développement », comme « un obstacle à la
démocratie et à la cohésion sociale », et surtout reconnaissait que «
la corruption contient les germes d’autodestruction de notre société ».
Le Ministre de la Justice, à son tour dans le même cénacle,
renchérissait par une citation de Kofi ANNAN prononcée le 9 décembre
2003, affirmant que « la corruption sape la démocratie, entraîne la
violation des Droits de l’Homme, fausse le jeu des marchés, nuit à la
qualité de la vie et crée un terrain propice à la criminalité organisée
... et que ce mal court dans de nombreux pays certes, riches et
pauvres, mais que c’est dans les pays en développement qu’il est le
plus destructeur, car, ce sont les pauvres qui en pâtissent le plus,
puisque là où la corruption sévit, les ressources qui devraient être
consacrées au développement sont détournées, et par conséquent les
gouvernements disposent alors de moins de moyens pour assurer les
services de base du développement, tandis que l’inégalité et
l’injustice gagnent du terrain tout en décourageant les investisseurs
et les donateurs étrangers. La corruption est une des grandes causes
des mauvais résultats économiques et donc un obstacle majeur au
développement et au recul de la pauvreté. »
Comment peut-on faire confiance à un régime qui tient ces déclarations
lénifiantes, et agit à l’exact opposé des principes ainsi proclamés ?
Faure peut-il aujourd’hui, la main sur le cœur, dire qu’il met tout en
œuvre pour éradiquer la corruption ?
Certainement pas ! Sinon les fossoyeurs de l’économie nationale, ne
seraient pas en liberté, et encouragés dans leurs basses œuvres de
siphonage systématique des deniers publics.
Ceux-là qui tiennent aujourd’hui ces discours alors qu’ils gèrent les
affaires publiques, pour certains depuis des décennies, que n’ont-ils
pas agi plutôt pour inverser radicalement la gouvernance de notre pays,
en se mettant véritablement au service du peuple togolais et non à
celui d’une caste régnant sans partage ?
Pourquoi ces personnes ne nous ont pas soutenu lorsque nous avons mis
un éclairage sur la corruption, la gabegie et les dérives monarchiques
du pourvoir ?
Pour quelles raisons ces personnes n’ont pas appuyé nos initiatives, à
la tête du gouvernement, pour engager des réformes profondes, initier
un mode de gouvernance tourné vers l’objectif de satisfaire les besoins
vitaux du pays et de ses populations, en élargissant les cercles
concentriques du pouvoir ?
Enfin pourquoi, alors qu’ils sont au pouvoir depuis 5 ans, n’ont-ils
enregistré aucun résultat concret en matière de réformes ? On peut même
considérer que le pouvoir en place a délibérément retardé le
renforcement de nos capacités institutionnelles.
Ceci est particulièrement frappant lorsque l’on examine le cas de la
Cour des Comptes dont l’installation aura nécessité 5 ans au Chef de
l’Etat et à ses gouvernements successifs.
Si 5 ans ont été nécessaires à l’équipe au pouvoir, pour installer 17
magistrats, et encore sans leur avoir donné à ce jour les moyens
matériels de leur action, on peut imaginer de combien de temps ils
auraient encore besoin pour initier les réformes sans lesquelles notre
pays ne peut que s’enfoncer encore, puisqu’il y a bien longtemps,
hélas, qu’il ne progresse plus.
Nous affirmons pour notre part que c’est justement pour éviter que ne
puissent être étalés sur la place publique, avant le scrutin
présidentiel de 2010, les résultats catastrophiques qu’elle n’aurait
pas manqué de relever sur les recettes de l’Etat et la gestion des
finances publiques, autant que sur la gestion des entreprises publiques
la SNPT, la LONATO, la SOTOCO, le FER, TOGOTELECOM, TOCEL et j’en passe
des pires.
Mesdames, Messieurs, Honorables invités, Chers Compatriotes,
Lorsque l’incompétence se hisse au sommet de l’Etat et s’empare de tous
les leviers du pouvoir, le bon sens décline, la morale périclite, le
progrès recule. Lorsque l’incompétence au pouvoir, s’habille
d’hypocrisie, l’obscurantisme et l’indigence établissent leur joug sur
la nation toute entière.
Lorsque l’incompétence, tout d’hypocrisie vêtue, brandit le glaive de
la méchanceté, c’est l’hymne de la désespérance qui répond en échos,
aux complaintes grandissantes des veuves et des orphelins.
Mes Chers Compatriotes ! L’heure est grave !
L’échec du pouvoir en place n’est pas qu’un cirque d’impotents ; il se
traduit malheureusement dans la vie de notre peuple : l’échec au sommet
de l’Etat est aussi un échec de notre pays tout entier ! Il doit nous
interpeller car pouvons-nous demeurer simples spectateurs face au
dénuement de nos compatriotes, si nombreux, qui souffrent dans leur
chair ?
Devons-nous juste déplorer, sans agir, quand plusieurs centaines de
milliers de nos frères et sœurs, portent leur existence quotidienne
comme une croix ? Devons-nous détourner nos regards et faire semblant
d’ignorer, qu’autour de nous, chaque jour, chaque instant, nos
semblables sont noyés dans des torrents de larmes et de tristesses.
Devons-nous accepter que le deuil emplisse nos plaines et nos vallées,
et que sous sa brume sans éclat, une grande partie de nos concitoyens,
abandonne l’espérance qu’une autre vie est possible ?
Pour notre formation politique, la réponse est non. L’heure est grave
et il faut agir. Cette situation, à bien des égards insupportable, ne
peut plus durer. Agban Agbodji ! Ata Kplo comme diraient nos frères
Akposso
C’est pour cela qu’OBUTS se prépare et se donne tous les moyens pour
incarner l’alternance et mettre en œuvre après le 28 février 2010, un
programme d’action ambitieux mais réaliste, intitulé : « ENSEMBLE POUR
UN TOGO PROSPERE ! ».
Notre programme d’action gouvernementale avant tout caractérisé par
vingt-et- une (21) mesures d’urgence, est articulé autour de 9 axes
principaux qui recouvrent le large spectre des activités du pays.
Tout en ayant le souci de faire progresser harmonieusement la nation
togolaise, nous avons déterminé des priorités qui mettent un accent
particulier sur les secteurs vitaux de la société que sont, la santé,
l’éducation, l’économie, l’agriculture, tout en veillant au respect des
grands équilibres nationaux.
Cela ne peut se faire sans la démocratisation de la vie publique, seule
susceptible de déverrouiller le carcan des immobilismes et libérer les
énergies nécessaires pour une transformation en profondeur de notre
société.
L’état de détresse profonde et d’anoxie de notre pays nous oblige à
prendre immédiatement des mesures d’urgence afin de le réanimer.
Une réanimation au sens étymologique du terme « re animus », à savoir redonner vie au corps et rendre l’esprit au malade.
Cette démarche thérapeutique vise à faire revivre aussi bien
matériellement que spirituellement notre Mère Patrie, en insufflant un
élan de confiance qui permettra à la Nation toute entière de pendre une
part active au redressement de notre pays.
C’est le sens profond des 21 mesures d’urgence destinées à arrêter
l’indigence de la majorité de nos compatriotes et ramener la confiance.
Ce sont des mesures de bons sens dont la particularité est qu’elles
peuvent être mises en œuvre sans délai. Il s’agit là, de la clé de
voûte de la refondation morale, politique et socio-économique de notre
pays.
Par souci de cohérence et pour faciliter leur présentation, nous les avons regroupées en six grands chapitres.
ECONOMIE ET SOCIAL
L’ensemble des mesures prévues dans ce chapitre sont destinées à
inaugurer une nouvelle gouvernance qui permette de redynamiser très
vite nos performances économiques, de définir et d’adapter les besoins
urgents de financement public.
Par ailleurs les premières mesures à caractère social provoqueront à
coup sûr l’allègement du coût de revient du panier de la ménagère, et
relanceront la consommation.
1) Mettre fin immédiatement à la dilapidation des ressources de l’Etat
: recettes, douanières, fiscales, recettes des sociétés d’Etat,
recettes des produits d’exportation ; définir les premiers objectifs
annuels chiffrés et mesurables pour chaque unité institutionnelle du
secteur public, normaliser la comptabilité nationale, identifier les
errements, définir les mesures correctives immédiates et superviser
leur mise en œuvre.
2) Enrayer la cherté artificielle de la vie par la diminution et la
régulation des coûts des produits de première nécessité : eau,
carburant, électricité, télécommunications, ciment, assurer la
libéralisation de la commercialisation du gaz butane au niveau des
ménages.
3) Payer 12 mois de salaire brut à tous les fonctionnaires qui seront
admis à la retraite au cours de l’année 2010, au titre de bonification
spéciale.
4) Renforcer le secteur de la micro-finance en mettant à disposition
des organismes de micro-finance reconnus, des fonds pour aider les
femmes les plus démunies à améliorer leurs activités génératrices de
revenus. Ce projet est prévu pour concerner, au départ, 400 000 femmes
sur toute l’étendue du territoire.
5) Octroyer à la veille de la rentrée scolaire, un prêt équivalent à un
mois de salaire, remboursable sans intérêt sur une période de 12 mois,
à tout fonctionnaire ayant des enfants scolarisés.
6) Créer une Agence Nationale Emploi-Insertion (ANEI) en vue de
recenser tous les demandeurs d’emploi et chômeurs de longue durée, les
catégoriser et mettre en œuvre un programme d’insertion
professionnelle.
Cette agence aura pour mission d’établir avec précision toutes les
données sur la situation de l’emploi au Togo, dans le cadre d’un
partenariat coopératif Patronat-Etat, de gérer des programmes
d’accompagnement pendant les périodes de transition professionnelle.
SANTE ET SECURITE DES PERSONNES
Il s’agit ici de parer à une situation critique dans le secteur sans
doute le plus sinistré, parmi l’ensemble des infrastructures publiques.
D’abord pour tenter d’enrayer la spirale de la mortalité, ensuite pour
jeter les bases d’une reconstruction d’une véritable politique de santé
publique.
Prendre en charge la totalité des frais de césarienne pour toutes les
femmes qui seraient dans l’obligation d’accoucher par ce moyen, et
améliorer la prise en charge des indigents dans toutes nos actions
sanitaires.
Réhabiliter également les centres de santé, les doter d’équipements, de
personnel compétent, régulièrement formé, bénéficiant de sessions de
remise à niveau.
1) Généraliser l’utilisation des produits génériques dans tous les
centres de santé, les hôpitaux et les cliniques, de sorte à éradiquer
les filières des faux médicaments qui sont de véritables dangers pour
la santé.
2) Identifier les zones à risque d’inondation et prendre des mesures
urgentes en matière de réseaux d’assainissement, pour briser la spirale
des dégâts désormais collatéraux liés à l’arrivée de chaque saison des
pluies.
3) Rétablir la notoriété de pays modèle du Togo en faisant de la lutte
contre le trafic des stupéfiants et le blanchiment d’argent une
priorité politique, économique et sécuritaire du nouveau gouvernement,
relevant de la responsabilité directe du Président de la République.
LIBERTES INDIVIDUELLES DROITS DE L’HOMME
1) Libérer immédiatement et sans conditions tous les détenus politiques.
INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE
Notre pays souffre depuis son indépendance d’un véritable déficit
structurel en matière de démocratie, à tous les niveaux de son
organisation sociale, économique et politique. Les institutions sont
les premières assises de tout édifice sociétal moderne, en dehors
desquelles la démocratie ne peut prospérer.
Nous affirmons ici notre volonté d’en finir avec les pratiques
surannées qui ont paralysé jusqu’ici le libre exercice des prérogatives
citoyennes dans un Etat moderne.
Il s’agit de restaurer l’ensemble des institutions de notre pays, dans
un fonctionnement pluraliste au service de l’ensemble des citoyens.
Il faut donc donner, à celles qui existent, les moyens de pouvoir
exercer leurs prérogatives, et de créer enfin celles qui manquent
encore pour consolider l’édifice public.
Le débat pour l’organisation de cette élection présidentielle éclaire
d’un jour particulier la nécessité de procéder à un rapide
rééquilibrage institutionnel.
Ceux qui aujourd’hui nous ont rejoints, dans le combat pour le
rétablissement d’un scrutin présidentiel à deux tours, alors que nous
le réclamons depuis le premier jour, posent en fait une question
fondamentale qui n’a rien de fantaisiste, ou de « décalé » !
Ce scrutin à deux tours, a été voté par le peuple lors du référendum du
27 septembre 1992, avant qu’une Assemblée Nationale, toute acquise à
Eyadema, ne vote sa modification en décembre 2002, pour lui permettre
de briguer un troisième mandat.
Puis le 5 février 2005, en une nuit, la même Constitution, notre loi
fondamentale, a été à nouveau écartelée pour que le ministre Faure
GNASSINGBE, ne redevienne député, Président de l’Assemblée nationale et
par la même occasion Président par intérim du Togo, alors que le
président qui était en poste n’avait même pas démissionné.
Donc notre exigence de voir modifier cette clause, pour revenir à «
l’esprit et à la lettre de 1992 » avant l’échéance présidentielle, n’a
rien d’irréaliste
Quand nos contradicteurs, évoquent l’alibi du coût d’un scrutin à deux
tours pour justifier leur position intenable, ils ne sont pas davantage
crédibles, car si le pays ne disposait de moyens ils ne pouvaient pas
s’offrir le luxe de garnir leurs parcs automobiles des limousines, hors
de prix comme la MEBAC Présidentielle qui a couté aux contribuables
plusieurs milliards de francs CFA.
Comment ne pas s’indigner de la multiplication des palais rivalisant
d’autant de gigantisme et d’arrogance les uns que les autres à
plusieurs endroits du territoire national, ou encore les prébendes
électoralistes à tout venant de rachat des conscience, qui coutent
plusieurs milliards de francs CFA pour s’assurer encore d’une élection
truquée.
Si le Président sortant affirme dans cette polémique sur le mode de
scrutin, qu’il gagnerait haut les mains les prochaines élections même
si le mode de scrutin est à dix tours, qu’il accède simplement à un
scrutin à deux tours comme nous revendiquons.
Il ferait des économies à la Nation, pour combler le déficit
budgétaire. Tout cela démontre combien s’imposent sans délais, les
reformes institutionnelles. Il faudra donc :
1) Dissoudre l’Assemblée Nationale et organiser sans délai de nouvelles
élections législatives en vue de mettre en place une nouvelle Assemblée
qui reflète les aspirations réelles du peuple et qui mette en œuvre des
réformes institutionnelles et constitutionnelles nécessaires pour la
stabilité politique du pays. Il sera procédé en toute transparence à un
redécoupage des circonscriptions électorales, sur des critères
démographiques.
2) Revenir à la Constitution issue du référendum du 27 septembre 1992,
en ouvrant un débat national en vue de son amélioration par voie
référendaire.
3) Organiser rapidement des élections locales en vue d’élire des élus
locaux chargés de faire vivre et d’animer la décentralisation des
pouvoirs et la mise en œuvre d’une grande politique de développement
local.
4) Créer 25 nouveaux arrondissements dans la ville capitale, Lomé, pour
rapprocher l’administration des populations de base, favoriser une
saine gestion de nos arrondissements, avec à la clé, le recrutement des
jeunes pour le service de la Police de Proximité.
5) Revisiter les nouveaux statuts des Forces Armées et de Sécurité, et les mettre immédiatement en application.
6) Donner enfin à l’ensemble de la diaspora la reconnaissance qu’elle
est en droit d’attendre de la nation. La constituer donc comme 6e
région du Togo, en prenant toutes les dispositions nécessaires pour lui
accorder le droit de vote, et en créant les conditions avec les
autorités des pays concernés.
Il s’agit d’en faire un partenaire de choix de la relance socio-économique et politique de notre pays.
MEMOIRE, RECONCILIATION, IDENTITE
Il s’agit de mesures hautement symboliques, créatrices de lien social
et assises de l’identité nationale. Elles permettront par des actes
concrets d’engager sans tarder un vaste processus national, destiné à
ouvrir la voie à un travail de mémoire et de réconciliation du peuple
togolais avec l’ensemble de son histoire.
1) Décréter de concert avec toutes les forces vives du pays une Journée
Nationale de Mémoire, d’Actions de grâces et de Patriotisme.
2) Instituer dès les vacances scolaires 2010 un service civique
obligatoire pour toute personne âgée de 15 à 55 ans afin de promouvoir
la culture du civisme et résoudre notre crise identitaire pour mieux
construire avec Patriotisme un Togo Prospère.
3) Rapatrier la dépouille mortelle de Feu Sylvanus Olympio, le Père de
l’Indépendance, pour que lui soit rendu l’hommage de funérailles
nationales, dignes de son œuvre et de son rang.
JEUNESSE ET SPORTS
1) Arrêter immédiatement la gestion anarchique au niveau de la
Fédération Togolaise de Football pour permettre à cette institution de
jouer pleinement son rôle de promotion du football, d’aider notre
jeunesse à mieux valoriser ses talents sportifs pour le bonheur de tous
les Togolais.
D’autres fédérations dont on ne parle pas et qui connaissent également
de profonds dysfonctionnements feront l’objet d’une attention soutenue
afin de les mettre en harmonie avec les méthodes d’une gouvernance
vertueuse.
Par ailleurs, les salaires dans l’administration générale seront revus,
à la hausse tout comme les bourses d’études, les allocations de
recherche, et les pensions.
Le personnel de la santé, de l’éduction ainsi que les forces de l’ordre
et de sécurité, bénéficieront d’un statut particulier, chacun dans son
domaine compte tenu du caractère stratégique et contraignant du métier
qu’ils exercent.
D’autre part, le nouveau gouvernement organisera rapidement des «
Etats-généraux » dans les secteurs de « l’économie, de l’agriculture,
de l’éducation et de la santé ». Les résultats de ces travaux seront
publiés et serviront de base de travail pour l’action gouvernementale.
Dans le souci de transparence et d’élargissement du champ démocratique,
ils associeront de la manière la plus large l’ensemble des acteurs
concernés dans les différents domaines de compétences.
Nous sommes convaincus que ces actions fortes, parées d’un caractère de
solennité, du fait de l’association de l’ensemble des corps constitués
du pays, de ses institutions publiques ou privées, à la réflexion et à
l’action, créeront une dynamique susceptible d’entrainer le plus grand
nombre de nos compatriotes dans la voie de la refondation morale,
politique, et socio-économique de notre pays.
La dynamique créée par cette série de mesures, permettra au nouveau
gouvernement de poursuivre le reste du contenu de la feuille de route
des cinq années à venir arrimé au huit autres axes de notre programme à
savoir :
• La mise en œuvre du plan de relance économique, social et de développement du Togo
• La réhabilitation et le renforcement des infrastructures de base
• La promotion des investissements, et le renforcement du partenariat
public-privé, en vue de la création d’emplois pour résorber le chômage.
• La mise en œuvre des reformes administratives, institutionnelles et politiques
• La réconciliation nationale et la réhabilitation de notre histoire commune.
• La redéfinition d’une véritable politique culturelle
• Le déploiement d’une diplomatie offensive et d’une armée républicaine au service du rayonnement du Togo
• Placer la sécurité civile et les droits de l’homme au Cœur de l’action politique
Mesdames Messieurs,
Honorables et distingués invités,
Chers Camarades,
Notre objectif est de faire du Togo, un immense chantier dont
l’exécution nécessite la quintessence des expertises variées et
complémentaires de chacun de ses enfants. Je suis convaincu que seuls
l’action concertée, et le souci de l’intérêt général peuvent faire
renaître la confiance, apporter à notre quotidien les couleurs
radieuses du bien être et du vivre ensemble.
Rien ne pourra nous détourner de l’objectif que nous nous sommes
assignés, celui de tout entreprendre pour faire triompher ensemble avec
les forces démocratiques l’alternance politique et ajouter ainsi une
nouvelle pierre, à la difficile, mais enthousiasmante construction de
l’édifice démocratique de notre pays.
Comme le disait le Président Sylvanus OLYMPIO dans son discours du 27
avril 1960 : «Nous devons tout mettre en œuvre pour que le Togo de nos
fils et de nos filles soient plus beau, plus grand, plus uni que le
nôtre.
Les vieilles querelles tribales, les vieilles animosités de famille
doivent définitivement disparaître. De l’Océan aux frontières du Nord,
de l’Akposso au Mono, Le Togo doit être un, libre et fier. »
Voici venu le temps de l’Action Commune et Citoyenne pour la Libération
Nationale, afin que 2010 devienne pour chaque togolais sans exception
le rendez vous du soulagement et de la renaissance !
FEDERONS NOS ENERGIES POUR BATIR UN TOGO PROSPERE !
Vive le Togo indépendant, libre, prospère et démocratique !
Dieu bénisse le Togo.
OUAGA : Opposition-RPT, Petits arrangements entre amis ?
Qu’il nous soit permis de reprendre quelques propos du leader de l’UFC.
"...
- Est-ce que votre éligibilité pose encore problème ?
Les
questions concernant l’éligibilité ont été résolues, au moins sur le
papier. Les limitations des candidatures sur la base de la période
minimum de résidence ou de la nationalité ont été suspendues. Je peux
donc me présenter, et comme moi, tous ceux qui, ayant été contraint à
l’exil ont eu la nationalité des pays hôtes, tels le Ghana, le Bénin ou
le Mali.
- Mais les articles de la Constitution en question n’ont pas encore été amendés...
Non,
il y a eu des difficultés techniques à changer la constitution. Avec le
facilitateur, nous avons passé un accord signé par les trois parties,
censé contourner certains aspects de la constitution - dont les clauses
introduites par Eyadema pour m’écarter de la compétition - et celles
concernant la loi électorale. Elles ont été mises en veilleuse jusqu’à
ce que les élections soient passées.
- L’élection présidentielle à un tour vous inquiète-t-elle ?
On
en a discuté à Ouagadougou, il y a des arguments pour et contre.
L’opposition préfère deux tours, comme dans l’ensemble des pays de la
région, le gouvernement un tour.
Le pouvoir togolais met en avant la cherté d’un deuxième tour. Et
ajoute que du fait du grand nombre des partis inscrits, cela ne
changera rien. Selon les statistiques dont ils disposent, le
Rassemblement du peuple togolais(RPT) au pouvoir, l’UFC et le Comité
d’action pour le renouveau (CAR) représentent 95% de l’électorat, Donc,
affirme t-il, quel est l’intérêt de tenir un deuxième tour ? Grignoter
les 5% restants ? Nous préférons deux tours comme dans la Constitution
de 1992. C’est la première fois, croyons-nous, que nous allons avoir
des élections libres et il serait juste de permettre aux petits partis
de jouer un rôle.
..."
Il faut retenir de ces propos, que ce qui s’est passé au Gabon
n’inquiète outre mesure le Leader de l’UFC, qui se donne ici à un
calcul d’amateur puisqu’il résume l’équation en un calcul arithmétique
oubliant de prendre en compte la nature prédatrice du régime RPT, chose
qui n’est plus à démontrer.
Le plus grave ce sont la base sur laquelle les dernières
négociations de Ouaga dont le leader de l’UFC s’est félicité à coup de
cri et de publicité, ont été menées. Une base politique et donc
illégale quoique peut-être légitime. D’autant plus que il n’y a aucun
sceau de la République entérinant ces accords. C’est comme si ceux qui
s’étaient réunis à Bonn pour le congrès mondial de la diaspora avaient
décidé et conclu entre eux que le mode de scrutin d’un tour sera à deux
tours lors des prochaines élections.
Le RPT et Faure pour refuser que le sceau de l’Etat togolais ne soit
apposé et que cela n’engendre une modification des textes légaux ont
argué d’un problème technique et du manque de temps. Ce en quoi
l’opposition a cru en toute naïveté.
Peut-on croire cet argument du pouvoir ?
La question se pose et pour toute réponse, j’invite les uns et les
autres à se rappeler comment en une nuit le même RPT a pu faire les
modifications législatives et constitutionnelles, qui ont permis de
faire passer Faure de ministre à député (alors qu’une disposition
l’interdisait), puis de député à président de l’Assemblée nationale,
destituant au passage celui de l’époque qui bien qu’étant du RPT
faisant l’objet d’un blocus à nos frontières, et de président de
l’Assemblée à la présidence intérimaire.
Si on a pu faire une telle prouesse en une nuit, quoi donc de plus
facile que d’entériner en une session extraordinaire de l’Assemblée
l’accord de Ouaga par une disposition légale. N’y aurait-il pas
anguilles sous roche ? Gilchrist Olympio ne se donne-t-il pas de faux
espoir ?
De facto, il appert de jure que les résultats de Ouaga n’ont aucune
valeur juridique légale s’imposant à l’Etat togolais, autre que celle
d’un simple contrat entre deux parties et qui ne peut déroger aux
règles régissant nos institutions.
La nature et le régime même de ces accords font que nous attendons que
Monsieur Olympio enregistre sa candidature et que celle-ci soit validée
au regard des textes légaux qui régissent l’élection présidentielle au
Togo, pour qu’on puisse croire que ces accord ne sont pas une fois de
plus un marché de dupe.
En fait c’est à ce niveau que cela va coincer car la CENI qui aura en
charge les élections, ne va pas en droit se fonder sur l’accord
politique pour valider les candidatures mais sur les textes légaux en
vigueur. Et au regard de ces textes, Gilchrist Olympio ne peut être
valablement candidat. Sa candidature peut être invalidé et je vois mal
Faure ou le RPT y faire ou changer quelque chose. Le RPT a cette
habitude d’être juge et partie détenant ainsi les clefs de tout ce qui
peut se passer et contrôlant tout dans ses intérêts.
Dans ce cas de figure où la CENI refuserait la candidature de
Gilchrist, il restera alors à ce dernier de se pourvoir devant la cour
constitutionnelle, toujours sur la base juridique irrecevable de
l’accord de Ouaga. Ce qui va prendre son temps dans un débat qui
prendra le temps nécessaire pour que le délai de dépôt des candidatures
ne soit forclos.
Alors reverrons nous nos leaders, appeler le peuple au boycott ou à
descendre dans la rue affronter les hommes de Titikpina et de Yark.
En toute sincérité, ce n’est pas la roublardise du RPT dont
Gilchrist sera prochainement une fois de plus victime (il l’aura
cherché) qui nous inquiète et nous attriste, mais plutôt la déception
qui sera celle du peuple qui risque définitivement de se désintéresser
et se détourner de la chose politique. Ce qui aura pour effet de rendre
difficile la tâche à ceux qui souhaitent prendre des responsabilité
devant le peuple en son nom, et pour sa cause, ceux-là auront du mal à
se faire entendre et ce pour longtemps.
Le Togo que chacun appelle de ses vœux est un Etat avec des
institutions fortes régissant l’exercice du pouvoir et distinguant les
pouvoirs avec leur compétence, le tout avec des citoyens qui se
comportent en hommes intègres ayant le sens du devoir et du respect du
peuple ; pas un Etat où des leaders politiques font de la République
(la chose publique) une affaire de « petits arrangements entre amis ».
Il y a lieu de dénoncer ici comment le pouvoir RPT actuel a amené
l’opposition à s’inscrire dans une logique d’illégalité qui institue
une habitude à bafouer et à déroger aux lois de la République par le
biais d’entente privée quoique politique ; et pour des intérêts privés,
mais qui de jure ne peut être opposable aux dispositions régissant le
code électoral.
Si d’aventure demain le RPT en s’adjugeant la victoire en 2010, sur
cette même base du compromis/compromission politique se mettait à
modifier des textes en dehors du respect du cadre légal fixé, ne
serait-il pas difficile à cette même opposition qui s’en accommode
aujourd’hui de condamner cela sans se faire taxer de gens peu
crédibles ?
La
désignation du fils du président togolais Gnassingbé Eyadéma, décédé
samedi, à lui succèder est qualifiée de coup d'Etat par l'Union
africaine.
Le Président du Togo GnassingbeEyadema est décédé samedi 5 février
Après
le décès du président Gnassingbé Eyadéma samedi 6 février et la
désignation par l'armée de son fils Faure Gnassingbé pour lui succéder,
les pressions internationales se sont multipliées dimanche 7 février
pour que les autorités du Togo reviennent sur ce que l'Union africaine
a qualifié de coup d'Etat.
Les autorités togolaises ont de leur côté décrété deux mois de "deuil
national" pour celui qui a régné pendant 38 ans sans partage sur ce
petit pays d'Afrique de l'ouest et était le doyen des chefs d'Etat
africains en exercice.
Au pouvoir depuis 1967, le général Gnassingbé Eyadéma, 69 ans, est
décédé samedi matin "alors qu'il était évacué d'urgence" pour des soins
vers Israël.
Peu après l'annonce de son décès, les Forces armées togolaises (FAT)
ont "confié" le pouvoir à Faure Gnassingbé, un des fils du chef de
l'Etat, au mépris des les dispositions de la Constitution togolaise qui
prévoit que le président de l'Assemblée nationale exerce l'intérim en
attendant l'organisation d'une élection présidentielle dans les 60
jours.
Cette décision de l'armée, immédiatement dénoncée comme un "coup
d'Etat" par l'Union africaine, a suscité au fil des heures de
nombreuses réactions de la communauté internationale, toutes réclamant
le respect de la "légalité constitutionnelle".
Chirac fait pression
Dimanche, la France a ainsi appelé au "respect de la Constitution
togolaise". "La transition doit être assurée, conformément aux
dispositions de la Constitution, et dans le strict respect de la
légalité, par le président de l'Assemblée nationale", a affirmé le Quai
d'Orsay.
Le président Jacques Chirac a eu dimanche plusieurs entretiens
téléphoniques avec des dirigeants africains avec lesquels il est "en
contact étroit", selon l'Elysée.
La France "soutient les efforts engagés par l'UA (Union africaine) et
par la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest)
pour convaincre les forces politiques togolaises de s'en tenir au
strict respect de la Constitution".
"La France est évidemment totalement solidaire de la condamnation par
l'UA de toute forme de coup de force" au Togo, a ajouté la présidence
française.
Le président en exercice de l'organisme panafricain, le chef de l'Etat
nigérian Olusegun Obasanjo, a réaffirmé dimanche que l'UA "n'acceptera
aucun transfert anticonstitutionnel du pouvoir au Togo".
Pas d'agitation
Au nom de l'UE -- qui était en train de négocier avec Lomé la reprise
de son aide, suspendue depuis 1992 en raison de violences politiques --
le Commissaire européen au Développement et à l'action humanitaire, le
belge Louis Michel, a également appelé dimanche les responsables
togolais au "respect strict des procédures prévues par la Constitution".
"Toute autre démarche ne pourrait qu'hypothéquer la stabilité du pays,
le dialogue politique interne ainsi que les perspectives d'amélioration
des relations avec l'UE", a estimé Louis Michel.
Ces bouleversements politiques n'ont suscité aucune réaction populaire
à Lomé, où la situation était parfaitement calme depuis samedi soir.
Aucun déploiement militaire anormal n'était signalé dans les rues de la
capitale togolaise.
Fambaré Natchaba Ouattara, le président de l'Assemblée, était arrivé
samedi soir au Bénin à bord d'un vol d'Air France dérouté sur Cotonou,
après la fermeture des frontières aériennes, terrestres et maritimes du
Togo.
Selon un haut responsable béninois, Fambaré Natchaba Ouattara, qui
s'est entretenu avec plusieurs officiels à Cotonou, devait être emmené
dans la journée à la frontière entre le Bénin et le Togo.
Liberté n° 570 bis
Après Joseph Kabila et Faure
Gnassingbé : Karim Wade, Ali Bongo, Seif el-islam, Teodorin Obiang
Ngéma, Ousmane Conté, Franck Biya…, « en piste pour remplacer leurs
parents »
Dans un article intitulé : « Afrique : Tu seras président, mon fils !
», le très réseauté journal de l’Africaintelligence dénommé La lettre
du Continent évoque avec forces arguments sur un nouveau modèle de
dévolution du pouvoir en Afrique « par héritage », après que le
Congolais Joseph Kabila et le Togolais Faure Gnassingé ont donné
l’exemple, en devenant présidents de la République aux places de leurs
défunts pères morts dans les lambris dorés des palais présidentiels.
Ferloo qui a dévoré cet article avec délectation, le reprend pour vous
C’est dans l’air du temps. Aujourd’hui, la majorité des présidents
africains étant vieux ou vieillissants, leurs enfants sont sur le
starting-block, non pas seulement pour « donner corps à leur vision en
tant que chefs d’Etat », mais aussi et surtout « à poursuivre l’œuvre
titanesque qu’ils ont entamé pour le bonheur de l’Afrique en général et
de leurs pays en particulier ». Selon la « Lettre du Continent » (LC) :
« A l’inverse de l’Europe, l’Afrique avance très vite vers son
intégration politique. Dans moins de deux générations, l’Union
africaine pourra être rebaptisée « l’Union des dynasties africaines ».
La démocratie familiale régnera et la question des élections ne se
posera plus. Un simple tour de table le dimanche en famille permettra
de choisir l’heureux élu ! Enquête sur une prophétie ».
La danse des dauphins d’Afrique de l’Ouest
« Au Sénégal, pays qui n’a jamais connu de coup d’Etat, la surprise de
l’été 2008 aura été le coming-out à l’Elysée du fils du président Karim
Wade. L’héritier du « Gorgui » est déjà sur le podium avant la course !
Le jeune financier formé chez Warburg est aussi fasciné par les Emirats
du Golfe que Nicolas Sarkozy lui-même, qui l’a écouté d’une oreille
attentive. Au Niger, les recettes futures de l’uranium et du pétrole
ont donné un coup de jeune au président Mamadou Tandja, qui entend
passer la manne à son fils Ousmane dit « Gober », chouchou des Chinois.
En Guinée, le président Lansana Conté arpente ses champs, malade,
cigarette au bec, en rêvant que son fils, le capitaine Ousmane Conté,
lui succède », écrit le journal de Maurice Botbol.
Le bois sacré dynastique des émirs du Golfe de Guinée
Toujours selon le journal d 142, rue Montmartre à Paris : « En vacances
au Maroc, le doyen Omar Bongo a, lui aussi, discrètement encouragé son
fils Ali Bongo à aller se présenter… à l’Elysée. Au mois de juin, le
président gabonais, a parlé de son « fiston » sous la tente, à Tripoli,
au colonel Kadhafi qui prépare lui-même Seif el-islam à sa succession.
Omar Bongo est aussi le « parrain » d’autres fils de chefs. Il a ainsi
envoyé son conseiller Jean-Pierre Okias auprès du président togolais
Faure Gnassingbé et son parent Martin Bongo auprès du chef de l’Etat
congolais Joseph Kabila afin de les inciter à se rapprocher du roi
Mohamed VI. Bienvenue au club ! A Brazzaville, chez Denis
Sassou-Nguesso, Denis Christel – dit « Kiki » -, patron de Cotrade
(pétrole), se pousse du col avec le soutien de sa grande sœur Claudia,
conseillère très écoutée du « Papa ». Mais la messe n’est pas dite à la
présidence de Mpila : les neveux ont tiré les couteaux… Au royaume des
Fangs de Mongomo en Guinée équatoriale, le clan des Mangués prépare «
Teodorin » Obiang à la succession de « Teodoro », sous le contrôle de
la première dame Constancia Mange Nsue Okomo, reine mère des abeilles
de Petroland. A Bangui, le président François Bozizé jongle entre son
fils Jean-François, discret ministre de la Défense et son neveu très
actif dans les affaires, le Colonel Sylvain Ndoutingaï, ministre des
Mines. Dans son village de Mvomeka’a, le silencieux président Paul
Biya, qui a mis sur orbite le low profile René Sadi, secrétaire général
du Rdpc (parti au pouvoir) n’en écoute pas moins son fils, Franck Biya
». Il faut souligner aussi que LC a omis de parler d’un autre fils de
président qui est également sur les pas de son père, car en Egypte,
"Gamal Moubarak se prépare. Il est déjà à la tête de la commission
politique du parti de la majorité (au cours de ce mois de septembre
courant, il devrait, sauf imprévu, être promu secrétaire général du
parti par le Raïs depuis son lit dans un hôpital allemand il y a
quelques mois). Gamal Moubarak a réussi à placer un nombre important de
ses hommes à la tête de ministères de souveraineté dans le nouveau
gouvernement. Avec ces exemples sur le continent africain, qui ne sont
pas exhaustifs, on voit aisément où mène une longévité exceptionnelle
au pouvoir. Au fil du temps, bien des gens finissent par penser qu’il
est inscrit dans leurs gènes de diriger les autres. Cela pourrait
donner des idées à certains.
La fratrie élargie dans les palais sans héritier politique
« Dans les présidences africaines où les descendants directs ne sont
pas en âge ou en situation de prendre le « témoin » politique, un autre
membre de la famille est déjà sur les marches du palais. En Côte
d’Ivoire, la première dame Simone Gbagbo – qui, il est vrai, est entrée
en politique avant même de devenir l’épouse de « Laurent » - croit dur
comme fer à sa destinée présidentielle ! Au Burkina Faso voisin, le
président Blaise Compaoré favorise discrètement, depuis quelques
années, son frère cadet François Compaoré. Ce dernier, président de
l’association des « Amis de Blaise Compaoré » (ABC), a déjà eu la peau
de Salif Diallo, très longtemps l’éminence grise du chef de l’Etat
chargé des dossiers les plus sensibles, en particulier avec la Libye. «
Salif » a été envoyé en pénitence comme Ambassadeur en Autriche ! Au
Tchad, Idriss Deby a perdu son héritier putatif, Brahim assassiné à
Paris dans des conditions pas encore éclaircies. C’est plutôt le propre
frère du chef de l’Etat qui est en piste. En Afrique australe, là où
des guerres de libération nationale ont amené des partis forts au
pouvoir, comme en Afrique du Sud (ANC) ou en Angola (MPLA), c’est entre
« camarades » que le combat politique pour l’accès au pouvoir est rude.
Mais qui dit que demain Isabel Dos Santos, fille de « Zedu », ne va pas
elle aussi prendre goût au pouvoir de « Papa » ? ». C’est aussi une
révélation de la publication du groupe Indigo.
Liberté n° 571
Liberté n° 571 bis
Togo Opposition Riots
Togolese opposition supporters scream at police in front of a burning
barricade during riots in Bagida, Togo Sunday 24 April 2005. Streets of
Togo turned violent Sunday following a day of voting where opposition
claim voter fraud and warn of more violence should the ruling party
win.
Togo Funeral
Relatives and friends weep over the body of Togolese man Jean Dadzie
Kossie who was shot by riot police 2 days ago, at his funeral in Lome,
Togo Thursday 17 February 2005. At least 5 people have been killed by
riot police in Togo following opposition protests to the
unconstitutional appointment of Faure Gnassingbe, who was named
president by the Togolese army more than a week ago following the death
of his father Eyadema Gnassingbe. First colonised by Germany in 1884,
Togo is one of the poorest and smallest countries in Africa.
Les
accidents de circulation se succèdent à Lomé mais ne se ressemblent
pas. Hier, un de ces écoeurants s’est produit sur le boulevard Eyadema
un peu devant l’ambassade des états unis, décimant presque toute une
famille. Une voiture de marque ‘Ford’ de couleur rouge, a heurté aux
alentours de 15h un arbre, avec tout un côté littéralement épluché, sur
le flanc gauche de la route en provenance de la station d’Agbalépédo.A
en croire les premiers témoins, le conducteur dans ses manœuvres,
voulait éviter un autre conducteur de taxi-moto qui était devant lui.
Ils soutiennent tous que la voiture roulait à une vitesse vertigineuse.
« Nous, nous étions dans la station d’Agbalépédo quand ils
nous ont dépassé, on a pris peur et seulement quelques secondes après
on a entendu un grand bruit, et voilà c’est la voiture qu’on regarde
face à l’arbre » nous ont confié deux dames que nous avons rencontrées sur les lieux.
Deux des enfants à terre
Les passants qui voulaient apporter
leur secours aux occupants de la voiture, ont découvert un spectacle
macabre, qui présente la voiture sous une forme très méconnaissable et
irrécupérable avec la partie non-chauffeur totalement broyée du devant
jusqu’à l’arrière. Ils étaient au total sept (7) à bords mais seul le
père qui conduisait manifestait des signes de vie.
la mère des enfants bloquée dans la voiture
Il aura fallu des coups de hache pour
les faire sortir de la voiture. Les trois fillettes qui faisaient
partie du convoi ont reçu un choc assez énorme avec leur tète fracassée
et une autre qui laissait entrevoir l’intérieur de son ventre. La dame
qui était à côté de son époux sur le siège non chauffeur, a été
terriblement coincée et il aura fallu l’intervention renforcée des
agents de secours pour la faire sortir, une trentaine de minutes plus
tard. Les corps on été convoyés au Centre Hospitalier Universitaire de
Tokoin.
La mère des enfants finalement sortie de la voiture par les secours renforcés
Une parente vraisemblablement alliée à la famille arrivée sur les lieux tremblait à ne pouvoir tenir debout. « Mamavi où sont- ils ?
» a-t-elle lancée à une dame qu’elle avait reconnu sur les lieux avant
de confier aux sapeurs pompiers que la famille était chez elle dans la
matinée.
Selon certaines informations
recueillies sur les lieux, la famille était revenue il y a seulement
quelques jours de l’Allemagne. La scène avait attiré des centaines de
badauds. « Cet accident, ce n’est pas pour rien
», murmuraient quelques uns d’entre eux face à la gravité de
l’accident. La probabilité est assez forte qu’on ne retrouve que deux
survivants. C’est encore le lieu d’appeler une fois encore les
conducteurs à plus de prudence et àrespecter le code de la route.
Togo Police Beating
Togolese soldiers beat and kick a man arrested for looting on the
streets after rioting broke out in Lome, Togo Tuesday 26 April 2005.
Streets of Lome turned violent following the announcement of the
election results which declared Faure Gnassingbe, son of the late
dictator Gnassingbe Eyadema, the winner.
Editorial de Marie-Roger BILOA
A Faure GNASSINGBE, de quelqu'un qui lui veut du bien!
Fallait-il vraiment toucher le feu pour savoir qu'il brûle ? Feindre de croire que l'on peut inverser le cours de l'histoire à l'aide d'un cercle autiste de gourous mercenaires ? C'est
avec consternation que j'observe les pérégrinations du fils du général
Eyadéma, Faure Gnassingbé, depuis la mort de son père le 5 février,
après quarante ans d'un règne sans partage. En lui laissant le loisir
de mourir au pouvoir, vaincu par une longue maladie, le destin venait
d'exaucer le désir constant d'un homme qui, s'il n'avait tenu qu'à la
volonté de ses compatriotes, aurait disparu de la scène politique
depuis des lustres.
Quarante
ans d'un régime militaire aménagé en une dictature civile implacable –
c'était le record absolu de ce qu'un peuple ait eu à endurer sur le
continent africain depuis les indépendances… Quarante ans avec un Eyadéma cramponné à son fauteuil présidentiel trouvaient
enfin un épilogue sans heurt qui devait soulager les uns et les autres
et ouvrir la voie à la nouvelle ère que réclament les Togolais depuis
des décennies, souvent au péril de leur vie. Sans doute plus
qu'ailleurs, ces derniers ont combattu collectivement ce régime
endurci, observant une grève générale de plus d'un an dans le vain
espoir de le mettre à genoux, subissant une massive répression qui les a poussés par dizaines de milliers à l'exil, avant de se résigner à « négocier » sans grand résultat et à… attendre. Avec
le temps, certains contours du pouvoir d'Eyadéma étaient devenus
acceptables, notamment l'action du président dans le domaine de la
résolution des conflits régionaux, voulant se donner un rôle de « sage
» ailleurs que dans son propre pays. Mais globalement, le nom du
général Eyadéma restait un symbole du passé, un vestige de
l'autoritarisme et de la confiscation du pouvoir, celui d'un règne par
la violence et le crime, ponctué d'innombrables assassinats,
d'arrestations et de tortures. Chaque fois que l'on voulait schématiser
les aspects rétrogrades de la politique africaine, on avait beau jeu de
citer le « dinosaure » qui devait sa longévité surréaliste à tout sauf
à la démocratie et au suffrage populaire.
Eyadéma
restait une tache disgracieuse dans le paysage d'un continent qui
revendique de réels progrès dans l'exercice de la citoyenneté et du
multipartisme. Son départ en douceur, tué par personne, lui qui a tant
fait tuer, devrait donc être considéré comme un véritable cadeau par sa
descendance et ses partisans. C'était à charge de revanche… Qu'a-t-on vu ? Des
êtres égarés qui veulent imposer Eyadéma après Eyadéma. Des militaires
perturbés qui veulent se perpétuer au pouvoir en perpétuant un régime
mort de sa belle mort. Et un fils perdu, pourtant réputé « modéré » et
dénué de malice, qui s'apprête à rater un formidable rendez-vous avec
l'histoire. Comment peut-on être si myope ? Faure Gnassingbé, hériter «
naturel » ? Les conspirateurs avaient préparé un CV censé résister à
toute critique : formé aux États-Unis à la gestion des affaires et de la finance, ce jeune homme de
38 ans est certes le fils d'Eyadéma, homme du nord, mais sa mère est du
sud… En plus, il a exercé des responsabilités officielles dans le
gouvernement de son père… C'est tout ? Aussi incroyable que cela puisse
paraître, le général Zakary Nandja, chef de l'armée, Pitang Tchalla,
thuriféraire, ainsi que les députés aux ordres, ont cru que ces
oripeaux pouvaient faire échec à l'impétueuse volonté de changement qui
se manifeste chez leurs compatriotes et instaurer un pouvoir dynastique
au Togo… Le tollé international qui a salué l'autoproclamation de Faure
Gnassingbé comme président jusqu'à 2008 n'a visiblement réussi qu'à
leur ouvrir un oeil, puisque le jeune putschiste a dû faire machine
arrière en démissionnant provisoirement. Le second oeil tarde encore à capter l'essentiel du message : le peuple togolais, soutenu en cela par de puissants partenaires étrangers, ne VEUT plus d'un Eyadéma, d'autant que le nouveau s'est
révélé au monde par un acte totalement illégal et antidémocratique.
Vouloir se présenter aux élections dans un système pris en otage par
l'ex-parti unique, qui contrôle toutes les instances décisives, pour
légaliser une prise de pouvoir non conforme à la volonté populaire, est
un suicide : si l'histoire ne se répète pas, il est des histoires
connues d'avance… Et Faure Gnassingbé, s'il réussissait son
prochain putsch électoral, provoquant un destin jusqu'ici clément, est
sûr de se griller à jamais, à défaut de finir prématurément comme
Robert Guéï en Côte d'Ivoire, autre usurpateur, assassiné au moment où
il ne s'y attendait plus. Doit-il s'attirer un tel sort ? Pourtant,
par sa jeunesse et sa supposée modernité, Faure Gnassingbé a désormais
la chance historique d'être l'artisan de l'alternance au Togo et de
préparer l'avenir. En refusant de se prêter au jeu des militaires, dont
il apparaît comme un otage consentant, il pourrait prendre du recul et
construire sa propre image, se forger son propre destin, tel un général
Amadou Toumani Touré revenu en triomphe après avoir eu l'intelligence
de se retirer au bon moment. Après tout, cet homme au visage poupin,
qui n'a toujours pas enterré son père, n'a peut-être pas la stature
nécessaire et va s'enfoncer dans la médiocrité et la répression, au
lieu d'ouvrir de nouveaux horizons. Une chose est sûre : au Togo comme
ailleurs, certains reculs seront mortels et Faure a encore le choix. Ce ne sera pas faute d'avoir été prévenu
Liberté n° 573 bis
Correcteur 91
Togo: Dilapidation des fonds publics
au sommet de l’ONU à New-York:
Faure Gnassingbé dépense
des millions de dollars dans des publicités mensongères
29 septembre 2009
Faure Gnassingbé s’est encore fait distinguer négativement à New-York.
Et ce n’est pas son organe de propagande www.republicoftogo.com qui
lui faciliterait la tâche. Mieux, qui se tairait sur des
publicités mensongères payées à coups
de millions de dollars dans la presse américaine.
Déjà à l’arrivée de la délégation
togolaise dans la célèbre ville américaine,
l’organe gouvernemental sur la toile, véritables
feuilles de choux et de propagande à la solde du régime
RPT vantait dans ses titres «Le Togo dans les journaux
américains» sans avoir le courage d’affirmer
que tout a été financé par l’argent
du contribuable togolais pour vanter les mérites du monarque
togolais dans les quotidiens américains.
A quoi cela sert-il de dépenser des millions pour payer
des pages entières dans des médias américains
pour faire croire le contraire de ce qu’affirment les représentations
américaines au Togo et les nombreux services de renseignement
qui pullulent à Lomé et qui rendent compte fidèlement à leurs
services respectifs de la réalité quotidienne des
populations togolaises, de l’état de développement
du pays en matière économique, sociale, politique
et surtout démocratique? Que du gâchis! Les services
américains détiennent de nombreux dossiers sur
la famille Gnassingbé et son clan qui régentent
le Togo depuis des lustres et ce ne sont pas des prestations
de charme dans des colonnes de journaux américains qui
changeront quoi que se soit à la donne.
Le lobbying opéré par l’entremise de l’Ambassadeur
du Togo aux Etats-Unis est une véritable pierre jetée
dans la mer sauf que cela a siphonné un peu plus l’économie
nationale déjà délétère.
Selon les pleines pages publiées des titres ronflants: «Le
Togo est parvenu à sortir de son isolement grâce
aux efforts menés par le chef de l’Etat»,
efforts couronnés par la reprise de la coopération,
le retour des investisseurs. Le message n’a pas non plus
oublié d’expliciter la volonté du chef
de l’Etat d’organiser des élections transparentes
en 2010 et sa volonté à créer une société plus
juste et plus équitable et n’a pas dissimulé les
inondations qui avaient touché le Togo.
La veille, le New-York Times, un autre quotidien américain
titrait ainsi une publicité franchement mensongère: «Le
Togo est ouvert au business», avant d’ajouter: «Le
Togo est aujourd’hui une destination attractive pour les
touristes et les investisseurs», alors que tous
savaient le gangstérisme avec lequel on traite des sociétés
implantées au Togo (l’exemple de l’opérateur
de téléphonie Moov) et la corruption qui gangrène
des pans entiers de l’économie, y compris dans les
administrations.
A décrypter de près les messages claironnés
dans les quotidiens américains, on dirait que les chantiers
du Président de la République togolaise sont énormes
et très variés et que tout est fait pour le bonheur
des togolais. Les réformes dont on fait cas sont introuvables
et n’ont pourtant pas, du moins pour le moment, aucun effet
concret. Que du lobbying! Et que d’argent jeté par
la fenêtre!
Quels sont les changements intervenus au Togo depuis l’arrivée
de Essozimna Gnassingbé à la magistrature suprême?
Quel est le changement observé dans le vécu quotidien
des Togolais?
La dégradation sans précédent des routes
et infrastructures tant à Lomé qu’à l’intérieur
du pays est carrément ignorée. Quel est le sérieux
dans la promesse de Faure Gnassingbé d’organiser
des élections présidentielles transparentes en
2010 quand le RPT et son réseau commencent déjà à opérer
des hold-up électoraux au niveau de la CENI, l’organe
chargé d’organiser un scrutin aux enjeux énormes?
Où sont les réformes institutionnelles et constitutionnelles
recommandées par l’Accord Politique Global?
Au lieu de dilapider l’argent public dans un culte de
la personnalité et dans des publicités mensongères,
Faure et ses sbires vautours feraient mieux de s’appliquer
dans l’organisation dans la transparence des futures échéances électorales
de février 2010.
Togo Petrified Woman
Togolese soldiers drive towards a Togolese woman weeping and screaming
after her son was arrested and beaten by soldiers for alleged looting
during riots in Lome, Togo Tuesday 26 April 2005. After the woman
crawled off the road she took off her dress and walked bearing her
naked chest toward the soldiers as a sign of humility pleading for his
release. He was later released. Streets of Lome turned violent Tuesday
following the announcement of the election results which declared Faure
Gnassingbe, son of the late dictator Gnassingbe Eyadema, the winner.
Golfe info n° 590
CENI divisée avant le consensus
UFC et RPT se bagarrent pour le poste de président de la CENI
Tel père, tel fils
Golfe info n° 591
Articles taggés avec ‘RFI’
le forcing de Bodjona et Tchao n’a pas marché
MARCHE DE PROTESTATION : GILCHRIST OLYMPIO ET YAWOVI AGBOYIBO ANNONCES PARMI LES MANIFESTANTS.
24-09-2009
Le
CAR et l’UFC ont dans un communiqué rendu public le 22 septembre
dernier, appelé les populations togolaises, ainsi que toutes les forces
démocratiques à une marche de protestation, le 26 septembre 2009, avec
la présence effective de leurs deux leaders, Me Yawovi Agboyibo et
Gilchrist Olympio.
Les revendications portent sur :
- le respect de l’article 2 du Règlement Intérieur de la CENI
- le respect de l’esprit de consensus préconisé par l’APG et confirmé par les derniers accords de Ouaga
- l’annulation du décret nommant henri Lardja Kolani à la tête de la CENI
- la présidence de la CENI à l’opposition
- le retour au mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours.
Des lecteurs ont laissé 9 commentaires.
1. Sans titre Internaute titre Man, Non inscrit
Toute la population est toujour derriere a vous, foncez-vous pour la victoire finale, c'est la vier ou la mort
Posted 2009-09-24 13:04:11
2. Sauvons la démocratie Diaz Tokoin, Non inscrit
C'est
important que ces deux têtes de l'opposition puissent prendre part à
cette marche jusqu'au boutisme, afin de dénouer les choses, ne plus
exposer les plus faibles, les casseurs, les vandales livrés à eux même
et à la merci des forces de l'ordre, et se prélasser n'a jamais été
bien vu des parents et de l'opinion nationnale. Cest aussi un signe
qu'ils roulent pour la démocratie au togo, les menbres du RPT peuvent
aussi faire des marches pour soutenir leur poulain sur une cause, une
idée sur laquelle ils croient, pas pour la forme, nous voulons des
marches, des manifestations, ou des grèves encadrées comme dans toutes
les démocraties pour faire évoluer les esprits, à chaque fois que nos
droits, nos acquis, nos aspirations seront hypothéqués et bafoués
"c'est ça la démocratie". C'est une première que les têtes de
gondole de l'opposition prennent part à une marche pour une cause
noble, démocratique. C'est le principe même qui est à saluer, la prise
de position ferme pour refuser " le coup de trop" est un signe, ce qui
pourrait redonner de l'espoir à plus d'un, à tout ceux qui ne croient
plus en la capacité de l'opposition de se retrouver, de s'unir pour
faire plier le parti en place, pour sauver cet ébauche de démocratie
qui est en danger au togo. Que cette marche se fasse dans le respect, sans casse ni bavure. Ceux
qui auront en tête de saboter cette marche en vandalisant donneront un
prétexte au camp adverse, ces vandales doivent savoir qu'ils ne rendent
pas service à la nation, car tout ce qu'ils casseront appartienne aux
togolais (aux contribuables) et je les appelle à la plus grande
retenue. Je remercie d'avance tout les togolais, les démocrates, tout
ceux qui aspirent au changement, de l'opposition comme du RPT pour leur
vigilence, leur participation ou non à cette marche pour sauver la
démocratie sans vandalisme. Faites passer le message, Diaz Tokoin.
Posted 2009-09-24 13:59:01
3. ça recommence gilchristfaurever, Non inscrit
A
voir leurs mines, mes amis encore cinq années et on les verrait plus
vieux que Bob Akitani. Pour eux le Togo c'est tous les cinq ans qu'il
faut en parler! Ils n'ont pas fini de marcher, d'aller et de venir. Ils
écrivent l'histoire à reculons! A bientôt avec une canne, ils seront
dans la rue pour réclamer des élections transparentes! Encore un peu de
patience et le Togo verra le bout du tunnel.
Posted 2009-09-24 14:04:24
4. et les autres points james folly atawe, Non inscrit
Je
pense qu'il serait bien d'integrer aussi tous les autres points du
processus electoral de la liste électoral jusqu'au depouillement et
publication des résultats pour les revendications. Même si l'union n'est pas solide, associer les autres leaders ne nous fera pas de mal entre autres Agbeyome et Yamgnane.
Posted 2009-09-24 15:22:25
5. Pourquoi ne peut-on pas marcher au Togo? Bill Cornelux IDAM, Non inscrit
Depuis
la mort de feu Eyadéma, il est strictement interdit de faire toute
marche de protestation, alors que c'est la plus grande expression de
reprobation du peuple que peut garantir une démocratie. Le Togo a
prouvé depuis 2005 qu'il est tout sauf une démocratie. J'appelle le
ministère de la sécurité au respect des textes fondammentaux du Togo
pour qu'il laisse et encadre de son mieux ces manifestations. C'est
le lieu d'encourager tout togolais sensé à soutenir cette grande
manifestation. Ceux qui dénoncent les marches comme n'étant plus à
l'ordre du jour, que prévoient-il à l'ordre du jour? les armes de feu.
Il faut du sérieux. Les marches, les boycotes, les sitting etc. sont
les seules voie d'expression pacifique dont dispose un régime
démocratique. A quoi cela set de participer à une instance comme la
CENI si on y a aucune force. Vaut mieux boycotter et crier à la
communauté internationale que d'y rester, et siéger en cautionnant
ainsi tous les coups bas. je félicite le CAR et l'UFC et les soutiens.
Posted 2009-09-24 15:55:00
6. Sans titre Internaute, Non inscrit
Il
faut les têtes de l'opposition participent à cette marche il va de
l'intérêt de l'opposition et cette dernière fasse beaucoup
attention.chronique: mêdè frère comment tu vas? moi je vais bien et toi
en pleine forme pour la fraude.te rappelles tu quand le vieux a mis sur
place militaire t'as vu comment ça tappait, trait sur les gens sans
sommation, c'est le vide quand elle passe quelque part.je crois que le
frère Faure doit penser aussi à ça.Mon frère ça peut marcher encore?
pour quoi pas puisque nous sommes chez nous,mais je ne me sens pas à
l'aise pour quoi BARAKO BAMA OSSEI.Tu sais les élections au TOGO c'est
une fomlité,le résultat je pense doit être déja prêt 99% comme
d'habitude.Après les élections il suffit seulement le président de CNI
donne demission un momentà la télévision et le ministre de l'intérieur
proclame le résultat et la machine se remet en marche et il reprend son
poste après: 2005.Mêdè frère nous ne dormons pas DEBBACH est là,le
frère BODJONA est aussi là avec son groupe armée HACAM sans oublier nos
frères les militaires.prend le cas du GABON.
Que l'opposition se serre les coudes.
Posted 2009-09-24 16:13:45
7. Sans titre Togoto, Non inscrit
Pourquoi
cette marche en arrière de l'opposition . Le processus d'élection du
président de la CNI a été bien respecté et cette procédure a été
précaunisé par l'opposition elle-même. L'élection de Lardja Kolani
n'est pas accepté de l'oppostion parce qu'ils se disent qu'entre le
singe et le gorile il n'y a aucune différence. Ce n'est pas une affaire
de démocratie. C'est une affaire d'ethnocentrisme.
Posted 2009-09-24 16:34:57
8. Une marche qui ne marchera pas Carlos, Non inscrit
S'il
y'aura alternance au Togo, ce ne sera pas avec ces messieurs
complètement dépassés par les évènements. Ils sont des victimes de la
guerre d'usure menée par le RPT.Les révendications dans la rue c'est
fini, il y'a un parlement démocratiquement élu. Une cour
constitutionnelle qui dit désormais le droit ( ce qui est impensable
soous le règne de Gnass père) .Désormais, Faure ne peut plus faire
marche arrière, et l'opposition doit le comprendre. On va droit aux
élections.Personnellement, je pense qu'il faut être con pour croire à
un consensus dans un environnement politique comme le notre.Il faut
être con également pour croire qu'au nom du consensus le RPT lâchera
des pions qui sont théoriquement des acquis vue sa majorité à la CENI.
Si l'avantage était du côté de l'opposition, elle ne ferait pas de
cadeau au RPT. Pourquoi ces vieux messieurs ont chanté et dansé après
le dernier Ouaga? C'est des naîfs, or en politique la naîveté se paye
chèrement.
Posted 2009-09-24 17:06:55
9. Il faut quitter les choses avant que les choses ne vous quittent Le voganais, Non inscrit
Les
2 papavi là non rien compris encore. Je me demande s'ils prennent le
temps de sonder la population. En voyant comment se passe le processus,
il faut pas qu'ils soient surpris de voir Faure gagné les élections
cette fois mais proprement car la jeunesse togolaise se moquent des
élections actuellement. Tout le monde connait le dénouement. Midé
atchan yéyé to la. Nos parents veulent que leurs enfants soient affamés
mais vivants. La rue ne peut plus rien arranger sur la terre de nos
aïeux. Messieurs vous avez montré vos limites. Renoncez à cet appel.
je suis né à Bè et grandi la bas. Gil ou Mon oncle Agbo est ce qu'on a
une fois forcé vos portes pour vous tabasser ,
je ne pense pas donc laissez la population tranquille. Une chose est de
voir les plaies après pour les commenter, une autre est de subir ses
atrocités. Mes frères, je vous jure que les deux la même si on
proclame l'un deux président de la république, ils vont jamais aller au
palais de la république car ils ont peur c'est pourquoi ils s'arrangent
toujours de rester dans l'opposition. Aucun plan de la part de l'opposition et Gnass père a tout mis sur place pour ses générations futures.
Malgré
le faux-bond de la dernière minute du Comité d’Action pour le Renouveau
(CAR), qui a sorti un communiqué la veille demandant,
que la marche
projetée soit reportée en attendant la réponse du facilitateur, saisi
sur la nouvelle situation créée à la CENI, cette désolidarisation du
CAR de la marche n’a pas ébranlé la détermination des forces
démocratiques qui ont battu les pavés ce samedi 26 septembre 2009 matin
à Lomé. Comme convenu, les forces démocratiques se sont données
rendez-vous au Château d’eau de Bè où a démarré la marche de
protestation. Dans le cortège de départ on notait la présence effective
de tous les leaders de l’Union des Forces de Changement (UFC)
Jean-Pierre Fabre, Patrick Lawson et surtout de Gilchrist Olympio qui a
regagné le pays hier pour cette marche. L’ancien Premier ministre
Agbéyomé Kodjo de l’Organisation pour Bâtir un Togo Unis et Solidaire
(OBUTS) était également sur les lieux.
Les
manifestants estimés à plusieurs milliers de personnes entendaient
condamner, par cette marche, la désignation de Henri Kolani Lardja, à
la tête de la CENI. Ainsi, ils réclament le respect de l’article 2 du
règlement intérieur de la CENI, le respect de l’esprit de consensus
préconise par l’APG et confirmé par les derniers accords de Ouaga,
l’annulation du décret nommant Henri Lardja Kolani à la tête de la
CENI, la présidence de cette institution à l’opposition, pour la
première fois au Togo, en vue de l’organisation d’une élection juste et
crédible et le retour au mode de scrutin uninominal majoritaire à deux
tours. Aux sons de la fanfare, des sifflets, ils scandaient Kolani
démission, Kolani déhors, Kolani «Agban agbodji», bagage dehors en mina
mais aussi sur leurs pancartes on pouvait lire « Blaise le processus
électoral est en danger », « Faure = duplicité » « Kolani, tu es
insensible à la souffrance du peuple togolais », « Kolani, le peuple
togolais te tiendra responsable » « La communauté internationale ne
soyez pas complice » ou encore « Faure fossoyeur de la réconciliation »
Après
près de deux heures a sillonné les principales artères de la capitale,
la marche a finalement débouché à la Place Anani Santos, ex Fréau
Jardin. Là, les responsables politiques ont délivré des messages à
l’assistance. Tour à tour, se sont succédé à la tribune Edoh
Améléwonou, Jean-Pierre Fabre, Patrick Lawson, Wilfried Tchalla du PSR,
Alphonse kpogo d’ADDI, Agbéyomé Kodjo d’OBUTS et Gilchrist Olympio.
M
Edoh Améléwonou, membre de l’opposition parlementaire à la CENI, a
expliqué à l’auditoire comment le RPT a procédé à son coup de force
dans la nuit du 14 septembre 2009 alors que le président du bureau
d’âge avait alors levé la séance. Jean-Pierre Fabre, a pour sa part lu
une déclaration conjointe qui a sanctionné la marche. Par cette
déclaration, les forces démocratiques qui rappellent que toutes les
élections organisées par des CENI présidées par le RPT, ont donné des
résultats frauduleux source de violence, et que pour la crédibilité et
transparence des élections de 2010, la présidence de la CENI ne soit
plus confiée à la sensibilité RPT. Elles en appellent également à la
vigilance de la communauté internationale, pour qu’elle accompagne
notre pays dans la préparation et l’organisation d’une élection
présidentielle transparente et crédible en 2010, et qu’elle use de son
influence pour amener le RPT à renouer avec l’esprit de consensus.
Enfin la déclaration lance un appel à toute la population a rester
déterminées, mobilisées et prêtes à empêcher un énième hold-up
électoral en vue de réaliser l’alternance 2010 .
Patrick
Lawson, a quant à lui, donné des explications qui ont conduit au
retrait du CAR de la marche. « Dès lundi nous irons voir nos amis du
CAR, c’est ensemble que nous sortirons ce pays de la misère » a-t-il
signifié dans son intervention.
Le
PSR par la voix de M. Tchalla a appelé la population à ne pas perdre
espoir car selon lui, la route déjà parcourue est longue et le point
d’achèvement est proche. « L’éminence de la victoire est programmée
pour 2010 même si le RPT refuse la démocratie et persiste dans
dictature ». Mais pour que cette victoire soit effective en 2010 ce
n’est uniquement, le travail des seuls leaders politiques, a-t-il
laissé entendre avant de convier « les leaders politiques à laisser
tomber leur égoïsme, j’espère que vous ne vous disperserez pas. Nous ne
devons plus nous divertir, c’est un impératif catégorique »,
conclura-t-il.
Alphonse
Kpogo d’ADDI, a quant à lui insister sur la nécessité de rassemblement
des forces démocratiques autour du parti majeur qui est l’UFC.
Agbéyomé
sur cette lancé a aussi prônée l’union des forces démocratiques et de
la société civile car « le RPT n’est fort et ne triomphe que par la
division de l’opposition c’est pourquoi, a-t-il dit, je demande
solennellement à nos aînés qui constituaient les membres de
l’opposition hier notamment à Me Yawovi Agboyibo, à Gnininvi de nous
rejoindre quand il y aura une autre manifestation. Nous avons décidé de
faire avec nos aînés de l’opposition un pacte sacré pour que le 28
fevrier 2010 nous ayions la nouvelle indépendance du Togo ». « Je ne
suis pas prophète, poursuivra-t-il, mais je pense que le moment est
venu pour que le changement et l’alternance se produisent au Togo et
j’apporte le complément qu’il faut à l’opposition démocratique pour
gagner les élections en 2010 ».Auparavant, il s’est incliné et salué la
mémoire de ceux qui sont disparus sur cette même place un certain 25
janvier 1993 et a demandé que l’histoire établisse la vérité.
Clôturant
les interventions sanctionnant cette marche, le leader de l’UFC,
Gilchrist Olympio, s’est réjoui de la sortie massive des militants et a
dit l’absence du CAR n’est qu’un malentendu car en venant ici, les
responsables du Bélier noir, nous ont appelé pour nous dire qu’ils sont
de tous cœur avec nous. L’affaire de la CENI n’est pas l’affaire d’une
formation politique mais de tout le peuple togolais. « Comme en 1958,
nous avons eu l’indépendance, il en sera de même en 2010. A nos frères
qui ont abandonné la lutte en ralliant le RPT, nous demandons à
l’Eternel de leur accorder Sa lumière et Sa vérité pour qu’ils
regagnent la maison. », a insisté le leader de l’UFC. « Nous avons
dormi durant 45 ans, même si le sommeil dure longtemps, on se réveille
toujours. Dès fois la nuit paraît longue, même si elle paraît longue,
on se réveille toujours. C’est pourquoi allez propager la nouvelle à
vos frères qui ne sont pas venus et dites-leur qu’à partir
d’aujourd’hui tout le peuple togolais se lève pour le changement
véritable afin d’amorcer le développement de notre pays,» a conclu
Gilchrist Olympio devant une foule enthousiaste.
Outre,
les partis qui ont délivré des messages, on notait aussi la présence à
cette marche Claude Améganvi du Parti des Travailleurs et du candidat
déclaré à l’élection de 2010 Hospice Coco.
Monsieur
Kofi Yamgnane, candidat déclaré à la présidentielle de 2010, sera
bientôt expulsé de son QG de campagne, installé dans le quartier
Cassablanca, à Lomé. C’est ce que nous a confié un responsable de son
équipe de campagne.
En effet, d’après cette source, la maison qui fait office de QG
pour le franco-togolais lui a été gracieusement mise à disposition par
un de ses proches résidant à Paris qui la loue pour un loyer de 80.000
FCFA par mois.
Sous des pressions extérieures, la famille MIKEME, propriétaire de
l’immeuble, aurait prié instamment le natif de Bassar de déguerpir
des lieux, dans les meilleurs délais.
Celui-ci est donc à la recherche d’un nouveau siège pour sa campagne.
Des lecteurs ont laissé 3 commentaires.
C'est
très dégoûtant cette manière d'entraver les activités de M.Koffi Y.
Toute l'opposition doit pouvoir dénoncer cela car il s'agit du minimum
de respect dû au candidat Koffi Y. et tous les togolais qui croient en
lui. Sans le soutenir,j'ai du respect pour son ambition pour le Togo
et espère qu'il saura fédérer ses énergies avec l'ensemble des forces
soucieuses de l'Alternance politique dans notre pays. Courage M.Koffi
Y.et tenez bon!
2. Sans titre Internaute, Non inscrit
Il
n est qu au debut, il aura plus de dificulte. Il ne connais pas bien la
realite du Togo et il est arogant en traitant l oposition de
nullete...Toute la lutte que l oposition a fait depuis les annees 90
pour avoir la liberte d expression, droit de vote etc..lui le grand
Koffi ne voit rien et les traite de nul...Nous avons eu les maisons d
oposants detruites. Je ne le souhaite pas ca.....
3. Sans titre
En
réponse au précédant intervenant, je pense qu'il ne revient pas à Koffi
Yamgnane de dire de l'opposition ce qu'elle. C'est un constat largement
partagé que l'opposition togolaise est la plus bête du monde. Si non,
comment comprendre que cette opposition sert depuis 15 ans les mêmes
méthodes qui ne marchent jamais?.Si on veut vraiment la démocratie, il
faut être réaliste pour regarder la vérité en face. Une affection
malhonnête pour l'opposition togolaise, n'offre rien de bon
Liberté n° 570
Arrestation de Eugène Attigan : Faure Eyadema nouveau parrain la drogue au Togo ?
Un journaliste togolais arrêté pour trafic de drogue
Eugene Atigan-Ameti
Eugène Attigan est connu pour être un proche de Bawara Gilbert mais
encore son principal rôle dans le scenario de la honte qui se déroule
sur notre terre togolaise est de s’afficher conseiller en communication
de l’usurpateur fraudeur Faure Eyadema.
Ce monsieur serait à l’heure actuelle en détention pour
trafic de drogue. Suivi et pisté de près depuis un moment par la DEA
US, le sbire Attigan vient de tomber pour trafic de drogue alors qu’il
allait s’envoler pour Amsterdam. C’est ainsi que la carrière de ce
fossoyeur du Togo s’est arrêtée. L’individu que l’on dit ami et
conseiller de l’usurpateur et du danseur Bawara serait-il tombé en
disgrâce ?
Il s’agirait vraisemblablement d’un geste imposé par la
DEA US aux autorités togolaises, car à défaut le sieur attigan aurait
été l’objet d’interpellation par les services UE ou US de lutte contre
le trafic de stupéfiants.
Les Togolais peuvent se réjouir de la chute de ce
triste sire. Une chute qui préfigure comment un à un tous ces
fossoyeurs du Togo vont tomber et que leur propres cupidités et crimes
les enterreront, pour le grand bien du Togo.
Il n’en faut pas plus pour que l’on puisse admettre
qu’il y a dans cette arrestation, de fortes présomptions contre Faure
Eyadema et que son implication dans ce trafic de la honte s’avererait.
Il n’en faut pas plus pour que dans un pays normalement constitué un
politique démissionne quel que soit son rang.
Oui Faure Eyadema devrait prendre acte de cette
arrestation et en tirer les conclusions qui s’imposent. Malheureusement
nous sommes au Togo et on verra des Bawara sous un air de danse, nous
raconter que son copain Faure ne peut répondre du mauvais comportement
et de la moralité douteuse de ses acolytes-gardes rapprochés. Que du
cynisme et d’ironie !
Mais il serait difficile que l’on puisse nous
convaincre de ce que Faure Eyadema n’ait rien à voir avec le trafic de
drogue ; car Kpatcha Eyadema qui semblait porter la veste de Pablo
Escobar au Togo est aujourd’hui sous les verrous embastillé par son
demi-frère, qui reste seul despote à bord.
Cette arrestation du sieur Attigan n’est pas d’une
singularité car bien de collaborateurs et amis de l’usurpateur, sont
impliqués dans le trafic à divers titres et sont sous investigations ;
aussi ils risquent de tomber à un moment ou à un autre, et c’est là
tout le bien que nous pouvons leur souhaiter.
Les documents liés à l'article Vous avez dit
Faut
pas semer la distration å la veille des elections pour detourner l
attention du peuple sur le drame togolais.La famille Gnass a commis des
crime plus garves que le traffic de drogue et il serait mieux de se
concentrer sur les voix et moyens pour se debarrasser de ses assassins
qui nous dirigent.Qui peut trouver de preuves que faure est traffiquant
de drogue ?Que proposez vous concretement pour l alternance au Togo
maaaaaaaa ?????
Fraternellement
des
Ministres et non des moindres, se sont rendus coupables d actes
répréhensibles sans que leur président ne démisionne ici en Europe ou
aux USA. cet article manque d honnêteté intellectuelle. chacun est
responsable de ses actes. ce n est pas parce qu un conseiller en
communication touche à la drogue que son employeur doit aussi être
impliqué. Dans la lutte pour un Togo plus démocratique essayons de
choisir des armes propres pour faire avancer le débât.
au fait est ce qu on parle du même eugène attigan qui etait journaliste à tropik fm ?
Merci infiniment à Mon Frère Abalo pour cette Livraison très percutante.
Des informations parvenues tout récemment à la
Coordination Générale de l’Organisation PYRAMID of YEWE mentionnent que
le Service américain de Lutte contre le Trafic des Stupéfiants a
récemment chargé l’Ancien Président Ghanéen S.E. JJ RAWLINGS de
rencontrer secrètement le Fraudeur en Chef Faure GNASSINGBÉ en Italie
pour lui transmettre une Liste de Trafiquants Togolais dont
l’Administration OBAMA et la Justice Américaine réclament la Tête, et
ceci dans les plus brefs Délais !!! L’étau se reserre donc autour de la
Mafia Gnassiste de jour en jour !!!
Que le sieur "simple" Nous épargne ici de ses
élucubrations nauséabondes !!! Quel Service des Renseignements
occidental ne sait-il pas que Faure Essozimna GNASSINGBE ainsi que
certains Officiers des FAT sont impliqués de près ou de loin dans le
Trafic de Drogue sous le couvert du Passeport Diplomatique ??? Un
Réseau de Trafiquants vient d’être démantelé ici en SUISSE par la
Police ; le TOGO est cité comme Plaque tournante et l’Epouse d’un
Officier des FAT est impliquée !!! Que le sieur "simple" cesse donc de
faire ici l’avocat du diable !!!
Merci.
folikpo va voir notre projet de société(UFC) www.gilolympio.com
Camarade Eddy, où as-tu vu en occident des présidents accuser vertement
de trafic de drogues avec leur ministres et conseillers se maintenir en
place ?
Qu un conseiller ait des déboires avec le fisc, ça
passe. Le trafic de drogue est un crime la dissimulation de revenus au
fisc est un délit. Il y a différence de degré et on n est pas dans le
même degree (level).
vous
allez finir par devenir ridicules vous-meme en faisant passer des
articles de ce genre. Le peuple togolais n est pas aussi idiot que
cela. Qu à cela ne tienne, fournissez-nous des preuves que Faure est
mêlé à ce genre de trafic. On a déjà arrèté en France un proche de
Sarkosi mèlé à une histoire de prostitution sans pour autant que le
Président Sarkosi en soit mèlé. Si vous comptez sur cette diversion
pour tromper le peuple togolais vous vous trompez largement ; il
comprend très bien vos méthodes désormais. Revoyez votre stratégie car
celle-ci est nauséabonde.
camarade
lpv ;e ne prend pas la place de eddy mais je souhaiterais que tu nous
explique ou plutôt que tu nous precise nous autres du level inférieur,
la teneur de l acte d accusation contre Faure .
C
est quand même regrettable de voir de jeunes togolais se mêler de ces
trafics. C est vrai qu il ya des partisans de moindre effort qui
veulent profiter de tout, et en même temps. Aujourd hui, c est Eugène.
A qui le prochain tour. Vivement que toutes ces personnes qui nous
narguent à longueur de journée alors qu ils vivent de l argent sale
soient démasquées. Lorsque le pouvoir cultive et encourage la
médiocrité et la paresse,on ne peut que se retrouver devant ces
situations.
@
annibal. faure est trempe de la tete au pied dans de la drogue. Me
detient tous ces dossiers et il suffit de le contacter, vous aurez la
verite. faure est dedans de plein corps. Ou est-ce qu il trouve l
argent pour partager a chauqe qu il voyage ? il vent de la drogue et
vole le tresor public. Pourquoi a t-il pris le temps d instaurer la
cour des comptes ? faure et son gouvernement = drogue dealers,
assassins du peuple, sanguinaires, voleurs de deniers public.
Je
veux dire Me Boko ou commandant BOKO l ex ministre de l interieur du
Togo = Proprietaire de tous les dossiers de la drogue. Il les connait
tous. faure est sur sa liste...
eh bien affichez-les nous, ces preuves !
Que de la diversion en quoi cet article porte un coup àla famille gnassionale.
Si un membre de pyramide of wouiya wouiya fait du trafic de passeports est ce que c est le chef qui sera mis en cause.
Piètre sortie de mon frère Abalo. Relisons l histoire et méditons sur
notre quotidient avant de faire nos sorties. Cet article ne mérite pas
la note de 0/10, même si d aucuns le trouvent "percutant".
Ceux qui combattent la drogue aujourd hui sont ceux
là-mêmes qui l ont répandue. Les anglais ont guerroyés en Chine dans ce
qui est connu aujourd hui comme la Guerre d Opium, et ont imposé à l
Etat chinois de laisser libre cours à l importation et la
commercialisation de cette drogue qui causait des ravages dans la
société chinoise tout comme la cocaine le fait aujourd hui en Occident
et dont les importateurs étaient les sujets de sa majesté la reine
Victorian et les consommateurs les chinois de toutes catégories. Ils
avaient au passage occupé Hong Kong.
L équivalence de cette aberration de l histoire aujourd
hui serait la Colombie allant guerroyer aux US et obligeant le
gouvernement US à passer des lois pour que non seulement la cocaine
Colombienne soit légale mais en plus qu elle entre dans le pays
exonérée de toute taxe, et en prime occuper l Etat de Delaware pour 30
ans et après le "louer" pour 100 ans !!
Si aujourd hui la drogue est devenue un bien prohibé c
est parceque ses consommateurs et ses effets néfastes pour la plupart
sont en Occident et non dans le Monde en sous-développement.
Croyez-vous que tous ces moyens seraient déployés si les consommateurs
de ce produit étaient des sous-hommes comme vous et moi en Afrique ?
Quel moyen est-il mis en oeuvre pour stopper le trafique des déchets
toxiques déversés aux larges de la Somalie ? Quels médias parlent de ce
sujet ?
Mais pourtant, l histoire des pirates sauvages attaquant les vaisseaux
de la civilisation, on nous rassasse les oereilles à longeur de
journée !
Quels moyens sont-ils mis en oeuvre pour faire pression
sur le gouvernement nigerian afin quil oblige les sociétés pétrolières
à investir dans les équipements adéquats au recyclage des effluents du
pétrole au lieu de les deverser dans la nature à ciel ouvert lelong
dela côte ??? Pensez-vous que les mêmes gouvernements seraient restés
les bras croisés si les mêmes effluents sont trafiqués en Europe à
partir du Nigeria ?? Quel gouvernement occidental a-t-il condamné le
déversement des déchet à Abidjan ? Pensez-vous que ces gouvernement se
seraient tu si La Côte d Ivoire exportait des déchets de Cacao (pas de
déchets toxiques hein !) en Occident ??
La lutte pour un Togo et une Afrique libres passe aussi
par la conception du Togo et des autres pays d Afrique commes des
nations, dotées d un pouvoir sur leurs territoires et sur leur destin
et défendant bec et ongles leurs intérêts.
Vous appelez l export de la cocaine en Europe du gain
facile ?? Comment appelez-vous alors le pillage des minéraux au Congo
et en Sierra Leone ?? Comment appellez-vous les déchets envoyés en
Afrique ?? Est-ce du gain difficile ??
Tant que les togolais ne consommeraient pas de la
drogue, le Togo peut en produire autant que nous voulons, c est une
source de revenus qui pouraient servir à beaucoup si nous passons des
lois pour légaliser sa production et interdir sa consomation (La Grande
Bretagne l a fait dans ses colonies !!). Ceux qui gesticulent devraient
apprendre à lire un peu le monde. Quelle pression est-elle faite sur le
gouvernement du Vénézuela ?? Et pouirtant c est le second exportateur
de Cocaine au monde !!! Quelle pression est-elle faite sur le
gouvernement Afghan ?? C est le premier exportateur d Opium au Monde et
ces gens guerroyent en ce moment où j écris ces lignes en Afghanistan !!
Ces gens exportent légalement le DDT vers nos pays
jusqu à ce jour, produit pourtant interdit depuis 1972 dans le monde
entier et dont l interdiction est ratifiée par TOUS LES GOUVERNEMENTS
du monde, au vu et au su de leurs gouvernements !!!! Je connais des
sociétés à Lomé qui vendent du DDT sous des noms fallacieux et de
fausses étiquettes, mais la molécule active est bien le
2,2-DichloroDiphényl-1,1,1-Trichloroéthane (DDT), comme l a révélé une
publication scientifique de 2006. Les stocks du DDT sont toujours
importants et personne n est prêt à les détruire car "ca coûte cher",
alors il faut les diluer dans d autres produits et les vendre aux
sous-hommes, ce ne sont pas des dons mais nous les achetons !!!
Pensez-vous que les "Adokougbin" que vous raffolez à
Lomé peuvent-ils être vendus ici ? Pensez-vous qu ils sont exportés en
Afrique illégallement ? Eh bien NON ! Tant que ces déchets sont
consommés ailleurs qu en Occident, who cares ?
Je suis contre Faure Gnassimgbé pour la simple raison qu il n a pas de vision pour mon pays, le reste je m en tappe !
Concentrons nos efforts sur des choses
qui nous permettraient d ériger un Etat de droit où le togolais se
sentirait digne et fier d être togolais. Le reste n est que de la
divagation.
Vous ne finirez pas de me surprendre sur ce site !!
Miwɔdɔ ne mia pleasike !
Quel
est le fils de Gnass qui a été implique dans le trafic de voitures de
luxe volées en France, et dont on n a jamais connu le nom ? (Vous
souvenez-vous de cette affaire-la non ?) Le réseau mafieux qui dirige
le Togo, il faut être un aveugle volontaire pour ne pas le voir.
Je pense que le peuple togolais a beaucoup de preuves credible pour
reclamer l alternance que le trafic de drogue.Ceux qui savent l effet
de la diversion comprennent.
Pour Mr Folikpo !!!!Suis je imparfait ,mais parfait que vous etes lol
,si votre objectif premier pour le peuple est l alternance comme nous
donc nous devons ensemble eviter la diversion å la veille des elections
pour nous concentrer sur l essentiel(l alternance).
le site joue son rôle d informateur en publiant l article ,seulement je
voudrais attirer l attention des internauts pour ne pas tomber dans le
jeu distractif.
Voila que le policier du site saute pour se defendre et reprimer
oubliant l objectif commun å nous tous l alternance.encore l
alternance.Personne ne defend faure. lol
Merci.Surtout bon week-end
Je suis très content de lire la réaction très longue mais vraiment recommandée à TOUS du compatriote Nyeŋtɔyewɔdɔ.
Je partage très grandement cette sortie du compatriote
surtout lorsqu’il écrit ceci : « Concentrons nos efforts sur des choses
qui nous permettraient d ériger un Etat de droit où le togolais se
sentirait digne et fier d être togolais. Le reste n est que de la
divagation. »
Je crois aussi que ce texte de notre compatriote A.B.
Kpeouzim quand bien même informatif est une grande diversion....une
diversion lorsque l’auteur écrit ceci je cite :
« Les
Togolais peuvent se réjouir de la chute de ce triste sire. Une chute
qui préfigure comment un à un tous ces fossoyeurs du Togo vont tomber
et que leur propres cupidités et crimes les enterreront, pour le grand
bien du Togo. »
Je trouve que cette partie est une extrapolation, une
exagération grossière du compatriote Abalo...car c’est absolument
FAUX....PERSONNE ne viendra combattre à notre place, les cancres
affairistes qui ont pris ce pays et nos populations en otage !!!
Le
souverain peuple togolais doit prendre toutes ses dispositions toute
suite et maintenant pour chasser proprement ces cancres de notre pays.
Si la lutte contre la drogue vient nous donner un coup de pousse c’est
tant mieux mais le PLUS GROS des efforts doit venir de notre peuple et
notre peuple SEUL, period !!!
Est-ce que beaucoup savent les plus grands producteurs
et consommateurs de la drogue dans le monde ??? Relisez la réaction du
compatriote Nyeŋtɔyewɔdɔ et arrêtons de faire de la diversion....
Peuple
Togolais, lèves-toi, prends ton destin en main et CHASSES proprement
les cancres qui t’ont pris en otage car ‘SEULE LA LUTTE LIBERE’...
EB_Toutmosis3 alias Khephren !
« L
esclave qui n est pas capable d assumer sa révolte ne mérite pas que l
on s apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s
il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d un maître qui
prétend l affranchir. Seule la lutte libère. » Thomas Sankara
Jadis
Lomé, la capitale togolaise méritait son nom de « Lomé la belle ». Elle
était citée parmi les capitales de la côte ouest-africaine pour sa
propreté.
Les rues et les
alentours des maisons étaient nettoyés et balayés par les habitants et
les autorités organisaient de façon régulière des opérations dites
«opération ville - propre». Ces opérations pratiquées sous le général
Eyadema jusqu’au début des années 90 datent des années 60, sous
Sylvanus Olympio. Sous Olympio, c’était une question de fierté
nationale que d’être propre en tant que Loméen ou Togolais.
Les
anciens rapportent qu’il y avait des chansons et des plaisanteries
moqueuses faites pour ceux qui ne balayaient pas leurs devantures.
Un depotoir
Sous
Eyadema, la voirie fonctionnait bien, et l’homme du 13 janvier en
faisait un honneur personnel. Il fallait absolument soigner l’image de
son pays et montrer aux étrangers comment Lomé et le Togo
représentaient effectivement « la Suisse de l’Afrique ». Dans les deux
cas le Togo était propre et hygiénique.
Des contrôles réguliers des aliments et
Les ramasseurs d'ordure
des installations sanitaires se faisaient par les agents du service d’hygiène.
Aujourd’huui,
il n’y a plus de visite des agents du service d’hygiène, plus d’
‘’opération ville propre’’et s’il arrive qu’on organise une telle
opération, elle ne suscite plus l’engouement qu’elle suscitait
autrefois. L’entretien des rues par les riverains ne se fait plus. Tout
ceci doublé de la démission ou de l’inexistence des services de la
voirie.
Dans
certaines rues, la saleté vous agresse jusqu’aux portes des maisons à
telle enseigne que vous vous demandez si ce sont des êtres humains qui
habitent là. Les habitants accoutumés de l’état, semblent s’en moquer
éperdument, maintenant leur progéniture à la merci de ces odeurs et de
ces déchets. A la merci des maladies de tout genre.
Un autre depotoir
Parfois
des dépotoirs sont érigés à quelques mètres des édifices publics ou
même à 2 ou 3 mètres d’un hangar d’aliments de consommation exposés
sans aucune protection. Et cela ne choque personne. Ni le consommateur
résigné, ni des agents des services d’hygiène de passage.
Face
à l’absence totale ou à une démission de l’autorité, des initiatives
locales ont vu le jour. Dans certains quartiers de Lomé se sont créées
des associations de pré-collectes des ordures ménagères. Ces structures
dotées de charrettes à 2,3, ou 4 roues se chargent de la collecte des
ordures auprès des ménages, pour les dépotoirs intermédiaires
préalablement identifiés par la municipalité.
Les
ménages, identifiés par un numéro de plaque sur la maison, signent un
contrat d’abonnement afin de bénéficier de la collecte régulière de
leurs déchets. Le nombre de passage pour la collecte par semaine est
fonction du coût de l’abonnement mensuelle qui varie entre 1.000 à
25.000 F.
«Sans
ces initiatives nous serions déjà morts de choléra, affirme Mme Adjo,
une abonnée, car vous savez que les déchets et les hommes ne font pas
bon ménage. Seulement, je crains pour leur santé car pousser ces
charges durant une semaine ce n’est pas facile. Je demande à leurs
patrons que je remercie d’ailleurs pour leur initiative, de doter ces
charrettes de moteur pour leur alléger la tâche», conclut-elle.
Des égouts insalubres de Lomé
Une
autre tout en appréciant à sa juste valeur le travail abattu par ses
jeunes déplore quand même : «dès fois quand ils arrivent, au lieu de
bien ramasser les ordures, ils laissent les détritus joncher le sol
alors que c’est pour ça que nous les payons. Moi je leur fais savoir et
c’est ce qui est souvent la cause des disputes entre eux et moi. ».
Pour
Amélé, une ménagère à Ablinkomé, elle a faillit une fois venir aux
mains, selon les propres termes de l’intéressé, avec un ramasseur
d’ordures parce qu’elle a demandé à ce dernier de ramasser les déchets
verts. Signalons ici que, selon les termes du contrat, l’enlèvement des
déchets verts ne fait pas partie des obligations du ramasseur.
«Ce
que nous déplorons chez nos clients c’est leur mépris pour nous. Parce
que nous sommes des ramasseurs d’ordures, ils nous traitent en sous
hommes et tiennent à notre endroits des propos désobligeants. Si malgré
tout je suis encore dedans c’est comme on le dit, il n’y a de sot
métier et je ne peux pas aussi voler. C’est avec ce travail que
j’arrive à nourrir ma femme et mon enfant », affirme Kofi, la trentaine
dépassée, ramasseur dans une structure basée dans le quartier Djidjolé.
Pour Djifa,
35 ans environ, originaire d’Anfouin, il est dans le métier il y a plus
de dix ans. « Quand j’étais arrivé à Lomé en 1996, j’étais apprentis
chauffeur, raconte-t-il et on faisait le trajet Lomé-Bamako. Vous
pouvez faire dès fois un mois avant de regagner le pays et quand on
revient mon patron ne me remet que 3.000F, parfois rien du tout. J’ai
alors abandonné et finalement, un ami m’a parlé de ce travail en 1998,
je me suis lancé dedans et depuis j’y suis. Quand tu es nouveau, on te
paie à la fin du mois 12.000F mais avec l’expérience tu perçois
24.000F. Malgré tout ce que les gens peuvent penser, c’est un travail
qui nourrit son homme sinon je n’y demeurerai pas aussi longtemps. Au
départ j’étais employé à Agoè maintenant on m’a affecté à Amoutivé.»
Comme tout travail, le travail de ramassage d’ordures a ses avantages
et inconvénients. A propos d’avantage notre interlocuteur poursuit : «
Tu peux louer la charrette et faire tes propos affaires ou même
certains clients nous sollicitent pour des travaux dans leurs maisons.
D’autres clients nous offrent aussi des cadeaux. Une dame à qui je
ramasse des ordures m’a offert une fois un pagne trois pièces»,
continua-t-il. « Malgré tout, je ne compte pas aller au-delà de l’année
2010. Il faut aussi s’arrêter quelque part et faire autre chose. Avec
l’argent que j’ai épargné je vais ouvrir une petite boutique à mon
propre compte en début d’année prochaine », conclut-il sur une note
d’optimisme.
Pour
le patron d’une de ses associations qui fait la pré-collecte des
ordures dans le quartier Djidjolé et ses environs ; il demande aux
abonnés d’avoir du respect pour ses employés et surtout d’honorer leur
engagement financière. Conscient que les ramasseurs sont exposés à des
risques graves du point de vue de leur santé, il affirme que son
association se charge de leur procurer des cache-nez et des boîtes de
lait chaque fin de semaine. Son objectif à court terme, dit-il est la
professionnalisation du métier et ceci passe par la déclaration de ses
agents à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et la transformation
des déchets.
Avant
le retour annoncé, très proche des services de la voirie dans le
ramassage des ordures ménagères, ce sont les charrettes qui
maintiennent ce qui reste de la propreté de la ville de Lomé. Mais en
attendant ce retour de la voirie, les charrettes ont encore de beaux
jours devant elles. Quant à la population de Lomé, elle doit renouer
très vite avec son civisme et son sens d’entretien qui faisaient le
prestige et la renommée de Lomé et de ses habitants il n’y a pas si
longtemps.
Commentaires (2)
A la place de Faure et de son gouvernement, j'aurait honte de diriger
un pays aussi délabré. On comprend que les inondations sont un fait de
la nature, mais quand même... J'ai passé le mois juin dernier au Togo.
J'ai parcouru le pays par curiosité dans toute sa longueur. Cher
compatriote, j'ai versé des larmes. J'ai quelques fois eu honte de
moi-même, en tant que Togolais. Par honte, j'ai déjoué la visite d'un
ami Beninois avec qui je vis au Canada. Je suis plutôt parti le voir
chez lui à Cotonou. C'est de retour à Montreal que je lui ai expliqué
pourquoi je ne l'ai pas laissé venir chez moi à Lomé. Chers
compatriotes, le Togo fait pitié....Ça fait mal... Un Loméen m'a dit
là-bas que si vous voyez un Caterpillar dans un quartier de Lomé, c'est
qu'on est en train de construire une villa pour une copine de Faure ou
d'un barron. C'est qu'on est en train d'arranger un passage pour une
maîtresse du chef de l'Etat.
Où allons-nous?????????
September 15, 2009
C'est bien dommage que notre capitale ressemble beaucoup plus à un
dépotoir qu'à une ville du 21ème siècle. Il y a encore quelques années,
nous avons la SOTOEMA qui ramassait les ordures. Aujourd'hui plus rien
et les loméens sont obligés de se débrouiller. L'article nous présente
la situation sans pour autant nous proposer des pistes de sortie. Pour
ma part je félicite toutes ces personnes qui utilisent les charrettes
pour enlever les ordures. Une meilleure organisation par exemple un
regroupement avec un statut clair pouvait les rendre bien crédible
auprès des institutions financières et faciliter l'obtention de prêts
pour améliorer le matériel de travail et le service rendu. Même des ONG
peuvent être solicités pour fournir gratuitement du matériel et
participer au budget de cette structure. On ne peut plus compter sur
les autorités car il y a longtemps que les collectivités locales
n'existent que sur papier donc ne peuvent rien faire pour les
populations.
Les parjures d'un avocat des droits de l'homme devenu ministre RPT
Logo Dossouvi, fan de Faure
Ministre de la communication
Un dictateur qui a bien appris la leçon
La « stratégie des présidents de père en fils
En 2005, un drame s’est joué au Togo. Alors que
le général Gnassingbé Eyadéma venait de rendre l’âme, le 5 février
après 38 ans de règne sans partage, son fils, Faure Gnassingbé se voit
confier les rênes du pouvoir dans une tragi-comédie dont les principaux
acteurs restent quelques officiers des Forces armées togolaises (Fat).
Près de 5 ans après, l’opinion cherche toujours à comprendre cette
jurisprudence qui semble se propager sur le continent noir. La « stratégie » mise en place par certains présidents
africains pour préparer leur fils à être leur dauphin inavoué. Gabon,
Sénégal, Egypte sont des exemples patents à la suite du Togo qui s’est
tristement illustré dans cet exercice. Conséquence, en 2005, la révolte
des Togolais s’est généralisée plongeant le pays dans une situation
chaotique.
Aujourd’hui, malgré les efforts de Faure Gnassingbé, le peuple
continue de penser les plaies qui refusent de cicatriser. Leçon à
tirer : les chefs d’Etat qui sont dans cette logique sont avertis.
« Les Etats africains ne sont pas des monarchies pour que vous vous
permettiez de les gérer comme des magasins de porcelaine ». Il en va de
la stabilité des peuples et surtout des générations futures, véritables
propriétaires de cette terre souillée du sang des centaines de révoltés
contre l’injustice. Ils crient et continueront de crier pour que
cessent enfin en Afrique, des comportements anachroniques de certains
dirigeants.
Nicolas Grunitzky né le 5 avril 1913 à Atakpamé et mort le 27 septembre
1969 à Paris, est le deuxième président du Togo indépendant de 16
janvier 1963 au 13 janvier 1967.
Professional Information
Position:
President de la République
Working primarily in:
Togo Description of Work:
Dès sa sortie de l'Ecole, Nicolas Grunitzky est employé comme agent des
travaux publics auxiliaire de l'administration au Dahomey puis à partir
de 1938 au Togo. En 1939, il est mobilisé et reste en garnison à
Saint-Louis du Sénégal jusqu'à sa démobilisation en octobre 1940. De
retour à la vie civile, il est successivement chef du bureau du
secrétariat des travaux publics et du bureau du chemin de fer du Togo
de 1940 à 1944, puis chef de subdivision des travaux publics. En 1949,
il obtient sa mise en disponibilité pour diriger "La Nouvelle
Entreprise Togolaise" qu'il a fondée.
Pendant la deuxième guerre mondiale, à côté de son activité
professionnelle, Nicolas Grunitzky milite en faveur du mouvement
gaulliste. En 1944, il devient le secrétaire du groupement Combat-Togo.
A l'issue de la guerre, la France devait compter avec une opinion
publique togolaise qui ne lui était pas entièrement acquise. L'essor
économique de la Gold Coast voisine impressionnait fort des élites
togolaises d'autant plus anglophiles qu'elles soupçonnaient la France
de vouloir contrarier la marche à l'autonomie du Togo qu'elles
pouvaient atteindre par le système du mandat. En avril 1946, Nicolas
Grunitzky fonde le Parti togolais du progrès (PTP) pro-français pour
faire pièce à l'action anti-française du Comité de l'unité togolaise
(CUT) de Sylvanus Olympio fondé en 1938. Le PTP recrutait parmi les
fonctionnaires et se tint à l'écart du Rassemblement démocratique
africain. En 1946, lors des élections législatives, le CUT connut un
grand succès et priva Nicolas Grunitzky de la tribune de l'Assemblée
nationale pour s'opposer à la politique de Sylvanus Olympio qui visait
à réclamer, notamment en inondant l'ONU de pétitions, l'unification du
pays des Ewé qui se trouvait sur les territoires du Togo français, du
Togo britannique et de la Gold Coast.
Pour s'opposer à la propagande en faveur de l'intégration du
Togo à la Gold Coast, l'administration française soutient la
candidature de Nicolas Grunitzky aux élections législatives de 1951. Il
fait campagne sur le thème de l'autonomie du Togo dans le cadre de
l'Union française et pour ce faire réclame la mise en place immédiate
d'institutions de nature à assurer au Togo son autonomie : Assemblée
législative et commission exécutive composée de ministres (cela revient
à réclamer ce qui fut accordé aux territoires d'outre-mer en 1956 par
la loi-cadre Defferre), conseils de circonscription et communes de
plein exercice. Il réclame aussi la reconstitution de l'ancien Togo
allemand lorsque les deux Togo placés sous tutelle française et
britannique auront accédé à l'autonomie. Le leader du PTP est élu avec
16 255 voix contre 10 268 voix au député sortant, le docteur Andréas
Aku. Le nouveau député du Togo s'inscrit au groupe des Indépendants
d'Outre-mer et pour manifester sa loyauté à l'égard de la France vote
l'investiture de tous les présidents du Conseil de cette législature.
A l'Assemblée nationale, Nicolas Grunitzky est nommé membre
des commissions de la marine marchande et des pêches (1951), de la
reconstruction et des dommages de guerre (1953-1954), des affaires
étrangères (1954-1955) et de la production industrielle. Assez peu
actif sur la plan parlementaire, le nouveau député intervient dans les
débats qui intéressent directement les réformes institutionnelles au
Togo. Après avoir obtenu en 1952 la suppression du double collège, il
oeuvre pendant plus de deux ans avec les sénateurs Ajavon et Zèle et le
conseiller de l'Union française Mama, en faveur de l'aboutissement de
ces réformes. Ainsi le 3 novembre 1954, après avoir dressé un tableau
historique et politique de la situation au Togo, Nicolas Grunitzky
précise-t-il à nouveau que "ce que demandent les populations
togolaises, c'est une participation chaque jour plus grande et plus
poussée dans la gestion des affaires de leur pays". L'assemblée
territoriale devrait devenir un véritable petit parlement local. Le 15
mars 1955, lors de la discussion en deuxième lecture de ce projet de
loi relatif aux institutions territoriales et régionales du Togo,
Nicolas Grunitzky regrette que le Conseil de la République ait cru
devoir modifier le premier texte dans le sens d'une moindre
démocratisation et d'un rétrécissement du champ d'action du futur
conseil du gouvernement local, et il le regrette d'autant plus,
précise-t-il, que l'Angleterre va proposer l'absorption du Togo sous sa
tutelle par la Gold Coast (futur Ghana). Nicolas Grunitzky voit donc
avec satisfaction le vote de la loi (en projet depuis décembre 1952)
qui crée un conseil de gouvernement local et élargit les compétences de
l'assemblée territoriale le 16 avril 1955, soit un an avant le vote de
la loi-cadre Defferre. En novembre 1955, l'Assemblée nationale adopte
une loi sur l'organisation municipale en Afrique qui autorise d'élever
au statut de communes de plein exercice des villes au fur et à mesure
de leur développement.
Fort de ce bilan, Nicolas Grunitzky est reconduit dans son
mandat de député en 1956. Seul candidat, il rassemble la totalité des
suffrages exprimés. Membre de la Commission des affaires étrangères, il
prend part en mars 1956 à la discussion du projet de loi-cadre
concernant les territoires d'outre-mer présenté par Gaston Defferre. A
cette occasion, il appelle à nouveau l'attention de l'Assemblée sur la
nécessité de définir rapidement le statut futur du Togo eu égard à
l'organisation d'un référendum le 9 mai dans le Togo placé sous tutelle
anglaise. Il réclame l'autonomie interne dans l'Union française et se
prononce à nouveau en faveur de l'unité des deux Togo. Il regrette que
le futur statut du Togo soit défini par décret et non par une loi mais
comprend la justification de faire vite. En août 1956, par décret, la
République autonome du Togo fut créée. Avec l'accord des chefs du nord
du pays, il devient le premier Premier ministre en 1956. Mais en 1958,
le CUT l'emporte et Sylvanus Olympio devient le premier président de la
République du Togo.
Renversé du pouvoir en 1967, Nicolas Grunitzky demande l'asile
politique à la Côte-d'Ivoire. A l'occasion d'un séjour en France, il
meurt à Paris, le 27 septembre 1969, à l'âge de 56 ans.
Biographical Information
Nicolas Grunitzky (At a Glance)
Date of Birth: Apr/5/1913
: male
Interests: Politique, Culture, Art, Sport
Place of Origin: Togo
Né d'un père allemand (d'origine polonaise) et d'une mère
togolaise, Nicolas Grunitzky est le fils de Harry Grunitzky et de dame
Sossime, né
le 5 avril 1913 au Togo. C'était alors une colonie allemande avant
d'être partagée en 1922 entre deux territoires sous mandat confiés l'un
à la France, l'autre à l'Angleterre. Après avoir fréquenté le lycée
Mignet d'Aix-en-Provence et obtenu le baccalauréat, Nicolas Grunitzky
est de 1933 à 1936 élève de l'Ecole spéciale des travaux publics de
Paris.
Golfe info n° 579
Enquêtes: Devant les grands défis de l’Etat :
Faure Gnassingbé est bloqué !
Au Togo, l’Etat a cessé de respirer ! Ce n’est qu’un euphénisme pour
traduire la réalité que les Togolais traversent au jour le jour. Du
moins, c’est l’impression de tout un chacun. Faure Gnassingbé, qui est
l’incarnation de cet Etat, hésite, marque le pas ou simplement récule
face aux grands défis qui attendent d’être relevés par les gouvernants.
Demeurerons-nous dans cette léthargie suicidaire, et jusqu’à quand ?
Les générations nous demanderont des comptes.
« Qui
n’avance pas, recule ! » dit-on souvent. Au Togo, rares, mais alors
très rares sont ceux qui pouvait imaginer un seul instant que le Togo
avance. Aussi, si ces espèces en voie de disparition existaient, encore
faudrait-il qu’elles arrivent à démontrer aux yeux de l’opinion, en
quoi est-ce que le Togo progresse.
« Lui c’est lui ! Moi c’est moi » aimait dire
« l’esprit nouveau » pour se démarquer de ce spectre de succession
biologique qui plane sur lui et l’entache de façon indélébile. D’aucuns
pensaient qu’avec cette profession de foi, « le jeune » pouvait poser
des actes pragmatiques pouvant faire oublier un temps soit peu le passé
décrié de la gestion calamiteuse du pouvoir par le Rassemblement du
Peuple togolais (RPT-Parti au pouvoir). Mias que nénni !
Le chômage est galopant, la misère est ambiante, le
front social en ébulition permanente. Aucun secteur n’est à l’abri.
« Dans un pays comme le Togo qui a souffert de plus d’une décennie de
la rupture de la Coopération avec les bailleurs de fonds, tout est
priorité ! » aiment claironner les proches de Faure Gnassingbé. Et face
à cette situation, les gouvernants ont, semble-t-il, choisi simplement
d’aligner devant eux ces fameuses « priorités » et s’asseoir pour les
contempler sans agir. Sinon, qu’est-ce qui explique que l’on choisisse
d’étouffer les manifestations revendicatives en « graissant les pâtes »
aux leaders sociaux et syndicaux en éludant les réalités qui minent les
secteurs de la vie de l’Etat ?
Pourquoi avoir choisi de matraquer des étudiants qui ont déposé depuis des lustres, leur plate-forme revendicatrice ?
Faure Gnassingbé, devant les grands défis de l’Etat,
semble faire montre d’une inéfficacité inféconde. Nous n’en voulons
pour preuve que le récent Conseil des Ministres qui a établi en bonne
et due forme la nocivité de la cigarette sur la santé non seulement des
fumeurs mais aussi des fumeurs passifs. Mais contre toute attente,
Faure Gnassingbé et son armada de Ministres étaient incapables
d’interdir de fumer dans des endroits publics, seule mesure efficace
pouvant venir à bout du tabagisme passif qui a fait ses preuves sous
d’autres cieux à l’instar des Etats-Unis. En lieu et place de
l’efficacité, on a choisi de dribbler la question qu’on s’est soi-même
posée en parlant de « réglementer les publicités des cigarettes sur les
médias » « De qui se moque-t-on ? » dira l’autre ! Combien de
publicités de cigarettes passent sur nos médias ? Lorsque l’on n’a rien
de sérieux à dire, la sagesse recommande que l’on se taise. Et c’est
ainsi que toutes les grandes décisions de l’Etat sont escamotées. Le
cas de l’ex-OTP est plus qu’écoeurant. Le groupe intermédiaire IFG
était dissout sous recommandations d’une expertise demandée par Faure
Gnassingbé. Mais à ce jour, aucune décision n’est prise pour mettre en
selle la nouvelle société (la SNPT) et nous assistons à un état de
non-société où pour payer les ouvriers, le salaire passe des circuits
qui engendrent des dizaines de millions de nos francs comme dépenses
connexes. Les ouvriers pour se plaindre sont abandonnés à eux-mêmes ne
pouvant pas s’adresser à l’ancienne société qui n’existe plus, ni à la
nouvelle qui n’est pas encore opérationnelle.
De l’autre côté, ce sont les proches du Chef de l’Etat
qui se sucrent allégrement sur le dos du peuple sans que Faure
Gnassingbé ne soit capable de lever le petit doigt. Non seulement ces
« Maîtres Jacques » cumulent des fonctions les plus à même de renflouer
les caisses de l’Etat mais sont de loin incapables de gérer à bien
leurs boîtes qui constituent pour eux de véritables vaches à lait
personnelles.
On parle ces derniers temps d’un des proches du Chef de
l’Etat, qui gère une structure de l’Etat qui l’a rendu plus riche que
la structure elle-même. On raconte qu’il possède une quizaine de
voiture tout terrain 4 x 4 flambant neuves et plus de cinq villas dans
la cité OUA à Lomé. Le grand manitou de cette société d’Etat serait
parti loin pour accorder un marché de plus de 5 milliards gré à gré à
une de ses sociétés écrans. Le sommet de l’Etat ne peut ne pas être au
courant, autrement, l’Etat n’existe plus et les milliers de nos agents
de renseignements généraux ne servent plus à grand chose.
Toutes les doléances des différents secteurs de l’Etat
sont demeurées non satisfaites. On privilégie la manière forte, les
pressions et les corruptions pour étouffer dans l’œuf les
revendications légitimes des travailleurs. Pourtant, on nous crie que
le tresor public, jadis vide, est mensuellement renfloué à valeur de
dizaine de milliards de nos francs (à partir des recettes fiscales,
douanières, industrielles et autres) que des bailleurs de fonds nous
accordent des aides financières de haut niveau. Malgré tous, nos routes
sont de véritables pistes de rallye, jonchées de « nids de poule »
capables d’abriter des bœufs entiers.
Par ailleurs, la question de la vie semble ne pas
préoccuper nos dirigeants qui attendent à ce que la situation
deviennent explosive pour réagir brutalement. Pas plus que celle du
délestage électrique qui fait écrouler un grand pan de l’économie
togolaise. Le gouvernement est incapable de contrôler les prix sur le
marché, laissant les populations victimes des spéculations des
marchands verreux. Et quand, à la fin de ce mois, le prix des
carburants sera revu à la hausse, la baguette de pain coûtera les yeux
de la tête et là, le « ventre affamé », au pays de Faure, aura des
oreilles pour écouter ses discours mieleux et ses promesses
mirobolentes. A suivre donc !
F.S.
Golfe info n° 566
Interview exclusive de Mawuli
Mensah, Gestionnaire de Togo Liberté : « Nous n’aurons la liberté et la
paix que si nous mettons fin à ce Cartel que constitue le Clan
Gnassingbé au Togo »
A
quelques mois des élections présidentielles et à la veille du Congrès
Mondial de la Diaspora Togolaise, des voix s’élèvent pour appeler à une
nouvelle forme de lutte pour la démocratie. L’une d’elle appelle
particulièrement à une guérilla citoyenne, bien même avant les
élections de 2010. Nous avons interrogé le responsable du blog citoyen
auteur de cet
appel. Lisez.
L’OEil d’Afrique : Vous appelez à une révolution ouverte contre le régime actuel. S’agit-il d’une révolution armée ?
Mawuli Mensah : Je ne suis pas fondamentalement
partisan de la violence. J’ai lancé un appel citoyen afin que tout le
peuple Togolais cesse de se laisser
martyriser par des gangsters politiques qui n’ont pas de moral ni de
coeur. A travers mon appel, je voudrais seulement que nos compatriotes
montrent par ce
signe qu’ils sont arrivés à bout de leur patience.
L’OEil d’Afrique : Mais vous avez parlé
dans votre cri de coeur de fusils, de coupe-coupe, de pilons et autres.
Ce sont des armes et cela peut entraîner une réaction armée de la part
du régime !
M. M : Je suis conscient de cette éventualité. Mais comme je l’ai dit, il est
temps d’agir et nous ne devons pas avoir peur de la répression militaire ou de
quelque nature qui pourrait s’en suivre. Nous avons la responsabilité citoyenne
de nous débarrasser d’une dictature qui nous ruine et nous tue depuis près d’un
demi-siècle. Et pour cela, nous devons nous attendre à toutes sortes de réactions
de la part de ceux qui ne veulent pas abandonner le pouvoir. Et si nos
« saigneurs » et nos bourreaux vont nous faire la guerre à cause d’une démarche
citoyenne, alors nous prendrons nos responsabilités devant l’histoire !
L’OEil d’Afrique : Vous semblez très
pessimiste devant la situation togolaise alors que de nombreux pays
occidentaux ont donné récemment leur satisfecit sur la politique
d’ouverture et de changement de Faure Gnassingbé.
M.M : Vous parlez des satisfécits médiatiques ?
Laissez-moi rire. Je sais que les
médias d’Etat togolais et le site de propagande du régime,
« Republicoftogo.com » n’ont cessé ces derniers jours de piocher des
débuts de
phrases de certains hommes politiques ou d’Etat européens pour en faire
de
longs articles d’autosatisfaction. Faure Gnassingbé et sa clique sont
libres de se
masturber avec des mots tirés au hasard dans les discours d’hommes
d’Etat
européens, mais ils ne tromperont personne. Aucun Etat occidental n’a
donné un
satisfecit à ces gangsters politiques. Vous savez, nos dirigeants sont
devenus une
curiosité mondiale à telle point que de nombreux dirigeants des pays
démocratiques voudraient les recevoir pour voir de près à quoi
ressemblent des
primates réfractaires à tout changement.
L’OEil d’Afrique : Et pourtant Faure Gnassingbé a été reçu par la Chancelière Allemande Angela Merkel le mois dernier !
M.M : Oui, par curiosité et non par intérêt. La preuve,
en Suisse où il a séjourné
avant d’aller en Allemagne, Faure Gnassingbé n’a eu droit à aucun
protocole
officiel, réservé à tout Chef d’Etat, Les autorités suisses n’ont même
songé
envoyer une petite secrétaire d’administration pour l’accueillir. Il a
été purement
et simplement ignoré. Ce n’est pas que les Suisses ont quelque grief
contre le Togo. Loin de là. La preuve, lors de sa visite en Suisse, le
Président Iranien a
quand même eu droit aux honneurs officiels !
L’OEil d’Afrique : Ne pensez-vous que
les élections soient plutôt une occasion pour le peuple de se prononcer
pour ou contre le régime actuellement ?
M.M : Je ne le pense pas. Et l’expérience me donne
raison. Combien d’élections n’avons-nous pas connu dans ce pays ? Et
combien de fois le Clan Gnassingbé
a détourné les résultats en sa faveur ? La seule élection qui ait été
démocratique est le référendum constitutionnel de 1992. Malheureusement
cette constitution que le peuple s’est choisi a été tripatouiller,
défigurée, violée et trucider par ce
Clan et toute la clique qui lui est fidèle. Pouvons-nous faire
confiance à une énième élection organisée par ce même clan ? Non. Il
est urgent de changer de
stratégie. Le peuple doit arracher le pouvoir des mains souillées de
ces délinquants politiques. Vous savez, l’élection présidentielle de
2010 fait courir
tout le monde comme si cette échéance va apporter une solution miracle
aux problèmes dont le RPT a accablé le peuple togolais, désormais la
risée de toute
l’Afrique. Au regard de la force brutale que le régime a toujours
opposé à toute avancée démocratique, l’on se demande si l’opposition
n’est pas déjà en retard
dans ses préparatifs pour ladite élection. Avec quelles lois va-t-on à
l’élection présidentielle de 2010 ? Avec ou sans la Constitution et le
code électoral actuels ?
A moins de 7 mois de la présidentielle, les réformes institutionnelles
et constitutionnelles sont au frigo.
Les discussions entre toutes les parties prenantes
au dialogue sont aujourd’hui dans l’impasse. L’Union des Forces de
Changement (UFC) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) viennent
de claquer la porte du Cadre permanent de dialogue et de concertation
(CPDC) à
cause de la volonté du pouvoir de verrouiller le processus manifestée à
travers la prise de décret favorisant l’entrée des « trouble-fête ».
Pendant que ceux qui prétendent représenter le changement face à la
dictature se tâtent, le RPT est déjà en ordre de bataille pour la
fraude ! La machine à fraude est prête depuis longtemps et tout est
déjà empaqueté et ficelé.
Pendant ce temps, les Togolais assistent à des intrigues sordides à base de dénigrements et de calomnies
odieuses entre les partis de l’opposition. Aucune plateforme électorale n’est en vue ou en préparation entre le CAR et l’UFC.
C’est pourquoi je pense qu’il faut que le peuple se
lève pour arracher le pouvoir. D’ailleurs, aujourd’hui, un coup d’état
dans un pays comme le Togo,
n’aura pas la même résonance qu’un coup au Ghana, au Botswana, au
Bénin, au
Mali, au Libéria.
L’OEil d’Afrique : Quelles sont alors les perspectives face à ce tableau
sombre ?
M.M : Le peuple togolais a trop longtemps vécu dans le
mythe soporifique d’une indépendance imaginaire et trompeuse. Il faut
remobiliser le peuple comme à l’époque de la lutte pour l’indépendance
pour montrer aux au membres du clan Gnassingbé et aux officiers
putschistes qui prennent l’armée en otage et
détruisent impunément un pays et ses habitants, au nom de la politique
du ventre, de quelle côté est la force et qu’il va de leur intérêt de
laisser le pouvoir
au peuple, car ils ne pourront jamais sortir vainqueur d’une
confrontation avec un peuple organisé, conscient et qui a déjà tiré les
leçons des échecs passés.
L’OEil d’Afrique : Sur votre blog
citoyen, vous ne cessez de présenter la situation togolaise comme très
alarmante. L’est-elle encore aujourd’hui ?
M.M : Bien sûr. Regardez-vous-même. Tous les voyants
sont au rouge. Nous avons une économie exsangue pourrie par une
corruption criarde. Le Clan a transformé notre pays en Hub
International de la drogue, des armes et d’autres activités
criminelles. Les détournements de deniers publics sont devenus un sport
national. Pour preuve, les accusations de détournements de 97 millions
de francs CFA contre Rock Gnassingbé en 6 mois d’exercice. Et pourtant,
j’avais dénoncé la gestion de cet imposteur il y a quelques années, ce
qui m’a valu des
menaces de mort. Il y a quelques jours encore des militaires en civil
prétendant être des gendarmes du SRI, sont allés faire une perquisition
illégale au domicile d’un de mes cousins, l’ont enlevé et l’ont torturé
avant de l’abandonner pour mort dans un champ à Hountigomé. Et quand on
sait que Togo 2000 à
Hountigomé, a été la base arrière des militaires qui ont commis les
massacres d’avril 2005, allez savoir quelque chose ! C’est grâce à des
villageois qui l’ont
récupéré qu’il a été sauvé. Vous voyez bien que personne n’est
finalement à l’abri de la violence meurtrière de ce clan qui nous
dirige. Avez-vous suivi la série américaine « Prison Break » ? Le clan
Gnassingbé fonctionne exactement comme « Le Cartel » dans ce film. Nous
n’aurons la liberté et la paix que si nous
mettons fin à ce Cartel que constitue le Clan Gnassingbé au Togo.
L’OEil d’Afrique : Des Togolais de la
Diaspora annoncent la tenue prochaine d’un Congrès Mondial de la
Diaspora Togolaise à Bonn en Allemagne pour chercher des solutions à la
crise Togolaise. Que pensezvous
d’une telle initiative ?
M.M : C’est une initiative certes louable. Et je fais
partie d’une organisation citoyenne qui prendra part aux assises et qui
aura à défendre des stratégies de
sortie de crise. Mais personnellement, je pense que nous gagnerons plus
de temps en allant immédiatement au front. C’est à-dire faire face au
Cartel
Gnassingbé !
Propos recueillis par Blaise AYEGNON
Les documents liés à l'article
Vous avez dit
Et un apprenti sorcier de plus qui exhorte des togolais déjà meurtris
par la situation sociale à aller se faire descendre comme des poulets
par les forces de l ordre. Si ce responsable de blog citoyen croit en
son discours,il n a qu à lui même quitter l Occident, d où j imagine qu
il est en exil, pour se jeter dans les rues de LOME,la machette à la
main avec sa famille, afin d arracher le pouvoir aux mains du "cartel
GNASSINGBE" comme il le dit. De cette manière le peuple lui sera
reconnaissant pour son courage.
Lorsqu on préconise la violence comme moyen de conquête
du pouvoir il faut avoir le courage de montrer l exemple et non s
abriter derrière des mots en espérant que d autres le fassent.
Bref les propos de ce responsable me semblent encore plus démagogiques
que le régime qu il prétend combattre.
interview
aux propos très tendancieux,que oersonnellement je ne partage pas. La
solution pour les togolais ne viendra pas d une violence,encouragée par
des personnes bien à l abri en Occident.
Mr Eddy,
Quelles solutions proposiez vous alors au peuple Togolais ? A la place de ce que ce responsable de Blog Citoyen propose.
Mr Eddy,
Quelles solutions vous proposez alors au peuple Togolais ,a la palce de ce que ce Responsable de Blog Citoyen propose ?
La
violence n est pas a encourger bien sur, c est pourquoi pour l eviter,
il faut eviter le mensonge, la tricherie, l exploitation des autres
Togolais, qu ils soient du nord, du sud, de l ouest ou de l est. Les
guerres de revolution generalement ont eu pour origine l exploitation
du peuple, l exploitation d une majorite par une minorite, bref l
injustice, la dictature. A la suite de ces revolutions, les minorites
qui exploitaient les autres ont tout perdu. Le pouvoir en place au Togo
devait cesser, en mon sens de conter sur l armee qui ne sera pas
toujours de son cote et notre armee n a pas toute la force et ne
maitrise pas toute la situation. Il suffit d une etincelle pour que
tout bascule. Ce sera alors trop tard et triste pour cette minorite qui
exploite les autres. Car rien n arrete la determination d un peuple. Le
Togo ne veut pas de guerre et il ne faut pas l y pousser. Ceux qui
dirigent actuellement notre pays le Togo, doivent se rendre compte que
s ils craignent Dieu, c est a dire s ils ne mentent pas au peuple, s
ils ne volent pas le peuple, s ils n appauvrissent pas le pays en
dilapidant et en gaspillant par la force, ce qui appartient a tous, s
ils savent qu eux-memes aussi sont des humains comme les autres
Togolais, et qu ils ne sont en aucune facon superieurs aux autres
Togolais, alors ils y gagneront et les autres Togolais comme eux, y
gagneront et le pays tout entier y gagne.
La manipulation des resultats d election n est pas juste et ne pourra
pas continuer indefiniment,cela ne pourra pas toujours marcher quelque
soit la machine de fraude. Toute machine cree par l homme a des
limites, c est sur. Et tirer sur les manifestants qui ont leur main
nue, ne pourra pas continuer et ne marchera pas toujours non plus. Et
quand cela bascule dans le sens ou le pouvoir ne le souhaite pas, ce
sera un vrai malheur pour ceux qui sont au pouvoir. Ceux qui sont
actuellement au pouvoir au Togo ne sont pas maitres absolus de toute la
situation. Il faut alors eviter que cela bascule contre eux. Parce qu
ils ne pourront rien y faire si cela bascule. La seule facon de l
eviter c est d etre juste et craindre Dieu qui a la force.
Monsieur
Pepe, je n ai pas la prétention de préconiser une solution toute faite
à nos compatriotes. La seule que je vois passe par le dialogue et
certaines démarches sociales destinées à améliorer le quotidien des
populations qui n ont que trop souffert de cette lutte pour le pouvoir
que se livrent deux camps égoistes sur leur dos.Personne, ne parle de
grève pour protester contre le prix de l essence ; personne ne parle du
salaire des fonctionnaires plafonnés depuis x années. Personne ne parle
de l état délabré de nos infrastructures, personne ne parle de notre
tissu social qui fout le camp, de nos paysans qui tirent le diable par
la queue ; ils sont tous là à parler, les uns d opposants
irresponsables, les autres de régime sanguinaires et c est déplorable.
Bien sûr, et je ne le nie pas, un mouvement de violence naissant d une
trop grande frustration peut naitre comme dans tout autre pays ; mais
si ce mouvement doit naître, il doit etre spontané, venir de l
intérieur pour que ceux qui décident de payer le prix du sang, le
fassent en leur àme et conscience. Que des expatriés qui sont bien au
frais dans les villes occidentales appellent à je ne sais quelle
guérilla en mettant en danger la vie d un peuple qui souffre déjà
assez, je le refuse et je le dénoncerai toujours. si quelqu un croit
que la violence est la solution, il n a qu à montrer la voie et aller
en personne jeter la première pierre sur le régime Gnassingbe plutot
que de jouer l apprenti stratège à 10 000 kilomètres de LOME.
Tel est mon point de vue.Je n habite pas à LOME, et chaque fois que j
entends que la violence a déferlé sur LOME, je tremble pour toute ma
famille qui n a rien demandé à personne, et qui comme la majorité des
familles au Togo, est constamment prise en otage par des politiques et
des penseurs irresponsables (pouvoir et opposition confondues) qui
prétendent lutter pour un peuple qui tous les cinq ans envoie ses
enfants à une mort certaine à cause d élections qui ne changent au
final rien à sa vie.
@vomawu,
ce que vous dites est vrai à 100%. Je voudrai juste ajouter ceci, tuer
des manifestants sortis pacifiquement est hautement criminel. Mais
envoyer des manifestants à une mort certaine pour ensuite prendre à
témoin la communauté internationale est tout aussi criminelle.
les EKPEMOG de 1990 croyaient en un véritable changement et sont sortis
au devant des forces de l ordre avec des pierres dérisoires. ils ont
entrainé dans leur sillage une large partie de la population qui comme
eux croyait en nos leaders d opposition. Que s est t il passé depuis
1990 ? eh bien ces opposant en qui nous croyions se sont enlisés dans
des querelles de personne, oubliant tout le sang qui a été versé pour
leur permettre d amener le Togo vers un développement durable. donc la
responsabilité devant l histoire du sort du peuple togolais doit être
partagée entre le pouvoir et l opposition, selon moi.
1-Lutter
pour une election å 2tours.
2-Soutenir les candidats moins radicaux qui puissent faire confiance
des moderes et dissidants du rpt
3-Faire appelle å une mobilisation internationale pour superviser les
elections avt et apres
4-Mobiliser la jeunesse et la diapora å soutenir le candidat de l
unanimite.La plupart des togolais respectent les propos de la dispora
5-Eradiquer la violence dans nos moyens de lutte.
6-Parmis les candidats declares Kofi me parait plus coherent cependant
il pourait y avoir d autre par la suite.
7-N oublier jamais ke la violence appelle la violence.Nous devons
exclure la violence dans le processus democratique.Le Togo ne peut plus
etre le rwanda de 94.Mon frere leader bois de l eau fraiche et calme
toi stp je partage avec toi la souffrance qui t anime mais.....
Baz
Les togolais sont aujourd hui très méfiants à juste tirte des nouveaux opposants qui leur prédisent la victoire.
Tous ceux que l on qualifiait de déterminés, radicaux ont tous trahi.
Qui aurait cru en 1990 que Koffigoh, Edem Kodjo,
Zarifou Ayeva, Sanvi de Tové, Amah Gnassinbge, Antoine Foly, encore
moins Gnininvi(le coriace,radical)et Loglo Dossivi en serait là où ils
sont aujourd hui des chiens affamés qui attendent sous la table de
diner des fils Eyadema espérant recupérer les miettes qui tombent ?
Personne en effet ne pariera un Tanga il y a
15ans ?Mais aujourd hui les togolais hésitent encore quand on leur
parle d homme. Les Agboyibo et Gil X Olympio ne font pas plus
confiance. Alors n imaginons plus des scénari les plis improbables
comme les inconus des yeux du peuple togolais j en veux pour exemple la
candidature de Koffi Yamgnan inconnu de la plus part des togolais de l
intérieur.Encore moins les Boko et d autre inconnu de la majorité de
togolais.
Une stratégie serait peu importe le candidat mais de
définir une stratégie génerale pour revendiquer comme en 1990 les vrais
résultats.
Que peut on faire si les délégués des partis d
opposition dans les bureaux sont inquiétés par la milice du RPT. Si l
UFC boycotte ces élections le CAR ira et c est réciproque. Si les deux
le boyicottent on nous sortira un Edem Kodjo, un Logo Dossouvi,un
Gnininvi pour faire de la figuration et Hop la boucle sera bouclée.
Les togolais vont crier au scandale, la communauté
internationnale en consert avec l UA,l ONU,la CEDEAO,Francophonie vont
proposer un APG bis et revision onstitutionelle et institutionnelle,
Commission Vérité reconciliation, Reconciliation Armée-Nation etc...,
election législatif après truquée ,on va nommer un membre de l UFC ou
Gil à la primature sans réel pouvoir, assemblée archidominée par le
RPT, patati patatra, gesticulation par ci et par là des inetrnopposants
patati patatra et le cycle va recommencer en 2015 et la dynastie se
perpétue jusqu en 2070,on nous présentera le fils de Faure Gnassingbé
comme étant le seul à sauver le Togo de la guerre civile, et le fils de
Gilx Olympio comme l opposant héréditaire de la lignée des vrais
opposants comme son grand père,et son père, le fils de yaovi Agboyibo
comme le deuxième poids lourd, dont le géniteur a fondé la CNDH, patati
patata.
On se foutrait éternellement des togolais si en 2010 rien n est fait.
Les
4 erreurs å ne pas commettre :
1-Boycotter les elections de 2010 ;cela donnera la voie libre å Faure
,puisqu il va soutenir les opposants traitres comme Gnininvi å s
opposer å lui. 2-La violence ;Faure va decreter l etat d urgence.la
communaute internationale ne soutiendra pas la violence donc carte
blanche pour faure.Ex Algerie 3-La greve ;les fonctionnaires ne vont
pas suivre et lå encore Faure se renforce 4-Aller å une election å 1
tour avec plusieurs opposants,Faure gagnera sans froder.parce qu il y a
une partie de la population qui le soutienne tjrs.(les beneficiaires
directes et indirects du regime, les peureux et ceux qui donnent de l
importance aux reformes que Faure a mise sur place : gratuite de l
ecole primaire par ex)
Baz
fraternellement
Les
4 erreurs å ne pas commettre :
1-Boycotter les elections de 2010 ;cela donnera la voie libre å Faure
,puisqu il va soutenir les opposants traitres comme Gnininvi å s
opposer å lui. 2-La violence ;Faure va decreter l etat d urgence.la
communaute internationale ne soutiendra pas la violence donc carte
blanche pour faure.Ex Algerie 3-La greve ;les fonctionnaires ne vont
pas suivre et lå encore Faure se renforce 4-Aller å une election å 1
tour avec plusieurs opposants,Faure gagnera sans froder.parce qu il y a
une partie de la population qui le soutienne tjrs.(les beneficiaires
directes et indirects du regime, les peureux et ceux qui donnent de l
importance aux reformes que Faure a mise sur place : gratuite de l
ecole primaire par ex)
Baz
A
EDDY,
Merci pour ta reponse mias ,tjrs je ne suis pas satisfait,toi tu vis a
l etranger,nous nous sommes a lome.
Combien de fois ce peuple a tente la voie de la negociation ?et combien
de fois ce regime sanguinaire mafieux fuit a la negociation,la derniere
est la CDPC,alors si quelqu un a une autre voie a propose laisse le
alle car ce peuple a passe par plusieurs voies et rien n a ete fait ou
satisfait,la constitution a dit d aller par tte les voies si il y a
violation de la constitution n est-ce pas ?Tu parles de ta famille d
abord avant de parler des autres,cela montre un peu d egoisme selon
moi,ce peuple doit etre libre du joug de la dictature et tu es d accord
avec moi,si ont les laissent continuer le TOGO sera un jour une
Dynastie des Gnassimgbe.Alors passons pr ttes les voies pr sa
liberation.
Merci
Chers
frères et soeurs,
Ne continuons pas à jouer à l hypocrisie. Les élections n apporteront
aucun changement au Togo. Nous en avons l expérience. Nous préconisons
une démarche révolutionaire et non de révoltée. Pour repondre à
M.Eddy :Je voudrais dire que pratiquement toutes les révolutions en
Afrique ont été planifié à l étranger. Je veux en citer certaines
connues et qui nous inspirent. Nkrumah au Ghana, Sylvanus Olympio au
Togo... Toute révolution est un processus à plusieurs étapes. Aujourd
hui, je suis très heureux que des voix de togolais s élèvent et vont
dans le sens d une révolution. On ne va pas demander par force à la
population togolaise de revendiquer quoi que ce soit. Le moment venu,
le peuple souverain conscient de sa situation ,reclamera sa liberté et
l obtiendra certainement.
Chers
frères et compatriotes. Ce que dis ce Monsieur Mensah est très
important. Nous avons laisser trop de place à ces dictateurs qui
ruinent notre pays. Et nous n en sortiront jamais par les élections.
Jamais ! Et il est temps que les choses changent. Et si nous devons
passer par une révolution, alors n hésitons pas. Merci à notre frère
Mawuli pour ce réveil ! Ablodé Ablodé Ablodé !
@
a monsieur Pepe : sais tu pourquoi les négociations ne marchent pas ?
parce que ceux qui sont en face des gens du pouvoir ne se sont jamais
entendus depuis le début de la lutte démocratique. Et quand vous ne
vous entendez pas, il est facile pour celui qui est en face de gagner.
Comment veux tu que la communauté internationale puisse soutenir une
opposition qui ne brille que par ses divisions. elle a autre chose à
faire que de régler les problèmes d un petit pays comme le notre.
J accepte pour ma part d etre égoiste en pensant à ma famille avant de
passer à celle des autres ; de la même manière, je pense à mon pays
avant de penser aux pays etrangers. Mais je ne demande pas à d autres
gens d aller se faire tuer pour ma cause. Et puisque toi tu es à LOME
et que tu es persuadé que la révolution peut changer les choses,je te
propose de commencer.
@Agbekponou : si je me souviens bien de l histoire du Togo et du Ghana,
Nkrumah et Olympio sont arrivés au pouvoir par des élections tout d
abord. ensuite avant d arriver aux élections, ils ont fomenté des
troubles qui leur ont valu la prison.ils ont donné de leur personne
pour que ça puisse aller de l avant, et je peux encore te dire que le
pouvoir colonial qu ils avaient en face etait encore plus pacifique que
les régimes africains que nous avons actuellement. Encore une fois
arrêtez d attiser le spectre de la révolution en pensant que c est l
arme absolue. Si c était le cas, les ayatollah du régime iranien
seraient déjà tombés. si c était le cas MUGABE serait déjà parti. si c
était le cas, il y a bien longtemps que le régime birman serait déjà
renversée. Si c etait le cas la revolution des etudiants de tian an men
aurait été un succès.
j avais 12 ans quand on nous a dit de quitter le togo car il allait y
avoir la guerre civile. Nous sommes partis qui au Bénin, qui au ghana
nous entasser dans des tentes de réfugiés, à obtenir des sacs de riz et
des boites de sardine, à se faire mépriser par les autochtones de ces
pays là ; c est donc de cela que vous revez pour nos compatriotes ; se
faire massacrer et partir en exil : Pour qu ensuite les intellectuels
puissent venir pleurer devant les médias occidentaux que le
gouvernement togolais est un pouvoir génocidaire ? ça fait combien d
années que les gens racontent tout 4a et malgré tout cela, la
communauté Internationale ne lève même pas un seul doigt pour que ça
change chez nous ; je rappelle encore qu au bout d un an tous ces
réfugiés de 92 sont revenus au bercail. Parmi eux des fonctionnaires
qui ont perdu leur emploi, des Patrons, des intellectuels qui ont vu
des va nu pieds devenir leur ministre. c était il y a 17 ans et rien n
a changé au TOGO.on nous avait dit que c était le coup de grace au
régime ; et pourtant. J avais 14 ans quand nous le peuple a voté et
donné la majorité à l UTD et au CAR. Pour un simple poste de premier
ministre, ils ont enterré les espoirs de tout un peuple, et le RPT a
repris la main.
Alors les consignes des gens de l extérieur pour organiser une
révolution, moi je dis que c est de la pure manipulation : si la
diaspora veut peser sur le débat démocratique, elle doit investir le
terrain social en vue d aider ceux qui sont au pays à mieux gérer leur
quotidien. cette démarche là sera une démarche responsable et c est à
cela que la diaspora doit s atteler.
hum,
je ne sais même pas si certains se rendent vraiment compte de ce qui
préoccupe les Togolais. Tout ce qui préoccupe certains, c est le
pouvoir politique et rien d autre.
Merci
EDDY pour ton message ,au lieu de parler de vrai leader on nous parle
de violence comme s il n y avait rien eu dans le passé.Toute cette
energie et idee consacrees å l organisation de la violence déguisée en
revolution pouvait servir å reflechir aux voies et moyens pour
organiser des elections å 2 tours suppervisées par les organisation
internationales qui n accepteront plus les massacres.
L opposition n a pas de leader et vous parlez de revolution ,dirigee
par qui ???????????maaaaa ????
Pourquoi ce dirigeant de revolution ne presentent pas ses projets et se
presente aux elections ????Maaaaaa ????
Le dernier candidats s appelle Bob il est malade.Qui est le nouveau
leader de l opposition maaaa ???
Il faut d abord penser å choisir un leader avt de parler de
revolution ?????loooooooo !!!!!!
Le probleme togolais est probleme de leader et non la violence merci
fraternellement
Liberté n° 535
Golfe info n° 563
Golfe info n° 564
Opposition
supporters set up blazing barricades on the main street of Lome,
capital of Togo April 26, 2005.Tensions have been tightened as
opposition supporters hurled rocks and set up blazing barricades in
Togo's capital on Tuesday after Faure Gnassingbe, son of the late
authoritarian leader, was declared the winner of a presidential vote. Policeman patrol on the main street of Lome, capital of Togo April 26, 2005
Togo, une Nation Debbasch : Connaître le Ministre-Conseiller pour comprendre l’état du pays
« Charles
Debbasch a un contrôle total sur l’Etat togolais, et est protégé de
jour comme de nuit par l’armée car, sans cette protection, les Togolais
le tueraient à vue ». L’opposant Harry Olympio avait, en 2005, dit tout
haut ce qui se murmure encore aujourd’hui au Togo. Même son de cloche
mais plus amère : « si c’est la France qui a prête Debbasch au RPT pour
une mission, il est temps qu’elle reprenne son éminent envoyé au risque
de se voir expédier ses cendres un jour ».La haine est bien à la mesure
du diable que Debbasch représente pour les Togolais. Un homme qui voue
toute son existence au triomphe des mauvaises causes. Tellement ce
français est artificieux et irrévérencieux pour toute règle établie
qu’il n’y a pas beaucoup d’africains qui le respectent. Même chez lui
en France, le professeur répugne. Il est quasiment impossible de
trouver un seul journal qui consacre des termes vertueux a celui qui
pourtant fait figure d’un spécimen du parfait professionnel de la
françafrique. Faux, usage de faux, escroquerie, mercenariat en col
blanc, blanchiement d’argent, tripatouillage légal, pillage de biens
d’autrui, association de malfaiteurs, surfacturation : voilà les mots
qui abondent à son sujet. C’est ce vampire blanc partout persona non
grata - il est sous mandat d’arrêt international - qui a réussi à
tisser son nid au sommet de l’Etat togolais.
Bardé de ses attributs de Ministre-Conseiller à la Présidence de la
Republique, le malfaiteur français en cavale instigue et supervise les
crimes répétés du régime contre le peuple togolais. L’homme radié des
milieux universitaires et du barreau de Paris pour moralité douteuse
devient faiseur de loi et de roi au Togo. La justice du pays dépend de
ses ordres et la constitution de son bon plaisir. Il les modifie chaque
fois que ses mentors le lui demandent.Republiqueoftogo.com,
le site officiel de l’Etat est devenu le blog personnel du truand à
l’imagination fumeuse. Il y dépose régulièrement, à sa convenance,
d’insupportables prises de position sous le pseudo de Kofi Souza.
Ainsi, le RPT préfère recycler, à prix d’or, un paria venu de France
que de se fier à l’opinion souveraine du peuple qu’il gouverne. « Qui
se ressemblent, s’assemblent » : ceci explique peut-être cela. Mais le
fait qu’un tel individu ait pu établir sa zone de confort au centre de
l’Etat est outrageant et justifie les incessants appels des togolais de
le voir disparaître « mort comme vivant ».
Un retour sur l’histoire pour mieux décrire le vieux renard : à
l’annonce de la mort d’Eyadéma en 2005, Debbasch, le pêcheur en trouble
était rentré précipitamment offrir ses services. Les frontières du Togo
officiellement fermées, l’avion qu’il partageait avec le président de
l’Assemblée nationale togolaise, Fambaré Natchaba, était détourné sur
le Bénin. Pourtant, le lendemain, Debbasch était à Lomé. Le Président
de l’Assemblée nationale qui, selon la Constitution devrait diriger le
pays en cas de vacance du pouvoir, n’a pas bénéficié du même
passe-droit. En retenant la légalité derrière les frontières pour
ouvrir les portes à la perversité, le RPT avait engagé le pays dans une
impasse qui aboutira, quelques mois plus tard, au massacre de plus de
500 contestants lors de l’élection présidentielle.
Debbasch, l’espèce double, le prof. qui enseigne le droit tout en
pratiquant la négation de sa matière. Pour lui, il n’y a que l’argent
qui compte. Peu importe la source et les effets collatéraux de son
gain. Ceux qui l’ont côtoyé confient avoir découvert en lui une
conscience totalement éteinte possédée par les démons du péculat et du
non-conformisme. Interrogé sur les motivations d’une relation aussi
insolite et de surcroît dommageable pour le Togo, l’employeur du
mercenaire français, Faure Gnassingbé, ne trouvera rien d’intelligible
à dire que de contrarier grossièrement la réalité : “il n’est pas dans
les conceptions africaines de se débarrasser d’un ami qui vous est
resté fidèle depuis longtemps”.Cette justification est trop bancale
pour adhérer à la sagesse africaine. C’est par contre un aveu méprisant
dont l’indécence crève les oreilles. Les togolais, largement hostiles
aux “debbascheries” qui ont force de loi dans leur pays doivent finir
d’avoir peur de prendre en main leur destinée. C’est à eux de
déterminer, d’une manière ou d’une autre, jusqu’où le tristement
célèbre Professeur de Droit ne doit pas aller trop loin ?
Alors
que l’école togolaise est complètement à terre et que les populations
ont du mal à avoir un repas par jour, Faure Gnassingbé, trouve les
moyens de financer un carnaval dans les rues de Lomé le samedi 5 mai
dernier. Il avait même fait venir du Brésil des danseuses pour amuser
les Togolais accablés des maux de toute sorte.
L’évènement
est une initiative de Patrick AMENDA, présentateur de Miss Togo et de
Eugène ATIGAN AMETI de TVT. Estimé à hauteur de 500 millions de Francs
CFA, le carnaval a drainé tout au long de son déroulement des milliers
d’individus arborant T-shirts et casquettes à l’effigie de Faure
Gnassingbé.
Dur, dur d’être Togolais.
Dire qu’il y a quelques jours les retraités ont été tout simplement
gazés par les forces de police alors qu’ils voulaient avoir leurs
pensions et déployer de tels moyens pour un carnaval, est révélateur de
quelque chose que le peuple Togolais doit diagnostiquer au plus vite et
traiter avec fermeté.
Soudou 5 mai 1992 : le terrorisme d’Etat du régime Eyadéma
Le
5 mai 1992 à Soudou, Marc Messan Atidépé était assassiné ainsi que
plusieurs patriotes togolais dans un odieux attentat perpétré par le
régime Eyadema. Gilchrist OLYMPIO, grièvement blessé, n’a dû sa survie
qu’à son évacuation sanitaire rapide sur Paris dans un Grumman spécial
de la présidence ivoirienne, après avoir été opéré une première fois à
Natitingou (Bénin). A ce jour, les auteurs de ces crimes n’ont toujours
pas été inquiétés.
Bitchabé,
Bandjéli, Kabou. Trois villes où Gilchrist Olympio tient trois meetings
successifs le 3 mai 1992. La délégation de l’UFC aura des difficultés
énormes pour tenir meeting dans certaines de ces localités.
Déjà à Bitchabé, des militants du RPT ont essayé d’entraver la tenue
de la rencontre d’Olympio avec les habitants des lieux. Puis,
M. Olympio apprend que le meeting de Bassar est interdit par les
autorités de la préfecture, à cause de la visite du Premier ministre le
lendemain. Serait-ce un coup monté du bureau du Premier ministre ? « En
clair, Koffigoh a calqué sa tournée dans le temps et sur le terrain
pour contrer l’influence de Gilchrist. », raconte des années plus tard,
le Dr Ihou. [1]
M. Olympio se rend sur les lieux du meeting à Bassar, pour informer
ses militants de sa décision de respecter l’interdiction préfectorale.
L’atmosphère sur place est tendue.
Après le départ de Gilchrist Olympio et de sa délégation, une
fusillade éclate. On compte un mort et quatre blessés. Ce jour, avant
les événements, des témoins auraient remarqué la présence d’un véhicule
à bord duquel circulait le capitaine Ernest Gnassingbé, fils d’Eyadéma.
Ce même après-midi, le convoi de l’UFC de retour de Bassar, a
échappé à une tentative d’attentat. Des militaires armés se seraient
positionnés dans une teckeraie. Cette opération a avorté. Pour les
militaires, ce n’est que partie remise.
Le lundi 4 mai, Gilchrist Olympio et ses compagnons passent la nuit
à l’Hôtel Kédia à Sokodé. Le Premier ministre Koffigoh avec une partie
de son cabinet se trouvait aussi dans la ville, mais à l’Hôtel Central.
Le
mardi 5 mai, il pleut sur la ville de Sokodé et dans toute la région.
Ce qui perturbe quelque peu le programme des meetings. Mais en fin de
matinée le convoi des véhicules de l’UFC s’ébranle de Sokodé en
direction de Bafilo. Le convoi est précédé de quelques minutes par un
véhicule de sécurité avec à son bord deux hommes. Au total, sept
véhicules, qui tomberont dans une embuscade entre Bafilo et Soudou.
Sur la route vers 12 heures, le convoi est attaqué. A quelque 200
mètres après avoir franchi le pont de la rivière Sarah, une bombe
explose devant la Nissan Patrol de Gilchrist Olympio. Les véhicules
précédant la Patrol n’ont pas été inquiétés. « Aussitôt après
l’explosion, les trois derniers véhicules du convoi : le 4x4 Nissan à
bord duquel se trouvent Gilchrist Olympio et le Docteur Atidépé, le 4x4
Mitsubishi et la Peugeot-404 sont pris sous un tir nourri que les
témoins identifient comme celui d’armes automatiques. » [2]
Patrick Lawson, un rescapé, raconte : « Embusqués derrière un bois,
nos assaillants ont tranquillement laissé passer les véhicules en tête
du cortège avant d’ouvrir le feu. En immobilisant la voiture qui
précédait la Nissan Patrol de Gil, ils étaient assurés d’avoir une
cible statique. Devant le barrage de tirs, notre véhicule est tombé
dans un ravin. Même avec les pneus-avant crevés, notre chauffeur a
continué de rouler jusqu’au village de Soudou (préfecture d’Assoli), où
nous devions tenir un meeting régulièrement autorisé. » [3]
Gilchrist
Olympio est atteint au poumon et à la hanche de plusieurs balles
explosives. Patrick Lawson et le chauffeur de la Nissan Patrol, quoique
tous les deux blessés réalisent qu’il faut immédiatement quitter les
lieux. Un habitant de la région leur affirme qu’il est possible de se
rendre rapidement au Bénin. Il leur indique le chemin. La piste est
impraticable, mais ils n’ont guère le choix. Selon le rapport de la
FIDH sur cet événement : « Aussitôt après l’attentat les différents
véhicules sont rassemblés sur la place de Gandé, quelques kilomètres
plus loin. Le véhicule Nissan dans lequel avaient pris place Gilchrist
Olympio et le Docteur Atidépé est abandonné là après que ceux-ci, le
premier gravement blessé, le second déjà mort, avaient été transportés
dans un autre véhicule au Bénin. » [4]
Gilchrist Olympio sera opéré une première fois à Natitingou (Bénin).
C’est un Grumman spécial de la présidence ivoirienne qui le
transportera ensuite à Paris pour des soins à l’hôpital du
Val-de-Grâce. La suite sera une affaire de dures et multiples
opérations chirurgicales pour G. Olympio. Quant à Marc Atidépé, le 10
juillet, jour de ses obsèques, un attentat à la grenade causera des
dégâts matériels et provoquera un incendie à la Chambre des députés où
devait être exposée sa dépouille mortelle. Les enquêteurs de la
Commission internationale diligentée par la FIDH (8 au 13 juin 1992),
au terme d’un rapport concluent : « Que l’attentat du 5 mai 1992 survenu vers 12 heures sur la
route de Bafilo à Soudou qui fit plusieurs morts parmi lesquels le
Docteur Atidépé et plusieurs blessés parmi lesquels Gilchrist Olympio a
vraisemblablement été préparé et exécuté par des militaires [...] Que
la liberté de mouvement et l’autonomie d’action laissée au capitaine
Ernest Gnassingbé permettent à celui-ci de se livrer à un activisme
incompatible avec son statut militaire. » [5]
Après avoir donné son accord à la venue au Togo de la Commission
internationale d’enquête, le président Eyadéma va tenter d’aiguiller
l’enquête en proposant un collaborateur pour les recherches. La
Commission de la FIDH déclinera l’offre.
Une vive polémique entre le RPT et l’Opposition, suivra au sujet des
commanditaires de l’attentat et de la provenance des armes utilisées.
Le Secrétaire général du RPT, M. Amédégnato, ouvrira le débat sur RFI :
M. Amédégnato : « Ni l’armée togolaise ni le Général d’Armée
Eyadéma, ne sont pour rien dans l’attentat contre Gilchrist Olympio. » J.-L. Aplogan : - On a dit que ce serait du matériel de guerre qu’on a utilisé...
M. Amédégnato : - Les opposants aussi ont du matériel de guerre. Il
n’y a qu’à le vérifier chez M. Edem Kodjo ; il a beaucoup de matériel
de guerre. Même Olympio avait du matériel de guerre. Il n’y a pas que
l’armée qui a du matériel de guerre ! »
L’opposition proteste. Dans l’après-midi, six partis politiques
expriment leur indignation en publiant un document. Aux accusations de
l’ancien parti unique, répondra le leader de la CDPA, L. Gnininvi. Il
pense que le « RPT est mal placé pour incriminer l’opposition dans
cette affaire ». Et d’ajouter : « Nous savons depuis un certain nombre
de jours, que les leaders de l’opposition sont en danger ; les rumeurs
circulent, les listes actualisées sortent tous les jours. » [6]
Cet
attentat restera pendant longtemps au sein de l’opinion publique, une
source d’interrogations diverses au sujet de la coopération militaire
de la France avec ses néo-colonies africaines. Un lecteur de JA
s’indigne, sous la rubrique Vous & Nous. Dans une intervention
titrée : Togo : le service après-vente, le lecteur invite le Ministre
français de la Défense, à un réaménagement de la coopération militaire
avec les pays africains. Et le lecteur de conclure : « Au lieu de
prodiguer des soins dans des hôpitaux parisiens à des hommes massacrés
par des militaires entraînés à travers la coopération, ne serait-il pas
judicieux de la part de la France, d’aider les autorités de la
Transition à désarmer la soldatesque d’Eyadéma ? » [7]
Le Premier ministre va s’illustrer, en prenant partie pour la
première fois ouvertement en faveur de Gnassingbé Eyadéma dans la
polémique au sujet des armes de guerre. Son Gouvernement d’Union
Nationale de Transition (GUNT) va proposer après l’attentat de Soudou,
une trêve de quelques mois, destinée à ramener la sécurité. Ce que
rejetteront les partis politiques de l’opposition, à l’instar du Comité
d’Action pour le Renouveau (CAR). Ce dernier avait d’ailleurs dénoncé
violemment l’accord entre Eyadéma et Koffigoh, accord instituant le
« Nouveau Contrat social ». En revanche, les syndicats répondront peu
ou prou favorablement à l’appel du Premier ministre, à la reprise du
travail. Mais le travail sera de nouveau interrompu, car un nouvel
attentat viendra secouer le monde politique togolais et l’opinion
publique internationale en ce mois de juillet 1992 ; deux mois à peine
après l’attentat de Soudou.
Après les conclusions de la FIDH, l’armée a décliné toute
responsabilité dans le crime de Soudou. Dans une mise au point datée du
18 juillet 1992, elle déclare dans le quotidien officiel : « Les FAT
n’ont pris aucune part à l’attentat de Soudou [...] les FAT rejettent
catégoriquement toutes les conclusions de la commission d’enquête
internationale en ce qu’elles sont partisanes, fantaisistes et dénuées
d’objectivité. » [8]
Moins d’une semaine après la publication de ce communiqué de
protestations énergiques des FAT, un jeune leader du camp démocrate est
victime d’un attentat. Il s’appelait Tavio Amorin. Il est atteint de
plusieurs balles d’armes automatiques un soir de juillet dans un
quartier-nord de Lomé.
Têtêvi Godwin Tété-Adjalogo, 1998, "Démocratisation à la togolaise"
Rebondissement dans l’affaire Kpatcha
25 mai 2009
: Kpatcha Gnassingbé (gauche) aux cotés de son frère Président, Faure::
Un moment passé aux oubliettes au profit des revendications politiques,
l’affaire Kpatcha Gnassingbé, vient de connaître un rebondissement avec
l’annonce de la constitution de la défense du présumé putschiste. En
effet, deux célèbres avocats du barreau de Lomé, viennent d’annoncer
leur constitution pour la défense des intérêts du demi-frère du Chef de
l’Etat.
Il s’agit de Me. Djovi Gally, ancien ministre des droits de l’homme et
actuellement conseiller spécial du leader de l’UFC, Gilchrist Olympio
et de Me. Zeus Ajavon, ancien Député du parti d’Edem Kodjo, et actuel
président du Collectif des associations en lutte contre l’impunité au
Togo (CACIT). L’annonce de leur constitution a été faite le vendredi
dernier, par Me. Djovi Gally sur RFI.
D’ores et déjà, les deux avocats dénoncent la détention de leur client dans la clandestinité.
Cette annonce qui intervient alors que des indiscrétions font de plus
en plus état d’une prochaine confrontation entre Kpatcha Gnassingbé et
ses présumés complices, est une nouvelle donne dans cette affaire. En
effet, le député inculpé dans l’affaire d’attentat à la sureté de
l’Etat, avait indiqué à ses proches, qu’il ne souhaitait pas solliciter
les services d’un avocat pour sa défense.
C’est le 14 avril 2009, que l’ancien ministre de la défense, a été
arrêté par la Gendarmerie alors qu’il tentait de se réfugier dans les
locaux de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique à au Togo. Tout comme
lui, 17 autres prévenus dont des officiers et un autre demi-frère au
Chef de l’Etat, ont été mis aux arrêts et inculpés pour complot visant
à renverser les institutions de l’Etat.
Un arsenal de guerre devant servir à l’exécution du complot, avait été
exhibé par le Gendarmerie. Des aveux de présumés complices confirmant
la thèse du complot, avaient été abondamment repris par la presse
nationale et internationale. Mais selon certains juristes, l’évocation
d’un flagrant délit pour contourner la procédure de levée de l’immunité
parlementaire du député Kpatcha Gnassingbé, n’est pas juridiquement
fondée.
D’autres anomalies sont relevées dans la procédure, notamment
l’intervention des éléments des Forces d’Intervention Rapide des Forces
Armées Togolaises (FAT), au domicile de Kpatcha Gnassingbé, la nuit du
12 avril. Voilà qui promet en rebondissement, à l’approche du scrutin
présidentiel de 2010, annoncé au mois de février prochain.
COMMENTAIRES
Je
tiens à remercier koaci encore une fois car c'est le seul média qui
explique clairement et objectivement cette affaire qui ressemble fort à
un fratricide Gnassingbé. Vraiment merci à ce formidable projet
panafricain... Une chose est sûre, l'armée a pris part pour Faure mais
est ce un acquis, nous le serons prochainement, les élections sont
esperons le proches...
Déménagement du préfet du Golfe qui se croyait indéboulonnable
KARA FAIT-IL PEUR A FAURE GNASSSINGBE ?
20-07-2009
Contrairement
aux habitudes de son défunt père et aux siennes qu’il a acquises depuis
son arrivée au pouvoir en 2005, Faure Gnassingbé n’a pas séjourné dans
le fief familial de Pya, pendant les rites initiatiques des Evalas, qui
se sont déroulées du 11 au 19 juillet dernier.
S’il a bien pris part aux luttes qui ont eu lieu
dans les 15 cantons de la préfecture de la Kozah et celle de
Doufelgou, il faisait quotidiennement la navette
Lomé-Niamtougou-Kara-Lomé, dormant quelques fois dans les environs
d’Atakpamé, avec un avion spécialement affrété pour l’occasion.
Durant cette huitaine, plusieurs incidents ont
émaillé le parcours présidentiel : d’abord les ennuis techniques de
l’avion qui ont fait retarder le départ du Chef de l’Etat, ensuite un
accident de la circulation impliquant son escorte et qui aurait
provoqué la mort d’au moins une personne.
A Lomé et à Kara, on moque cette « peur d’un
Président de la République qui ne peut même pas dormir dans le fief
familial ». Un de ses proches s’étonne de ces « conclusions hâtives
» et soutient que « celui qui a embastillé son putschiste de frère,
remplacé Zachary Nandja (chef d’Etat-major général, ndlr) mais
également la quasi-totalité des chefs corps est forcément un courageux
». Et de justifier cette navette : « actuellement il y a des dossiers
urgents comme les inondations à Lomé. Vous auriez été les premiers à
critiquer le président s’il avait passé toute la semaine à Kara ».
Cet argument reste peu convaincant surtout
lorsqu’on sait que les principaux responsables et les hauts cadres des
différents services de notre pays, ont passé toute la semaine à Kara,
ralentissant, voire paralysant, les activités de leurs structures.
Chirac et Eyadéma père en 2001
Lettre ouverte à Jacques Chirac, Président de la République française
Monsieur le Président,
Nous apprenons avec amertume et consternation que vous vous apprêtez à recevoir Faure Gnassingbé en visite officielle. La diaspora togolaise, tous les Africains et leurs amis démocrates français condamnent avec véhémence cette invitation. Les
Togolais n’ont pas oublié le rôle néfaste que vous avez joué dans la
sous-région en favorisant l’accession de Faure Gnassingbé au pouvoir,
alors qu’ils ont massivement voté pour le candidat unique de
l’Opposition, Bob Akitani. Les Togolais n’oublieront pas non plus de si tôt, le soutien continu de la France pendant les 40 ans de dictature de son funeste père, Gnassingbé Eyadéma. Monsieur
le Président, vous n’êtes pas sans savoir que lors de l’élection
truquée du 24 avril 2005, élection que le monde entier a pu suivre à la
télévision quandla presse internationale en
faisait écho, des dysfonctionnements graves ont été notés : vol d’
urnes par les militaires, intimidation et massacre de la population,
exactions à l’endroit des journalistes et des observateurs, bourrage
des urnes, etc. Ces
exactions se sont soldées par l’assassinat de plus de 1500 Togolais et
de plus de 50 000 réfugiés dont la plupart se trouvent encore au Bénin,
au Ghana et au Burkina Faso, fuyant la machine répressive criminelle de
Faure Gnassingbé et de l’armée tribale mise en place par son défunt
père avec l’aide de la France. Monsieur
le Président, vous savez sûrement que les différents rapports des
organisations des droits de l’homme ont condamné les agissements de ce
régime et demandent que justice soit rendue. A ce jour, rien n’est fait pour l’instauration de la paix au Togo. Tout
cela ne vous a pas empêché de lancer une invitation officielle à Faure
Gnassingbé alors que logiquement ce dernier devrait être traduit devant
une Cour internationale de justice. Monsieur
le Président, sachez que les Africains et en particulier les Togolais
ne sont pas dupes de votre mépris pour l’Afrique et les Africains. Monsieur
le Président, vos agissements poussent les peuples africains qui, au
demeurant, sont de tempérament paisible, à choisir la voie de la
violence pour se libérer. L’exemple de la Côte d’ivoire en témoigne. Cette invitation du jeune dictateur est un affront de plus, non seulement pour le peuple togolais, mais pour l’Afrique entière. Monsieur le Président, les Togolais n’accepteront pas le diktat de la France qui se permet de leur imposer leurs dirigeants. Le
temps du néocolonianisme est révolu même si vous continuez à penser que
l’Afrique n’est pas mûre pour la démocratie. Le peuple togolais exige
la liberté : aucune manœuvre, aucune légitimation ne peut le détourner
de cette aspiration. Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments les plus sincères. Paris le 24 août 2006
Adoubé par Chirac et béni par le Pape...
Aveu d'impuissance du ministre des sports. Par manque de fonds, le Togo
a déclaré forfait au championnat d'Afrique de Canoë-kayak
LES VRAIES RAISONS POUR UNE ALTERNANCE AU TOGO EN 2010
La conjugaison d’un second pouvoir totalitaire et d’un
régime corrompu est une combinaison dangereuse et inacceptable pour le
Togo, qui depuis plus de quatre ans, attend les retombées des promesses
d’une autre politique et d’un redressement qui ne viennent pas.
Jamais depuis l’indépendance du Togo, la situation du
pays n’avait été aussi détériorée. Les Togolais d’un coté font seuls
face à leurs problèmes et de l’autre l’inanité d’un pouvoir incapable
de répondre à quoi que ce soit, jouant sur l’inertie et le
pourrissement. Pour s’éterniser au pouvoir, tous les moyens sont bons ;
les puérils arrangements entre amis, les achats de conscience, les
coups fratricides, le banditisme d’état, le mensonge, mais aussi les
entorses les plus graves aux règles démocratiques et institutionnelles.
Le RPT paraît dépassé par les enjeux.
Au-delà de promesses que plus personne ne croit tant
elles ne sont jamais suivies d’effets, les gesticulations du RPT
démontrent malheureusement une absence de vision et accentuent les
sévères tours de vis social. Les fuites en avant du RPT rajoutent
surtout à la crise togolaise.
En témoigne la hausse des prix du carburant faite deux
fois en moins de 6 mois alors qu’aucune vraie mesure de soulagement
économique n’est accordée pour faire face à la crise qui frappe les
Togolais. En témoignent également les quartiers et maisons sous les
eaux. En témoigne encore l’état Oh ! Combien piteux des infrastructures
de base aux Togo.
L’échec de Faure Gnassingbé ce sont les fausses
réformes aussi improvisées qu’injustes et surtout les manquements
répétés à certains engagements de campagne pour une autre politique.
L’échec, quatre ans après l’arrivée meurtrière de Faure
GNASSINGBE, ce sont les interrogations des Togolais sur sa politique.
Ils voient les dégâts de la négligence de leur besoin, constatent le
peu de considération qui est accordé à leur suffrage scrutin après
scrutin et, en même temps, au fond d’eux-mêmes, ils espèrent une
alternative. Le RPT s’est convaincu qu’il y a démocratie au Togo. Les
togolais s’en convaincront lorsqu’ils la vivront.
Ce que GNASSIGBE PERE N’A PAS REUSSI, GNAssingbe fils NE LE POURRA pas non PLUS
La déception qui taraude les Togolais, c’est le déni de
démocratie et surtout le refus du RPT de laisser les Togolais choisir
librement ses vrais dirigeants. La déception, c’est la déchéance de la
classe populaire. La déception, c’est la persistance du chômage -et
notamment celui des jeunes. La déception c’est finalement
l’incompétence et l’irresponsabilité personnelle des dirigeants, la
montée de la précarité dont la dureté sociale est l’expression la plus
achevée, la détérioration du pouvoir d’achat des ménages, l’injustice
érigée en mode de gestion, le non respect des règles de l’Etat de
droit, la dilapidation des biens publics, la poursuite des pratiques de
corruption, de népotisme, de racket dont souffre la population depuis
des années, l’amateurisme, la violence qui n’a pas disparu des
quartiers -loin sans faut- au-delà des fourberies, toujours les mêmes
d’ailleurs. Assez des discours et autres fausses promesses qui ne
disent que les mêmes mensonges et ne changent rien dans la vie des
Togolais.
Il faut donc en faire le logique constat que ce pouvoir
inepte et médiocre n’est pas la solution pour le peuple Togolais.
Comment un pouvoir incapable de convaincre les membres de sa propre
maison et famille politique peut prétendre avoir le soutien du peuple
togolais qui historiquement renie ce pouvoir acquis par la barbarie ?
Je m’inscris en faux contre certains camarades d’hier qui pour des
raisons évidentes crient aujourd’hui sur tous les toits que ce régime
serait la panacée pour la Terre de nos Aïeux. Pour une fois, qu’ils
aient la décence morale de nous expliquer pourquoi ce pouvoir-de-fait,
leur nouvel époux, ne veut pas accepter l’introduction dans nos lois de
simples principes de tout système démocratique.
Au cynisme du RPT correspond une insupportable
inconscience morale que Faure GNASSINGBE a érigée en principe de
gouvernement fait de clientélisme, d’indifférence et d’hypocrisie.
Donner l’apparence du neuf pour faire du vieux, faire penser qu’il est
l’unique solution pour le pays, vieille technique que l’on connaît bien
du RPT, et pour se sauver et parfois pour y parvenir, feint d’organiser
un coup d’état en son propre sein pour poursuivre en accéléré la même
entreprise machiavélique. Si on devrait organiser un quelconque procès
pour coup d’état au Togo, Faure Gnassingbé doit aussi comparaitre au
premier sur le banc des accusés, son pouvoir étant d’un coup d’état,
qui selon l’enquête des Nations-Unies a fait plus de 500 morts. Ce sont
des faits avérés qui ne souffrent et ne sauraient souffrir d’aucune
contestation. Le procès de Kpatcha Gnassingbé, si ce pouvoir sans
légitimité est capable de l’organiser, sera avant tout et quoiqu’on en
dise le procès de Faure Gnassingbé et du RPT. Ce que les élections de
2010 representent pour les Togolais
A chaque époque correspond un nouveau défi. Il ne
s’agit pas de défendre bec et ongles et avec les mêmes outils ce qui a
été. Il s’agit de répondre aux besoins d’aujourd’hui et de demain avec
les mêmes valeurs de l’Ablodé et de nouveaux leviers pour les
atteindre.
Notre politique doit redonner optimiste, opportunité et confiance aux
Togolais, en ses atouts et en ses valeurs républicaines de lutte contre
toutes les injustices et les discriminations, de liberté, mais aussi de
règles, de droits et de devoirs. Retrouver la voix du développement et
notre esprit de liberté totale et redonner aux Togolais des
perspectives d’avenir ; c’est l’essence de l’Ablodé. C’est la finalité
de notre lutte. Rien d’autre.
L’unité, c’est là notre force. C’est la condition aussi de la réussite de l’opposition
Le rassemblement de l’opposition est notre stratégie et
je n’en connais pas d’autre. Si nous sommes d’accord sur l’objectif,
alors parlons de méthode. L’UFC doit montrer le chemin et surtout un
solide leadership politique.
C’est autour de cette stratégie que le rassemblement
doit se faire. C’est à nous de guider les autres, et dans le respect de
nos partenaires, à travers un contrat de gouvernance qui nous engagera
tous, tout au long de la transition. La politique crève de ce
narcissisme qui consiste à réduire le débat politique aux personnes.
Evitons ce piège pour l’essentiel qui reste l’alternance politique en
2010 avec toutes les forces démocratiques.
C’est parce que j’ai confiance que j’écris ces mots. Au Peuple
Togolais, je veux leur dire que nous serons présents, unis et cohérents
au rendez-vous de 2010. Alors, soyez sûrs, au-delà des débats qui font
l’honneur de la politique, nous réussirons, nous les filles et fils de
l’Ablodé, le changement.
Les documents liés à l'article
Vous avez dit
merci
mon frere
Ufc doit accepter travail avec les autour d une grande strategie pour
une transition porte pour un developpement du togo. UFC,CAR ,Koffi,
OBUT, Addi et d autre doivent se retrouvder lors d un conclave devant
Dieu ,sans pation penser une reelle strategie et designer un cadidat et
demmender une une election pacific avec une autre CENI.
Correcteur n° 77 Prix du meilleur menteur pour Bakaï
Un ancien du corps de la
paix dans le collimateur du clan Gnassingbé
Il y a quelques jours, nous avions mis à jour une grosse
manipulation orchestrée par Pascal Bodjona et Payadowa Boukpéssi
avec Rosa Whitaker.
Après la boucherie électorale d’avril 2005
ayant consacré pour la première fois en Afrique une
succession monarchique de pouvoir de père en fils dans une
République, la dictature familiale des Gnassingbé avait,
et pour cause, besoin d’être fréquentable. Personne
dans les différentes chancelleries du monde ne voulait approcher
un régime aussi nauséabond et tout aussi dangereux.
Mais le clan Gnassingbé ayant comme tout le monde le sait,
amassé autant d’argent issu de trafics de tous genres (cocaïne,
diamant de Savimbi, vente d’armes, escroqueries internationales)
et ayant siphonné l’économie nationale à son
seul profit, use de subterfuges et d’achats de conscience
pour essentiellement soigner une image ternie par l’assassinat
de milliers de togolais tombés sous les balles de la soldatesque
qui régente le Togo. Dès lors, les obscurantistes
du système Rpt vont mettre en œuvre plusieurs stratagèmes.
Trois diplomaties ont donc été visées.
D’abord la France avec sa cellule chiraquienne, championne
de soutien aux dictatures africaines en échange d’espèces
sonnantes et trébuchantes. Le clan n’eut point de
mal, car de son vivant, le défunt dictateur Eyadèma
avait déjà balisé le chemin. Les recettes
mafieuses avaient été distribuées dans l’entourage
de Chirac depuis le Quai d’Orsay, le ministère français
des affaires étrangères jusqu’à l’obscure
cellule de l’Elysée chargée des affaires africaines.
On ne s’étonne guère que malgré l’opération
commando menée par la police européenne qui avait
permis d’arraisonner dans les eaux territoriales du Cap-Vert
le Pitéa, ce bateau rempli de plus de 412 kilo de cocaïne,
Chirac, dont les services de renseignement et de lutte contre les
stupéfiants ont participé à l’opération,
demande un black-out total sur cette affaire très grave
et fait piétiner les suites judiciaires qui doivent être
données à ce dossier. Le bientôt ex président
français a de bonnes raisons d’agir de la sorte. N’a-t-il
pas bénéficié des avantages de toutes sortes
auprès de la monarchie togolaise?
Pour narguer une communauté internationale et les services
de renseignements des grandes puissances du monde qui les tiennent à l’œil,
fort du soutien du parrain françafricain et sous la barbe
de la communauté internationale plus encline à s’accoquiner
avec les Etats voyous au nom, paraît-il, de la real politik, tous
les délinquants arrêtés dans le dossier du
bateau Pitéa ont été tour à tour relâchés
par Faure Gnassingbé. Plus personne ne parle aujourd’hui
des militaires, bérets rouges, envoyés pour récupérer
les fameux «produits chimiques de l’Etat» au
port autonome de Lomé.
Malgré le tollé général suscité dans
la presse nationale et internationale par la libération
de ces dangereux trafiquants de drogue, les efforts des stratèges
du clan ont été vite concluants en direction de la
France où Chirac malgré les démêlés
du régime avec certaines sociétés françaises
au Togo (Bolloré, Total…) a reçu en septembre
2006 Faure Gnassingbé.
La deuxième diplomatie qui elle aussi s’est révélée
corruptible est celle de la commission européenne. Le verrou
de l’Union Européenne sur le Togo, est petit à petit
en train d’être levé grâce à l’action
de Louis Michel dont les relations et les connivences avec Bawara
Gilbert dans les réseaux mafieux en République démocratique
du Congo ne sont plus à démontrer.
En effet, ayant connu le fils de Louis Michel, Charles Michel
qui contrôle une société minière au
Congo Kinshasa, Bawara a réussi à rentrer dans les
bonnes grâces de son papa Louis Michel, le Commissaire européen
au développement et à l’action humanitaire.
Celui-ci, malgré les réserves que portent les pays
nord-européens et l’Allemagne à toute normalisation
des relations avec le Togo, n’arrête pas, au nom de
ses rapports d’intérêt avec la monarchie au
pouvoir au Togo, de tout faire pour faire lever les sanctions qui
faisaient trembler le régime.
La trouvaille est pathétique pour endormir tout le monde:
les 22 engagements de Bruxelles, l’accord politique global
de Ouagadougou avec la complicité de certains hommes politiques.
Pourtant les technocrates de Bruxelles et leurs diplomates en
poste à Lomé n’ont jamais été du
même avis. On se souvient des notes confidentielles
après les élections d’avril 2005 de Gilles
Desesquelles alors chargé d’affaires de l’Union
Européenne à Lomé, faisant état des
graves irrégularités qui sont de nature à ne
donner aucun crédit au scrutin. Louis Michel balayera ces
notes d’un revers de la main.
Coaché et conseillé par Chirac «l’Africain» et
entretenu par les réseaux proches de la famille Gnassingbé,
Louis Michel n’a eu de cesse que d’amener le clan à appliquer
la stratégie d’une démocratie de facettes et à refuser
toute ouverture crédible. Cette méthode sera bientôt
couronnée par les élections législatives qui
seront organisées à la va-vite pour permettre d’achever
ainsi la légitimation du régime issu du bain de sang
d’avril 2005.
Il y a lieu de rappeler ici que dans la négociation des
kits de recensement avec la RDC en vue des législatives
anticipées, le gouvernement a traité directement
avec une société belge qui n’est ni plus ni
moins qu’une société du fils de Louis Michel,
Charles Michel.
Depuis la chute du tout puissant Boukpessi ex ministre des finances,
beaucoup de dossiers sortent des tiroirs du ministère des
finances.
Par l’intermédiaire en effet du vrai argentier Bodjona
Pascal, 3 milliards de nos pauvres francs CFA seraient gracieusement
offert à Romano Prodi pour lui apporter l’assistance
du Togo lors la campagne électorale qui avait conduit la
gauche italienne au pouvoir. Ceci expliquant cela, quelques mois
après sa prise de pouvoir, Romano Prodi alors devenu Premier
ministre d’Italie, a été le premier grand responsable
d’Etat à ouvrir ses salons à Faure Gnassingbé.
Et il semble que la Vatican soit aussi intéressé par
la magnanimité légendaire du clan Gnassingbé.
Toutefois, les fuites autour du dossier n’ont pas permis
de dire si les services du Pape ont été arrosés
avant l’obtention de l’audience que Bénoit XVI
avait accordée à la famille Gnassingbé. Toujours
est-il qu’aujourd’hui on comprend mieux pourquoi le
nouveau délégué de l’Union Européenne
au Togo en poste à Accra et de nationalité italienne,
s’est aligné sur les positions françafricaines
de Louis Michel. Nos pauvres revenus financiers ne servent qu’à une
diplomatie de «bric et de broc».
Voilà pourquoi on reste de marbre lorsqu’on entend
un diplomate américain soutenir l’exigence de la perception
des impôts, fruit de la sueur des togolais sans exiger pour
autant une gestion transparente des deniers récoltés.
La cohérence aurait voulu que l’Ambassadeur des Etats-Unis
au Togo arrive à la conclusion que dans une République qui
fonctionne, les citoyens, les opérateurs économiques
sont plus disposés à assumer leur devoir civique
en payant les impôts si et seulement si, ceux qui gouvernent
disent de façon crédible et transparente ce qu’ils
font de l’argent des impôts. S’il faut glorifier
les actions de Awade Nanan et pour finalement pour voir nos milliards
d’impôts partir dans des valises en direction des réseaux
mafieux et des pays européens en vue de corrompre leur diplomatie
et négocier des audiences, le bon sens aurait alors voulu
qu’on s’abstienne de récolter manu militari
ces fonds.
Au Togo, l’impôt récolté est géré comment?
Quel diplomate digne de ce nom peut répondre à cette
question légitime que se posent les togolais?Si ces impôts
perçus servaient à construire des routes, des hôpitaux,
des écoles et à développer le pays, personne
n’aurait critiqué la sortie très peu glorieuse
du diplomate américain tendant à soutenir l’action
de la maîtresse de Faure Gnassingbé qui d’ailleurs
agit en violation totale des règles administratives.
Cette manière de collecter les impôts peut être
assimilée à un racket organisé par le clan
Gnassingbé qui joue sur les institutions et le principe
du paiement obligatoire des impôts.
La dernière orientation de l’action politique du
clan Gnassingbé est tournée vers les Etats-Unis.
On aurait espéré que ce pays, qui a fait la promotion
des droits de l’homme et de la démocratie son cheval
de bataille, ne tombât pas dans le piège d’une
diplomatie corruptive. Malheureusement les dernières révélations
venant des officines du régime lui-même font état
du fait que des milliards de CFA seraient sortis du ministère
des Finances via Boukpessi et Bodjona pour atterrir aux Etats-Unis
dans des mains obscures. Ces milliards, officiellement, seraient
destinés à soigner l’image du Togo. Mais officieusement
il s’agissait plutôt des actions diplomatiques des
barbouzes.
En effet, on se souvient qu’après le scandale ayant
suivi la prise de pouvoir illégal de Faure Gnassingbé et
face au plan de répression préparé pour gérer
la contestation populaire, l’ancien Ministre de l’Intérieur
démissionna. Les communiqués de soutien face à ce
courage politique auraient pu permettre de sonner le glas pour
ce clan qui a pris en otage les aspirations démocratiques
du peuple togolais. Le porte-parole du département d’Etat
américain avait salué le courage et la lucidité de
Me Boko.
On apprendra dans la foulée de ce départ à l’exil
de l’ancien ministre de l’intérieur qu’un
américain, Mr. Grogoza, ancien volontaire du corps de la
paix au Togo et ami de très longue date de François
Boko avait joué un grand rôle dans sa protection et
aurait servi d’intermédiaire entre l’ambassade
des USA et celle d’Allemagne où il avait trouvé refuge. Tous
les démocrates avaient salué le rôle joué par
les Américains, les Allemands et les Français dans
la protection, puis l’exfiltration de Boko.
Mais ce soutien des pays européens n’est pas apprécié par
le clan Gnassingbé qui a développé une offensive
de mensonges et de calomnies tendant à faire croire que
François Boko n’était pas si propre que cela.
«L’affaire Boko, nous confiera un fonctionnaire du
ministère des finances a coûté au Togo près
de quatre milliards de francs CFA (8 millions
de dollars)». En effet, au nom de cette affaire, Boukpessi
et son mentor Bodjona auraient plusieurs fois sorti de colossales
sommes d’argent en direction des Etats-Unis en vue d’influencer
la diplomatie américaine surtout lorsque celle-ci a ouvert
ses portes à l’ancien Ministre de l’Intérieur.
Pascal Bodjona, ancien ambassadeur du Togo aux USA a été l’architecte
de cette grandiose et scandaleuse diplomatie de corruption parallèle.
Sa porte d’entrée pour diffuser de fausses nouvelles
et faire des montages dont on sait le clan spécialiste,
a été Rosa Whitaker, une ancienne collaboratrice à la
Maison Blanche.
A la tête d’un cabinet conseil, elle a été payée
par Bodjona Pascal pour nuire à la fois à la réputation
et à la crédibilité de François Boko
et de M. Grogoza auprès des américains. L’autre
mission était de négocier une audience, un tête-à-tête
Faure Gnassingbé-Condoliza Rice. La suite, on la connaît.
L’entourage de Whitaker prétend avoir empoché seulement
250 millions de CFA alors que des sources venant du ministère
des finances indiquent la sortie de 4 milliards dans cette affaire.
Et pour quel résultat? L’ancien Ministre de l’Intérieur
donne t-il tant d’insomnies au pouvoir au point de faire
de tels montages pour le salir?
Accusé d’escroquerie par une officine proche du clan
Gnassingbé, l’entourage de Whitaker prétend
avoir rempli son contrat en faisant circuler dans les arcanes du
département d’Etat une note confidentielle mettant
en cause la réputation de François Boko et de son
ami M. Grogoza. L’Ambassadeur des USA au Togo, aurait pu
tirer cette affaire de corruption d’une ancienne fonctionnaire
de la Maison blanche au lieu de donner un satisfecit à une
directrice qui rackette pour que la recette des impôts serve à du
gaspillage.
En tout cas, sans préjuger des conséquences de ces
notes confidentielles de manipulation, nous osons espérer
pour le bien du Togo que la diplomatie américaine très
outillée en matière de renseignement, ne se laissera
pas piéger par les montages de bas de gamme dont
s’est spécialisé le régime pour nuire à ses
adversaires politiques.
Comme par hasard, c’est à chaque fois qu’un
homme politique ose prendre ses responsabilités et dire
tout haut ce que tout le monde sait, qu’on fabrique des dossiers
pour le salir. Le pire est que c’est fait à coups
de milliards et ça marche et certains par effet de corruption
ou par ignorance de ces pratiques tombent dans le piège
du régime qui se frotte les mains.
Ainsi, toutes les grandes diplomaties européennes et américaines
sur qui les démocrates togolais pouvaient compter tombent
dans le piège sans fin du régime, décidé à manipuler
pour se faire une santé qu’il a perdue. Il restera
cependant à distinguer sur le terrain les effets de l’ignorance
et de la naïveté de ces diplomates occidentaux de ceux
des méthodes actives de corruption qu’utilise le clan
pour duper ses interlocuteurs.
Le temps des élections massivement frauduleuses accompagnées
de violences et de bain de sang est révolu et vouloir par
la suite soigner l’image du pays à coups de milliards,
ne peut que conduire notre pays le Togo à la ruine et à l’appauvrissement
de la population.
La Chine vient de preter encore de l'argent au Togo pour faire quoi? à voire plus tard
Le Ministre de la sécurité face aux braquages à Lomé
Le président de la Cour des comptes sera -t-il aà la hauteur de sa mission?
Les harcelements des chauffeurs de taxis et des bus par des militaires et policiers continuent sur nos routes
Aveu d'impuissance du ministre des sports. Par manque de fonds, le Togo
a déclaré forfait au championnat d'Afrique de Canoë-kayak
Une question/réponse sans langue de bois à Agbéyomé Kodjo
Togocity : En tant qu’ancien baron du RPT et faisant
partie maintenant de l’opposition, quelles sont les conditions pour une
alternance politique au Togo en 2010 ?
Agbéyomé
KODJO : Je crois en toute sincérité, que l’avenir du Togo passe par le
changement de régime. Les maux que nous dénoncions il y a près d’une
décennie, sont encore d’actualité avec prégnance et acuité dans le vécu
des togolais.
J’ai fait le mouvement inverse que ce que l’on a
habitude d’observer dans la faune politique, spécialement chez nous au
Togo. J’ai décidé de quitter mes fonctions, de Chef de Gouvernement,
suite à des blocages récurrents que je rencontrais dans ma volonté de
mettre en œuvre la politique générale que j’ai défendue devant la
représentation nationale, et qui a eu l’approbation des parlementaires.
J’ai conduit avec succès le programme intérimaire
renforcé(PIR) des institutions de Washington qui ont délivré à mon
Gouvernement un satisfecit.
La mise en œuvre des reformes politiques ont été rudes
pour des raisons évidentes qui n’échappent à personne et le Togo
continue de payer un lourd tribut à cause du boycott des élections
législatives du dernier trimestre 2002, qui ont permis au RPT de
modifier profondément la constitution.
Sans cette modification, il ne pourrait avoir une
succession dynastique au sommet de l’Etat togolais.
Ceci dit, contrairement à la propagande du RPT, je ne fus pas limogé de
mes fonctions, la constitution n’en donnait pas le pouvoir au Chef de
l’Etat. La relecture de la Constitution du 14 Octobre 1992, suffisait
pour s’en convaincre. Je pourrais m’accommoder des dérives du régime
comme bon nombre de mes coreligionnaires, mais j’ai pris la lourde
décision d’abandonner le confort de l’exercice du pouvoir pour
m’engager aux cotés de notre peuple et des forces qui luttent pour un
Togo meilleur.
Je m’en réjouis nonobstant le prix payé et le fait que
je ne cesse d’être l’objet de récurrentes persécutions que la pudeur
m’interdit de relever ici dans le menu détail. Je
saisis la présente opportunité pour réitérer à tout le peuple togolais
mes excuses concernant les préjudices de ma collaboration avec le
régime RPT.
J’assume pleinement avec dignité tout mon passé, mais
pas les actes dont je ne suis pas responsable, encore moins coupable.
C’est la mauvaise foi de certains leaders qui font de moi le bouc
émissaire de certaines tragédies dont le peuple togolais avait
souffert. Il importe que la commission Vérité-Justice-Réconciliation
fasse toute la lumière et éclaire notre peuple sur les événements de
Fréau Jardin entre autres. La fin de l’impunité reste le meilleur
chemin de la réconciliation nationale.
Si je me suis lancé dans le combat présidentiel, c’est
pour mettre fin à ce sempiternel face à face entre l’UFC et le RPT, et
dont l’épilogue tourne toujours en faveur du RPT pour de multiples
raisons, et qui banalise comme un fait divers la manipulation des
résultats.
L’opposition togolaise a toujours courbé l’échine
devant le RPT, d’abord à cause de la division des leaders. Le peuple
togolais assume sa part de responsabilité, et paie un tribut cher, mais
à cause des divergences internes au sein de l’opposition, le RPT se
maintient au pouvoir même si le suffrage universel ne le désigne pas
comme le vainqueur des urnes. En politique, les soustractions et les
divisions conduisent toujours à l’échec.
OBUTS constitue le complément indispensable à
l’opposition pour vaincre la prochaine bataille électorale. A titre
d’illustration la parfaite connaissance de l’équipe d’Arsenal par notre
compatriote ADEBAYOR Emmanuel fut la clé de la victoire de Manchester
City, dans la confrontation entre les deux équipes le dimanche dernier.
OBUTS n’a qu’une seule ambition, contribuer à l’alternance en 2010.
Si nous sommes tous ensemble engagés derrière un
candidat unique dans l’hypothèse d’un scrutin à un seul tour, il serait
difficile au RPT de s’autoproclamer vainqueur. C’est pourquoi OBUTS
adhère pleinement au choix d’un candidat unique et dont les critères de
désignation restent à définir.
Je souhaite vivement que l’opposition et toutes les
forces citoyennes tant nationales que de la diaspora trouvent le chemin
d’une unité d’action autour d’une plate forme unique pour donner des
chances à notre pays de se relever. Si nous y arrivons, nous libérerons
les énergies mises en veilleuse et le Togo pourra retrouver le chemin
de l’espérance et du bonheur pour tous ses fils. C’est ma conviction.
C’est la pierre angulaire de mon combat pour le changement en 2010.
Plaise à Dieu et surtout à chacun de nous d’œuvrer sincèrement et inlassablement pour notre Libération Nationale !
Je vous remercie.
Agbéyomé KODJO
Liberté n° 539
Le combat de Sumotori à la primature togolaise…
Le combat de Sumotori à la primature togolaise…
À
Lomé, l’ambiance est électrique dans le gouvernement formé le
15 septembre par le nouveau Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo.
Rien ne va plus entre le très influent ministre d’État et de
l’Administration territoriale, Pascal Bodjona, et le nouveau ministre
de l’Urbanisme, Issifou Okoulou-Kantchati.
Les
deux hommes appartiennent au RPT, le Rassemblement du peuple togolais
du feu président Etienne Gnassingbé, mais se disputent la supervision
des marchés publics dans les grandes villes. Le 4 novembre, le Premier
ministre les a convoqués pour calmer le jeu. Mais le ton est monté. Les
deux ministres en seraient venus aux mains. Il semblerait que la
sécurité de la primature a dû calmer les esprits des deux sumotoris. Vu
le pacte diabolique entre le chef de l’État et son Ex-Directeur de
cabinet le ménage risque de....
Liberté n° 545 bis
dictateur togolais, Faure Gnassingbé
Faure
Gnassingbé, dictateur du Togo, rend visite du 6 au 8 septembre à son
parrain Jacques Chirac qui l’a aidé à s’emparer du pouvoir au terme
d’un triple coup d’Etat militaire, constitutionnel et électoral en
avril 2005, qui s’est soldé par un bain de sang : par des centaines de
morts et des dizaines de milliers de réfugiés. Il
cherche par tous les moyens à se faire légitimer. La vérité est que
malgré le soutien de Jacques Chirac, le putschiste Faure Gnassingbé
n’est pas le président élu du Togo. Pour l’écrasante majorité des
Togolais, l’homme qui vient se faire adouber à l’Elysée est un criminel
et un usurpateur. • l’impunité des auteurs des violences perpétrées en 2005
• la fraude électorale massive qui a permis la prise de pouvoir de Faure Gnassingbé en avril 2005
• la mainmise du clan Gnassingbé sur le Togo
• le soutien de la dictature par le président Jacques Chirac, les autorités françaises et les réseaux de la Françafrique
• pour le retour des réfugiés togolais
• pour le maintien des sanctions de l’Union Européenne contre le régime
• pour l’instauration de la démocratie au Togo.
Lomé, février 2005 : violente répression des manifestations contre le coup d'État électoral de Faure Gnassingbé
L’avion de Faure Gnassingbé a encore frôlé le crash ce jeudi à Lomé
L’avion transportant Faure Gnassingbé était obligé ce jeudi matin,
de rebroussé chemin pour un atterrissage d’urgence à l’aéroport de Lomé
quelques minutes après son décollage a-t-on appris des sources proches
des autorités aéroportuaires qui évoque des mauvaises conditions
atmosphériques pour justifier l’incident. Mais selon d’autres sources,
l’avion au bord duquel avait pris place Faure Gnassingbé a des
défaillances techniques. Cet avion selon toujours ses sources,
appartient à Julie Beguedou l’une des nombreuses maîtresses de Faure
qui a fait fortune dans l’exploitation et le commerce du bois de teck.
Il y a de cela 6 mois elle est partie accouché en Europe et est revenu
à Lomé avec un jet privé et depuis ce temps l’avion est toujours
visible sur le tarmac de l’aéroport de Lomé. Cet avion selon les
indiscrétions est loué à l’Etat togolais par la maîtresse de Faure au
prix d’une facture qui dépasse tout entendement. En rappel le fokker
présidentiel qui a frôlé récemment un crash à Alger. Cet appareil est
toujours en réparation.
Après quelques interventions techniques sur l’avion de Julie, Faure
Gnassingbé a repris les airs pour Kara. Mais une fois arrivé à Kara des
abeilles ont perturbé la demi-finale des Evala dans le canton de Pya.
Il faut aussi rappeler que depuis le début des rites Evala en pays
Kabyè, Faure Gnassingbé évite de dormir sur place et fait la navette
chaque jour entre sa ville natale et Lomé au frais du contribuable
togolais. L’ambiance ces jours-ci au sein du pouvoir est délétère et il
est difficile de ne pas percevoir dans ce comportement de prudence.
L’affaire Kpatcha Gnassingbé et son corollaire de limogeage des
officiers sont vivaces dans les garnisons. Pour certains observateurs,
tout peut arriver au Togo avant la présidentielle de 2010.
Golfe info n° 581 bis
Golfe info n° 582
Togo : Kpatcha Gnassingbé arrêté
Le député du RPT au
pouvoir, Kpatcha Gnassingbé, a été arrêté ce mercredi matin après avoir
tenté de se refugier à l’ambassade des Etats-Unis à Lomé, la capitale
du Togo. Il est accusé d’avoir préparé un complot contre Faure
Gnassingbé. Kpatcha Gnassingbé nie les faits qui lui sont reprochés.
Ses présumés complices interpellés, dimanche soir, seraient passés à
l’aveu.
Malgré
l’immunité parlementaire qui le couvre, Kpatcha Gnassingbé, l’ancien
ministre togolais de la Défense, a été arrêté ce mercredi matin à Lomé.
Des officiers de l’armée togolaise interpellés dimanche soir, à son
domicile, auraient avoué qu’il était effectivement le cerveau d’un
putsch qui visait le président togolais, Faure Gnassingbé. Les
autorités du pays indiquent que suite à ces aveux un mandat d’arrêt
avait été délivré contre Kpatcha Gnassingbé.
Le député du RPT au pouvoir, aurait tenté de se réfugier à
l’ambassade des Etats-Unis située à 5 minutes environ de son domicile.
Les éléments de la gendarmerie et de l’armée togolaise ont pris
d’assaut les entrées de l’ambassade, contraignant le demi-frère du
président à se rendre, selon des témoins.
deux morts et trois blessés, lors de la fusillade de dimanche
Dans la nuit de dimanche 12 avril dernier, le domicile de Kpatcha
Gnassingbé, a été attaqué pendant plusieurs heures par des hommes
armés. Le bilan fait état de deux morts, trois blessés ainsi que
d’importants dégâts matériels.
A Kara, région natale des Gnassingbé, « Ewaou », une station radio
installée par Kpatcha Gnassingbé, sans aucune autorisation préalable de
la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) été
interdite d’émission.
La population, quant à elle, semble indifférente à la situation et
vaque librement à ses occupations à Lomé où les forces de l’ordre sont
visibles dans les artères de la capitale. « Nous gardons tout de même
une oreille attentive sur les derniers évènements du pays », affirme
Moussa Seydou, un conducteur de taxi-moto.
Il y a du nouveau dans l’affaire Kpatcha, le plus célèbre des
détenus togolais. Après près de quatre mois de détention au secret de
l’ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants, c’est la
première fois que des membres de sa famille l’ont rencontré.
De sources proches des avocats,
Mme Kpatcha et Toyi Gnassingbé, le frère jumeau de l’ancien ministre,
ont pu rencontrer dans la matinée d’hier Kpatcha à l’Agence nationale
de renseignements. Les deux personnes se seraient entretenues avec
l’ex-patron de la SAZOF pendant une demi-heure. Le hic, c’est que le
représentant du Procureur et un certain Capitaine Kadanga auraient
assisté à cet entretien malgré les protestations de Mme Kpatcha. On
n’aurait donc pas laissé les deux personnes discuter seules avec le
député.
Selon les informations en notre possession, Kpatcha se porterait bien. « Il est en forme et le moral est bon », apprend-on.
Par ailleurs, il nous revient que ce
n’est qu’hier que la fameuse lettre brandie par le Procureur de la
République Robert Bakaï et dans laquelle Kpatcha récuserait les
avocats, a été signifiée à la femme par voie d’huissier. C’était juste
avant la rencontre à l’Agence nationale de renseignements. Mais lors de
l’entretien, Kpatcha n’aurait pas dit à sa femme qu’il récuse les deux
avocats. Compte tenu du climat qui prévalait, ce sujet n’aurait pas été
abordé.
Arrêté depuis le 15 avril 2009 dans
l’affaire de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat », le député
de la Kozah a été détenu au secret et n’a jamais rencontré les membres
de sa famille. Il a fallu la constitution des deux avocats et
l’implication active du Bâtonnier de l’Ordre des avocats à la Cour de
Paris, Christian Charrière-Bournazel, avant que cette rencontre n’ait
lieu.
Après cet entretien entre Kpatcha et
les membres de sa famille, Mes Zeus Ajavon et Djovi Gally sont dans
l’expectative d’une rencontre avec leur client. Ils auraient fait les
démarches nécessaires et attendent l’autorisation des autorités
judiciaires.
Liberté n° 550
Faure Gnassingbé sous pressions
Faure Gnassingbé s’est précipité pour prendre à la hussarde le fauteuil présidentiel.
Faure
Eyadéma n’a convaincu personne avec le discours-programme à la Nation
qu’il a prononcé mercredi, à l’intention du sommet de la Communauté des
Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) réuni au pied levé à Nyamey. Chacun
aura compris qu’il veut bien examiner tout arrangement possible, pourvu
qu’il conserve le fauteuil présidentiel légué par son père. C’est
d’ailleurs déjà dans cet esprit de «consensus» que militaires et
députés de la maison Eyadéma ont jugé utile de réécrire la Constitution
et d’investir, en toute hâte, l’héritier désigné. Vendredi, le nouvel
occupant de Lomé II recevra une délégation de chefs d’Etats
représentant l’Union africaine et la Cedeao. Ils menacent de le
sanctionner, à défaut d’un «retour à l’ordre constitutionnel» qu’ils seraient bien en peine d’imposer.
Togo opposition demand poll delay
Protests were launched against Faure Gnassingbe's appointment.
Opposition supporters have marched through the streets of the
Togolese capital demanding the postponement of next month's
presidential election.
They say the 24 April poll is being held too soon to be fully free.
Supporters of the ruling RPT (Rally of the Togolese People) also held a rally in favour of the polling date.
Togo was plunged into crisis earlier in February after
the army installed Faure Gnassingbe as president hours after the death
of his father Gnassingbe Eyadema.
Although he promised elections within 60 days, as
stipulated by the constitution, this did little to quell protests from
African neighbours and beyond.
Organisation
Around 2,000 people attended each demonstration, witnesses said.
Opposition leaders say the 24 April deadline does not give them enough time to mount a proper campaign.
"We will continue to fight for better organisation of
the 24 April vote, but we will go to the polls and we ask opposition
supporters to go and register on electoral lists," said Leopold
Gnininvi of the CDPA opposition party.
Supporters of the government insisted that the elections should take place on the scheduled date.
"We say elections should take place on 24 April - only
elections can decide between us," said Robert Assidi, a member of the
youth wing of the RPT.
Interior Minister Francois Boko said on Wednesday that a
special 3,500 strong special security force would be deployed to ensure
candidates would be able move freely in the run-up to the election.
Emmanuel Bob-Akitani, vice president of the Union Forces
for Change party, will stand as the main opposition candidate against
Faure Gnassingbe.
Présidentielle de 2010 : "Nous sommes décidés à suivre de près les journalistes" (M.Sabi)
27 September, 2009 07:54:00
Créé
en 1999, l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) a pour missions
notamment de défendre la liberté de la presse et protéger le droit du
public à une information libre, complète, honnête et exacte.
Créé
en 1999, l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) a pour missions
notamment de défendre la liberté de la presse et protéger le droit du
public à une information libre, complète, honnête et exacte. Instance
qui veille également du code de déontologie des journalistes, l’OTM
procède au dépouillement des journaux et au suivi des médias
audiovisuels.
Traditionnellement,
cette Institution se dote d’un planning très chargé la veille des
élections. L’Agence Savoir News s’est rapprochée de son président
Kasséré Pierre Sabi, les togolais étant appelés aux urnes le 28 février
2010 pour un scrutin présidentiel, selon le chronogramme rendu public
ces derniers jours par la Commission Electorale Nationale Indépendante
(CENI).
Savoir
News: Votre institution, l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) a
organisé ces derniers jours, un séminaire à l’intention de ses membres.
Pourquoi une telle rencontre ?
Kasséré Pierre Sabi
: Effectivement, nous avions organisé un séminaire destiné
exclusivement aux 11 élus membres et la presse privée et publique de
l’Observatoire. Cinq autres correspondants dans les régions du pays
étaient également invités. Ce séminaire avait pour objectif, la
formation de nos membres sur le monitoring : il s’agit du suivi
permanent et quotidien des médias. Et comme vous le savez bien, en
période électorale, il y a beaucoup de risques de dérapages, parce que
c’est le moment où les passions prennent parfois le pas sur le
professionnalisme. Donc, c’est un temps de haut risque, raison pour
laquelle le monitoring a été installé.
Savoir News : Pourquoi aviez-vous invité des journalistes étrangers ?
Kasséré Pierre Sabi
: Nous avions invité le vice président de l’autorité de la Haute
Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication (HAAC) du Bénin,
Edouard Loko et un autre. C’est les deux experts étrangers que nous
avions invité, parce que nous avions estimé que le Bénin a une certaine
expérience, une avancée en matière d’élection démocratique et ensuite,
en matière de la surveillance. En sa qualité de responsable de la
HAAC, Edouard Loko a déjà dirigé l'Observatoire de la Déontologie et
de l'Ethique dans les Médias du Bénin (ODEM). Donc, nous avons fait
appel à ces experts béninois pour qu’ils viennent nous former sur les
techniques de surveillance électorale.
Savoir
News: La présidentielle est fixée au 28 février 2010. Votre Institution
a sûrement établi un planning. Pouvez-vous nous donner quelques grandes
lignes ?
Kasséré Pierre Sabi
: Le monitoring vient d’être fonctionnel. Nous allons, les semaines à
venir, engager certaines personnes ressources qui vont nous aider dans
la lecture des journaux. Au sein de l’OTM, nous sommes organisés en
trois commissions : commission radio, commission télévision et
commission presse écrite. Et vous savez que la presse écrite, c’est
celle là qui est la plus difficile à suivre. Je vous avoue que nous
sommes décidés à l’OTM à suivre de près nos confrères pour que les
élections présidentielles soient transparentes. C’est un défi, et nous
comptons le relever. Savoir News: A l’OTM, nous savons tous que l’effectif est restreint. Comment allez-vous faire?
Kasséré Pierre Sabi
: Vous avez tout à fait raison. Nous serons obligés de recruter peut
être certains journalistes qui vont nous aider. Ces derniers seront
traités comme des pigistes.
Savoir News : Certains
accusent l’OTM dirigé par M.Sabi de n’avoir pas mené d’actions
concrètes sur le terrain (pas de séminaire à l’endroit des
journalistes, pas dé sortie médiatiques etc…). Qu’en dites- vous ?
Kasséré Pierre Sabi
: Humblement, je reconnais que ce n’est pas encore ça, mais il faut
reconnaître que depuis que j’ai pris les rênes de cette institution,
c’est maintenant que nous sommes en train de lancer l’OTM.
L’institution existe il y a dix ans, mais c’est seulement à partir de
l’année dernière qu’on parle réellement d’elle. Depuis notre
installation, nous avons sanctionné une quinzaine de journalistes. Nous
avons également interpellé certains. Nous avons le devoir de former
les gens, car les textes sont là. Il vaut mieux venir chez nous,
plutôt que d’aller à la gendarmerie ou au tribunal. Actuellement, nous
sommes en train de rédiger notre code qui a déjà dix ans. Après la
rédaction, nous ferons le tour de toutes les rédactions, afin de
remettre le document à tous les journalistes.
Savoir News: Quel bilan à mi parcours vous pouvez dresser depuis votre arrivée à la tête de cette Institution ?
Kasséré Pierre Sabi
: On ne peut pas danser et s’apprécier. Il appartient à ceux qui nous
observent, de nous juger. Mais de façon générale, nous avons déjà
infligé plus de 15 sanctions qui ont un effet sur l’aide de l’Etat à
la presse privée, parce que chaque sanction est un point en moins.
Nous n’avons pas pu former suffisamment formés les confrères, bref,
seuls ceux qui apprécient nous dirons si le résultat est positif ou
non.
Savoir News
: Nous avons tous constaté entre temps dans des colonnes de certains
journaux, une véritable "guerre" entre confrères. Comment
expliquez-vous cela ?
Kasséré Pierre Sabi
: Sincèrement, j’avoue que c’est une situation déplorable. Grâce aux
différentes médiations de l’OTM et de la HAAC, la hache de guerre a
été enterrée entre "Combat du Peuple" et "Forum de la Semaine". Nous
avons aussi infligé certaines sanctions à ces journaux qui ont violé la
règle de la confraternité.
Une femme se marie à son chien
Au Ghana, une jeune femme a épousé son chien lors d’une cérémonie
traditionnelle après avoir reconnu en l'animal toutes les qualités de
son défunt père.
Emily Mabou, 29 ans, s’est mariée avec son chien de 18 mois lors d’une
cérémonie présidée par un prêtre traditionnel et des villageois
curieux. Le prêtre a interdit aux personnes présentes de rire de la
situation, mais leur a demandé de se réjouir plutôt du bonheur de la
jeune femme.
Le frère de la jeune mariée a déclaré que la famille avait boycotté le
mariage car elle le considérait comme "un acte stupide pour lutter
contre la solitude".
Mais Emily Mabou s’est justifiée en expliquant qu’elle avait longtemps
prié pour trouver un partenaire de vie à l’image de son père : fidèle,
respectueux et qui n’a jamais abandonné sa femme et qu'elle avait
reconnu ces qualités en son animal de compagnie.
De plus, elle a raconté avoir fréquenté beaucoup d'hommes qui se sont
tous révélés menteurs et infidèles. Tout le contraire de son chien, qui
la respecterait et lui porterait de l'attention. Et quand la question
des enfants est posée, elle répond : "Nous allons adopter". Publié le 25-09-2009
Correcteur n° 108 bis Et le duo RocK-Kossivi quitta la FTF
Liberté n° 620
Liberté n° 557 bis
Liberté n° 559 bis
La déculottée parisienne
On aurait pu parler de douche froide mais on aura au final préféré
parler de déculottée (fessée déculottée) concernant la dernière visite
de Faure Eyadema à Paris. Déculottée parce que la douche froide Faure
Eyadema l’a déjà prise, mais il continue à s’entêter. Déculottée, parce
que c’est le châtiment réservé aux récalcitrants, aux petits minus qui
veulent se la jouer dans la cour des grands. Et bien souvent pour les
calmer un grand se charge de le corriger.
Point n’est besoin de rappeler que cette « visite » fut
quémandée et qu’elle ne fut obtenue que sur intervention de Blaise
Compaoré, et du parrain de la France-Afrique Odimba Bongo. Disons que
cette déculottée permet de comprendre la plume amère de la presse pro
Faure Eyadema contre la France et son président.
Faure Eyadema devrait comprendre que s’acheter avec les
deniers publics, ou encore le don de milliard de CFA fait par Kadhafi à
nos militaires, peu importe finalement, une voiture à plus d’un
milliard, ne fait pas d’un criminel, une personnalité de bonne tenue,
fréquentable.
Le président français, même s’il est encore des choses
à lui reprocher, de ne pas avoir tranché dans le vif pour la fin de la
mafieuse France-Afrique et instauré une nouvelle forme de coopération
viable avec la nouvelle génération africaine, qui quand bien même,
manque d’expérience pour prendre en main les destinées du continent, a
pu poser un acte positif.
Cette inexpérience de la nouvelle génération, est d’ailleurs la raison
essentielle qui devrait permettre à Paris de garder la main en Afrique
face à la concurrence qu’elle subit des autres puissances occidentales
et orientales ; d’autant plus que bon nombre des acteurs de la diaspora
africaine, désireuse de contribuer au changement en Afrique sont issus
des Écoles françaises ou y ont fait un bout de chemin.
Nous ne manquerons pas de saluer ici le mépris que le
président français a signifié à Faure Eyadema, en ne lui envoyant pas
d’accueil officiel à l’aéroport. Un tel accueil est dû on le sait aux
chefs d’États et de gouvernements ; alors ce geste de la France peut
être considéré comme une caution à la cause que nous défendons et la
contestation de la légitimité du sieur Faure Eyadema dont nous nous
faisons l’écho depuis février 2005.
Ce faisant, nous ne crions pas victoire, mais encore,
nous en appelons les uns et les autres de redoubler d’efforts ; tout en
conjurant ceux qui hésitent de s’associer, sans oublier un appel à la
défection dans les rangs du régime. Des défections souhaitables et que
nous appelons de nos vœux car le Togo a besoin de tous ses fils. Nul ne
peut interdire à des brebis égarées de rejoindre le troupeau, ce serait
faire le jeu de la division que nous combattons. Certes cela nécessite
une vigilance, mais le risque d’un double de quelques pseudo repentis
ne doit pas être le motif de refuser d’offrir une porte de sortie à
ceux qui voudraient quitter le navire RPT.
Au sortir de la pseudo entretien la presse du régime
nous aura égrené une liste de sujets dont l’usurpateur Faure Eyadema
aurait débattu avec le président français. De petits esprits ont voulu
nous faire croire qu’il y a eu des discussions sur la crise économique
mondiale, et autres bagatelles. Il n’en fallait pas plus pour aiguiller
notre vigilance et aiguiser notre soif d’aller creuser.
Il semblerait donc qu’il n’y ait pas eu d’entrevue
entre le président français et l’usurpateur Faure Eyadema. Après la
poignée de main sur le perron de l’Elysée, le sieur Faure Eyadema fut
dirigé par le service de protocole élyséen vers un salon où il sera
reçu par un des secrétaires de l’Elysée qui avait pour mission de
recevoir les doléances de l’usurpateur et de lui passer un message du
Nicolas Sarkozy dont les thèmes principaux sont : ouverture du jeu démocratique,
transparence des prochaines élections,
respect de la vie des hommes et sécurité des opposants,
bonne gouvernance,
la fin de la gabegie, et des détournements de deniers publics,
et
in extenso, le souhait élyséen de voir le RPT présenter un candidat
autre qu’un fils Eyadema ou un des caciques les entourant, si
l’usurpateur ne pouvait réaliser ces missions...
Il nous semble que l’usurpateur n’ait pas compris la
leçon car une fois de plus ses pseudo conseillers l’ont tout de suite
orienté vers la mise en place au sein de l’équipe de « beach-volley »
de Houngbo, du système sarkoziste de feuille de route et de mission. Ce
qui nous paraît aller encore dans le même esprit que toutes les
réformes paillettes et strass faites jusque là pour amuser la galerie.
Nous savons de quoi souffre le Togo, dont entre
autres : la main mise du clan Eyadema et de leurs caciques,
l’assassinat politique, la terreur exercée sur les Togolais, l’absence
d’une justice équitable, le problème des forces de l’ordre, la fuite
des cerveaux et des acteurs économiques due au clientélisme
« mendefreriste », la dépravation des mœurs et le galvaudage de
l’éducation...
Le chantier est immense, et il est temps de passer à
autre chose, et si l’on veut aller loin, disons-le Faure Eyadema doit
démissionner. Mais avant cette démission, il nous faudra un calendrier
sur deux ans pour relancer un processus de retour du Togo aux Togolais.
La mise en place de certaines structures qui auront la charge de
conduire des missions bien assignées et définies stricto sensu.
COMMENTAIRE
Merci mon frère Abalo pour ces
révélations qui me permettent de faire cette analyse.
S il est vrai que les services de l Élysée ont transmis de telles
recommandations à Faure, cela ne doit pas autant aveugler les esprits
naïfs qui croiraient déja à la fin d une caution multidécennale
apportée au régime qui régente le Togo.Moi je pense qu on tend plutôt
vers un partage du pouvoir entre le RPT et l UFC à travers les
prochaines présidentielles. C est-à-dire que malgré l oreille attentive
dont bénéficie le leader de l ufc auprès des autorités burkinabé, l
heure n est pas encore venue de croire que la France a trouvé en
celui-ci une alternative au pouvoir en place à Lomé. Loin de moi l idée
de ne pas souhaiter cette alternance, condition première d une vraie
relance du Togo sur presque tous les plans. Mais la Réalpolitik m
oblige à croire qu on se dirige d abord vers un partage du pouvoir
entre ces deux familles politiques aux lendemains des présidentielles
de 2010.
Merci.
Cher
amis,
Unissons nous derrière le jeune président Faure Gnassingbé pour bàtir
notre cher nation le Togo.Du retour à Lomé je vois immenses reformes
que ce jeune président a commencé. Il revient aux togolais de prendre
ce train en marche car la France à ses problèmes le Togo les siens. Au
travail.
Gbessia
là tu reviens de quel Lomé ? Lomé la poubelle ? De quelles réformes
parles-tu, les cocufiages de Faure c est cela les réformes ?
Je
ns sais pas ce que les togolais attendent pour netoyer avec les armes a
feux ces pourris de corrompus du pouvoir. Les Togolais sont trop
peureux.Chuan, des vauriens comme ca. Venez nous louer et on viendra
faire la faite chez vous.
Gbessia
je suis tres desole .mais je te comprend aussi.. toi qui etais un
apprentis macon sans CFA a lome .meme si le Togo change toi tu auras
rien a reclamer la ds ..ns ns somme fatigue des blancs meme si c est un
simple enseignement ,je prefere rentre ds un togo en voie d ameloration
que d etre un ingenieur en Allemagne ....toi tu ou meme ?
Gbessia
je suis tres desole .mais je te comprend aussi.. toi qui etais un
apprentis macon sans CFA a lome .meme si le Togo change toi tu auras
rien a reclamer la ds ..ns ns somme fatigue des blancs meme si c est un
simple enseignement ,je prefere rentre ds un togo en voie d ameloration
que d etre un ingenieur en Allemagne ....toi tu ou meme ?
Mon Frère ABALOOO !!!
(un Prénom qui signifie LITTERALEMENT „Un Etre Humain de Sexe Masculin qui est en Symbiose avec les Energies de la Terre-Mère“),
Quand Tu fais des Sorties Médiatiques comme ça, je
saute de mon Siège et je Danse après avoir versé des Libations aux
Divinités et aux Anciens (Ancêtres) .....
Merci infiniment pour TOUT ....
Beaucoup de faiseurs de bruit ne comprennent pas se qui se passe en ce moment ....
Nous avons combattu pour « Verdun » ....
Nous avons combattu pour la « Ligne Maginot »
Nous avons combattu pour la « Ligne Siegfried »
Nous avons combattu pour « IBM », « Microsoft »,
« SUN », « COMPAQ », « Hewlet Paquard » « GENERAL ELECTRIC », « ABB »,
« ALSTOM », etc., etc. etc.
MERCI à Toutes et Tous ....
MAIS NOUS VOULONS MAINTENANT COMBATTRE POUR « MAMA AFRIKA », POUR LES « FILS DE KMT » ET LES « FILLES DE KMT » ....
ET PAR TOUS LES MOYENS OÙ QUE NOUS SOYONS .......
Fraternelles Salutations à Toutes et à Tous.
K. Kofi FOLIKPO
PYRAMID of YEƲE
www.pyramid-of-yewe.org
pyramidofyeweh@bluewin.ch
Les
Togolais finiront-ils un jour a savoir tenir leur langue avant de voir
la fin de leur lutte couronnée de succès ? Quelle est cette manie que
les gens ont a étaler le nom des camarades lutte et le rôle qu ils ont
joue a un moment donne, des qu ils constatent que l un deux tend a
prendre un autre chemin ? C est vraiment ecoeurant ! Apprenez a être
stoïque et discret, même si votre frère de sang semble vous trahir. C
est la règle Numéro Un de toute révolution qui veut réussir.
La France n a pas d ami, elle n a que des interêts à défendre partout dans le monde et particulièrement au Togo.
Je vous ai toujours dit que 2010 sera l année du parti unique.
L interêt de la France voudrait que l UFC et le RPT se partagent ce Togo.
Le RPT va se scinder en deux et le filston sera soutenu par l UFC pour defendre les interêts de la France.
Pauvre togolaise et togolais, vous allez encore pleurer en 2010.
Le frère ABALO est l’un des vrais patriotes de la poigne d’AKA.Il en existe beaucoup CT,WA,TB,KKF-décodez....
Vos sorties sont porteuses d’espoir et sont comme une baume magique qui ranime nos coeurs depuis meurtris.
Courage mon frère !Mais VIGILANCE !!!!!!!!
kkf n est pas dedans dê !
Eyu lê, kpeyi kpeyi !
J
aime les kabyê. Ils sont honnêtes. La délivrance du Togo viendra encore
un jour peut être par eux. Parions. Nous les sudistes, nous sommes des
traites, des peureux, des trouillards.
Pas tout le monde.
Merci pour ceux qui se battent pour la délivrance.
Merci encore.
Les vaudous de notre pays seront avec eux.
Merci
Mr GBESSIA,Tu
paieras pour ce qui vient de sortir ds ta bouche aux sangs verses sur
notre terre pour cette lutte.Les vodous de notre terre te demanderons,
heeelou non.TU ne vois pas comment sont devenus Les NANTCHAMBA, LES
AGBEYOME, LES GBENYON AMEGBO. LACLE,etc.Heeelou non encore.
Mr GBESSIA,Tu
paieras pour ce qui vient de sortir ds ta bouche aux sangs verses sur
notre terre pour cette lutte.Les vodous de notre terre te demanderons,
heeelou non.TU ne vois pas comment sont devenus Les NANTCHAMBA, LES
AGBEYOME, LES GBENYON AMEGBO. LACLE,etc.Heeelou non encore.
Mr GBESSIA,Tu
paieras pour ce qui vient de sortir ds ta bouche aux sangs verses sur
notre terre pour cette lutte.Les vodous de notre terre te demanderons,
heeelou non.TU ne vois pas comment sont devenus Les NANTCHAMBA, LES
AGBEYOME, LES GBENYON AMEGBO. LACLE,etc.Heeelou non encore.
Mr GBESSIA,Tu
paieras pour ce qui vient de sortir ds ta bouche aux sangs verses sur
notre terre pour cette lutte.Les vodous de notre terre te demanderons,
heeelou non.TU ne vois pas comment sont devenus Les NANTCHAMBA, LES
AGBEYOME, LES GBENYON AMEGBO. LACLE,etc.Heeelou non encore.
Cher Sieur Abalo, vs semblez etre l un des rares démocrates convaincus
qui ns restent..Vos articles sont non seulement informatrices ms
porteuse de grand espoir je l avoue. Ms comme l a souligné Guillaume,
sois tjrs vigilant. Ns ne serons jamais au bout de nos surprises ac
cette bande de criminel d état..
Fraternellement..
Cher
Mr Abalo, La pertinence de vos analyses n’est plus à demontrer comme le
confirme la plupart des commentaires sur vos textes. Je voudrais que
vous m’expliquer si vous le voulez bien, ce que vous entendez
par nouvelle géneration et surtout son inexperience dont elle serait
caractérisée.Car j’avoue que malgré toute l’objectivité que j’ai
toujours reconnue dans vos textes je ne me retrouve pas (ou plutôt ne
vous retrouve)pas le passage suivant : "la nouvelle génération
africaine, qui quand bien même, manque d’expérience pour prendre en
main les destinées du continent, a pu poser un acte positif.
Cette inexpérience de la nouvelle génération, est d’ailleurs la raison
essentielle qui devrait permettre à Paris de garder la main en Afrique
face à la concurrence qu’elle subit des autres puissances occidentales
et orientales ; d’autant plus que bon nombre des acteurs de la diaspora
africaine, désireuse de contribuer au changement en Afrique sont issus
des Écoles françaises ou y ont fait un bout de chemin." Merci
C
est néanmoins assez édifiant ce qui s est passé à l Elysé lors de la
visite du tonitruand Fort Gnassingbé. Il est vrai que Docteur Sarko
cherche à remettre la pandule Togolaise à l heure mais c est du "faux
vrai", une politique de façade à laquelle Chirac nous avait habitué.Où
est passé ce Togolais vivant au Senegal, auteur des articles"Des
incorrigibles dinosaures du continent Acte 1et 2" ?Echappé des mains
des bourreaux Senegalais pour rejoindre le Togo sa patrie.Le clan
Gnassingbé veuille toujours au grain et ce dernier personne ne sait ou
il se trouve.La terreur règne toujours au Togo mais d une manière
intelligente
Hewlett PACKARD et non paQUard. Éyi éyi ! Follikpa, vous avez combattu où ? kpayi kpayi ! pépépépé ! Eyu lèèèè !
La vidéo de la visite de Faure à l Elysée, selon un certain BB.
Savourez !
"Faure ne sachant pas sur quel pied marcher sur les
cailloux de l’Élysée a préféré mettre un costume à double face c.à.d.
un costume Recto Verso pour plaire au petit Nicolas qu’il salua
émotionné : << Bonjour Papa Noel>>
Suivirent Bodjona et Bawara
S’agissant de Bodjona, c’est du vite vu.
A la 1ere vue du petit Nicolas, le sieur Bodjona s’est
mis à PETER comme pas possible par émotions et comme il le disait si
bien au petit Nicolas << c’est l’émotion mon président >>.
Compatriotes, nos ancêtres disaient << le
ridicule ne tue pas>>, le tribaliste Bawara l’a confirmé pour des
siècles et des siècles à l’Élysée.
Bawara avançait vers les marches de l’Élysée Serein,
Posé, calme, habillé comme un Pape, le regard froid, visage reposé et
tête BIEN HAUTE.
Ma Douleur est devenue grande lorsque le sieur Bawara
au lieu de serrer la main du petit Nicolas, s’est mis à chanter et
taper tout seul dans ses mains comme un enfant enchanté :
YOVO YOVO
BONSOIR
CA VA BIEN
Mèssiii
Accentuant fort sur le Mèssii il montra ses dents noircies par le cola, signe d’une immense gratitude au petit Nicolas.
RESULTAT DES COURSES
Si vous additionnez :
Le << Bonjour Papa Noel>> de Faure
Le << c’est l’émotion mon président >> de Bodjona
Et le yovo yovo bonsoir de Bawara
Vous trouvez un CONCERT :
LE CONCERT DES NATIONS dont le Togo en est revenu TOUT
GRAND par une simple visite à l’Élysée comme nous le crient la TVT et
le porte parole du gouvernement togolais le sieur Bodjona.
SANS COMMENTAIRE
é gbé gné djan gni
BB
Une seule question : Quelle est la source de l information de notre chère Abalo diffuse et analyse ?
Il écrit bien français mais montre des insuffisances notoires sur les pratiques protocolaires entre état.
Est ce qu il sait ce que visite de travail veut dire ?
Annonce du décès de Koffi Olomide…sur des forums twitter et Facebook !
Le Grand Mopao passé de vie à trépas ? La rumeur circule sur des forums notamment ceux
de twitter et de Facebook depuis vendredi dernier.
Par SMS, les internautes s’envoyent cette nouvelle annonçant la mort de la star
congolaise : « Koffi Olomide serait décédé à la suite d'un accident de voiture qui serait
intervenu jeudi dernier». D'autres versions affirment qu’il s’agit d’une « crise
cardiaque » qui est à l’origine de cette mort inattendue.
Koffi Olomide de nouveau victime d’une rumeur folle ou est-une une mauvaise blague venant
de détracteurs ? Quoi qu’il en soit, la rumeur circule sur le Net depuis le vendredi 15
janvier dernier. Pour l’instant, aucune réaction de l’artiste ou de ses proches.
Le site congomikili.com confirme avoir appris l'accident, et affirme avoir parlé à Koffi
Olomide et un de ses proches. Le site affirme donc que Koffi Olomide se « porte bien » et
promet de mettre en ligne « les images de cette affaire ».
Soulignons, que la star congolaise n’en est pas à sa première folle rumeur car, durant les
années 90, le chanteur avait déjà été victime de ragots tout aussi méchants ; il avait été
annoncé que le patron du Quartier Latin était atteint du Sida. Depuis, de l’eau a
passé sous les ponts et aujourd’hui, c’est son décès qui est annoncé. Affaire à suivre !
Les chefs traditionnels des Lacs étalent
leur inconséquence au grand jour
12 mai 2009
Incroyable mais vrai. Le jeudi 7 mai 2009, quatre ans jour pour
jour après la répression sanglante qui s’est
abattue sur les populations des Lacs, les chefs traditionnels
de cette préfecture sont descendus dans les rues d’Aného
pour apporter leur soutien à Faure Gnassingbé,
celui par qui est arrivé leur malheur en avril 2005. Le
ridicule ne tue pas ces têtes couronnées qui ont
battu le pavé en chantant «RPT ényé ha
nyoedé…» (RPT est un bon parti).
C’était dans son édition de nuit du jeudi
7 mai que la TVT a passé pour la première fois
cette triste sortie des chefs traditionnels des Lacs. Environ
cinq minutes ont été consacrées à cet événement
de l’année. Comme l’initiative venait d’une
préfecture supposée acquise à l’opposition,
il fallait la relayer abondamment pour qu’elle fasse des émules
dans le reste du pays. Logiquement, la TVT l’a reprise
dans toutes ses éditions du vendredi et jusqu’à dimanche.
Mais cette manifestation n’a pas laissé indifférents
nombre de Togolais. «Ces chefs traditionnels ne sont
pas sérieux», «Il faut les oublier,
ces chefs se sont égarés », « Ils ont
la mémoire courte», «C’est
malheureux, ils ont manqué d’égards à leurs
administrés qui ont souffert en 2005», «Même
le chef Lawson Zankli qui a pris un bain d’égout,
a participé à ce folklore»… Voilà les
quelques réactions suite à la marche organisée
par les garants des us et coutumes pour fustiger la tentative
de coup d’Etat, saluer la politique de réconciliation
et remercier le chef de l’Etat d’avoir créé de
l’emploi. «Nous présentons notre gratitude à votre
sens de devoir et à votre attachement à la démocratisation
du pays», dixit les chefs traditionnels.
Une preuve que ces gens ne sont pas conséquents avec
eux-mêmes. Si Faure était attaché à la «démocratisation
du pays», il n’allait pas marcher sur les cadavres
pour venir aux affaires, on n’allait pas tuer ces filles
et fils des Lacs. Ceux-ci seraient présentement vivants
pour participer à la construction de leur préfecture
et par ricochet de leur pays.
«Dans la ville d’Aného, le Préfet
a indiqué qu’une seule personne est décédée.
En recoupant les informations, il ressort que près d’une
vingtaine de morts ont été recensés à Aného,
entre le 26 et le 27 avril 2005. Ces chiffres semblent également être
en deçà de la réalité. La mission
a reçu des informations faisant état de cas d’exécutions
sommaires par des soldats tirant sur la population à partir
d’un hélicoptère qui survolait la ville
d’Aného», indique le rapport de la
mission d’établissement des faits.
Même le chef de la ville d’Aného Togbé Ahuawoto
Savado Zankli Lawson VIII a subi de pires humiliations. Il a
lui-même raconté le récit des faits dans
lesquels il a nommément accusé le capitaine Casimir
Dontéma embastillé aujourd’hui dans cette
affaire de coup d’Etat (Lire le compte rendu des événements
malheureux survenus dans la ville d’Aného et au
palais royal Lolan les 23, 24, 26 et 27 avril 2005).
Quatre ans après, les chefs traditionnels ont pris d’assaut
le bureau de la préfecture où les attendait le
préfet Adossi, ancien député du CAR et qui
avait eu chaud en 1994 lorsqu’il était directeur
du CEG ville II de Tsévié. Après la motion
de soutien lue de manière brouillonne par le porte-parole,
le préfet a félicité les manifestants et
promis de transmettre le message à qui de droit.
Dans la foule, il y avait aussi le roi Zankli Lawson qui était
mal à l’aise et qui baissait de temps en temps la
tête pour sûrement échapper aux projecteurs
des cameramen. De même, il était chiffonné lors
des traditionnelles acclamations qui bouclent ces genres de déclarations.
Qu’est-ce qu’il avait de la peine à suivre
le rythme des zélés. Une double humiliation pour
lui.
Le comble, c’est la chanson entonnée par cette
vieille dame et reprise en chœur par la «Chorale
Saint Faure des chefs traditionnels des Lacs». Pour
cette septuagénaire habillée par la maison «Gnassingbé design», «Fôlouvi» est
un choix du destin, un choix de Dieu. Et d’ajouter: «Quand «Fôlouvi est
venu au pouvoir, les enfants le prennent pour de l’amusement».
Voilà, les gens qui ont vécu les pires atrocités
en 2005, trouvent aujourd’hui que «Fôlouvi» est
un choix de Dieu. Ces chefs traditionnels qui sont toujours des
symboles sacrés de la traduction vivante des coutumes
et leur continuité, reliant en trait d’union les
morts, les ancêtres et les vivants, sont tombés
très bas en se livrant à ce spectacle indigne.
Est-ce la condition posée par le chef de l’Etat
avant son passage hier à Aného?
Quand les faiseurs de roi passent à la trappe : Les Bassar éjectés des pôles de décision du pouvoir
Ils constituent le plus gros contingent par leur nombre et leurs postes
de responsabilités des Forces armées togolaises (FAT) après les Kabyè.
Dans les pôles de décisions du pouvoir politique aussi, ils ne sont pas
mal lotis. Conséquence, comme généralement en Afrique la conservation
ou la conquête du pouvoir rime avec l’ethnie, certaines mauvaises
langues avaient cru qu’ils joueraient leur propre carte après le décès
du « Vieux ». Mais contre toute attente, ils ont préféré la fidélité à
la mémoire de feu Eyadema en cautionnant la monarchisation de la
République, une sordide innovation qui offrit sur un plateau d’or, le
pouvoir à un de ses fils en la personne de Faure Gnassingbé. Eux, ce
sont les Bassar, les faiseurs de roi. Sont-ils encore aujourd’hui dans
une position privilégiés ? Cette question est sur beaucoup de lèvres
depuis un certain temps, surtout après les dernières valses qui agitent
le sommet de l’Etat.
De la lumière à l’ombre En quatre ans de pouvoir de Faure
Gnassingbé, beaucoup d’eau a coulé sous le pont et certaines
personnalités ou hommes forts du 05 février 2005 sont passés du statut
de faiseur de roi à celui de suspect. Kpatcha Gnassingbé en prison
depuis bientôt trois mois pour atteinte à la sureté de l’Etat, le
Général Berena Gnakoudè évincé de son poste et mis en congé libéral
sont une illustration de cette logique qui sous-tend que le pouvoir n’a
qu’un chef. Il ne peut en être autrement puisque la survie du principal
bénéficiaire du coup d’Etat du 5 février passe forcement par son
affranchissement des forces qui l’on porté au trône.
Par conséquent ceux qui par leur position privilégiée dans
la grande muette peuvent influencer d’une manière ou d’une autre le
cours des événements dans le pays sont mis intelligemment à l’écart.
C’est ainsi que les cadres Bassar sont éjectés les uns après les autres
de tous les pôles de décision du pouvoir politique et militaire. Ainsi
a part Abass Bonfoh qui continue par tenir, bon an, mal an son rôle à
la présidence de l’Assemblée nationale à qui le pouvoir de Faure est
redevable au centuple pour avoir servi de pion qui a bloqué Fambaré
Ouattara Natchaba, le véritable dauphin constitutionnel d’Eyadema dans
ses prétentions légales, aucune autre personnalité forte de cette
région ne siège à un poste stratégique dans le pays.
L’affaire Kpatcha Gnassingbé et la candidature de Kofi
Yamgnane, très mal perçu du côté du pouvoir, ont permis de mettre à la
touche le Gnénéral Nandja Zakari, ancien chef d’Etat major devenu
ministre de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise dans le gouvernement
Houngbo, le Général Zoumaro Gnofame, « le grognard devant l’éternel »
qui vient de perdre la présidence du CNOT. Dans le cas spécifique du «
grognard devant l’éternel », difficile de ne percevoir dans cette «
humiliation » des manœuvres du pouvoir pour l’écarter de ce poste et le
mettre définitivement à la retraite tant ses accointances supposées
avec Kpatcha Gnassingbé commençaient par inquiéter qui on sait. Sinon,
c’est la toute première fois qu’on a vu un général de l’armée se
positionner contre son frère d’arme sans qu’aucune conciliation ne soit
faite au sommet de l’Etat ou de la grande muette. On a vu par le passé
ce pouvoir faire la promotion des plus minables que le « Grognard »
pourvu que ces derniers servent son intérêt. Aujourd’hui, le Général
Gnofame est considéré comme un « pestiféré » non pas sur son bilan mais
simplement parce qu’il est un faiseur de roi à l’instar de Kpatcha
Gnassingbé, Bérena Gnakoudè, et autres. Et étant donné qu’un pouvoir ne
doit jamais être redevable, il faut s’en débarrasser. L’exemple des
capitaines Thomas Sankara, du Cdt Lingani , Zongo et autres camardes de
misère sont illustratif au Burkina Faso de Blaise Compaoré. En Libye,
ils étaient sept (7) à amorcer la révolution, au Cuba, ils étaient
douze (12). Aujourd’hui dans ces pays, tous sont passé à la trappe et
seul Mouamar Khadafi et le clan Fidel Castro qui y règnent en maître,
comme un seul lion dans sa tannière. Dans cette opération de mise à
l’écart au Togo, certains cadres militaires sont faits ambassadeurs ou
en voie d’être d’après certaines indiscrétions. L’exemple du tout
nouvel Ambassadeur du Togo au Nigéria, le Lt Col Tchalaré est assez
évocateur. Une façon de les éloigner de terrain du jeu.
Tout compte fait dans la logique du pouvoir, les faiseurs de
roi ne sont jamais roi. Ils peuvent même passer au statut de suspect si
les intérêts de celui qu’ils ont porté aux commandes sont à un moment
menacé. C’est une triste réalité que certains sont entrain d’apprendre
à leurs dépens. Avis aux apprentis sorciers qui se prennent pour le
centre de la terre parce que jouissant aujourd’hui de la confiance du «
Patron ».
F. S.
Gnassingbé
Eyadema est né le 26 décembre 1935 à Pya au nord Togo, il décédait le
5 février 2005 à 10 km du sol tunisien. Il a occupé durant 38 ans, de
1967 à sa mort, le poste de président de la République du Togo, un pays
qu’il a gouverné avec une main de fer.
Issu d’une modeste
famille paysanne , Étienne Eyadéma est né le 26 décembre 1935 de
Gnassimbgé et de N’danida, qui sera connue plus tard comme Maman
N’Danida, « mère vénérée des Togolais », et qui fera l’objet de tout un
culte personnel. Il perd son père très tôt, qui aurait succombé après
avoir été passé à tabac suite à une altercation avec des éléments de
l’armée coloniale, les fameux Abongo sodja, dirigés au moment des faits
par un certain Alfa Wissi, originaire de la même région que Gnassimgbé,
dans des circonstances obscures.
(Etienne Gnassingbe Eyadema)
Des
sources racontent qu’Eyadema, après sa prise de pouvoir, aurait vengé
son père en commanditant l’assassinat d’Alfa Wissi. Après la mort de
son père, Eyadéma s’inscrit à l’Ecole primaire catholique de Pya, où il
ne dépassera pas le cours élémentaire. La légende raconte qu’il était
sorti champion des luttes traditionnelles qui servent de rites
préparatoires pour le passage de l’adolescence au monde des adultes. En
fait, Eyadéma n’était pas champion: il a créé cette légende de toute
pièce pour renforcer l’image d’ « élu de Dieu » qu’il s’était créée aux
yeux des Togolais. La preuve en est que lors de l’initiation d’un des
fils d’Eyadema passant les mêmes rites en 1997, il devait affronter un
des fils de celui-là même qui avait battu Eyadéma. Il aurait exhorté
son fils à « laver l’affront » que constituait son élimination par le
père de l’adversaire de son fils. Ce dernier effectivement lava
l’affront et terrassa son adversaire. Après avoir travaillé comme
métayer chez un agriculteur de Kabou-Sara, en pays Bassar à l’ouest de
Kara, Eyadéma part pour Ouidah au Dahomey voisin, actuelle République
du Bénin, où il se fait recruter dans les rangs de l’armée coloniale
française en 1954. Envoyé en Indochine puis en Algérie, il atteint le
grade de sergent à la fin de la guerre. Suite à l’indépendance
politique du Togo et à la fin de la Guerre d’Algérie, Eyadéma et
d’autres combattants indigènes de l’armée coloniale sont démobilisés
sans autre forme de procès et poliment priés de rentrer dans leurs pays
nouvellement indépendants en 1962.
Contrairement
aux autres Etats qui avaient incorporé les démobilisés de l’armée
coloniale dans les toutes nouvelles armées nationales, l’Etat togolais
avait refusé d’incorporer les démobilisés dans la gendarmerie nationale
togolaise, officiellement pour des raisons budgétaires. En effet, le
président Sylvanus Olympio, alors chef de l’Etat togolais, tenait une
ligne budgétaire stricte et dure connue de tous et n’entendait pas du
tout gonfler les dépenses de l’Etat en augmentant le budget de l’armée,
qui à l’époque comptait 300 hommes et une seule caserne de gendarmerie
à Lomé, sous le commandement du commandant Georges Maîtrier, gendarme
français envoyé au Togo comme coopérant et conseiller militaire du chef
de l’Etat togolais. Olympio aurait proposé aux démobilisés de leur
octroyer un fonds afin qu’ils investissent dans le projet de leur choix.
En
janvier 1963, Gnassingbé Eyadéma participe activement à l’assassinat de
Sylvanus Olympio, premier président du Togo depuis l’indépendance en
1960. Il revendiquera dans la presse cet assassinat.
Rejoignant l’armée togolaise, il devient le 1er novembre 1965 chef d’état-major des armées avec le grade de lieutenant-colonel.
Le
13 janvier 1967, Gnassingbé Eyadema renverse Nicolas Grunitzky, second
président de la République et prend le pouvoir. Le 15 avril, il devient
officiellement président de la république, chef du gouvernement et
ministre de la défense.
En 1969, il fonde le Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti unique du pays.
RPT
Le
9 janvier 1972, Gnassingbé Eyadema est replacé à la tête de l’État
par des élections fantaisistes, en 1979, 1986, 1993, 1998 et 2003.
Le 13 janvier 1980 est proclamée la IIIe république.
Le
24 septembre 1986, suite à l’attaque d’un commando à Lomé, les
autorités mettent en cause le Ghana et le Burkina Faso qui démentent.
Le président Gnassingbé Eyadema, en vertu des accords militaires
franco-togolais, demande l’aide militaire de la France. Des soldats
français débarquent à Lomé.
En
1990, des grèves et des manifestations secouent le pays. En octobre
1990, l’armée disperse par la force une manifestation de soutien à de
jeunes opposants. Les troubles politiques et sociaux au début des
années 1990 ont fait plusieurs centaines de morts.
En
avril 1991, Gnassingbé Eyadema est obligé d’instaurer le multipartisme,
suite aux pressions du président français François Mitterrand.
Du
8 juillet au 28 août 1991, se tient une « conférence nationale », qui
opte pour la mise en place d’un régime semi-présidentiel, institue un
Haut conseil de la République (HCR) et impose la nomination d’un
premier ministre.
En
décembre 1991, à Lomé, les chars tirent sur les bureaux du chef de
gouvernement. Gnassingbé Eyadema récupère alors toutes ses
prérogatives. Il fait adopter une nouvelle Constitution le 27 septembre
1992. Le 16 novembre, commence une grève générale de plusieurs mois
pour obtenir la neutralité politique de l’armée.
Le
25 janvier 1993, la police tire sur une manifestation de l’opposition à
Lomé: au moins 16 morts à en croire les sources médicales, plus de 50
selon l’opposition. La Communauté européenne suspend sa coopération.
Le
21 juin 1998, il est réélu lors d’un scrutin contesté par l’opposition
et mis en doute par de nombreux observateurs européens qui revendique
la victoire pour le candidat de l’Union des forces de changement.
Le
21 mars 1999, le Rassemblement du peuple togolais (RPT) du président
Gnassingbé Eyadema remporte la quasi-totalité des sièges du Parlement
lors de législatives boycottées par l’opposition. En juillet,
Gnassingbé Eyadema s’engage à quitter le pouvoir en 2003 à la fin de
son mandat. Un accord est signé entre le pouvoir et l’opposition qui
prévoit de nouvelles élections législatives. Plusieurs fois repoussées,
elles auront lieu en 2002.
Le
8 février 2002, le Parlement procède à la modification du code
électoral, déclenchant la colère de l’opposition. Le 27 juin, le
Premier ministre Agbéyomé Kodjo est démis de ses fonctions. M. Kodjo,
qui affirme avoir pris la décision de démissionner, se lance dans une
diatribe d’une rare violence contre le chef de l’État et son régime.
Les législatives anticipées ont lieu le 27 octobre mais sont boudées
par les principaux partis d’opposition dits « traditionnels ». Le RPT
confirme sa suprématie à l’Assemblée.
Le
30 décembre 2002, le Parlement modifie l’article 59 de la Constitution
qui limitait à deux le nombre de mandats présidentiels, ouvrant la voie
à une nouvelle candidature de Gnassingbé Eyadema. Le 2 mai 2003, la
candidature de l’opposant Gilchrist Olympio à la présidentielle n’est
pas retenue par la Commission électorale pour cause de « dossier
incomplet » . Le 21 mai, Gilchrist Olympio dénonce « le coup d’État
permanent » du chef de l’État.
Le
1er juin, Gnassingbé Eyadéma est réélu pour un troisième mandat de cinq
ans avec 57,78% des voix lors d’un scrutin dont les résultats sont
contestés par plusieurs dirigeants de l’opposition. Le 20 juin, il
prête serment devant sept chefs d’État africains.
En
2004, suite à l’engagement de la tenue d’élections législatives en
2005, l’Union européenne normalise partiellement ses relations avec le
Togo.
Il
meurt le 5 février 2005, d’une crise cardiaque, loin de sa ville natale
alité qu’il était à bord de son Boeing 707 présidentiel Togo 01, 10 km
le séparant du sol tunisien ce jour-là.
A
l’annonce de son décès, le président français Jacques Chirac a présenté
ses condoléances à sa famille en rappelant : « Avec lui disparaît un
ami de la France qui était pour moi un ami personnel »
Dès
sa prise de pouvoir, par un coup d’État militaire, Gnassingbé Eyadema
reçoit le soutien de la France. Il conserve ce soutien de la part des
différents présidents français, de Charles de Gaulle à Jacques Chirac.
Il est le fer de lance de la politique française et de la défense des
intérêts français dans la sous-région.
Les
organisations de défense des droits de l’homme, tant togolaises
qu’internationales, ont régulièrement dénoncé les atteintes aux droits
de l’homme commis par le régime de Gnassingbé Eyadema. En 2003, la
Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) accable le
régime dans un rapport intitulé « Togo, l’arbitraire comme norme et 37
ans de dictature » où elle dénonce « la torture systématique dans les
commissariats en toute impunité, la justice aux ordres du pouvoir, les
prisons surpeuplées et les élections truquées »
Le
5 mai 1999, Amnesty International, dans un rapport intitulé « Le règne
de la terreur » accuse le pouvoir d’avoir exécuté des centaines de
personnes et jeté leur corps à la mer après la proclamation des
résultats de l’élection de 1998.
Alors
que la Constitution prévoit que le président de l’Assemblée nationale
doit assurer l’intérim jusqu’à la tenue de nouvelles élections, 60
jours après le décès du président en exercice, l’armée togolaise prend
le pouvoir à la mort de Gnassingbé Eyadema, prétextant que le président
de l’Assemblée nationale n’est pas présent dans le pays. En toute hâte,
le parlement élit un de ses fils, Faure Gnassingbé, président de
l’Assemblée nationale, et modifie la constitution afin de prolonger son
mandat jusqu’à la fin normale de celui de son père.
L’Union
africaine dénonce un coup d’Etat militaire. Le Secrétaire général de
l’ONU, Kofi Annan, demande que la Constitution soit respectée. La
Fédération internationale des droits de l’homme et la Ligue togolaise
des droits de l’homme dénoncent la « dictature héréditaire » dans un
communiqué.
Le
25 février, suite très certainement aux pressions internationales,
Faure Gnassingbé annonce qu’il renonce à la présidence, que des
élections seront organisées dans les prochaines semaines et qu’il se
porte candidat à la présidence. Il est élu le 4 mai 2005.
Depouille
Dakar impitoyable pour la famille Wade ( Bakhich.info)
Pour ses 9 ans à la tête du pays, Gorgui Wade a reçu une soufflante
assez inattendue aux dernières élections, programmées pour lancer son
fils Karim en politique. Et un violent bizutage, un !
Un vent frais balaie DAKAR
en cette fin de dimanche après midi. Et malgré un soleil
resplendissant, les Sénégalais ont sorti leur petit pull. Et mis une
grosse veste au régime de l’Alternance du président WADE
Après neuf ans de règne, le Sopi (changement en wolof) connaît sa
première défaite électorale avec les élections locales du 22 mars.
Quasi pile neuf ans après l’historique victoire du 19 mars 2000. Joyeux
anniversaire Gorgui [1] !
FAURE GNASSINGBE COUPE DES TÊTES AU SEIN DES FORCES ARMEES TOGOLAISES
13-07-2009
Depuis
l’affaire du présumé putsch manqué de Pâques, l’on s’attendait à un jeu
de chaises musicales au sein de l’armée, dont certains éléments étaient
jugés par l’entourage du Chef de l’Etat, trop proches de Kpatcha
Gnassingbé ou pas assez loyaux. Et encore plus, après l’éviction du
général Zakari Nandja à la tête de l’Etat-major général pour un
strapontin ministériel.
C’est chose faite ce week-end. En
effet, d’après nos informations, c’est un bouleversement qu’a opéré
Faure Gnassingbé à la tête des Forces Armées Togolaises, avec par
exemple le remplacement du colonel Rock Gnassingbé, commandant du
Régiment Blindé de Reconnaissance et d’Appui(RBRA) ou encore du départ
du commandant Kémence Oyomé de la tête du 1er régiment interarmes (1er
RIA).
Si du côté de la présidence l’on
assure que ces mutations « font partie du cours normal des choses et
de la volonté du Chef de l’Etat de donner de l’énergie et de la
modernité à un corps indispensable pour le Togo », plusieurs militaires
nous ont confié que « c’est simplement une purge » et que les
conséquences de l’affaire Kpatcha continuent.
Voici la liste des mutations
telle que notre rédaction a pu l’obtenir hier soir, même si pour
l’heure, des sources officielles refusent de la confirmer :
1er Régiment interarmes (1er
RIA), situé au Camp général Gnassingbé Eyadéma : Le Lt-col Emmanuel
Kodjo Kégnon remplace le commandant Kéménce Oyomé
2e RIA : Le Lt-col Eugène Nyakouafrè remplace le col Yao Kpélenga
4e RIA ( Niprouma Dapaong) : Le Cdt Séï-Gbati remplace le Lt-col Daro Tchédré
Régiment blindé de reconnaissance et d’appui (RBRA) : Le Cdt Yodi remplace le Lt-col Rock Balakiyem Gnassingbé
Régiment de soutien et d’appui (RSA) : Le Lt-col Barnabo Nampukine remplace le Lt-col Odikro Atoème
Régiment commandos parachutistes (RCP) : Le Lt-col Yao Kpélenga remplace le Col Lémou
Régiment commandos de la garde
présidentielle (RCGP) : Le Cdt Samyè remplace le Colonel Bally WIYAO,
affecté à l’Etat-major de l’armée de terre.
Officier chargé de la sécurité des frontières : Lt-col Kabia Egbangban.
Notons que le lieutenant-colonel
Yark Damehame à la tête de la gendarmerie, le colonel Bonfoh à celle de
l’armée de l’air, le capitaine de vaisseau Amétsipé Attiogbé à la
marine, le commandant Dolama Malana au 3è RIA à Témédja, le colonel
Mompion Matéindou à la police nationale, le lieutenant-colonel
Zoumavor Kodjo au corps des gardiens de sécurité du territoire, le
lieutenant-colonel Kadhanga Abalo à la Force d’Intervention Rapide (
FIR), le lieutenant Zékpa Apoté de l’Artillerie, gardent leur poste
Le correcteur 73 : Les excuses de Titikpina aux autorités ghanéennes
Liberté n° 544
DÉCLARATION DE LA COMMUNAUTÉ TOGOLAISE
Pendant 38 ans, le dictateur Gnassingbé Eyadema a régné sans partage
sur le Togo.
Pendant 38 ans, le dictateur a écrasé tous ses concitoyens avec la
complicité de la France. Pur produit de la Françafrique, cet ancien
militaire sac au dos de l’armée coloniale, est un prototype de la
dictature fasciste comme la France mafieuse sait en créer et en imposer
aux États et aux peuples africains. Pendant 38 ans, le champion des coups
d’État en Afrique, le faux médiateur, a bénéficié, grâce à la France
mafieuse, des expertises militaires, diplomatiques, juridiques, pour
asseoir sa mainmise sur le Togo.
Le constat est clair que le processus démocratique qui a réussi un peu
partout en Afrique n’a pas fait le poids devant la résistance instinctive
de l’enfant chéri de la Françafrique.
L’ «éléphant», le «baobab», qui n’a jamais eu du respect pour les
libertés fondamentales de ses concitoyens, et qui par ruse a tenu le coup
avec l’appui d’une armée tribale, s’est écroulé donc le 5 février 2005. Le
vent dit- on, sait agiter les feuilles des arbres, tout comme la mort sait
secouer les hommes.
Le dictateur rongé par une multitude de maux, s’en est allé, mais ses
courtisans fort du traficotage des textes constitutionnels, avalisés par
la France, ont à cœur de faire pérenniser la délation, la répression, le
clientélisme, la corruption, le népotisme, la chasse à l’homme, le
détournement des richesses nationales à des fins personnelles, en portant
leur choix sur Faure Essozimna, un des Gnasseron, pour continuer à
enfoncer le Togo dans la précarité.
Le petit prédateur s’appelle aussi prédateur. Né sous la dictature,
Faure qui a grandi à l’ombre de son père, est prêt à continuer dans la
voie tracée par son père. Cette nouvelle mise en scène, les Togolaises et
les Togolais ne sont plus prêts à l’accepter comme ce fut le cas en
janvier 1963.
Non à «la Haïtisation» du pouvoir politique au Togo. Après avoir
été le plus grand récalcitrant au changement démocratique en Afrique, le
dictateur a été vaincu par la mort. Pourquoi ne pas laisser l’opportunité
au peuple souverain de se choisir ses nouveaux dirigeants?
Trop c’est trop.
Un pouvoir fondé sur la force, le vol et la corruption, et les
assassinats avec l’aval de la France. Nous n’en voulons plus au Togo et en
Afrique.
Jacques Chirac, «ami personnel» du dictateur Gnassingbé Eyadèma, doit
prendre ses responsabilités dans la nouvelle situation née du décès du
dictateur et le choix porté sur son fils Faure Essozimna pour le
remplacer.
Accepter Bébé Gnass à la tête du Togo, constitue une insulte à la
démocratie, au peuple togolais et à la communauté africaine. Il est
inadmissible d’avaliser un choix né de la volonté de la France qui tire
les ficelles et qui veut préserver un peu partout ses intérêts. Nous
saluons la position de la CEDEAO, de la RADDHO, de la FIDH, de
l’Association Survie, de l’OIF, de l’UA, de l’ONU, contre l’arbitraire et
l’injustice au Togo. Une tyrannie de père en fils, nous n’en voulons pas
au Togo
NON A L’HYPOCRISIE DE LA FRANCE
Le Togo n’est pas au bout de ses peines. D’une superficie de 56785 km2
avec 5 millions d’habitants, le Togo a connu plus de quatre décennies de
dictature. A peine son accession à l’indépendance en 1960, le Togo, notre
pays, s’était tristement illustré sur la scène internationale par le 1er
putsch militaire perpétré en Afrique noire. Conçu par la France des
réseaux mafieux, ce coup d’État du dimanche 13 janvier 1963 fut exécuté
par des demi-soldes en chômage et s’est soldé par l’assassinat de Sylvanus
Epiphanio Olympio, le père de la nation togolaise. Un exemple qui sera un
peu partout suivi, balisant le terrain à l’éclosion des dictatures aussi
féroces et cupides.
Arrivé sur la scène politique togolaise comme un cheveu sur la soupe
lors du putsch du 13 janvier 1963, Gnassingbé Etienne Eyadèma reviendra
quatre ans plus tard pour déposer le 13 janvier 1967, Nicolas Andor
Grunitzky qui tentait de mettre en place une constitution garantissant le
multipartisme. Détrônant trois mois plus tard le Colonel Kléber Dadjo qui
présidait aux destinées du Comité de réconciliation nationale (CRN),
l’ancien soldat de l’armée coloniale française sera pendant près de quatre
décennies, imposé aux Togolais en qualité de président de la République.
Sorti du moule "Foccart", Eyadèma s’était alors rapproché de son aîné, feu
Félix Houphouët-Boigny (président de la Côte d’Ivoire), son parrain dans
les relations "françafricaines". Bénéficiaire par la suite de la sinistre
couronne de «Doyen des chefs d’État africains», véritable syndicat des
despotes soutenus par Paris, le soldat-dictateur a eu le mérite d’avoir
instauré et maîtrisé au Togo, un régime fasciste pour un peuple réputé
paisible et reconnu pour son souci de l’ordre et de la discipline.
Avec la force et le soutien de la France, Eyadèma a régné pendant 38
ans et sans partage sur le Togo, oubliant de consacrer ses efforts dans la
recherche des voies et moyens pour en faire la "Suisse d'Afrique".
Protégé par la France, le despote Eyadèma avait créé dans l’imaginaire
de la horde de ses courtisans, qu’il était un «baobab» impérissable.
Malade ces dernières années, l’enfant chéri de la Françafrique avait
toujours caché les maux dont il souffrait, avant de s’écrouler le samedi 5
février 2005 à bord de son avion qui le ramenait en Europe pour des soins
médicaux.
A la mort de «l’homme-dieu» du Togo, ses courtisans se sont empressés
défiant la constitution qui dispose que le Président de l’Assemblée
nationale organise un nouveau scrutin présidentiel dans les 60 jours. En
effet des Généraux des Forces Armées intronisent Essozimna Gnassingbé,
fils d’Eyadém, pour perpétuer le règne de son père. Ce choix, avouons-le,
a bénéficié de l’onction de la France mafieuse.
LE PEUPLE TOGOLAIS DIT NON À LA HAITISATION DU POUVOIR POLITIQUE
Depuis le 5 février 2005, toute la communauté internationale a les yeux
tournés vers le Togo à cause de la situation confuse qui y prévaut. Fort
de cette raison, les Togolaises et Togolais que nous sommes, sommes devant
vous pour extérioriser notre colère et notre refus d’une «Haîtisation» du
pouvoir politique dans notre pays.
Les Togolaises et les Togolais ont largement prouvé qu’ils aiment le
travail bienfait qui, seul, peut aider leur patrie à s’émanciper Quatre
décennies de brutalité et d’anarchie institutionnalisée ont suscité chez
les Togolais, un désir farouche d’un véritable mieux-être. Les Togolaises
et les Togolais que nous sommes, avons soif de démocratie et d’un
véritable changement. C’est pour cette raison que nous sommes ici pour le
crier et le manifester. Ce changement n’est pas négociable.
Le Togo, n’est pas une épicerie et il n’est pas non plus à vendre. Nous
en avons assez de l’armée tribale d’Eyadèma, qui ne fait que terroriser la
population togolaise. Après avoir apporté son soutien à Eyadema pendant 38
ans, la France s’apprête à apporter le même soutien à son rejeton Faure,
pur produit de la dictature du père.
Nous sommes ici pour demander à Monsieur Jacques Chirac de choisir
entre la démocratie en souffrance au Togo et Faure Gnassingbé Nous
demandons solennellement à la France de ne plus hésiter et à Monsieur
Jacques Chirac de ne plus traîner les pieds. De la fumée, du sang et des
cadavres, ont toujours illustré l’image du Togo. Nous tenons à rappeler à
la France des réseaux mafieux que le sang risque de couler à nouveau sur
la Terre de nos Aïeux et qu’elle en sera tenue pour responsable.
Tant d’années de répression par la dictature Eyadèma ont conduit la
majorité des jeunes que nous sommes à s’exiler et, il faut que cela cesse.
Le Togo est politiquement enchaîné. Il est temps de briser les chaînes de
l’asservissement.
NON À LA DYNASTIE GNASSINGBE
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Ce mardi matin 15 février 2005, des Togolais, résidant en Belgique, en
Allemagne, au Grand Duché du Luxembourg, se sont donné rendez-vous devant
l’Ambassade de France, à Bruxelles.
Malgré le froid polaire qui aurait pu les décourager, ils ont tenu à
être présents, certains avec leurs enfants. Ils entendent crier leur
ras-le-bol face à l’attitude ambiguë de l’État français dans la crise
grave et inédite que vit notre pays depuis ce jour mémorable du 5 février
2005. Ils entendent interpeller le président Jacques Chirac dont le
silence semble être une caution donnée à l’usurpateur Faure Gnassingbé et
à son groupe d’officiers félons qui, au mépris de la constitution qu’ils
ont eux-mêmes inspirée et votée, ont organisé ce coup d’État qui a révolté
toutes les consciences et jeté la honte sur notre pays, son peuple et plus
généralement sur notre continent.
Rassemblés derrière le drapeau national et encadrés par le service
d’ordre de la communauté togolaise et des agents de sécurité en civil, les
manifestants ont tenu deux heures durant, criant des slogans hostiles aux
autorités de fait et à leur "parrain Chirac", entonnant des chants du
terroir accompagnés par quelques pas de danse.
"Chirac double visage", "la France mafieuse hors du Togo","Non à la
monarchisation du pouvoir", "Gnassingbé Dehors", sont, entre autres, les
pancartes exhibées par les manifestants.
Le symbolisme de la manifestation porte sur la symbiose avec la
mobilisation actuelle au Togo.
Une délégation de la Communauté, composée de 3 personnes, a été reçue
vers 12 heures par l’Ambassadeur, à qui une déclaration a été remise à
l’intention du président Jacques Chirac et dont le point essentiel est le
souhait des Togolais de voir la République Française se prononcer
clairement, à l’instar des États africains, de l’Union Européenne, sur les
événements graves qui se déroulent au Togo. Faute d’un engagement ferme en
faveur du respect des textes en vigueur dans notre pays avant le coup du 5
février, elle sera considérée comme faisant partie du complot visant à
remettre en cause les pénibles et petites avancées démocratiques de ces
dernières années de lutte.
Les Togolais, après près de 40 années du régime Etienne Gnassingbé
Eyadéma, aspirent à autre chose et refusent l’installation d’une dynastie
qui ne leur a apporté que misère, malheur, souffrance et division, comme a
tenu à le préciser leur porte- parole, Eugène Ekoué Kouvahey.
En tout état de cause, la manifestation de ce matin n’est que la
confirmation de la mobilisation générale qui a commencé dans la communauté
togolaise depuis le 5 février.
Il a été annoncé à l’issue de la manifestation, l’envoi d’un délégué de
la communauté au Togo afin de rencontrer l'opposition dans le cadre d’un
programme d’assistance à la résistance intérieure. Une autre délégation
sera dépêchée en Allemagne et en France pour la mise en place d’une
coordination européenne.
Duel à mort : Faure échoue à éliminer son frère et fragile son pouvoir
La sourdine guerre que se livrent les frères Gnassingbé a tourné à
l’affrontement depuis la nuit du dimanche où le domicile de Kpatcha
Gnassingbé situé dans le quartier de Kegué, a été attaqué par une
cinquante d’éléments de la FIR (Force d’intervention rapide) avec à sa
tête le colonel Félix Kadanga.
Pour mieux informer sur cette situation gravissime, tultogo.com est
allé aux nouvelles et livre son verdict. La presse togolaise et
principalement un journal de la place « forum de la semaine », faisait
régulièrement échos des dissensions entre Faure et Kpatcha mais peu de
gens faisaient foi à ces informations qualifiées parfois de ragots de
journalistes en mal de sensation. Mais depuis ce lundi nuit, la rumeur
est devenue clameur et le sujet est au centre de toutes les discussions
et inquiétudes dans la capitale togolaise. En réalité, nonobstant des
tentatives de réconciliation à mettre à l’actif des présidents Bongo,
Compaoré, Kadhafi, les deux frères ennemis n’ont jamais enterré la
hache de guerre. L’approche de la présidentielle de 2010 a ravivé les
tensions du fait des informations qui font état d’une probable
candidature de Kpatcha contre son frère Faure. Il est connu de tous à
Lomé, que depuis un certain temps le parti au pouvoir est fortement
divisé entre les pro Kpatcha et les pro Faure rendant impossible un
congrès d’investiture de leur candidat . Depuis quelques jours, des
actes posés par le pouvoir de Faure montraient clairement que le ciel
devenait orageux entre les deux hommes. La radio « Ewaou » lancée à
Kara par l’honorable député n’a fonctionné que le jour de son
lancement. Le pouvoir malgré les démarches réglementaires a refusé
d’accorder le droit de diffusion à cette chaîne.
Felix Kadanga aurait-il agi de son propre chef ou sous ordre de Faure ?
Dans la capitale togolaise, personne ne croit à l’innocence de Faure
dans cette agression même si ce dernier a appelé son frère au téléphone
dans la journée du lundi pour lui dire : « je suis désolé de ce qui est
arrivé » avant d’ajouter qu’il le rappellerai plus tard. Il est
inimaginable q’un corps d’élite sorte nuitamment de sa caserne avec des
armes lourdes pour attaquer le domicile d’un membre du pouvoir sans que
le président de la république, chef suprême des armées et ministre de
la défense ne soit au courant. L’annulation in extremis de la visite de
Faure en chine le lundi soir était un signe précurseur de ces
événements. Contrairement aux élucubrations du procureur de la
république Robert Bakaï, l’on se demande si dans les enquêtes
préliminaires d’un supposé « atteinte à la sureté de l’Etat », c’est un
corps d’élite comme la FIR qui perquisitionne la maison d’un citoyen
présumé mêlé à une tentative de coup d’Etat. La vérité que cache le
procureur est qu’aucune force de sécurité (gendarmes, policiers) ne
s’est rendue chez Kpatcha pour l’interpeller. Aucuns tirs n’a été
essuyé par ces fameuses forces de sécurités qui ne se sont jamais
rendues au domicile du député. Selon les témoins du quartier qui
rapporte les faits, c’est le colonel Félix Kadanga à la tête d’une
unité arrivé sur les lieux vociférait en ces termes avant les premiers
coups de feu : « Kpatcha, on en a marre de toi, rend toi ou c’est la
mort » ; des propos confirmés par la victime qui a fait visiter
quelques heures plus tard son domicile aux journalistes qui ont fait le
déplacement sur les lieux. Contrairement à ce qui a été répandu,
Kpatcha était bien à son domicile mais a pu trouver refuge quelque part
dans la maison. Les journalistes ont pu constaté les dégâts, impact des
balles sur les murs, des portes fracassées par des armes lourdes, les
chambres à coucher du député et de ses enfants complètement détruits
par les tirs, les voitures endommagées, des murs éventrés prouvant la
violence de l’affrontement et la nature des armes lourdes utilisées.
Selon les informations recueillies c’est sur intervention du colonel
Rock Gnassingbé le commandant du RBRA (Régiment blindé de
reconnaissance et d’appui) que le colonel Kadanga a rebroussé chemin.
La maison du député et lui-même sont désormais sous la protection de ce
régiment fortement déployé dans le quartier qui filtre les entrées et
les sorties.
De nombreuses victimes et des arrestations
Le communiqué officiel du procureur de la république ne fait cas
d’aucune victime mais selon des investigations plusieurs victimes ont
été signalées. D’abord le colonel Rock Gnassingbé a perdu dans
l’intervention un membre de son régiment du nom de Yendokpo un sergent
qui est à 17 jours de sa retraite abattu par les éléments du colonel
Kadanga. Ensuite un autre élément du même régiment répondant au nom de
Tchoro est actuellement dans le coma après une balle reçue à l’épaule.
Le colonel Kadanga aurait dans son repli arrêté un soldat du RBRA
emporté au camp FIR avec une jeep. Selon des sources concordantes mais
non vérifiées pour le moment, le colonel Kadanga aurait exécuté 16
éléments de la FIR membre de son propre régiment qui s’opposaient à
l’attaque sur le domicile du député. La vérité est que quelques heures
avant l’assaut contre le domicile du député, des tirs nourris ont été
entendu au camp FIR sans que l’on ne sache ce qui s’est exactement
passé.
Le colonel Kadanga beau frère des Gnassingbé est connu pour sa
cruauté. Selon des informations fournies par les proches mêmes du
pouvoir, il serait l’artisan principal des massacres d’avril 2005 dans
la ville de Lomé. Selon ces sources, des cadavres des victimes d’avril
2005 auraient même été amenés dans l’enceinte de la garnison avant
d’être enterrés en un lieu dont lui seul a le secret. Il a également
été cité parmi ceux qui perché sur les murs de l’hôtel Bellevue à
Kodjoviakopé aurait visé par un tir l’ancien ministre Akila Boko
réfugié dans l’ambassade d’Allemagne en avril 2005.
Ses relations avec Kpatcha ont toujours été exécrables au point que
ce dernier, ministre de la défense aurait tenté en vain de le muter
comme simple attaché militaire dans une ambassade du Togo à l’étranger.
Dans le lot des arrestations des hommes en armes, la gendarmerie
nationale est la plus touchée. Le commandant Atti récemment rentré
d’une mission en Côte d’Ivoire, le commandant Olivier Amah, le
capitaine Assih Dontema sont mis aux arrêts. Le commandant Djibérékou
l’adjoint de Rock Gnassingbé au RBRA est également arrêté de même que
l’adjudant Seydou et biens d’autres soldats dont nous ignorons pour
l’heure les noms et les régiments. Parmi les civils, le cuisinier de
Kpatcha et sa bonne ont été arrêté de même que 5 agents travaillant à
son domicile. Monsieur Beguedou, un cadre de l’ex SOTOCO réputée proche
de Kpatcha est également sous les verrous. Il en est de même d’autres
civils. Selon nos investigations, l’ancien premier ministre Agbéyomé
Kodjo dont les relations avec Kpatcha sont connues de tous s’était
brièvement mis à l’abri avant de réapparaître ce lundi matin au
domicile du député. Tous ces hommes mis aux arrêts sont actuellement
interrogés par les services de l’ANR (Agence nationale de
Renseignement) dirigé par le tristement célèbre commandant Massina.
Les conséquences de cette nouvelle donne
Sans présager de ce qui pourrait arriver dans les prochains jours,
l’on peut estimer sans se tromper que les deux frères ennemis ont
franchi le rubicond. Ceux qui dans l’entourage de Faure l’on encouragé
à éliminer son frère avant la présidentielle de 2010 ont commis une
erreur politique gravissime.
La conséquence immédiate de cet assassinat manqué que l’on tente de
couvrir par une interpellation suite à une tentative de sédition est la
consécration de la division de la famille Gnassingbé. Rock Gnassingbé
qui jusqu’à alors faisait office de médiateur entre les deux frères
s’est désormais rangé du côté de Kpatcha. Ce sont d’ailleurs ses hommes
qui assurent actuellement la protection du député. Kpatcha Gnassingbé
selon des informations bénéficierait du soutien de la majorité de ses
frères et sœurs, qui au vu des derniers événements commencent par avoir
sérieusement peur de leur frère Faure capable de tuer un membre de sa
famille pour son pouvoir. Cette division a également un impact direct
sur l’armée au sein de laquelle les unités se regardent désormais en
chien de faïence. Selon des indiscrétions le colonel Kadanga aurait
reçu l’aval de certains hauts gradés dont Berenna et Nandja avant
d’agir. Tous ces officiers sont désormais dans le collimateur de
Kpatcha et surtout de Rock qui selon les sources serait sérieusement
remonté contre les auteurs de cette tentative d’assassinat. Le parti au
pouvoir le RPT déjà en difficulté pour son bilan désastreux à la tête
du pays pendant 40 ans est plus que jamais divisé. Même accessoirement
les Kabyè sont divisés et la plupart rencontrés dans les rues de la
capitale ne comprennent pas pourquoi l’on devrait recourir à la force
pour régler un différend qui aurait pu trouver une solution dans le
cadre de la famille. Pour la plupart c’est une insulte à la mémoire de
feu Eyadema.
Quoiqu’il en soit, Faure Gnassingbé qui a passé tout son temps à ne
rien faire à la tête du pays à part les voyages onéreux, les ripailles,
les femmes, les voitures de luxe, le pillage systématique des
ressources de l’Etat conduisant les togolais dans une misère effroyable
perceptible à tous les coins de rue du pays et surtout de la capitale ;
est plus que jamais isolé. Son obstination à vouloir gouverner par des
règlements de compte a fini par conduire le Togo au bord de
l’explosion.
Face à une opposition déboussolée, en panne de stratégie, sclérosée
avec des leaders au bout de leur force, la lutte pour le contrôle du
pouvoir s’est délocalisée au sein même du régime. Les différents camps
étant désormais constitués, il est clair que c’est au sein du régime
que la bataille pour le pouvoir va se jouer et ceci sous le regard
d’une opposition qui ne s’est plus à quelle branche s’accrocher. La
suite de ce feuilleton sera aussi sanglante que le premier épisode qui
vient de se dérouler. Il serait naïf de croire que les éléments tous
ces officiers qui sont mis aux arrêts de même que ceux qui attendent de
l’être vont croisés les bras pour assister à une purge dans l’armée qui
au finish n’épargnera personne. Dans ces conditions l’organisation de
la présidentielle de février 2010 est de plus en plus périlleuse.
Pourquoi la France continue par soutenir un régime pareil ?
De l’avis de plusieurs observateurs, la guerre familiale sur fond de
conquête du pouvoir à laquelle les frères Gnassingbé se livre avec
leurs soutiens respectifs (civils, militaires) risque de plonger le
Togo dans une instabilité aux conséquences graves pour la sous région.
Ces observateurs ne comprennent pas pourquoi après le faux pas de 2005
où Paris a manqué de tourner la page Eyadema, la France continue pour
des intérêts mesquins de soutenir à bout de bras un pouvoir
déliquescent aux mains d’une famille au risque de faire basculer le
destin de toute une nation. Pour ces observateurs, ces fils Gnassingbé
n’ont aucune capacité à pouvoir gouverner un pays et les laisser faire
serait dangereux pour la région. Il est donc urgent que Paris se penche
sérieusement sur le cas du Togo et surtout de ces rejetons qui
continuent de tirer le pays vers l’abîme. Le visage de pauvreté et de
ruine que présente le Togo aujourd’hui nécessite une alternance, au
pire une thérapie de choc visant à débarrasser le pays de cette
gangrène qu’est le pouvoir RPT incarné par la famille Gnassingbé. Agir
maintenant est le plus urgent après ce sera trop tard parce que le ciel
s’assombrit dangereusement.
Comment résumer la position de Nicolas Sarkozy en matière d'immigration ?
Plutôt qu'un
long rapport rien ne vaut une caricature. Et vu qu'en ce moment le
cours des caricatures s'effondre un peu plus chaque jour, soutenons les
producteurs !
Admirez le travail de ces trois dessinateurs :
KPATCHA GNASSINGBE OU LA POLITIQUE AUTREMENT
Très loin des
comparaisons malsaines entre les enfants du feu Président Eyadema, nous
sommes dans le devoir de rendre à César ce qui est à César.
L’homme est entré en politique à la veille des législatives d’octobre
2007 pour le compte du RPT, le parti crée par son défunt père.
Très
loin des comparaisons malsaines entre les enfants du feu Président
Eyadema, nous sommes dans le devoir de rendre à César ce qui est à
César.
L’homme est entré en politique à la veille des législatives d’octobre
2007 pour le compte du RPT, le parti crée par son défunt père.
A l’époque nombreux sont les observateurs qui pensaient qu’il
s’agissait d’un Gnassingbé de plus en politique.
C’était en réalité méconnaître la vision de Kpatcha Gnassingbé, ancien
DG de la SAZOF et ancien Ministère de la Défense.
S’il est vrai que le septentrion national avait aperçu l’autre jumeau
en campagne de verrouillage systématique et de mobilisation pour la le
compte de son frère candidat du RPT à la Présidentielle d’avril 2005,
l’artillerie de conquête et de séduction de l’actuel député de la 2ème
circonscription de la KOZAH était plutôt perçu comme un feu de paille
destiné à rallier à sa cause les populations, le temps d’une élection.
Depuis deux ans Kpatcha Gnassingbé surprend par son engagement pour le
bien être des populations qu’il représente.
Du député ordinaire, l’homme est passé au rang de parrain d’une ville
et d’une région pour lesquelles il se montre de plus en plus attentif.
Directement ou à travers l’ONG 2A –K qu’il finance, le député Kpatcha
Gnassingbé met ses moyens au service de sa région.
Le dernier ouvrage qu’il vient de mettre à la disposition de ses
électeurs est la radio "EWAOU FM" un joyau de communication HI-tech
installé au 1er étage du grand marché de KARA et beaucoup plus destinée
aux femme. En effet cette radio qui débute ses programmes proprement
dits dans une dizaine de jours est un canal qui place l’information,
les échanges et la promotion de la femme dans ses priorités. Eradiquer
l’analphabétisme, lutter contre la pauvreté et les fléaux tels le
VIH/SIDA tels sont aussi les objectifs que s’assigne EWAOU FM,
officiellement lancé le 27 février 2009. Il faut rappeler que ce
lancement a eu lieu lors des cérémonies commémoratives du 10ème
anniversaire de Maman Manguiliwé Gnassingbé ; la mère du député.
Une ambulance, des médicaments, des lits et autres matériels de santé
ont été offert par le député au CHU de Kara et à l’USP de Landa, un
village de la région.
Cette énième action de Kpatcha Gnassingbé le place dans une position de
grande visibilité dans la région de la Kara. Un autre grand coup de
séduction après la gratuité dans les collèges et lycée pendant l’année
scolaire 2008-2009. Kpatcha Gnassingbé fait la politique comme nul
autre togolais avant lui.
Patrick NIMA
Le Colonel Ernest Gnassingbé serait décédé en France
mercredi 7 janvier 2009
Le
fils aîné du Gal Eyadèma, le Colonel Ernest Gnassingbé, ancien
commandant de la garnison du Camp Landja, actuellement Camp Gal Améyi,
serait décédé dimanche dernier en France, où il avait été évacué
d’urgence après une tentative de suicide perpétré chez lui à Kara.
Gravement blessé et malgré les soins, il succombera à ce choc.
D’après nos informations obtenues de sources sûres, il
avait sauté du haut d’une maison à étage il y a quelques jours, dans le
but de se donner la mort. Il fut évacué dans un premier temps sur Lomé
pour y recevoir des soins. Mais face à la gravité de son cas, il sera
évacué d’urgence sur la France où il vient de passer de vie à trépas.
Rappelons que c’est depuis le début des années 2000 que
la famille Gnassingbé connut un passage à vide qui avait dû donner de
la sueur froide au sérail et en première ligne, au Gal Eyadèma, une
occasion de commencer à se demander, si c’est le ciel qui s’écroulait
sur eux. En effet, en 2003 le Gal Eyadèma très malade, fut évacué pour
un séjour médical en Italie. A l’époque ce fut top secret. Le Président
de la République ne pouvait pas tomber malade. Et la contradiction fut
apportée à l’époque par Pitang Tchalla qui balaya presque du revers de
la main l’information rapportée par certains journaux à l’époque selon
laquelle, il était gravement malade et se faisait soigner dans un
hôpital italien.
Presque à la même période c’est le tour de son fils
Ernest, Colonel de son état, d’être évacué d’urgence à l’Hôpital de
Val-de-Grâce en France. Il y séjournera pendant plusieurs semaines.
Malgré ce relativement long séjour, il n’y eut pas grand mieux. Depuis
son séjour français déjà, les rumeurs les plus folles avaient circulé
le donnant pour mort en France. Ses ennemis guettaient l’occasion. Il
n’en sera rien. Il y eut cependant une légère amélioration de son état
de santé. Rapatrié au Togo, il séjourne depuis à Kara, son fief où
plusieurs Togolais honnêtes et sans histoire ont été victimes de ses
comportements irrévérencieux.
Sur son état de santé à l’époque, des rumeurs des plus
folles aux plus absurdes avaient fait le tour du pays et alimentaient
les commérages. Etant donné qu’il n’avait pas du tout bonne presse dans
tout le pays, y compris même à Kara, son fief et parmi les éléments de
l’armée. Certains le disaient victime d’envoûtement de la part d’un
vieux chef canton du nord-Togo qu’il aurait à l’époque personnellement
battu à mort après la présidentielle de 2003 et bien d’autres histoires
les plus invraisemblables. D’autres ont prétendu que son mal venait de
sa propre famille.
Pendant que feu Gal Eyadèma séjournait dans un lit
d’hôpital italien et que son fils aîné lui, ignorait à quelle sauce la
vie ou la mort allait le manger, une autre fille du Gal Eyadèma faisait
un accident rocambolesque de la circulation à Lomé au petit matin,
accident dans lequel il y eut au moins un mort. Que de spéculations à
l’époque ! Pendant au moins deux mois, cette fille était donnée pour
morte. Jusqu’à ce que l’opinion nationale se rendit à l’évidence
d’elle-même, qu’elle avait survécu à ce drame survenu justement à
l’endroit où vient d’être érigé un nouveau bureau de la BTD au niveau
de la station CAP à quelques encablures du Collège Protestant de Lomé.
Pour l’heure, nous ignorons si le corps est déjà rapatrié ou s’il est
toujours en France.
Moralité : les Togolais doivent apprendre à s’aimer.
Les responsables politiques ont intérêt à rechercher l’union et l’amour
entre tous les fils de ce pays, quel que soit le parti politique auquel
ils appartiennent et quelles que soient les régions d’origine et la
provenance ethnique. Trop de mal a été fait arbitrairement et
volontairement entre frères et sœurs par des gens qui considèrent
qu’ils ont le pouvoir, l’argent et les armes de leur côté et que la
souffrance, la douleur de la maladie et la mort n’étaient guère pour
eux une préoccupation.
Etaient-ils immunisés contre elles pour les ignorer
royalement ? Il est temps de mettre un terme à cette conception de la
vie, afin que ces comportements d’un autre âge disparaissent de la
terre de nos aïeux. Ernest, « le gouverneur de la partie
septentrionale » avait beaucoup d’ennemis parmi lesquels de nombreux
chauffeurs et propriétaires de voitures dont le seul crime aura été
d’avoir eu le culot de le dépasser sur les routes du Togo à bord de sa
Jeep de commandement ou à bord de tout autre véhicule banalisé.
Se disant, nous faisons un clin d’œil à cet ami médecin
Losso qui se rendait à des funérailles à Siou, mais qui n’avait pas pu
assister auxdites funérailles et aura passé toute sa journée au camp
Landja. Il fut même oublié par le maître de céans qui l’y avait
interné. Que la terre lui soit légère !
Se tromper
sur lebouclier fiscalquand on est président de la France est embêtant.
Se tromper sur l’Allemagne trois mois après avoir assuré la présidence de l’Union européenne, encore plus.
C’est pourtant ce qui est arrivé à Nicolas Sarkozy, qui n’a de cesse de
défendre le bouclier fiscal en France, en s’appuyant sur l’exemple
allemand.
Un
exercice auquel le chef de l’Etat s’est une nouvelle fois livré le 24
mars, à l’occasion de son discours économique et social à Saint-Quentin
:
«
Mesdames et Messieurs j’en appelle à votre bon sens. Ne pas prendre par
l’impôt direct plus de 50% du revenu d’un ménage c’est un principe de
liberté. Je suis attaché au mot et à la réalité de liberté. C’est un
principe qui en Allemagne est inscrit dans la Constitution.
« Nos amis allemands, principaux concurrents, principaux partenaires,
notre grand voisin : le principe que l’Etat n’a pas le droit de
prélever plus de 50% de l’argent gagné par un contribuable allemand,
les Allemands y sont tellement attachés qu’ils l’ont inscrit dans la
Constitution.
« Il ne viendrait à l’idée naturellement d’aucun membre de la CDU de
revenir sur cet engagement, mais -plus intéressant- d’aucun socialiste
allemand non plus. J’aimerais que ce que les socialistes allemands ont
compris il y a 25 ans… »
« Les Allemands n’ont jamais rien inscrit dans la Constitution »
Or, le site du Monde, qui reprend une information de Médiapart, écrit ce jeudi que le bouclier fiscal en Allemagne « n’existe plus depuis un spectaculaire revirement de jurisprudence »
et que « les politiques allemands n’ont jamais rien inscrit dans la Constitution ».
La confusion de Nicolas Sarkozy -et de ses conseillers- provient d’un arrêt de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, rendu
le 22 juin 1995. Un contribuable allemand, qui estimait illégale son imposition à plus de 50%, avait obtenu gain de cause. Mais déjà les juges visaient dans leur arrêt le patrimoine et non
les revenus.
Ce
n’est que dans une décision de la section financière de la Cour de
cassation allemande du 11 août 1999 puis dans un autre arrêt de la Cour
de Karlsruhe du 18 janvier 2006 que la jurisprudence a purement et
simplement considéré qu’il ne saurait exister un bouclier fiscal en
Allemagne.
LeMonde.fr précise :
« Le
droit à la propriété, garanti par l’article 14 de la Loi fondamentale,
ne saurait justifier de limiter à 50 % de manière “générale,
obligatoire et absolue” l’imposition directe des revenus d’un
contribuable. »
« C’est évident qu’en France, il faut supprimer le bouclier fiscal »
Pour Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé allemand et tête de liste
d’Europe-Ecologie pour les européennes en Ile-de-France, l’argument du
président français est « fou », comme il l’explique à Rue89 :
«
Evidemment, il n’y a pas de bouclier fiscal en Allemagne. Et ce qui
rend l’argument de Sarkozy encore plus fou, c’est que les
sociaux-démocrates allemands ont à la fois demandé de relever les
tranches basses et hautes de l’impôt sur le revenu, et ce avant la
crise.
« Or, le gouvernement français ne prend pas en compte la crise, qui
nécessite des évolutions. C’est évident qu’en France, si on veut donner
encore un peu de sens au mot équité, il faut supprimer le bouclier
fiscal. Cette revendication peut être un lien entre l’opposition dans
la rue et l’opposition politique. »
Pas
sûr toutefois que cette revendication ait une quelconque chance de
passer. Encore, ce jeudi, à l’Assemblée nationale, l’UMP a menacé
d’abréger des débats houleux sur la proposition de loi du PS visant à
supprimer le bouclier fiscal, en déposant une motion de procédure.
Avant de se rétracter.
Mais
le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi,
a aussitôt annoncé que la procédure du vote bloqué serait mise en
oeuvre lors du vote mardi prochain, ce qui permet au gouvernement de
demander aux députés de se prononcer par un seul vote sur tout ou
partie du texte, en ne retenant que les amendements proposés ou
acceptés par lui.
Informations en provenance de Julien Martin pouret de la section socialiste de l'Ile de Ré.
Faure Gnassingbé distribue 800
millions à chacun des membres de la fratrie
02 juin 2009
Drame, véritable drame social au Togo! C’est ce
que vivent des millions de Togolais depuis des lustres et qui
s’est renforcé depuis ces quatre dernières
années. Nous ne le regretterons jamais assez, à l’arrivée
de Gilbert Houngbo que Faure avait, avec hypocrisie, brandi aux
Togolais et aux bailleurs de fonds comme étant l’homme
de la situation et devant l’épauler en vue de sortir
les compatriotes de la misère, le Premier Ministre avait
donné des signes d’une volonté certaine
de préparer les togolais à renouer avec le bonheur.
Ne l’avait-on pas vu au début, faisant l’effort
d’approcher la masse, l’interrogeant dans le but
de s’imprégner des problèmes liés à son
vécu quotidien? Très vite, ceux qu’on peut
qualifier dans ce pays de velléitaires, lui ont brandi
le carton jaune. Très tôt, le poltron est entré dans
sa coquille, reniant ses convictions profondes pourtant salutaires
pour ce petit peuple qu’on s’est toujours arrangé avec
la complicité de la Communauté internationale, à faire
mine d’aider à sortir de sa crise et aller vers
le développement et l’épanouissement.
Ces derniers temps, l’information qui circule à Lomé après
ce qu’on appelle «le putsch de Pâques»,
fait état de distribution de la somme de huit cent millions
de francs CFA à chaque enfant de la progéniture
de feu Gnassingbé Eyadèma. Ne nous demandez surtout
pas, combien d’enfants doivent bénéficier
de cette manne! Et ce n’est que partiel. Partout où les
causeries abordent la misère dans laquelle végètent
au moins 95% des ménages togolais, cette révélation
irrite, tout comme cela avait énervé les compatriotes
lorsque Faure Gnassingbé s’est payé le luxe
de se doter en 2008 d’une voiture présidentielle
d’un montant de plus d’un milliard de nos francs.
Cette information a été rendue accessible aux
togolais grâce au précieux travail d’information
fait par le confrère Tribune d’Afrique du
mois de mai 2009 dans son édition n° 052. «Dans
l’entourage (de Kpatcha ndlr), on évoque
aussi le problème lié à l’inventaire
des biens et la fortune colossale laissée par le dictateur
et planquée dans des banques occidentales, asiatiques,
dans les pays arabes et en Afrique du sud. Mandaté par
les autres membres de la fratrie à qui il assure le quotidien,
l’ancien ministre de la Défense exige la répartition
du butin laissé par le Général défunt.
Mais Faure ne veut pas entendre raison. Plusieurs chefs d’Etats
de la sous région lui ont en vain prodigué des
conseils pour faire une équitable répartition,
afin de ramener la concorde au sein de la famille, mais rien
n’y fit», rapporte le mensuel.
«Récemment, Faure aurait fait venir une part
du gâteau et dont il aurait gratifié chaque membre
de la fratrie d’une somme de 800 millions de
francs CFA mais le député Kpatcha a
refusé de prendre part à cette répartition
et exige l’inventaire exhaustif des biens et leur égale
répartition», précise «Tribune
d’Afrique». De quoi faire dresser les
cheveux sur la tête de plus d’un togolais condamné depuis
des lustres à trimer dur sans pouvoir venir à bout
de la misère. Quel crime, ce peuple laborieux, pas paresseux,
a-t-il commis pour mériter un si triste sort qui condamne
chaque togolais, à l’exception d’une toute
petite minorité, à payer juste ses dettes à la
fin du mois et à vivre de mendicité ou d’emprunt,
attendant la fin du mois prochain?
Jusqu’à quand durera encore une situation qui
tue l’espérance et condamne certains à abandonner
le combat pour la survie et le mieux-être, emportés
presque quotidiennement par des maladies bénignes et qui
de nos jours ne tuent plus? Pourquoi des gens de peu d’efforts,
des gens qui n’auront pas transpiré une seule fois
de leur vie, doivent s’entourer de tous les biens générés
par la transpiration des pauvres togolais, alors que ces derniers
doivent être condamnés à la privation à perpétuité?
Pourquoi le revenu national et les ressources du pays ne peuvent-ils
pas profiter à tous les fils de ce pays? Au nom de quelle
loi, un chef d’Etat, peut-il amasser des fortunes pendant
des décennies sur le dos de tout un peuple, alors qu’il était
tout démuni en accédant au pouvoir? Au nom de quoi?
Qu’on nous le dise!
Le pays, nous l’espérons est inexorablement engagé sur
le chemin devant conduire à la fin de cette pratique
honteuse qui consiste à croire ou à faire croire
qu’on accède au pouvoir pour s’enrichir, pour
faire fortune. Au nom de cela, le RPT devra être balayé par
un vote-sanction en 2010 et le monde entier devra être
témoin et soutenir l’événement. On
ne gère pas un pays, une nation comme une épicerie
personnelle. La génération des honnêtes citoyens
ayant le sens de la gestion du bien public est attendue en 2010.
Dans les pays civilisés, les pays où l’on
place l’intérêt national avant toute chose,
il est question de déclaration des biens à toute
prise de pouvoir et en fin de mandat, on procède à un
contrôle. L’autre conception, c’est celle des
voleurs, des pilleurs éhontés, des auteurs de crimes économiques,
des aventuriers politiques, qui méritent d’ailleurs
d’être recherchés à travers le monde.
Nous étions à Kara en février 1992, soit
quelques mois après la Conférence Nationale dite
souveraine. Le chef de l’Etat défunt, malmené au
sortir de cette assise nationale, ne savait plus à quel
saint se vouer, tellement, pareille situation, il n’en
avait jamais connue auparavant. Il rassembla la population à sa
résidence privée de Pya pour lui parler.
Il lui fit croire que tout ce qu’il faisait c’était
prioritairement pour eux, les Kabyè, et que lui personnellement
ne manquait de rien, histoire de mendier leur soutien dans l’épreuve
difficile qu’il traversait.
L’intervention était faite en français.
Nous y avions pris part, par pure curiosité cette matinée
du mois de février aux environs de 9h. C’est alors
que, pour faire croire à l’assistance que ce qu’il
leur disait était fondé, il passa le microphone à l’un
de ses fils qui était à ses côtés
sur le balcon. Il devait avoir en 1992 entre 10 et 12 ans au
maximum. Et sa question fut la suivante : «Combien
as-tu sur ton compte?» et l’enfant de répondre: «huit
milliards». Tenez-vous bien, à l’époque
un tel montant sur le compte d’un garçonnet! Après
17 ans, imaginez combien de milliards cet enfant doit avoir sur
son compte aujourd’hui!
Est-ce normal que tout ce monde soit aujourd’hui indifférent à la
souffrance des pauvres Togolais qui mangent difficilement trois
fois par jour? Est-ce normal que ceux-là aujourd’hui,
occupent les postes qui constituent l’épine dorsale
de l’économie togolaise et cumulativement avec d’autres
postes accessoires? Pour amasser encore quelle richesse, quel
trésor?
Alors la foule, drôlement et curieusement hystérique,
se fondit en applaudissements et en cris de joie. Nous y étions à l’époque
en tourisme en compagnie d’un ami expatrié. Etonné,
celui-ci se tourna vers nous, sourit et demanda: «Mon
ami, mais quelle est leur part dans les huit milliards?».
Ce cinéma, je m’en rappelle comme si cela datait
d’hier. Voilà le grand paradoxe dans lequel on a
conduit ce peuple des décennies durant. Voilà l’une
des aberrations de notre cher «Or de l’Humanité».
Ceux qui avaient applaudi, peut-être ne rentreraient chez
eux qu’avec 1000F ou 2000Fcfa par tête, de quoi se
réjouir le temps d’une journée et puis
se replonger dans leur misère qui fait le lit du bonheur
des autres. Quelle part prenaient- ils, eux, sur les huit milliards?
Combien avaient-ils, eux, sur leur compte? C’est ainsi
que dans ce pays, on s’est accroché aveuglément à la
division du pays en un nord et en un sud, entre Kabyè et «Ahouna»,
pour tout simplement asseoir son pouvoir personnel, en maintenant
tout un peuple dans la misère.
Les rues sont ce qu’elles sont, les hôpitaux non équipés
pullulent et sont devenus des mouroirs, les salles de classe
sont là avec leurs effectifs pléthoriques, des écoles
d’initiative locale en pays kabyè encore à l’état
embryonnaire en 2009, l’absence d’eau potable est
encore une réalité dans les villes et villages,
de nombreuses villes et rues ne connaissent pas d’électrification,
etc. la liste est longue. Voilà le triste décor
qui mérite qu’on y ajoute les nouvelles rues en
latérite (la nouvelle trouvaille de Faure et Gilbert le
PM) en pleine capitale et un service des Sapeurs-pompiers inefficace, à cause
de l’incapacité des autorités à se
soucier du bien et de la survie du peuple par un meilleur équipement
et un meilleur dispatching lié à l’extension
de la ville de Lomé. Bravo au régime et bravo au «Père
de la nation!» qui a vraiment aimé la nation
et son peuple, en privilégiant ses propres fruits biologiques
au détriment du peuple.
De grâce, les Togolais souffrent excessivement et aimeraient
que ceux qui sont devenus les «nouveaux riches» par
accident, arrêtent de les narguer. Nous pensons notamment à ceux
qui se lèvent du jour au lendemain et prétendent
faire œuvre de bienfaisance en construisant des écoles,
créant des bornes-fontaines, fabriquant des tables-bancs
pour des écoles, etc. Y a-t-il dans ces œuvres
une reconnaissance à manifester? A chacun de trouver sa
propre réponse à cette interrogation. Nous ne terminerons
pas sans révéler la scène qui nous a révolté et
inspiré le présent article et les critiques.
Une personne à qui nous avons rendu visite la semaine écoulée,
nous avait presque fait verser des larmes par la misère
dans laquelle la dame et son mari (un fonctionnaire à la
retraite) végètent avec leurs enfants dont l’un était
gravement malade. Les parents misaient sur la générosité d’un
voisin qui devait rentrer de voyage le lendemain. Ils n’avaient
presque rien à la maison. Nos deux mille francs de misère
ont été salués comme une fortune qu’ils
venaient de ramasser. Messieurs les Seigneurs, princes
et princesses, multipliez s’il vous plaît, ce cas
par mille, dix mille, cent mille etc et vous verrez. Au demeurant,
les biens du pays doivent profiter à tous les Togolais
et non à un clan! Mais aux plus méritants.
18 mai 2009
La marche des besogneux ou la marche du ventre
Les documents liés à l'article
Vous avez dit
Le Ciel fasse que votre message tombe enfin dans des oreilles attentives !
Kodjo Epou que Dieu te benisse.
Nous sommes sideres par ces agissements de ces hauts representants de
la coutume traditionelle des Lacs. On peut comprendre la presence des
badaux a la recherche du gain facile ou par la curiosite.
Si le chef ZANKLI LAWSON manque de dignite ce n est pas la peine qu il continu a representer les gens d Aneho.
Et si le RPT et ses barbares sont venus s excuser,alors il faut que les excuses soient publiques.
Et si les populations des lacs ne pourront pas lui demander des comptes alors il faut que la diaspora le fasse.
Cette region aurait pu beneficier d un petit port et
des structures touristiques pour rendre la vie des beaucoup plus
dynamique, mais rien n est fait.
Les Gnassingbe iront a ANEHO, a la recherche de leurs
interets( les femmes et les marches de soutien). Le sort de la region
ne les preoccupe guerre,ils s en fiche completement.
TOGBE Zankli LAWSON vous nous aviez surpris par votre comportement.
Nelson M.MANDELA disait " Si dans la vie, quelqu un te donne un coup et tu tombes. Mets-toi debout dans la dignite."
Je pense que mon frere KODJO EPOU a tout dit
Mon
cher EPOU, j aurais peut-etre apprécié votre billet si vous avié pris
soin auparavant d écrire la même chose sur le "togbui" de Vogan ou de
Tohoun par exemple ou le "Dadja" de Kara ou Tchamba ou , je ne sais
quel notable encore d ailleurs au Togo pour leur reprocher d avoir
participé à une marche de soutien . Une question que je vous pose :
voulez-vous vraiment la paix et la démocratie au Togo ? et si oui la
voulez-vous uniquement pour Aneho et région proche ? Le Togo peut-t-il
se résumer à cette seule région ? La reconquête du pouvoir que vous
souhaitez tant est-elle seulement destinée aux seuls ressortissants de
cette région ci-dessus citée ? Je crois à mon humble avis que vous
devez des fois faire attention à vos interventions au risque, que le
combat que nous menons tous ne se retourne contre nous .
Mon
frère annibal n a apparemment rien compris de l éditorial de Kodjo Epou
et cherche a ramener le débat au prisme de logique tribaliste. Si Epou
s attarde ou pratiquement prend en épingle ce particulier chef, c est
parce que justement, de par son récent passe, il est le dernier qu on
aurait cru voir parmi ces moutons de chefs de je ne sais quoi.
Merci
infini au compatriote Dagbevi pour la mise au point qui va,je
crois,aider ceux qui feignent de ne jamais comprendre et sortir les
idees de leurs contextes.
Pour rappel,j avais deja denonce ici meme le Chef de mes origines
Togbui( ?)Agokoli qui,lui,se comporte comme un vulgaire personnage,un
militant primaire du RPT,au lieu de rester le Chef Agokoli de tous les
ewes.
De memoire d homme,on n a jamais vu le Roi Ashanti et les chefs
traditionnels Ghaneen se rabaisser comme les notres.
Nous togolais devons commencer a acquerir de bonnes habitudes et
grandir en suivant la marche du monde moderne.
A l ere Obama,nos populations doivent travailler dur pour se creer un
espace de liberte et des richesses et non passer des journees a
organiser des marches de soutien a un regime,quel qu il soit.
Courage a tous
ANNIBAL,je pense bien que tu as mal compris le message pour ne pas dire que tu a avale de travers.
Un chef traditionnel tres respecte, qui a ete
bastonne,humilie devant ses sujets et pire encore de paisibles
populations ont ete massacre en AVRIL 2005 a ANEHO.
Jusqu a present personne n est venu apaiser les populations. Pour des
raisons electorales, le BOUCHER se presente et annonce la construction
d un pont que les populations des lacs vont manger.
Entre-temps le respecte TOGBUI ZANKLI LAWSON est au milieu de l
assistance pour applaudir le BOUCHER.
ANNIBAL, mon frere KODJO EPOU a dit haut ce que les gens pour des raisons diverses chuchotent.
Il faut bien reecouter le message de notre frere EPOU.
Nous considerons que le trone de TOGBUI Z.LAWSON pese dix fois plus que celui de FAURE Gnassingbe.
En consequence,il ne doit pas se rabaisser.
mes
chers osiris, Epou et Dagbevi, vous ne me convainquez pas du tout. L
ami Epou Epou me cite l exemple de Agokoli, çbien mais j aurais aimé q
il prenne l exemple sur d autres chefs traditionnels de la région qui
ont aussi une bonne notoriété, ç aurait été plus classe et moins taxée
de régionalisme ; la prochaine fois il faudrait y penser pour qu on
adhère à vos écrits.
Quant à l ami Osiris, je voudrais simplement lui demander si ç pas lui
pluto qui avale tout de travers en ayant pas le moindre sens critique
et aucune envie de reconciliation nationale ? 9 la vengeance à tout
prix, n est-ce-pas ? vivement que Mgr Desmond Tutu fasse un tour au
Togo pour nous le rappeler. on sent trop la vengeance dans tes propos !
Enfin dagbevi trouve qu en dehors peut-etre de Togbui Lawson zankly le
reste des chefs traditionnels sont que des moutons de panurge, je lui
accorde la responsabilité de ses propos ; que voulez-vous, nous sommes
en démocratie, moi je les respecte com ils sont, des gens libres
intellectuellement, et çà c est la vraie démocratie.
erratum !
lire dans mon intervention ci-dessus lire (2è et 3è ligne :...j aurais
aimé qu il prenne exemple sur d autres chefs traditionnels de la région
Nord du Togo. merci !
Mon frère Epou tu as parfaitement raison pas lui, lui dont a lu le portrait sur ce site, lui qui sortait du lots.
Pas lui, pas lui qui a été le plus humilié par le RPT.
Pas lui, quel dehonneur pour nous tous qui avons cru en lui.
Les autres ont été toujours instrumentalisés, lui ancien journaliste intello pas lui.
Que valent nos chefs traditionnels aujourd hui ?
Animal,
pardon annibal, l editorial de Kodjo Epou n est qu une reaction a chaud
d un evenement bien precis. Je ne pense pas qu il y a matiere a
insinuer du "regionalisme". Si vous avez d autre exemples lies a des
chefs traditionels du nord allez y postez un document la-dessus.
mon
cher bèèèèè , pardon , restons polis , mon cher bway à chaud ou à froid
un MR com Epou qui a l habitude de nous envoyer des leçons de moral,
doit réfléchir par 2 ou 3 fois avant de nous envoyer ces billets !
est-à-dire les princes héritiers. Les journalistes togolais, nuls comme d'habitude et attachés à leur très cher "mèndèfrèrisme", ont laissé passer l'affaire sans l'épulcher à fond pour éclairer le peuple. Aujourd'hui, les 2 princes du pays se caressent mutuellement dans le sens du poil. C'est cela le Togo.